Mali-Burkina Faso :  Le Premier ministre burkinabè visite deux structures culturelles à Bamako

Bamako 20 août (AMAP) Le Premier ministre burkinabé, Ouédraogo, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, qui séjourne à Bamako, a visité, ce mercredi, le Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasseké Kouyaté et le Musée national, afin de découvrir les savoir-faire du Conservatoire et la belle histoire du Musée du Mali, a constaté l’AMAP. La délégation du Premier ministre du Burkina Faso est arrivée, aux environs de 10 heures, au Conservatoire Balla Fasseké Kouyaté. Il a été accueilli par le directeur général de l’école, Oumar Kamara.  La visite a concerné des oeuvres réalisées par des étudiants, la salle de pratique et de chorégraphie, afin de s’imprégner davantage de l’apprentissage des étudiants. Au Musée national, le directeur Daouda Keita a guidé la visite. Le Premier ministre burkinabé et sa délégation ont fait le tour, notamment de la salle du Mali millénaire, des chef-d’oeuvres d’arts rituels et la salle des textiles du Mali. Après sa visite, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo s’est dit satisfait. « En marge de ce séjour à Bamako. Nous avons eu l’opportunité de visiter ces deux grandes structures. Il s’agit du Conservatoire Balla Fasseké et du Musée national où nous avons découvert que des jeunes hommes et femmes sont très déterminés dans l’apprentissage des différents métiers des Arts et de la Culture », a-t-il dit. « Nous avons été impressionné par des étudiants qui font de l’art plastique, de la danse et la musique. Nous avons, aussi, découvert des encadreurs très passionnés dans la transmission des connaissances. Il est très important de disposer de ce type de structure de formation, afin de professionnaliser des filières artistiques et culturelles », a ajouté le chef du gouvernement burkinabè. Parlant du Musée national, M. Ouédraogo a dit : « Nous avons, également, découvert avec beaucoup d’intérêt la Belle histoire, surtout la diversité des expressions culturelles. C’est un voyage initiatique. Chaque pièce du musée est un témoin de la profondeur de la richesse des savoir-faire des différentes communautés. » Il a fait remarquer que « quand on lit entre les lignes, on trouve pratiquement les mêmes savoir-faire au-delà des frontières artificielles que le colon nous a laissées. » Le Premier ministre burkinabè a encouragé toute l’équipe du Conservatoire Balla Fasseké, du Musée national ainsi que du ministère de la Culture. « Je les engage à travailler en synergie d’action avec les structures du même type des trois de l’AES, afin de faire de la Confédération, un espace harmonieux de création, de diffusion et de consommation des produits de la culture », a-t-il conclu. Le Premier ministre du Burkina Faso était accompagné d’une forte délégation dont l’ambassadeur du de son pays au Mali, Mme Dembélé, Julienne Sanon et le secrétaire général du ministère de la Culture, Mahamadou Diarra dit Kombouna. Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo est arrivé mardi, à Bamako, pour une visite d’amitié et de travail de quatre jours, à l’invitation de son homologue malien, le général de Division Abdoulaye Maïga. MMD/MD (AMAP)

