Ministère des Transports et des Infrastructures : 51e réunion annuelle des services des routes

Bamako, 9 déc (AMAP) La 51e édition de la réunion annuelle des services des routes, qui se déroule les 9 et 10 décembre, s’est ouverte, mardi, à la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD), sous le thème : « Des infrastructures routières résilientes pour soutenir le développement et promouvoir la mobilité. » Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Abdoulaye Imirane Touré qui assurait l’intérim de son collègue des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko, en mission à l’étranger, a indiqué que le thème reflète les préoccupations actuelles pour la sauvegarde et la durabilité du patrimoine routier. Il a ajouté que cette réunion, inscrite définitivement dans le calendrier institutionnel. « représente un moment privilégié d’échange, d’évaluation et de projection pour l’ensemble des acteurs engagés dans la construction, l’entretien, la modernisation et la préservation du réseau routier. » La réunion « permet à la grande famille des Travaux publics de dresser le bilan des activités de l’année écoulée, de relever et d’analyser les difficultés soulevées et de proposer pour l’année prochaine des solutions aux problèmes rencontrés », a également précisé Abdoulaye Imirane Touré. Le ministre a énuméré des travaux de construction, sur financement national, avec le  concours des institutions financières africaines et internationales, dont l’aménagement en 2×2 voies de la section Bamako-Koulouba-Kati de la RR9, de la bretelle d’accès au point G, de voirie à Kati et de la section Rond-point-GMS-Samé-Kati, la réhabilitation du tronçon Sandaré-Kayes du corridor Bamako-Dakar par le Nord, ; Et aussi l’aménagement en 2×2 voies de la section Sévaré-Mopti de la RN6, l’aménagement de la voirie à Mopti et à Sévaré, ainsi que la construction de la voie de contournement de l’aéroport de Mopti Ambodédjo, l’aménagement et l’élargissement du tronçon urbain de la Route nationale n°27 (Bamako-Koulikoro) à Bamako. Il a. cependant, signalé la suspension, pour cause d’insécurité, des travaux de construction et de bitumage de la route Kwala-Mourdiah-Nara, Section 1 : Kwala-Wolokoro-Kaloumba et Section 2  : Kaloumba-Nara, de la route Macina-Diafarabé-Tenenkou : Lot 1 Macina-Diafarabé, la construction et le bitumage de la route Banankoro-Dioro. En matière d’entretien périodique et d’entretien courant des routes, « les programmes en cours de réalisation sont : les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Nioro, Kita, Dioila, Bougouni, Koutiala, San, Bandiagara, sur un linéaire total de 2 370 km de routes revêtues, pour un montant de 3 000 000 000 Fcfa, et des travaux d’urgence dans le District de Bamako, pour un montant de 3 500 000 000 Fcfa, sur financement du Fonds d’entretien routier du Mali », a souligné l’intérimaire du ministre des Transports et des Infrastructures. A propos du Programme des travaux d’urgence sur les infrastructures routières endommagées par les inondations de 2024 de la composante 6, Intervention d’urgence contingente s’élève à un montant de 9 163 444 605 Fcfa financé par la Banque mondiale, a également souligné le ministre Touré. En perspectives, a-t-il dit, le département des Transports et des Infrastructures s’inscrit, pour l’année 2026, dans la réhabilitation de 137, 668 km de la section Diéma-Sandaré du corridor Bamako-Dakar par le Nord, y compris la traversée en 2x2z voies de Diéma et Sandaré, l’aménagement de 11 km de voirie urbaine dans les villes de Diéma et Sandaré, le démarrage des travaux d’aménagement de 200 km de pistes rurales assorti de réalisations connexes, l’exécution du Programme de corridor routier économique régional Bamako-Dakar par le Nord, phase 1 (PCRER-BDN1), réhabilitation de la section Didiéni-Diéma (180 km), la poursuite des travaux et les interventions d’urgence dans les zones d’insécurité et notamment à Sandaré-Kayes, avec le concours des forces armées maliennes. Le Ministère des Transports et des Infrastructures se réjouit l’accompagnement de la Banque africaine de Développement et de la Banque mondiale, et se félicite de la qualité de la solidarité gouvernementale.  Il a espéré que les recommandations de la rencontre inspireront des décisions de gestion et de politiques publiques. Une minute de silence a été observée en mémoire des chauffeurs et conducteurs de véhicules de transport d’hydrocarbures et victimes civiles et militaires qui ont consenti le sacrifice ultime pour Mali. ST/MD (AMAP)    

