Maroc : La FM6SS réussit la reprogrammation de cellules sanguines en cellules souches pluripotentes induites (Officiel)
Rabat, 21 août (AMAP) La Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé (FM6SS) a annoncé avoir réussi, pour la première fois au Maroc, la reprogrammation de cellules sanguines périphériques humaines (PBMCs), en cellules souches pluripotentes induites (iPS), marquant ainsi une avancée scientifique majeure et historique, rapporte jeudi l’Agence Maghreb Arab Presse (MAP). Cette avancée stratégique ouvre la voie à la création d’une plateforme nationale de reprogrammation et de différenciation cellulaire, au service de la recherche biomédicale, de la médecine personnalisée et des thérapies innovantes, précise la Fondation dans un communiqué. « Cette réussite confirme la vocation de notre Fondation à faire du Maroc un pôle de référence en recherche et innovation médicale, au service des grands enjeux de santé publique », indique le directeur du Centre Mohammed VI de la Recherche et de l’Innovation, cité par la même source. Les cellules iPS, issues d’un simple prélèvement sanguin, possèdent deux propriétés remarquables, à savoir la capacité de se différencier en n’importe quel type cellulaire de l’organisme et la faculté de se multiplier indéfiniment. Ces atouts en font un outil révolutionnaire pour modéliser des maladies humaines à partir des cellules d’un patient, tester l’efficacité et la sécurité de nouveaux médicaments dans des conditions proches de la réalité physiologique, développer des thérapies régénératives pour réparer des tissus vitaux (cœur, cerveau, foie, poumons), et concevoir de nouvelles approches d’immunothérapie contre les cancers, précise-t-on de même source. À l’international, les cellules iPS font déjà l’objet d’essais cliniques prometteurs pour le traitement de maladies dégénératives, de troubles de la rétine ou de certaines pathologies sanguines. Avec cette réussite, actuellement en phase de validation et de caractérisation scientifique, la Fondation place le Maroc au rang d’acteur pionnier dans les biotechnologies et la médecine régénérative. MD (AMAP)
Séance de travail entre les PM du Mali et du Burkina Faso sur les questions bilatérales et régionales
Bamako, 21 août (AMAP) Les Premiers ministres du Mali et du Burkina Faso, le général de Division Abdoulaye Maïga et Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, ont tenu ce jeudi, à Bamako, une séance de travail axée sur les questions bilatérales ainsi que sur la situation régionale et internationale. Cette rencontre s’est déroulée en marge de la 2ème édition de la Brigade citoyenne du Mali, placée sous le thème : « Deux ans de citoyenneté : Bâtir une Brigade citoyenne plus forte, plus proche des communautés ». Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo est arrivé mardi, à Bamako, pour une visite d’amitié et de travail de quatre jours, à l’invitation de son homologue malien, le général de Division Abdoulaye Maïga. « Cette marche inexorable que nous avons entamée sous le leadership éclairé des pères fondateurs de la Confédération de l’AES demeure le cadre idéal vers la stabilisation et le développement de nos peuples », a affirmé le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, en ouverture de la rencontre. La réunion a été l’occasion pour les deux délégations de faire le point sur les acquis de la Confédération des États du Sahel (AES), créée en 2023 et regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Selon le chef du gouvernement malien, l’AES s’est déjà illustrée à travers des actions concrètes en matière de paix, de sécurité et de développement socio-économique. Il a réitéré l’engagement du Mali à poursuivre la mise en œuvre de la feuille de route adoptée le 8 mars 2025, portant notamment sur la défense et la sécurité, la diplomatie, le développement et la communication. Pour sa part, le Premier ministre burkinabè a salué l’esprit de mobilisation citoyenne observé à Bamako dans le cadre de la Brigade citoyenne. « C’est avec beaucoup de plaisir et d’enthousiasme que nous avons constaté cette initiative qui montre que chacun peut contribuer, par sa force de travail et son expertise, à la transformation de nos sociétés », a déclaré Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo. Il a insisté sur le caractère pédagogique de ces initiatives locales, qui permettent aux populations de prendre conscience de leur rôle dans la construction de leurs quartiers, de leurs villes et de leurs pays. La séance de travail entre les deux Premiers ministres a, également, permis d’aborder les défis communs auxquels fait face la région sahélienne, notamment la lutte contre le terrorisme, la sécurité alimentaire et le développement durable. Les deux chefs de gouvernement ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération entre Bamako et Ouagadougou dans le cadre confédéral de l’AES mais, aussi, dans la relation bilatérale historique qui lie leurs deux peuples. À l’issue de cette rencontre, les deux chefs de gouvernement se sont rendus à la Maison des Aînés de Magnambougou, où ils ont participé au lancement des travaux de construction d’une route pavée de 5 km dans le quartier de Djanéguéla. