Inauguration de la centrale solaire de l’hôpital Sominé Dolo de Mopti
Mopti, 14 juil (AMAP) L’hôpital Sominé Dolo de Mopti (Centre) a inauguré, samedi, sa centrale solaire photovoltaïque en mode autoconsommation, d’un coût de 335 millions de Fcfa, don de la fondation Orange, à travers l’Association Yirwal Mopti. L’investissement est composé de panneaux solaires d’une puissance de 192Kwc, de batteries 3 LUNA 200 kwa + onduleur/chargeur Huawei 100kw, d’onduleurs 4 Huawei SUN 200-50KTL-M3, transformateur isolateur 300 kwa, un système de monitoring intelligent et un raccordement interne . Destinés à renforcer l’autonomie énergétique de l’hôpital, assurer la continuité des soins médicaux dans les services prioritaires en s’inscrivant dans une logique de transition énergétique, les équipements couvriront le bloc opératoire, la salle de réanimation, la salle de stérilisation, la banque de sang et la morgue. Par ce geste, l’entreprise citoyenne Orange Mali appuie la santé des populations de la Région de Mopti et celle des Régions septentrionale dont la prise en charge sanitaire relève de l’hôpital Sominé Dolo. La cérémonie d’inauguration était co-présidée par le conseiller spécial du président de la Transition en charge des œuvres sociales, Aguibou Dembélé et la ministre de la Santé, le colonel Assa Badiallo Touré. « L’énergie n’est pas un luxe pour un hôpital. On pourrait même dire que c’est une condition essentielle pour la vie » a souligné Sékou Dramé le président du conseil d’administration de la fondation Orange. Selon lui, grâce à ces installations solaires financé par la fondation Orange avec le soutien de Huawei, l’hôpital de référence Sominé Dolo bénéficie désormais d’une source d’énergie fiable, propre, pérenne et un environnement de travail sécurisé pour les soignants. Il a salué l’association Yirwal qui s’est pleinement investit pour démontrer la pertinence et l’impact de ce projet au bénéfice des populations avant de réitérer l’engagement d’Orange Mali et de sa fondation a accompagné les plus hautes autorités du Mali dans l’effort de développement du pays. Il a enfin dédié la réalisation à l’ensemble du personnel médical ainsi qu’aux habitants de Mopti. Le ministre de la santé et du développement social, colonel Assa Badiallo Touré et le conseiller spécial du président ont, au nom des populations maliennes, rendu un hommage à la direction d’Orange, à sa fondation Orange Mali et l’ensemble des partenaires d’avoir démontré par ce geste qu’ils sont des entreprises citoyennes. Mme la ministre a chaleureusement salué la société ERCOM pour la qualité des travaux, l’association Yirwal et les responsables sociaux sanitaires de la Région pour leur clairvoyance dans l’identification des besoins prioritaires des populations. La coupure du ruban et la visite guidée des installations ont mis fin à la cérémonie. DC/MD (AMAP)
Sikasso : « A l’école de la citoyenneté » a démarré avec deux cents jeunes
Sikasso, 14 juil (AMAP) Deux cent jeunes du pôle de la citoyenneté de Sikasso (Bougouni, Koutiala et Sikasso, dans le Sud) seront formés sur 19 modules relatifs à la citoyenneté, durant 10 jours, dans le cadre de « A l’école de la citoyenneté », lancé vendredi, par la gouverneure de la 3ème Région administrative du Mali, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, a constaté l’AMAP sur place. Organisé par le ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le concept « A l’école de la citoyenneté » touchera globalement 2 000 jeunes au Mali. En présence du préfet du Cercle de Sikasso Amadou Gassambé, du directeur régional de la jeunesse et des sports, Oumar Sory Traoré et du représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Amzata S. Diarra, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, dans son discours, a salué l’initiative novatrice. Selon elle, est porté par les autorités nationales en collaboration avec les acteurs de la société civile. « Notre région, riche de sa diversité culturelle et de son dynamisme humain, a besoin de jeunes leaders positifs, engagés et porteurs de solutions », a-t-elle déclaré. Elle a affirmé que « dans un monde en perpétuelle mutation où les défis liés à la cohésion sociale, à la paix, au vivre ensemble … sont de plus en plus pressants, la citoyenneté responsable est plus que jamais nécessaire. » La gouverneure a indiqué que cette session de formation sur ce concept est une opportunité précieuse