Récit de l’enlèvement des agents socio-sanitaires de Diéma et Nioro : Sauvés de justesse !

Dimanche, 26 mai (AMAP) Les agents socio-sanitaires des Centres de santé de référence (CSRéf) de Diéma et Nioro, qui rentraient d’une mission de Kayes, dans l’Ouest du Mali et ont été momentanément séquestrés, pendant 4 heures, par des hommes armés non identifiés, ont finalement été libérés, ont assuré des sources officielles Samedi 24 mai 2025, des groupes armés présumés terroristes ont fait irruption dans la bourgade de Tringa Maréna, dans le Cercle de Ségala, Région de Kayes, vers 9 heures, semant la terreur parmi les habitants du village. Ils ont incendié des véhicules et des engins de chantier, autre matériels et équipements appartenant à l’entreprise chinoise COVEC, chargée des travaux de bitumage du tronçon Kayes-Diéma. Les agents socio-sanitaires de Diéma et Nioro, qui rentraient de Kayes ont coïncidé avec cette attaque furieuse mais qui n’a fait aucune victime en vie humaine. Le véhicule du CSRéf de Nioro, en tête de convoi, a été intercepté en premier lieu. Le chauffeur du véhicule du CSRéf de Diéma, qui préfère garder l’anonymat, dit avoir aperçu deux hommes armés sur une moto, se dirigeant vers eux, celui de derrière, la main sur la gâchette du fusil, prêt à tirer. Le chauffeur ajoute avoir démarré en trombe, soulevant de la poussière pour réduire la visibilité. Il a foncé avec le véhicule sur Tringa Maréna où les agents ont trouvé refuge. Les assaillants ont sommé les populations de ce village de leur rendre leurs biens, mais celles-ci n’ont pas obtempéré. Le véhicule du CSRÉF de Nioro, lui, a été emmené avec ses occupants, exceptée la seule femme à bord, que les assaillants ont fait descendre. Arrivés à destination, les terroristes ont invité les agents à accomplir leurs devoirs religieux, avant d’entreprendre un interrogatoire des « otages ». Ils ont offert, ensuite, des mangues. Les réponses fournies par les agents, étaient traduites à un homme, juché sur un arbre pour accéder au réseau téléphonique, et communiquer plus facilement. Constatant que les agents n’étaient pas dans une mission de l’Etat, ils furent traités « avec respect et courtoisie. » C’est ainsi qu’ils ont été libérés, sans égratignures, après 4 tours d’horloge. Avant de se quitter, les terroristes ont offert de petits cadeaux aux agents. Sur sollicitation des agents, certains motocyclistes ont été désignés pour les raccompagner jusqu’aux alentours du village de Tringa Maréna. Ils ont repris, en toute tranquillité, la route de Diéma où ils ont passé la nuit, avant de regagner la Nioro. Quant au véhicule de Diéma, il a été escorté par des militaires jusqu’à Sandaré où les agents ont dormi avant de poursuivi leur chemin jusqu’à Diéma. OB/MD (AMAP)

L’Union locale des acteurs du marché de Bankass organise sa foire de la Tabaski

Bankass, 24 mai (AMAP) L’Union locale des acteurs du marché (ULAM) a organisé une foire de la Tabaski de petits ruminants et de produits agricoles, dans la journée du samedi 23 mai 2025, aux environs de 9 heures, à l’espace public en face du service vétérinaire. Plusieurs interventions ont marqué la cérémonie d’ouverture. Le préfet du Cercle, le colonel, Aly Sidibé, a adressé ses remerciements et félicité ULAM pour l’organisation de cette foire qui « permettra à la population d’acheter des animaux et des produits agricoles à un prix raisonnable et pour le développement du Cercle de Bankass. » Les produits agricoles transformés par les femmes de Bankass sont de qualité. La visite des stands par les autorités, une danse folklorique ont été les temps forts de la cérémonie d’ouverture de la foire de Tabaski. L’événement était placé sous la présidence du préfet du cercle de Bankass, et sest deroulé en présence de plusieurs sous-préfet (Bankass, Segué et d Kani Bonzon), le maire de la Commune rurale de Bankass, Allaye Guindo, des chefs de service techniques de l’État, les forces de défense et de la sécurité (la police, la gendarmerie, la garde nationale, la douane), la société civile, la présidente de l’ULAM, Djeneba Togo, le parrain de la cérémonie, Abdoulaye Yaro, la marraine de la cérémonie Mme Diara Cissé. AKG/MD (AMAP)  

