Confédération des États du Sahel : 1ᵉʳ Forum à Bamako des ministres en charge de l’action humanitaire des pays membres
Bamako, 7 août (AMAP) Le 1er Forum des ministres en charge de l’action humanitaire des pays de la Confédération des États du Sahel (AES) s’est ouvert, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) avec pour de partager les expériences et les bonnes pratiques mais, aussi,d’identifier les meilleurs moyens de relever les défis et d’exploiter les potentiels. a constaté l’AMAP.. Sous le thème : « Politiques humanitaires et mécanismes de financement de l’action humanitaire dans l’espace AES : enjeux, défis et perspectives », ce forum de trois jours, du 7 au 9 août, est placé sous le haut patronage du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta. « Le Mali est honoré d’abriter ce premier forum qui se tient dans un contexte marqué par des défis humanitaires et sécuritaires », a affirmé le ministre des Droits de l’homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, qui a présidé la cérémonie. Il a également relevé que, depuis plus d’une décennie, les conflits armés, les déplacements forcés, l’insécurité alimentaire et les effets du changement climatique se combinent, « fragilisant chaque jour nos communautés et affectant nos services sociaux de base. » Face à cette réalité, le ministre de la Justice a indiqué que le thème de ce premier forum illustre bien cette vision qui consiste à adopter des réponses concrètes, inclusives et coordonnées « pour mieux assister les populations, tout en préparant l’avenir à travers des mécanismes durables de résilience et de développement. » Pour une aide humanitaire plus efficace, le coordinateur-résident du Système des Nations unies au Mali, Khassim Diagne, a affirmé que « cette rencontre offre l’occasion de discuter des opportunités à travers une approche collective et mieux coordonnée, dans un contexte où ces défis humanitaires sont de plus en plus liés à des dynamiques régionales. » « Les programmes phares sur les systèmes alimentaires, l’éducation, la santé, la protection sociale et l’énergie, élaborés conjointement par les pays de l’AES et le système des Nations unies, constituent un exemple d’intégration de ces trois dimensions (articulation étroite entre urgence, paix et développement), permettant d’inscrire l’action humanitaire dans une approche de développement et de consolidation de la paix à long terme », a-t-il poursuivi. « Il s’agira, au cours de ces journées, de : faire l’état des lieux de notre situation humanitaire dans l’espace AES ; de partager nos bonnes pratiques, avec la contribution des pays invités que je remercie pour leur participation à ce forum ; d’améliorer la coordination entre les acteurs étatiques, humanitaires et communautaires dans le respect des principes humanitaires et de la souveraineté de nos États ; d’explorer des pistes de financements innovants, y compris auprès de notre diaspora, de nos partenaires privés et de nos communautés ; et surtout, réfléchir à des solutions durables qui jetteront les bases de la consolidation de la paix, du relèvement et du développement », a indiqué le ministre Kassogué à l’issue de son discours. Ce forum intervient deux ans après la création de l’Alliance des États du Sahel en septembre 2023, qui a permis d’accélérer l’intégration régionale dans de nombreux domaines. Après des réunions ministérielles dédiées à la défense, à l’économie, à la justice et plus récemment à la jeunesse, la rencontre d’aujourd’hui, consacrée à l’action humanitaire, marque un jalon significatif dans la recherche continue de solutions durables à l’échelle de la confédération. Ont pris part à la cérémonie plusieurs officiels, dont la ministre de la Santé et du Développement social, le colonel Assa Badiallo Touré, la ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille de Mauritanie, Mme Savia Mint Tahah, les ministres chargés de l’Action humanitaire des États de l’AES, du Togo et du Tchad, ainsi que des experts d’organisations et d’ONG internationales. FK/MD (AMAP)
Conférence des Nations Unies sur les Pays en Développement sans littoral : Le Mali se fait entendre