Etats généraux sur la femme, l’enfant et famille : La phase régionale a commencé

Bamako, 20 août (AMAP) La phase régionale des États généraux sur la situation de la femme de l’enfant et de la famille s’est ouverte, mercredi, à la Maison de la femme a Bamako, avec objectif pour bâtir un Mali plus inclusif, plus équitable et plus résilient, a constaté l’AMAP. L’ancienne ministre en charge de la Promotion de la Femme, Mme Maiga Sina Damba, présidente de la Commission nationale d’organisation de l’événement, a présidé l’ouverture. Ces activités de trois jours du 20 au 22 août regrouperont les participants de seize régions du Mali. Selon la présidente du Comité d’organisation, la femme, l’enfant et la famille « sont les piliers de notre société. Leur bien-être conditionne notre développement, notre stabilité et notre avenir commun. » « Les états généraux ne sont pas un simple événement. Ils sont une réponse urgente à des défis structurels qui freinent notre progrès », a-t-elle indiqué. Aujourd’hui, face à certaines réalités notamment liées au temps, à la forte pluviométrie et à la logistique, « nous avons été amenés à un changement d’approche pour la suite du processus », a-t-elle ajouté. “Pour atteindre ces objectifs, une Commission nationale d’organisation a été mise en place par Mme le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Diarra Djénèba Sanogo », a indiqué Sina Damba. La gouvernance, le genre et l’autonomisation de la femme, la protection et la promotion de l’enfant, la promotion de la famille, les violences à l’encontre des personnes y compris les violences basées sur le genre, les questions transversales sont les cinq axes d’intervention stratégiques dégagés par la Commission d’organisation. La présidente du Parlement des enfants du Mali, Dicko Diamoussa Kane, pour sa part, a souligné le rôle essentiel que les enfants jouent dans la transmission des valeurs culturelles, sociales et morales. “En tant qu’enfants, nous sommes convaincus que nous avons un rôle d’apprenant. Notre engagement dans la promotion des valeurs de paix, de solidarité, de respect et de responsabilité est indispensable pour la consolidation d’un Mali fort et uni », a-t-elle dit. Et d’ajouter que « l’avenir de notre Nation dépendra de la capacité des familles à offrir un environnement propice à l’épanouissement de chaque enfant. » « Je fonde l’espoir qu’à l’issue des trois jours de travaux, sortiront des recommandations pertinentes en vue d’une amélioration considérable de la situation de la femme, de l’enfant et de la famille dans notre pays », a dit Sina Damba en conclusion de son intervention. Ont pris part à la cérémonie, plusieurs autorités dont les représentants des gouverneurs, des services techniques des régions, ainsi que des autorités et légitimités traditionnelles, coutumières et religieuses FK/MD (AMAP)

Signature des premiers contrats entre les exploitants et l’usine de Seydou Keïta : Pour produire, transformer et commercer localement

Bamako, le 20 août (AMAP) Les responsables des sociétés coopératives et le Complexe Seydou-Diego-Awa (SDA) de l’ancien footballeur international, Seydou Keïta, ont signé, ce mercredi 20 août, au département en charge de l’Economie et des Finances, leur premier contrat de commercialisation de matières premières pour la campagne 2025-2026, dans le cadre de la politique de produire, transformer et commercialiser localement, a constaté l’AMAP. La Société coopérative Sene Fere Kuraw et l’Interprofession filière sésame au Mali (ISMA), à travers ce contrat, s’engagent à fournir le Complexe SDA en arachide graine et sésame graine pour sa production de l’huile de consommation. Le Président directeur général (PDG) du Complexe SDA, Seydou Keïta a déclaré que « le plus important est de pouvoir produire, transformer et commercialiser localement, tout en garantissant la meilleure qualité des produits du Complexe SDA. » « Il s’agit de faire en sorte que tout le peuple malien puisse consommer les produits de bonne qualité », a soutenu le PDG du Complexe SDA, qui a soutenu se préoccuper de la santé publique au Mali. Le président de l’ISMA, Soumaila Coulibaly, tout en se réjouissant de cette entente, a souhaité que cette initiative se répète sur toutes les autres filières. « Nous nous sommes engagés à pouvoir contribuer à sécuriser l’approvisionnement du Complexe SDA en matière première afin que le rêve, que nous portons tous, d’avoir une économie malienne forte à travers le secteur d’agriculture, se réalise », a-t-il précisé. Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, s‘est dit « de plus en plus sûr et certain que la filière agriculture va constituer le fer de lance de notre Economie. » Selon lui, il s’agit de parler avec les acteurs et trouver le modèle d’économie qui marche. « En contractualisant, on donne une chance de développer la filière et les agriculteurs sont contents en début de campagne que leur production sera achetée à un prix convenu…», s’est réjoui le ministre Sanou. Son collègue de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma, a estimé que la vision de son département, qui est de restructurer les filières agricoles, « est en train de se réaliser. » OD/MD (AMAP)