Démarrage de la Semaine nationale de lutte contre la corruption : Faire de la jeunesse le fer de lance du combat

Bamako, 9 déc (AMAP) La Semaine nationale de lutte contre la corruption a débuté, ce mardi, sous le thème : « S’unir avec la jeunesse contre la corruption : former l’intégrité de demain », lors d’une cérémonie dans les locaux du ministère de la Justice,  a constaté l’AMAP. « La lutte contre la corruption nécessite l’implication de toutes et de tous, dans une démarche cohérente, coordonnée et soutenue, afin d’agir sur tous les segments du phénomène ainsi que sur les canaux et réseaux par lesquels il se perpétue », a déclaré le ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, à l’ouverture qu’il a présidée, en présence de son collègue de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Bakary Traoré Le ministre Kassogué a rappelé que, comme chaque année, la célébration de la Journée internationale de lutte contre la corruption « est une occasion de sensibiliser davantage sur l’ampleur de ce fléau. » Le thème de cette année, qui est celui de l’édition précédente reconduit, met l’accent sur l’importance d’impliquer la jeunesse dans la construction d’une culture d’intégrité. Le ministre a, également, souligné que cette célébration intervient dans un contexte de refondation de l’État, nécessitant une rupture et un changement de paradigme dans la gestion des affaires publiques Il a appelé « à l’émergence d’un nouveau type de citoyen, porteur de valeurs d’intégrité, de probité, de loyauté, de patriotisme et de citoyenneté, pour bâtir une nation forte et prospère. » De son côté, le ministre Bakary Traoré a rappelé que la Semaine nationale de lutte contre la corruption a été instituée, il y a 15 ans, dans le cadre de la mobilisation nationale contre ce fléau. Célébrée chaque année à partir du 9 décembre, elle vise à informer l’opinion publique sur les actions entreprises dans la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Il a salué l’engagement des autorités de la Transition, soutenues par les Organisations de la société civile, qui ont permis de faire de cette lutte une réalité. La cérémonie a réuni de nombreux acteurs du secteur judiciaire, des représentants de la société civile ainsi que d’autres invités de marque. MMD/MD (AMAP)

Semaine d’Intensification des activités de nutrition – communautaire 2025 : Réunion du Comité local de pilotage de la campagne

Kangaba, 09 déc (AMAP) Le comité local de pilotage de la Semaine d’intensification des activités de nutrition – communautaire (SIAN-C) à Kangaba (Ouest), s’est réuni, lundi, en prélude au second passage de la campagne SIAN-C de l’édition 2025, afin de mobiliser les populations des 08 communes du Cercle et toucher le maximum d’enfants possible. Lors de la réunion, dans la salle de réunion du Cercle sous la présidence du 1er adjoint au préfet, Drissa Konaré, le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf), Dr. Moussa SOUGANE, a expliqué que ce 2ème passage sera couplé à l’administration de l’Azithromycine. Il se tiendra du 12 au 15 décembre 2025 dans 21 aires de santé sur 25 que compte le district sanitaire de Kangaba. Les 04 autres aires de santé seront des témoins dans le cadre d’une étude prospective. Trois produits seront administrés aux enfants durant cette campagne à savoir la vitamine A contre la cécité nocturne, l’Albendazole contre les vers intestinaux et l’Azithromycine qui est un antibiotique très efficace contre les infections. Pour la vitamine A la population cible est estimée à 3 266 enfants de 06 à 11 mois et 29 395 enfants de 12 à 59 mois. L’administration de l’Albendazole concerne environ 5 516 enfants de 12 à 23 mois et 23 679 enfants de 24 à 59 mois. Quant à l’Azithromycine, 29 237 enfants de 01 à 59 mois sont concernés. IAu 1er passage, qui s’est déroulée du 03 au 06 juillet 2025, la couverture est de 108% pour la vitamine A et 108% pour le traitement à l’Azithromycine. A la fin de la rencontre, le 1er adjoint au préfet a remercié les membres du Comité de pilotage et les agents de santé pour ces « résultats satisfaisants ». M. Konaré a invité les mêmes acteurs « à redoubler d’efforts pour atteindre sinon dépasser les résultats du premier passage. » SD/MD (AMAP)

