Lutte contre le terrorisme dans la Région de Kayes : Les éclairages du Général de brigade Moussa Soumaré

Kayes, 09 juil (AMAP) Le gouverneur de la Région, le général de Brigade Moussa Soumaré, a rencontré, ce mercredi, les forces vives de Kayes afin de donner des éclairages sur la situation sécuritaire, à la suite des attaques terroristes, du 19 juillet 2025, à Kayes, Diboli (Cercle d’Ambidédi), Sélikegny (Cercle de Bafoulabé), Au cours de cette rencontre qui s’est déroulée dans la salle de conférence, le chef de l’exécutif régional a félicité les forces vives pour leur soutien aux Forces de défense et de sécurité (FDS) lors des récentes attaques qui ont fait plus de 80 morts et d’énormes dégâts matériels (destruction d’usines de ciment et de marbre dans la Commune rurale de Bafoulabé). Ce jour-là, les populations de la 1ère Région administrative du Mali ont aidé les FDS à identifier et à arrêter des terroristes et leurs complices. Le général de Brigade Moussa Soumaré a demandé à la population de continuer à collaborer avec les FDS pour l’application de leurs stratégie et plan de sécurité dans la Région. « Soyez vigilants, soumis et tolérants. Ne paniquez pas face au dispositif sécuritaire, Facilitez la tâche aux Forces armées et de sécurité en respectant ce dispositif et en les aidant à appliquer d’autres stratégies pour la sécurisation de notre région », a conseillé le général Soumaré. Il a aussi félicité et adressé ses remerciements aux populations qui ont vaillamment soutenu les FDS, à travers des appuis multiformes (partage d’informations, appuis financier et matériel) lors de ces récentes attaques. Le gouverneur de la Région de Kayes a, aussi, expliqué aux forces vives que l’usage de drones nécessite l’autorisation et l’accompagnement des FDS. Abondant dans le même sens que le gouverneur, le Commandant de la 4ème Région militaire, le colonel Boubou Bocoum, s’est réjoui du soutien des populations à ses compagnons d’armes, tout en insistant sur la collaboration entre civils et militaires. « Nous sommes liés aux populations parce qu’elles se trouvent dans notre environnement ou zone d’intervention. La population a un grand rôle à jouer dans la défense civile et nous la mettons en confiance. On est en train de chercher le résiduel (les terroristes) qui est dans la ville pour qu’ils ne déjouent pas nos plans », a-t-il assuré. Après ces deux interventions, certaines composantes dont la société civile, les légitimités traditionnelles, les femmes et les jeunes, ont réaffirmé leur soutien à la Transition et aux FDS. « La population a un moral de fer. Nous avons promis de mettre fin au terrorisme à Kayes. Nous jouerons le rôle de rempart. Soyons vigilants et évitons l’amalgame. La ville de Kayes est réputée pour son hospitalité et cherchons à connaître l’étranger avant de l’héberger. Ces gens (assaillants) se battent non pas pour la religion, mais pour autre chose », a déclaré Mamadou Coulibaly, président du Conseil régional des organisations de la Société civile ». Il faut rappeler que quelques heures après ces attaques terroristes, le général de Brigade Moussa Soumaré, a instauré un couvre-feu de 30 jours sur toute l’étendue de la Région, allant du mardi 1er juillet au mercredi 30 juillet 2025, de 21 heures à 06 heures du matin. La mesure restreint la liberté de circulation des personnes et de tous les engins de transports « à l’exception des véhicules et autres engins des services » des FDS et les ambulances munies d’ordre de mission. Le général de brigade Moussa Soumaré avait aussi invité les populations « à ne se référer qu’aux informations provenant de sources officielles. » BMS/BK/MD (AMAP)  

Coopération Mali-Etats-Unis : Vers une redynamisation de l’amitié et des relations de coopération

Bamako, 09 juil (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a reçu, ce mercredi, une délégation américaine, conduite par le directeur adjoint principal pour la lutte contre le terrorisme au Conseil de sécurité nationale à la Maison blanche, Rudolph Atallah, dans le cadre de la relance des relations bilatérales entre le Mali et les États-Unis, a constaté l’AMAP. Après la rencontre, au ministère des Affaires étrangères, à Koulouba, le chef de délégation américaine, M. Atallah, a précisé que l’objectif était « de revoir comment redynamiser l’amitié et les relations de coopération entre le Mali et les États-Unis dans le domaine de la sécurité et les affaires puis relancer les relations bilatérales entre les deux pays. » « Et je pense que ce sera le début de très bonnes relations. », a-t-il dit. A la rencontre, le ministre en charge de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, était accompagné de son collègue en charge de la Sécurité, le général de division Daoud Aly Mohammedine et en présence l’ambassadeur des États-Unis, Rachna Korhonen. MMD/MD (AMAP)

