Kayes : Coup d’envoi de la Coupe Corpo de football pour promouvoir la cohésion sociale

Kayes, 4 mai (AMAP) Le coup d’envoi de la Coupe Corpo de football, organisée par l’Union régionale des travailleurs de Kayes (URTK), affiliée à l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM). a été donné jeudi le 1er mai 2025, au Stade Bassi Coulibaly, par le préfet de Kayes, Amadou Cissé, en présence du secrétaire général de l’URTK, Abdoulaye Coulibaly dit AC. Lors d’un match de gala qui a opposé la sélection des syndicats de la Pharmacie (Vert)  à celle du Syndicat national des banques et établissements financiers (SYNABEF) (Bleu). Après 60 minutes de jeu, les deux équipes se sont séparées sur un score vierge. « Nous sommes très satisfaits de l’organisation de ce tournoi. Cela montre que l’Union (URTK) et la population parlent le même langage et nous sommes avec eux. Ils ont toujours privilégié le dialogue et sont préoccupés par le développement de leur région. Je demande aux populations de Kayes de rester soudées derrières les autorités, de prôner le dialogue », a déclaré le préfet du Cercle de Kayes. Pour le SG de l’URTK, le travail consiste à maintenir la mobilisation des masses laborieuses afin de garder la cohésion. Cette cinquième édition, ouverte aux équipes des comités et divisions syndicales, vise à maintenir la cohésion, la communion et la solidarité entre les travailleurs. « Nous devons toujours être prêts pour le développement. Un syndicat s’engage toujours dans la formation, aussi bien professionnelle que physique. Cette formation physique passe par le maintien des travailleurs, d’où l’organisation de cette coupe Corpo pour maintenir un corps sain dans un esprit sain qui est très bon pour le travail », a expliqué Abdoulaye Coulibaly. Toujours dans la mouvance de la Fête du travail, la plateforme des centrales syndicales composée de la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (CDTM), de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), de la Confédération malienne du travail (CMT) et de l’Union syndicale des travailleurs du Mali (USTM) a organisé, jeudi au « Sahara Terrain », un match de gala entre son équipe et celle de la Police. Les syndicats ont remporté cette rencontre lors des séances de tirs aux buts. A la fin du temps réglementaire, le score était de zéro but partout. Le coup d’envoi de cette rencontre dont l’objectif est de maintenir la cohésion et de renforcer la solidarité entre les travailleurs, a été donné par le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, en présence du président du Conseil régional, Bandiougou Diawara, et du président du Conseil régional des organisations de la société civile, Mamadou Coulibaly BMS/MD (AMAP)