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de la Brigade citoyenne visant à mobiliser les populations autour d’actions concrètes de développement local. OS/MD (AMAP)
Communiqué du conseil des ministres du mercredi 20 aout 2025
Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Agriculture, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du Programme national d’Irrigation de Proximité, Phase II et son Plan d’actions 2025-2029. Le Conseil des Ministres, en sa session du 21 mai 2025, a pris acte d’une communication écrite relative au Programme national d’Irrigation de Proximité, Phase II et son Plan d’actions 2025-2029. L’objectif visé par ce programme est de consolider les acquis de la 1ère Phase et de permettre à la population rurale d’exploiter le potentiel de l’irrigation de proximité pour contribuer à l’augmentation des revenus et à la sécurité alimentaire. Le projet de décret, adopté, consacre l’approbation formelle de la Phase II du Programme national d’Irrigation de Proximité et ouvre la voie à sa mise en œuvre. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Contrôleur général adjoint des Services publics : Monsieur Karim FOMBA, Inspecteur des Services économiques. AU TITRE DU MINISTERE DE LA RECONCILIATION, DE LA PAIX ET DE LA COHESION NATIONALE – Chargé de mission : Monsieur Alassane Ag Mohamed ACHEICK, Spécialiste en Gestion de Projet. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Kigali (République du Rwanda) : Général de Brigade Boubacar DIALLO. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Directeur général de l’Ecole Normale Supérieure de Bamako : Monsieur Bérédougou KONE, Enseignant-chercheur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU – Directeur général de l’Autorité pour l’Aménagement de Taoussa : Monsieur Isac GOITA, Ingénieur de l’Industrie et des Mines. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Secrétaire général : Monsieur Garantigui TRAORE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE – Conseiller technique : Monsieur Sidi DIALLO, Ingénieur informaticien. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES RELIGIEUSES, DU CULTE ET DES COUTUMES – Chef de Cabinet : Monsieur Cheick Oumar TRAORE, Administrateur civil. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des Ministres de l’organisation du Forum national sur la Justice. Dans le cadre du renouveau du service public de la Justice, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme envisage d’organiser un Forum national sur la Justice en vue d’échanger sur les problèmes fondamentaux du secteur de la Justice et de proposer des pistes de solutions pour bâtir une Justice plus efficace, moderne, intègre, respectueuse des Droits de l’Homme et répondant aux aspirations de la population. Ce forum a pour objectifs : – de définir et de partager une vision commune du service public de la Justice ; – d’établir une synergie d’action entre les différents acteurs de la Justice ; – d’amener les acteurs de la justice à offrir un service de Justice efficace et transparent ; – d’encourager la prise en compte par les acteurs de la Justice des enjeux liés à la Confédération des Etats du Sahel. Il se déroulera en deux phases : – une phase régionale à Bamako, Kayes et Mopti du 25 au 30 septembre 2025 ; – une phase nationale à Bamako du 30 au 31 octobre 2025. 2. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des Ministres de l’organisation de l’atelier sur la stratégie de redynamisation de la recherche dans l’espace CAMES. Dans le cadre de la mise en œuvre de son Plan stratégique de Développement 2024-2028, le CAMES ambitionne d’insuffler une nouvelle dynamique à la recherche scientifique en l’érigeant en levier structurant du développement socio-économique des Etats membres. C’est dans ce cadre que le CAMES organise à Bamako, du 19 au 23 janvier 2026, l’atelier fondateur aux fins de poser les bases opérationnelles de cette dynamique stratégique. Le choix de Bamako pour l’organisation dudit atelier apparaît des plus pertinents au regard du rôle moteur et du dynamisme de notre pays en matière de recherche dans l’espace CAMES. 3. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres de la mission interministérielle effectuée en République de Guinée du 12 au 15 août 2025. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, à la tête d’une forte délégation a pris part à une rencontre bilatérale de haut niveau, consacrée à la libre circulation des personnes et des biens et à la coopération transfrontalière en matière sécuritaire. A l’issue des échanges, un Communiqué conjoint a été signé le 14 août 2025, assorti de recommandations, notamment : – le renforcement des comités nationaux de facilitation du transport et du transit ; – la mutualisation des efforts le long du corridor Conakry-Bamako ; – l’organisation d’opérations conjointes de lutte contre la criminalité transnationale ; – l’interconnexion des systèmes douaniers ; – la mise en œuvre du Protocole sur la transhumance inter-Etats ; – la création de commissions mixtes de règlement rapide des différends communautaires. En marge des travaux, la délégation malienne a été reçue en audience par le Premier ministre, les ministres chargés des Affaires étrangères et de la Justice de la République de Guinée. La mission a également rencontré la communauté malienne établie en Guinée qui a réaffirmé son attachement à la Patrie et remis une contribution financière à l’effort de guerre. 4. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à
12e Conférence des ministres de l’Observatoire des fonctions publiques africaines : Les experts balisent le terrain
Bamako, le 21 août (AMAP) Des experts des 26 pays membres de l’Observatoire des fonctions publiques africaines (OFPA), ont entamé, ce jeudi 21 août, à Bamako, au Mali, deux jours de travaux portant, entre autres, sur l’examen et l’adoption du compte-rendu de la 11e session, du budget 2025, 2026, l’examen et l’analyse des rapports financiers du secrétaire exécutif, a constaté l’AMAP. Cette rencontre des experts précède la 12ème Conférence des ministres de l’OFPA, le 23 août 2025, que le Mali accueille pour la première fois. Le ministre malien du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoum Coulibaly, a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux des experts. L’OFPA, une institution régionale créée le 05 novembre 1991, à Cotonou (Bénin) regroupant 26 pays dont le Mali, a pour mission essentielle « de participer aux réflexions sur l’évolution du rôle de l’Etat face aux défis du respect de la gouvernance, de la démocratie, de l’Etat de droit et des droits de l’Homme ainsi que la modernisation de l’Etat et de l’Administration, dans le respect de la souveraineté des Etats. » A cet effet, l’OFPA est chargé, entre autres, « de collecter, traiter, diffuser les informations sur l’état des Fonctions publiques africaines et constituer des banques de données et un fonds humanitaire, d’identifier les problèmes communs aux Fonctions publiques africaines et proposer des solutions adaptées », a rappelé Fassoum Coulibaly. C’est en 2018, lors de la 11ème Conférence des ministres, tenue à Cotonou au (Bénin), que la présidence de l’OFPA a été confiée au Mali. Selon le ministre du Travail, la présente Conférence « vise à débattre des difficultés que traverse l’institution, les défis à relever afin de lui donner une nouvelle impulsion. » « Elle permettra aux pays membres de donner un nouvel élan à l’institution afin qu’elle joue son rôle avant-gardiste pour des Fonctions publiques plus productives », a-t-il indiqué, avant de souligner que cette rencontre sera « un cadre d’échanges pour chaque pays membre de décliner ses priorités dans les domaines d’intervention afin de trouver des solutions idoines aux difficultés qu’il rencontre. » OD/MD (AMAP)
Club UNESCO : 19e édition du champ chantier international de reboisement et d’échange culturelle à Kita
