Lancement du Plan national de réponses 2025 : le Mali réaffirme sa priorité à la sécurité alimentaire
Bamako, 12 août (AMAP) Le gouvernement malien a lancé, ce mardi, à Sogoniko, en Commune VI du District de Bamako, le Plan national de réponses (PNR) 2025, destiné à lutter contre l’insécurité alimentaire et à renforcer la résilience des populations vulnérables. a constaté l’AMAP. « Nous voilà réunis aujourd’hui pour procéder au lancement officiel du Plan National de Réponses (PNR) 2025. Ce rendez-vous, hautement important pour notre Nation, s’inscrit désormais comme une tradition bien établie dans l’agenda national », a déclaré Redouwane Ag Mohamed Ali, ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire. Dans son intervention, le ministre a rappelé que ce plan, initié en 2021 à Mopti (Centre) et reconduit chaque année, vise à assurer l’approvisionnement en denrées de base, stabiliser les prix et protéger les ménages vulnérables. Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, qui a présidé la cérémonie, a précisé que 1 470 114 personnes se trouvent actuellement en situation d’insécurité alimentaire aiguë, nécessitant des actions urgentes. Pour y répondre, « l’État a mobilisé 12,74 milliards de Fcfa, destinés notamment à fournir 22 700 tonnes de céréales, distribuer des kits alimentaires à moitié prix à 16 000 ménages vulnérables et livrer 300 tonnes d’aliments poisson. » Le Programme alimentaire mondial (PAM) soutient cette initiative avec un financement de 15 milliards de Fcfa et la livraison de 10 000 tonnes de vivres à 685 000 bénéficiaires. « En 2025, notre objectif est d’apporter une assistance à 2,3 millions de personnes. Malgré les déficits de financement, plus de 800 000 ont déjà été aidées », a indiqué Gian Carlo Cirri, Directeur pays du PAM, appelant les bailleurs à maintenir leur soutien. Le ministre Ag Mohamed Ali a, également, annoncé la mise en place de nouvelles mesures, telles que le ciblage précis des bénéficiaires, la création de l’Agence de veille et d’alerte en sécurité alimentaire et nutritionnelle (AVASAN) et la « Facilité alimentaire malienne » permettant aux ménages modestes d’accéder, plus facilement, aux denrées de base. Les autorités ont insisté sur la nécessité d’agir en amont face aux crises sécuritaires, climatiques et économiques. Les partenaires techniques, les ONG, les autorités locales et les forces de défense ont été remerciés pour leur implication. Le président Goïta a assuré que le dispositif national de sécurité alimentaire poursuivra ses efforts pour atteindre la souveraineté alimentaire et améliorer les conditions de vie des Maliens. OS/MD (AMAP)
Point de presse sur l’occupation illicite des espaces destinés aux logements sociaux de N’Tabacoro
Bamako, 12 août (AMAP) Plus de 240 équipements publics destinés aux logements sociaux de N’Tabacoro, dans la Commune de Kalabancoro, sont occupés illicitement malgré les campagnes de sensibilisation sur ces sites réservés uniquement à des lieux publics, notamment, espaces verts, écoles, lieux de cultes comme des mosquées, des églises, des terrains de sports, a appris l’AMAP, mardi, lors d’un point de presse organisé par la Direction nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat (DNUH). L’objectif de cette rencontre conjointe avec les médias est de clarifier la situation relative à l’occupation illicite du site. Selon les directeurs de l’Urbanisme et de l’Habitat (DNUH), des Domaines et du Cadastre (DGDC) et de l’Office malien de l’Habitat (OMH), respectivement, Mahamadou Ouloguème, Mahamane Maiga et Issa Sissoko, ces occupations illicites du site destiné à la réalisation des logements sociaux de