Violation de l‘espace aérien de l’AES par un avion militaire nigérian :  La Confédération proteste et met en garde (Communiqué)

Bamako, 9 déc (AMAP) La Confédération des États du Sahel (AES) a « fermement » condamné, lundi, la violation de son espace aérien par un aéronef militaire du Nigeria, contraint à un atterrissage d’urgence ce jour même, à Bobo Dioulasso, au Burkina Faso, a appris l’AMAP de sources officielles. Selon un communiqué de l’AES, lu à la télévision nationale malienne par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, « l’avion militaire avait à son bord deux membres d’équipage et neuf passagers tous militaires « A la suite de l’incident « une enquête a été immédiatement ouverte par les services compétents burkinabè, qui a permis de mettre en évidence l’absence d’autorisation de survol du territoire Burkinabè pour cet appareil militaire », a ajouté le ministre malien. Face à cet acte qu’il a qualifié d’ « inamical mené au mépris du droit international et des règles internationales d’aviation civile et/ou militaire, les dispositions sont prises pour garantir la sécurité de l’espace aérien confédéral, la souveraineté et l’intégrité territoriale de ses États membres, ainsi que la sécurité des populations de la confédération AES » assure la confédération AES. Et de rappeler qu’à « cet égard et sur instruction des chefs d’État, les défenses aériennes de l’espace confédéral mises en alerte maximale, conformément à la déclaration du Collège des chefs d’État en date du 22 décembre 2024, ont été autorisées à neutraliser tout aéronef qui violerait l’espace confédéral. » MMD/MD (AMAP)

Biennale Tombouctou 2025 : Les préparatifs de la troupe régionale de Mopti vont bon train

Mopti, 8 déc (AMAP) Les préparatifs de la troupe régionale de Mopti (Centre) pour la phase nationale de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 vont bon train, a pu le constater, ce lundi, le gouverneur de la Région, le général de Brigade Daouda Dembélé lors d’une visite à la troupe. Selon le gouverneur, qui était accompagné des membres de son cabinet et ceux de la  commission préparatoire de la biennale, l’objet de cette visite est de venir « s’enquérir  des conditions de travail de la troupe, le niveau de préparation et prodiguer des conseils afin de motiver les acteurs pour une participation de qualité à la compétition nationale. » A l’issue de la visite des différents ateliers, le gouverneur a exprimé sa « totale satisfaction » quant au travail réalisé par les encadrants et les acteurs. Le général de Brigade Daouda Dembélé s‘est dit rassuré de constater que la troupe est prête à faire une prestation de qualité. Il a demandé aux acteurs de rester concentrés sur les deux phases prochaines, le déplacement à Tombouctou, les prestations à l’ouverture et la compétition proprement dite. La troupe artistique de Mopti est en internat préparatoire depuis le 17 novembre dernier. Encadrants et acteurs sont à pied d’œuvre pour la préparation des cinq disciplines de la compétition (le solo de chant, l’ensemble instrumental, la pièce de théâtre, la danse traditionnelle et l’orchestre moderne. » DC/MD (AMAP)

2è édition de la Semaine nationale pour l’harmonisation et l’utilisation des symboles de l’État : Sous le signe de l’année de la Culture

