Ouélessébougou : Réunion préparatoire de la campagne de vaccination antirabique
Ouélessébougou 13 août (AMAP) Une réunion d’urgence s’est tenue, ce mercredi, dans le bureau du préfet, en réponse à la récente multiplication des cas de morsure par des chiens enragés sur une dizaine de personnes dans la ville de Ouélessébougou, suscitant l’inquiétude des autorités administratives et sanitaires. Placée sous l’égide du préfet, Moussa A. Sagara, cette rencontre a réuni les acteurs clés de la santé publique, les services vétérinaires, les leaders communautaires et la société civile. Objectif : mettre en place une campagne de vaccination massive des chiens pour circonscrire la propagation de la rage, une maladie mortelle mais évitable. Le préfet Sagara, a insisté sur l’urgence de la situation : « La rage est une menace grave pour la population et pour le bétail. Nous devons agir rapidement pour vacciner tous les chiens errants et domestiques, tout en sensibilisant les habitants sur les dangers liés à la rage. » Il a appelé à la collaboration de tous pour éviter « une crise sanitaire. » « Je compte sur vous pour relayer l’information et participer massivement à cette campagne qui vise à protéger nos familles, nos enfants et notre bétail », a-t-il lancé. Les discussions ont porté sur le démarrage prochain de journées de vaccination des animaux qui cibleront prioritairement les zones les plus touchées et dont le lancement est prévu pour le samedi 16 août, ainsi que sur des séances d’information et de sensibilisation à la destination des populations. Le service vétérinaire local a rappelé l’importance de signaler tout comportement anormal chez un animal et d’éviter tout contact avec les chiens suspects. « La vaccination des chiens est la solution la plus efficace pour éliminer la rage à la source », a souligné Lassine Sangaré, vétérinaire mandataire, avant de signaler la disponibilité de 800 doses acquises avec l’Association nationale des docteurs vétérinaires du Mali, pour couvrir cette campagne de vaccination contre la rage. Les personnes mordues ont, quant à elles, « été prises en charge et ont reçu les premiers traitements post-exposition », a précisé, Abdoulaye Samaké, agent de santé au Centre de santé et de référence (CSRéf) de Ouélessébougou. Le maire Bakary Samaké, au nom du Conseil communal, a réaffirmé la totale disponibilité de la collectivité pour faciliter le bon déroulement de la campagne de vaccination. « Nous mettrons à disposition les moyens nécessaires pour assurer une large sensibilisation auprès des populations », assuré l’édile. AC/MD (AMAP)
Harmonisation des pratiques et échanges d’expérience : les Agences routières de l’AES en réunion à Bamako
Bamako, 13 août (AMAP) Les responsables en charge de l’entretien routier du Mali, du Burkina Faso et du Niger se réunissent, depuis mercredi, à Bamako, la capitale malienne, pour la première rencontre des agences d’exécution et de maîtrise d’ouvrage déléguée des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES), a constaté l’AMAP sur place. . Pendant deux jours, cette rencontre vise à partager les expériences des trois agences, analyser leurs cadres juridiques et examiner la possibilité d’harmoniser les textes et procédures pour l’entretien routier. L’objectif est, également, d’instaurer un cadre permanent de coopération, favorisant l’efficacité et la modernisation des réseaux routiers dans l’espace AES. Dans son discours, le secrétaire général du ministère des Transports et des Infrastructures, Mama Djénépo, qui a présidé par a l’ouverture de la reunion, a rappelé que les infrastructures routières sont essentielles au développement et à la sécurité des États membres. « Elles assurent l’accessibilité des populations et des localités, en milieu urbain comme en zone rurale, et sont indissociables des enjeux de défense dans nos États confrontés au péril terroriste », a-t-il souligné. Il a, également, souligné les réformes juridiques et institutionnelles mises en place pour préserver ce patrimoine, notamment la participation des usagers à l’entretien et la répartition claire des responsabilités entre les différentes structures publiques. Le secrétaire général, en présence des directeurs généraux de l’Ageroute du Mali, de l’Agetib du Burkina Faso et de l’Amoder du Niger, ainsi que d’autres personnalités, a réaffirmé l’engagement de du département chargé des Transports « à donner suite aux recommandations de cette rencontre et à soutenir toute initiative visant à renforcer la coopération et l’harmonisation au sein de l’espace confédéral. » AG/MD (AMAP)
