Ségou : La pisciculture suscite l’espoir d’une autosuffisance en poisson

Par Mamadou SY Ségou, 18 mai (AMAP) Face à la baisse de la quantité de poissons pêchés dans les lacs, fleuves et barrages, de plus en plus de personnes s’investissent dans la pisciculture afin de répondre à la forte demande des consommateurs. À Ségou, la pisciculture portée par des particuliers connaît un essor prometteur. Levier essentiel de création d’emplois et de développement, ce secteur suscite l’espoir d’une autosuffisance en protéines animales. Cependant, malgré ses atouts, cette activité qui se pratique en milieu naturel ou avec un bassin artificiel se heurte à plusieurs contraintes. Issu de la toute première promotion de l’Université de Ségou en agroéconomie, Mamoutou dit Djamba Sissoko est le promoteur de «Kanyela-Agri». Cette entreprise évolue dans la pisciculture et le maraîchage depuis 2020. Nous l’avons rencontré en ce mercredi 7 mai en plein travail sur son champ situé au quartier Angoulême. C’est avec beaucoup de passion que Mamoutou Sissoko s’investit dans cette activité rythmée au quotidien par  l’alimentation de ses poissons, le contrôle de la qualité de l’eau ainsi que l’entretien des cultures maraîchères.  D’un seul bac hors sol au départ, il en compte aujourd’hui 4, grâce au soutien du projet «Jègè ni Jaba» et 2 étangs piscicoles contenant 600 tilapias et 500 clarias. Le jeune Sissoko met en valeur les déchets organiques produits par les poissons pour fertiliser ses plantes et parvient à tirer son épingle du jeu dans cette activité en générant un chiffre d’affaires d’au moins 500.000 Fcfa avec ses 4 bacs hors sol. Cependant, souligne-t-il, l’envolée des prix des aliments poissons constitue une contrainte majeure pour bon nombre de pisciculteurs. À titre d’illustration, il évoque le sac de 20 kg qui coûte actuellement 28.000 Fcfa contre 16.000 Fca et 40.000 Fcfa pour certaines variétés. Le fondateur de «Kanyela-Agri» estime qu’avec ses 4 bacs hors sol, il doit acheter chaque semaine au moins 20 kg d’aliments pour nourrir ses poissons et cela ne représente que le minimum nécessaire. Notre jeune entrepreneur déplore le fait que les aliments produits localement ne sont pas suffisamment riches pour permettre une bonne croissance des poissons qui atteignent à peine 700 g en 6 mois. En revanche, dira-t-il, avec des aliments importés, on peut obtenir des poissons de plus de 1 kg en 4 mois. Mamoutou Sissoko lance un appel à l’État et à ses partenaires afin de mettre en place une usine de production d’aliments de poissons de qualité, avant de prôner une meilleure structuration des acteurs concernés et une qualité optimale des intrants subventionnés. Évoluant dans la production d’alevins et le grossissement de poissons, la ferme piscicole «Kosso» de Madou Diarra (31 ans), propose des services de formation et d’accompagnement aux pisciculteurs. Après l’obtention de son baccalauréat, Madou Diarra réussit le concours d’entrée au Centre de formation pratique en aquaculture de Molodo. Deux ans plus tard, il en sort diplômé en tant qu’agent technique. Après un passage à l’Institut d’économie rurale (IER) de Mopti en tant que superviseur de souches, il décide de lancer sa propre entreprise en 2021. «Avec la disparition de certaines espèces de poissons, il y a un véritable engouement pour la pisciculture. Nombreuses sont les personnes qui souhaitent se lancer dans ce secteur», note Madou Diarra. Pour les soutenir, une formation sur les fondamentaux de la pisciculture a été développée au sein de sa ferme. Elle attire des participants aux profils variés, avec une forte présence des jeunes. D’après notre interlocuteur, la pisciculture permet de consommer directement ce que l’on produit, tout en réduisant les importations de poissons. Le responsable de la ferme piscicole «Kosso», souligne qu’avec seulement 300.000 Fcfa, on peut démarrer la pisciculture à petite échelle. Ce budget permet d’acquérir un bac hors sol de 1 m3, 105 alevins, ainsi que plusieurs sacs d’aliments. Madou Diarra déplore le fait que les aliments importés restent coûteux et l’absence de spécialistes qualifiés en pathologie piscicole. À l’avenir, il souhaite que les consommateurs privilégient la production nationale, et que les pisciculteurs puissent répondre à la demande des consommateurs. Mahamadou Kané, un autre pisciculteur ambitionne de réduire la problématique de l’accès à des intrants piscicoles à travers une production d’alevins de qualité en quantité suffisante et à des prix abordables. L’objectif est de permettre aux acteurs d’accroître leur production. Tirant cette passion de son père, Mahamadou Kané produit aussi des aliments flottants. Avec près de 20 ans d’expériences dans le secteur, la ferme familiale située à Banankoro, s’étend sur 5 hectares. Elle comprend un étang, 16 bassins et une écloserie d’une capacité de production de 100.000 alevins clarias par an. Ce n’est pas tout, le riz est produit sur place, et l’eau provenant de la pisciculture est réutilisée pour irriguer les champs. Des agrumes, melons et pastèques y poussent à profusion. Même si la pisciculture n’a pas autant de notoriété que l’aviculture, elle reste une activité très lucrative. Mahamadou Kané a révélé qu’en plus de disposer de la souche adéquate, le Mali possède un nombre important d’écloseries pour la production d’alevins, ainsi que des producteurs d’intrants piscicoles et d’aliments pour poissons. Autant d’atouts que l’État, avec l’appui de ses partenaires, doit saisir pour encourager les citoyens à se tourner vers la pisciculture qui est non seulement une activité rentable, mais aussi un levier de développement. MS/MD (AMAP)   Baréma Koïta, chef du secteur pêche de Ségou : «Il faut favoriser l’accès aux intrants de qualité  à un prix raisonnable» Par Mamadou SY Ségou, 18 mai (AMAP) Le service de la pêche a pour rôle l’appui conseil, et le contrôle de la réglementation en vigueur. Selon Baréma Koïta, chef du secteur pêche de Ségou, la pisciculture en tant que technique d’élevage de poisson a vu le jour au Mali par l’initiation d’une petite station piscicole expérimentale dans la Région de San. La convention de financement l’instituant a été signée en novembre 1979 entre le gouvernement de notre pays et celui des États-Unis avec l’appui de l’USAID. C’est ainsi qu’une antenne de vulgarisation a été créée à Niono, dans la zone Office du Niger, en raison de la disponibilité en eau et