N’Tabacoro perdurent « malgré la mise en place d’une équipe de brigade pour empêcher des constructions et occupations illicite. » Mahamadou Ouologuème de la DNUH a expliqué ce point de presse est axé sur la libération des sites publics programmés dans le plan d’aménagement des logements sociaux à N’Tabacoro. Il s’agit « des espaces réservés pour accompagner les bénéficiaires de ce site ». « Parce que, on ne pas faire un projet de lotissement sans prévoir des places publiques, notamment, des espaces verts, des écoles, des lieux de culte comme des mosquées, des églises, des terrains de sports », a précisé le directeur de l’Urbanisme et de l’Habitat. « Les terrains concernés, qui constituent une superficie d’environ 1 000 ha 07a 11ca, ont été officiellement identifiés, réservés et affectés par les autorités de l’État, à travers une série de décrets clairs et contraignants, notamment la Déclaration d’utilité publique et les autorisations d’aménagement », a fait savoir Issa Sissoko, directeur de l’OMH. Il a ajouté : « Malheureusement, en dépit de ces cadres légaux rigoureux, des occupations illicites ont été constatées sur ces parcelles. Face à cette situation, les autorités ont été contraintes de prendre leurs responsabilités, en conformité avec la loi. » « Je précise que ces démolitions ne sont pas une fin en soi mais un moyen nécessaire pour: rétablir la légalité, permettre la poursuite des projets de logements sociaux, libérer les voies et équipements de proximité pour les bénéficiaires des logements sociaux, garantir la sécurité et la salubrité de nos aménagements, et protéger les investissements publics au bénéfice des populations réellement éligibles », a expliqué M. Sissoko. Pour sa part, le DGDC, Amadoun Maiga, a indiqué que « certains ont occupé ce site avant la Déclaration d’utilité publique, vers l’année 2009. » « Et, il y a eu d’abord, le décret de Déclaration d’utilité publique du site en 2009, ensuite en 2011. Malgré, ces deux décrets, les gens continuaient à l’occuper, jusqu’à atteindre 30% du site, aujourd’hui », a-t-il poursuivi. Selon lui maintenant « l’Etat est en passe de libérer ces lieux publics destinés aux populations, notamment les voiries et les servitudes, conformément au plan d’aménagement. » ST/MD (AMAP)
Décès de Tiébilé Dramé : le Mali perd une figure majeure de la démocratie
Bamako, 12 août (AMAP) L’ancien ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé, est décédé le 12 août à Paris (France) à l’âge de 70 ans, des suites d’une longue maladie, a annoncé sa famille. « Tiébilé Dramé aura marqué l’histoire politique du Mali par son engagement constant pour la démocratie et le multipartisme », ont déclaré ses proches. Natif de Nioro du Sahel, Dramé s’est illustré dès les années 1970 dans la lutte pour de meilleures conditions de vie des élèves et étudiants, aux côtés d’Abdoul Karim Camara dit Cabral. Exilé en France et en Angleterre dans les années 1980, il a travaillé pour Amnesty International avant de revenir au Mali pour participer activement à l’avènement de la démocratie en 1991. Fondateur du journal Le Républicain en 1992, il a occupé plusieurs postes ministériels, notamment celui de ministre des Affaires étrangères sous la transition de 1991-1992, puis dans le gouvernement dirigé par Boubou Cissé en 2019. Dramé a également joué un rôle clé comme négociateur principal dans l’accord de Ouagadougou de 2013, facilitant la tenue de l’élection présidentielle. Sur la scène internationale, il a travaillé comme consultant pour l’ONU au Burundi, médiateur à Madagascar et président du Comité interparlementaire de l’UEMOA (2001-2002). Tiébilé Dramé, ancien président du Parti pour la renaissance nationale (PARENA), restera dans la mémoire collective comme un homme de conviction, doté d’un franc-parler et d’une vaste expérience politique. AT/OS/MD (AMAP)