Producton agricole : Pour que l’oignon de Diré ne pourrisse pas

Par Mohamedoun ALMOUSTAPHA Diré, 02 mai (AMAP) L’oignon est une culture de contre saison froide dans le Cercle de Diré, (dans le Nord du Mali). Elle est très sollicitée dans la cuisine malienne voir africaine. Depuis le recul de la culture du blé dans la zone de Diré, considérée comme la capitale du blé au Mali, la culture de l’oignon a pris sa place. La surface exploitée en oignon dépasse les 200 ha, avec une production estimée à plus de 30 000 t par campagne, nous a affirmé le chef de secteur de l’agriculture, Mohamed Aldoumaty. La production est de 20 t à l’hectare alors qu’il y a une surproduction de 10%. D’après le président de la Chambre locale d’agriculture, 0umar Ag Alher, le grand désespoir des producteurs est le manque de moyens de conservation qui cause une grande perte de leurs productions. Ce qui, en raison de la surproduction, joue sur leur revenu monétaire vu les prix dérisoires de l’oignon sur le marché car, chacun a son prix. La plus grande difficulté est l’enclavement de la zone et l’insécurité. D’après le chef des producteurs, Mahmoud Cissé, la culture du blé est vraiment importante et bénéfique mais la conservation n’est pas facile, Elle est même difficile. Pendant le transport vers le Sud du Mali, très souvent, les chargements pourrissent, sans compter avec l’insécurité « car souvent, des gens armés interceptent nos productions. » Sidi Amar, de la Commune rurale de Bourem que nous avons rencontré et l’un des grands producteurs, Amadou Maiga, nous ont dit, en chœur, produire de l’oignon, en quantité mais « en réalité, le transport et la conservation nous posent des problèmes. » « Nous ne cessons jamais de solliciter l’assistance des autorités car, nous ne vivons que de nos productions. Nous necessons jamais, aussi, de remercier nos techniciens qui nous assistent tout le temp », disent-ils. « Notre plus grande préoccupation dont la solution nous soulagera vraiment est de disposer d’une grande unité de conservation et de transformation. Car, réellement nos productions sont perdues avant la commercialisation et pendant le transport. C’est un cri du coeur en direction de toutes les autorités : nous sommes toujours disponibles pour la production d’oignon et approvisionner tout le Mali, si possible », plaident les producteurs. Quant au préfet de Diré, le lieutenant-colonel Abdoulaye Traoré, il a assuré toujours accompagner les producteurs, par le biais du chef secteur et des techniciens, et les encourage. Il a déclaré qu’il ne se lassera jamais de faire le plaidoyer pour les producteurs tant qu’ils ne recevront pas des moyens de conservation et de transformation. Il a promis de continuer à démarcher tous les partenaires pour une réponse heureuse à la très ancienne requête des producteurs de son Cercle. MA/MD (AMAP)

Journée mondiale de la liberté de la presse 2025 : Les médias maliens face aux défis de l’Intelligence artificielle

Bamako, 03 mai (AMAP) Les médias maliens ont célébré, ce samedi 3 mai 2025, la 32e édition de la Journée mondiale de la liberté de la presse, par une réflexion sur le thème : « Le journaliste malien face aux défis de l’intelligence artificielle : information et désinformation en ce moment de crise multidimensionnelle », dans le cadre de la Semaine nationale de la liberté de la presse (SENLIP), organisée par la Maison de la Presse. La SENLIP, qui se déroule du 3 au 10 mai sous la présidence du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration est célébrée dans le cadre de la Journée mondiale de la liberté de la presse qui met l’accent sur le thème international : « Informer dans un monde complexe : l’impact de l’intelligence artificielle sur la liberté de la presse et des médias ». Elle propose une série d’activités, en partenariat avec les associations professionnelles, politiques et de la société civile, « afin d’échanger de manière franche et constructive », a déclaré le président de la Maison de la Presse Bandiougou Danté. Bandiougou Danté a rappelé les difficultés traversées par la presse malienne : « L’année écoulée a été difficile pour les médias du monde. Nous ne cesserons de rappeler les cas d’enlèvement, d’assassinat et d’emprisonnements. » Il a évoqué la disparition de Birama Touré depuis dix ans, les cas de disparition de Hammadoun Nialibouly et Moussa Bana Dicko qui restentintrouvables, ainsi que l’incarcération d’Alhousseiny Togo, directeur de publication du « Canard de la Venise », depuis le 9 avril 2025. « Je réitère ma demande de clémence pour Alhousseiny Togo à la justice malienne », a-t-il ajouté. « L’IA peut améliorer l’accès et la vérification de l’information, mais elle peut aussi mettre en danger le journalisme indépendant en se nourrissant de contenus sans rémunérer leurs auteurs », a dit le représentant de l’UNESCO, Dr Bazouma Traoré, soulignant l’impact de l’intelligence artificielle (IA). Il a appelé à privilégier la formation professionnelle, notamment à travers les ressources de l’UNESCO et à soutenir les projets de professionnalisation des médias. Le secrétaire général du ministère en charge de la Communication, Alkaidi Amar Touré, a insisté sur l’importance de la liberté de la presse, la qualifiant de « pilier fondamental de l’État de droit et un baromètre de la vitalité démocratique. ». « Les journalistes maliens doivent être formés pour faire face à la révolution technologique de l’IA », a-t-il dit, saluant le rôle de la Maison de la Presse » comme espace de dialogue et de renforcement des capacités. » Le directeur général de la Maison de la Presse du Sénégal, Sambou Biagui, a proposé une initiative régionale. « Il est impératif de relancer une union des maisons de presse en Afrique pour défendre le journalisme et améliorer la formation professionnelle, Il a invité Bandiougou Danté à rejoindre cette démarche pour renforcer les voix des médias africains. La SENLIP prévoit deux événements majeurs: une rencontre sur les difficultés de la presse malienne, coordonnée par Mamoudou Bocoum, et le lancement du Fonds de Solidarité de la Presse, dirigé par Bassidiki Touré. « Ce fonds exprime notre prise de conscience pour financer nos préoccupations sociales par des mécanismes innovants », a expliqué Bandiougou Danté. Selon Reporters Sans Frontières (RSF), le Mali a reculé au classement mondial de la liberté de la presse 2025, passant de la 114e à la 119e place, en raison de la fragilisation économique des médias. « La pression économique, avec la concentration de la propriété et l’attribution opaque des aides publiques, menace l’indépendance des médias », a indiqué RSF. OS/MD (AMAP)