Kayes : Marche contre la fraude et les fuites de sujets lors des examens

Kayes, 18 mai (AMAP). L’Académie d’enseignement (AE) de Kayes a organisé, samedi, au Stade Abdoulaye Makoro Sissoko une grande marche contre la fraude et la fuite des sujets lors des examens, répondant aux préoccupations des autorités administratives et scolaires de la Région de Kayes d’instaurer la culture de l’excellence à l’école. Cette activité a été initiée par le ministère de l’Education nationale pour sensibiliser les acteurs de l’école sur les méfaits de ces fléaux sur la qualité de l’Education. La marche a enregistré une forte participation des élèves et des enseignants, dont certains sont arrivés au stade à 6 heures du matin. On notait également la présence de membres des Comités de gestion scolairesn(CGS), de responsables de Centres d’animation pédagogique (CAP), de Directeurs d’écoles, parmi tant d’autres. L’activité a été marquée par des séances d’éducation physique ou gymnastiques afin de permettre aux participants de se détendre. « Nous avons marché contre la fraude et les fuites de sujets. Les élèves sont en première position. Tous les acteurs et partenaires de l’école sont là. Ils sont venus pour renouveler leur engagement. La fraude tue l’excellence dans les écoles, notamment dans les classes d’examen », a expliqué le directeur de l’AE de Kayes, Mahamadou Djibril Kéïta, à la fin de la marche. La veille, l’AE avait bouclé une série de rencontres avec ceux qui sont concernés par les examens. BMS/MD (AMAP)|