pour poser les bases d’une citoyenneté active, éclairée et constructive. « Un citoyen formé est un citoyen libre, capable de défendre ses droits mais aussi de remplir ses devoirs avec responsabilité et honneur », a-t-elle fait savoir. Elle a, enfin, encouragé les jeunes à suivre la formation avec attention, à participer pleinement aux échanges et à s’approprier les documents qui leur seront transmis. Pour sa part, le directeur régional de la jeunesse et du sport Oumar Sory Traoré a souligné l’importance capitale de la formation. « Cette session permettra aux jeunes de connaître le Mali et d’être de bons citoyens », a-t-il indiqué. » Selon lui, la formation permettra, aussi, à ces 200 jeunes de faire un retour à la source, de connaître le kurukan fuga et de défendre la patrie. » Auparavant, le représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso Amzata S. Diarra avait souhaité la bienvenue aux participants. Il s’est réjoui de l’initiative avant d’évoquer l’importance de la formation pour les jeunes. L’hymne national a été entonné, constituant un temps fort de la cérémonie. MFD/MD (AMAP
L’explosion d’une moto piégée fait un mort entre la Commune de Douékire et Goundam
Goundam, 14 juil (AMAP) Un jeune conducteur de moto-taxi a trouvé la mort, vendredi, dans l’explosion d’une moto transformée en engin explosif, a appris l’AMAP sur place, ce weekend. Le drame s’est produit vers 15 heures, quand un chauffeur mécanicien, la trentaine, a sollicité un autre jeune, du même âge, conducteur de moto-taxi, pour l’accompagner pour dépanner un véhicule, sur la Route nationale (RN33), en face de Douékire, selon nos sources. Le chauffeur mécanicien a informé son camarade qu’une moto neuve est abandonnée, avec quelques emballages plastiques, quelque part, sous un arbre, à la bifurcation de la route de Douekiré, entre Goundam-Tombouctou. Il lui a proposé d’aller chercher l’engin, ignorant qu’il était piégé. Sur les lieux, selon les proches du chauffeur mécanicien, le conducteur de moto-taxi s’est approché de l’engin, pendant que le mécanicien est parti pour le dépannage. Toujours, selon les mêmes sources, à peine a-t-il démarré la moto que l’explosion survient et l’horreur avec. Le mécanicien, non loin du lieu de l’explosion, affirme avoir perdu la raison sur l’instant en rason du bruit de la déflagration. Les oreilles bourdonnant, sans arriver à prononcer un mot, il a été ramené en ville par un véhicule de transport qui passait par là. Et ses parents ont été alertés. Après investigations, la victime de l’explosion a été identifiée puis ses parents informés. La ville de Goundam reste sous le choc. Les poses d’engins piégés ou de mines anti-personnelles ont fait beaucoup de victimes, ces derniers temps, en plusieurs endroits, entre Niafunké, Tonka, Goundam, Tombouctou (Nord). Les présumés poseurs de ces engins explosifs, les terroristes, sont harcelés par les Forces armées maliennes (FAMa), à travers tout le Cercle. Ils ont choisi cette pratique qui reste leur seule option. Dans la plupart des cas, les FAMa, au cours des patrouilles, désamorcent les mines posées aussi bien que les engins piégés. Cependant, les populations ont appris à se méfier de tout engin suspect abandonné, à la suite des campagnes sensibilisation par les autorités communales, coutumières et religieuses aussi bien que le bureau du Conseil communal des jeunes. Cette sensibilisation touche à tous les domaines dont la consommation des stupéfiants qui devient préoccupante dans le Cercle de Goundam. Une enquête est en cours, pour comprendre davantage les circonstances de cet incident très douloureux AMAP
Refondation de l’Etat : Les Jeunes des Régions de Kayes, Kita et Nioro « à l’Ecole de la citoyenneté »
Kayes, 13 juil (AMAP) Les jeunes des Régions de Kayes, Kita et Nioro (Ouest) participent depuis le 11 juillet 2025, à Kayes, à une session de formation de 10 jours intitulée « A l’Ecole de la Citoyenneté » destinée à renforcer les fondements du « Mali Kura », a constaté l’AMAP. Le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, a lancé officiellement, vendredi, les travaux de ce cadre de concertation organisé par le ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction Civique et de la Construction citoyenne, porteur d’espoir et de renouveau. Selon le général Moussa Soumaré, « ce cadre de concertation répond aux besoins cruciaux de renforcement du civisme, du vivre