Clôture de la 4e Semaine culturelle et artistique du Lycée public de Tenenkou, dimanche

Tenenkou, 25 mai (AMAP) La 4e Semaine culturelle et artistique du Lycée public de Tenenkou, qui vise à mettre en avant l’immense richesse culturelle du Mali et permettre de valoriser nos savoirs locaux, a connu son épilogue, dimanche 25 Mai 2025 avec un programme riche en couleur, a constaté l’AMAP sur place. Pour cette édition, en partenariat avec le Comité de gestion scolaire (CGS) de l’établissement, les organisateurs ont décidé d’innover, en cette année 2025 dédiée à la culture par le président de la Transition, afin de lui donner un cachet particulier. Le deuxième adjoint au maire de la Commune urbaine de Tenenkou, Soumaïla Bocar Coulibaly, a rappelé « la place de choix qu’occupe la culture dans notre société, avant d’inviter « les organisateurs à pérenniser ce genre d’initiative afin que les élèves puissent s’approprier notre immense patrimoine culturel. » Il a adressé ses remerciements le corps professoral pour l’ensemble des efforts déployés et son implication au cours de cette année scolaire. Quant au proviseur du Lycée public, Ladji Yaya Diarra, il s’est félicité de l’organisation de cette semaine culturelle. Il a rappelé que « notre diversité culturelle est un atout majeur dans la préservation de la paix et le renforcement de la cohésion sociale et du vivre ensemble dans notre pays. » Les activités se sont étalées sur trois jours dont le premier a été consacré à un concours de lecture, le deuxième à un concours de culture générale et pour, le troisième jour marquant la fin de ces 72 h de festivités, plusieurs personnalités se sont déplacées au Lycée public de Tenenkou. Au programme de la dernière journée de festivités : montée des couleurs, chorégraphies de danses traditionnelles et modernes, poésies aux titres évocateurs « : « La paix », « La ville de Tenenkou », « Sauvons l’école », « L’AES » et « Une fille mère »), défilés pour mettre en valeur les différentes ethnies vivant à Tenenkou (Peulh, Sonrhaï, Bozo, Dogon, Bamanan, Soninké et Mossi) , imitation d’artistes et un sketch portant sur l’éducation des enfants à la maison. Ces différentes prestations ont permis aux très nombreux spectateurs, venus au lycée cet après-midi, d’admirer et d’apprécier les immenses potentialités du Mali dans le domaine de la Culture. Ces prestations de haute volée des lycéens ont permis au public présent de vibrer et de communier ensemble autour de notre culture. En marge de ces festivités, les meilleurs élèves du lycée public ont été récompensés. Ils ont reçu des kits scolaires des mains des personnalités présentes. Ont pris part à cette cérémonie de clôture, l’adjoint au directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP), les représentants des services techniques, des ONG, des organisations de la Société civile et les membres du CGS. AS/MD (AMAP)

Commémoration Journée de l’Afrique : L’AES mène le même combat que les pères fondateurs de l’OUA, selon le Premier ministre, Abdoulaye Maïga

Bamako, 25 mai (AMAP) Le Premier ministre, Abdoulaye Maïga, a déclaré, ce dimanche 25 mai que « le combat que mènent les leaders de la Confédération AES s’inscrit dans le sillage de celui des pères fondateurs de l’Union africaine, jadis l’OUA, pour une Afrique unie et véritablement souveraine.» Ils « mènent le combat pour une véritable souveraineté », a ajouté le chef du gouvernement qui présidait la cérémonie de montée des couleurs, à la Tour de l’Afrique de Bamako, à l’occasion de la célébration de la Journée de l’Afrique. Selon le Premier ministre, « c’est un combat pour la dignité. » « Les Africains l’ont bien compris. Ce combat pour la dignité de notre continent est aujourd’hui véritablement porté par les peuples de la Confédération AES. Donc, la célébration de cette journée est une occasion pour saluer, reconnaitre le combat des pères fondateurs de l’Union africaine mais, c’est aussi l’occasion de saluer et de reconnaitre le combat et la détermination des pères fondateurs de la Confédération AES, a indiqué Abdoulaye Maiga. C’est en 1963 que l’Organisation de l’unité africaine (OUA), a été créée avant de devenir ensuite l’Union africaine (UA) en 2002. Elle a été portée sur les fonts baptismaux par de dignes fils de l’Afrique dont feu le premier président du Mali, Modibo Kéïta. Depuis 62 ans, l’organisation continentale commémore la date de sa création. En dehors de son caractère festif, cette commémoration représente, également, une occasion pour les pays africains de réfléchir sur les défis auxquels le continent est confronté. Cette année, l’organisation fête son 62e anniversaire placé sous le signe des réparations afin que justice soit rendue aux Africains ainsi qu’aux personnes d’ascendance africaine. Dans ce cadre, le chef du gouvernement a rappelé la nécessité, pour les Africains, de rester « mobilisés face à l’oppresseur colonialiste qui continue sa pratique esclavagiste sous diverses formes. » « Même si les chaines ne sont plus visibles, la pratique demeure. L’oppresseur change juste de méthode, mais sa pratique continue », a dit Abdoulaye Maiga. AC/MD (AMAP)