Diéma : L’ambulance médicalisée du Centre de santé enlevée puis retrouvée (Service de sécurité)

Diéma, 18 mai (AMAP) L’ambulance médicalisée du Centre de santé de référence de Diéma,  (CSRéf) enlevée, dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 mai 2025, aux environs de 23  heures,  a été retrouvée, les roues crevées, dans la matinée, près du village de Binoufissiré, Cercle de Troungoumbé, dans la Région de Nioro (Ouest), ont indiqué les services de sécurité, Cette ambulance offerte par les œuvres sociales du président de Transition, le général d’Armée Assimi GOITA, avait été dérobée par un individu habitué des lieux, qui logeait non loin du CSRÉF. Comme rapporté, le véhicule rentrait d’une évacuation sanitaire, du Centre de santé communautaire (CSCom) de Diangounté Camara, sur la route de Kayes, à 35 km de Diéma. A son arrivée au CSRÉF, vers 23 heures, le chauffeur a garé la voiture devant la maternité, comme à l’accoutumée, le moteur en marche, pour transporter la parturiente, à l’aide d’un chariot, dans une salle. Le voleur en a profité pour prendre la place du chauffeur et foncer vers le village de Dampa, situé à 8 km de Diéma, avant de disparaître dans la nature. Le commandant de la Brigade territoriale de Diéma, Abdoulaye Amadou Diarra, et ses éléments, ont entrepris des recherches et traquent le malfrat. Ce qui leur avait permis de localiser le véhicule ce matin, dans les envrons de Koréra, dans la région de Nioro. Quant au maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye SIssako, il compte convoquer une réunion d’urgence sur de l’affaire. OB/MD (AMAP)  

Baréma Koïta, chef du secteur pêche de Ségou : «Il faut favoriser l’accès aux intrants de qualité  à un prix raisonnable»

Par Mamadou SY Ségou, 18 mai (AMAP) Le service de la pêche a pour rôle l’appui conseil, et le contrôle de la réglementation en vigueur. Selon Baréma Koïta, chef du secteur pêche de Ségou, la pisciculture en tant que technique d’élevage de poisson a vu le jour au Mali par l’initiation d’une petite station piscicole expérimentale dans la Région de San. La convention de financement l’instituant a été signée en novembre 1979 entre le gouvernement de notre pays et celui des États-Unis avec l’appui de l’USAID. C’est ainsi qu’une antenne de vulgarisation a été créée à Niono, dans la zone Office du Niger, en raison de la disponibilité en eau et des sous-produits agroalimentaires. Depuis, une multitude de techniques dont la rizipisciculture et la pisciculture en cage ont été testées et adaptées en milieu rural, a-t-il rappelé. Concernant les infrastructures piscicoles, le Cercle de Ségou compte actuellement 131 étangs et 115 bacs hors sol et 2 cages flottantes. La rizipisciculture combinant la culture du riz et l’élevage de poissons, couvre une superficie de 7.500 m2, tandis que les mares sont au nombre de 31 et s’étendent sur 51,68 hectares, a détaillé Baréma Koïta. Les performances enregistrées ces dernières années se situent au niveau des cages flottantes et bacs hors sols. Pour une cage flottante de 144 m3 la production obtenue a été de 2.624 kg pour 10.000 alevins. Quant au bac hors sol de 10 m3 avec 1.000 poissons, il a permis de récolter 369 kg, a souligné le chef du secteur pêche de Ségou. Les tilapias nilotica (Ntèbèfing) et les clarias gariepinus (Manogo) sont les deux espèces ayant fait l’objet d’études positives en ce qui concerne la pisciculture dans notre pays.  Parmi les initiatives en cours pour soutenir la pisciculture à Ségou, figurent le Projet de restauration des terres dégradées (PRTD), celui de l’appui à l’amélioration des moyens d’existence durable d’atténuation et d’adaptation des communautés de pêche face aux changements climatiques et Jègè ni Jaba (JNJ), a fait savoir Baréma Koïta. S’exprimant sur les difficultés, le chef du secteur pêche de Ségou dira que l’acquisition des intrants par les producteurs demeure une préoccupation. En outre, sa structure ne compte pas suffisamment d’agents pour couvrir tout le cercle et l’accès à certaines localités est entravé par l’insécurité grandissante. Le service de la pêche de Ségou fait également face à une insuffisance de moyen financier. Baréma Koïta pense que pour tirer profit de la pisciculture, il faut « favoriser l’accès aux intrants de qualité à un prix raisonnable, disposer d’une source d’eau permanente, suivre régulièrement l’entretien des infrastructures et sécuriser le dispositif contre le vol ». Parlant des défis et perspectives, il a évoqué la réduction du coût des intrants, l’aménagement des infrastructures piscicoles et le renforcement des capacités des producteurs. MS/MD (AMAP)

