Confédération AES : Création et mise en place des structures

Par Sinè TRAORE Bamako, 21 déc (AMAP) Dans ce chapitre on peut retenir au niveau du volet création de la Compagnie aérienne AES, réalisations de plusieurs actions pour l’opérationnalisation de cette campagne, notamment la mise en place de Comités techniques de chaque Etat puis d’une équipe pluridisciplinaire, la rédaction des Termes de référence (TdRs) de la création de la compagnie. Pour le projet de réalisation du Chemin de fer Bamako-Ouagadougou-Niamey, les actions réalisées sont l’élaboration des TdRs et de la feuille de route par les experts des Etats membres de la Confédération AES, élargie au Togo et au Tchad. Et, aussi, la rencontre entre les services techniques chargés de la gestion du patrimoine ferroviaire des Etats membres de la Confédération AES et l’élaboration et la finalisation des documents techniques de mise en œuvre du projet. Concernant, le projet de réalisation de l’autoroute Bamako-Ouagadougou-Niamey, les actions réalisées concernent, notamment, l’élaboration des TdRs et de la feuille de route pour la mise œuvre du projet par les experts des Etats membres de la Confédération AES, élargie au Togo et au Tchad. Et l’élaboration et la finalisation des documents techniques et la validation des TdRs, de la note stratégique, du chronogramme de mise en œuvre, du cadre institutionnel du projet Autoroute Bamako-Ouagadougou-Niamey. Le Prélèvement confédéral (PC-AES) est, aujourd’hui, opérationnel dans les Etats confédérés, depuis la signature de la Décision portant PC-AES par le président du Collège des Chefs d’Etat, le général d’Armée Assimi Goita, du Mali, le 28 mars 2025. Trois comptes bancaires ont été ouverts dans les Etats confédérés pour recevoir les montants issus des prélèvements confédéraux. Dans le domaine de la création de la Centrale d’achats des produits de première nécessité, en lien avec l’approvisionnement correct de la Confédération AES, en attendant la mise en œuvre des actions contenues dans la Feuille de route, les structures en charge de la gestion des stocks de produits de première nécessité se sont réunies par visioconférence le lundi 10 février 2025 pour tracer le cadre de leur collaboration, en vue de réaliser des opérations test. Et, pour ce qui concerne la libre circulation des personnes et des biens, des actions en cours sont relatives notamment à l’élaboration du projet de Protocole additionnel instituant un document de voyage de la Confédération et un document d’identité AES, la mise en place d’un Cadre de concertation et de travail entre les Directeurs généraux des douanes des trois pays membres de la Confédération AES. Dans le volet renforcement de l’intégration économique et commerciale dans la Confédération AES, une matrice d’actions prioritaires a été adoptée. Pour l’adoption de mesures visant la formation d’un citoyen sahélien de type nouveau, à travers la révision des curricula primaires, secondaires et supérieurs ainsi que des programmes d’insertion sociale, il y a eu la signature de la Déclaration des ministres chargés de la Promotion de la Femme et du Genre des Etats confédérés, le 1er août 2024, l’organisation d’ateliers, de rencontres ministérielles et de meetings en vue de l’appropriation des textes de la Confédération-AES et du soutien des femmes de la Confédération-AES. Et, le salon entrepreneurial de la Confédération-AES, qui s’est tenu à Bamako du 18 au 21 novembre 2025. La liste est loin d’être exhaustive. ST/MD (AMAP)