Kita, 19 août (AMAP) Le club UNESCO a célébré la 19e édition du champ chantier international de reboisement et d’échange culturelle, lundi, à Kita (Ouest), a constaté l’AMAP. Placé sous le thème : « Les jeunes des clubs pour L’UNESCO pour l’action climatique », cette édition a été marquée par une plantation d’arbre et un rassemblement à la Place de l’indépendance. Mahamadou Hama Maiga représentant le gouverneur de la Région, a présidé cette activité, qui selon Mme Dicko Oumou Dicko du Club UNESCO de Bamako « a pour vocation la coordination de la coopération internationale en matière d’éducation, sciences, culture et communication. » Les programmes de l’UNESCO, selon Diallo Kadidia Maiga de l’UNESCO Bamako et Bana Moussa Bakhaga, chargé de mission au ministère de l’Education nationale, contribuent à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) définis dans l’Agenda 2030 adopté par l’Assemblée générale des Nations unies en 2015. Pour le représentant du gouverneur, Mamadou Hama Maiga, cette sortie sur Kita « honore la Région ». « Elle ajoute, a-t-il dit, une plusvalue à l’engagement des populations en faveur des efforts pour l’atteinte des Objectifs de développement durable. » La plantation d’arbres dans l’enceinte de la mairie de la Commune urbaine de Kita a été l’un des points saillants de la journée. MFK/MD (AMAP)
Mopti : Célébration de la Journée mondiale de l’aide humanitaire
Mopti, 19 août (AMAP) Les acteurs humanitaires dans la Région de Mopti (Centre) ont célébré, mardi, la Journée mondiale de l’aide humanitaire, en communion avec les autorités administratives, politiques, les populations et les personnes déplacées interne. Des activités ont été organisées, avec en première ligne, une conférence-débat au Centre Jean Bosco de Sévaré et un match de football qui a opposé l’équipe des humanitaires à celle de la presse locale. Placé cette année sous le thème : « Agir pour l’humanité », la Journée mondiale de l’aide humanitaire célébrée le 19 août de chaque année est mis à profit pour rendre hommage aux travailleurs humanitaires qui, parfois, au péril de leur vie, apportent secours et protection aux populations les plus vulnérables. La cérémonie officielle de lancement des activités de l’édition 2025 dans la Région de Mopti, sous la présidence du conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur, Ousmane Diallo, s’est déroulée en présence des représentants des ONG partenaires de la Région évoluant dans l’humanitaire, les élus, de nombreux déplacées interne et des familles d’accueil. « Au Mali, il est enregistré en 2024, 58 cas de violence contre les humanitaires dont 7 ont été enlevés ou détenus contre leur volonté. De janvier à juillet 2025, cinq travailleurs humanitaires ont été enlevés. Le plus marquant des incidents qui ont ciblé les humanitaires s’est soldé par la mort de deux agents alors qu’ils transportaient des vivres destinés à des personnes déplacées internes », a indiqué le chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) à Mopti, Sylvain Batianga Kinzi. Il a rappelé que la célébration de la Journée mondiale de l’aide humanitaire est un moment de rappel « de notre engagement commun à défendre les principes humanitaires de neutralité, d’impartialité, d’indépendance et d’humanité, balises pour toutes les interventions au profit des personnes victimes des crises anthropiques et des catastrophes naturelles. » Selon le responsable d’OCHA, en 2025 le plan de réponse humanitaire au Mali prévoit d’assister 4,7 millions de personnes en besoin sur les 6,4 millions humanitaire vulnérables identifiées dont la proportion la plus importante de trouve dans la région de Mopti. Au regard de cette situation, il a invité les acteurs humanitaires « à poursuivre et intensifier les efforts. » Il a, aussi, au nom d’OCHA et de l’ensemble de la communauté humanitaire, réaffirmé leur « engagement à rester aux côtés des populations de Mopti et du Mali, avec la même détermination, la même humanité et la même solidarité. » Le conseiller du gouverneur, Ousmane Diallo, a salué » la grandiose mobilisation des acteurs humanitaires de la Région pour cette heureuse circonstance. » Il a rassuré les différents intervenants que les autorités administratives et politiques de la Région « ne ménageront aucun effort pour accompagner les humanitaires dans leur exaltante mission. » A la suite des interventions place, une conférence a eu lieu au cours de laquelle d’importantes thématiques ont été développées. Le Comité international de la croix rouge (CICR) a animé le thème : « La protection des civils pendant les conflits », le Forum des ONG internationales au Mali (FONGIM), dont le représentant, Abdramane Kaou Diallo, a développé « le concept de la redevabilité dans l’action humanitaire » et le modul, « Protection des femmes et des enfants en temps de crise » a été présenté par le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA). DC/MD (AMAP)
Bafoulabé : des femmes se forment à la médiation pour une paix durable.