Ségou : Important don à 50% des sinistrés des inondations de 2025 de cinq Cercles

Ségou, 18 mai (AMAP) Environ 50 % des familles sinistrées des inondations de 2024, soit  6 335 ménages pour un total de 38 009 personnes, de cinq Cercles de la Région de Ségou (Centre) ont reçu, vendredi, un important don lors d’une opération lancée par le gouverneur de Ségou, le commissaire général de brigade de police Soulaïmane Traoré qui a présidé la cérémonie a constaté l’AMAP. Ces dons sont composés de 342 tonnes de riz, autant de mil, 760 tonnes de sucre, 38 tonnes de sel, 19.005 unités de couvertures, autant de moustiquaires, de nattes, des kits scolaires et 53 tentes dont la distribution s’est déroulée à l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) de Ségou. Ce geste s’inscrit dans le cadre du projet d’appui de la Banque mondiale et concerne les cinq cercles de Niono, Macina, Markala, Bla et Ségou En présence du maire de la Commune urbaine, Nouhoun Diarra, du conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur, Yamadou Keïta et du directeur régional du Développement social et de l’Économie solidaire, Dramane Coulibaly, la représentante des bénéficiaires, Awa Diakité, très touchée par cette solidarité a exprimé sa « gratitude aux plus hautes autorités du pays et à la Banque mondiale, avant de faire des bénédictions. » Quant au maire Nouhoun Diarra, il a salué cette initiative qui « permettra de renforcer la résilience des populations en cette période de crise. » De son côté, le gouverneur a déclaré que « l’année 2024 a été particulièrement éprouvante pour de nombreuses familles auxquelles des pluies torrentielles et des crues ont causé des pertes importantes. » « Face à cette tragédie, la solidarité nationale et internationale s’est manifestée avec force », a souligné Soulaïmane Traoré. D’après lui, cette aide représente « une bouffée d’oxygène qui contribuera à alléger les souffrances de nombreuses familles. » La cérémonie a été marquée par la remise symbolique de kits à 10 bénéficiaires et la visite des dépôts où sont stockés les vivres et articles non alimentaires. MS/MD (AMAP)

La Syrie remercie le Roi Mohammed VI pour la réouverture de l’ambassade du Maroc à Damas

Rabat, 18 mai (AMAP) Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad Al-Chaibani, a adressé, samedi, à Bagdad, au Roi Mohammed VI, les remerciements et la gratitude de son pays pour la décision royale de rouvrir l’ambassade du Maroc à Damas, tapporte Mahgreb Arab Presse (MAP). Il a qualifié les relations entre les deux pays de « très bonnes », exprimant le souhait de les renforcer, notamment sur les plans économique et de l’investissement. Cette décision a été réitérée par le ministre chérifien des Affaires ètrangères, Nasser Bourita, lors d’un entretien avec son homologue syrien, en marge du 34e Sommet arabe. La décision marocaine avait été annoncée par le Souverain marocain dans un discours adressé au 34e Sommet de la Ligue des États Arabes, qui a clos ses travaux samedi à Bagdad, soulignant que cette démarche visait à ouvrir de plus larges perspectives dans les relations historiques entre les deux pays et les deux peuples. Le Roi Mohammed VI a également réitéré son soutien au peuple syrien « dans sa quête de liberté, de sécurité et de stabilité », ainsi que son attachement à la préservation de « la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale de la Syrie ». Une délégation technique marocaine se rendra en Syrie la semaine prochaine pour préparer l’ouverture de l’ambassade. Damas enverra également une équipe à Rabat pour rouvrir son ambassade, marquant une volonté commune de relancer la coopération entre les deux pays. MD (AMAP)  