Bamako, 8 déc (AMAP) La 2e édition de la Semaine nationale pour l’harmonisation et l’utilisation des symboles de l’État (du 8 au 12 décembre 2025), dédiée l’information, à l’éducation, à la sensibilisation, a débuté lundi, lors d’une cérémonie présidée par le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de Division Abdoulaye Maïga, a constaté l’AMAP. Cette Semaine de l’harmonisation et l’utilisation des symboles de l’Etat a aussi pour objectif la formation de l’ensemble de la population malienne sur les principaux symboles de l’État (drapeau, devise, hymne, sceau et Armoiries). La cérémonie d’ouverture de l’édition de cette année, au Conservatoire multimédia Balla Fasséké Kouyaté, a débuté par l’exécution de l’hymne national du Mali et de la Confédérale, en présence des membres du gouvernement dont le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué. La conférence inaugurale, présentée par l’ancien ministre Mohamed Salikènè Coulibaly, a justement porté sur l’hymne national du Mali. Selon le Premier ministre, cette Semaine nationale « revêt, dans son contenu, les contours d’une véritable campagne d’éducation civique et patriotique à un moment où notre pays est engagé dans un processus de refondation de l’Etat ». « Avec tout ce que cela impose comme comportements positifs à adopter pour un changement qualitatif dans la gouvernance et la citoyenneté », a-t-il ajouté. Cette 2ème édition placée « sous le signe de l’Année de la Culture, a poursuivi le général de division Abdoulaye Maïga, est un choix amplement justifié, au regard de l’initiative présidentielle de redonner à la Culture toute sa place dans l’œuvre de transformation sociale positive pour la Refondation nationale. » « En effet, qui, mieux que les acteurs culturels, pourrait porter ce flambeau symbolique, à travers le pays et au-delà de nos frontières, pour franchir les portes des édifices, des tribunes des palais, des vestibules, des cases, des huttes et des tentes de nos communautés si résilientes », a-t-il dit. « Il ne fait aucun doute, a-t-il affirmé, que sous le leadership éclairé du Premier magistrat, le général d’Armée Assimi Goïta, le Gouvernement et moi-même, les Maliens et les Maliennes de tous horizons, nous sommes tous résolus de gagner le combat de l’esprit civique et patriotique. » « Cela nous permet de nous inscrire, volontiers, à l’école citoyenne de l’apprentissage pour une assimilation des symboles de l’État, en participant activement à la formation d’un citoyen de type nouveau, le Maliden kura, armé de culture pour bâtir notre Mali Kura », a soutenu le Premier ministre. Les symboles de l’Etat jouent qu’il a jugé « essentiel dans la formation des citoyens. » Selon le chef du gouvernement, ces symboles inculquent le respect des lois et des institutions, nourrissent le patriotisme, l’amour de la patrie et le sens du devoir civique, servent de support pédagogique dans les écoles, les cérémonies officielles et les commémorations. Ainsi, le général Maiga, a déclaré que « les symboles de l’État ne sont pas de simples images ou mots. Ils constituent le ciment de la nation, le reflet de son histoire et la boussole de son avenir. « Les respecter et les promouvoir, c’est renforcer l’unité nationale, la souveraineté et la stabilité institutionnelle », a-t-il lancé. Le président de la Commission nationale d’organisation, Mohamed Maouloud Najim, est revenu sur l’intérêt de la tenue de la Semaine nationale pour l’harmonisation et l’utilisation des symboles de l’État dans l’avènement du Mali Kura, tout en plaidant dla création d’une imprimerie au compte du département de la Justice pour la confection des Sceaux. OD/MD(AMAP)

Loi de finances 2026 : Les recettes augmentent de 15% et les dépenses de 11%, selon le ministre de l’Économie et des Finances ,Alousséni Sanou

