Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma : l’institution désormais intégrée à l’AES

Bamako, 11 juil (AMAP) L’Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma (ALG) est, désormais, transformée en Agence d’exécution des projets et programmes de développement de la Confédération des Etats du Sahel (Confédération AES), a appris vendredi l’AMAP à Bamako, de source officielle. Le communiqué final de la 8è session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de l’ALG, tenue ce vendredi 11 juillet, par visio-conférence, signale que les Chefs d’Etats ont décidé « de capitaliser et de valoriser les acquis de l’ALG au bénéfice de l’AES, en matière de développement. » Le général d’Armée Assimi Goïta du Mali, président de la Transition, Président de la Confédération de l’AES, le général d´armée Aboudourahamane Tiani du Niger, par ailleurs Président en exercice de l’ALG, et le capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso, ont ainsi officialisé la transformation de l’ALG en Agence d’exécution des projets et programmes de développement de la Confédération. « Pour ce faire, la nouvelle Agence d’exécution mettra en œuvre les projets et programmes, selon les orientations et sous la conduite du Conseil des ministres de la Confédération », précise le communiqué. Par conséquent, poursuit le texte, les Chefs d’Etat ont convenus « de donner mandat au Président en exercice de nommer un administrateur provisoire chargé d’assurer le passage de l’ALG en une Agence d’exécution des projets et programmes de développement de la Confédération AES. » Ils ont, également, instruit les ministres en charge de l’ALG à effectuer un audit préalable de l’institution et à prendre toutes les dispositions en vue de mettre en œuvre sa transformation, avant le 31 décembre prochain. Il ressort du communiqué que les chefs d’Etat de l’ALG « ont passé en revue le contexte géopolitique de la sous-région ouest africaine et examiné la situation sécuritaire dans les Etats du Liptako-Gourma. » Ils se sont, également, « félicités des actions que mènent individuellement et collectivement les Etats membres dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, ayant notamment permis un retour progressif de l’Administration et des personnes déplacées internes dans leurs localités. » Ils ont salué les approches de développement intégré et de proximité développées par l’ALG depuis sa création en 1970. BD/MD (AMAP)

Kangaba se prépare pour la phase locale de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025

Kangaba, 10 juil (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba (Ouest), Abou Dao, a réuni, mercredi 9 juillet 2025, les maires des huit Communes du Cercle pour organiser la phase locale de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025, a constaté l’AMAP. « Cette rencontre vise à garantir une bonne préparation de la phase locale, qui se tiendra du 24 au 26 juillet 2025 », a déclaré le préfet Dao. Les discussions ont principalement porté sur le règlement de cette phase locale, avec la fixation des dates d’ouverture et de clôture, respectivement prévues pour le jeudi 24 juillet et le samedi 26 juillet 2025. Les troupes des huit communes s’affronteront dans cinq disciplines : l’Ensemble instrumental traditionnel, le ballet à thème, la danse traditionnelle, le chœur et le solo de chant. Placée sous le thème « la Culture, socle pour l’ancrage de la 4e République », la Biennale de Tombouctou 2025 met l’accent sur des sous-thèmes comme la culture comme levier de la refondation de l’État, le reflet du Mali multiculturel dans la 4e République et son rôle en faveur de la paix et de l’unité. Le chef de service local de l’Action culturelle, Christophe Pépé Loua, a détaillé le règlement, insistant sur l’importance de ces thématiques pour la réussite de l’événement. Le préfet a exprimé sa satisfaction quant à l’engagement des maires, tous expérimentés dans l’organisation de semaines locales et les a exhortés « à mobiliser leurs communes pour assurer le succès de la phase locale, condition essentielle pour une bonne performance à la phase régionale. » Les maires ont pleinement adhéré à l’initiative et se sont donné rendez-vous le 24 juillet à Kangaba. SD/OS/MD (AMAP)  

Nioro du Sahel : Les FAMA ont récupéré un blindé et un véhicule enlevés par les terroristes