ensemble et de la participation active des jeunes à la vie de la nation. » Dans le cadre de la refondation du Mali, les autorités de la Transition ont entrepris de nombreux chantiers de réformes dans différents domaines. Parmi ceux-ci, celui des ressources humaines occupe une place importante. Cela s’explique par le fait qu’un nouveau Mali ne peut se bâtir sans un certain nombre de changements de comportement et de mentalité au sein de nos sociétés. C’est ainsi que le ministère en charge de l’instruction civique et de la construction citoyenne met un certain nombre de programmes en œuvre parmi lesquels « A l’Ecole de la Citoyenneté » dont les trois premières cohortes ont eu lieu à Bamako. La quatrième cohorte a été élargie à certaines régions du Mali, dont Kayes, afin de permettre la participation de plus de jeunes. Le gouverneur de la Région de Kayes a cité le général d’armée Assimi Goïta qui, lors d’une réception à Koulouba (Bamako), s’était adressé aux jeunes en ces termes : « Si j’échoue, c’est toute la jeunesse qui aura échoué ». « A travers votre engagement dans ce programme, vous devenez des acteurs majeurs du changement, les ambassadeurs de la citoyenneté responsable, et les garants des valeurs de paix, de respect, de solidarité et de patriotisme dans vos communautés respectives », a affirmé le général de brigade Moussa Soumaré. Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, sociaux et économiques, le Mali a besoin de citoyens conscients,engagés et solidaires. « Être citoyen ce n’est pas seulement jouir des droits : c’est, aussi et surtout, accepter les devoirs qui en découlent : respecter les lois, protéger les biens publics, participer au développement local, cultiver la tolérance et aimer sa patrie », a-t-il expliqué. Pour lui, ce programme est une école de la conscience collective, du débat constructif, de l’initiation à la démocratie et à la culture de la paix. Conscient du fait qu’il n’y a pas de changement sans les différentes composantes de notre société, y compris les jeunes, les femmes et les autorités, le président du Conseil régional de la Jeunesse de Kayes, Adama Sangaré, a demandé aux apprenants de bien suivre et comprendre les communications des formateurs afin de faciliter, selon lui, l’atteinte des objectifs. BMS/MD (AMAP)
Les nouvelles cartes administratives du Mali et de la Région de Koulikoro remises au gouverneur
Koulikoro, 09 juil (AMAP) Deux cent cartes du Mali et 100 de la Région de Koulikoro ont été remises au gouverneur de la Région, le colonel Lamine Kapory Sanogo, par le président du Conseil régional, Abdoulaye Diakité, lors d’une cérémonie, mercredi dernier, dans la salle de conférence du gouvernorat, sous la présidence du chef de l’Exécutif régional, a constaté l’AMAP sur place. « Cet événement marque un pas important dans la réorganisation administrative et territoriale qui vise, non seulement à rapprocher l’administration des administrés mais, également, à l’adapter à la nouvelle répartition géographique du pays », a déclaré le gouverneur, Lamine Kapory Sanogo. Le Mali compte désormais 19 régions et 1 district,159 cercles 466 arrondissements 819 communes et environ 12 712 villages pendant que la Région de Koulikoro a été redimensionnée et a perdu les anciens cercles de Dïoila et Nara. Elle compte, à partir de ce nouveau découpage, 8 cercles, 29 arrondissements, 61 Communes. Le gouverneur a également indiqué que « ces nouvelles données nous permettent de mieux adapter nos politiques publiques et nos actions aux réalités locales tout en rapprochant les services administratifs aux citoyens. » Le colonel Sanogo a fait savoir que c’est « aussi un outil indispensable qui sera mis à la disposition des administrations publiques, parapubliques, des services privés et des chercheurs pour faciliter leur planification et leur prise de décision. » « Ces cartes sont destinées à l’administration régionale et aux collectivités pour garantir une diffusion complète et une meilleure connaissance de notre nouvelle réorganisation territoriale. Il ne s’agit pas seulement d’un simple transfert cartographique. Ces cartes sont des instruments puissants qui favorisent la planification, la gestion des ressources et le développement de projets au bénéfice de nos concitoyens », a relevé le chef de l’Exécution régional En présence des chefs de services régionaux, des représentants des Forces de défense et de sécurité, des notabilités et de la Société civile, le gouverneur a adressé ses remerciemets au Conseil régional pour ce « geste de solidarité et de patriotisme. » AD/MD (AMAP)