L’Autorité de développement intégré des Etats du Liptako-Gourma en passe de devenir une agence d’exécution de l’AES

Bamako, 24 mai (AMAP) Le Conseil des ministres de l’Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma (ALG) a décidé, samedi, à Bamako, de soumettre à la Conférence des chefs d’État et de gouvernement un projet de transformation de l’ALG en Agence d’exécution de la Confédération des États du Sahel. « Le rapport des Experts sur la transformation de l’ALG en Agence d’exécution devrait être déposé dans un délai n’excédant pas deux mois », a précisé le communiqué final lu par la Secrétaire exécutive de l’ALG, Mme Hawa Aw, dans l’une des principales résolutions de la 13ᵉ session extraordinaire du Conseil des ministres, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), en prélude à la 8ᵉ session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État ou de Gouvernement. Selon la même source, le Conseil a décidé de soumettre à la Conférence des chefs d’État un projet d’acte portant transformation de l’ALG en Agence d’exécution de la Confédération des États du Sahel. Il avait, auparavant, pris acte du rapport de la réunion préparatoire des experts ainsi que du rapport relatif à l’intégration de l’ALG dans l’architecture institutionnelle de la Confédération des Etats du Sahel (AES). La réunion, présidée par le ministre des Mines du Mali, Pr Amadou Keita, président en exercice du Conseil des ministres, a réuni le ministre de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, Aboubakar Nacanabo, le ministre de l’Économie et des Finances du Mali, Alousséni Sanou, ainsi que le Premier ministre et ministre de l’Économie et des Finances du Niger, Ali Mahamane Lamine Zeine. Les travaux en plénière ont porté sur les conclusions et recommandations de la réunion préparatoire des experts, suivis d’échanges autour des dossiers inscrits à l’ordre du jour. Le Conseil des ministres a, également, décidé de soumettre le projet d’acte mettant fin au mandat de Saidou Oua, précédemment Secrétaire exécutif par intérim de l’ALG, au président de la Conférence pour signature à titre de régularisation. Il a proposé, également, la régularisation du mandat de Mme Hawa Aw pour le temps qu’elle a exercé en qualité d’intérimaire, ainsi que la nomination d’un administrateur provisoire pour un mandat de six mois en vue de gérer les affaires courantes de l’ALG et coordonner les travaux du Comité d’experts qui sera mis en place. Le Conseil des ministres a décidé de tenir sa 61ᵉ session ordinaire au Niger, conformément aux conclusions de la 60ᵉ session tenue à Ouagadougou. À l’issue du huis clos, le Conseil des ministres a demandé au Mali de désigner un administrateur provisoire et à chaque pays membre de désigner trois personnes pour composer le Comité d’experts dans un délai de 15 jours après cette session extraordinaire. Il a félicité la Secrétaire exécutive et lui a adressé ses remerciements pour les performances réalisées par l’ALG sous son mandat. Rappelons que l’ALG est une des plus anciennes institutions internationales en Afrique. Elle a été créée en 1970 par le Burkina Faso, le Mali et le Niger dans le but de promouvoir le développement harmonieux et intégré de la Région du Liptako Gourma, par la mise en valeur, dans un cadre régional, des ressources naturelles existant dans l’espace sahélien. AG/MD (AMAP)  

