Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : les troupes de Koulikoro et Douentza bouclent la compétition
Envoyés spéciaux Amadou SOW Oumar Diop Tombouctou, 28 déc (AMAP) À quelques heures de la cérémonie de clôture, les troupes de Koulikoro et Douentza ont clôturé, samedi nuit, les compétitions de la Biennale en présentant, chacune, les quatre disciplines devant le jury au terrain municipal de la ville. La troupe de Koulikoro, en présence des ministres en charge de la Culture Mamou Daffé et de l’Entrepreneuriat national, Mme Oumou Sall Seck. a présenté sa pièce de théâtre appelée « Soupir de Farabougou ». C’est un récit de plusieurs séquences pour la paix mais, aussi, visant à attirer l’attention des décideurs sur les pratiques néfastes de certains individus. Il sera suivi de l’ensemble instrumental dont le thème porte sur « L’attente ». Elle évoque le dialogue, la compréhension mutuelle et le partage au sein d’une société. Il est enchaîné par le solo de chant titré « Faso Mali ». C’est une invite à l’unité nationale, à la solidarité et à l’implication de toutes les composantes de la société. Elle rappelle également, que le Mali a choisi sa voie, celle de la souveraineté avec ses pays frères (Burkina Faso et Niger). « La cohésion sociale » est le thème de sa danse traditionnelle, une chanson qui illustre le retour des guerriers du champ de batailles suite à une victoire. Elle est organisée sur la place publique pour célébrer la victoire des guerriers et annoncer la paix, l’entente et le vivre ensemble. Après Koulikoro, la troupe de de Douentza monte sur scène pour clôturer les compétitions. Elle commence avec son ensemble instrumental qui parle de la résilience. La troupe invite les populations du Mali à préserver les acquis et de compter sur ses efforts dans la reconstruction du pays. Elle appelle à la résistance pour affronter les défis du moment. Le solo de chant intitulé « L’union de tous les Maliens », est un rappel sur la bravoure du peuple malien. « Notre pays a connu plusieurs difficultés mais, les Maliens sont restés unis. Les difficultés actuelles ne doivent pas nous diviser, unissons-nous autour de nos autorités pour le bien-être de tous les Maliens », tel est le message. La danse traditionnelle intitulée le « Nèbè ». C’est une danse rituelle qui se fait chaque année après la période de récolte pour préparer la nouvelle année et protéger le village contre le mauvais sort. Elle est exécutée après l’accord des anciens. Et enfin vient la pièce de théâtre pour clôturer la soirée. Son titre est « Le prix de l’éducation », il met l’accent sur le comportement des jeunes et interpelle les enseignants, les parents et les autorités du pays à se retrouver pour une meilleure l’éducation aux enfants. AS/OD/MD (AMAP)
Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Echanges sur le dialogue et la paix
Envoyé spéciaux Amadou SOW Oumar Diop (Photos) Tombouctou, 26 déc (AMAP) Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Mamou Daffé et sa collègue de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, ont co-animé, vendredi, à Tombouctou une conférence débat sur le thème : « Dialogue paix et prospérité partagée » au village de la Biennale artistique et culturelle, sur la place de l’Alliance des États du Sahel. En présence des gouverneurs de régions, des autorités politiques et plusieurs invités de marque, venus des pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) et plusieurs communautés locales, Mme Oumou Sall Seck a rappelé l’importance du dialogue dans la restauration de la paix. L’ancienne maire de Goundam a lancé un appel pour une paix durable. Selon elle, la biennale de Tombouctou est un voyage entre le passé et présent. « Tombouctou reste la voix du Mali pour parler de la paix et du dialogue », a-t-elle dit, demandant à ceux qui tiennent, encore, les armes de les déposer pour venir au dialogue. Elle a, aussi, lancé un appel aux déplacés de rejoindre les parents. « Aucun pays ne peut se construire sans ses enfants, C’est à nous de nous unir pour reconstruire notre pays », a soutenu Mme Oumou Sall Seck. Selon elle, « la paix est indispensable, le temps est venu de se pardonner et de se parler. » Abondant dans le même sens, le ministre Daffé a salué l’engagement et l’implication de Mme Oumou Sall Seck dans la restauration