Meeting des partis politiques : L’accès du palais de la Culture interdit

Bamako, 03 mai (AMAP) Des partis politiques du Mali qui avaient prévu de tenir un meeting d’information au palais de la culture Amadou Hampâté de Bamako, samedi 03 mai pour protester contre leur dissolution des partis politiques ont trouvé l’entrée des lieux bloquée par les forces de l’ordre. Devant le palais de la culture est des partisans de la Transition tenaient les lieux, scandant des slogans favorables au pouvoir et louant les mérites du président de la Transition, le général d’armée, Assimi Goïta. Les lieux étaient plutôt envahis par les soutiens des autorités maliennes. qui, par moment, entonnaient l’hymne national. La phase nationale de la concertation des « Forces vives de la Nation » et des Maliens établis à l’extérieur sur la relecture de la Charte des partis politique, tenue les 28 et 29 avril, a recommandé, mardi, la dissolution de tde toutes les formations politiques. Au terme de deux jours de travaux, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), les participants ont également proposé le durcissement des conditions de création de partis politiques à travers une série de mesures allant de la fixation d’une caution de 100 millions de Fcfa pour la création d’un parti politique, à la limitation d’âge à 25 ans au moins et 75 ans au plus pour être dirigeant d’un parti politique. Les partis doivent aussi avoir une représentation significative au niveau des régions et des cercles, ainsi que dans le District de Bamako. « Les Forces vives de la Nation » ont, aussi, demandé l’installation du Général d’armée Assimi Goïta comme Président de la République pour un mandat de cinq ans, renouvelable à partir de 2025. MK/MD (AMAP)