Etats-Unis-Mali : Le directeur adjoint principal du Conseil de sécurité nationale à la Maison blanche en visite de trois jours au Mali

Bamako, 09 juil (AMAP) Le directeur adjoint principal pour la lutte contre le terrorisme au Conseil de sécurité nationale de la Maison blanche, Rudolph Atallah, partagera la vision de son pays pour le Mali et les pays de l’Alliance des États du sahel (AES) avec les ministres des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, a appris l’AMAP, ce mercredi, à Bamako. Le Lt-colonel à la retraite, spécialiste des zones étrangères (Afrique, Moyen-Orient, Europe), Rudolph Atallah, expert national en stratégie antiterroriste et en géopolitique séjournera au Mali pendant trois jours, a-t-il annoncé, lors d’une table ronde, dans les locaux de l’ambassade des Etats-Unis au Mali. Il occupe actuellement le poste de Directeur adjoint principal pour la lutte contre le terrorisme au Conseil de sécurité nationale à la Maison Blanche. À ce titre, il supervise les opérations et politiques antiterroristes à travers l’Afrique et le Levant, contribuant à définir la réponse des États-Unis face aux menaces émergentes et conseillant les hauts responsables sur les décisions critiques en matière de sécurité”, indiquent les services de l’ambassade américaine au Mali, dans un document remis à la presse. Officier supérieur retraité de l’Armée de l’air américaine avec le grade de lieutenant-colonel, M. Attalah cumule plus de trente ans d’expérience opérationnelle et diplomatique dans les domaines de la défense, du renseignement et de la gestion de crise. Il a occupé plusieurs postes de haut niveau, notamment celui de directeur de la lutte contre le terrorisme pour l’Afrique au Pentagone et d’Attaché de défense auprès de six pays africains. ST/MD (AMAP)      

Campagne agricole 2025 2026 : Le Cercle de Ouélessébougou reçoit de l’engrai subventionné par l’Etat en soutien aux agriculteurs

Ouélessébougou 09 juil (AMAP) Les responsables de l’agriculture et les partenaires techniques, ont effectué, mercredi, une visite des stocks d’engrais subventionnés par l’État, destinés aux producteurs locaux, dans les magasins de stockage et au Secteur d’Agriculture de Ouélessébougou, dans le cadre de la campagne agricole 2025 -2026, a con, taté l’AMAP sur place. L’objectif de la visite était de « constater la disponibilité des intrants agricoles et s’assurer de la bonne distribution à des prix réduits aux paysans », comme exigé par le gouvernement. Après avoir vérifié la qualité et la disponibilité des intrants, notamment les engrais minéraux, dans les magasins du fournisseur et à la structure locale de l’agriculture, au compte du Projet de développement de la productivité et de la diversification agricole dans les zones arides du Mali (PDAZAM). Le préfet du Cercle de Ouélessébougou Moussa A. Sagara, s’est dit satisfait de la qualité des produits, tout en soulignant l’importance de ces subventions pour « garantir l’accès des agriculteurs à des produits de bonne qualité », à des prix abordables, pour accroître les rendements et assurer la sécurité alimentaire. « Cette visite est le symbole de l’engagement des autorités à accompagner les agriculteurs, tout en rappelant que la réussite de la campagne 2025-2026 dépendra de la bonne coopération entre l’État, les partenaires techniques et les communautés locales », a déclaré le chef de l’exécutif local. Pour sa part, le chef secteur de l’agriculture de Ouélessébougou, Théophile Diakité, a précisé : « A ce jour, nous avons reçu 55 tonnes de l’engrais NPK et 45 tonnes de DAP, pour la première tranche des subventions, avec la Société Sènè Yiriwa So, en attendant une seconde tranche de l’engrais Urée. » « Cependant, la distribution a déjà commencé dans les communes de Sanankoro Djitoumou, Faraba et Ouélessébougou »,  a assuré M. Diakité. Parmi les visiteurs, outre les autorités administratives de Ouélessébougou, conduites par le préfet du Cercle, et le chef secteur de l’Agriculture, Théophile Diakité, il y avait le président de la Chambre locale d’Agriculture, Broulaye Doumbia et le représentant du fournisseur, N’To Coulibaly. AC/MD (AMAP)    