Diplomatie de l’AES : Parler d’une seule voix pour un Sahel intégré

Par Oumar Sankaré Bamako 21 déc (AMAP) La Confédération des États du Sahel, (AES) composé du Burkina Faso, du Mali et du Niger, en dépit des crises sécuritaires et des transitions politiques, trace sa propre voie. En un an, la jeune Confédération a imposé une diplomatie coordonnée, articulée autour de l’affirmation d’une voix commune et de la défense de la souveraineté régionale. Dès l’entrée en vigueur du Traité fondateur, les trois États ont misé sur la concertation. Avant la 80ᵉ Assemblée générale de l’ONU, à New York, du 22 au 29 septembre 2025, une réunion à Bamako a permis d’harmoniser les positions et de préparer un discours unique au nom de la Confédération. « Nous parlons désormais d’une seule voix », confient les ministres, soulignant l’importance de cette cohésion pour peser sur la scène internationale. Mais, la diplomatie AES ne se limite pas aux grandes tribunes mondiales. Dans chaque capitale, les Chefs de mission et les ministres des Affaires étrangères ont institué des cadres de concertation permanents, garantissant un soutien mutuel dans toutes les candidatures et initiatives diplomatiques. Le retrait de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a constitué l’un des dossiers les plus complexes. Des réunions à Niamey, Ouagadougou et Bamako ont permis de définir une approche commune, d’adopter des mémorandums d’entente et de mettre en place une architecture tripartite de négociation. Objectif : protéger les intérêts des populations tout en préparant la Confédération à affirmer sa souveraineté régionale. REPOSITIONNEMENT INTERNATIONAL – L’AES ne se contente pas d’actions régionales. La Confédération a entamé un dialogue structuré avec l’Union africaine (UA) pour lever les sanctions pesant sur ses membres, tout en multipliant les partenariats avec la Chine, la Russie et le Maroc. Dans le cadre de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), les pays ont obtenu une résolution favorable à la stabilité du Sahel, témoignant de la reconnaissance progressive de la Confédération sur la scène internationale. Parallèlement, le retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) illustre la volonté des États membres de préserver leur autonomie face à des organisations qu’ils jugent partiales. La Confédération a marqué sa présence dans de nombreux forums mondiaux : Forum de Lomé sur la paix et la sécurité, Forum d’Assouan en Égypte, Conférence sur le financement du développement à Séville. À chaque intervention, l’AES a mis l’accent sur l’autonomie stratégique, la lutte contre le terrorisme et la nécessité de partenariats respectueux de la souveraineté des États. La diplomatie confédérale s’adresse aussi aux populations. Des campagnes de sensibilisation ont touché la diaspora et les communautés africaines, tandis que la Semaine de l’intégration et le Forum national de l’intégration ont renforcé l’adhésion aux idéaux de la Confédération. Ces initiatives traduisent une volonté de rapprocher les citoyens de la politique internationale et de transformer la diplomatie en projet de société. Pour l’année à venir, la Confédération entend finaliser ses instruments juridiques, poursuivre le dialogue avec la CEDEAO et harmoniser ses positions sur les grandes questions géopolitiques. La création d’un Forum des diasporas et la coordination des politiques migratoires et d’intégration africaine figurent également parmi les priorités. Si l’An I a permis de poser les fondations d’une diplomatie confédérale efficace, l’AES reste confrontée à de nombreux défis. Mais, entre stratégie et ambition, elle s’affirme comme un acteur à part entière sur la scène régionale et internationale, déterminé à faire entendre sa voix pour un Sahel intégré et souverain. OS/MD (AMAP)  