Morosité dans la vente de journaux : Les kiosques sont désertés

Par Moussa M. DEMBÉLÉ Bamako, 03 (AMAP) Pas d’affluence devant les kiosques à journaux. De kiosques à journaux, il n’y en a plus des tonnes ! Les quelques rares clients jettent un coup d’œil et passent leur chemin. Il est environ 10 heures à la Place de la liberté, à Bamako où se trouve un kiosque. Qu’est-ce qui peut justifier ce manque d’engouement pour les publications. Les explications sont multiples. Si certains lecteurs, rencontrés sur place, soulignent un manque de sérieux dans les parutions aujourd’hui, d’autres, des distributeurs ou encore des professionnels des médias, estiment que les journalistes vivent et travaillent dans des conditions précaires qui peuvent déteindre sur la qualité de l’information. Dans un kiosque, nous avons croisé un client, Drissa Dembélé, qui, d’ailleurs, n’est pas venu acheter un journal mais, plutôt, lire la Une de certaines parutions que la Chambre de commerce de Bamako, où il livre les journaux, depuis plus de 20 ans, ne reçoit pas. Selon notre interlocuteur, les journaux restent une source fiable d’information. « Tous les matins, je regarde la presse pour être au diapason de l’actualité, parce que c’est un média traditionnel, qui donne des bonnes informations » avance-t-il. Reconnaissant que les gens ne s’intéressent plus aux journaux comme auparavant, il en ignore les vraies raisons. Quelques minutes après, un autre client fait son entrée sous le petit hangar où les journaux sont bien alignés. Comme la plupart des lecteurs, ce vieux retraité âgé de plus de 70 ans, est également venu dire « bonjour » à son ancien client, car il achète rarement des journaux. « J’ai arrêté de donner mon avis sur les parutions de journaux, parce que cela ne change rien. Aujourd’hui, je lis rarement les journaux, tout simplement, parce que les contenus laissent à désirer. Et je l’ai dit maintes fois, mais je ne constate aucune évolution », regrette le vieux, sans plus de commentaires. LE BON VIEUX TEMPS – Madou Sidibé, un revendeur de journaux depuis de plus de 30 ans, affirme que les lecteurs n’achètent plus les journaux, parce qu’ils trouvent que leur contenu est inintéressant. Ceux que nous avons rencontrés, attendent la publication d’informations fiables par les journalistes. C’est ce que nous explique, le revendeur. « Aujourd’hui, il y a peu de gens qui s’intéressent aux journaux. Et cela peut s’expliquer par un manque de confiance entre lecteurs et producteurs d’information. Avant, nos clients s’informaient à travers nos journaux parce que, selon eux, les vraies informations s’y trouvaient », dit-il. Avant de rappeler que dans les années 90 jusqu’à 2000, les points de vente des journaux étaient toujours bondés de monde. « A cette époque, notre activité était une bonne affaire mais, aujourd’hui, elle est devenue une perte de temps. Je pouvais vendre 100 exemplaires du quotidien national L’Essor et d’autres parutions privées avant 11 heures. Mon kiosque était déjà vidé à cette heure, contrairement à aujourd’hui où je ne prends que deux numéros du journal L’Essor, faute de clients », regrette Madou Sidibé. Cependant, le vendeur de journaux reconnaît qu’aujourd’hui, le quotidien national d’information du Mali fait des efforts remarquables pour améliorer son contenu. Le constat de la désertion des lieux de vente de journaux est le même dans ce kiosque à Badalabougou, en commune V du District de Bamako. Selon Mohamed Diallo, le vendeur, le journal ne nourrit plus son homme. « La plupart de nos clients étaient des hommes politiques, qui ne font pas beaucoup d’activité actuellement », déplore-t-il. En précisant que les fournisseurs leur cèdent les journaux à 250 Fcfa pour qu’ils puissent les revendre à 300 Fcfa, pour gagner un bénéfice de 50 Fcfa. Pratiquement, tous les revendeurs ou distributeur de journaux interrogés, abondent dans le même sens. Mais, pour certains, les journaux ne sont plus achetés, parce que les articles sont déjà publiés sur Internet, au moment de la parution. « Je pense que ce sont les journalistes mêmes qui sont à la base de cette mévente des journaux. Les articles publiés dans les journaux, sont directement mis sur l’internet au même moment. C’est ce qui fait que, beaucoup de lecteurs s’informent sur les réseaux sociaux », soutient Bamoussa Coulibaly, revendeur de journaux. Sur son lieu de vente des journaux, aucun client, depuis le matin. Il est 12 heures. M. Coulibaly, qui n’a fait aucune vente, craint une disparition des journaux avec la concurrence du numérique. Les conditions précaires des journalistes seraient également un frein pour à la bonne qualité des informations. Rares sont ceux qui travaillent dans de meilleures conditions, notamment salariales. « Les journalistes reporters ne sont pas bien payés. Beaucoup parmi eux, ne bénéficient ni de la protection sociale de l’INPS, ni de la couverture médicale de l’AMO. Ce sont des patrons de presse qui en profitent seuls », constate un distributeur, sous couvert d’anonymat. Il juge que cette condition des reporters, peut expliquer la multiplication des journaux. « Chacun veut créer son propre journal. C’est pour gagner de l’argent. Nous avons environ 200 titres de journaux. Même si les contenus restent toujours les mêmes. C’est à travers l’abonnement de que souscrivent certaines structures que beaucoup arrivent survivre, sinon pas ce n’est pas la vente au numéro », analyse-t-il. Plusieurs facteurs sont à la base de la mévente des journaux à Bamako. Traditionnellement, le Mali n’est pas un pays où la lecture est une priorité. « Nous n’avons pas un public de lecteurs. Dans les années 1991, le public s’intéressait aux journaux pour s’informer car il n’y avait pas beaucoup de médias. Pendant cette époque, les kiosques étaient partout à travers la ville, mais aujourd’hui ces lieux de vente se font rares » reconnait, Seydou Sissouma, journaliste, membre de la Haute autorité de la communication (HAC) et chargé de cours à l’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication de Bamako (ESJSC). S’agissant du désintérêt du public pour les journaux, M. Sissouma confirme que « la pauvreté du contenu » est à la base du constat même s’il est convaincu qu’une bonne production nécessite des moyens financiers. Cette hypothèse est soutenue par le doyen Diomansi Bomboté journaliste. « Les journaux doivent traiter le