Ambassade des Etas Unis au Mali : Le directeur adjoint principal du conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche en visite de trois jours au Mali

Bamako, 09 juillet (AMAP) Le directeur adjoint principal pour la lutte contre le terrorisme, Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, Rudolph Atallah est en visite dans notre pays, a constaté l’AMAP. Le haut responsable a saisi l’occasion pour organiser une table ronde ce mercredi, à l’Ambassade des Etats Unis au Mali avec les médias. Au cours de la rencontre, il a déclaré que lors de son séjour, il rencontrera les ministres des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et de la Sécurité et de la Protection civile, Daoud Mahamoudoune. Ces rencontres seront l’occasion, selon Rudolph Atallah de partager avec ces responsables la vision de son pays pour le Mali et pour les pays de l’aAliance des États du Sahel (AES). Cet expert américain à la retraite, le Lieutenant-colonel Rudolph Atallah, spécialiste des zones étrangères (Afrique, Moyen-Orient, Europe) est d’une renommée nationale en stratégie antiterroriste et en géopolitique, qui supervise les opérations et politiques antiterroristes à travers l’Afrique, contribuant à définir la réponse des États-Unis face aux menaces. Cet expert « donne également des conseils à de hauts responsables sur les décisions critiques en matière de sécurité », a-t-on a pris dans un document remis à la presse. ST (AMAP)

Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires : Le contentieux de l’Etat demande le paiement des préjudices causés à l’Etat par les accusés

Bamako, 9 juillet (AMAP) Le contentieux de l’Etat dans sa position de partie civile, représenté par Issa Maiga a demandé, mardi, au verdict de la Cour d’assises spéciales de Bamako, sur l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, la condamnation des accusés au paiement de certaines sommes, a constaté l’AMAP. Au titre de l’acquisition de l’avion présidentiel, Mme Bouaré Fily Sissoko, Moustapha Ben Barka ont été condamnés au paiement solidaire de 3. 320.189. 000F cfa pour le remboursent des frais payés aux intermédiaires. Au titre des équipements militaires, Mme Bouaré Fily Sissoko, Amadou Kouma, et Sidi Mohamed Kagnassy ont été condamnés au paiement solidaire de la somme de 15. 000.000.000F cfa pour le remboursement des prix d’achat des armes d’Etat non livrés. Egalement, Mme Bouaré Fily Sissoko, Amadou Kouma et Sidi Mohamed Kagnassy au paiement solidaire de la somme de 3. 071. 952. 400F cfa au titre des redevances et impôts dus à l’Etat du Mali sur le montant du protocole d’accord. Le Colonel -Major Nouhoum Dabitao et la société Guo star, représenté par Amadou Kouma au paiement de la somme de 2. 657 170. 000F cfa au titre du remboursement de la valeur des matériels non représentés. Et Soumaila Diaby au paiement de la somme de 500. 000. 000F cfa au titre de remboursement des paiements perçus. Les sieurs Amadou Kouma, Sidi Mohamed Kagnassy et Nouhoum Kouma ont été condamnés au paiement solidaire de la somme de 8. 450. 120. 750F cfa à titre de remboursement des montants liés dans les codes de société à Abidjan en Côte d’ivoire. Nouhoum Kouma et Moustapha Diaby ont été condamnés, chacun au paiement de 500. 000.000F cfa pour les frais de transit. Mme Bouaré Fily Sissoko, Amadou Kouma, Sidi Mohamed Kagnassy ont été condamnés au paiement solidaire de 26. 000. 000. 000F cfa au remboursement de la condamnation de l’Etat par la société Guo Star. Enfin, il y a eu la condamnation solidaire des accusés de la somme de 10. 000.  000. 000F cfa au titre de dommages et intérêts causés à l’Etat. ST (AMAP)