2è Commission mixte de coopération Mali-Émirats arabes unis : Onze accords signés dans les domaines stratégiques de développement 

Bamako, 20 août (AMAP) Le Mali et les Emirats arabes unis ont signé quelque onze accords et Mémorandums d’entente (MoU) dans les domaines de la sécurité, de l’agriculture et du secteur énergétique, lors de la grande Commission mixte de coopération entre les deux pays, lundi 18 août, à Abu Dhabi, rapporte un communiqué officiel. Selon cette source, « la tenue de cette commission mixte s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération déjà exemplaire entre les deux pays. » « Les relations entre le Mali et les Emirats Arabes Unis se portent bien et des accords signés lors de cette 2è commission mixte de coopération en sont la preuve », indique Bamako dans son communiqué. La délégation gouvernementale malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, Abdoulaye Diop, est composée du ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, du ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané, ainsi que les experts des départements concernés. L’objectif de cette rencontre bilatérale fondamentale est de renforcer les partenariats entre les deux pays notamment sur le plan diplomatique, sécuritaire et surtout économique. Ainsi, les discussions ont porté sur les secteurs stratégiques des mines, des énergies renouvelables, des transports, du commerce, de la culture ainsi que de l’agro-industrie. « Essentiellement orienté vers la dynamique du développement des relations économiques, cette commission mixte a donc favorisé les contacts directs entre milieux d’affaires émiratis et maliens, à travers une série de consultations sur des questions diplomatiques et politiques et d’intérêts communs. » Un mémorandum de partenariat a été ainsi signé entre le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Mandjou Simpara et le secrétaire général de la Chambre de commerce émiratie. En marge de cette 2è commission, de nombreux opérateurs économiques maliens, porteurs de projets, avaient rallié la capitale des Émirats, pour rencontrer, au cours d’un forum dédié, des investisseurs émiratis en vue d’éventuels partenariats d’affaires. La session de la grande Commission mixte « a surtout mis un accent particulier sur l’eau et l’énergie au Mali, deux secteurs dans lesquels les partenaires émiratis sont bien engagés et pour lesquels l’expertise du ministre de l’Énergie et de l’Eau a été mise à contribution », indique le communiqué. Au cœur des discussions, la question des énergies renouvelables a fait l’objet d’une attention particulière des investisseurs. Le ministre Boubacar Diané a insisté sur les attentes de son secteur en matière d’investissement adéquat pour booster véritablement le développement du secteur de l’énergie et de l’eau dont l’attrait pour les investissements a ainsi été rehaussé. En effet, pays hôte de cette 2è commission mixte, les Émirats arabes unis disposent d’une présence remarquée Mali, à travers les investissements dans le secteur de l’énergie, « comme en témoigne le projet bien avancé de centrale solaire de deux fois 50 MWc à Tiakadougou-Dialakoro, dans la Région de Bougouni (Sud). Au cours de cette rencontre, les partenaires émiratis ont émis « le souhait de bénéficier du soutien et surtout de l’accompagnement du Mali pour l’organisation de la Conférence sur l’Eau, prévue à Dakar, au Sénégal, l’année prochaine. » Centre important d’échanges commerciaux à l’échelle mondiale, les Emirats arabes unis, également puissance mondiale dans l’armement, l’énergie et la technologie, offrent au Mali une opportunité stratégique pour consolider ses intérêts nationaux. MD (AMAP)

Journée mondiale de la photographie : la MAP et l’AMAP signent une convention de partenariat