Amadou SOW Envoyé spécial Awaza, 07 août (AMAP) « En qualité de pays invité, nous dénonçons le non-respect des textes et lançons un appel à la Communauté internationale d’agir urgemment contre les manquements », a lancé la ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, jeudi, à la 3e Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral (PDSL), au Palais des sports d’Awaza, au Turkménistan. La ministre Madina Sissoko, qui a modéré les débats du jour sur le thème : « Construire des infrastructures durables, renforcer la connectivité et promouvoir des systèmes de transit sans restriction pour les pays en développement sans littoral », a ajouté que « cette tribune offre l’occasion au Mali d’être visible et de montrer au monde que le pays sera « toujours présent aux grands rendez-vous. ». « L’une des raisons principales qui bloque l’opportunité des pays sans littoral est la vision politique de certains pays qui prennent des décisions contraires à la Convention de Vienne », a-t-elle également soutenu. Le panel a été animé par l’ancienne ministre malienne chargée de l’Emploi et de la Formation professionnelle au Mali, Mme Fatou Haïdara, le ministre d’État burkinabè, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité (ME/MATM) Emile Zerbo, ainsi que d’autres panelistes. La ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a modéré les débats. Après deux heures d’échanges, les panélistes ont largement souligné les impératifs de relance économie pour les PDSL. Ils ont tous jugé nécessaire pour ces pays en développement de s’unir et de constituer un bloc contre les barrières qui entravent leur développement socio-économique. À l’issue de cette rencontre, la ministre Madina Dembélé a fait un résumé des différentes interventions, avant de préciser que le Mali reste debout. « La problématique de la mobilité des marchandises est un constat général dans les 32 pays concernés. Les PDSL ont les mêmes défis. Le problème est déjà connu et nous sommes dans la dynamique de trouver des solutions pour mettre fin à toute action qui bloque le développement de ces pays sans littoral », a expliqué la ministre chargée des Transports. La question est de savoir comment raccourcir le délai de transit du port jusqu’à la destination finale, digitaliser et faire une interconnexion pour faciliter les démarches douanières. Selon elle, « trouver des réponses à ces interrogations est une exigence pour les dirigeants des pays en développement sans littoral. » Elle a rappelé que l’objectif du Mali est de réduire le coût des transports, conformément à la vision du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, pour baisser les prix des produits de première nécessité. « Déjà un programme (2024-2034) a été élaboré et nous demandons l’application pure et simple de la Convention de Vienne », a laissé entendre la ministre des Transports et des Infrastructures. Pour elle, cette convention prend en compte les difficultés des PDSL. Mme Dembélé Madina Sissoko a, aussi, évoqué les cas des facteurs endogènes comme les vents violents, les inondations ou d’autres facteurs qui peuvent influencer la relance de l’économie des pays enclavés. En marge des travaux plusieurs forums se tiennent en vue d’accompagner les gouvernements dans la lutte contre l’injustice. Plus de dix rencontres (panels et plénières) ont été organisées pendant les trois premiers jours pour débattre les difficultés des 32 Pays en développement sans littoral. Ces tables rondes prennent en compte le Plan d’action d’Awaza pour la période 2024-2034. Parmi ces discussions, celles de la jeunesse des pays membres, des parlementaires et de la Société civile. Le Mali est valablement représenté pour accompagner le gouvernement dans sa démarche contre les abus et injustice contre les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le représentant de la jeunesse, Aly Kouma, (président de la Commission de la jeunesse de Bamako) a salué et remercié les organisateurs pour cette une tribune pour soutenir les autorités. « Nous sommes venus pour ajouter notre voix à celle du gouvernement dans le développement des pays sans littoral. » À noter que cette 3e Conférence des Nations unies sur les Pays en développement sans littoral a montré la détermination de ces Etats et des dirigeants du monde à trouver les solutions aux problèmes brûlants. Elle a réuni plus de 2 400 participants, selon les statistiques fournies par les organisateurs. Il y a environ une trentaine de stands tenus par des organisations et sociétés offrant une opportunité de contact en vue de sceller des partenariats. AS/MD (AMAP)