A Casablanca, l’union sacrée autour des Aigles du Mali

Envoyé spécial Ladji M. DIABY Casablanca, 21 déc (AMAP)  Casablanca a pris des airs de Bamako. Dans une ambiance empreinte de ferveur patriotique, dans la salle des fêtes Riad Touimi à Bazar, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a présidé, samedi, une rencontre de mobilisation de haute facture. Objectif : galvaniser les troupes pour les matches des Aigles dans la CAN, Maroc 2025. Face à une foule compacte de Maliens résidant au Maroc, rejoints par une délégation venue directement du pays, le ministre Fomba a rappelé la solennité de l’instant. «Nos Aigles savent qu’ils sont en mission. Ils ont reçu le Drapeau national au nom du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta», a-t-il déclaré avec force. Pour le ministre, le talent technique ne suffit plus sur le terrain, l’énergie du public, du 12 homme est indispensable. «Sur le terrain, il faut des acteurs autour pour les encourager. Ces acteurs, ce sont les supporters, les médias, tous les Maliens unis». Cette rencontre n’était pas qu’une simple formalité, mais un véritable échange de «flux victorieux» destiné à porter les joueurs vers le sommet. À ses côtés, la marraine de la Commission nationale d’organisation et de mobilisation pour la participation du Mali à la CAN 2025, Mme Haïdara Aïchata Alassane Cissé n’a pas caché son émotion. Pour elle, cette mobilisation à Casablanca est le miroir de la résilience et du patriotisme malien. «Ce que j’ai vu cet après-midi (samedi dernier, ndlr) réconforte tous les Maliens. Le patriotisme est au cœur de chacun », a-t-elle confié, visiblement fière de voir ses compatriotes «parler le même langage». Au-delà de la recherche de fonds, la marraine a insisté sur son rôle social : mobiliser à la base, des étudiants aux familles établies au Maroc, pour créer un rempart de soutien derrière l’ambassadeur, Fafré Camara, représentant du chef de l’État sur place. L’enjeu dépasse le cadre sportif. À travers le soutien aux Aigles, c’est l’unité de la nation malienne qui s’exprime. «Les Maliens ont besoin de cette cohésion. Elle passe par cette entente autour des Aigles», a conclu la marraine dans un élan d’optimisme. La rencontre s’est également déroulée en présence de l’ambassadeur du Mali au Maroc, Fafré Camara. Lors des échanges, les Maliens résident au Maroc se sont succédé au micro pour assurer leur présence au stade Mohammed V pour soutenir les Aigles, aujourd’hui contre la Zambie. Alors que la CAN 2025 s’annonce disputée, le Mali affiche une sérénité nouvelle. Entre la rigueur de la préparation et la chaleur d’un peuple mobilisé, les Aigles ne volent plus seuls. À Casablanca, l’espoir de ramener enfin le «Graal» au pays n’a jamais été aussi palpable. LMD/MD (AMAP)

Casablanca : La métropole en ébullition pour la CAN