Bafoulabé, 20 août (AMAP) Des femmes médiatrices de Bafoulabé, dans l’Ouest du Mali, ont bénéficié d’une formation de deux jours, les 19 et 20 août 2025, afin de les outiller en techniques de médiation et de consolidation de la paix., a constaté l’AMAP sur place. La formation, dans la salle de la mairie de Bafoulabé, sous la présidence du préfet, Siaka Souleymane Sanogo, est assurée par le projet PACINDHA, soutenu par la coopération Italienne, à travers ONU-Femmes. L’atelier s’inscrivaIt dans le cadre du Projet d’appui au renforcement de la résilience, la participation et la protection des femmes et des filles dans les zones frontalières entre le Mali et le Sénégal. Cette formation qui a réuni les autorités administratives, les services techniques concernés, les élus communaux de Bafoulabé et de Mahina, des femmes médiatrices de Bafoulabé et de Mahina et les hommes de média a visé spécifiquement à renforcer les capacités des femmes dans la technique de négociation de la paix, de la médiation et la prévention des conflits dans le Cercle de Bafoulabé, à promouvoir la consolidation de la paix et la coexistence pacifique entre les communautés. Dans les prises de paroles, le maire de la Commune rurale de Bafoulabé, Kandé Doucouré, s’est réjoui de la tenue de cet atelier car selon lui, « celui qui a renforcé les capacités d’une femme aura renforcé les capacités de toute une nation. » C’est pourquoi il a exprimé sa satisfaction à l’endroit du projet et de ses partenaires pour leur intervention dans sa commune. Il a invité les bénéficiaires à une large restitution pour une meilleure compréhension des causes, la genèse des conflits. Selon la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) locale, Kama Sakiliba, la formation a été bénéfique. « Nous sommes les premières touchées par les conflits, mais nous pouvons, aussi, être des actrices dans la consolidation de la paix. Nous allons, désormais, travailler ensemble pour créer un environnement plus sûr et plus juste pour tous », a-t-elle laissé entendre. Pour sa part, le représentant du projet PACINDHA, Youssouf Traoré, a dit que l’atelier valait « son pesant d’or » pour vaincre les maux dont « les braves femmes du Cercle de Bafoulabé sont victimes. » Enfin, M. Traoré a exhorté les participantes à faire preuve d’impartialité pour atteindre l’objectif visé. Le préfet du Cercle, Siaka Souleymane Sanogo a exprimé sa gratitude au projet PACINDHA pour son intervention dans le renforcement des capacités des femmes du Cercle de Bafoulabé. Il a invité les femmes « à se battre pour la cause », car selon lui, « l’absence de paix se traduit par une incapacité à vivre ensemble. » Cette formation des femmes médiatrices à Bafoulabé est attendue pour être un pas important vers une paix durable et une société plus juste. En donnant aux femmes les outils et les connaissances nécessaires, « il est possible de construire des communautés plus fortes, plus résilientes et plus pacifiques.» BM/MD (AMAP) |
Afrobasket masculin 2025 : Le Mali bat la Côte d’Ivoire 102-96
Bamako, 20 aout (AMAP) La sélection nationale malienne s’est qualifiée ,mercredi, pour les demi-finales de l’Afrobasket, en battant la Côte d’Ivoire 102-96, après prolongation, dans un match palpitant et plein de rebondissements. Le Mali se qualifie, ainsi pour les demi-finales de l’Afrobasket masculin, pour la première fois, depuis 1999. Cette victoire historique a été rendue possible grâce à la détermination et à l’engagement exceptionnels des Aigles sur le parquet. Les hommes du technicien Alhadji Dicko ont réalisé une performance impressionnante tout au long du match, avec des joueurs clés se démarquant par leurs talents et leurs compétences. Alou Fadiala Diarra a réalisé un double-double remarquable avec 35 points et 16 rebonds, prenant ainsi le leadership de l’équipe. Mahamane Coulibaly a également brillé avec 24 points et 5 rebonds, contribuant de manière significative à la victoire des siens. Mamoudou Diarra et Siriman Kanouté ne sont pas demeurés en reste. Ils ont, également, eu un impact important sur le