Ségou : les jeunes à l’école de la citoyenneté
Ségou, 13 juil (AMAP) Le gouverneur de la Région de Ségou (Centre), le Commissaire général de brigade de police, Soulaïmane Traoré, a présidé, vendredi r, dans la salle de conférence de la Chambre des métiers de Ségou, le lancement des activités de la 4ème cohorte du programme dénommé : « À l’école de la citoyenneté. » Cette session de 10 jours, regroupe des jeunes des Régions de Ségou et San et vise à renforcer leurs compétences sur les valeurs fondamentales de la citoyenneté. Pour la 2ème adjointe au maire de la Commune urbaine de Ségou, Mme Doucouré Mariam Diallo, la citoyenneté ne se limite pas à un statut juridique. « C’est un engagement, un comportement et une conscience active au service de la communauté, du vivre-ensemble, du respect des lois, de la participation à la vie publique, et surtout, de la construction d’une société juste, équitable et solidaire », a fait savoir Mme Doucouré. Elle a ajouté que ce programme ambitionne de former une génération de citoyens responsables, conscients de leurs droits, mais aussi de leurs devoirs. Selon le gouverneur de la Région de Ségou, cette initiative se présente comme une réponse audacieuse, une arme pacifique et stratégique dans le chantier immense de la refondation nationale. « Ce programme n’est pas une simple formation : c’est un creuset de renaissance citoyenne, un laboratoire de conscience collective et un espace de réarmement moral et patriotique », a dit le gouverneur Traoré. « Il est l’école où s’apprend le sens du sacrifice, où se forgent l’honneur et la dignité nationale, où se transmettent le respect des institutions, l’unité nationale et l’amour du bien commun », a souligné Souleymane Traoré. Il a exhorté les jeunes à se surpasser, à défier leurs propres limites et à faire preuve de rigueur, de courage, de discipline et de détermination. « Que cette formation de dix jours soit un déclic, un engagement à vie pour le Mali et l’Afrique », a-t-il déclaré. L’événement s’est tenu en présence, outre, du préfet du cercle, Daouda Diarra, de la 2ème adjointe au maire de la Commune urbaine de Ségou mais, aussi, du directeur régional de la jeunesse et des sports, Sofiane Attaher Maïga. AP/MD (AMAP)
Sikasso (Sud) : Campagne agricole 2024-2025, de mai à septembre, les récoltes en octobre et novembre
Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 13 juil (AMAP) La campagne agricole a démarré, dans la Région de Sikasso (Sud), en fin mai et s’étendra jusqu’en fin septembre, pour des récoltes prévues en octobre et novembre, a annoncé le chargé des statistiques, suivi-évaluation et communication de la Direction régionale de l’agriculture (DRA), Ousmane Dembélé. Dans un entretien avec l’AMAP, M. Dembélé a précisé : « L’objectif d’emblavure en céréales est de 661 562 ha dont 572 942 ha en céréales sèches et 88 620 ha en riz dans la Région. » Les producteurs sont au four et au moulin. L’encadrement ne ménage aucun effort pour la réussite de la campagne pour réaliser cet objectif. A cet effet, M. le technicien soutient que le dispositif d’encadrement est à pied d’œuvre pour fournir l’appui-conseil nécessaire aux producteurs en vue d’atteindre les objectifs de production de la campagne agricole. Sur le registre de la répartition de la pluviométrie, Ousmane Dembélé soutient que la campagne agricole 2025 a connu « une pluviométrie précoce mais mal repartie dans l’espace pendant le mois de juin dans certaines localités de la Région de Sikasso. » A la date du 30 juin 2025, les cumuls étaient de : (275 mm en 19 jours contre 237,1 mm en 27 jours lors de la campagne 2024 et une moyenne interannuelle de 253,4 mm à Sikasso central) et (199,1 mm en 22 jours en 2025 contre 298,5 mm en 24 jours en 2024). S’agissant de la subvention de l’engrais, il soutient que la mise en place de 3249 T d’engrais est en cours dans le cadre du Projet de développement, de la productivité et de diversification agricole dans les zones arides et semis arides du Mali (PDAZAM). A cela s’ajoute les 188T d’engrais du Projet d’urgence de production et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PUPSAN). Cette quantité est destinée aux communes d’intervention du projet dans la Région de Sikasso. « L’engrais est cédé