Appropriation du nouveau Code pénal et du Code de procédure pénale : Des acteurs de justice en formation
Bamako, 11 août (AMAP) Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a lancé officiellement, ce lundi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), les sessions de formation sur le Code pénal et le Code de procédure pénale. Cette cérémonie a été suivie par la formation des acteurs de la justice, a constaté l’AMAP. L’objectif de ces sessions est de renforcer les capacités des acteurs du droit et de les familiariser aux changements intervenus, afin qu’ils soient pleinement outillés pour appliquer les nouvelles dispositions. Selon le ministre de la Justice, les nouveaux codes « marquent un tournant décisif dans la modernisation de notre système de justice pénale. » « À travers les nombreuses innovations qu’ils comportent, en adéquation avec les défis et enjeux du monde contemporain mais, aussi, avec les réalités de notre pays engagé dans le processus de refondation de l’État, ils témoignent de cette volonté de progrès », a dit Mamoudou Kassogué. Il a précisé que les enjeux de ces deux nouveaux textes sont d’autant plus importants qu’ils « traduisent la volonté politiquedes autorités maliennes de renforcer la lutte contre l’impunité. » Les deux codes permettent, également, « d’assurer un meilleur respect des droits fondamentaux, d’aligner le droit national aux standards internationaux et de garantir une justice plus efficace, équitable et transparente », a indiqué le ministre. Pour sa part, le représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Maleye Diop, a estimé que le démarrage de ces formations marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre de cette réforme majeure. « Le document, élaboré à travers un processus participatif, représente une avancée significative vers la modernisation du système judiciaire malien », a estimé M. Diop Il a rappelé que la promulgation, en décembre 2024, du nouveau Code pénal et du Code de procédure pénale « constitue une avancée majeure dans le processus de refondation de l’État malien, et témoigne de la ferme volont é des autorités de bâtir une justice plus moderne, équitable et respectueuse des droits humains. » « Le PNUD reste ainsi disponible pour accompagner le ministère sur les chantiers à venir »,a-t-il assuré M. Diop a, également, souligné que ces textes introduisent plusieurs innovations, notamment la sup pression de la Cour d’assises au profit de Chambres criminelles, l’introduction du bracelet électronique, ainsi que la création de pôles spécialisés dans la lutte contre la cybercriminalité, le terrorisme et la délinquance économique. De son côté, la chargée d’affaires de l’ambassade des Pays-Bas, Saskia De Smidt, a indiqué que « l’accès à la justice est un facteur déterminant pour l’épanouissement d’une nation. » Selon elle, il s’agit d’un élément essentiel à la stabilité socio-économique, à la gouvernance et à la sécurité d’un pays. C’est pourquoi les questions de justice, d’État de droit et de cohésion sociale figurent au cœur des priorités des Pays-Bas. Cinq sessions de formation sont prévues dont la première, destinée aux acteurs de justice du district de Bamako, et les quatre autres dans les Régions de Kayes (Ouest), Ségou et Mopti (Centre). Cette organisation vise à assurer une couverture nationale de la carte judiciaire et une participation inclusive des acteurs concernés. MMD/MD (AMAP)
Mandiakuy : De l’engrais excessivement cher !