Nioro du Sahel, 10 juillet (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), en collaboration avec la population, ont récupéré et présenté, ce jeudi, un blindé et un véhicule KIA enlevés par des terroristes lors des attaques de Nioro, Gogui et Sandaré (Ouest), le 1er juillet dernier, à l’issue d’une mission de ratissage dans la Région, a constaté l’AMAP. « Ces engins, dont l’enlèvement avait suscité l’inquiétude, sont désormais de retour et opérationnels au service des FAMa », a déclaré le colonel Gilbert Diarra, chef d’état-major du Poste de contrôle technique avancé de Nioro. La mission de ratissage a permis de retrouver le blindé, embourbé à 1,5 km de la frontière mauritanienne, ainsi que le véhicule KIA, localisé à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Nioro. Le blindé a été tracté, réparé et ramené au camp militaire, tandis que le véhicule KIA a également été récupéré. Les deux engins ont été présentés à la population en présence des autorités militaires et d’une foule nombreuse. Au cours de l’opération, les FAMA ont également saisi plusieurs armes abandonnées par les terroristes, ainsi que des corps en état de putréfaction. Face à la propagande diffusée sur les réseaux sociaux par les groupes terroristes, qui exhibent des images d’engins enlevés pour semer la peur, le colonel Gilbert Diarra et le Lt-colonel Siaka Koumaré, commandant d’armes de Nioro, ont démenti ces publications. Ils ont réaffirmé que les deux engins sont désormais sous le contrôle des FAMa et opérationnels. Le Lt-colonel Koumaré a appelé les populations à la vigilance et à une collaboration accrue avec les FAMa pour contrer les menaces terroristes dans la Région. MD/OS/MD (AMAP)

Forum international de la diaspora : Le ministre Mossa Ag Attaher confirme les dates annoncées

Bamako, 10 juil (AMAP) Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a confirmé, jeudi, à Bamako, les dates du Forum international de la diaspora (FID), prévu les 17,18 et 19 de ce mois de juillet, a appris l’AMAP sur place. « Nous avons aujourd’hui, l’opportunité d’orienter les apports des Maliens établis à l’extérieur vers l’investissement productif pour l’essor économique de notre pays », a déclaré le ministre Mossa Ag Attaher, lors d’une conférence de presse au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Il entend faire de ce forum, une rencontre qui « impacte tout, en créant un dialogue direct entre les secteurs privés et publics, les décideurs, le gouvernement, les Partenaires techniques et financiers et les amis du Mali ». Pour qu’au sortir de ce forum, « nous ayons quelque chose sous la main pour nous aider à mieux rentabiliser cette économie qui représente cette force de la diaspora », a souhaité le ministre chargé des Maliens établis à l’extérieur. Mossa Ag Attaher a exprimé sa profonde gratitude à tous les partenaires qui ont décidé d’accompagner ce forum. Selon lui, leur engagement est un gage de succès et montre leur attachement à la cause de notre diaspora. Il a souhaité inviter tous ceux qui n’ont pas encore rejoint l’initiative à le faire. « Ensemble nous pouvons créer un impact encore plus grand et au prix des opportunités inégalées pour le développement de notre pays », a-t-il soutenu, tout en invitant la jeunesse malienne, qui a fait son expérience à l’étranger, à participer activement à ce forum. De leurs côtés, les partenaires présents à la conférence, ont, à tour de rôle, salué les efforts du gouvernement à travers le département en charge des Maliens établis à l’extérieur, tout en réaffirmant leur engagement à soutenir le FID. À une semaine de cet important rendez-vous, cette deuxième conférence de presse intervient après celle du 15 mai dernier, lors de laquelle, le ministre Ag Mossa a présenté le projet du FID à la presse nationale et internationale. Cet événement, qui se déroulera au CICB, est le fruit d’une collaboration avec plusieurs partenaires clés. Le thème retenu pour cette première édition est : « Enjeux et défis pour une diaspora au cœur du développement économique national ». Il se déroulera autour de plusieurs axes de réflexions animés par les membres du gouvernement, d’éminents experts du Mali et d’ailleurs ainsi que des Partenaires techniques et financiers (PTF). Les différents panels et les tables rondes proposés offrent, également, une exploration complexe et multidimensionnelle des possibilités pour la diaspora de contribuer au développement national. Il est prévu tout autant des interventions en ligne pour une large participation de la diaspora. Sans oublier, des expositions, des présentations de projets d’investissement et des rencontres sont prévues tout au long de ce forum. Enfin, il est attendu de ce FID une feuille de route pour la mise en œuvre des principales recommandations qui seront formulées. SS/MD (AMAP)