Politique nationale de migration : Le processus de relecture lancé

Bamako, 03 mai (AMAP) Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a lancé officiellement vendredi 2 mai 2025, à Bamako, le processus de relecture de la Politique nationale de migration (PONAM) et son plan d’action, a constaté l’AMAP sur place. « Cette relecture est inspirée par la nécessité de mettre en adéquation notre politique avec les réalités du moment et en prenant en compte les changements et défis intervenus dans le champ de la migration de 2014 à nos jours », a dit Mossa Ag Attaher. « Elle se veut une volonté politique du gouvernement du Mali à se doter d’une politique qui soit conforme aux attentes de nos compatriotes de la diaspora mais aussi qui soit en adéquation avec un certain nombre d’engagements du gouvernement du Mali », a ajouté le ministre en presence de l’ensemble des partenaires techniques et financiers du département en charge des Maliens établis à l’extérieur ainsi que des acteurs concernés.. Entre 2014 et 2025, le monde a évolué. Ainsi, dix années après son adoption, il est maintenant nécessaire d’évaluer la mise en œuvre de la PONAM et son plan d’action, de proposer des solutions appropriées aux questions émergentes dans le domaine de la migration, notamment celles liées au genre. Cela, en vue de relever les avancées enregistrées, les bonnes pratiques, ainsi que les difficultés rencontrées. Il s’agira également de définir les perspectives en matière de migration en tenant compte des priorités actuelles. Enfin, cette relecture permettra au Mali de se doter d’ une véritable politique qui prend en charge les réalités nouvelles, les dynamiques migratoires etc. SS/MD (AMAP)