de la paix. Il aussi remercié le Chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta pour avoir décrété 2025, Année de la culture. La Biennale de Tombouctou est aussi un cadre de dialogue, de paix et de la diversité culturelle. A l’image du Forum international des civilisations qui a permis aux universitaires, experts ou administrateurs d’échanger sur le dialogue et la paix. Les deux ministres ont tous lancé un appel « à ceux qui ont les armes de revenir pour bâtir la paix autour d’un dialogue inter-culturel. » Au cours des échanges, il a été question de faire de Tombouctou une capitale culturelle du Mali et d’autres ont suggéré d’élargir cette rencontre au niveau des communautés concernées. AS/OD/MD (AMAP)
Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Le tour de piste des troupes de Tombouctou et Taoudenit
Envoyés spéciaux Amadou SOW Oumar Diop (Photos) Tombouctou 27 déc (AMAP) La population de Tombouctou, dans un élan de fraternité, est sortie massivement pour soutenir les troupes de Tombouctou et Taoudenit lors de leurs prestations, vendredi dernier, sur le terrain municipal. Partout, on pouvait constater cet engouement des femmes et des jeunes, sous l’œil vigilant des forces de sécurité. Contrairement aux autres soirées, le stade était déjà assailli bien avant 19 heures, nécessitant de faire la queue pour y accéder. La troupe de Tombouctou a lancé la soirée avec un ensemble instrumental dédié à la sauvegarde du patrimoine immatériel de la région. Ce fut un vibrant plaidoyer pour la valorisation de l’identité culturelle locale. Ensuite, un solo de chant, intitulé « L’unité autour de l’AES », a appelé à l’unité et à la résilience pour le Mali. À travers cette composition musicale, la troupe a démontré que tous les Maliens sont unis par un même héritage et un même destin, rendant également hommage à l’Armée malienne. Le troisième passage fut couronné par une pièce de théâtre intitulée « Le tissage de la cohésion sociale du mariage », relatant la force du lien conjugal ainsi que ses obligations. « Les oiseaux sont partis » fut le thème de la danse traditionnelle qui a clôturé la prestation de la 6e région. La troupe de Taoudenit a pris le relais, débutant avec sa pièce de théâtre intitulée « La quête de l’or », suivie d’un ensemble instrumental sur la paix, « Alafia ». Puis vint leur solo de chant sur le titre « AES ». La chanson a rappelé la nécessité de la création confédération, sa vision et ses perspectives dans la reconstruction des pays du Sahel. La soirée s’est achevée par la danse traditionnelle « Watché ». Il s’agit d’une danse traditionnelle de la communauté maure, exécutée lors de circonstances heureuses comme les mariages, les baptêmes ou autres cérémonies sociales. AS/OD (AMAP)
Vaccination du cheptel : 83 millions de têtes ciblées
Bamako, 27 déc (AMAP) Le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a lancé, vendredi, la Campagne nationale de vaccination du cheptel 2025-2026 au marché à bétail de Kati Drall, dans la commune de Kambila, qui vise la vaccination de 83 millions de têtes, toutes espèces confondues, contre diverses maladies animales. Cette campagne s’inscrit dans les engagements du Mali au niveau sous-régional et international, notamment pour l’éradication de la peste des petits ruminants et le contrôle de la péripneumonie contagieuse bovine. La stratégie repose sur la vaccination combinée au marquage des animaux afin de réduire les coûts et améliorer l’efficacité des interventions. Le chef du gouvernement, qui a administré la première dose de vaccin, a annoncé l’élaboration d’une Stratégie nationale de stabilisation et de sécurisation du cheptel. Il a rappelé l’importance stratégique de l’élevage, qui contribue à environ 12 % du Produit intérieur brut (PIB). Et a souligné la nécessité de renforcer la couverture vaccinale pour protéger la santé animale et humaine. Pour sa part, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a rappelé que le cheptel représente le troisième produit d’exportation du Mali et constitue la principale source de revenus pour plus de 30 % de la population. En 2024, le cheptel national était estimé à environ 14 millions de bovins et 52 millions de petits ruminants. Youba Ba a insisté sur la nécessité de lever les contraintes sanitaires et alimentaires afin d’améliorer la