A Goundam l’Armée récupère des troupeaux sur des terroristes locaux de la Région de Tombouctou (Nord)

Goundam, 10 juil (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont récupéré, récemment, un grand troupeau de bœufs sur des terroristes, surpris dans les environs du lac Télé en train de quitter les lieux avec leur butin, a-t-on  appris de source sécuritaire. Les FAMAS informées de la présence des « djihadistes », se sont rendues sir le site et ont effectivement surpris les malfrats. Selon des témoins, après des échanges de tirs nourris entre les FAMAS ont neutralisé quatre terroristes locaux. Après des fouilles minutieuses, les militaires ont conduit les troupeaux à Goundam. Après avoir informé les autorités, l’Armée a demandé, à travers un communiqué, à toutes les victimes dépossédées de leur cheptel par les terroristes de se présenter pour identification et enlèvement des animaux volés par les terroristes. Les « djihadistes » avaient prélevé sur des populations plus de trois cents têtes de bœufs, qu’ils ont conduits vers une destination inconnue, selon certaines victimes. C’était il y a près de trois mois, quand les populations du village de Fatakara ont été chassées manu militari par les terroristes locaux qui pullulent dans la zone. Les groupes terroristes, qui sévissent dans le Cercle de Goundam, s’affichent ostensiblement dans les zones du lac Télé et dans la Commune de Douékire. Ils y commettent des exactions sur de paisibles populations des hameaux et villages profonds. Ces terroristes avaient, tout d’abord, mortellement brutalisé le secrétaire général des jeunes de la Commune du Télé, résident à Fatakara, avant de lancer un ultimatum aux habitant sommés de quitter le village avant l’aube. Vieux, jeunes, femmes et enfants ont quitté la localité avant l’aube, laissant tout derrière eux. Aujourd’hui, Fatakara n’est plus qu’un village fantôme, seuls les terroristes y règnent en maitre des lieux. Pour mieux coordonner leurs actions, ils se sont répartis entre les villages qui sont sans défense et réclament aux localités encore habitées la « Zakat ». La récupération des animaux sur ce groupe terroriste brise ainsi leur rêve et contrarie leurs plans et ambitions après la vente de ces animaux. Les populations de Fatakara estiment que l’évacuation des cinq milles âmes de leur village avait pour objectif pour les « djihadistes » de regrouper tous ces animaux en toute discrétion, à travers la « Zakat » et de se retirer sur la pointe des pieds vers une frontière quelconque. Après cette opération des FAMa, les populations de Fatakara espèrent, maintenant, que les autorités vont œuvrer pour leur retour sur leur terre natale, afin de se consacrer aux travaux champêtres en cette période hivernale.      

3é édition de la gouvernance de l’internet au Mali : Débat sur les technologies de rupture