Le Système de riziculture intense : Une réponse stratégique à l’augmentation de la production rizicole au Mali

Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 18 mai (AMAP) Aliment de base incontournable, notamment en milieu urbain, le riz occupe une place prépondérante dans le régime alimentaire des Maliens. Il contribue à hauteur de 31 pour cent à la production nationale de céréales et représente environ hauteur de 5 % au produit intérieur brut (PIB) du pays. Le Mali se positionne, d’ailleurs, parmi les principaux producteurs de riz en Afrique. Pour la campagne 2023-2024, la production nationale est estimée à 3 024 000 tonnes, en légère progression par rapport aux 2 900 000 tonnes de la campagne précédente. Toutefois, en dépit de ce potentiel important et des efforts déployés, soutenus par l’engagement manifeste des plus hautes autorités, le pays continue d’importer une part significative du riz destiné à la consommation intérieure. Cette situation accentue le déséquilibre chronique de la balance commerciale. Face à cette dépendance préoccupante, le Système de riziculture intensive (SRI) se présente comme une alternative prometteuse. Cette approche innovante permettrait non seulement d’accroître les rendements du riz localement produit, mais également de réduire la dépendance aux importations. Conçu à Madagascar dans les années 1980, le SRI vise à améliorer la productivité par des changements dans les pratiques culturales plutôt que par une augmentation des intrants. Il repose notamment sur le repiquage de jeunes plants âgés de 8 à 10 jours, plantés individuellement avec un espacement large, une gestion parcimonieuse de l’eau, une aération régulière du sol par le désherbage mécanique et l’utilisation d’engrais organiques. Introduit au Mali en 2007 dans la région de Tombouctou par l’ONG Africare, le SRI a, par la suite, été étendu aux régions de Gao, Mopti (en zone maîtrisée), Sikasso (en zone pluviale), Ségou et Kayes. Cependant, malgré ses multiples bénéfices économiques, sociaux environnementaux les superficies cultivées selon cette méthode représentent à peine 2% des superficies rizicoles emblavées à l’échelle nationale, dans le cadre du Programme national de mise à l’échelle du SRI (PN-SRI), selon les statistiques présentée par le Mali lors du Forum régional sur la transformation des systèmes agricoles vers des modèles durables. Dans la région de Ségou (Centre), l’Office du Niger (ON) présente un potentiel important pour le SRI. Depuis 2017, cette méthode agricole est testée dans les sept zones de production de l’ON. D’année en année, l’Office est en train de multiplier les initiatives en vue d’une adoption à grande échelle. Auguste Drago, directeur de l’appui au monde rural de l’ON, indique que pour la campagne 2024-2025, 163 parcelles de démonstration ou champs écoles ont été mises en place, couvrant une superficie totale de 163 hectares. Au sein de ces parcelles, 2 735 producteurs ont été formés aux techniques du SRI, dont 1 500 l’ont effectivement adopté, soit un taux d’adoption de 55 %. Un chiffre significatif, que le directeur attribue à l’enthousiasme croissant des producteurs, stimulé par des campagnes de sensibilisation, des formations ciblées, l’implication des radios de proximité, ainsi que l’efficacité des démonstrations sur le terrain. Pour