Envoyé special Seïbou S. KAMISSOKO Casablanca , 21 déc (AMAP) Casablanca, cœur économique vibrant du Maroc et métropole d’envergure mondiale, endosse le rôle d’hôte majeur de la CAN, Maroc 2025. Cet événement, qui transcende la simple joute athlétique, devient un catalyseur puissant pour l’expression identitaire, la mobilisation urbaine et l’affirmation de la place du Royaume sur l’échiquier africain. L’ambiance de compétition s’est installée de manière palpable, transformant le tissu urbain et l’esprit collectif de ses habitants. Des grandes artères aux espaces emblématiques, la ville se pare des couleurs du football africain, se préparant à accueillir le continent dans une atmosphère résolument festive et engagée. L’entrée en matière dans l’ambiance compétitive se manifeste d’abord par une révolution visuelle à l’échelle de la ville. Les autorités locales, en collaboration avec les organisateurs, ont déployé une campagne d’embellissement urbain massif. Les boulevards principaux, tels que le boulevard Mohammed V ou le boulevard d’Anfa, habituellement dédiés à la frénésie commerciale, arborent désormais des drapeaux, des banderoles et des fresques murales célébrant l’unité africaine et l’esprit sportif. Ces décorations ne sont pas de simples ornements, elles constituent un langage non verbal adressant à la fois aux résidents et aux visiteurs étrangers un message d’accueil chaleureux et de fierté nationale. Les symboles des nations participantes sont intégrés dans cet écrin, signalant l’universalité de l’événement tout en ancrant l’identité marocaine comme terre d’hospitalité. «L’engouement total à Casablanca. Tous les monde la CAN et partout on passe dans la ville, on sent la CAN. C’est visible. L’aéroport est décoré aux couleurs de la CAN et sur tous les grands axes, il y a les affiches de la CAN», a l’officier média du Mali, Ladji Adama Koné. Cette CAN se déroule dans une période inédite : décembre-janvier. Cette période coïncide avec le froid accompagné de la pluie au Maroc, ce que l’on appelle l’hiver en Europe ou dans les pays arabes. Toutefois, l’officier média du Mali, qui joue le lien entre la presse et l’équipe nationale, ne s’indique du climat. «Certes qu’il y a la pluie accompagnée du froid. Mais je ne pense que cela va jouer la CAN. Tout le monde sait qu’il fait froid avant le déplacement et les gens se sont préparés en conséquence. L’équipe du Mali s’est entraîné sous la pluie vendredi soir à l’académie de Raja club, mais je pense que dans l’ensemble, ça peut aller, même si ça ne sera pas la même chose qu’une CAN sans pluie», a-t-il ajouté. Othman Mohammed, un supporter marocain, estime que cette CAN est ouverte. Outre le Maroc, le Sénégal, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Cameroun et le Mali peuvent prétendre au titre. «Il a beaucoup plu ces dernières semaines, mais la météo annonce qu’il y aura plus de soleil la semaine prochaine», a déclaré optimiste. Le taximan Mahammed Mohmoud a révélé qu’il supportera le Mali avec le Maroc, avant de jouer une chanson de Sidiki Diabaté. SSK/MD (AMAP)  