Le Pôle national économique et financier a placé l’ex-Premier ministre Choguel Kokalla Maïga en garde à vue
Bamako, 12 août (AMAP) L’ancien Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, a été placé en garde à vue, mardi, par la brigade du Pôle national économique et financier, a appris l’AMAP de source judiciaire. « Arrivé au Pôle à 9 heures, il a attendu jusqu’à 14 heures sans que les confrontations annoncées n’aient lieu. En fin de compte, les agents de la brigade lui ont notifié formellement son placement en garde à vue », a déclaré son avocat, Me Cheick Oumar Konaré. Selon la même source, cette mesure intervient dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite d’un rapport du Vérificateur général sur la gestion de la Primature, couvrant les exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 novembre). Ce rapport relève des irrégularités financières évaluées à 2,068 milliards de Fcfa, dont 1,731 milliard non justifié après vérification. Il est reproché à l’ancien chef du gouvernement d’avoir autorisé l’exécution de dépenses non éligibles sur le filet social et le paiement irrégulier de dépenses de souveraineté. Plusieurs de ses anciens collaborateurs, dont son ex-directeur de cabinet, Pr Issiaka Ahmadou Singaré, et trois anciens directeurs administratifs et financiers, sont également concernés par cette procédure. L’avocat précise que son client est « présumé innocent » et qu’il bénéficie « de tous les égards » du personnel de la brigade, en attendant la transmission du dossier aux autorités compétentes. DD/OS/MD (AMAP)
Mali : Le prix du ciment a pris l’ascenseur !
Par Oumar SANKARE Bamako, 13 août (AMAP) Depuis plusieurs semaines, le prix du ciment grimpe en flèche sur l’ensemble du territoire malien. Dans les dépôts de la capitale comme dans les villes de l’intérieur, le sac de 50 kg s’achète désormais à 6 500 Fcfa, 125 000 Fcfa/ tonne, contre environ 110 000 Fcfa/ tonne il y a, à peine, deux mois. « La tonne atteint parfois 135 000 Fcfa, une hausse qui met à mal chantiers, promoteurs et particuliers », explique Moussa Drabo, gérant d’une quincaillerie à Bacodjikoconi. « On ne peut plus travailler au rythme habituel, les clients repoussent leurs projets », confie Abdoulaye Coulibaly, maçon à Banankabougou, rencontré devant un chantier à l’arrêt. Les acteurs du secteur mettent, d’abord, en cause la désorganisation du transport. L’interdiction des camions hors gabarit sur les routes nationales a rallongé les délais et augmenté les coûts de livraison. Un transporteur rencontré à l’Hippodrome estime que « le prix du fret a augmenté depuis la mesure » sans donner de montant précis. « Le gouvernement malien a interdit la circulation des camions hors gabarit et en surcharge sur le réseau routier national à partir du 1er avril 2025 », selon un communiqué conjoint des ministères des Transports et des Infrastructures et de l’Économie et des Finances, publié le 7 mars 2025. Cette décision, validée par le Conseil des ministres, le 12 février 2025, vise à préserver les infrastructures routières des dégradations causées par ces véhicules. Une période de sensibilisation de trois mois a été accordée aux transporteurs, qui a pris fin le 31 mars 2025. LOGISTIQUE, SECURITE ET PRODUCTION – À cela, s’ajoutent des incidents sur certaines unités industrielles. « Les importations de clinker — composant clé du ciment — connaissent également des perturbations », a dit Alou Bathily, président de l’Association des importateurs de ciment. Il ajoute : « les routes d’accès au port du Sénégal, notamment la route de Kayes, sont impraticables à cause de leur état défectueux. Si un camion devait faire 2 à 3 jours, aujourd’hui, c’est pratiquement 6 jours de route. » Lors d’une rencontre entre les secteurs privé et public tenue à la Primature, Mossadeck Bally, président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a expliqué au Premier ministre que « le manque d’électricité affecte certaines cimenteries. » « Les groupes électrogènes ne peuvent pas supporter une telle charge », a-t-il fait noter. Un acteur du milieu, a confié à l’AMAP sous anonymat : « Il y a un circuit de vente parallèlement aux propriétaires de licences qui doivent nous servir directement. Il y a souvent 2 ou 3 intermédiaires entre ces derniers et nous et