jeu, inscrivant respectivement 14 points et 3 rebonds et 9 points et 11 rebonds. En demi-finales de l’Afrobasket masculin, l’équipe du Mali affrontera, ce samedi, le Sénégal, qui a battu le Nigeria (91-75), mercredi, en deuxième heure. Face aux Ivoiriens, les Aigles ont annoncé la couleur dès le coup d’envoi de la rencontre et il n’y a pas eu de round d’observation entre les deux protagonistes. Le premier quart temps tourne à l’avantage des Maliens qui s’imposent d’une courte tête 28-27. Au deuxième quart temps, les Éléphants très disciplinés, gardent la possession du ballon et font douter les Aigles. Conséquence : ils font la jonction au tableau d’affichage, avant de creuser l’écart avec 14 points. Score à la pause : 54-42. Au retour des vestiaires, les protégés du technicien Alhadji Dicko reviennent avec de belles intentions. Porté par le duo Alou Fadiala Diarra-Siriman Kanouté, le Mali fait jeu égal avec la Côte d’Ivoire et boucle le troisième quart temps 71-69. Dans le dernier quart temps, tout pouvait se passer. D’un côté, les Eléphants tentaient de prendre le contrôle du match et de l’autre, les Aigles affichaient une détermination sans faille. A cinq minutes de la fin, les hommes du sélectionneur Alhadji Dicko prennent l’avantage au tableau d’affichage : 74-71. Les Ivoiriens répliquent et passent à nouveau devant à trois minutes de la fin du temps réglementaire (82-78). Les minutes sont irrespirables pour les supporters maliens, surtout quand les Aigles rétablissent la parité à une minute du coup du sifflet final (86-86). A neuf secondes de la fin, le technicien malien, demande un temps mort et ses hommes reviennent au score grâce à Alou Fadiala Diarra (90-90). Les deux sélections se retrouvent alors en prolongation et on connaît la suite : avec un tir à trois points, Siriman Kanouté permet au Mali de passer devant (93-90). Dans la foulée, les Aigles marquent cinq points pour mener 99-93 puis 101-94 à 30 secondes de la fin. Le match était plié, les Ivoiriens ne reviendront plus et s’inclinent logiquement 102-96. « Je ne peux avoir qu’un sentiment de fierté après un tel match. Je suis fier de mes joueurs, Ils ont été héroïques et ont fait honneur au drapeau national. La victoire est méritée, Nous allons continuer à nous battre pour rendre heureux les Maliens», a déclaré Alhadji Dicko à la fin de la rencontre. Le technicien et ses joueurs rêvent d’écrire une nouvelle page de l’histoire du basket-ball malien et il leur reste deux matches pour réaliser ce rêve. SSK/MD (AMAP)
Mali : Célébration de la 2e édition de la Journée nationale de la Brigade citoyenne
Bamako, 20 août (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maiga et spn homologue chef du gouvernement du Burkina Faso, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo ont co-présidé, ce mercredi après-midi, la célébration de la 2e édition de la Journée nationale de la Brigade citoyenne (BC), dans la salle Djéli Baba Sissoko, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a rappelé que la Brigade citoyenne dont le thème, cette année, est : « Deux ans de citoyenneté : Bâtir une brigade citoyenne plus forte, plus proche des communautés », s’articule autour de 10 domaines d’intervention. Il s’agit, entre autres, de la promotion des actions environnementales, la sensibilisation à la santé, les activités éducatives, les actions sociales, la promotion de la sécurité routière, la promotion de la paix et de la tolérance, des initiatives a rtistiques pour le changement social, la promotion d’un mode de vie sain drogue et les actions pour la préservation du patrimoine culturel et la promotion de la citoyenneté active… « Nous avons fait un pari audacieux, celui de croire en la jeunesse malienne, de lui donner un cadre structuré pour exprimer son patriotisme, son civisme et son sens de la responsabilité », a fait savoir M. Fomba. Le général de division Abdoulaye Maiga a salué le ministère Abdoul Kassim Ibrahim Fomba pour avoir conçu, structuré et accompagné cette initiative ambitieuse. « La BC est née de la volonté de doter notre pays d’un