Bilan Confédération des États du Sahel : une première année marquée par des avancées institutionnelles

Au cours de son premier Sommet, à Niamey, au Niger le 06 juillet 2024, la Confédération des Etats du Sahel (AES), qui couvre désormais les domaines de la Défense et la Sécurité, la Diplomatie et le Développement, le chef de l’Etat du Mali, le général d’Armée Assimi Goita, a été désigné par ses Pairs (le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et le président de la République du Niger, le général d’Armée Abdourahamane Tiani) pour assumer le mandat inaugural de la présidence de l’AES. Afin d’organiser convenablement son mandat, le Président sortant de la Confédération AES a élaboré la Feuille de route de l’An I de l’AES. Son rapport d’activité présente l’état de mise en œuvre de la Feuille de route, depuis la création l’AES et matérialise l’ensemble des actions en Activités pour la mise en place et le fonctionnement de la Confédération, Défense et Sécurité, Diplomatie, Développement et Communication transversale. Dossier réalisé par : Oumar SANKARE, Oumar DIAKITE Anta CISSE, Sinè TRAORE Moussa DEMBELE Bamako, 21 déc (AMAP) Un an après sa création, la Confédération des États du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, affiche une série d’avancées institutionnelles dans les domaines de la défense, de la diplomatie, du développement et de la communication, selon « La synthèse du Rapport sur la mise en œuvre de la Feuille de route de l’An I de la Confédération des Etats du Sahel (AES) » Créée le 6 juillet 2024 à l’issue du premier Sommet de l’AES à Niamey, au Niger, la Confédération ambitionne de renforcer l’intégration entre les trois États sahéliens autour de piliers jugés stratégiques : la Défense et la Sécurité, la Diplomatie et le Développement. À cette occasion, le président de la Transition du Mali, le général d’armée Assimi Goïta, a été désigné par ses pairs pour assurer le mandat inaugural de Président de la Confédération. Pour structurer cette première phase, une Feuille de route de l’An I a été élaborée. Le rapport d’activités, qui en dresse le bilan, met en avant des progrès notables, en particulier dans la coordination institutionnelle et la mise en place de mécanismes communs. VISIBILITE CONFEDERALE RENFORCEE – Sur le plan de la communication, plusieurs actions ont visé à renforcer la visibilité de l’idéal confédéral. Le 2 octobre 2025 à Ouagadougou, un mémorandum d’entente a été signé entre les organes publics de communication des États membres afin de soutenir la diffusion coordonnée des actions de la Confédération. Dans cette dynamique, les États ont finalisé les documents relatifs à la création d’une chaîne de télévision et d’une radio de l’AES. Une grille commune de programmes a été élaborée et une page spécifique consacrée à la Confédération a été intégrée aux Journaux télévisés (JT) nationaux. En parallèle, le lancement d’une Web TV AES a permis d’élargir la diffusion des contenus à un public plus large, notamment au sein de la diaspora. Afin d’assurer une communication harmonisée, des points focaux ont été désignés dans chaque pays pour coordonner la collecte, le traitement et la diffusion de l’information. Des rencontres régulières entre responsables de médias ont également été initiées. À cela s’ajoutent des initiatives en faveur de la facilitation des communications téléphoniques, notamment à travers un dispositif de « free roaming » avec certains États voisins, dont le Togo. COORDINATION MILITAIRE ACCRUE – Dans le domaine de la défense et de la sécurité, la première année de la Confédération a été marquée par un renforcement de la coordination entre les Forces de défense et de sécurité des trois pays. La coopération entre forces aériennes a été intensifiée afin d’optimiser l’appui aux unités terrestres, tandis que les échanges réguliers de renseignements militaires et policiers ont permis une meilleure anticipation des menaces. Le déploiement progressif de la Force unifiée de l’AES (FU-AES) dont le commandant, le général de brigade Daouda Traoré, a reçu samedi 29 decembre 2025, l’étendard, remis par le Président sortant de la Confédération, le général d’Armée Assimi Goïta, constitue l’un des axes majeurs de cette coopération. Plusieurs réunions des chefs d’état-major ont abouti à la validation du Concept des opérations (CONOPS), à la définition des modalités pratiques de mise en place de la force et à l’adoption de propositions opérationnelles communes. Sur le plan politique, les ministres de la Défense de la Confédération ont validé ces orientations et adopté un avant-projet de Protocole additionnel relatif à la Défense et à la Sécurité. La concertation s’est également étendue à des partenaires extérieurs, avec deux rencontres de haut niveau tenues en 2025 à Moscou avec le ministre russe de la Défense. PRESENCE INTERNATIONALE COORDONNEE – La diplomatie figure parmi les domaines les plus actifs de cette première année. Les États membres ont coordonné leurs positions dans plusieurs forums internationaux et maintenu leurs relations avec des partenaires tels que l’Union africaine (UA), l’Organisation de la coopération islamique (OCI), le Maroc, la Russie et la Chine. Dans le contexte du retrait de l’AES de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (EDEAO), les ministres des Affaires étrangères se sont réunis, le 13 décembre 2024, à Niamey, afin d’examiner les implications de cette décision, notamment en matière de libre circulation des personnes et des biens. Des scénarios de transition et des calendriers d’échanges avec l’organisation sous-régionale ont été arrêtés. Par ailleurs, la Confédération a pris part à plusieurs rencontres internationales majeures, dont la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Forum paix et sécurité de Lomé, au Togo, le Forum d’Assouan et la Conférence internationale sur le financement du développement. Des actions ont également été engagées dans les domaines de la gouvernance migratoire et de l’intégration africaine, favorisant une adhésion accrue des communautés de l’espace confédéral et de la diaspora. DES PROJETS STRUCTURANTS EN GESTATION – Au titre du pilier Développement, seize réunions sectorielles ont été organisées au cours de l’année, couvrant des domaines tels que l’agriculture, la santé, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique, les finances, l’économie, l’action humanitaire, la justice et la promotion de la femme. Parmi les projets structurants figurent la création