Recensement général agricole 2024-2027 : La 3ème session du comité technique national fait le bilan de deux mois
Bamako, 07 Août (AMAP) Le Comité technique national du recensement général agricole (RGA), annoncé, jeudi, que sur les 34 actions, 38% ont été déjà exécutés, 38% autres qui sont en cours d’exécutions et 12% ne sont pas connus, a appris l’AMAP, lors de la 3ème session du Comité technique dans la salle de conférence du ministère de l’Elevage et de la Pêche. Faisant le point de deux mois de travail, en termes de défis, perspectives et difficultés, Balla Keita, directeur de la Cellule de planification et statistique (CPS), du secteur du développement rural (SDR), couvrant les ministères de l’Agriculture, et de l’Elevage et de la Pêche, a ajouté que à l’issue de ces deux mois de travaux, plus de 4 millions d’hectares ont été déclarés sur plus d’un million de parcelles. « Et, dans le million, il y a un peu plus de cinq cent milles parcelles qui ont été visés. Ce qui a donné à plus de deux millions d’hectares », a fait savoir directeur de la CPS du secteur du développement rural. En terme de matériel, il a expliqué : « on a fait la liste des matériels qui devaient être aussi recensés avec l’objectif d’avoir une typologie complète, à la suite de ce recensement, quel type d’exploitation qui va imposer non seulement le genre de parcelles, leur taille, notamment, le nombre d’hectares, d’équipements et de main d’œuvre », a-t-il dit. Comparé aux statistiques référentielles, le Recensement général de la population humaine (RGPH) en 2022, a-t-il rappelé, a dénombré 992 665 ménages pratiquant l’agriculture. Le directeur de la CPS a précisé que ce recensement a capté, à peu près, 16 320 tracteurs et « nous nous sommes à peu près à 16 100 tracteurs. Il nous reste, à peu près, 160 000 exploitations qui n‘ont pas encore déclaré leurs équipements. Ce qui veut dire qu’on sera dans ce schéma », a succinctement dit Balla Keita. La rencontre était co-présidé par les secrétaires généraux des ministères de l’Agriculture, Oumar Tamboura, et de l’Elevage et de la Pêche, Madi Matenè Keita. Oumar Tamboura a indiqué qu’au terme de deux mois écoulés dans cette deuxième phase, « il est opportun de faire le point des travaux de collecte et d’en instruire les orientations pour boucler l’opération. » ST/MD (AMAP)
Adoption unanime de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation par le CNT
Bamako, 07 août (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté à l’unanimité, ce jeudi 07 août 2025, lors d’une session extraordinaire, au Centre international de conférences de Bamako, le projet de loi portant Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, a constaté l’AMAP. Composée d’un préambule, 16 titres, 39 chapitres et 106 articles, la Charte s’appuie sur la Constitution du 22 juillet 2023, intégrant les principes de souveraineté, d’unité nationale, de paix, de cohésion sociale et de réconciliation nationale. Selon la Commission administration du CNT, le processus d’élaboration a été inclusif, permettant aux Maliens de se reconnaître dans son contenu. Portée par le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion sociale, le Général de corps d’armée Ismaël Wagué, la Charte vise à répondre aux préoccupations des Maliens en matière de paix, de vivre-ensemble et de développement. « Sans paix, il n’y a pas de développement, et pour aller vers la paix, il faut se réconcilier », a déclaré le ministre. Approuvée par 124 votants, elle deviendra, dès son entrée en vigueur, le document de référence pour les initiatives de paix, de sécurité et de cohésion sociale. Des actions de sensibilisation et d’appropriation seront menées pour faciliter sa mise en œuvre, et un observatoire rattaché à la Présidence de la République sera créé pour promouvoir le texte. La plénière était présidée par le Général de corps d’armée Malick Diaw, président du CNT. BD/OS/MD (AMAP)
Kangaba : Plus de 100 % de couverture au premier passage de la Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS)