levier puissant de mo bilisation citoyenne autour des valeurs fondatrices : le civisme, la solidarité, la discipline, le respect de l’environnement et la promotion de la paix et de la cohésion sociale », a dit le général de division Abdoulaye Maiga. Il a exprimé sa reconnaissance à son « homologue et frère Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo » pour sa participation àcette cérémonie. « Votre participation cher frère traduit la volonté commune de nos trois Etats de faire de l’espace sahélien les passions de paix, d’unité, de fraternité et d’espérance pour nos peuples ». En qualité d’invité spécial, le Chef du gouvernement du Burkina Faso, accompagné d’une forte délégation dont le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Roland Sanda, s’est dit convaincu que cette initiative contribuera à consolider des bases. « C’est un instrument durable, de changement de mentalité de la jeunesse et de la société dans son ensemble », a-t-il déclaré. « Le Mali et le Burkina Faso partagent bien plus qu’une frontière géographique, partageant une histoire commune, des valeurs de courage et de résilience ainsi qu’un destin lié par les défis sécuritaires et la quête commune de paix et de souveraineté véritable », a fait noter M. Ouédrago. « Nos nations ont toujours puisé leurs forces en vous, la jeunesse, énergie vive et levier décisif capable de façonner l’histoire et de transformer les rêves collectifs en réalité », a-t-il souligné. « Nos trois nations : le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont choisi le chemin audacieux de l’indépendance véritable à travers la Confédération des Etats du Sahel », a lancé le Premier ministre burkinabè. « Chaque initiative comme celle-ci renforce notre capacité collective a ditre non à la domination et oui à la dignité africaine retrouvée », a-t-il affirmé. ST/MD (AMAP)
Kayes : Perturbations dans la fourniture de l’eau potable
Kayes, 20 août (AMAP) L’eau du robinet est devenue une denrée rare dans la Cité des rails, en dépit des efforts au quotidien de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP-SA) pour satisfaire les populations. Dans un communiqué signé par son Directeur régional, Moussa Sissoko, et relayé par les réseaux sociaux, la SOMAGEP-SA informe ses abonnés qu’en raison des travaux en cours (remplacement du collecteur DN 500 dans la salle de refoulement) à la station de Traitement de Kayes, « des perturbations se feront sentir dans la distribution de l’eau potable du mercredi 20 août 2025 au jeudi 21 août 2025. » « La reprise normale du service pourra éventuellement intervenir plus tôt que prévu’, indique la société qui dit savoir « compter, une fois de plus, sur la bonne compréhension de (son) aimable clientèle et lui présente toutes ses excuses pour les désagréments que cela pourrait causer », conclut le communiqué. La semaine dernière, après un incident sur la pompe de refoulement N°3, il y a eu également des perturbations dans la fourniture de l’eau. « La gestion du problème d’eau potable fait partie des priorités des autorités régionales. Le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, accompagné d’une importante délégation, s’est rendu ce 20 août 2025 à la station de pompage de la SOMAGEP-SA ». Il s’agissait pour le chef de l’exécutif régional et sa délégation « de faire le point de la situation et d’envisager des mesures en vue de soulager la population. » Selon la Cellule de communication du Gouvernorat, cette visite avait « pour but de constater l’état d’avancement des travaux en cours. » La SOMAGEP s’attèle, actuellement, au renouvellement de certaines machines, vieilles de 40 ans. La Direction régionale de la protection civile a été sollicitée pour assurer la distribution d’eau potable dans la ville, notamment à l’Hôpital régional Fousseyni Daou, à la Maison d’arrêt. Le général de Brigade Moussa Soumaré, s’est dit satisfait de l’état d’avancement ees travaux et a invité les habitants à faire preuve de patience ». En attendant, les abonnés sont obligés de recourir aux puits et aux châteaux d’eau. BMS/MD (AMAP)