Bal des costumes traditionnels : Le rendez-vous de la diversité du Mali un

Par Amara Ben Yaya TRAORÉ Bamako, 24 mai (AMAP) Sous un ciel étoilé, l’esplanade du Centre international de conférences de Bamako (CICB) a vibré, samedi, au rythme du Bal des costumes traditionnels, organisé par l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM). Placé sous le haut patronage du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, cet événement, porté par le thème : «Culture malienne, unité dans la diversité», a célébré avec éclat la richesse du patrimoine malien. Proclamée Année de la culture par le Président Goïta, 2025 offre un cadre idéal à cette manifestation annuelle de l’ORTM. Des milliers de participants se sont réunis pour célébrer la mosaïque des identités ethniques maliennes, fusionnées en un vivant symbole d’unité nationale. Une innovation marquante de cette édition a été la participation de délégations des pays de la Confédération des États du Sahel (AES), renforçant les liens régionaux à travers la culture. Dès les premières heures de la soirée, les projecteurs ont illuminé une scène éclatante de couleurs : boubous basin ornés de broderies dorées, tuniques bogolan aux motifs ocre, tenues peules parées de perles et de cauris, et robes en wax inspirées des traditions locales. Le défilé des costumes a mis en lumière la diversité des cultures bambara, peule, tamasheq, dogon, soninké, bwa, sarakolé, minianka, sénoufo et bien d’autres, incarnant pleinement le thème de l’unité dans la diversité. AMBIANCE DE FETE DES SENS – Une atmosphère saturée de parfums envoûtants : l’encens brûlant dans des calebasses, le thé à la menthe servi dans des verres fumants et les arômes alléchants des stands où s’empilaient des plats de tiga dèguè (sauce d’arachide), de fari (beignets de haricot) et d’autres mets traditionnels, attirant les visiteurs dès l’entrée. La musique des djembés, des balafons et des flûtes peules résonnait, portée par une brise douce qui faisait danser les feuilles des flamboyants bordant l’esplanade. À l’écart, des stands illuminés proposaient des bijoux en argent, des étoffes en wax et des sculptures en bois, captivant les curieux. L’enthousiasme était palpable, notamment chez les jeunes. Des groupes de filles en tenue peule, leurs coiffes tressées et ornées de perles multicolores, riaient en se prenant en photo, tandis que des enfants surexcités couraient entre les adultes, imitant avec énergie les pas de danse qu’ils observaient. Sur la scène principale, des troupes de danseurs Minianka, parées de tenues taillées dans de la cotonnade, ont captivé le public avec des chorégraphies puissantes. Les danseurs tamasheq, drapés dans des boubous éclatants, ont enflammé l’assistance au rythme envoûtant du takamba et des sons des ngonis des chasseurs. Les troupes du Burkina Faso et du Niger, invitées dans le cadre de l’AES, ont également émerveillé l’assistance par leur savoir-faire, ajoutant une dimension sahélienne à cette célébration. « Ce bal est une vitrine de notre identité », a déclaré Fatoumata Keïta, étudiante de 19 ans, rayonnante dans une tenue peule. « En 2025, porter ces vêtements, c’est dire au monde que notre culture est vivante et qu’elle nous rassemble. » Un sentiment partagé par Moussa Diarra, enseignant à la retraite, observe la scène, très ému. « L’initiative du président de la Transition de faire de 2025, l’Année de la culture nous rappelle que nos traditions sont un trésor. Ce soir, je vois l’espoir dans les yeux des jeunes », s’est-il réjoui. Pour le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, qui a présidé l’évènement, ce bal illustre pleinement l’objectif de l’An née de la culture, proclamée par le Chef de l’État pour promouvoir le patrimoine malien comme levier d’unité nationale et de développement. Il a souligné le rôle clé des médias dans la valorisation de cette richesse culturelle et a félicité les organisateurs pour le thème choisi, qu’il juge « vecteur de cohésion sociale». « C’est une activité à pérenniser, à renforcer et à poursuivre, car les bonnes choses se bonifient avec le temps», conclut le ministre Alhamdou Ag Ilyène. Le directeur général de l’ORTM, Hassane Baba Diombélé, a salué l’engagement de la jeunesse dans cette initiative présidentielle. Il s’est également réjoui de la participation des délégations de la Confédération AES, et vois dans ce rendez-vous culturel « une illustration de la vision commune des dirigeants du Mali, du Burkina Faso et du Niger pour harmoniser leurs actions de développement. » Ce bal des costumes traditionnels de l’ORTM a transcendé son statut de simple événement culturel pour devenir un puissant symbole de cohésion, non seulement pour le Mali, mais aussi pour la région sahélienne. En célébrant la diversité tout en affirmant l’unité, l’ORTM a relevé avec brio le pari de valoriser le patrimoine culturel comme un moteur de rassemblement et d’espoir. Le rendez-vous a réuni les ministres de l’Intégration africaine et des Maliens établis à l’extérieur, Mossa Ag Attaher, et de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière était représenté par son chef de cabinet, Nohan Sow. Des représentants du Conseil national de Transition (CNT) et des ambassadeurs accrédités au Mali ont également honoré l’événement de leur présence. ABT/MD (AMAP)