Bamako 10 juil (AMAP) Les travaux de la 3è édition du Forum de la gouvernance de l’internet au Mali (FGI), ont démarré, jeudi, à Bamako, présidés par le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou ag Ilyene, et sous le thème : « Les technologies de rupture face aux perspectives de la gouvernance de l’Internet », a constaté l’AMAP. « Cette 3è édition du FGI Mali est placée sous le signe d’un nouveau départ qui marque un tournant décisif. Une ère où nos recommandations deviendront des outils concrets d’aide à la décision pour les politiques publiques », a déclaré le président du FGI, Bakary Kouyaté. Il a ajouté : « De nos jours, les révolutions technologiques comme l’Intelligence artificielle (IA), le blockchain, la cybersécurité, les métavers, l’IOT, la 5G et, bientôt, la 6 G transforment radicalement nos sociétés. » Par ailleurs, il a précisé que « le Forum de la gouvernance de l’internet est une affaire de tous sans discrimination aucune et ensemble, nous devons contribuer à le consolider comme un espace de dialogue, une plateforme permanente de réflexion. » « Le Forum sur la gouvernance de l’internet du Mali est une organisation indépendante regroupant des acteurs du numérique venant du public et privé, de la société civile et de la communauté des techniciens et des experts du numérique », a souligné le ministre chargé de la Communication et de l’Economie numérique. Alhamdou Ag Ilyène a rappelé que le FGI « est établi depuis 2019 pour servir un cadre de discussion et d’échanges permettant aux acteurs nationaux du numérique de discuter des problèmes soulevés par l’usage quotidien et l’internet. » « Cette troisième édition du forum est destinée à offrir un cadre d’échanges et de concertation autour de l’impact des technologies de rupture, notamment de l’intelligence artificielle et la cybersécurité » , a poursuivi le ministre en charge de la Communication. Il a conclu : « ces innovations, au coeur de la 4è Révolution industrielle, transforment les modèles économiques, les systèmes de régulation, les modèles de gouvernance et les interactions sociales.» MMD/MD (AMAP)  

Déjeuner professionnel du patronat du Mali : La BCEAO expose sur le dispositif de soutien au financement des PME-PMI

