Communique du Conseil des ministres du mercredi 26 novembre 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 26 novembre 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté des projets de texte ; –  procédé à des nominations ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnance. Le présent projet de loi est initié en application des articles 121 de la Constitution et 13 de la Charte de la Transition. Il vise à autoriser le Gouvernement à prendre par ordonnance, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi, durant la période comprise entre la clôture de la Session ordinaire du Conseil National de Transition, ouverte le 6 octobre 2025 et l’ouverture de la Session ordinaire du mois d’avril 2026, le 13 avril 2026. Le projet de loi, adopté, habilite le Gouvernement à prendre des mesures nécessaires pour la réalisation de son plan d’action, notamment : a création, l’organisation et le contrôle des services et organismes publics ; l’organisation de la production ; les statuts du personnel ; les traités et accords internationaux. Sur le rapport du ministre de l’Elevage et de la Pêche, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte régissant la police sanitaire des animaux terrestres. Le cadre législatif et réglementaire de la prévention, du contrôle et de la lutte contre les maladies animales, y compris les zoonoses majeures est fixé par la Loi n°01-022 du 31 mai 2001 portant répression des infractions à la police sanitaire des animaux sur le territoire de la République du Mali et son décret d’application. Après plus de deux décennies, l’application de ces textes a révélé des insuffisances liées, notamment à l’évolution de l’environnement institutionnel et au développement du secteur de l’Elevage. Les projets de texte, adoptés, permettront de corriger les insuffisances constatées et d’apporter des innovations, entre autres : –  la prise en compte des recommandations de la mission d’appui à la règlementation du secteur de l’Elevage et de la Pêche ; –  l’introduction de la notion de paiement de redevance lors de la délivrance des différents certificats ; –  la prise en compte de l’évolution de l’environnement institutionnel, le transfert de certaines compétences de l’Etat aux Collectivités territoriales dans les domaines de l’Elevage et de la Pêche et plus précisément en matière de police sanitaire des animaux sur le territoire national. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES AU TITRE DU MINISTERE DE LA RECONCILIATION, DE LA PAIX ET DE LA COHESION NATIONALE – Conseiller technique : Monsieur Amadou DOUMBIA, Ingénieur des Constructions civiles. Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Directeur général de l’Institut national de Prévoyance sociale : Monsieur Idrissa Bakary DIARRA, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGE DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE – Chargé de mission : Madame Mariétou COULIBALY, Spécialiste en Gestion Logistique et Transport. – Directeur général du Palais des Pionniers : Monsieur Sidi DICKO, Professeur de l’Enseignement secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HOTELIERE ET DU TOURISME – Directeur général du Bureau malien du Droit d’Auteur : Monsieur Yaya SINAYOKO, Enseignant-chercheur. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des ministres de la tenue de la 9ème Conférence annuelle de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée, du 27 au 29 novembre 2025 à Koulikoro. Cette 9ème Conférence, qui se tient dans un contexte de renforcement de la sécurité et de lutte contre le terrorisme, a pour objectifs : –  de créer un cadre d’échanges et de réflexion sur des questions thématiques intéressant la vie et le fonctionnement des services de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée ; –  d’harmoniser les méthodes de travail ; –  de partager le bilan des activités de l’année 2025 et de définir les objectifs et les orientations pour l’année 2026. La conférence annuelle de 2025 est placée sous le thème : « L’Administration pénitentiaire à l’épreuve du terrorisme, du radicalisme et de l’extrémisme violent : défis et perspectives ». Le ministre des Transports et des Infrastructures a informé le Conseil des ministres de la participation du Mali à la 76ème Réunion extraordinaire du Comité des Ministres de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation aérienne en Afrique et à Madagascar, tenue le 21 novembre 2025, à Dakar au Sénégal. L’Agence pour la Sécurité de la Navigation aérienne en Afrique et à Madagascar est chargée de fournir les services de la navigation aérienne en route dans les espaces aériens de 19 Etats membres dont le Mali. Lors de la 75ème Réunion ordinaire, tenue le 1er août 2025, le Comité des Ministres a décidé d’examiner, lors d’une session extraordinaire, le Plan de Services et d’Equipements 2026-2030 et le Plan de financement y afférent. A cet effet, la 76ème Réunion a examiné le Plan d’Orientation Stratégique 2026-2035, le Plan de Services et d’Equipements 2026-2030 ainsi que son Plan de financement et adopté des résolutions. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des ministres : de la tenue de la 1ère Session du Cadre de Concertation avec les Maliens Etablis à l’Extérieur, les 16 et 17 décembre 2025, à Bamako. Cette 1ère Session a pour objectifs de renforcer la cohésion entre les Maliens établis à l’Extérieur et leur pays, d’améliorer la coordination des interventions publiques et de garantir la participation effective de la diaspora au développement national. Le lancement de la 1ère Session marque une étape majeure dans la refondation du lien entre l’Etat