Kangaba, 7 août (AMAP) Le taux de couverture global du district sanitaire de Kangaba (Ouest) est de 108,5%, pour le premier passage de la Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS), a appris l’AMAP, mardi, lors de la restitution des activités de la CPS couplée au dépistage de la malnutrition chez les enfants de moins de 05 ans tenus dans la salle de réunion du Cercle. Les travaux étaient présidés par le premier adjoint au préfet monsieur Drissa KONARE ont regroupé les Directeurs techniques de centre (DTC) et les présidents des Associations de santé communautaire (ASACO) des 25 aires de santé du District sanitaire de Kangaba (Ouest), les maires des 08 communes du Cercle, les responsables des associations et organisations de la Société civile. Il s’agissait, en générale, de valider les résultats de la campagne CPS premier passage 2025 au niveau du district sanitaire. Et, spécifiquement, les objectifs visaient à : partager et valider avec tous les acteurs, les résultats du premier passage 2025 par aire de santé, faire le point sur le stock des intrants restants, faire le point des contributions communautaires, recenser les difficultés rencontrées au cours de la campagne et faire des recommandations. Les résultats, compilés dans un document ont été présentés par le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) Dr. Moussa Sougane et le chargé de paludisme au CSRéf, Dr. Seydou Baba Sangaré. La première place est occupée par l’aire de santé de Dioulafoundou avec 269,3%. Le dépistage de la malnutrition a donné le nombre d’enfants avec le Test de diagnostic rapide (TDR) positifs traités avec Combinaison thérapeutique à base d’arthemesun (CTA). Ainsi la campagne a permis de réaliser 445 TDR dont 42 positifs et 403 négatifs. Ce succès a été enregistré grâce au déploiement de 176 agents d’administration, 123 mobilisateurs de proximité, 04 superviseurs district et 02 superviseurs régionaux. A cela s’ajoutent la motivation des autorités locales pour la sensibilisation, l’engagement et la rigueur des DTC, la participation active de la communauté et la contribution des ASACO à hauteur de 1 733 000 Fcfa, le recrutement des binômes supplémentaires. Pour répondre aux difficultés rencontrées, quelques recommandations ont été formulées à l’endroit du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) et des partenaires à savoir pour mieux réussir les prochains passages. A la fin des travaux, le premier adjoint au préfet a remercié tous les acteurs pour le résultat obtenu. Il les a invités à redoubler d’efforts pour maintenir ces résultats si non les dépasser lors des prochains passages. SD/MD (AMAP)
3e Conférence des Nations unies sur les Pays en développement sans littoral : Le Mali partage sa vision
Envoyé spécial Amadou SOW Awaza, 7 août (AMAP) La ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, et son collèque de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, ont fait, mercredi, des communications sur les problématiques qui handicapent les Pays en développement sans littoral (PDSL), à la 3ème Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral (PDSL) depuis Awaza (Turkménistan). Les nombreuses problématiques des PDSL ont été les thèmes de discussions de plusieurs panels animés par des experts lors de cette deuxième journée de la Conférence. La ministre malienne chargée des Transports est intervenue sur le thème : « Construire des infrastructures durables, renforcer la connectivité et promouvoir des systèmes de transit sans restriction pour PDSL ». Mme Dembélé Madina Sissoko a plaidé « la nécessité de lever les barrières qui entravent le développement des pays enclavés. » Elle a pointé du doigt le non-respect des textes et règlements par certains pays non enclavés et souligné l’urgence de s’inscrite dans la coopération et la résilience. La ministre Madina Sissoko a aussi soutenu que les pays ont les mêmes défis qui doivent se résoudre dans une vision globale. Elle a, également, parlé de l’expérience du Mali en tant que pays enclavé et ses ambitions dans la relance économique et le développement des infrastructures de transport. Quant au ministre Moussa Alassane Diallo, sa communication a porté sur le thème : « Saisir le potentiel de transformation du commerce, de la facilitation du commerce afin d’accroitre la participation des PDSL au commerce international. » I Il a, également, fait l’état des lieux du contexte des pays enclavés avant d’évoquer « la nécessité de travailler à fond sur les barrières douanières, les textes, la connectivité et la formation des acteurs. » Le ministre