Taekwondo : Cinquante entraîneurs et arbitres à l’école russe

Bamako, 9 juillet (AMAP) Un séminaire international, organisé par la Fédération malienne de taekwondo (FEMAT) en collaboration avec l’Union russe de taekwondo s’est déroulé du 7 au 8 juillet au Palais des sports Salamatou Maïga, sous la présidence du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Karim Fomba a constaté l’AMAP. Ce stage de renforcement des capacités qui a regroupé 50 entraîneurs et arbitres et un Master class international était dirigé par deux experts russes, Vadim Alexandrovich Ivanov, Dr en sciences pédagogiques, chef d’entraîneur des équipes nationales russes de taekwondo et Alexy Viktorovich Vishnyakov, Dr en sciences pédagogiques, entraîneur des équipes nationales russes de taekwondo. Six modules ont été passés au peigne fin par les stagiaires. Il s’agit de l’organisation et la planification du processus de formation de pratiquants de taekwondo hautement qualifiés, la théorie et la pratique de l’entraînement physique du taekwondo, les moyens et méthodes d’entraînement physique aux différentes étapes de l’entraînement, l’entraînement et l’amélioration des actions techniques et tactiques d’athlètes hautement qualifiés, les approches modernes de l’analyse de l’activité compétitive dans le taekwondo et les formations aux actions techniques et tactiques basées sur l’analyse des activités compétitives. Pour le Master class international qui était destiné à 50 athlètes seniors et juniors, il a été dirigé par deux champions olympiques russes, à savoir Maxim Khramtsov et Michaïl Artamorov. « Il y a un mémorandum qui a été signé entre l’Union africaine de taekwondo et l’Union russe de taekwondo en 2023. Mais avant, le Mali avait déjà signé son mémorandum en 2022 avec l’Union russe de taekwondo. Le premier grand événement qui est la préparation des coaches pour qu’ils soient en mesure de préparer les athlètes de haut niveau a commencé au Mali », a indiqué le porte-parole des formateurs, Vadim Alexandrovich Ivanov. Le ministre Fomba a, pour sa part, déclaré « Le taekwondo malien est sur la bonne voie. La fédération se bat pour que nos athlètes aient le niveau international. Aujourd’hui, le sport est une vitrine du Mali. Je vous remercie pour ce que vous êtes en train de faire, pour le développement et la promotion du taekwondo au Mali ». BT/KM (AMAP)

Contrats plan Etats-Régions ou District :  Des résultats à mi-parcours encourageants

Bamako, le 9 juillet (AMAP) Le comité de suivi des Contrats plan Etats-Régions ou District (CPER/D) s’est réuni, ce mercredi 9 juillet, à la Direction générale des collectivités territoriales (DGCT), pour examiner le catalogue des contrats-plans réalisé par le ministère de l´Administration territoriale et de la Décentralisation, à travers la DGCT, et formuler des recommandations, a constaté l’AMAP. Cette réunion, deuxième du genre, s’inscrit dans le cadre de la maîtrise d’ouvrage des investissements structurants sous l’égide des collectivités territoriales de région et du partage d’expérience entre elles. Le CPER/D est un contrat à travers lequel la région et les collectivités territoriales associées ainsi que l´Etat s’engagent, sur une période donnée, à mettre en œuvre un programme de développement négocié. « L’initiative de ce contrat appartient à la région qui détermine le contenu, en concertation avec les autres collectivités territoriales, parties prenantes et en conformité avec les priorités nationales et sectorielles », a déclaré le Directeur général des collectivités territoriales, et président du comité, Abdrhamane Cissé. « Cette expérience que l´Etat entend renforcer a permis la signature de CPER avec neuf régions portant sur la réalisation de 18 projets structurants pour un coût prévisionnel de 29, 07 milliards Fcfa », a indiqué M. Cissé. Selon lui, la contribution financière de l´Etat dans le financement des CPER/D s’élève à 18, 56 milliards Fcfa, soit 63,85 %. « Toute chose qui traduit l’engagement des autorités en faveur de la Décentralisation », a-t-il souligné. « Au cours de l’exécution de la première génération de contrats plans Etats-Régions ou District, les Conseils régionaux ont réalisé des progrès importants en matière de maîtrise d’ouvrage des investissements structurants », s’est félicité le directeur général des collectivités territoriales. OD/MD (AMAP)

Confection locale et vente des perles : Source de revenus et vecteur d’émancipation pour les femmes