Dioïla : Grève des enseignants des écoles publiques

Dioila, 26 nov (AMAP) Les enseignants des écoles publiques de Dioila ont entamé un arrêt de travail jusqu’au payement de leur salaires du mois de novembre 2025, à travers un courrier déposé, mardi, au gouvernorat par leurs syndicats, a appris l’AMAP sur place. Justifiant cette grève, sans préavis, les responsables syndicaux évoquent l’existence d’un protocole entre eux et le gouvernement prévoyant « l’arrêt automatique des cours si les salaires du mois n’étaient pas payés avant le 25 du mois. » Cependant, ils n’ont pas pu produire une copie de ce document à l’appui de leur mouvement qui ne concerne pas les écoles privées. Le gouverneur de Dioila, Mme Mariam Coulibaly, que l’AMAP a approchée, indique n’avoir reçu aucun préavis d’arrêt de travail. Elle a ajouté avoir, tout de même, « instruit le Trésorier payeur de prendre des dispositions afin de résoudre cet incident dans un plus bref délai. » Des parents d’élèves n’ont pu cacher leur tristesse, faisant remarquer que l’année scolaire a déjà connu des difficultés de démarrage, à cause de la pénurie de carburant. Des responsables de Comités de gestion scolaire (CGS) ont également fait relever « la situation difficile du pays » DF/MD (AMAP)

Bafoulabé : Lancement du Projet caravane de la paix et de la réconciliation 

Bafoulabé, 26 nov (AMAP) Le préfet du Cercle de Bafoulabé, Siaka Souleymane Sanogo, a procédé au lancement officiel du Projet caravane de la paix et de la réconciliation, ce mercredi, 26 novembre 2025, dans l’enceinte de la Mairie de la ville. Financé par le gouvernement du Royaume du Danemark, à travers le Fonds d’appui aux moteurs du changement (FAMOC), le projet vise à promouvoir la paix, la réconciliation et le vivre ensemble à travers des actions culturelles, éducatives et participatives. Le chef de village, Kaba Diallo, et le maire de la Commune rurale de Bafoulabé, Kandé Doucour,é ont salué l’initiative qui, selon eux, « ramène l’espoir et la confiance là où la division a semé le doute. » Ils ont encouragé la jeunesse communale à plus de tolérance et de solidarité pour un Bafoulabé unit et fort. Prenant la parole, le préfet, Siaka Souleymane Sanogo, s’est réjoui de présider cette cérémonie de lancement. « Dans un contexte où la cohésion sociale et la paix durable sont plus que jamais des priorités, cette initiative s’inscrit avec la vision des hautes autorités du pays », a-t-il dit. S’adressant aux jeunes, le préfet du Cercle a dit qu’« ils ne sont pas seulement l’avenir du Cercle mais, aussi, des acteurs essentiels », car selon lui, leur implication « dans ce projet est un signal fort. Il a exprimé sa gratitude aux autorités traditionnelles et religieuses ainsi qu’aux organisations de la Société civile pour leur mobilisation. Le préfet a invité tout le monde « à se donner la main pour accompagner cette caravane) pour en faire un véritable levier de transformation sociale. C’est sur cette note d’espoir que le préfet a lancé les activités de la caravane pour la paix et la réconciliation dans le Cercle de Bafoulabé. Une prestation d’artistes et un slam ont agrémenté l’événement. BM/MD (AMAP)  

Mali : Le Port de Dakar annule les indemnités et frais de magasinage pour les marchandises maliennes en souffrance