chacun ajoute 2 000 ou 2500f pour faire bénéfice. » A Bamako et ses périphéries, le prix du ciment varie. Mohamed Sacko, gérant de quincaillerie à Ouezzindougou, achète la tonne de ciment local à 115 000 et le revend à 122 000 Fcfa. « C’est la croix et la bannière pour trouver le ciment local », déplore le jeune homme. TOUTE LA FILIERE TOUCHEE – Pour les entrepreneurs du bâtiment, la situation devient critique. Mamadou Traoré, gérant d’une société de construction à Bamako, explique que « sur un chantier de 100 m², la hausse du ciment peut ajouter plusieurs centaines de milliers de francs Cfa au budget final ». Certains petits projets sont suspendus ou réduits. Les revendeurs, eux, naviguent entre pénurie et hausse de prix. Au marché de Djikoroni, un commerçant montre ses stocks limités : « Je reçois deux camions par semaine au lieu de quatre et je dois augmenter le prix pour couvrir mes frais. » Moussa Drabo, renchérit : « Il faut se lever à 6h pour chercher le ciment importer. Le ciment local étant devenu très difficile à trouver ». En juillet dernier, il y avait une rupture totale sur le marché. DISPARITES REGIONALES – Si Bamako subit la hausse, certaines villes de l’intérieur paient encore plus cher. A Sikasso, le sac de ciment était vendu entre 7 000 et 7 500 Fcfa il y a quelques jours. Toutefois, aujourd’hui, le sac est vendu entre 5 750 et 6 000 Fcfa. Les conséquences sont visibles : chantiers à l’arrêt, logements inachevés, artisans sans travail. Dans le quartier de la Gare à Koulikoro, Djibril Sacko, père de famille, témoigne : « J’avais prévu de construire deux pièces supplémentaires cette année. Avec ces prix, j’ai arrêté les travaux. » En effet, le sac de ciment est vendu à 5 500, 5 750 et 6 000 Fcfa et le prix de la tonne varie entre115 000 et 120 000 Fcfa, 125 000 et 130 000 Fcfa dans certaines boutiques « sans facture », témoigne un client. « L’objectif est de ne pas laisser de traçabilité pour échapper aux services de contrôle de l’Etat ». Il faut noter qu’il y a rupture de ciment actuellement à Koulikoro. A Kayes les prix sont stables depuis un an : 82 500 à 87 500 FCFA la tonne et 4 250 FCFA le sac. Les experts estiment que sans amélioration rapide du transport et de la production locale, les prix resteront élevés. « Le ciment est un produit lourd et coûteux à transporter. Toute perturbation dans la chaîne logistique se répercute immédiatement sur le prix final », analyse Oumar Diawara, économiste. À moyen terme, certains plaident pour l’augmentation de la capacité de production nationale et la diversification des sources d’importation de clinker. Mais ces projets demandent des investissements et du temps. Le ministère du Commerce et de l’Industrie n’a pas souhaité réagir « pour le moment » souhaitant attendre les résultats de l’évolution des dispositions prises avec les acteurs du milieu. En attendant, Alou Bathily invite la population à plus de patience. « Des rencontres avec le ministère du Commerce et de l’Industrie ont eu lieu, des accords ont été trouvés et des solutions proposées. L’amélioration se sentira dans les jours à venir », a-t-il assuré. Face à la flambée des prix, le ministère de l’Industrie et du Commerce a réuni, début juillet, les principaux producteurs et importateurs. Selon une source au ministère, l’objectif est de « sécuriser l’approvisionnement et stabiliser les prix ». Les autorités envisagent un renforcement des contrôles
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 13 août 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 13 août 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du général d’Armée Assimi GOITA, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret déterminant les modalités de participation de l’Etat au capital social de la Banque Nationale de Développement Agricole. Créée par la Loi n°81-08/AN-RM du 11 février 1981, la Banque Nationale de Développement Agricole a pour objet d’apporter son concours technique et/ou financier à la réalisation de tout projet de nature à promouvoir le développement économique, notamment en matière de développement rural, de production agricole ou forestière, de pêche, d’habitat et d’artisanat rural, de transformation et de commercialisation des produits découlant de ces activités. Son capital social, établi à 61,6 milliards de francs CFA, est détenu par l’Etat du Mali à hauteur de 77,33% et l’Agence Française de Développement à hauteur de 22,67%. L’Agence