la campagne 2025-2026, l’ON prévoit de poursuivre ses efforts avec 137 nouvelles parcelles de démonstration, sur une superficie prévue de 229,15 hectares. L’objectif est de former 3 170 producteurs supplémentaires au SRI. L’Office Riz Ségou (ORS), dont l’expertise en matière de riziculture n’est plus à démontrer, expérimente le Système de Riziculture Intensive (SRI) depuis 2014. Cette méthode a connu un essor notable à partir de 2018 grâce au Projet Centre d’Innovations Vertes (CIV-GIZ), soutenu par la Coopération allemande. De 2018 à 2025, le nombre total de producteurs ayant bénéficié de cette approche s’élève à 5 607, pour une superficie totale d’adoption atteignant 3 760,75 hectares. Par ailleurs, 176 Champs Écoles Paysans (CEP) ont été mis en place dans le cadre de cette initiative. Selon le directeur de l’ORS, Amedé Kamaté le taux actuel d’adoption du SRI avoisine les 10 %. Il affirme que l’Office du Riz de Ségou demeure résolument engagé à poursuivre les actions de sensibilisation auprès des acteurs du secteur, dans le but de favoriser une adoption à grande échelle au cours des dix prochaines années. Pour la campagne agricole 2025-2026, une superficie de 1 100 hectares est prévue pour la mise en œuvre du SRI, tandis que 1 200 hectares sont planifiés pour la campagne suivante, en 2026-2027. Pour sa part, la cheffe de division conseil et vulgarisation agricole auprès de la directeur régionale de l’agriculture de Ségou, Dao Rokia Coulibaly rappelle que le SRI constitue l’un des axes majeurs de la stratégie de vulgarisation agricole actuelle. « La Direction nationale de l’agriculture souhaite faire un programme d’envergure, accessible à l’ensemble des producteurs. Une étude environnementale et sociale a d’ailleurs été réalisée à cet effet » a-t-elle précisé tout en soulignant que les efforts se poursuivent. DÉFIS – Toutefois, le taux d’adoption du SRI demeure relativement faible. Les acteurs attribuent cette situation à plusieurs difficultés notamment l’insuffisance de financement de l’Etat, les défis liés à la recherche, le manque d’équipements adaptés aux différentes étapes de la culture ; l’absence de formation continue, faible disponibilité tant en quantité et qu’en qualité de fumure organique ainsi que le déficit  en personnel et en moyens opérationnels au sein des structures d’encadrements. A cela s’ajoutent un déficit de sensibilisation et de communication ainsi que la pénibilité du travail notamment les opérations de repiquage qui requièrent une grande minutie. Malgré ces nombreux défis certaines productrices et producteurs  s’illustrent par leur engagement en faveur du Système de Riziculture Intensive (SRI). C’est le cas de Moussokoro Dembélé productrice de riz dans la zone de Molodo. Elle expérimente la méthode depuis 6 ans. « Depuis que j’ai adopté cette méthode de culture de riz, je ne suis plus revenue en arrière. Car elle est extrêmement rentable. J’ai commencé avec 0,20 hectare, aujourd’hui je suis à 1,20 hectare » confie-t-elle. Elle souligne le SRI présente de multiples tant en termes de rendement que d’économie d’eau et de semences. « les rendements sont très élevés. Depuis mes débuts, je n’ai jamais connu d’échec. La qualité du riz est telle que mes clients réservent leurs commandes avant même la récolte » affirme-t-elle avec fierté. Bakary