Bamako, 26 nov (AMAP) Le Conseil malien des chargeurs (CMC) a annoncé, ce mercredi, que des dérogations exceptionnelles ont été accordées aux marchandises maliennes en souffrance au port de Dakar, a appris l’AMAP de source officielle. « Le Port Autonome de Dakar a demandé aux compagnies maritimes et manutentionnaires de procéder à l’annulation intégrale des frais de surestarie, de magasinage et de détention » concernant les marchandises en question, précise un communiqué officiel du CMC. Cette mesure, découlant d’une réunion ministérielle conjointe Mali-Sénégal tenue du 18 au 20 novembre 2025, concerne « exclusivement les marchandises en transit vers le Mali ayant dépassé la période de franchise à la date de la circulaire. » Elle est limitée à une durée de trois mois pour permettre l’évacuation complète des conteneurs concernés. Le président du CMC, Kissima dit Bakissima Sylla, appelle les exportateurs, importateurs et transitaires à « prendre les dispositions urgentes pour l’enlèvement desdits conteneurs » et à accélérer également l’évacuation de ceux dont les délais de franchise ne sont pas encore expirés, afin d’éviter de nouvelles pénalités. Le communiqué insiste sur le caractère définitif de cette décision indiquant que le délai de trois mois est « incompressif » et qu’ aucune autre dérogation ne sera accordée à son expiration. OS/MD (AMAP)

Ouélessébougou : Les autorités en visite de terrain pour constater les conditions de distribution du carburant

Ouélessébougou, 26 nov (AMAP) Les autorités locales du Cercle de Ouélessébougou ont effectué une visite de terrain, ce mercredi, à la station-service Sotraka, actuellement le seul point de vente approvisionné en carburant dans la ville à ce jour. Ce déplacement de l’autorité est destiné à constater les conditions de distribution et de s’assurer du bon déroulement des opérations, intervient dans un contexte où le Mali est affecté par une crise de carburant qui connait un apaisement dans la capitale, Bamako. Sur place, la délégation a pu observer l’organisation mise en place pour gérer le flux important d’usagers, la longue file d’attente et le respect du prix à la pompe : 775 Fcfa et 725 Fcfa, respectivement pour le super et le gasoil. Le préfet Moussa A. Sagara, qui a conduit la délégation, a salué l’engagement et la mobilisation de toutes les parties prenantes. Il a exprimé sa « profonde gratitude » aux gérants de la station Sotraka pour leurs efforts en cette période difficile. Il a, également, adressé des remerciements appuyés au Conseil communal de la jeunesse et aux forces de l’ordre et de sécurité. « Grâce à votre vigilance, votre sens civique remarquable et au professionnalisme des forces de sécurité, nous parvenons à éviter les attroupements massifs sur les artères principales de la ville et à maintenir l’ordre », a déclaré le chef de l’exécutif local. Il a mis un accent particulier sur « la lutte contre la spéculation et le trafic de carburant » lors des opérations, tout en invitant la jeunesse et les forces de l’ordre à la vigilance face à tout cas de vol ou détournement. « J’invite tous au strict respect des mesures éditées concernant la vente et l’achat du carburant. Ces règles, bien que contraignantes, sont nécessaires pour traverser cette période ensemble », a souligné le préfet. Toutefois, il a salué les énormes efforts déployés par les autorités nationales dont l’impact positif se constate déjà dans plusieurs localités du pays. Pour sa part, le gérant de la station-service, Mohamed Traoré, a évoqué une difficulté majeure notamment, la présence quotidienne de mêmes clients qui reviennent, après avoir vidé leurs réservoirs à la maison. Cette visite a permis aux autorités de noter une opération de distribution mieux organisée et apaisée, dans l’attente d’un retour à la normale sur le marché des hydrocarbures. AC/MD (AMAP)