Française de Développement, conformément au droit de sortie conjointe consigné dans le pacte d’actionnaires et dans le cadre de la mise en œuvre de sa stratégie à long terme axée essentiellement sur son rôle de prêteur et de partenaire technique et financier, a annoncé sa décision de céder les actions qu’elle détient dans le capital de la Banque. Cette décision de l’Agence Française de Développement a obtenu l’assentiment de l’Etat du Mali qui a décidé d’acquérir lesdites actions. Le projet de décret, adopté, détermine les modalités de participation de l’Etat au capital social de la Banque Nationale de Développement Agricole qui passe de 77,33% à 100% et précise les modalités de la libération des actions acquises. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des ministres a adopté : un projet d’ordonnance portant modification de l’Ordonnance n°2022-005/PT-RM du 22 février 2022 portant création de l’Agence nationale d’Evaluation et d’Accréditation des Etablissements de Santé ; un projet de décret fixant les modalités d’Evaluation et d’Accréditation des Etablissements de Santé. L’Agence nationale d’Evaluation et d’Accréditation des Etablissements de Santé a été créée par l’Ordonnance n°2022-005/PT-RM du 22 février 2022 avec pour mission d’assurer l’évaluation et l’accréditation des Etablissements de Santé. L’ordonnance du 22 février 2022 n’a pas prévu un dispositif règlementaire pour une mise en œuvre efficace du processus d’évaluation et d’accréditation des Etablissements de Santé. Il est donc apparu nécessaire de modifier ladite ordonnance pour prévoir la mise en place de ce dispositif et fixer les modalités d’évaluation et d’accréditation des Etablissements de Santé. Les projets de texte, adoptés, précisent, entre autres : l’objet de l’évaluation et de l’accréditation ; les différents types d’Etablissements de Santé soumis à l’évaluation et à l’accréditation ; les procédures d’évaluation et d’accréditation des Etablissements de Santé ; les modalités de validation des rapports d’évaluation et leur diffusion ; les modalités du suivi de l’accréditation. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE Attaché de Défense auprès de l’Ambassade du Mali à Abuja: Colonel Drissa KONE. Attaché de Défense auprès de l’Ambassade du Mali à Conakry : Colonel-major Mody OUATTARA. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le Premier ministre, Chef du Gouvernement a informé le Conseil des Ministres de sa participation aux travaux de l’Exposition universelle OSAKA 2025, au Japon, du 30 juillet au 4 août 2025 et de la 3ème Conférence des Nations unies sur les Pays en Développement Sans Littoral, tenue à Awaza, au Turkménistan, du 5 au 8 août 2025. Au cours de l’Exposition universelle OSAKA 2025, le Premier ministre, Chef du Gouvernement a présidé : la 1ère Edition du Business Forum Mali-Japon marquée, entre autres, par un panel sur le thème : «Invest in Mali, développement endogène : le Mali comme destination d’investissements privilégiée en Afrique de l’Ouest» et des rencontres d’affaires entre opérateurs économiques maliens et japonais; la Journée du Mali célébrée, notamment par la montée des drapeaux du Mali et du Japon, des prestations artistiques et culturelles et la visite des stands du Mali, du Burkina Faso et du Japon. Il a également visité le siège de la Société Panasonic, intéressée par le lithium malien dans le cadre de l’implantation d’une usine de production de batteries solaires. A cette occasion, il a invité les dirigeants de ladite société à effectuer une mission de prospection au Mali. En marge des travaux, le Premier ministre a rencontré la communauté malienne établie au Japon. Au Turkménistan, lors du débat général de la Conférence des Nations unies sur les Pays en Développement Sans Littoral, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, dans son discours, a porté la voix des Etats membres de la Confédération AES. Au titre des rencontres, il a eu un entretien avec les ministres de la Confédération des Etats du Sahel et avec le Président de la République du Turkménistan, à qui il a transmis les salutations de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, Président en exercice de la Confédération AES. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des ministres de la tenue de la 2ème Session de la Commission mixte de coopération Emirats Arabes unis-Mali, prévue le 18 août 2025 à Abu Dhabi. Cette session, qui fait suite à la session inaugurale tenue à Abu Dhabi le 18 décembre 2018, vise à renforcer les relations bilatérales entre le Mali et les Emirats Arabes unis dans les domaines d’intérêt commun. Elle offre un cadre approprié pour raffermir les relations de coopération dans les domaines de l’Industrie minière, des Energies renouvelables, du Commerce, de la Culture, de la Manufacture, de l’Agro-alimentaire, du Désenclavement et des Services. En outre, les parties malienne et émiratie examineront les perspectives de renforcement de la coopération entre les secteurs