Bamako, le 8 déc (AMAP) Les recettes budgétaires augmentent de 15% par rapport aux précédentes et les dépenses sont en hausse de 11% par rapport au budget de 2025, a déclaré, lundi, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, devant le Conseil national de Transition (CNT). Alousséni Sanou défendait la deuxième partie du projet de Loi de finances 2026 qui a été voté, à l’unanimité, par le CNT, après l’adoption, jeudi dernier, de la première. Il a, également, fait noter que le déficit budgétaire diminue de 10% par rapport à 2025. « Ce budget a été voté par le Parlement compte tenu des tendances à la hausse des indicateurs dont le taux de croissance qui s’élève à 6,3% contre un taux de croissance réalisé de 6,1% en 2025. Le taux de déficit budgétaire s’établie à -2,2 contre 2,7 en 2025. Le taux d’inflation reste également maîtrisé », a commenté M, Sanou. Il a assuré que les critères de convergence sont en train d’être améliorés. Il a, aussi, rappelé que c’est un budget orienté vers la souveraineté du développement économique. Des secteurs comme la sécurité, la défense, la santé, l’éducation ont, à cet effet, une place importante. Le ministre a souligné que ce budget qui « fait référence, tient compte et s’engage à mettre en oeuvre les réformes en cours dans notre pays. » Le projet de Loi de finances 2026, adopté jeudi dernier, est arrêté en recettes budgétaires de l’Etat de 3 057 milliards 792 millions 44 milles Fcfa contre des dépenses budgétaires évaluées à 3 578 milliards 216 millions 683 milles Fcfa. Soit un solde budgétaire négatif de 520 milliards 424 millions 639 milles Fcfa. OD/MD (AMAP)

Systèmes financiers décentralisés : Les cadres de la microfinance se forment à l’outil CAMELI

Bamako, 8 déc (AMAP) Les cadres de la Direction de la microfinance participent, depuis ce lundi 8 jusqu’au vendredi 12 décembre 2025, à un atelier de formation à Bamako, axé sur la maîtrise de l’outil de notation « CAMELI », afin de renforcer les capacités techniques des agents chargés de la supervision des Systèmes financiers décentralisés (SFD), a constaté l’AMAP. Cet atelier de mise à niveau, afin de permettre aux participants d’entamer la notation des caisses de base, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 1 du Projet de Promotion de l’accès au financement de l’entrepreneuriat et de l’emploi au Mali (PAFEEM), qui vise à promouvoir une inclusion financière durable et à développer les fintechs. « Plus précisément, il s’agit de renforcer la supervision et la performance du secteur de la microfinance », a précisé Mme Touré Fatoumata Coulibaly, coordinatrice du PAFEEM. Elle a ajouté qu’il est « indispensable de doter les superviseurs des SFD des compétences nécessaires pour comprendre, appliquer et intégrer les techniques de notation CAMELI dans leurs pratiques quotidiennes. » Selon El Hadji Moustapha A. Doumbia, directeur général adjoint du Trésor et de la Comptabilité publique, « CAMELI est un outil de notation de la conformité prudentielle, fondé sur six piliers de risques : la capitalisation, les acteurs, le management, l’organisation et le contrôle, l’équilibre financier, la liquidité et la gestion actif-passif, ainsi que l’information. » Cet outil, selon M. Doumbia, « permet d’évaluer les forces et faiblesses d’une institution de microfinance (IMF) en matière de conformité prudentielle. » Il fournit, ainsi, une évaluation par type de risque, une notation globale et des recommandations adaptées. Le directeur général adjoint du Trésor et de la Comptabilité publique a ajouté que « CAMELI constitue, également, un instrument moderne de supervision, « capable de détecter, classifier et cartographier les risques. » « Cette cartographie permet ensuite de mener des contrôles thématiques pour anticiper les menaces pesant sur les institutions et, plus largement, sur l’ensemble du secteur de la microfinance », a-t-il expliqué. L’atelier est organisé par le PAFEEM. en partenariat avec la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique. MMD/MD (AMAP)

Opérations antiterroristes : Plusieurs refuges détruits et des assaillants neutralisés les 5 et 6 décembre (état-major général des Armées)