Tenue des travaux du Sommet arabe à Bagdad, en Irak

Bagdad, 17 mai (AMAP) Les travaux de la 34e session ordinaire du Sommet arabe ont débuté officiellement aujourd’hui, samedi, dans la capitale irakiennBagdad, en présence des dirigeants et chefs d’État arabes, rapporte l’agence d’information de l’Organisation de la coopération islamique (UNA/INA Les Secrétaires généraux des Nations Unies, de la Ligue des États arabes, de l’Organisation de la coopération islamique et du Conseil de coopération du Golfe, en plus de dizaines d’invités venus des pays arabes, de l’Union européenne et d’organisations internationales, ont aussi pris part à cette session. Le Palais du gouvernement à Bagdad accueille ce 34e Sommet arabe, où la délégation du Royaume de Bahreïn, qui a présidé le précédent sommet, a prononcé un discours avant de passer le flambeau à l’Irak, qui assure la présidence de la session actuelle. Le discours du Secrétaire général de la Ligue des États arabes, Ahmed Aboul Gheit, a suivi, puis les discours des invités de marque et des interventions des présidents, rois et émirs, dirigeants des pays arabes participant au sommet. Selon le programme consulté par (INA), une deuxième session principale du 5e Sommet arabe pour le développement se tiendra également, commençant par le discours du Liban, qui a présidé le précédent sommet de développement, avant de céder la présidence et la parole à l’Irak, président de la session actuelle. Cela sera suivi par le discours du Secrétaire général de la Ligue des États arabes, puis par les interventions des délégations arabes. Les travaux du Sommet arabe se sont clôturés dans l’après-midi par une troisième session publique, au cours de laquelle a été adopté le « Déclaration de Bagdad » relative aux deux sommets, ordinaire et de développement. Ensuite, le discours de clôture a été prononcé par la présidence de la conférence, suivi du discours du pays hôte du prochain 35e sommet. L’événement s’est terminé par une conférence de presse conjointe tenue par le ministre des Affaires étrangères Fouad Hussein et le Secrétaire général de la Ligue des États arabes. MD (AMAP)

Nouveau PDG de la CMDT : Kouloumégué Dembélé prend les rênes

Bamako, 17 mai (AMAP) Le président de la Transition et Chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta, a nommé par décret en date du 16 mai 2025, Kouloumégué Dembélé au poste d’Administrateur Directeur général de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT). Il succède ainsi à Mamadou Moustapha Diarra, après dix mois à la tête de cette importante entreprise publique. Cette décision, entérinée en Conseil des ministres, jeudi, s’inscrit dans le cadre de la volonté des autorités de renforcer les piliers stratégiques du développement économique du Mali, indique-t-on. Enseignant-chercheur de carrière à l’Institut polytechnique rural de formation et de recherche appliquée (IPR/IFRA) de Katibougou, M. Dembélé est fin connaisseur du monde rural et agricole. Originaire de la Commune de Nafanga, dans le Cercle de Koutiala – cœur battant de la culture cotonnière malienne – il est appelé à impulser un nouveau souffle à la CMDT, dans un contexte marqué par de nombreux défis. Sa mission s’annonce capitale : assurer la cohésion au sein de l’entreprise, sauver la campagne cotonnière en cours et maintenir la place du Mali parmi les leaders africains du coton. Son arrivée intervient à un moment crucial, où la CMDT doit moderniser ses pratiques pour faire face aux effets du changement climatique et à une concurrence régionale de plus en plus accrue. MD (AMAP)

Mali : Le gouvernement poursuit Barrick Mining pour la mise sous administration provisoire de la mine de Loulo-Gounkoto

Bamako, 16 mai (AMAP) Le gouvernement malien a engagé une action en justice contre la compagnie minière canadienne Barrick Mining devant le Tribunal de commerce de Bamako, réclamant la mise sous administration provisoire du complexe minier d’or de Loulo-Gounkoto. Lors d’une audience privée tenue jeudi, les autorités maliennes ont demandé la nomination d’un administrateur provisoire pour reprendre les activités de la mine, suspendues depuis janvier 2025. Ce litige, marqué par des tensions croissantes, fait suite à l’adoption d’un nouveau code minier en 2023 et à un audit réclamant 315 milliards de Fcfa d’impayés à Barrick. Les exportations d’or de la compagnie canadienne ont été interrompues en novembre 2024 après la confiscation de 3 tonnes d’or sur le site. Une décision favorable à Bamako pourrait ouvrir la voie à une nationalisation du complexe, selon des analystes. L’issue de cette audience cruciale déterminera la réouverture de la mine. OS/MD (AMAP)