Les FAMa neutralisent un groupe armé terroriste dans la Région de Nioro (Ouest) :  

Bamako, 21 déc (AMAP) « Le 19 décembre 2025, une unité de reconnaissance offensive des FAMa a neutralisé un groupe armé terroriste aux abords de Secoundé, localité située non loin de Nioro », a annoncé, ce samedi 20 décembre, l’état-major général des Forces armées maliennes (FAMa). Dans un communiqué parvenu à l’AMAP, l’état-major précise « qu’une quantité importante de matériels de guerre, plus d’une trentaine de motos, du matériel de communication, de vidéo et des dispositifs d’engins explosifs (ont été) récupérés. » La même source indique que l’état-major général des Armées a félicité les FAMa pour la réussite de « cette opération qui vient d’affliger un autre coup dur aux groupes armés terroristes qui perturbent la quiétude des populations. » MMD/MD (AMAP)

Koulikoro : Session d’orientation, d’encadrement et de plaidoyer des acteurs de la mise en œuvre du Régime d’assistance médicale (RAMED)

Koulikoro, 18 déc (AMAP) Une session d’orientation, d’encadrement et de plaidoyer a réuni, jeudi, dans la salle de conférence du gouvernorat de Koulikoro, des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du Régime d’assistance médicale (RAMED) Selon le directeur général adjoint de l’Agence nationale d’assistance médicale (ANAM) Modibo Diarra, ce régime est destiné à assurer la présence de l’État « pour secourir nos populations qui n’ont pas les moyens de prendre en charge leurs dépenses de santé. » Le RAMED est un dispositif public du gouvernement du Mali dont les principaux acteurs de la mise en œuvre sont des entités comme les collectivités territoriales, la Santé et le développement social. Il vise à assurer une prise en charge médicale gratuite à l’ensemble des Maliens qui n’ont pas les moyens de prendre en charge leur propre dépense de santé. Sa gestion est assurée par l’ANAM. Pour son opérationnalisation, des comités villageois ont été mis en place dans toutes les localités du Mali. « Je suis satisfait que les participants accordent de l’importance à cette rencontre et qu’ils s’engagent à aller dans la direction proposée par la mission de l’ANAM », s’est réjoui M. Diarra. Il a demandé « à l’ensemble des acteurs de s’impliquer, particulièrement les collectivités territoriales qui ont deux rôles principaux dans la mise en œuvre du RAMED. » A savoir l’établissement des listes des indigents de leurs communes, la contribution financière à hauteur de 15% de leur budget à ANAM. La rencontre dont la cérémonie d’ouverture a été présidée le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Koulikoro, Mohammar Haïdara, est organisée en collaboration avec la Direction régionale du développement social et de l’économie solidaire, à travers son service local. Son représentant, Youssouf Coulibaly a participé. Tout comme ceux des services techniques, les maires du Cercle de Koulikoro, les chefs de quartiers, les femmes, les jeunes parmi d’autres. Au cours de la rencontre, plusieurs questions posées ont reçu des éléments de réponse, à la satisfaction des participants. ALD/MD (AMAP)             .

Forum mondial des civilisations à Tombouctou : Un espace de dialogue et de paix

Envoyés spéciaux Amadou SOW Youssouf DOUMBIA Oumar DIOP (Photos) Tombouctou, 19 déc (AMAP) Le Forum mondial des civilisations s’est ouvert vendredi l’Institut des hautes études et des recherches islamiques Ahmed Baba de Tombouctou, sous le thème « Dialogue et paix, prospérité partagée », en marge de la Biennale artistique et culturelle, Le Forum mondial des civilisations est un espace international de dialogue, d’échanges et de partage de bonnes pratiques entre civilisations, Il se déroulera du 19 au 20 décembre dans la cité millénaire qu’est Tombouctou et offre l’occasion aux acteurs de partager les acquis et les défis des civilisations. Le ministre en charge de la Culture, qui a présidé la cérémonie officielle, s’est réjoui de la présence de scientifiques et acteurs culturels de très haut niveau pour débattre des défis de la paix et des civilisations des peuples. « Le thème de ce forum est d’une portée historique, culturelle et géopolitique. La culture, c’est notre humanité en partage et l’Afrique peut encore se retrouver pour comprendre comment nous pouvons cheminer ensemble pour notre souveraineté », a dit M. Daffé. « Ce forum se tient dans le cadre de l’Année de la culture, et c’est l’occasion de remercier le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goïta et le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga », a-t-il poursuivi. Il a, enfin, relevé « l’hospitalité de la population de Tombouctou » avant de la remercier pour l’accueil et l’engagement pour la réussite de l’Année de la culture, à travers la Biennale. Auparavant, le président de la Délégation spéciale de la ville des 333 Saints, Yaya Tandina,  a aussi salué l’initiative et exprimé son  intérêt pour cette rencontre de haut niveau. Il a, également, salué le ministre pour la réussite de la Biennale qui se tient, pour la première fois, dans le Nord du Mali, à Tombouctou, dans un contexte difficile. Le Pr Ibrahima Wane de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a introduit la conférence suivie du premier panel, animé par le Pr Ibrahim Iba N’Diaye du Mali et le Pr Yacouba Konaté de la Côte d’Ivoire. Le thème de ce premier panel sur : « Dialogue interculturel, facteur de paix et de prospérité » a été au centre d’échanges intellectuels et culturels de haut niveau. Le Pr Konaté a axé sa communication sur le dialogue de la musique et l’art comme un passage universel. Et ;e Pr Ndiaye est parti, plutôt, des expériences de la vie et de la tradition orale qui brise tout barrière. Il a soutenu que l’être humain est structuré par trois concepts à savoir le corporel, le cœur et l’émotion. A travers ce panel, les participants ont été édifiés par rapport au dialogue interculturel et d’autres concepts liés à la civilisation. La cérémonie officielle de cet évènement placé sous le haut patronage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, s’est déroulée en présence des autorités de la Région de Tombouctou. Et de plusieurs scientifiques, artistes de renom et de touristes venus pour la circonstance. AS/YD/MD (AMAP)