B amako, 19 août (AMAP) La Maison africaine de la photographie (MAP) et l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) ont signé, mardi à Bamako, une convention de partenariat destinée à renforcer leurs relations et à promouvoir la production, la conservation et la diffusion des œuvres photographiques au Mali« Ce partenariat vise à consolider les bonnes collaborations déjà existantes entre nos deux structures et à créer une véritable synergie d’action pour le développement du secteur de la photographie », a expliqué le directeur général de la MAP, Tidiane Sangaré, lors de la cérémonie organisée en marge de la Journée mondiale de la photographie. Le directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane, a rappelé que « les deux institutions œuvrent depuis longtemps pour la préservation de la mémoire collective du pays » et que cette convention permettra de conjuguer « leurs efforts pour la promotion, la production et la conservation des fonds photographiques. » La cérémonie a été, également, marquée par le vernissage de l’exposition « Yèrèya Sira », qui présente 70 œuvres issues d’un concours national sur le thème « Nos identités comptent. » Ces créations mettent en valeur les pratiques culturelles, les traditions et les savoir-faire endogènes maliens. Représentant le ministre de la Culture, le conseiller technique Djibril Niaré a rappelé que la Journée mondiale de la photographie commémore l’invention du daguerréotype en 1839 et constitue une occasion de « partager avec le monde les visions et les expériences des photographes ». Il a souligné que cette exposition, couplée à un master class sur la conception et le montage de projets photographiques, s’inscrit dans la dynamique de l’Année de la culture décrétée par le président de la Transition, Assimi Goïta. « Ces œuvres traduisent la substance des valeurs culturelles qui forgent notre identité et nous ouvrent la voie vers le Mali Kura », a affirmé M. Niaré, avant de féliciter la MAP et les artistes participants pour leur contribution à la promotion du patrimoine culturel national. OS/MD (AMAP)

L’AMAP et la Maison africaine de la photographie signent une convention de collaboration

Bamako, 20 août (AMAP) L’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et la Maison africaine de la photographie (MAP) ont signé, mardi, au siège de la MAP, une convention de partenariat, en marge de la célébration de la Journée mondiale de la photographie, a constaté l’AMAP. Cette convention vise à créer un cadre formel de collaboration et d’échanges entre les deux structures pour le développement du secteur de la photographie. Il permettra, aussi, à chaque partie d’apporter un appui technique à l’autre dans l’atteinte de leurs objectifs respectifs, notamment l’exploitation et la valorisation des fonds photographiques, à travers la co-production d’activités, de services et de biens, la favorisation des échanges d’expériences, tout en facilitant l’accès aux prestations et divers services. Le directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane et son homologue de la MAP, Tidiane Sangaré, ont apposé leurs signatures au bas du document, en présence du conseiller technique au ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Djibril Niaré, et beaucoup d’autres invités. Cet accord intervient à un moment où l’AMAP est engagée dans l’exécution de son Plan stratégique triennal qui porte sur 5 axes majeurs, notamment l’excellence éditoriale, la performance financière, la diversification des produits, l’amélioration de la gouvernance financière et la transformation digitale. Se prononçant sur les motivations qui sous-tendent ce partenariat, le directeur général de la MAP a indiqué que ce partenariat permet de consolider les relations de bonne collaboration qui existent déjà entre les deux structures « et faire en sorte qu’elles se donnent la main, dans  une synergie d’actions. » Selon lui, « c’est un élément qui propulse le développement du secteur de la photographie, surtout pour ce qui concerne la production, la conservation et la diffusion des œuvres photographiques. » Pour sa part, Alassane Souleymane a tout d’abord exprimé sa satisfaction pour cette vision partagée autour de la restauration des archives photographiques. Il a fait un rappel historique de la création de L’Essor bien avant l’indépendance qui lui a permis de constituer la mémoire photographique du Mali. « La création de la MAP qui remonte à 2004 vient renforcer ce dispositif que notre pays avait déjà dans le cadre de la préservation de la mémoire », a-t-il dit. « Nous avons jugé nécessaire de signer cette convention de manière à ce qu’il y ait cette complémentarité continue entre nos deux structures », a-t-il ajouté. « La MAP est née justement de la volonté de nos autorités de mettre la photo au devant pour en faire véritablement un élément d’hommage de notre pays. Je pense qu’elle fait beaucoup de choses à travers la Biennale photographique de Bamako et en termes d’activités pour regrouper, justement les artistes et les artisans de la photo », a estimé le DG de l’AMAP. Et de renchérir : « Quand on parle de presse, quand on parle de journal, il faut forcément parler de photos à travers L’Essor. » Désormais les deux structures mèneront ensemble des activités, soit de promotion, soit de production ou de conservation des fonds photographiques que nous disposons. AS/MD (AMAP)  