Le Niger signe avec le Mali à Niamey des contrats d’approvisionnement en hydrocarbures

Bamako, 24 mai (AMAP) Le ministre malien de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a conduit une mission stratégique à Niamey, du 14 au 17 mai 2025, pour signer des contrats d’approvisionnement en hydrocarbures et sécuriser la livraison de carburants au Mali, particulièrement dans ses régions septentrionales confrontées à des défis logistiques et sécuritaires, a annoncé vendredi une source officielle à Bamako. « Nous sommes ici pour établir des contrats d’approvisionnement réguliers avec la Société nigérienne du pétrole, (anciennement Société nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP) et poser les bases d’une coopération durable dans le secteur énergétique », a déclaré M. Diallo, cité par un communiqué de son département Lors d’une séance de travail avec son homologue nigérien, Dr. Sahabi Oumarou, le ministre malien a affirmé : « Le Niger est pleinement engagé à accompagner les opérateurs maliens pour un approvisionnement sécurisé et de qualité. » Des discussions avec le ministère nigérien des Transports ont permis de coordonner les flux logistiques pour faciliter le transit du carburant vers le Nord du Mali. « Nous nous engageons à simplifier les opérations de transport routier dans le cadre de ce partenariat », a assuré le ministre nigérien des Transports. Les montants et quantités des livraisons n’ont pas été précisés. Le point culminant de la mission a été la signature de plusieurs contrats commerciaux, le 16 mai, entre la SONIDEP et des entreprises maliennes qui sont destinés à garantir un approvisionnement régulier et sécurisé du Nord malien en hydrocarbures. Cette visite s’inscrit dans la dynamique de la Confédération des États du Sahel (AES) et des orientations du Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, pour garantir l’autonomie énergétique du Mali. ENGAGEMENTS LOGISTIQUES ET DIPLOMATIQUES – Le 14 mai, des discussions avec le ministère nigérien des Transports ont permis de coordonner les flux logistiques pour faciliter le transit des carburants vers le Nord du Mali. Le 16 mai, une audience avec le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a renforcé la convergence de vues entre les deux pays. « Le Niger soutient pleinement cette démarche d’intégration économique et énergétique au sein de l’AES », a souligné le chef du gouvernement nigérien. La visite à l’ambassade du Mali à Niamey, où la délégation a été accueillie par l’ambassadeur, le colonel-major Younoussa Barazi Maïga, a mis en lumière le rôle clé de la diplomatie malienne. « Une diplomatie économique proactive est essentielle pour consolider nos acquis bilatéraux », a insisté le ministre Diallo. Le point culminant de la mission a été la signature, le 16 mai, de plusieurs contrats commerciaux entre la Société nigérienne du pétrole (SONIDEP), (anciennement Société nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP) et des entreprises maliennes. « Ces accords garantissent un approvisionnement régulier et sécurisé en hydrocarbures, marquant une étape décisive pour l’autonomie énergétique du Mali ». Selon, le communiqué, la visite de la délégation multisectorielle malienne visait à consolider la coopération énergétique entre le Mali et le Niger. Elle comprenait des représentants de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), de la Fédération malienne des Transitaires (FETRAM) et d’une dizaine de sociétés maliennes du secteur des hydrocarbures. La cérémonie, en présence des Ministres nigériens du Pétrole et du Commerce, a scellé ce partenariat stratégique. OS/MD (AMAP)