malien chargé du Commerce a, aussi, évoqué l’expérience du Mali ainsi que les difficultés que le Mali rencontre tous les jours ainsi que les situations qui handicapent le développement du commerce national et international. Il a, surtout, soutenu qu’« il faut développer le commerce international » et cela « passe obligatoirement par une solidarité. » Les deux ministres ont dénoncé « le non-respect des textes et règlements en vigueur » par certains du littoral. Selon eux, la solution des problèmes des PDSL s’inscrit parfaitement dans la Vision 2063 du Mali et de la Stratégie nationale de développement durable (SNDD) que le pays est en train de mettre en œuvre pour le développement socio-économique. Ils ont également expliqué la vision du programme qui repose sur le développement endogène. Le ministre Diallo a déclaré que notre pays a mis en place une stratégie pour permettre au gouvernement de se doter d’une Politique nationale du commerce et de s’inscrire dans le dynamisme de la coopération dans divers secteurs. Une Politique nationale de développement du commerce et une stratégie de développement des exportations ont été élaborées pour accroître la croissance. « Il s’agit pour nous de renforcer la gouvernance du commerce, un cadre favorable à l’exercice des activités commerciales », a-t-il dit Ainsi, il a proposé d’organiser et renforcer les capacités des acteurs et assurer leur participation dans le management du commerce pour développer les chaines de valeur. Les deux ministres ont jugé nécessaire pour les PDSL d’appliquer le plan d’action plan d’Awaza pour la période 2024-2034 De ces communications, il ressort la nécessité de se tourner vers un développement endogène à travers le Projet Mali Kura 2063 et sa stratégie de mise en place, initiés par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Plusieurs autres panels ont été animés pendant cette deuxième journée de la conférence par les représentants des PDSL, les partenaires et autres organisations. Analystes et observateurs s’accordent à dire que cette troisième rencontre sur les PDSL pourrait être déterminante dans la résolution de ces questions épineuses. Le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga participe à cette 3e Conférence des Nations unies sur les PDSL, à Awaza (Turkménistan) où il porte la voix du Mali et de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (Confédération AES). Il s’est adressé à la conférence lors de la séance plénière après l’ouverture des travaux devant plusieurs dirigeants du monde. AS /MD (AMAP)
Lutte contre la drogue au Mali : La Mission interministérielle de coordination appelle à un engagement collectif
Bamako, 05 août (AMAP) La Mission interministérielle de coordination de la lutte contre la drogue (MILD) appelle à une mobilisation générale pour faire face à la consommation de drogues, devenue un enjeu majeur de santé publique et de sécurité au Mali. Dans un entretien avec l’AMAP, le secrétaire permanent de la MILD, le médecin colonel Ismaël Macalou, a souligné que « la lutte contre la drogue n’est pas uniquement une affaire de jeunes ou de vieux, de civils ou de militaires, mais un engagement de tous. » Créée par décret en 2015, la MILD situé sur la route de Kati, près de la nouvelle École nationale d’administration (ENA), est placée sous la tutelle du ministère en charge de la Sécurité et de la Protection civile et opérationnelle depuis la nomination du secrétaire permanent, il y a bientôt deux ans. Elle a pour mission d’élaborer et de valider la Politique nationale en matière de lutte contre la drogue, de coordonner les actions des départements ministériels, de la société civile et des partenaires internationaux dans la lutte contre le trafic de stupéfiants et la toxicomanie. Le secrétaire permanent précise que la mission prépare les décisions du gouvernement, aussi bien au niveau national qu’international, dans ce domaine. Elle est également chargée de proposer des mesures pour renforcer les capacités des services en charge de la lutte contre la drogue, et veille à l’application des conventions et protocoles relatifs aux stupéfiants et substances psychotropes. La MILD comprend cinq commissions : la commission politique et stratégique, la commission législation et répression, la commission prévention et sensibilisation, la commission trafic et prise en