Par Aminata SOUMAH Bamako, 9 juillet (AMAP) Les perles ne sont pas seulement des objets de beauté, mais aussi un symbole du savoir-faire de l’artisanat féminin et de l’émancipation des femmes dans diverses sociétés.   Dans notre pays, elles occupent une place importante dans diverses cultures féminines à travers l’histoire. Au fil du temps, la valorisation de la perle s’est étendu sur diverses variétés de parures. Pour sa confection locale, la créativité implique souvent des compétences et de savoir-faire des génies locaux. Mme Ballo Assitan Soumaoro est la gérante de l’atelier firdaous qui a pour objectifs de former les femmes dans la confection des perles et d’autres activités génératrices de revenues. Dans son atelier, on transforme des perles en sacs à main, pots de fleur, porteclés, colliers, chaussures, etc. Avec des couleurs au souhait des clients, parfois, le drapeau national est mis en valeur à travers ses tricolores. Madame Ballo explique que les perles sont des objets valeureux qui représente la gente féminine, avec des styles attrayants surtout dans la tradition africaine. Par sa créativité, elle a su aller au-delà des anciens styles qui se limitaient aux atours des femmes. Ses œuvres qui servent à d’autres maquillages se vendent dans son atelier ou dans les marchés, les foires et à l’extérieur du pays. La gérante de firdaous fait savoir que la formation est purement pratique chez elle. Cela, pour promouvoir le travail des femmes, pour leur autonomisation et leur émancipation. En 3 semaines de formation, beaucoup d’entre les apprenantes peuvent commencer à faire leur propre création de styles. Elle dira que les graines de perles sont achetées au grand marché de Bamako, qui sont ensuite transformés à des différentes variétés de produits séduisants par son atelier avant de les exposer au marché. Mme Ballo Assitan Soumaoro affirme que la vente est bénéfique. Les produits fabriqués par l’atelier firdaous sont vendus de 500 à 1000 FCFA pour les portes clés, de 3000, 4000, voire 5000 Fcfa pour les sacs. Y existent  aussi des produits de 15000 à 25000 Fcfa. Ils varient selon la taille et la qualité des objets. En dehors des parures féminines,  de nombreuses personnes l’utilisent pour accessoires d’instrument musical. Ousmane Diallo en témoigne. Confectionneur de « yabara ou tchichara », un instrument de musique local, cet artiste pratique ce metier depuis plus de 20 ans. Il le fabrique à l’aide des graines de perles tissées avec des cordons au tour de petites calebasses non ouverte. Ousmane Diallo dit que ses œuvres d’art sont beaucoup convoités par les artistes musiciens, des choristes et des griots.  Les prix varient selon les qualités, de 3000f et plus. « Nous les mettons à la disposition des clients à tout moment pour satisfaire leurs demandes. Dans la cour de l’artisanat, Ousmane Diawara fabrique un modèle de perle « Agade noire » très convoité par les hommes. Le jeune homme explique que les femmes aussi en trouvent leur compte. Ce métier, dira-t-il, lui a permis de participer à des foires nationales et internationales pour faire des expositions de ses produits, surtout dans les pays arabes et Asie. Depuis plus de 10 ans, Oumou Traore évolue dans la vente des perles. Rencontrée ce mercredi 18 juin 2025 au grand marché de Bamako, elle déambule entre les coins et recoins du marché. Soudain, elle s’arrête pour présenter son étale de perles à un présumé client. Cette marchande ambulante révèle que grâce à cette vente, elle arrive à satisfaire ses besoins quotidiens. Selon Oumou Traoré, le marché est actuellement morose, car elle ne vend que souvent 10.000 Fcfa par jour. Ses marchandises sont des bracelets, colliers, et autres commodités de parures pour enfants et adultes. La vendeuse avoue que l’industrie de la perle est non seulement une source de revenus pour des nombreuses femmes, mais c’est aussi vecteur d’émancipation. Baïni Coulibaly confectionne et vend ses perles depuis belle lurette. Elle le fait selon la préférence des acheteurs. Parmis ses objets, on trouve des perles argentées, en plastiques, des lumineux qui font la différence par leurs éclats pendant la nuit, etc. « Nous vendons nos perles en détail et en gros, selon ce que veut le client. La douzaine de certaines est cédée de 750 Fcfa, 1000 Fcfa à 4000 Fcfa » précise-t-elle. Chez Korotoumou Kanitao, vendeuse de perles à l’artisanat dans le grand marché de Bamako, on trouve des perles traditionnelles comme « mândja, mɔrɔmɔrɔ », les clous de girofle en perles. La vielle vendeuse qui a 60 ans d’expérience en la matière affirme que le prix de certains de ses produits s’élève de 30.000 Fcfa à 50.000 Fcfa. Les gens viennent acheter les perles en gros pour les exporter en Europe et dans des différentes foires d’expositions. Aminata Fofana, cliente croisée sur les lieux, fait savoir qu’elle peut porter une dizaine de perles dans la semaine pour séduire son conjoint. «Certains de mes ports sont de protection contre les mauvais yeux», affirme Aminata. La confection locale des perle constitue une véritable industrie qui rayonne de nos jours dans notre pays et permet à des artisans de tirer leur épingle du jeu. AS/KM (AMAP)