Crise des hydrocarbures à Bamako : L’embellie se poursuit

Bamako, 26 nov (AMAP) Ha oui ! Tout indique, ce matin du mercredi 26 novembre 2025, que la situation s’est améliorée ces derniers quant à l’approvisionnement en carburant dans la ville de Bamako. La circulation reprend. Les embouteillages aussi. La légendaire « incivisme dans la circulation bamakoise » a refait surface. Des insultes entre usagers de la route pour se faire respecter ou se rendre justice contre tout non-respect du Code de la route rendent nostalgique déjà de ces petits matins cames des derniers jours où la circulation était clairsemée et très fluide. Sur la route de Samè, en Commune III du District de Bamako, devant le ministère de l’Éducation nationale, en empruntant la voie de Koulouba, en passant devant le ministère de la Défense, le stade Ouezzin Coulibaly, le Lycée Aminata Bâ (ex- lycée des jeunes filles) et l’ÉCICA, jusqu’au quartier de Médina Coura, en Commune II du District de Bamako…la vie a repris ! Ainsi, depuis 07h du matin, sur la route principale de Kati, côté Samè, c’est le même engouement des usagers de la route. Déjà à 08h, sur notre engin à deux roues, un litre et demi d’essence à 1 000 Fcfa dans le réservoir, vendu ces derniers mois, clandestinement, à 3 000, 4 000, voire 5 000 Fcfa avec de « jeunes crapules : devenus des contre-bandiens urbains. Bref…de 08 à 09 heures nous nous sommes rendus compte que l’embellie a commencé, Les quelques stations de service sur le trajet servent le liquide précieux. Pas de files interminables. Des populations un peu plus joyeuses. « Bina, ce clown, trouves-le moi, je lui ferai un sort moins enviable… », crie fièrement Fatim, rencontrée à la station-service Oryx, au quartier Badialan I non loin du stade Mamadou Konaté. Cohésion nationale dans la difficulté, l’adversité. Patriotisme ambiant. Tout indique qu’on est prêt à tout « contre n’importe quel ennemi du pays. » Au niveau du camp des sapeurs-pompiers, un sergent-chef de police, Bernard Denon, nous dit que les autorités de la Transition « font face actuellement à deux priorités : la lutte contre le terrorisme ainsi que la crise du carburant et ceux qui font la surenchère ». A califourchon à la place arrière de ma moto, au carrefour du Grand hôtel, le jeune policier se nous dit avoir laissé sa moto hier (Ndlr, mardi) à son lieu de garde, vers 16 heures, en raison d’une panne sèche. Outre l’embouteillage de ce matin, beaucoup de motos sont au parking du stade Ouezzin Coulibaly. Pour confirmer que le liquide précieux est disponible dans d’autres quartiers du District de Bamako en dehors de ceux des communes III et II. Circulation alternée oblige, sur la voie traversant le quartier de Bagadadji, passant devant l’Assemblée nationale et la grande Mosquée de Bamako, tout est normal, L’embouteillage habituel des jours ordinaires est revenu. « Depuis hier 19 heures, j’ai fais le plein…Fini de rallier mon lieu de travail à pied…A bas les terroristes…Vive le Mali…», crie aussi fort qu’il peut Modibo dit Van, devant le Carrefour des jeunes. Ici, aussi, tout semble revenir à la normale. Mieux, au cours de reportage, nous avons constaté des camions citernes approvisionnant d’autres stations-service, dans la même Commune III. Bon présage pour les Bamakoises. OD/MD (AMAP)

Pénurie de carburant : Grosse lueur d’espoir à Bamako

Bamako, le 25 nov (AMAP) Comme une traînée de poudre, la nouvelle s’est répandue aussi vite que celle qui annonçait, ces derniers mois, l’arrivée de camions citernes dans une station-service ! Moins de files devant les points de distribution d’essence, contrairement à la période du pic de la crise des hydrocarbures. Fluidité devant les pompes… du moins dans certaines stations-service en Commune III du District de Bamako. Les quelques clients en rang n’ont plus l’angoisse, ce mardi 25 novembre, de s’entendre dire : « A bana » (C’est fini)… Chacun est ravi d’être servi en moins de 20 minutes. Jean, pantalon moulant, tee-shirt rose mettant, teint un peu clair, éclairci, pour être exact Aïcha Touré, âgée 18 ans, n’en revient pas. Sa joie et son excitation sont à la mesure de la nouvelle ! Notre jeune interlocuteur affiche une mine réjouie. Satisfaction et surprise de pouvoir faire le plein de carburant de sa moto « en si peu de temps ! ». « Que c’est réjouissant après plusieurs semaines douloureuses à la quête de l’essence pour pouvoir faire ses courses » dit-elle. Plus d’un la prenait pour une folle. Non, loin de là ! Presque tout le monde était en liesse. Cette scène se passe à Samè Cité des rails. Précisément à la descente, du côté de ce quartier en direction de Kati. Au bas de la colline du quartier, pas de file. « C’est la première fois que nous éprouvons un soulagement depuis la crise du carburant…On se demande par quel miracle l’État a pu faire cela », se réjouit un jeune homme. À N’Tomikorobougou, Badialan III, III, I, Samè, Bolibana, entre autres … c’est le soulagement. OD/MD (AMAP)