charge des toxicodépendants, ainsi que la commission coopération internationale. Chacune de ces commissions est composée de représentants des ministères concernés. Le médecin-colonel Macalou, médecin chef du service psychiatrique des armées de Kati, s’est alarmé de la hausse de la consommation de drogue chez les jeunes au Mali. « Le constat est amer : plus de 70 % de la jeunesse malienne consomme de la drogue, dont 25 % de filles », a-t-il déploré. Ces chiffres selon lui, sont un indicateur pour amener les gens à réfléchir. Il appelle à un renforcement de la prévention et de la prise en charge, insistant sur le caractère transversal de la problématique. Pour appuyer cette lutte, une Commission nationale de sensibilisation des jeunes a été mise en place sous le leadership du ministre de la Jeunesse, Abdoul Kassim Fomba. Elle agit en collaboration étroite avec la MILD et a pour slogan « Drogou bla sa ni a ki bla », « Non à la drogue oui à une vie saine. » À ce jour, des campagnes de sensibilisation ont été menées dans treize localités dont Bagadadji, Kayes, Gao, Ségou et Sikasso. Le médecin-colonel Macalou a rappelé que la drogue est toute substance naturelle ou synthétique qui modifie le comportement d’un individu. Il déplore que certains continuent de ne pas considérer l’alcool ou la cigarette comme des drogues, malgré leurs effets addictifs. « Plus un jeune commence tôt à consommer de la drogue, plus il devient dépendant et plus son traitement est compliqué », a-t-il indiqué. Dans son service, sur 60 malades hospitalisés, 40 sont des toxicodépendants, dont certains n’ont pas encore 18 ans. « Beaucoup ont entre 11 et 15 ans », a-t-il affirmé, en insistant sur la nécessité d’une prise en charge adaptée. MMD/MD (AMAP)
Le ministre Abdoulaye Diop reçu en audience par Nicolas Maduro, président du Venezuela
Bamako, 6 août (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Dio, qui poursuit sa mission à Caracas, au Venezuela, dans le cadre du mécanisme de consultations politiques Mali-Venezuela, a été reçu, en audience, le mardi 5 août 2025 par le président venezuelien, Nicolás Maduro, annonce le Bureau de presse du ministère en charge des Affaires étrangères, Le chef de la diplomatie malienne a remis un message écrit du président de la Transition au Mali et transmis les chaleureuses salutations du général d’Armée Assimi Goita, au président Nicolás Maduro, selon la même source. Sur le plan bilatéral, le président Maduro s’est réjoui de la perspective d’organisation de la Commission mixte Mali-Venezuela, en 2026 au Mali, marquant le 50e anniversaire de l’établissement des relations de coopération entre les deux pays. Sur le plan régional, le président de la République bolivarienne de Venezuela a marqué sa « grande disponibilité et son engagement à œuvrer avec la Confédération des États du Sahel (AES) » et a exprimé sa « solidarité avec les dirigeants et les peuples de l’AES dans leur lutte pour la souveraineté et contre le terrorisme et les velléités de domination néocoloniales. » Sur le plan international, Nicolas Maduro a exprimé sa « convergence de vue sur le renforcement du multilatéralisme, la promotion et la démocratisation des relations internationales en faveur d’une gouvernance mondiale adaptée à un monde multipolaire. » Dans ce cadre, il a élevé une vive protestation contre les sanctions et autres mesures coercitives unilatérales imposées par des puissances impérialistes. MD (AMAP)
Assurance : La gestion des sinistres expliquée au Petit déjeuner professionnel du Patronat du Mali
Bamako, 6 août (AMAP) Le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a organisé, ce mercredi 6 août 2025, son huitième Petit déjeuner professionnel (PDP) à la Maison de l’Entreprise, sur « Prévention, Gestion et Réparation de sinistres », a constaté l’AMAP. « Les sinistres, qu’ils soient climatiques, techniques ou humains, nous imposent de réagir avec rigueur, anticipation et solidarité », a déclaré Mossadeck Bally, président du CNPM, en ouverture de l’événement. Le PDP, instauré en 2023 dans le cadre du Dialogue public-privé, vise à réunir les acteurs institutionnels, privés, communautaires et techniques pour échanger sur la Loi de Finances et formuler des recommandations concrètes. Pour cette session, le CNPM, a mis l’accent sur la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention, de