Par Jérémie DEMBÉLÉ Mandiakuy, 9 août (AMAP) En cette période d’hivernage, la vente d’engrais est devenue florissante à Mandiakuy, dans le Centre du Mali, où c’est une activité qui rapporte plus aux commerçants et, en même temps, cause énormément de difficultés aux paysans du Buwatun. De nombreux commerçants se frottent les mains dans le business de cet intrant, facteur incontournables dans la réussite de l’agriculture qui est devenu si cher à Mandiakuy. Malgré tous les efforts du gouvernement, pour avoir un sac d’engrais NPK, il faut débourser 28 500 Fcfa, le complexe coton coûte 32 500 à 35 000 Fcfa. Cependant, pour avoir un sac d’urée on vous demande la somme de 30 000 Fcfa. Certains paysans prennent leur mal en patience, espérant que la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) respectera sa parole donnée en leur livrant de l’engrais subventionné. Bourama Daou de Diarrakongo, qui a fait 08 hectares de coton, dit être « confiant que le nouveau Président directeur général (PDG) de la CMDT fera tout pour sauver la campagne agricole en cours. » Il affirme que « le prix du sac d’engrais n’est vraiment pas à la portée des paysans de la zone » et que « seule la dotation des paysans cotonculteurs en engrais peut faire chuter le prix du sac d’engrais sur nos marchés. » Cyriaque Dakouo, un paysan-commerçant de Duy-Mandiakuy dit que cette hausse du prix d’engrais était « prévisible depuis la dernière campagne, car la CMDT a eu des difficultés à satisfaire ses producteurs depuis 2024. » PROBLEME DE PAIEMENT AUX PAYSANS – Outre le problème de fournir de l’engrais aux paysans, il y a celui de trouver un poison efficace contre les Jassides qui continuent de ravager des hectares de coton. Le chef secteur d’agriculture, Philippe Dembélé a déploré une situation « qui risque d’aggraver la famine et l’insécurité dans la zone. » Emmanuel Dembélé, chef de village de Sanékuy, lui, dit avoir limité ses espaces agricoles et propose aux paysans de se tourner vers l’engrais organique ou fumier. JD/MD (AMAP)
Programme national d’éducation aux valeurs : L’Université de Ségou se familiarise avec le document
Ségou, 9 août (AMAP) Une session d’appropriation du Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV) destinée aux universitaires a eu lieu, vendredi, à l’amphithéâtre R1 de l’Université de Ségou (centre), a constaté l’AMAP sur place. Initiée par le gouvernement, à travers le ministère de la Refondation de l’Etat, cette session intervenait après celle destinée aux forces vives de la nation le jeudi dernier. Elle a permis aux enseignants, étudiants, personnel administratif et technique de l’Université de Ségou de se familiariser avec le document et de s’approprier collectivement de ses principes et orientations afin de les intégrer dans leur fonctionnement quotidien. En se réjouissant de l’organisation de cette session au dans l’espace universitaire, Recteur par intérim de l’Université de Ségou, Dr Mody Sidibé, a souligné que le PNEV est une initiative d’envergure nationale, « qui vise à renforcer notre vivre-ensemble, à promouvoir les valeurs de citoyenneté, d’intégrité, de responsabilité et de solidarité, autant de repères indispensables à la consolidation de notre cohésion sociale. » En tant qu’institution publique d’enseignement supérieur, a-t-il dit, l’Université de Ségou a un rôle central à jouer dans ce processus. « Nos missions de formation, de recherche et de service à la communauté nous placent au cœur de la transmission et de l’incarnation de ces valeurs. Il nous revient, donc, de contribuer activement à la diffusion et à l’appropriation de ce programme, à travers nos enseignements, nos pratiques administratives et notre engagement citoyen » a-t-indiqué. A l’entame de sa présentation, le chef de la délégation du ministère de la Refondation de l’Etat venue pour l’occasion, Sory Ousmane Koita, conseiller technique, a tout d’abord rappelé qu’aujourd’hui, dans le cadre de la Transition politique en cours, les Maliens s’emploient, à sortir de la crise multiforme, « pour reconstruire l’Etat déliquescent et rebâtir leur nation. » Il a, ensuite, souligné l’impérieuse nécessité de former un nouveau type de malien, le ‘Malidenkura’, pour donner corps au nouveau système étatique à bâtir le ‘Malikura’, tel que traduit dans la vision du Cadre stratégique de la refondation de l’Etat, à savoir : « Un Mali bien gouverné, sécurisé