Mopti : 1ère édition de la Foire agricole des semences paysannes

Mopti, 7 juil (AMAP) Les rideaux sont tombés, dimanche, sur 1ère édition la Foire agricole des semences paysannes  dans la région de Mopti, tenue du 4 au 6 juillet au centre Jean Bosco de Sevaré, a constaté l’AMAP. Cette foire initiée par l’antenne de l’Institut de Recherche des Alternatives en Développement (IRPAD-Afrique) de Mopti, en partenariat avec OXFAM -Mali et la Direction régionale de l’agriculture est bien perçu par les producteurs et leur encadrement en ce début d’hivernage. S’inscrivant dans le cadre de l’appui au Programme de transition agro écologique paysanne par les organisations de la Société civile en Afrique de l’Ouest, cette foire se veut un tremplin pour les semences locales afin d’assurer la sauvegarde et la promotion des semences paysannes et booster la transition agroécologique. Trois jours durant, les producteurs semenciers venus des Régions de Koutiala (Sud), Ségou, San, Bandiagara et Mopti (Centre), les paysans, l’encadrement ont procédé à des échanges de semences, conclu des transactions commerciales sur des semences et divers produits locaux. Elle a, aussi, permis des échanges d’expériences sur plusieurs centres d’intérêts afférents à l’agroécologie paysanne et de partager des connaissances à travers six thématiques sur les fertilisants organiques et les bio pesticides, les effets de l’utilisation des pesticides et des engrais chimiques, la protection et la gestion de l’environnement, le système participatif de garantie et assurance qualité. Les marchés territoriaux dans l’évolution de la transition agroécologique au Mali : défis, enjeux et perspectives, la présentation de la plateforme agroécologique paysanne du Mali, organe technique d’orientation, les membres, le fonctionnement et la visite des champs écoles de Somadougou et de Ouornion, dans le cercle de Mopti, ont aussi été des thèmes forts de la rencontre. A l’ouverture  de la Foire, présidée par le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur, Ousmane Diallo, le directeur de programme d’IRPAD-Afrique-Mopti, Abdramane Goita, a expliqué que « l’agriculture reste tributaire des conditions climatiques capricieuses dans un contexte de changements climatiques. » Selon lui « ce phénomène ajouté à l’utilisation abusive des produits chimiques et de nouvelles variétés de semences OGM (Organisme génétiquement modifiés) reproductibles exacerbent l’insécurité alimentaire et, même, semencière favorisant la prolifération des semences de toutes natures dans notre zone. » « La Région de Mopti est une zone à forte vocation agro-sylvo-pastorale où les périodes fastes alternent avec les périodes de pénurie, au rythme d’une bonne campagne sur deux », a souligné le représentant du gouverneur. Selon, M. Diallo, « la question de l’agroécologie et celle de la semence paysanne nous interpelle tous (autorités administratives, politiques et traditionnelles, société civile) à nous impliquer davantage pour cette cause noble. » Il a exhorté, chacun à s’investir pleinement afin de satisfaire nos besoins en semences paysannes. Une vingtaine de stands ont été mis en place pour donner une plus grande visibilité aux semences paysannes. La présidente de la Société coopérative des maraîchers (AMAKENE) de Bandiagara, Ramatou Guindo, a qualifié la foire de «  salutaire. » Elle a été, selon Mme Guindo. « une opportunité pour les productrices et les producteurs semenciers d’écouler leurs marchandises et de nouer des contacts d’affaires avec des investisseurs potentiels. » DC/MD (AMAP)