Bamako : Les travaux de libération des lits de marigots ont commencé samedi

Bamako, 24 mai (AMAP) Les travaux de libération des lits et servitudes de marigots à Bamako, ont débuté ce samedi à Lafiabougou Koda, en Commune IV, dans la capitale malienne où les membres de la Commission nationale de libération ont entrepris de démolir plus d’une centaine de concessions (maisons familiales) érigées dans le lit de collecteurs naturels et de cours d’eau, devenus des zones inondables en cas de fortes pluies. Une grue a été mobilisée dès l’aube, appuyée par les forces de l’ordre, pour démolir les installations et dégager les berges du marigot. L’initiative fait suite aux inondations meurtrières survenues au Mali, en 2024, mettant en évidence les dangers liés à l’occupation illégale des zones inondables. L’occupation des lits de marigots est une cause majeure des inondations. Selon Almaïmoune Ag Al Moustapha, conseiller technique au ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines et de l’Aménagement du territoire, » les travaux concernent toutes les constructions dans les lits de marigots et leurs servitudes. » « Les servitudes sont toutes les constructions situées dans les lits de marigots et dans une bande de 10 m. Tout ce qui est dans ce périmètre est concerné par cette opération de libération ».  Et de déclarer que l’opération intervient après plusieurs séances de sensibilisation. Par ailleurs, Almaïmoune Ag Al Moustapha a indiqué que l’opération concernera 11 collecteurs dans le district de Bamako. Le président de la Commission nationale de libération des lits et servitudes des marigots du District de Bamako, Mahamadou Ouologuem, a assuré que la sensibilisation a porté ses fruits auprès des personnes concernées. IL a, ensuite, indiqué que des mesures d’accompagnement sont mises en place pour les familles et ménages concernés. En ce sens, il a évoqué des frais de relogement forfaitaires couvrant trois mois de loyer. « C’est des montants forfaitaires qui leur seront alloués. Ils concernent ceux qui sont en location », a-t-il précisé. Des familles ont vu leur maison ou des parties de la maison démolies. Sur le terrain, certains déguerpis affirment ne pas avoir été suffisamment avertis ou n’avoir eu que peu de temps pour se réorganiser. « On comprend la nécessité, mais nous aurions voulu plus de délais », se plaint Mamadou Camara, un habitant dont le domicile a été partiellement détruit. Rappelons que cette opération s’inscrit dans un vaste programme gouvernemental visant à prévenir les inondations récurrentes dans la capitale malienne. L’initiative, lancée en mars 2025, concerne également d’autres marigots. TC/MD (AMAP)

Les ministres en charge de l’Economie de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont validé, à Bamako, la création de la Banque confédérale

Bamako 23 mai (AMAP)  Les ministres en charge de l’Economie de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont validé, vendredi, à Bamako, la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), a constaté l’AMAP. « Cette réunion marque une étape décisive supplémentaire dans notre volonté commune de doter la Confédération des États du Sahel d’un instrument financier solide, adapté à nos réalités et porteur d’une ambition collective, celle d’un développement souverain, durable et inclusif », a déclaré le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. Réuni, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), dans la capitale malienne, le Comité ministériel « Développement » de l’AES, afin de poursuivre l’opérationnalisation des actions prioritaires du Pilier « Développement » de l’AES, a entériné, ainsi la création de la Banque confédérale. Cette session s’est déroulée sous la présidence du ministre Alousséni Sanou et ses homologues du Burkina Faso, Aboubakar Nakanabo et  du Niger Ali Mahaman Lamine Zeine, Premier ministre et ministre de l’Economie et des Finances. « La création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES) n’est pas seulement une nécessité économique », selon M. Sanou, mais plutôt « un acte politique majeur, un signal fort de notre engagement à bâtir une souveraineté financière, gage d’une prospérité partagée ». Il a précisé  :  « nous avons, tout au long de nos travaux, posé les bases d’un projet, ambitieux, une banque au service de la transformation structurelle de nos économies, une institution capable de financer nos projets d’infrastructures, d’énergie, d’industrialisation, d’agriculture, de technologies et d’éducation ,une réponse concrète aux défis de l’emploi des jeunes, de la résilience climatique et de la cohésion sociale>>. Par ailleurs, le ministre de l’Economie et des Finances du Mali a salué la convergence de vues qui a émergé sur les grandes orientations, précisément « la gouvernance de de la BCID-AES, son siège social, sa dotation initiale en capital, son mode de fonctionnement et son ancrage dans une logique de transparence, d’efficacité et d’intégration régionale. » « Aujourd’hui, nous avons fait bien plus que tracer des lignes, nous avons fait naître une vision. Une vision portée par la solidarité confédérale, par la confiance en nos propres capacités et par la certitude que notre avenir se construit ici, chez nous, avec nous et par nous », a-t-il fait savoir. Quant au ministre de l’Economie et des Finances du Burkina Faso, Aboubakar Nakanabo, il a ajouté que ses homologues et lui « ont souligné la clairvoyance des trois chefs d’État dans leur décision d’établir, par la validation de la Feuille de route : Pilier « Développement », des mécanismes dédiés à la mise en œuvre des actions prioritaires dudit Pilier » « Les ministres ont réaffirmé leur engagement ferme à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer leur bonne exécution. Ils ont convenu d’accélérer la libération du capital de la BCID-AES », a-t-il déclaré avant d’exprimer leur « satisfaction quant aux importantes avancées enregistrées dans les domaines de la Défense et la Sécurité, de la Diplomatie et du Développement ». MMD/MD (AMAP)