Mali : L’ex-Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, sous mandat de dépôt inculpé pour « atteinte aux biens publics »

Bamako, 20 août (AMAP) L’ancien Premier ministre du Mali, Choguel Kokalla Maïga, a été inculpé et placé sous mandat de dépôt, pour « atteinte aux biens publics» présumée, par la Chambre d’instruction de la Cour suprême, mardi, à Bamako, a annoncé son avocat, Me Cheick Oumar Konaré, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux. En garde à vue depuis le 12 août dernier au Pôle économique et financier de Bamako, l’ex-chef du gouvernement est poursuivi dans un dossier portant sur des irrégularités présumées relevées par des rapports du Vérificateur général transmis à la Cour suprême. Selon Me Konaré, l’ancien chef du gouvernement « conteste les faits reprochés, se dit serein et estime qu’un homme politique doit s’attendre à tout, y compris la prison et la mort ». Toujours selon son conseil, Dr Choguel Kokalla Maïga se réjouit que son directeur de cabinet de l’époque, Pr Issiaka Ahmadou Singaré (80 ans), « soit poursuivi non détenu dans le même dossier ». Le montant non justifié reproché à l’ancien PM par le rapport du Vérificateur général tourne autour de 1,7 milliard de Fcfa. Il implique plusieurs autres anciens responsables financiers de la Primature dont des ex-Directeurs des finances et du matériel (DFM). L’ancien Premier ministre a été interpelé suite à la publication de ce rapport du Vérificateur général sur la gestion de la Primature. Cette mission de vérification financière et de conformité de la gestion de la Primature a concerné les exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 novembre). Elle fait suite à une saisine. Dans le rapport, le montant total des irrégularités financières s’élève à 2.068.394.986 de Fcfa. Sur ce montant, 6.825.920 de Fcfa ont été régularisés à la suite des travaux de vérification et 330.218.000 de Fcfa ont été justifiés pendant la séance du contradictoire. Le reliquat des irrégularités financières non justifiées s’élève à 1.731.351.066 de Fcfa. Dans les faits, il est reproché à l’ancien Premier ministre d’avoir autorisé, à travers des mandatements signés par le directeur de cabinet, l’exécution de dépenses non éligibles sur le filet social. Il est, aussi, dit dans le rapport que le directeur des finances et du matériel de la Primature « a irrégulièrement ordonné le paiement de dépenses de souveraineté au Premier ministre dans le cadre de missions à l’intérieur et à l’extérieur du Mali. » Dans un communiqué de presse rendu public, le procureur général Mamoudou Timbo a, sans citer nommément l’ancien locataire de la Primature, confirmé l’information. « En retenant sa compétence, la Chambre d’instruction de la Cour suprême a procédé, à la date de ce jour 19 août, à des interrogatoires dits de première comparution à l’occasion desquelles des inculpations ou mise en examen ont été prononcé(e)s, des notifications de poursuites pénales en étant non détenus, de même que des mandats de dépôt ont été décernés », précise le communiqué. La source précise que « les faits sont susceptibles de recevoir les qualifications juridiques pénales de faux et usages de faux, d’atteintes aux biens publics d’un montant égal à plusieurs milliards de Fcfa de blanchement d’argent et de complicité desdites infractions. » « Ces faits, souligne le document, sont reprochés à des opérateurs économiques et à des fonctionnaires. Il s’agit des fonctionnaires qui ont essentiellement géré les finances publiques relevant du Budget de la Primature sur une période allant de 2021 au 30 novembre 2024 et des fonctionnaires et opérateurs économiques ayant géré des contrats de marchés conclu dans le cadre de la convention de partenariat liant l’Agence d’exécution des travaux d’infrastructures et d’équipements ruraux (AGETIER) à la Primature. » En la matière, insiste le communiqué, « les volets relevant de la compétence du Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre la délinquance économique et financière sont renvoyés au niveau du procureur national financier, ministère public, compétent en la matière. Le procureur général Mamoudou Timbo assure que la justice suivra son cours afin de tenir « un procès équitable (…) dans le strict respect des droits de la défense notamment le principe de la présomption d’innocence. » AT/MD (AMAP)