gestion et de réparation des sinistres face à des risques croissants, tels que les inondations, incendies, accidents professionnels et conflits, exacerbés par le changement climatique et l’urbanisation non maîtrisée. Mossadeck Bally a souligné l’urgence d’adapter les pratiques et de promouvoir une culture de l’assurance au Mali. Il a également interpellé l’État pour rétablir l’obligation de souscription d’assurances pour certaines activités comme l’importation, afin de dynamiser le marché de l’assurance, qui reste sous-développé par rapport à des pays comme le Burkina Faso. Abdrahamane Kouyaté, président de l’Association professionnelle des sociétés d’assurance du Mali (APSAM), a mis en avant le rôle clé du secteur de l’assurance. « En 2023, nous avons versé 20,7 milliards de Fcfa aux bénéficiaires et 15 milliards de Fcfa en taxes à l’État », a-t-il indiqué, précisant que le secteur emploie directement près de 1 000 personnes, et jusqu’à 1 500 avec les intermédiaires. Il a également détaillé les procédures d’indemnisation qui incluent une déclaration rapide des sinistres, des mesures conservatoires et la transmission des pièces nécessaires pour un règlement dans un délai maximum de 30 jours. Les objectifs de ce PDP incluent la présentation des impacts sociaux, économiques et environnementaux des sinistres, l’échange sur les meilleures pratiques de gestion – de la prévention à l’indemnisation – et l’exploration des méthodes de réparation pour assurer un retour rapide à la normale. « L’assurance, c’est transférer ses risques à un spécialiste pour garantir sérénité et sécurité », a résumé M. Kouyaté, plaidant pour une sensibilisation accrue pour dépasser les freins sociologiques et religieux à la souscription d’assurances. M. Bally a conclu en insistant sur le rôle de l’assurance comme outil de financement du développement, via la collecte d’épargne, et a appelé à une meilleure éducation du public. « Une société moderne va de pair avec un marché de l’assurance développé », a-t-il affirmé, invitant les compagnies d’assurance à intensifier leurs efforts de sensibilisation. L’événement, qui a réuni un large public, a été apprécié pour sa pertinence et son apport à la résilience des entreprises et à la sécurité des populations maliennes. OS/MD (AMAP)
Grandes vacances : Dur dur pour les enseignants du secteur privé
Par Moussa M. DEMBELE Bamako, 06 août (AMAP) Il est 19 h 30 environs. Bourama Coulibaly n’est pas encore arrivé chez lui. Pourtant, sa femme dit qu’il est en vacances depuis le mois de mai. Le professeur d’histoire et de géographie, qui sert dans une école privée de Tiéguena, dans la Commune de Kalaban-Coro, Cercle de Kati, a passé toute la journée sur un chantier de fabrication de briques. Depuis plus d’un mois, il travaille dans ce domaine. « Pendant les vacances, je n’ai d’autres choix que de me lancer dans les travaux durs. Parce que la profession d’enseignant du secteur privé ne paie pas pendant cette période, alors que nous avons des familles à prendre en charge », se plaint ce père de 4 enfants, l’air épuisé. Selon lui, les promoteurs de ces écoles ne se soucient pas des conditions de vie de leurs employés. Il estime que les écoles privées jouent un rôle primordial dans l’éducation dans le pays, en comblant le vide laissé par l’État qui, malheureusement, n’a de moyens pour inscrire tous les élèves et étudiants dans les établissements publics. Et ce cadre pense que les enseignants qui évoluent dans ce secteur, méritent une considération. Pendant les grandes vacances, les écoles sont fermées. C’est une période de repos pour les acteurs de l’éducation. Beaucoup de maîtres ou professeurs d’enseignement mènent d’autres activités pendant ces trois mois de vacances pour faire face aux besoins de leur famille. Les promoteurs d’écoles privés ne payant pas de salaire en cette période creuse. Certains enseignants du secteur privé changent de métier. Ils se convertissent dans d’autres activités pour gagner leur pain quotidien. Car, pendant les vacances qui s’étendent sur trois mois, si la rentrée scolaire est maintenue en octobre, ces cadres du secteur privé ne reçoivent rien comme salaires. En général, les promoteurs d’écoles ne payent pas de salaire durant ces mois de repos qui ne sont pas pris en compte dans leurs budgets respectifs. Pour pouvoir