Coopération Mali-Etats-Unis : Une délégation du staff du Congrès US en audience chez le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop
Bamako, le 12 août (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a reçu, mardi 12 août 2025, dans l’après-midi, à son département, une délégation du staff du Congrès des États-Unis d’Amérique conduite par Mike McCabe et accompagnée par l’ambassadeur des États-Unis au Mali, Rachna Korhonen, pour des échanges sur comment travailler, collaborer, a constaté l’AMAP sur place. Au terme de l’audience, l’ambassadeur Rachna Korhonen, a confié à la presse que « les entretiens ont, également, porté sur la gestion des différentes ressources allouées à notre pays, les dispositions en cours prises par les autorités de la Transition pour faire face à la situation actuelle et surtout comment les États-Unis peuvent s’impliquer pour qu’on travaille ensemble.’ « Nous avons parlé, bien sûr, de sécurité, d’économie mais, également, nous avons essayé de voir comment est-ce que le Mali et les États-Unis peuvent faire face à la situation pour que l’économie puisse vraiment se développer », a-t-elle souligné. Elle a exprimé l’espoir « que le Mali et les États-Unis pourront vraiment travailler ensemble pour faire face à la situation sécuritaire, surtout dans les domaines des infrastructures de développement du pays. Et, nous savons tous que les États-Unis d’Amérique sont bien dans ces domaines.» OD/MD (AMAP)
Braquage sanglant à Kita : Le présumé auteur et ses complices arrêtés
Kita, 11 août (AMAP) La gendarmerie de Toukoto a arrêté, en fin de semaine dernière, l’auteur et ses complices présumés du braquage de Niantanso, dans le Cercle de Toukoto, Région de Kita (Ouest), le 1er août 2025, au cours duquel un homme a été abattu pour une somme de 35 millions de Fcfa, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Les individus appréhendés ont été incarcérés à la gendarmerie de Toukoto. Un jour de vendredi 1er août, Mady Coulibaly, secrétaire général de l’Association villageoise des cotonculteurs de la localité de Faraba, Commune rurale de Niantanso, en compagnie de son adjoint, Sekouba Diakité, s’était rendu à Kita, à la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT. Il devait y percevoir, au nom de l’AV de la zone de production, l’argent de tous les membres de son association, somme de la vente du coton de la saison dernière. Avec 35 millions de Fcfa, Mady Coulibaly et son adjoint ont pris le chemin du retour afin de remettre à chaque producteur son dû et lui permettre de mieux réussir la champagne agricole 2025-2026. Après avoir parcouru l’essentiel de la distance et amorcé la piste rurale reliant le village de Neroumba à Faraba, un de leur membre, un certain Lansana (sa zone de production devrait percevoir 10 millions de Fcfa), et d’autres assaillants armés de fusil de chasse ont intercepté les convoyeurs de fonds. Selon les premiers éléments, il était 22 heures. Les braqueurs auraient échangé avec eux sur le pactole, Puis, Mady Coulibaly fut abattu froidement à bout portant avec la seule munition de l’arme de son agresseur. Son adjoint, Sekouba Diakité, quant à lui a été roué de coups et laissé pour mort par les présumés assassins qui ont pris la poudre d’escampette, emportant avec eux, 35 millions de Fcfa. Les obsèques de Coulibaly se sont déroulées dans un désarroi total sans le moindre soupçon sur un proche parent qui serait l’auteur de ce crime. L’autre victime est toujours entre la vie et la mort au moment où nous écrivons ces lignes. Quarante-huit-heures après ce crime d’une violence inouïe, la compagnie de gendarmerie de Kita, à travers la Brigade de gendarmerie de Toukoto, a donc mis la main sur les présumés auteurs. En effet, selon l’adjudant-chef Issa Coulibaly commandant de la Brigade de gendarmerie de Toukoto, la brigade a reçu des instructions fermes du commandant de