Kolondièba : Lancement de la campagne régionale de reboisement par le gouverneur de la région de Bougouni

Kolondièba, 19 août (AMAP) Le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé a présidé, lundi, le lancement de la campagne régionale de reboisement à Kolondièba, a constaté l’AMAP. Depuis 1995, le Mali organise, chaque année, à travers le ministère en charge de l’Environnement, une Campagne nationale de reboisement. Cette année le thème est : « Reboiser pour restaurer les terres dégradées et lutter contre la désertification. » Après l’accueil par le préfet du Cercle de Kolondièba, Boubacar Oumar Traoré, et la population, le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de brigade Ousmane Wélé a procédé au lancement de la campagne régionale de reboisement sur une superficie 1/4 d’hectare dans le domaine de la résidence du préfet de Kolondièba. Le gouverneur de Bougouni a planté le premier pied d’arbre entouré de ses proches, du directeur régional des Eaux et Forêts de Bougouni, le préfet du Cercle de Kolondièba, du maire de la Commune de Kolondièba, les chefs de services techniques régionaux et locaux, les partenaires au développement, la société civile dans son ensemble. Ce bosquet, qui encadre la partie Est de la résidence du préfet, porte le nom de Boubacar Oumar Traoré actuel préfet du Cercle de Kolondièba. Cet honneur pour le chef de l’exécutif local est une reconnaissance pour son dévouement, son engagement, sa disponibilité dans l’exercice de sa fonction. Le chef de l’exécutif régional a dit que la campagne régionale de reboisement vise, entre autres, « à sensibiliser l’opinion régionale et locale sur l’importance du reboisement » et a rappelé aux partenaires techniques et financiers « la nécessité d’orienter les appuis vers les actions de lutte contre la dégradation des ressources naturelles, la perte de la biodiversité, la lutte contre la désertification et les effets des changements climatiques. » L’atteinte des objectifs du reboisement requiert sa réplication au niveau des communes et l’accompagnement de tous les acteurs (collectivités, partenaires et autres). Le gouverneur a remercié les autorités administratives, politiques l’ensemble du personnel de la Direction régionale des Eaux et Forêts de Bougouni pour la bonne organisation de ce lancement. Il a, aussi, félicité et encouragé le préfet Boubacar Oumar Traoré pour « L’initiative 5/5 » développée par ses soins en vue d’accompagner la campagne de reboisement par la plantation de 5 arbres dans chaque structure technique du Cercle pour environ 800 plants. Cette année, la région de Bougouni prévoit une production d’environ 500 000 plants toutes espèces confondues, un reboisement de 1 225 hectares. Le coordinateur de la Société de gestion Forestière (SDF), Abdoulaye  Halidou Cissé, a vivement salué l’initiative 5/5 de la préfecture de Kolondièba. «Car, a-t-il elle incarne une approche inclusive et mobilisatrice, appelant chaque acteur (institutionnel, communal, villageois, associatif) à planter, protéger et pérenniser. C’est une Vision que nous partageons pleinement et que nous soutenons avec conviction. » Le maire de la Commune de Kolondièba Abdoul Karim Sangaré a salué le gouverneur et sa délégation, la Direction régionale des Eaux et Forêts, le préfet de Kolondièba pour le choix porté sur sa commune. Il a, aussi, félicité le partenaire SGF pour son appui financier dans le cadre de cette campagne de reboisement, la Fédération régionale des exploitations forestiers, le service des Eaux et Forêts, les Forces de défense et de sécurité et tous ce qui ont participé au lancement de cette campagne régionale de reboisement. Plusieurs folklores du milieu comme le Ya, le Didadi ont émerveillé les participants. NMK/MD (AMAP)