Région de Kayes : Une quarantaine de véhicules d’une entreprise chinoise incendiés par une attaque à Tringa-Marena (Ouest)

Kayes, 24 mai (AMAP) Des individus armés non identifiés ont incendié, ce samedi 24 mai 2025, dans la matinée, vers 10 heures, une quarantaine de véhicules appartenant à une entreprise chinoise, lors d‘une attaque sur le tronçon Ségala-Sandaré, à l’entrée du village de Tringa-Marena, Cercle de Ségala, à 87 km de Kayes (Ouest). D’après la Direction régionale des routes de Kayes, il n’y a pas eu de pertes en vies humaines  mais, des pertes matérielles.  L’attaque a semé la terreur chez les travailleurs de cette entreprise chargée des travaux de réhabilitation de la rtronçon Sandaré/Kayes. sur la route internationale Bamako-Kolokani-Diéma-Dakar qui relie le Mali au Sénégal, un pays côtier. Après avoir eu vent de la mauvaise nouvelle, le mouvement citoyen « Je suis les Routes de Kayes » a exprimé sa profonde indignation « face à cette violence gratuite qui vise à déstabiliser la région et à entraver son développement. » L’entreprise chinoise, « en tant qu’acteur majeur dans la construction de nos infrastructures routières vitales, contribue directement à l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens. Attaquer une telle entité, c’est s’attaquer aux progrès et à la stabilité de la Région de Kayes », indique ce mouvement dans un communiqué relayé par des réseaux sociaux. A travers ce texte, le mouvement « Je suis les Routes de Kayes » exprime sa solidarité aux Forces armées maliennes (FAMa), ainsi qu’à tout le personnel de l’entreprise victime. I Il a lancé un appel aux autorités compétentes pour qu’elles prennent « toutes les mesures nécessaires afin d’identifier les auteurs de ce crime odieux, d’engager des poursuites judiciaires contre eux et de renforcer la sécurité le long de nos axes routiers. » Déjà, dès le 12 mai 2025, une partie des préoccupations de ce mouvement a été pris en compte. Le nouveau Commandant de la Région militaire N°4, le colonel Boubou Bocoum entend œuvrer pour renforcer la sécurité dans la partie septentrionale des régions de Kayes, Nioro et Kita, en concentrant ses efforts sur les zones frontalières de la Mauritanie et du Sénégal. « Les actions futures iront dans le sens des défis à relever. Il y a des enjeux sécuritaires dans la région, à travers les nombreux flux commerciaux sur le plan économique entre, d’une part le Mali et le Sénégal, et d’autre part, entre le Mali et la Mauritanie », a-t-il déclaré à la presse, après le passage de témoin entre lui et son successeur, le colonel Moussa Ongoïba. Il faut rappeler qu’une bonne partie de nos marchandises transite par ces deux pays, notamment le Sénégal, à travers le Port autonome de Dakar (PAD). D’après les statistiques fournies par les services compétents, au moins 500 gros porteurs empruntent cet axe tous les jours. A Kayes, on espère que cette attaque devrait inciter le Département des transports à accélérer les travaux de reconstruction de la voie, en cours depuis 2022, sans oublier la seconde route internationale qui relie Bamako à Dakar, en passant par Kita et Kéniéba au Sud de la Région. Des braquages et autres actes de violences sont aussi commis sur cette deuxième voie. BMS/MD (AMAP)