joindre les deux bouts, ces maîtres ou professeurs deviennent des vendeurs de circonstance, conducteurs de mototaxis, chauffeurs ou apprenti-chauffeurs, plombiers, soudeurs, réparateurs de motos ou de radios, dans une palette de petits métiers parmi tant d’autres. Dans une localité, l’enseignant, qui est prêt à tout faire. se fait, ironiquement, attribuer le sobriquet sarcastique de « L’homme aux douze métiers ». Pour lui, peu importe l’activité : l’objectif est d’avoir une stabilité financière, afin de faire face aux besoins de la famille qui ne prennent pas de vacances. Certains enseignants estiment que l’Etat peut faire « un geste » en direction de ceux du secteur privé, en prenant en charge une partie de leur salaire, si les conditions le lui permettent. Il y a un précédent : en 1991, le gouvernement de Transition a pris en charge les salaires des six premiers mois des vacataires du privé. Au cours de nos conversations, un appel téléphonique interrompt la discussion. C’est un maçon qui sollicite Bourama Coulibaly pour une activité le lendemain. « Je ne veux plus travailler comme manœuvre cette année, C’est une exploitation. Non seulement, le travail n’est pas payant mais, les maçons ne nous respectent pas », s’est-il plaint Après avoir raccroché, l’enseignant précise qu’il préfère aller mouler des briques, en signant un contrat avec un particulier, que d’évoluer près des maçons sur les chantiers. « Le salaire d’une journée varie de 2 500 à 3 000 Fcfa alors que la fabrication des briques me fait gagner 5 000 voir 10 000 Fcfa par jour », dit M. Coulibaly. Cette année, le natif de San a un calendrier bien établi, pendant cette période sans salaire. En plus de la fabrication de briques, il veut aider son grand-frère à concrétiser un projet agricole portant sur le maraîchage, l’élevage et la pisciculture. Après avoir obtenu son diplôme, en 2022, à l’Institut de formation des maîtres (IFM) de Tominian, l’enseignant en Histoire-Géographe a tenté le concours d’entrée dans la Fonction publique des Collectivités territoriales. Sans succès. Il suggère que « l’État change de politique afin d’intégrer plusieurs enseignants de formation dans la Fonction publique », surtout que le besoin s’y fait énormément sentir à tous les niveaux. L’histoire de M. Coulibaly est celle des conditions de vie de plusieurs enseignants du secteur privé pendant les trois de repos. Contrairement à son collègue, Lamine Togola, enseignant généraliste de formation, n’a pas d’activité précise pendant les vacances. Entre les chantiers et autres business, il gagne son pain quotidien. « Précisément, je n’ai pas une seule activité pendant ce moment. Parfois, je fais la main-d’œuvre, tantôt je mène de petites affaires ou business », soutient Togola. « Pendant cette période, je rame, financièrement parlant. La plupart de mes collègues finissent par s’endetter. Si certains ont d’autres métiers, moi, personnellement, je n’en ai pas. Donc, nous sommes obligés de fréquenter les chantiers de construction pour pouvoir subvenir aux besoins de nos familles. D’autres vont dans les usines ou encore se lancent dans le secteur du transport en commun » renchérit-il. Oumar Diallo enseigne, également, l’Histoire et la Géographie dans une école privée à Kabala, la zone universitaire. Nanti d’une Licence en Lettres modernes, le jeune enseignant a, à l’instar de certains de ses collègues, tenté le concours d’entrée dans la Fonction publique mais, la chance ne lui a pas encore souri. Il n’échappe pas à la condition des enseignants du privé, à cause de son statut. « Pendant les vacances scolaires, ma situation en tant qu’enseignant du secteur privé devient très précaire. Comme beaucoup de mes collègues, je ne perçois aucun salaire durant cette période, puisque mon contrat ne couvre que les mois d’enseignement, c’est-à-dire ceux de l’année scolaire », fait savoir le jeune enseignant. Pour joindre les deux bouts, il est impératif pour M. Diallo de se lancer dans d’autres activités génératrices de revenus. « Je suis obligé de chercher des petits travaux ou d’organiser des cours de soutien, parfois même dans des conditions très précaires », fait-il noter. « Pourtant, ces vacances pourraient être une occasion de repos ou de formation, mais le manque de moyens m’empêche, souvent, de profiter de ces moments pour chasser le stress, le