compétitivité du secteur. Le président de l’Interprofession bétail-viande, Mamoudou Abdoulaye Diallo a assuré de l’engagement des professionnels pour la réussite de la campagne et a plaidé pour la digitalisation de l’identification des animaux afin de lutter contre le vol de bétail. À ce sujet, le ministre a indiqué qu’un système national d’identification et de traçabilité du bétail, dénommé NINA-B, a été élaboré avec l’appui de la FAO. La cérémonie s’est déroulée, également, en présence de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, ainsi que des acteurs de la filière bétail-viande et des partenaires techniques (Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), Comité international de la croix rouge (CICR) et l’Organisation mondiale de la santé animale) dont le Premier ministre a salué l’appui, tout en réaffirmant l’engagement de l’État à accompagner les acteurs du secteur. La cérémonie a pris fin par la remise de matériels aux services vétérinaires, pour un coût global de plus de 180 millions de Fcfa, afin de renforcer les capacités opérationnelles sur le terrain. MS/MD (AMAP)
Mali-Maroc : Les joueurs réagissent après le nul 1-1
Rassemblés par Djènèba BAGAYOKO Aliou SISSOKO (Photos) Rabat, 26 dec (AMAP) Après le match nul intense entre le Mali et le Maroc, les joueurs des deux camps et des invités de marque se sont exprimés. Entre satisfaction tactique, promesses pour le match contre les Comores et fraternité entre stars, découvrez les coulisses de l’après-match. Woyo Coulibaly, défenseur des Aigles : « Ce match n’a pas été facile du tout, mais je suis heureux que nous ayons tout fait pour repartir avec un point. C’est ce que nous recherchions, à défaut d’avoir pu empocher les trois points. » Yves Bissouma, capitaine des Aigles : « La qualification est toujours possible. Ce nul est réconfortant. Nous allons tout donner ce lundi contre les Comores, c’est une promesse. » Lassine Sinayoko, attaquant des Aigles : « C’est toujours un immense plaisir de marquer pour son pays. Nous poursuivons la mission ce lundi avec un seul objectif : les trois points cette fois-ci ! Je suis heureux d’avoir donné de la joie aux supporters. » Aliou Dieng, milieu de terrain des Aigles : « Une rencontre difficile qui nous a permis de comprendre beaucoup de choses et de nous galvaniser. Un grand merci aux supporters maliens au Maroc et à ceux venus du pays. » Kamory Doumbia, milieu de terrain des Aigles : « Il y avait du spectacle et de l’engagement. Quel plaisir de mouiller le maillot pour la patrie ! La qualification reste à notre portée, nous irons la chercher lundi. » Djigui Diarra, gardien des Aigles : « Ce nul est bon pour nous. La consigne était claire : gagner ou ne pas perdre. Le Mali a toutes ses chances face aux Comores. » Azzedine Ounahi, joueur marocain : « On était bien en première période, on a mis de l’intensité. Mais on s’est arrêté de jouer après la pause. On subissait le jeu des Maliens, on a trop reculé et ils ont logiquement obtenu ce penalty. » Achraf Hakimi, joueur marocain : « Je félicite le Mali qui a été plus qu’à la hauteur. Ils sont bien partis pour aller très loin. Je suis aussi très ému par la présence de mon frère Kylian au stade, portant mon maillot. Je suis reconnaissant de son geste et de ses conseils. » Kylian Mbappé, invité de marque : « Un grand plaisir d’assister à cette rencontre électrique. Sincèrement, ces deux équipes iront loin, cela pourrait même être une affiche de finale. Merci à la population marocaine pour son accueil incroyable envers ma famille et moi. Bonne chance à mon ami Achraf. » DB/MD (AMAP)
Maroc-Mali (1-1) : Réactions de supporters
Rassemblés par Djènèba BAGAYOKO Envoyée spéciale Rabat, 26 déc (AMAP) Le choc tant attendu entre les Lions de l’Atlas et les Aigles du Mali s’est soldé par un nul (1-1) qui bouscule les certitudes. Si côté malien, on célèbre le courage et le renouveau tactique sous Tom Saintfiet, le public marocain, lui, ne cache pas son inquiétude quant à la suite de « sa » compétition Cheickna Demba, 1er vice-président de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM) : « Nous rendons grâce pour ce match nul (1-1) contre le Maroc. Personne ne pariait sur un tel succès de notre pays face au pays organisateur. Devant un stade plein, nos joueurs l’ont fait ; je les félicite et