Campagne régionale de reboisement à San : 200.000 plants pour reboiser 103 hectares  

San, 19 août (AMAP) Le gouverneur de la Région de San, le colonel-major Ousmane Sangaré, a donné ce 19 août 2025, le coup d’envoi officiel de la 31è édition de la campagne régionale de reboisement qui envisage de planter 200 000 pieds sur une superficie de 103 hectares dans la Région, a constaté. « Reboiser pour restaurer les terres et lutter contre la désertification » est le thème de cette 31e édition à San où le colonel-major Ousmane Sangaré, a procédé à la mise à terre du premier plant. Dans son discours de lancement, il a indiqué que cette campagne « vise à lutter contre la désertification, à conserver la biodiversité, atténuer les effets néfastes des changements climatiques, augmenter le taux de couverture végétale et réduire la pauvreté. » Le chef de l’exécutif régional a souligné qu’au regard du thème, cette campagne « vise, également, à sensibiliser l’opinion nationale et régionale sur l’impérieuse nécessité de cultiver la notion de reboisement et d’aider au changement de comportement, quant à l’exploitation irrationnelle des ressources forestières. » Le Directeur régional des Eaux et Forêts de San, le lieutenant-colonel Ousmane Samassekou a surtout insisté, au même titre que le gouverneur, sur suivi et l’entretien des arbres plantés. « Ces arbres ont besoin d’être protégés avec des clôtures en grillage et ou des corsets tout en les arrosant constamment », a indiqué l’officier supérieur des Eaux et Forêts. NC/MD (AMAP)

Mali : Pré-lancement de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025

Bamako, 19 août (AMAP) Le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a organisé, mardi 19 août 2025, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), un point de presse de pré-lancement de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025, dans le cadre des préparatifs pour la réussite de l’évènement, a constaté AMAP. La Région de Tombouctou (Nord) accueillera la Biennale artistique et culturelle 2025, en décembre prochain, après la Région de Mopti en 2023. Le gouverneur de Tombouctou, Bakoum Kanté a remercié les autorités nationales pour le choix de sa région et l’accompagnement pour la réussite de l’évènement.  « Il y a des défis notamment sécuritaires contre lesquels chacun de nous doit se mobiliser pour la bonne réussite de la Biennale à Tombouctou », a souligné le gouverneur Kanté. Il a invité les ressortissants de Tombouctou « à s’engager pour le retour de la paix dans la région et au Mali ». Avant de remercier le ministère en charge de la Culture et les ressortissants de Tombouctou pour la mobilisation en cours. « Nous avons un cadre de concertation pour travailler ensemble avec la Région de Tombouctou pour la réussite de la Biennale », a dit le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé. Il a salué le dynamisme du gouverneur de la Région de Tombouctou. « La Biennale a pour but de rassembler les fils et les filles du Mali. Donc, cette édition va être un moment unique pour ressembler davantage le peuple du Mali. Un moment au cours duquel nous allons célébrer le retour de la paix définitive au Mali », a-t-il dit. « Vous savez, Tombouctou dans l’histoire du Mali millénaire est un trésor. Il est un carrefour de civilisations, de l’âge d’or du Mali », a dit le ministre Daffé « Au IVe siècle, dans les universités de Tombouctou dont Sankoré, il y avait plus de 25 000 étudiants qui venaient du monde entier. En ces moments, il n’y avait pas d’université dans le monde, c’était la toute première université », a rappelé Mamou Daffé, en présence de membres du gouvernement, des gouverneurs des Régions, de ressortissants de la région de Tombouctou, d’artistes et d’acteurs culturels ainsi que des partenaires stratégiques du ministère de la Culture. ST/MD (AMAP)