aux producteurs au prix de la subvention soit 14 000 Fcfa le sac de 50 Kg auprès de la commission de réception et de distribution créée dans chaque commune bénéficiaire et composée du secteur de l’Agriculture, de la chambre d’Agriculture et de la mairie », révèle-t-il, avant d’ajouter que ces engrais constituent un appui important de l’Etat en faveur des producteurs. Par ailleurs, le chargé des statistiques, suivi-évaluation et communication de la DRA appelle les producteurs à suivre les conseils de l’encadrement et appliquer les bonnes pratiques agricoles afin d’intensifier les productions. « Les premières réalisations des emblavures doivent être bien désherbées avant de bénéficier les doses recommandées de fertilisants. Les semis en cours doivent prendre en compte les spécificités variétales… », précise-t-il. Et de renchérir que le marché des intrants agricoles continue à être approvisionné. Quant au président de la Chambre régionale d’agriculture (également producteur), Abdoulaye Bamba, il a mis un accent particulier sur la gestion des inondations en période hivernale. Pour ce faire, il a prodigué des conseils judicieux aux producteurs. Ceux-ci, selon lui, « doivent prioriser les cultures qui conviennent dans les zones inondables notamment le riz. » Il faut faire des barrages en terre pour sécuriser les champs. S’agissant des difficultés des producteurs de Sikasso, le président de la Chambre régionale d’agriculture a souligné, notamment, « le retard du paiement des productions de la filière coton, le retard dans la mise en place des intrants agricoles et l’insuffisance de la mise en place de la subvention en engrais dans certaines communes de la Région. » S’y ajoute l’insécurité. « Cela ne nous empêche pas de cultiver mais, on travaille la peur au ventre », confie-t-il. Pour le bon déroulement de la campagne agricole 2025, Abdoulaye Bamba a invité d’une part, les producteurs à privilégier le calendrier agricole, à toujours tenir compte de la pluviométrie et, d’autre part, le gouvernement à multiplier les appuis techniques et particulièrement ceux en intrants agricoles. Les prévisions climatiques pour le reste de la saison (juillet-septembre 2025) de Sikasso sont claires. En termes de phénomènes extrêmes, quelques épisodes de fortes pluies orageuses sont attendus, pouvant provoquer des ruissellements rapides, des pertes de sols et inondations localisées, des dégâts sur les jeunes plants ou récolte précoces. Selon le coordonnateur de la station météo de Sikasso, Salif Diabaté, les cultures bien positionnées sont notamment le maïs, le sorgho, le mil, le riz et le coton. « Ces cultures bénéficient des conditions globalement favorables pour la croissance », a-t-il précisé. Par ailleurs, seuls les producteurs des zones basses ou irriguées peuvent envisager des cultures de décrue (riz de bas-fond et légumes). Comme risques, les producteurs pourront faire face à des attaques accrues de ravageurs et maladies (chenilles légionnaires et mildiou) dues aux périodes humides prolongées. Et aussi le risque de saturation hydrique dans les sols mal drainés et une fin de saison anticipée. Toute chose qui pourrait perturber le développement des cultures à cycle long non encore semées ou mal suivies. Salif Diabaté a invité « les producteurs à suivre les bulletins de la météo et agro-hydro-climatiques hebdomadaire, à privilégier les cultures et variétés à cycle moyen pour éviter les pertes en cas de fin précoce et à anticiper les périodes de récolte entre les grandes pluies pour éviter la pourriture des plants. » A son avis, il est également pertinent, d’envisager la diversification des cultures vivrières pour assurer la résilience. « La saison 2025 est globalement favorable à Sikasso. Les producteurs doivent rester vigilants face aux excès d’eau, à une fin de saison anticipée, à la chaleur entre les pluies… », conclut-il. MFD/MD (AMAP)
Mali : Pluies et orages prévus dans plusieurs régions ce 12 juillet 2025 (Agence Mali-Méteo)
Bamako, 12 juillet (AMAP) – L’Agence Mali-Météo, sous l’égide du ministère des Transports et des Infrastructures, annonce des orages accompagnés de pluies dans la Région de Douentza (Centre), avec une extension prévue à d’autres régions ce samedi 12 juillet 2025, a indiqué un communiqué du ministère. « Ces conditions météorologiques toucheront dès la fin d’après-midi les régions de Tombouctou, Mopti, Bandiagara, San et Koutiala », a précisé Mali-Météo. Selon le communiqué, des précipitations sont également attendues dans la nuit du 12 juillet dans le District de Bamako ainsi que dans les Régions de Nara, Nioro, Kayes (Ouest), Ségou (Centre), Sikasso (Sud), Koulikoro, Dioila et Kita (Ouest). L’Agence Mali-Météo appelle les populations de ces zones à prendre les précautions nécessaires face à ces conditions météorologiques. OS/MD (AMAP)