et stable, soucieux du développement durable et du vivre-ensemble, et respectueux des droits de l’homme et des valeurs socio-culturelles. » « C’est dans cette optique a-t-il expliqué que les autorités de la Transition, soucieuses de réussir la mutation sociale vers l’avènement du Malikura, ont initié un processus de réappropriation des valeurs sociales, culturelles et républicaines, tenant compte de la vision de la refondation centrée sur l’émergence d’un citoyen de type nouveau, respectueux de l’autorité, de l’ordre et du mérite. » Il a, aussi, précisé que le PNEV, élaboré par le ministère de la Refondation de l’État, a un lien consubstantiel avec la « Charte de l’éthique et des valeurs », conçue par le Ministère chargé de la Culture. « Ce programme est le produit d’une large écoute de tous les acteurs des divers horizons de la société, qui a permis un diagnostic minutieux de la déchéance, des causes et facteurs de l’écroulement alarmant de nos valeurs. Il concerne concerne tous les citoyens », a encore dit M. Koita. Dans sa communication, Sory Ousmane Koita s’est appesanti sur les objectifs, vision et axes stratégiques du PNEV. Il a aussi partagé des valeurs caractéristiques positives afin que les participants puissent s’approprier. Le conseiller aux affaires administratives et juridiques du Gouverneur de la Région de Ségou, Aboubacrine Ag Mohamed Alym qui a présidé l’ouverture de la rencontre, a invité les participants à s’approprier pleinement le PNEV et « de traduire ses valeurs en actions concrètes, au bénéfice du Mali. » Outre Sory Ousmane Koita, la délégation du ministère de la Refondation de l’Etat était composée du colonel Djibril Tamboura, haut fonctionnaire de défense et Mariétou dite Diongolo Konaté, chargée de mission. DM/MD (AMAP)
Kangaba : Mission d’information et de sensibilisation sur la situation du réseau électrique
Kangaba, 8 août (AMAP) Une délégation de la Direction générale d’Énergie du Mali (EDM), conduite par le directeur des Ressources humaines, Ousmane Traoré, a tenu Kangaba (Ouest), jeudi, pour une séance de travail avec les autorités administratives et locales afin d’échanger sur les perturbations du réseau électrique affectant la ville, a constaté l’AMAP. Depuis près de deux mois, Kangaba subit des coupures d’électricité régulières, plongeant la ville dans l’obscurité de 21 heures à 6 heures du matin. Une première rencontre avec les forces vives locales n’avait pas permis d’apporter des réponses satisfaisantes, les explications du chef de centre EDM de Kangaba ayant été jugées insuffisantes. Face à cette situation persistante, la Direction générale d’EDM a dépêché une mission d’information et de sensibilisation, accompagnée de responsables du département de maintenance du réseau, tous membres du Syndicat national des constructions civiles, des mines et de l’électricité (SYNACOME. Cette délégation a engagé un dialogue approfondi avec les forces vives de Kangaba, lors d’une rencontre au cours de laquelle, les participants ont exprimé leur exaspération face aux coupures nocturnes prolongées. Les techniciens de l’EDM-SA, spécialisés dans l’entretien et la maintenance des lignes et des postes électriques, ont fourni des explications techniques détaillées. Le chef de la mission, Ousmane Traoré, a rassuré l’assemblée en affirmant l’engagement d’EDM à résoudre les problèmes d’approvisionnement électrique à travers le Mali. « Notre mission est d’écouter les préoccupations, d’identifier les causes des dysfonctionnements et de mettre en œuvre des solutions adaptées », a-t-il déclaré. Il a précisé que des équipes techniques sont mobilisées depuis une semaine pour diagnostiquer le réseau, examiner les postes et les lignes, et apporter des solutions concrètes. Le chef de la mission s’est montré optimiste, espérant une résolution définitive du problème dans les jours ou semaines à venir. Cet espoir a été partagé par le premier adjoint au préfet du Cercle de Kangaba et les autres participants. SD/OS/MD (AMAP)
𝐁𝐚𝐦𝐚𝐤𝐨 𝐚𝐜𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐥𝐞 1𝐞𝐫 𝐅𝐨𝐫𝐮𝐦 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐧𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐄𝐒 : 𝐋𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐫𝐞́𝐠𝐢𝐨𝐧𝐚𝐮𝐱 𝐬𝐞 𝐫𝐞́𝐮𝐧𝐢𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞́𝐟𝐢𝐧𝐢𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐝𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝’𝐮𝐧 𝐞́𝐥𝐚𝐧 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟
𝐁𝐚𝐦𝐚𝐤𝐨, 7 août (AMAP) Le ministre malien de la Justice, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre en déplacement, a lancé, jeudi, à Bamako, un appel à une mobilisation accrue des ressources auprès des partenaires techniques, bilatéraux, multilatéraux et privés pour les actions humanitaires, indique le ministère de la Santé et du Développement social du Mali dans un communiqué. « Notre devoir collectif est de bâtir une réponse humanitaire coordonnée, financée et adaptée aux réalités de nos pays », a déclaré le ministre Kassogué, s’adressant à la 1ère édition du Forum humanitaire des ministres en charge de l’action humanitaire des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Saluant l’engagement et le courage des acteurs humanitaires, tant nationaux qu’internationaux, « qui interviennent souvent dans des conditions extrêmement périlleuses », il a lancé un appel solennel aux partenaires techniques et financiers bilatéraux, multilatéraux et privés afin de : mobiliser davantage de ressources pour répondre efficacement à l’ampleur des besoins ; adapter les mécanismes de financement aux réalités locales ; soutenir les solutions durables initiées par les États de la région. La capitale malienne, accueille, du 7 au 9 août 2025, ce forum ouvert pour trois jours au Centre international de conférences de Bamako (CICB) pour renforcer la coopération sous-régionale en matière d’action humanitaire et à identifier des mécanismes innovants et durables de financement. Placée sous le haut parrainage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi GOÏTA, la rencontre régionale se tient autour du thème : « Politiques humanitaires et mécanismes de financement dans l’espace AES : Enjeux, Défis et Perspectives ». Ce forum réunit les délégations ministérielles du Mali, du Burkina Faso et du Niger, ainsi que de la Mauritanie, du Tchad et du Togo. Le ministre de la Justice, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre en déplacement, cité par le communiqué, a salué la tenue de ce forum comme une initiative salutaire dans un contexte marqué par des crises multidimensionnelles (conflits, insécurité alimentaire, changement climatique et déplacements forcés). L’initiatrice du forum, le médecin colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social du Mali, a accueilli ses homologues et les délégations avec enthousiasme, saluant « cette plateforme de concertation comme un pas décisif vers une meilleure solidarité régionale. » Représentant les partenaires humanitaires, le coordinateur-résident du Système des Nations unies au Mali, Ghassim Diagne, a insisté sur « la nécessité de placer la protection des populations civiles, notamment les femmes et les enfants, au cœur des interventions. » Ce forum marque un tournant dans la coordination des réponses humanitaires dans l’espace AES, avec l’ambition de traduire la volonté politique en actions concrètes en faveur des populations les plus vulnérables. De son côté, la ministre mauritanienne Savia Mint Tahah a partagé l’expérience de son pays en matière d’accueil de réfugiés, soulignant l’importance de cadres stratégiques et de coopération régionale. Souhaitant la bienvenue aux délégations des pays frères et amis, le ministre de la Justice, Mahamadou Kassogué, a dressé un tableau sans complaisance de la situation humanitaire dans la région. Il a rappelé qu’ « au cours de la dernière décennie, les pays de l’espace AES sont confrontés à une combinaison de défis majeurs : conflits armés persistants, déplacements forcés de populations, insécurité alimentaire croissante et effets aggravants du changement climatique. » Autant de facteurs « qui fragilisent profondément les communautés et compromettent l’accès aux services sociaux de base. » Face à cette réalité, il a souligné « la nécessité impérieuse de bâtir une réponse humanitaire coordonnée, financée et adaptée aux contextes spécifiques de chaque pays ainsi qu’aux besoins réels des populations.» Le ministre Kassogué a, également, tiré la sonnette d’alarme sur l’insuffisance des ressources : « en 2024, au Mali, seule la moitié des personnes en situation de besoin ont pu bénéficier d’une assistance humanitaire, faute de financements adéquats. » Une situation similaire prévaut au Burkina Faso et au Niger, a-t-il indiqué. 𝐌𝐃 (AMAP)