Force unifiée de l’AES : Le ministre de la Defense Sadio Camara argumente la mutualisation des forces contre le terrorisme

Bamako, 20 déc (AMAP) Le ministre malien de la Défense et des Anciens combattants, le général de Corps d’armée Sadio Camara, a justifié, samedi à Bamako, la mutualisation des forces de défense du Burkina Faso, du Mali et du Niger dans le cadre d’une Force unifiée de la Confédération des Etats du Sahel (AES}. Le ministre Camara a souligné que « les nations traversent parfois des moments décisifs, marqués par des choix difficiles mais nécessaires. » Selon lui, le Sahel vit aujourd’hui l’un de ces tournants historiques, « confronté à la persistance du terrorisme, aux pressions extérieures et à des tentatives d’ingérence, mais porté par une volonté collective de préserver la dignité, l’honneur et la souveraineté des peuples. » Sadio Camara, qui intervenait lors de la remise, par le Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, de l’étendard au commandant de la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES), le général de brigade Daouda Traoré, a rappelé que, durant de longues années, « les populations sahéliennes ont supporté l’insécurité, les pertes humaines et les promesses non tenues », pendant que civils et militaires en payaient le lourd tribut. « Face à cette situation, a-t-il indiqué, est venu le temps de la lucidité, celui où les États ont compris que la paix et la sécurité ne peuvent être déléguées, et que la souveraineté ne se négocie pas. Répondant à l’appel des chefs d’État du burkinabè, malien et nigérien, « les peuples du Sahel ont alors choisi de renforcer leurs armées nationales et de mutualiser leurs efforts. » Une dynamique, qui selon lui, a conduit « à l’érection du territoire des trois États confédérés en un théâtre d’opérations unifié, favorisant une meilleure coordination stratégique et des opérations militaires plus efficaces contre les groupes terroristes. » Les résultats obtenus sur le terrain ont, toujours selon le ministre, abouti à la création de la Force unifiée de l’AES », présentée comme une étape supérieure dans la mutualisation des capacités combattantes. Évoquant la portée du drapeau remis par le Président de la Transition, Sadio Camara a indiqué que « cet étendard incarne la mémoire des sacrifices consentis et l’engagement irréversible des peuples sahéliens. » Il a rendu hommage « aux martyrs civils et militaires tombés au combat », affirmant que « leur sacrifice a contribué à éveiller les consciences et à ouvrir la voie à une nouvelle ère de responsabilité collective. » Le ministre a, également, insisté sur le caractère multidimensionnel de la guerre menée dans le Sahel, précisant qu’elle ne se limite pas au champ militaire, mais s’étend aux domaines politique, économique et informationnel. « Malgré les sanctions, les embargos et les campagnes de désinformation, le Sahel, a-t-il souligné, a tenu bon et renforcé son unité. » Il a estimé qu’un peuple prêt à défendre sa dignité ne craint ni la souffrance ni les pressions, et qu’une armée soutenue par sa population est capable de faire face à toutes les menaces. Sur le plan opérationnel, Sadio Camara a mis en avant les résultats obtenus grâce aux opérations conjointes Yéréko I et Yéréko II, qui ont démontré, selon lui, que lorsque les forces sahéliennes combattent ensemble, le terrorisme recule. « Le partage du renseignement, la mutualisation des moyens aériens et logistiques ainsi que la complémentarité des forces sont désormais une réalité sur le terrain », a-t-il affirmé. S’adressant aux soldats de la Force unifiée de l’AES, le ministre de la Défense a rappelé que la réception de l’étendard symbolise la confiance des peuples et l’héritage des martyrs, tout en soulignant la responsabilité historique qui leur incombe. Il a affirmé que le combat sera long et exigeant, mais que la cause défendue, celle de la sécurité, de la souveraineté et de la dignité des peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger, est juste. Sadio Camara a appelé les peuples sahéliens « à rester unis, vigilants et déterminés », réaffirmant que la Confédération des États du Sahel n’est pas une alliance de circonstance, « mais de conviction, forgée dans l’épreuve et tournée vers la lutte collective contre le terrorisme et la construction d’un espace sahélien souverain et sécurisé. » SS/MD (AMAP)