les encourage à aller de l’avant». Sékou Coulibaly, supporter malien : « Je rends hommage aux Aigles pour la qualité du jeu produit. Il y avait un réel engagement sur le terrain, ce qui est de bon augure pour la suite des événements. » Faguimba Dabo, supporter malien : « J’avoue que mon voyage de l’Angleterre au Maroc pour soutenir les Aigles n’a pas été vain. Cette équipe a donné de la joie à tous les Maliens avec ce match nul. Avant le coup d’envoi, nos joueurs faisaient l’objet de nombreuses moqueries, mais à la fin du match, la tendance s’est inversée avec des félicitations. Bonne chance à Yves Bissouma et ses coéquipiers pour le match contre les Comores. » Assanatou Traoré, supportrice malienne : « Je suis très fière du nouveau visage de l’équipe nationale. Ils ont mouillé le maillot et, s’ils continuent ainsi, je suis convaincue qu’on ira loin, et pourquoi pas jusqu’en finale. » Almamy Traoré, supporter malien :« Toutes mes félicitations à l’équipe de Tom Saintfiet pour cette bataille. Je reste persuadé que cette équipe a toutes les chances d’atteindre le dernier carré. » Souleyman Salah, supporter marocain : « C’est comme une défaite pour nous. Il fallait battre le Mali pour assurer notre qualification en huitièmes de finale. Désormais, la mission devient très difficile, car le match face à la Zambie sera un autre duel serré. Si nous le perdons, nous risquons de nous qualifier seulement parmi les meilleurs troisièmes, ce qui n’est pas digne d’un pays organisateur. » Youssef Masine, supporter marocain : « Je ne suis pas satisfait de ce partage des points. Les joueurs avaient l’occasion de tuer le match dès l’entame. Nous allons payer cher ce résultat nul. » Zeinab Chibi Bel Arf, supportrice marocaine : « À un moment donné, le Mali a failli nous battre dans notre propre stade et durant notre CAN. J’avais hâte que l’arbitre siffle la fin du match. C’était une rencontre à notre portée, mais nous avons laissé filer les trois points. Je suis déçue de la réaction de mon équipe. » Yves Parfait, supporter ivoirien : « J’ai pris le train de Marrakech pour Rabat afin d’assister à cette affiche tant attendue. J’avoue que je me suis bien amusé devant la prestation de ces deux grandes nations. Je prévoyais une victoire marocaine en raison de leur statut d’organisateur, mais il faut reconnaître que le Mali est revenu avec un visage poignant, plus engagé et entreprenant dans les duels. Bonne chance aux deux équipes pour la suite. » Soulman Faye, supporter sénégalais : « En toute sincérité, c’était une affiche digne d’une finale. Je pense que ces deux équipes se retrouveront plus tard, car je les vois aller très loin dans cette compétition. » DB/MD (AMAP)
Culture numérique, citoyenneté et éducation des enfants : une journée d’échanges et d’apprentissage
Le 25 décembre 2025, une journée éducative et interactive a été organisée au profit des enfants autour de la culture numérique, de la citoyenneté et de l’innovation technologique. Cette rencontre a réuni trois panelistes : Dr Layimiss Ag Oyait, M. Adama Sidibé et M. Abdrahamane Chérif Haïdara, qui ont animé des discussions enrichissantes avec les enfants. Citoyenneté, valeurs culturelles et sociétales La journée a débuté par un panel animé par Dr Layimiss Ag Oyait et M. Kanis, portant sur la citoyenneté ainsi que les valeurs culturelles et sociétales. Les échanges avec les enfants ont permis de souligner l’importance du respect, du vivre-ensemble et de la responsabilité individuelle dans la société, aussi bien dans la vie réelle que dans l’espace numérique. Culture numérique et contenus éducatifs Adama Sidibé a ensuite projeté un film pédagogique mettant en évidence la différence entre les contenus éducatifs et les contenus de divertissement. Il a expliqué que certains contenus sont conçus pour apprendre, tandis que d’autres visent uniquement l’amusement. Il a également insisté sur l’évolution du numérique, rappelant qu’autrefois, certains contenus étaient accessibles gratuitement et peu suivis, alors qu’aujourd’hui beaucoup sont devenus payants et très populaires. Il a défini la culture numérique comme l’ensemble des connaissances permettant de comprendre et d’utiliser le numérique de manière responsable. Il a également expliqué la différence entre une publication et une formation, afin d’aider les enfants