Inspection des services de sécurité et de la Protection civile : Le siège doté d’un 3ème étage
Bamako, 11 juil (AMAP) Le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, Oumar Sogoba, a présidé, ce vendredi 11 juillet, à Bamako, la cérémonie de réception des nouveaux bureaux du 3ème étage de l’Inspection des services de sécurité et de la Protection civile, a constaté l’AMAP. Le siège de l’inspection des services de sécurité et de la Protection civile, fruit de la bonne collaboration entre le Mali et la mission européenne Eucap-Sahel, a été financé à hauteur de 180 millions de Fcfa par Eucap-Sahel au Mali. Il comporte désormais trois étages avec 7 bureaux supplémentaires avec toilettes, 2 dortoirs avec toilettes, un magasin, 2 toilettes ouvrant sur le hall, une bibliothèque et un ascenseur d’une capacité de huit personnes. Selon M. Oumar Sogoba, c’est « un bel exemple de partenariat et de confiance réciproque qui augure de lendemains porteurs d’espoirs. »« Le partenaire européen a équipé tous les bureaux en mobiliers et en matériels informatiques», a apprécié Oumar Sogoba. Le chef de mission de Eucap-Sahel au Mali, Peter Grawbow Kolding, a salué la bonne collaboration dans un climat de confiance, marqué par l’intensification des activités conjointes. De son côté, l’inspecteur des services de sécurité et de la protection civile, le contrôleur général de Brigade de police, Moussa Boubacar Mariko, a noté que c’est « un cadre, désormais idéal, permettant de mener à bien » leur mission. Il a promis « un bon usage du joyau. » OD/MD (AMAP)
Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma : l’institution désormais intégrée à l’AES
Bamako, 11 juil (AMAP) L’Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma (ALG) est, désormais, transformée en Agence d’exécution des projets et programmes de développement de la Confédération des Etats du Sahel (Confédération AES), a appris vendredi l’AMAP à Bamako, de source officielle. Le communiqué final de la 8è session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de l’ALG, tenue ce vendredi 11 juillet, par visio-conférence, signale que les Chefs d’Etats ont décidé « de capitaliser et de valoriser les acquis de l’ALG au bénéfice de l’AES, en matière de développement. » Le général d’Armée Assimi Goïta du Mali, président de la Transition, Président de la Confédération de l’AES, le général d´armée Aboudourahamane Tiani du Niger, par ailleurs Président en exercice de l’ALG, et le capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso, ont ainsi officialisé la transformation de l’ALG en Agence d’exécution des projets et programmes de développement de la Confédération. « Pour ce faire, la nouvelle Agence d’exécution mettra en œuvre les projets et programmes, selon les orientations et sous la conduite du Conseil des ministres de la Confédération », précise le communiqué. Par conséquent, poursuit le texte, les Chefs d’Etat ont convenus « de donner mandat au Président en exercice de nommer un administrateur provisoire chargé d’assurer le passage de l’ALG en une Agence d’exécution des projets et programmes de développement de la Confédération AES. » Ils ont, également, instruit les ministres en charge de l’ALG à effectuer un audit préalable de l’institution et à prendre toutes les dispositions en vue de mettre en œuvre sa transformation, avant le 31 décembre prochain. Il ressort du communiqué que les chefs d’Etat de l’ALG « ont passé en revue le contexte géopolitique de la sous-région ouest africaine et examiné la situation sécuritaire dans les Etats du Liptako-Gourma. » Ils se sont, également, « félicités des actions que mènent individuellement et collectivement les Etats membres dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, ayant notamment permis un retour progressif de l’Administration et des personnes déplacées internes dans leurs localités. » Ils ont salué les approches de développement intégré et de proximité développées par l’ALG depuis sa création en 1970. BD/MD (AMAP)