Confédération des États du Sahel : 1ᵉʳ Forum à Bamako des ministres en charge de l’action humanitaire des pays membres
Bamako, 7 août (AMAP) Le 1er Forum des ministres en charge de l’action humanitaire des pays de la Confédération des États du Sahel (AES) s’est ouvert, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) avec pour de partager les expériences et les bonnes pratiques mais, aussi,d’identifier les meilleurs moyens de relever les défis et d’exploiter les potentiels. a constaté l’AMAP.. Sous le thème : « Politiques humanitaires et mécanismes de financement de l’action humanitaire dans l’espace AES : enjeux, défis et perspectives », ce forum de trois jours, du 7 au 9 août, est placé sous le haut patronage du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta. « Le Mali est honoré d’abriter ce premier forum qui se tient dans un contexte marqué par des défis humanitaires et sécuritaires », a affirmé le ministre des Droits de l’homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, qui a présidé la cérémonie. Il a également relevé que, depuis plus d’une décennie, les conflits armés, les déplacements forcés, l’insécurité alimentaire et les effets du changement climatique se combinent, « fragilisant chaque jour nos communautés et affectant nos services sociaux de base. » Face à cette réalité, le ministre de la Justice a indiqué que le thème de ce premier forum illustre bien cette vision qui consiste à adopter des réponses concrètes, inclusives et coordonnées « pour mieux assister les populations, tout en préparant l’avenir à travers des mécanismes durables de résilience et de développement. » Pour une aide humanitaire plus efficace, le coordinateur-résident du Système des Nations unies au Mali, Khassim Diagne, a affirmé que « cette rencontre offre l’occasion de discuter des opportunités à travers une approche collective et mieux coordonnée, dans un contexte où ces défis humanitaires sont de plus en plus liés à des dynamiques régionales. » « Les programmes phares sur les systèmes alimentaires, l’éducation, la santé, la protection sociale et l’énergie, élaborés conjointement par les pays de l’AES et le système des Nations unies, constituent un exemple d’intégration de ces trois dimensions (articulation étroite entre urgence, paix et développement), permettant d’inscrire l’action humanitaire dans une approche de développement et de consolidation de la paix à long terme », a-t-il poursuivi. « Il s’agira, au cours de ces journées, de : faire l’état des lieux de notre situation humanitaire dans l’espace AES ; de partager nos bonnes pratiques, avec la contribution des pays invités que je remercie pour leur participation à ce forum ; d’améliorer la coordination entre les acteurs étatiques, humanitaires et communautaires dans le respect des principes humanitaires et de la souveraineté de nos États ; d’explorer des pistes de financements innovants, y compris auprès de notre diaspora, de nos partenaires privés et de nos communautés ; et surtout, réfléchir à des solutions durables qui jetteront les bases de la consolidation de la paix, du relèvement et du développement », a indiqué le ministre Kassogué à l’issue de son discours. Ce forum intervient deux ans après la création de l’Alliance des États du Sahel en septembre 2023, qui a permis d’accélérer l’intégration régionale dans de nombreux domaines. Après des réunions ministérielles dédiées à la défense, à l’économie, à la justice et plus récemment à la jeunesse, la rencontre d’aujourd’hui, consacrée à l’action humanitaire, marque un jalon significatif dans la recherche continue de solutions durables à l’échelle de la confédération. Ont pris part à la cérémonie plusieurs officiels, dont la ministre de la Santé et du Développement social, le colonel Assa Badiallo Touré, la ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille de Mauritanie, Mme Savia Mint Tahah, les ministres chargés de l’Action humanitaire des États de l’AES, du Togo et du Tchad, ainsi que des experts d’organisations et d’ONG internationales. FK/MD (AMAP)
Conférence des Nations Unies sur les Pays en Développement sans littoral : Le Mali se fait entendre