Bamako, le 10 juillet (AMAP) Le Directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) au Mali, Baréma Bocoum, a fait, jeudi, un éclairage sur les enjeux et difficultés liés à l’opérationnalisation du dispositif de financement des Petites et moyennes entreprises (PME) et des Petites et moyennes industries (PMI) de l’institution bancaire régionale, a constaté l’AMAP. Le Directeur national de la BCEAO, invité du traditionnel déjeuner professionnel du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), à son siège, a fait un exposé sur le mécanisme de soutien au financement des PME-PMI par la BCEAO. Cette présentation a permis de partager avec l’assistance les difficultés et insuffisances que relèvent les Structures d’appui et d’encadrement (SAE) dans l’opérationnalisation du dispositif dont, entre autres, la faible implication des établissements de crédit ; la faible qualité des dossiers soumis par les SAE, le manque de synergie entre les banques et les Structures d’appui et d’encadrement. Le panéliste a entretenu l’assistance, parmi laquelle des patrons de l’Economie du Mali, sur les conditions d’accès aux financements, les perspectives et les défis. Il a rappelé que ce dispositif a été mis en place, par les chefs d’État de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) en 2012 et mis en application en 2017, dans le cadre de l’amélioration des PME-PMI. « Le dispositif est fondé sur un partage de risques entre les établissements financiers et les Structures d’appui et d’encadrement », a expliqué Baréma Bocoum, indiquant qu’il s’agit de réduire le risque pour les entreprises. Le Directeur national de la BCEAO-Mali a noté plusieurs défaillances au niveau des SAE. « Les premiers moments ont connu des difficultés. Face au manque de dialogue, tout le monde est resté dans son coin », a-t-il révélé. Parlant des critères d’éligibilité, le premier responsable de la BCEAO au Mali a signalé que le dispositif est fait de sorte que toutes les PME sont éligibles. « L’idée est que les SAE doivent tirer les PME vers le formel, à travers l’encadrement », a précisé M. Bocoum. Ajoutant qu’il a été demandé aux banques, qui sont le nerf de la guerre, des points focaux, surtout d’être ouvertes aux SAE sur leurs procédures. Le Directeur national de la BCEAO-Mali a relevé des défis relatifs à l’appropriation du dispositif par les acteurs, au suivi et à la communication. Le 4ème vice-président du CNPM, Ibrahima Kalilou Sacko, qui s’est réjoui de la disponibilité de la BCEAO à ce rendez-vous, a apprécié le thème d’un « fort intérêt chez les opérateurs économiques. » « Car, selon lui, il est question de pallier aux difficultés financières et obtenir un meilleur accompagnement pour le financement. « OD/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 09 juillet 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 09 juillet 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté des projets de texte ; –  procédé à des nominations ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. un projet de décret fixant le cadre organique de la Direction des Ressources humaines du Secteur des Affaires étrangères et des Maliens de l’Extérieur. Les Directions des Ressources humaines ont été créées par l’Ordonnance n°09-009/P-RM du 04 mars 2009 avec pour mission d’élaborer au niveau d’un département ou d’un groupe de départements ministériels, les éléments de la politique nationale dans le domaine de la gestion et du développement des Ressources humaines. L’organisation et les modalités de leur fonctionnement sont fixées par le Décret n°09-136/P-RM du 27 mars 2009. Le cadre organique de la Direction des Ressources humaines du Secteur des Affaires étrangères et des Maliens de l’Extérieur est fixé par le Décret n°10-226/P-RM du 15 avril 2010. Après plus d’une décennie d’application, il est apparu nécessaire de l’adapter à l’évolution de l’environnement institutionnel et juridique. Le projet de décret, adopté, prévoit pour les cinq prochaines années, l’effectif du personnel nécessaire à l’exécution des missions assignées à la Direction. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret fixant le cadre organique de la Cellule de Planification et de Statistique du Secteur Coopération et Intégration. Les Cellules de Planification et de Statistique ont été créées par la Loi n°07-020 du 27 février 2007, par secteur couvrant les activités d’un ou de plusieurs départements, en vue d’assurer en rapport avec les services techniques concernés, la mission de planification et d’information statistique dans les domaines couverts par le secteur. L’organisation et les modalités de leur fonctionnement sont fixées par le Décret n°07-166/P-RM du 28 mai 2007. Le cadre organique de la Cellule de Planification et de Statistique du Secteur Coopération et Intégration est fixé par le Décret n°07-191/P-RM du 18 juin 2007. Après plus d’une décennie d’application, il est apparu nécessaire de l’adapter à l’évolution de l’environnement institutionnel et juridique. Le projet de décret, adopté, prévoit pour les cinq prochaines années, l’effectif du personnel                                                                                                        nécessaire à l’exécution des missions assignées à la Cellule. Sur le rapport du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant majoration des traitements indiciaires des fonctionnaires de l’Etat et des Collectivités territoriales, des salaires de base du personnel de l’administration relevant du Code du Travail, du personnel enseignant contractuel de l’Etat et du personnel enseignant contractuel des Collectivités territoriales. Dans le cadre de la mise en œuvre du Pacte de Stabilité sociale et de Croissance, signé le 25 août 2023 entre le Gouvernement, le Patronat et les Organisations syndicales, il a été prévu la création d’un cadre permanent de concertation sur la revalorisation des rémunérations dans la Fonction publique. En vue de donner effet à cet engagement, le Ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a créé un cadre bipartite de concertation et de réflexion permanente entre les organisations syndicales de Travailleurs, représentées par les Centrales syndicales et le Gouvernement, représenté par le Ministère du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social et le Ministère de l’Economie et des Finances. Le cadre permanent s’est réuni, du 4 février au 11 mars 2025. Les discussions menées ales partenaires sociaux sur la revalorisation de la valeur du point d’indice ont abouti à des propositions de majoration de la valeur du point d’indice. Le projet de décret, adopté, fixe les taux de la majoration à : 5,5% pour compter du 1er janvier 2026 ; 5,5% pour compter du 1er janvier 2028 ; 6,5% pour compter du 1er janvier 2030. L’incidence financière liée à cette majoration est estimée à 103 milliards 965 millions 177 mille 710 francs CFA. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Mali au Caire (République Arabe d’Egypte) : Monsieur Samba Alhamdou BABY, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Chef de Cabinet : Monsieur Mahamadou CAMARA, Professeur. – Conseiller technique : Monsieur Sékou Oumar DEMBELE, Administrateur du Travail et de la Sécurité sociale. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES – Conseiller technique : Monsieur Badara Aliou SIDIBE, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE – Chargé de mission : Monsieur Abdoulaye MAIGA, Economiste. – Directeur du Centre Malien de Promotion de la Propriété Industrielle : Monsieur Issoufou SOUMAÏLA MOULAYE, Enseignant-chercheur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Inspecteur à l’Inspection des Domaines et des Affaires foncières : Monsieur Bakary SANOGO, Ingénieur des Constructions civiles. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HOTELIERE ET DU TOURISME – Inspecteur à l’Inspection de l’Artisanat et du Tourisme : Monsieur Modibo Mamadou DIAKITE, Professeur de l’Enseignement secondaire. – Directeur général du Palais de la Culture Amadou Hampaté BA : Monsieur Souleymane BATHIENO, Administrateur des Arts et de la Culture. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres des conclusions de la 4ème Conférence internationale sur le financement du Développement. Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, à la tête d’une forte délégation, a représenté le Président de la Transition, Chef de l’Etat, à la 4ème Conférence internationale sur le financement du Développement, tenue du 30 juin au 03 juillet 2025 à Séville en Espagne. Cette conférence qui a rassemblé 35 Chefs d’Etat, 12 Chefs de Gouvernement et 30 Représentants d’Organisations