à mieux choisir les contenus qu’ils consomment en ligne. Cybersécurité et protection des enfants en ligne La question de la cybersécurité a occupé une place importante dans les échanges. Elle a été définie comme l’ensemble des pratiques permettant de se protéger sur Internet. Les enfants ont été sensibilisés à l’importance de ne pas partager leurs codes personnels, mots de passe ou informations privées. Les panelistes ont aussi attiré l’attention sur l’utilisation excessive des écrans et des caméras, qui peut réduire le temps de sommeil des enfants et nuire à leur concentration scolaire. Deux questions clés ont été posées aux enfants, mettant en évidence que le numérique est un outil puissant, mais qu’il doit être utilisé avec responsabilité. Bon usage du téléphone et rôle des parents Abdrahamane Chérif Haïdara a échangé avec les enfants sur l’utilisation de la télévision et du téléphone. Les enfants ont répondu que le numérique leur permet de faire des recherches, d’apprendre leurs leçons et de communiquer. Cependant, il a également évoqué les conséquences négatives du numérique, notamment la distraction excessive, la baisse du rendement scolaire et l’exposition à des images inappropriées. Il a conseillé aux enfants de laisser le téléphone à la maison lorsqu’ils vont à l’école et a invité les parents à adopter un bon comportement numérique devant leurs enfants, tout en renforçant le dialogue familial. Ateliers pratiques : peinture et robotique La journée s’est poursuivie avec des ateliers pratiques de peinture et de robotique. L’atelier de peinture a permis aux enfants de développer leur créativité, leur imagination et leur sens artistique. L’atelier de robotique, quant à lui, a initié les enfants à la pratique du codage, à l’écriture de formules de programmation et aux bases du fonctionnement des robots, suscitant un grand intérêt pour les technologies innovantes. Cette journée du 25 décembre 2025 a été un véritable cadre d’apprentissage et de sensibilisation. Elle a permis aux enfants de mieux comprendre les enjeux du numérique, d’adopter un comportement citoyen responsable et de développer des compétences créatives et technologiques, essentielles pour leur avenir. KADIATOU SANOGO
SEBA 2025 : Les Enfants outillés sur le Secourisme, la culture et l’éducation
Le 26 décembre 2025, une journée éducative et pratique a été organisée au profit des enfants, mettant l’accent sur le secourisme, la culture, la nutrition et l’importance des jeux traditionnels dans l’épanouissement de l’enfant. La journée a débuté par un panel animé par la Croix-Rouge, consacré au premier secours. Les intervenants ont défini la Croix-Rouge, son histoire et expliqué aux enfants comment cette organisation humanitaire est née dans le monde. Les panelistes ont rappelé que la Croix-Rouge est présente au Mali depuis plus de 60 ans, œuvrant pour l’assistance humanitaire et la protection des populations vulnérables. Les principes fondamentaux de la Croix-Rouge ont également été expliqués aux enfants, notamment l’humanité, la neutralité, l’impartialité et le volontariat. Après la partie théorique, une séance pratique de secourisme a été animée par M. Diakité. Les enfants ont appris les gestes à adopter lorsqu’un enfant ou un bébé avale un objet, ainsi que les premiers réflexes à avoir pour éviter l’étouffement. Une autre démonstration a porté sur la réanimation cardio-respiratoire chez l’adulte, notamment en cas d’arrêt respiratoire. Il a été expliqué que les compressions thoraciques doivent être effectuées à environ 6 centimètres de profondeur, avec 30 compressions suivies de deux insufflations (bouche-à-bouche). Les différences de gestes chez les enfants et les bébés ont également été précisées. Nutrition et culture : des présentations éducatives Une présentation a ensuite été faite par Oumoulatou Traoré, axée sur la banane. Elle a conseillé aux enfants d’adopter une alimentation équilibrée et a expliqué qu’il est recommandé de consommer une banane par jour pour ses bienfaits nutritionnels. Elle a également abordé la symbolique du cheval, en expliquant que cet animal représente la puissance et la royauté. Elle a mis en lumière l’importance du cheval dans la culture, ses différentes caractéristiques, ainsi que les équipements et outils qui l’accompagnent. L’impact des Jeux virtuels