Mopti (Centre) : L’armée neutralise un dépôt de carburant terroriste, selon l’Etat-major

Bamako, 26 nov (AMAP) L’état-major général des Armées annonce que les vecteurs aériens des FAMa ont répéré et neutralisé, mardi, « avec efficacité un dépôt de carburant appartenant aux terroristes, situé à 19 km au nord de Sofara, dans la Région de Mopti (Centre). Des frappes, dans le « cadre de la surveillance du territoire » ont, également, détruit « une base des Groupes armés terroristes à 30 km à l’est de Tidermène et à 80 km au nord de Menaka », dans le Nord du Mali, ajoute le communiqué de l’armée. L’état-major général des Armées rassure la population du plein «engagement des Forces armées maliennes (FAMa) dans la lutte contre les terroristes sur l’ensemble du territoire.) MMD/MD (AMAP)

Journée des Droits de l’Enfant à San : Plaidoyers de haut niveau en faveur de la Planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant

San, 26 nov (AMAP) La Journée internationale des droits de l’enfant dont la 36e anniversaire a été célébrée, mardi, 25 novembre 2025 à Santoro et Karantéla, est destinée à mener des plaidoyers de haut niveau pour renforcer les mesures politiques, législatives et institutionnelles en faveur de la Planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant, a indiqué le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de San (Centre), Seydou Bagayoko. M. Bagayoko, qui a présidé la cérémonie, a poursuivi : « Les objectifs spécifiques visent à favoriser la participation active des enfants à travers l’élaboration d’un mémorandum contenant des recommandations concrètes, pertinentes et actionnables, formulées par les enfants eux-mêmes, à l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance (novembre 2025), » Il s’agit, aussi, de renforcer les capacités des enfants à porter le plaidoyer sur la planification et la budgétisation sensibles aux enfants, réaliser des sessions de plaidoyer auprès des autorités (présidence, gouvernement, Conseil national de la Transition, Conseil économique, social, culturel et environnemental). Il s’agit, tout aussi, à travers cette édition, « d’organiser un atelier impliquant tous les acteurs étatiques concernés, les Partenaires techniques et financiers et les enfants pour élaborer des notes budgétaires sectorielles selon les priorités choisies par les enfants et la finalisation du document de plaidoyer avec des recommandations fortes et actionnables. » Il faut, également informer et sensibiliser les décideurs, la population, le secteur privé, les femmes et les enfants aux niveaux national, régional et local sur la Planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant. Parlant de la situation des droits de l’enfant au Mali, M. Bagayoko a dit, à cet effet, que « notre pays a enregistré, ces dernières années, des progrès significatifs en matière de réduction de la pauvreté et des inégalités, contribuant à l’amélioration des droits de l’enfant. » « Toutefois, de nombreux enfants restent confrontés à des privations majeures limitant la pleine réalisation de leurs droits’, a alerté. le conseiller aux Affaires économiques et financières. Les données de pauvreté révèlent, également une forte exposition des enfants aux privations multiples : en 2021, 28 % des enfants manquaient d’au moins trois services importants pour leur bien-être, (santé, éducation, eau, hygiène, nourriture, logement sûr, énergie et protection). Ce taux a augmenté pour atteindre 35,6 % en 2024, selon les données provisoires. S’agissant de l’intégration des droits de l’enfant dans la planification à  l’échelle sectorielle, plusieurs documents de planification prennent en compte les problématiques spécifiques aux enfants, notamment le Programme de développement socio-sanitaire (PRODESS), depuis sa première génération en 1998 jusqu’à la cinquième actuellement en cours, couvre notamment la santé maternelle et infantile. La Politique nationale de nutrition (2011–2021), en cours de révision, continue de cibler la malnutrition des enfants de moins de cinq ans de manière holistique ; le Programme décennal de l’éducation (PRODEC II) propose des réformes éducatives multisectorielles, la stratégie WASH en milieu scolaire (2018–2025), révisée en 2021, prend en compte les enjeux d’hygiène menstruelle. « Depuis 2010, l’intégration des enjeux liés aux enfants dans les documents de planification s’est renforcée, avec des interventions de plus en plus multisectorielles, sensibles au genre et inclusives des enfants vulnérables ou marginalisés », a fait remarquer le conseiller aux affaires économiques et financières. En ce qui concerne la budgétisation sensible aux droits de l’enfant, le représentant du gouverneur a affirmé que dans le secteur de l’Education, les dépenses ont plus que doublé, passant de 233 milliards Fcfa en 2010 à 558 milliards Fcfa en 2025 (+105 %). L’éducation de base représente près de la moitié de ces dépenses, avec une croissance de 19% entre 2018 et 2024. L’éducation secondaire générale, bien que modestement financée, est passée de 9 à 65 milliards Fcfa sur la même période. Toutefois, la part du budget national consacrée à l’Education est restée relativement stable, autour de 19–20 %. Les dépenses dans le secteur de la Santé ont augmenté de 29% entre 2011 et 2025, passant de 120 à 154,4 milliards FCFA. Malgré cette hausse, leur part dans le budget total reste autour de 7 %. Les programmes de Soins de santé primaires et de lutte contre la maladie en absorbent environ un tiers. Les dépenses pour la disponibilité de médicaments et de vaccins, bien qu’en forte progression (de 9 à 65 milliards Fcfa entre 2018 et 2024), demeurent insuffisantes face aux besoins. Les états généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille tenus dans toutes les Régions du Mali et du District de Bamako ont, pour une meilleure prise en compte des besoins spécifiques des enfants, notamment des filles et des enfants en situation de vulnérabilité, entre autres, recommandé la planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant. Outre des autorités administratives, on notait aussi la présence, à cette célébration, des représentants des services techniques déconcentrés de l’État, des légitimités traditionnelles, des organisations de la Société civile, des enfants venus majoritairement d’écoles professionnelles et de l’orphelinat Dofini de Parana. NC/MD (AMAP)