Verdict du procès « avion présidentiel et équipements militaires » : De lourdes peines pécuniaires contre les condamnés

Bamako, 09 juil (AMAP) La Cour d’assises spéciale de Bamako, dans son verdict, mardi, dans l’affaire de l’acquisition controversée de l’avion présidentiel et des équipements militaires entre la société Guo-Star et le ministère malien de la Défense et des anciens Combattants, sous le régime l’ex-président, feu Ibrahim Boubacar Keïta, a mardi aussi statué sur la demande d’intérêts financiers formulée par la partie civile, à travers le contentieux de l’Etat. La Cour a prononcé de fortes amendes « à la hauteur des préjudices subis par le l’État du fait des infractions criminelles commises par les condamnés d’une valeur globale d’environ 50 milliards de Fcfa. Ce montant est reparti entre le volet acquisition de l’avion présidentiel pour lequel, Mme Bouaré Fily Sissoko et Moustapha Ben Barka, ont été condamnés au paiement solidaire de la somme de 3, 3 milliards de Fcfa, en guise de remboursement des frais payés aux intermédiaires dans l’exécution du contrat. Ensuite, au titre de l’achat des équipements militaires, Mme Bouaré Fily Sissoko, Sidy Mohamed Kagnassi et Amadou Kouma doivent payer, solidairement, la somme de 15 milliards Fcfa, à titre de remboursement du prix d’achat des armes létales non livrées. Les trois sont condamnés au règlement solidaire de 3,7 milliards de Fcfa, à titre de frais d’enregistrement, de redevances et impôts dû à l’Etat du Mali sur le montant du protocole d’accord. De même que le colonel-major Nouhoum Dabitao et la société Guo-Star représentée par Amadou Kouma, est condamné au paiement solidaire de la somme de 2, 6 milliards de Fcfa, à titre de remboursement de la valeur des matériels non représentés et non dépotés. Pour sa part, le transitaire Soumaila Diaby écope du paiement de 500 millions de Fcfa, pour le remboursement des frais de transit indûment perçus. Sur le plan individuel, la Cour a retenu, de façon cumulative, la somme d’environ 8 milliards de Fcfa à la charge de Mme Bouaré Fily Sissoko. Enfin, la Cour a condamné, solidairement, les accusés au paiement de la somme de 10 milliards de Fcfa pour dommages et intérêts à l’Etat du Mali représenté par le contentieux. En revanche, la Cour a débouté le ministère public de sa demande de réparation de préjudices, cumulativement, par les héritiers de feu Soumeylou Boubèye Maïga, jugeant cette requête « non fondée. » AT/MD (AMAP)    