Invasion acridienne : la FAO alerte l’Afrique du Nord-Ouest à agir

Bamako, 03 mai (AMAP) L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) appelle les pays d’Afrique du Nord-Ouest à intensifier la surveillance et à prendre des mesures urgentes face à l’arrivée de groupes de criquets pèlerins, menaçant les cultures et les pâturages en pleine saison de reproduction printanière, indique un communiqué de l’organisation onusienne. « Les conditions écologiques favorables, marquées par des pluies hivernales et printanières, ont conduit à des infestations bien plus importantes que d’habitude », alerte Cyril Piou, responsable de la surveillance et de la prévision acridienne à la FAO. Depuis février, l’activité acridienne s’intensifie en Algérie centrale, dans l’Ouest de la Libye, le Sud de la Tunisie et au Maroc, avec des criquets migrant depuis le Sud de l’Algérie, le Nord du Mali, le Niger et le Tchad. Au Mali, la situation reste sous contrôle pour l’instant. « La situation actuelle du criquet pèlerin est calme, et nous ne nous attendons à aucun développement immédiat en raison de la saison sèche », explique Dr Sory Cissé, directeur du Centre national de lutte contre le criquet pèlerin. Toutefois, il ajoute : « Un plan de prévention et un plan d’urgence sont déjà élaborés, et nous préparons la riposte en cas d’arrivée d’essaims pendant la campagne agricole. » La FAO classe la région occidentale en « vigilance accrue », soulignant le risque de formation de petits essaims d’ici mai-juin. « Sans intervention, ces essaims pourraient dévaster les cultures et les pâturages », prévient Cyril Piou, rappelant qu’un kilomètre carré d’essaim peut consommer en une journée l’équivalent alimentaire de 35 000 personnes. Pour contrer la menace, la FAO recommande des relevés terrestres intensifs dans les zones de reproduction, du sud des montagnes de l’Atlas au Maroc jusqu’au Sahara algérien, en passant par la Tunisie et la Libye. Grâce à son Service d’information sur le criquet pèlerin (DLIS) et à la Commission de lutte contre le criquet pèlerin dans la région occidentale (CLCPRO), l’organisation fournit un soutien technique et des mises à jour en temps réel. Les opérations de lutte menées en Afrique du Nord, notamment au Maroc, en Algérie, en Tunisie et en Libye, ont permis de traiter des milliers d’hectares depuis avril. « Si ces efforts se maintiennent, les arrivées d’essaims au Mali avec les pluies estivales seront insignifiantes », assure Dr Cissé. La FAO insiste cependant sur l’importance d’une détection précoce et d’une réponse rapide pour éviter une crise régionale plus large. OS/MD (AMAP)

Fête de Tabaski : Les ministres malien et sénégalais chargés de l’Elevage préparent l’approvisionnement du Sénégal, estimé à 250 000 moutons  