Journalisme de solution, lutte contre la désinformation et discours de haine : 90 journalistes outillés

Bamako, 25 nov (AMAP) Quelque 90 journalistes et blogueurs, ont été formés en journalisme de solution, sur la lutte contre la désinformation et les discours de haine, pendant deux jours (24-25 novembre 2025), au centre Abbé David, de Sébénicoro, à Bamako. Cette session de formation est une initiative du groupe de presse Mali-Tribune, en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères du Danemark et le Fonds d’appui aux moteurs de changement (FAMOC), dans le cadre du projet : Campagne de communication sur « la coexistence pacifique ». La responsable du projet, Aminata Yattara s’est rejouie de la réussite de la formation. « Nous sommes dans un pays qui traverse aujourd’hui une multitude de crises et comment nous, journalistes, on peut faire face à ces crises, comment apaiser la population tout en faisant notre travail, en étant intègres et équilibres dans le traitement de l’information », a dit Mme Yattara. Elle a fait savoir que ce projet de formation a été orienté sur «  le journalisme de solution » pour renforcer les capacités, non seulement, des journalistes de la rédaction de Mali-Tribune mais, aussi, des journalistes d’autres rédactions et certains blogueurs. La première journée a été consacrée au « journalisme de solution », exposé par le Alex Kalambry, directeur du Groupe de presse Mali-Tribune. Dans ses explications M. Kalambry a développé les modulessur « comprendre le journalisme de solution », « repenser le rôle du journalisme », « identifier un sujet solutionnable », entre autres. Il a souligné que le journalisme de solution « est une démarche journalistique rigoureuse qui consiste à enquêter sur les problèmes et sur les réponses apportées à ces problèmes, en évaluant leur efficacité, leurs limites et les enseignements qu’elles offrent. » Selon le journaliste formateur, il ne s’agit pas d’un journalisme « de compliments, ni de communication intentionnelle, c’est un journalisme d’enquête, fondé sur des faits vérifiables et qui cherche à répondre à une question simple. » « Il n’est pas centré sur l’émotion, il est centré sur l’impact réel, sur les mécanismes qui expliquent les résultats et sur les limites de la réponse étudiée », a-t-il précisé. Lors de deuxième journée, les échanges ont porté sur l’éthique et la responsabilité sociale du journalisme (la définition de la déontologie du journalisme, le respect de la vérité, l’honnêteté et l’exactitude, l’impartialité et l’indépendance, l’équité, la protection des sources)  et sur la désinformation et vérification des faits. Ces sujets ont été présentés par le directeur technique de l’Agence nationale de presse du Mali, Moussa Diarra. ST/MD (AMAP)