Lutte contre le terrorisme dans la Région de Kayes : Les éclairages du Général de brigade Moussa Soumaré

Kayes, 09 juil (AMAP) Le gouverneur de la Région, le général de Brigade Moussa Soumaré, a rencontré, ce mercredi, les forces vives de Kayes afin de donner des éclairages sur la situation sécuritaire, à la suite des attaques terroristes, du 19 juillet 2025, à Kayes, Diboli (Cercle d’Ambidédi), Sélikegny (Cercle de Bafoulabé), Au cours de cette rencontre qui s’est déroulée dans la salle de conférence, le chef de l’exécutif régional a félicité les forces vives pour leur soutien aux Forces de défense et de sécurité (FDS) lors des récentes attaques qui ont fait plus de 80 morts et d’énormes dégâts matériels (destruction d’usines de ciment et de marbre dans la Commune rurale de Bafoulabé). Ce jour-là, les populations de la 1ère Région administrative du Mali ont aidé les FDS à identifier et à arrêter des terroristes et leurs complices. Le général de Brigade Moussa Soumaré a demandé à la population de continuer à collaborer avec les FDS pour l’application de leurs stratégie et plan de sécurité dans la Région. « Soyez vigilants, soumis et tolérants. Ne paniquez pas face au dispositif sécuritaire, Facilitez la tâche aux Forces armées et de sécurité en respectant ce dispositif et en les aidant à appliquer d’autres stratégies pour la sécurisation de notre région », a conseillé le général Soumaré. Il a aussi félicité et adressé ses remerciements aux populations qui ont vaillamment soutenu les FDS, à travers des appuis multiformes (partage d’informations, appuis financier et matériel) lors de ces récentes attaques. Le gouverneur de la Région de Kayes a, aussi, expliqué aux forces vives que l’usage de drones nécessite l’autorisation et l’accompagnement des FDS. Abondant dans le même sens que le gouverneur, le Commandant de la 4ème Région militaire, le colonel Boubou Bocoum, s’est réjoui du soutien des populations à ses compagnons d’armes, tout en insistant sur la collaboration entre civils et militaires. « Nous sommes liés aux populations parce qu’elles se trouvent dans notre environnement ou zone d’intervention. La population a un grand rôle à jouer dans la défense civile et nous la mettons en confiance. On est en train de chercher le résiduel (les terroristes) qui est dans la ville pour qu’ils ne déjouent pas nos plans », a-t-il assuré. Après ces deux interventions, certaines composantes dont la société civile, les légitimités traditionnelles, les femmes et les jeunes, ont réaffirmé leur soutien à la Transition et aux FDS. « La population a un moral de fer. Nous avons promis de mettre fin au terrorisme à Kayes. Nous jouerons le rôle de rempart. Soyons vigilants et évitons l’amalgame. La ville de Kayes est réputée pour son hospitalité et cherchons à connaître l’étranger avant de l’héberger. Ces gens (assaillants) se battent non pas pour la religion, mais pour autre chose », a déclaré Mamadou Coulibaly, président du Conseil régional des organisations de la Société civile ». Il faut rappeler que quelques heures après ces attaques terroristes, le général de Brigade Moussa Soumaré, a instauré un couvre-feu de 30 jours sur toute l’étendue de la Région, allant du mardi 1er juillet au mercredi 30 juillet 2025, de 21 heures à 06 heures du matin. La mesure restreint la liberté de circulation des personnes et de tous les engins de transports « à l’exception des véhicules et autres engins des services » des FDS et les ambulances munies d’ordre de mission. Le général de brigade Moussa Soumaré avait aussi invité les populations « à ne se référer qu’aux informations provenant de sources officielles. » BMS/BK/MD (AMAP)