Bamako, 02 mai (AMAP) Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a eu une séance de travail, vendredi matin, 02 mai 2025, avec le ministre secrétaire d’État aux Coopératives et à l’Encadrement paysan du Sénégal, Alpha Ba, pour préparer l’approvisionnement du Sénégal, globalement estimé à 250 000, à l’occasion de la fête de Tabaski et dont le Mali fournira la moitié. Cette visite « témoigne de la volonté du gouvernement sénégalais de satisfaire les besoins alimentaires de sa population, notamment, en moutons de Tabaski. J’assure de l’entière disponibilité du Mali à vous offrir des parts importantes du bétail malien dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant, basé sur les trois principes fondamentaux qui guident désormais l’action publique au Mali, à savoir le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix souverains du Mali et le respect des intérêts vitaux du peuple malien », a déclaré Youba Ba. « La réussite de l’opération Tabaski Mali-Sénégal nous tient particulièrement à cœur, car c’est le même peuple, la même culture et nous partageons le même espace géographique et les mêmes défis », a également dit le ministre malien. Il a salué la mise en œuvre efficace de l’accord zoo-sanitaire et l’accord règlementant la transhumance entre son pays et le Sénégal. Il a ajouté que « les cadres de concertation créés à cet effet ont beaucoup contribué au maintien d’un climat serein et paisible de la transhumance entre nos États. » Avant de souligner qu’au regard de l’engagement des éleveurs maliens à fournir des moutons de qualité aux populations sénégalaises pour la fête de Tabaski, il « ne doute point des dispositions idoines que les autorités sénégalaises feront prendre pour mettre leurs frères maliens dans les meilleures conditions de vente des animaux. » « Comme à l’accoutumée, le Mali fournit ,chaque année, à différents pays des moutons pour la fête de Tabaski, notamment, le Sénégal, la Guinée Conakry, la Côte d’Ivoire en grande partie. Cette année, comme en 2024, le gouvernement sénégalais a dépêché une délégation ministérielle pour demander l’approvisionnement du marché sénégalais en moutons pour la fête de Tabaski », a rappelé le président de l’Inter-profession de la filière bétail-viande au Mali, Mamoudou Abdoulaye Diallo. « Cette année, le besoin s’élève à 250 000 têtes de moutons. Sachant que nous sommes parmi les premiers producteurs de la sous-région et le Mali est disposé à fournir le Sénégal 50% de leur besoin, c’est-à-dire environ 125 000 têtes de moutons », a-t-il précisé. Il a exprimé des préoccupations liées à la sécurité, l’approvisionnement en eau et en nourriture pour les animaux et, surtout, les conditions d’hébergement des acteurs. Si celles-ci ont été prises dans la capitale sénégalaise, l’année dernière, par les autorités sénégalaises, il y a quelques soucis que les marchands en bétails éprouvent dans les régions. M. Diallo a souligné à la délégation sénégalaise ces difficultés et d’autres, notamment « de rapatriement du bétail invendu qui constitue souvent un manque à gagner pour les marchands maliens. » A l’issue des échanges, le ministre secrétaire d’État sénégalais aux coopératives et à l’encadrement paysan a donné l’assurance d’« une solution idoine aux difficultés » soulevées par la partie malienne. Il a précisé que l’objet de sa visite est « de partager avec le Mali l’ensemble des dispositions prises par les autorités (de son pays) pour une bonne préparation de l’approvisionnement de la population sénégalaise en moutons de Tabaski. » Il a rappelé que pour la tabaski 2024, le besoin du marché au Sénégal était estimé à 81 000 têtes et les importations à partir du Mali ont contribué à couvrir cette demande. Il a indiqué que pour la Tabaski de cette année, les besoins d’importations du Sénégal sont estimés à 804 000 têtes dont 260 000 pour la capitale Dakar. Il a fait savoir que le chef du gouvernement du Sénégal a instruit l’ensemble des ministères concernés pour assurer de bonnes conditions d’accueil aux opérateurs maliens. ST/MD (AMAP)

Ouélessébougou : Visite de l’ambassadrice des États-Unis au CSRef

Ouélessébougou, 1er mai (AMAP) L’ambassadrice des États-Unis d’Amérique au Mali, Mme Rachna Korhonen, accompagnée d’une délégation, a rendu une visite, jeudi 1er mai 2025, à l’équipe d’ophtalmologues américains, au Mali pour la campagne annuelle de soins et chirurgies gratuits des maladies de l’œil, de l’ONG américaine Utah Alliance, en cours depuis le début de la semaine. La diplomate américaine est venue s’enquérir de l’état d’avancement des opérations de soins et de chirurgie gratuits assurées par des compatriotes et s’imprégner de leurs conditions de travail. Elle s’est réjouie du bilan de la campagne de la mission médicale. Au Centre de santé et de référence (CSRéf) de Ouélessébougou, où opère l’équipe médicale américaine, Mme Korhonen a été accueilli par les autorités administratives, communales et le personnel du centre. Après les salutations d’usage aux autorités locales, la diplomate s’est, tout d’abord, rendue à l’Unité d’ophtalmologie où elle a pu constater le travail de l’équipe sur place, dirigée par Michael Clayton. Le médecin a fait à ses visiteurs le bilan des soins déjà prodigués au cours de la campagne. La représentante américaine s’est félicitée de la présence de mission médicale de son pays au Mali, plus particulièrement de l’équipe chargée de la prise en charge gratuite de maladies de l’œil de personnes vulnérables, tout en saluant « l’implication et la mobilisation des autorités locales et les responsables du CSRef pour la réussite de cette activité. » Pour sa part, le préfet du Cercle, Moussa Sagara, a salué la visite de la diplomate qui rentre dans le cadre de la bonne coopération, entre le Mali et les États-Unis d’Amérique, à travers l’ONG Utah Alliance. Il a, ensuite, dit sa « gratitude envers les ophtalmologues américains, pour leurs efforts consentis, depuis des années, en faveur des populations du Cercle de Ouélessébougou. » Il les a assurés de l’accompagnement de l’administration locale. La délégation s’est successivement rendue dans toutes les unités du centre, visité les malades et s’est imprégné des conditions de travail du personnel. AC/MD (AMAP)  