Bamako, 7 déc (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené, les 5 et 6 décembre 2025, plusieurs opérations contre des groupes terroristes dont l’état-major général des Armées a dressé le bilan, dans un communiqué publié ce dimanche. Le vendredi 5 décembre 2025, suite à « une tentative d’infiltration repoussée par les FAMa au poste de sécurité du Mahou, dans le cercle de Yorosso, région de Koutiala (Sud), l’aviation a pris en chasse les assaillants jusque dans leurs replis. Plusieurs terroristes ont été neutralisés et du matériel détruit », précise le communiqué. Le samedi 6 décembre 2025, dans le cadre de la surveillance aérienne du territoire, les FAMa ont découvert et détruit plusieurs refuges terroristes. « Une première opération a été menée aux alentours de la localité de Finkolo, à l’est de Sikasso (Sud). Une deuxième frappe a visé un autre refuge à l’est de Dandérésso, non loin de la frontière avec le Burkina Faso, et une troisième au sud-est de Tièrè, toujours dans la Région de Sikasso », a ajouté l’état-major général des Armées. Dans le même cadre, les vecteurs aériens des « FAMa ont également découvert et neutralisé avec succès des terroristes camouflés sous des arbres, au sud-est de Loadi Chérif, dans le secteur de Guiré, région de Nara (Ouest). » MMD/MD (AMAP)

Bafoulabé : La campagne des 16 jours d’activisme a démarré sous le signe de la lutte contre la violence numérique

Bafoulabé, 7 déc (AMAP) La campagne des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre ont débuté, samedi, au Lycée public de Bafoulabé, sous le thème de cette année : « L’utilisation responsable des réseaux sociaux, gage de protection, de promotion et préservation des valeurs culturelles des femmes et filles au Mali », à travers un meeting et un match de football féminin, a constaté l’AMAP. Cette initiative dont le lancement a été présidé par le préfet, Siaka Souleymane Sanogo, en présence de plusieurs autorités, a pour objectif de contribuer à la mobilisation sociale et institutionnelle contre les violences faites aux femmes et aux filles, notamment à travers le numérique.. Organisé par l’ONG Groupe de recherche et d’applications techniques (GRAT) en collaboration avec le service local de la Promotion de la Femme et de l’Enfant avec le soutien technique et financier de Plan International, Le chef de village, Kaba Diallo, et le maire adjoint, Cheickna Sissoko, ont réaffirmé leur soutien à l’ONG GRAT dans la lutte contre les violences basées sur le genre et don l’initiative avec son partenaire, « vise à prévenir la cyberviolence et promouvoir un environnement numérique sûr. » Le coordinateur de GRAT, Youssouf Dembélé, a rappelé qu’à travers ce meeting, il s’agit de démontrer que les femmes et les filles « ne sont pas seulement utilisatrices de réseaux sociaux, mais porteuses de valeurs, de savoirs et d’identité qu’il nous revient de protéger et de valoriser ». « L’usage responsable des réseaux sociaux doit devenir un levier pour préserver l’image de la femme malienne », a-t-il déclaré. M. Dembélé a réitéré l’accompagnement de GRAT « aux initiatives locales pour renforcer les capacités numériques responsables et promouvoir l’épanouissement des femmes et filles » Dans son discours d’ouverture, le préfet Siaka Souleymane Sanogo a souligné « l’urgence d’agir face à une réalité préoccupante. » Il a exhorté les acteurs à intensifier « la sensibilisation et l’éducation afin de mettre un terme à ces pratiques invisibles mais, dévastatrices » pour les droits et la dignité des femmes et des filles au Mali. Le préfet a invité les maires des communes du Cercle de Bafoulabé « à inscrire désormais dans leur Programme de développement économique, social et culturel (PDESC) et à budgétiser les questions relatives à la promotion du genre en général et en particulier à la prévention ainsi qu’à la riposte contre les violences faites aux femmes et aux filles. » BM/MD (AMAP)