la Compagnie mixte de Kita. Il s’est agi, pour elle, de renforcer, les mesures de sécurité, de requérir la collaboration des populations, des forces sur place. Et aussi d’intensifier les patrouilles dans la zone ciblée et ouvrir une enquête approfondie et minutieuse, en mobilisant toute la Brigade. « Nous nous sommes mis au travail qui a resulté sur l’interpellation d’un premier suspect puis, successivement, quatre autres. Ils avaient en possession la somme de trente-quatre millions huit-cent-dix mille francs CFA (34 810 000 Fcfa) sur les 35 millions emportés ainsi que l’arme du crime « , a dit l’adjudant-chef Coulibaly. Selon lui, l’enquête a mis en lumière l’existence d’un réseau plus vaste d’où la nécessité d’approfondir les investigations afin d’interpeller les complices. Les cotonculteurs de la zone auxquels était destiné cette grosse somme, malgré la perte d’un des leurs, se sont réjouis de cet exploit des gendarmes de la Région. «C ‘est un acte de réjouissance », a dit Oumar Coulibaly, directeur régional de la CMDT de Kita. Il a appelé les paysans « à plus d’attention » et « à garder la sérénité. » Le capitaine Alassane Ganaba du Groupement mixte de la compagnie de gendarmerie de Kita, représentant le commandant, a salué les populations pour leur collaboration à la réalisation de cette prouesse de ses éléments. Il a assuré toutes les parties de la poursuite des investigations pour permettre à la justice de sévir à la hauteur du crime. « Rien, selon lui, ne saurait expliquer ce crime sur de cotonculteurs de Kita par des auteurs, eux-mêmes cotonculteurs », a-t-il dit. FK/MD (AMAP)
Restitution des résultats de la Campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS)
Ouélessébougou, 12 août (AMAP) La restitution des résultats de la Campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS), dont le premier passage, du 17 au 21 juillet, ciblant environ 64 000 enfants de 3 à 59 mois dans le district sanitaire de Ouélessébougou, s’est tenue, ce mardi, dans la a salle de réunion du Centre de santé de référence (CSRéf) de Ouélessébougou, a constaté l’AMAP. La rencontre a permis de faire le bilan des actions menées dans le cadre de la lutte contre le paludisme qui reste un défi majeur de santé publique, particulièrement pendant la saison des pluies. Elle a vu la participation, notamment, des leaders locaux, les agents de santé, les représentants des collectivités, de la chefferie, des légitimités religieuses, de la Fédération locale des associations de santé communautaire (FELASCOM), de la coordination des associations et organisations féminines (CAFO), sous la présidence de Mme Mounkoro Koura Koné, sous-préfète centrale de Ouélessébougou, représentant le préfet. Après les salutations d’usage aux participants, Mme Mounkoro, a dans son intervention, donné des détails essentiels : « Cette campagne a concerné une cible de 64 566 enfants de 3 à 59 mois. Elle a mobilisé 322 distributeurs, 155 mobilisateurs de proximité, 42 superviseurs de proximité, 4 superviseurs du district et 3 agents pour assurer la permanence, pour un montant de 12 228 700 Fcfa. » « Nos résultats sont très satisfaisants et traduisent l’engagement sans faille de tous les acteurs à tous les niveaux. Ainsi, nous avons obtenu un taux de couverture de 84,7% lors du premier passage », a ajouté la représentante de l’Etat. Elle a, également, salué les énormes efforts du gouvernement dans la lutte contre le paludisme en termes de gratuité des Moustiquaires imprégnées d’insecticides (MII), des kits de prise en charge des femmes enceintes et des enfants de moins de 5 ans, avant de solliciter « un engagement permanent de tous les acteurs et les partenaires techniques et financiers pour le deuxième passage » qui démarre ce jeudi 14 août. Les données présentées lors de cette restitution ont mis en lumière les activités de la campagne, les avancées significatives, les résultats obtenus dépassant ceux du premier passage de 2024, les difficultés, les contraintes et les recommandations. Le médecin-chef du CSRéf de Ouélessébougou, Dr Abdrahamane Dicko, a salué l’engagement des équipes sanitaires, des relais communautaires et des partenaires techniques et financiers, dont l’appui a été déterminant pour la réussite de ce premier passage, tout en souhaitant « le même élan » pour la deuxième phase. AC/MD (AMAP)
Réforme du secteur de la sécurité : Recueillir les priorités entre 2025 et 2029