La concertation sur la relecture de la Charte des partis politiques dit oui à la dissolution de tous les partis politiques

Bamako, 30 avr (AMAP) La phase nationale de la concertation des Forces vives de la Nation et des Maliens établis à l’extérieur sur la relecture de la Charte des partis politique a recommandé, mardi, la dissolution de tous les partis politiques, a constaté l’AMAP. Au terme de deux jours de travaux, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), les participants, elles ont également proposé le durcissement des conditions de création de partis politiques à travers une série de mesures allant de la fixation d’une caution de 100 millions de Fcfa pour la création d’un parti politique, à la limitation d’âge à 25 ans au moins et 75 ans au plus pour être dirigeant d’un parti politique. Les partis doivent aussi avoir une représentation significative au niveau des régions et des cercles, ainsi que dans le District de Bamako. « Les Forces vives de la Nation » ont, aussi, demandé l’installation du Général d’armée Assimi Goïta comme Président de la République pour un mandat de cinq ans, renouvelable à partir de 2025. Les participants ont planché sur la réduction du nombre de partis politiques en appliquant des conditions restrictives de création et de financement, la relecture de la Charte des partis politiques, avec une réaffirmation du statut de chef de file de l’opposition ainsi que le nomadisme politique en cours de mandat. Ainsi, des propositions, des reformulations et des recommandations ont été formulées pour le renouveau de l’arène politique dans notre pays. Au terme des débats autour de la première thématique (réduction du nombre des partis politiques), les participants ont, également, recommandé l’instauration de « plus de rigueur dans le fonctionnement » des formations politiques. Ainsi, les chefs de village, de fractions ou de quartiers, les leaders religieux ne doivent plus, de l’avis du groupe thématique, participer aux campagnes électorales. Cette recommandation est aussi valable pour les organisations de la société civile. S’agissant de la deuxième thématique, les forces vives de la Nation ont recommandé de supprimer le statut de chef de file de l’opposition. Et la troisième, interdit purement et simplement le nomadisme politique. Dans le volet de la recommandation sur un mandat de cinq ans renouvelable, à partir de 2025, à un « président de la République », à l’instar de ses pairs de l’AES, les participants l’ont justifié par le fait de « donner le temps qu’il faut aux dirigeants actuels de continuer la gestion de l’État, maintenir les organes actuels et de suspendre toutes questions électorales jusqu’à la pacification du pays. » Il s’agit, également, de faire l’audit du fichier électoral par une structure indépendante après la dissolution des partis politiques, de soumettre une demande d’autorisation de manifestation au représentant de l’État avant toute activité de manifestation, d’interdire les alliances contre nature dans la Charte des partis. De même, ils ont proposé l’augmentation du montant de la caution pour l’élection du président de la République à 250 000 000 Fcfa ou de la monnaie en vigueur et l’instauration d’un scrutin à un seul tour. Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Général de division Abdoulaye Maïga, qui a présidé la cérémonie de clôture, a salué l’engagement et la détermination des Maliens à la réussite de cette concertation. Le général de division Abdoulaye Maïga a rappelé la lettre de cadrage du Chef de l’État, le Général d’armée, Assimi Goïta. Selon lui, la relecture de la Charte des partis politiques fait partie d’un paquet de projets de textes légitilatifs devant contribuer à l’application de la Constitution, promulguée le 22 juillet 2023. « La concertation a abouti à des recommandations claires et précises permettant au pays d’avancer et de tourner des pages obscures qui ont conduit à l’effondrement du Mali », a souligné le Premier ministre. La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du gouvernement dont le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral, Mamani Nassiré. NK/MD (AMAP)