Biennale artistique et culturelle de Tombouctou :  Les compétitions sont ouvertes depuis vendredi

Envoyés spéciaux : Amadou SOW Youssou DOUMBIA Oumar DIOP (photos) Tombouctou, 20 déc (AMAP) Au lendemain de la cérémonie d’ouverture de la Biennale artistique et culturelle, jeudi, les compétitions ont commencé avec les régions de Bandiagara, Ségou (centre) et le district de Bamako. L’avant-gout été donné par  les orchestres régionaux de Kayes (Ouest) et Kidal  (Nord) qui ont presté dans la salle Aly Farka Touré. C’était en présence du  ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Mamou Daffé en compagnie des autorités des 19 régions dont le gouverneur de Tombouctou, le Contrôleur principal de Police, Bamou Kanté et plusieurs touristes venus des États unies et ailleurs. Les deux orchestres avaient chacun 45 minutes pour présenter leurs morceaux. La région de Kayes a ouvert la compétition avec 8 morceaux, suivi de Kidal qui a présenté 10 titres devant un public très enthousiaste. Le premier morceau de la 8è région, intitulé « La paix »  a séduit le public et la salle a été électrifiée, Le public a été très ravi n’a pas été avare en applaudissements, suivis des pas de danse, bras en l’air pour exprimer sa joie. Après cette introduction, les compétitions ont sérieusement commencé, dans la soirée, au terrain municipal Baba Alkaïrou Touré.  Chaque troupe a présenté cinq disciplines devant le jury. Il s’agit de l’orchestre, l’ensemble instrumental, le solo et la danse traditionnelle. Et les trois troupes programmées ont toutes rempli le format en présentant les différentes disciplines. Les sujets traités portent sur la paix, la patrie, la souveraineté, la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa), la restauration de nos valeurs et la solidarité dans le Sahel. Malgré la température très basse, les population de Tombouctou ont tenu promesse en envahissant le terrain et montré que la Biennale de Tombouctou est un défi à relever. C’est sous un temps glacial, que la Région de Bandiagara (Centre) a donné le départ en présentent les différentes disciplines. Son solo intitulé « La Voix de la Patrie », est un vocal vibrant, porté par une artiste qui refuse le silence face aux mutations profondes que connaît le Mali. À travers une interprétation à la fois lyrique et engagée, la soliste nous entraîne dans une déclaration de foi patriotique, mêlant reconnaissance, éveil et appel au rassemblement national. La troupe de Bandiagara a été suivi de Ségou qui a, également, présenté les différentes disciplines de la compétition. L’un des temps forts a été la présentation de  sa pièce de théâtre sur la jeunesse en perte de repères. La soirée a été clôturée par la prestation du district de Bamako dont le solo esr un peu particulier par rapport à sa présentation traditionnelle. Intitulé le « Danbe », ce solo est une interpellation des parents et de la jeunesse face à la dégradation des mœurs dans notre société. C’est aux environs de deux  heures du matin que la soirée a été clôturée par  la danse traditionnelle du district de Bamako  intitulé   « Tièbletiè »,  une danse traditionnelle du  Bélédougou, Région  culturelle dans l’Ouest du Mali La deuxième journée de compétition se poursuivra ce samedi. Les orchestres de Ménaka (Nord) et Bougouni (Sud) vont jouer dans l’après-midi et la soirée sera consacrée aux passages des troupes de Koutiala (Sud), Kita (Ouest) et San (Centre) devant le jury au terrain municipal. AS/YD/MD (AMAP)