Bamako, le 12 Août (AMAP) La deuxième réunion de coordination et de suivi de la mise en œuvre des activités de la Stratégie nationale de la réforme du secteur de la sécurité, au titre de cette année, se tient du 12 au 13 août 2025 à Bamako, destinée à assurer un suivi régulier, une harmonisation des interventions et une cohérence stratégique entre les différents acteurs gouvernementaux impliqués, a constaté l’AMAP. Cette rencontre avec les points focaux des ministères fera, également, le point d’exécution des activités de la Réforme du secteur de la sécurité (RSS) au sein des départements ministériels pour le premier semestre. Sans oublier le recueil des priorités en matière de RSS pour les cinq prochaines années (2025-2029) des différents départements concernés, a souligné le commissaire à la RSS. « L’objectif final recherché de cette activité est d’assurer la consolidation des acquis du processus RSS et de contribuer à l’élaboration de la deuxième génération de la Stratégie nationale de réforme du secteur de la sécurité et son plan d’actions (2025-2029) » a indiqué le général de division Abdoulaye Coulibaly qui a présidé l’ouverture des travaux. Il a ajouté que le processus se déroulera, conformément aux actions du Programme d’action du gouvernement 2025-2026, notamment l’amélioration de la gouvernance du secteur de la sécurité, le rapprochement entre l’administration et les administrés, le processus de RSS ayant pour objectif final la promotion de la sécurité humaine qui contribue à l’atteinte des objectifs principaux assignées par le gouvernement. Il faut rappeler que les 29 et 30 mai dernier, la première réunion de coordination et de suivi a permis de recueillir le point d’exécution des activités du premier trimestre 2025, selon les responsables du commissariat à la RSS. OD/MD (AMAP)
Lancement du Plan national de réponses 2025 : le Mali réaffirme sa priorité à la sécurité alimentaire
Bamako, 12 août (AMAP) Le gouvernement malien a lancé, ce mardi, à Sogoniko, en Commune VI du District de Bamako, le Plan national de réponses (PNR) 2025, destiné à lutter contre l’insécurité alimentaire et à renforcer la résilience des populations vulnérables. a constaté l’AMAP. « Nous voilà réunis aujourd’hui pour procéder au lancement officiel du Plan National de Réponses (PNR) 2025. Ce rendez-vous, hautement important pour notre Nation, s’inscrit désormais comme une tradition bien établie dans l’agenda national », a déclaré Redouwane Ag Mohamed Ali, ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire. Dans son intervention, le ministre a rappelé que ce plan, initié en 2021 à Mopti (Centre) et reconduit chaque année, vise à assurer l’approvisionnement en denrées de base, stabiliser les prix et protéger les ménages vulnérables. Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, qui a présidé la cérémonie, a précisé que 1 470 114 personnes se trouvent actuellement en situation d’insécurité alimentaire aiguë, nécessitant des actions urgentes. Pour y répondre, « l’État a mobilisé 12,74 milliards de Fcfa, destinés notamment à fournir 22 700 tonnes de céréales, distribuer des kits alimentaires à moitié prix à 16 000 ménages vulnérables et livrer 300 tonnes d’aliments poisson. » Le Programme alimentaire mondial (PAM) soutient cette initiative avec un financement de 15 milliards de Fcfa et la livraison de 10 000 tonnes de vivres à 685 000 bénéficiaires. « En 2025, notre objectif est d’apporter une assistance à 2,3 millions de personnes. Malgré les déficits de financement, plus de 800 000 ont déjà été aidées », a indiqué Gian Carlo Cirri, Directeur pays du PAM, appelant les bailleurs à maintenir leur soutien. Le ministre Ag Mohamed Ali a, également, annoncé la mise en place de nouvelles mesures, telles que le ciblage précis des bénéficiaires, la création de l’Agence de veille et d’alerte en sécurité alimentaire et nutritionnelle (AVASAN) et la « Facilité alimentaire malienne » permettant aux ménages modestes d’accéder, plus facilement, aux denrées de base. Les autorités ont insisté sur la nécessité d’agir en amont face aux crises sécuritaires, climatiques et économiques. Les partenaires techniques, les ONG, les autorités locales et les forces de défense ont été remerciés pour leur implication. Le président Goïta a assuré que le dispositif national de sécurité alimentaire poursuivra ses efforts pour atteindre la souveraineté alimentaire et améliorer les conditions de vie des Maliens. OS/MD (AMAP)