Amadou SOW Envoyé spécial Awaza, 07 août (AMAP) « En qualité de pays invité, nous dénonçons le non-respect des textes et lançons un appel à la Communauté internationale d’agir urgemment contre les manquements », a lancé la ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, jeudi, à la 3e Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral (PDSL), au Palais des sports d’Awaza, au Turkménistan. La ministre Madina Sissoko, qui a modéré les débats du jour sur le thème : « Construire des infrastructures durables, renforcer la connectivité et promouvoir des systèmes de transit sans restriction pour les pays en développement sans littoral », a ajouté que « cette tribune offre l’occasion au Mali d’être visible et de montrer au monde que le pays sera « toujours présent aux grands rendez-vous. ». « L’une des raisons principales qui bloque l’opportunité des pays sans littoral est la vision politique de certains pays qui prennent des décisions contraires à la Convention de Vienne », a-t-elle également soutenu. Le panel a été animé par l’ancienne ministre malienne chargée de l’Emploi et de la Formation professionnelle au Mali, Mme Fatou Haïdara, le ministre d’État burkinabè, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité (ME/MATM) Emile Zerbo, ainsi que d’autres panelistes. La ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a modéré les débats. Après deux heures d’échanges, les panélistes ont largement souligné les impératifs de relance économie pour les PDSL. Ils ont tous jugé nécessaire pour ces pays en développement de s’unir et de constituer un bloc contre les barrières qui entravent leur développement socio-économique. À l’issue de cette rencontre, la ministre Madina Dembélé a fait un résumé des différentes interventions, avant de préciser que le Mali reste debout. « La problématique de la mobilité des marchandises est un constat général dans les 32 pays concernés. Les PDSL ont les mêmes défis. Le problème est déjà connu et nous sommes dans la dynamique de trouver des solutions pour mettre fin à toute action qui bloque le développement de ces pays sans littoral », a expliqué la ministre chargée des Transports. La question est de savoir comment raccourcir le délai de transit du port jusqu’à la destination finale, digitaliser et faire une interconnexion pour faciliter les démarches douanières. Selon elle, « trouver des réponses à ces interrogations est une exigence pour les dirigeants des pays en développement sans littoral. » Elle a rappelé que l’objectif du Mali est de réduire le coût des transports, conformément à la vision du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, pour baisser les prix des produits de première nécessité. « Déjà un programme (2024-2034) a été élaboré et nous demandons l’application pure et simple de la Convention de Vienne », a laissé entendre la ministre des Transports et des Infrastructures. Pour elle, cette convention prend en compte les difficultés des PDSL. Mme Dembélé Madina Sissoko a, aussi, évoqué les cas des facteurs endogènes comme les vents violents, les inondations ou d’autres facteurs qui peuvent influencer la relance de l’économie des pays enclavés. En marge des travaux plusieurs forums se tiennent en vue d’accompagner les gouvernements dans la lutte contre l’injustice. Plus de dix rencontres (panels et plénières) ont été organisées pendant les trois premiers jours pour débattre les difficultés des 32 Pays en développement sans littoral. Ces tables rondes prennent en compte le Plan d’action d’Awaza pour la période 2024-2034. Parmi ces discussions, celles de la jeunesse des pays membres, des parlementaires et de la Société civile. Le Mali est valablement représenté pour accompagner le gouvernement dans sa démarche contre les abus et injustice contre les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le représentant de la jeunesse, Aly Kouma, (président de la Commission de la jeunesse de Bamako) a salué et remercié les organisateurs pour cette une tribune pour soutenir les autorités. « Nous sommes venus pour ajouter notre voix à celle du gouvernement dans le développement des pays sans littoral. » À noter que cette 3e Conférence des Nations unies sur les Pays en développement sans littoral a montré la détermination de ces Etats et des dirigeants du monde à trouver les solutions aux problèmes brûlants. Elle a réuni plus de 2 400 participants, selon les statistiques fournies par les organisateurs. Il y a environ une trentaine de stands tenus par des organisations et sociétés offrant une opportunité de contact en vue de sceller des partenariats. AS/MD (AMAP)