et traditionnels Enfin, Djeri Mory Konouté a animé un échange sur les jeux virtuels et les jeux traditionnels. Il a expliqué que les jeux virtuels se pratiquent à l’aide du téléphone ou d’autres supports numériques. Leur importance réside dans le développement de la patience et de certaines capacités d’apprentissage, mais leur usage excessif peut nuire à la vue et à la santé. Concernant les jeux traditionnels, il a souligné leurs nombreux avantages, notamment le renforcement de la cohésion sociale, le développement de l’intelligence, l’amusement et l’activité physique. Les enfants ont ensuite participé à une séance pratique de jeux traditionnels, favorisant la convivialité et le vivre-ensemble. Cette journée du 26 décembre 2025 a permis aux enfants d’acquérir des connaissances essentielles en secourisme, de renforcer leur culture générale et de comprendre l’importance d’un équilibre entre jeux virtuels et jeux traditionnels. Une initiative enrichissante contribuant à l’éducation, à la santé et à l’épanouissement global des enfants. KADIATOU SANOGO
7ᵉ édition du Salon de l’Enfance de Bamako : L’impact du numérique sur l’éducation des enfants
Le 23 décembre 2025, s’est tenue à Bamako la cérémonie officielle d’ouverture de la 7ᵉ édition du Salon de l’Enfance de Bamako (SEBA), sous le thème : « L’impact du numérique sur l’éducation des enfants ». Cet événement majeur visait à promouvoir les droits de l’enfant et à renforcer leur participation dans un contexte marqué par la transformation numérique. La cérémonie a débuté par l’exécution de l’hymne national du Mali par la fanfare du Prytanée militaire, donnant ainsi un caractère officiel à l’événement. Àprès cette ouverture, les autorités et invités ont visité les stands. Dans son discours de bienvenue, le représentant du maire de la Commune VI a souhaité la bienvenue à l’ensemble des participants et salué les organisateurs pour leur engagement constant en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’enfant. La cérémonie a été marquée par une prestation artistique de la troupe de la Cité des Enfants, qui a transmis, à travers le théâtre et la chorégraphie, un message fort sur les violences faites aux enfants, leurs conséquences et l’importance du respect des droits de l’enfant. Un sketch spécial, inspiré d’un homonyme au Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a permis de porter la voix des enfants sur leurs besoins, notamment la réhabilitation de la Cité des Enfants et l’amélioration des espaces de jeux et de loisirs. Prenant la parole au nom du Parlement des Enfants, la vice-présidente a souligné l’importance du SEBA comme cadre d’expression et d’apprentissage. Elle a rappelé que de nombreux enfants maliens n’ont pas encore accès à une éducation numérique saine et sécurisée, faisant du salon une opportunité essentielle pour les sensibiliser, renforcer leurs compétences et leur permettre de tirer profit du numérique tout en se protégeant contre ses dangers, conformément à la Convention relative aux Droits de l’Enfant. Le représentant de l’UNICEF a salué la participation des enfants venus de toutes les régions du Mali, qui ont profité de leurs vacances scolaires pour échanger, apprendre davantage sur le numérique, découvrir leurs droits et partager leurs riches expériences. Il a également remercié le Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille pour ses actions en faveur des enfants, tout en réaffirmant l’engagement de l’UNICEF à soutenir, l’année suivante, toutes les filles et tous les garçons du Mali afin qu’ils grandissent dans la paix et jouissent pleinement de leurs droits. Après un intermède musical, l’hymne de l’AES a été exécuté. Le représentant de Madame la Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a ensuite prononcé son discours. Elle a exprimé sa gratitude envers les partenaires techniques et financiers, félicité les organisateurs et souligné que ce salon constitue une véritable opportunité pour les enfants de s’exprimer, créer, apprendre et se valoriser à travers des panels, ateliers de formation, activités culturelles et artistiques, veillées nocturnes, robotique, jeux éducatifs, ateliers digitaux, dessins et consultations bucco-dentaires. Il a officiellement déclaré ouverte la 7ᵉ édition du Salon de l’Enfance de Bamako (SEBA 2025). La seconde phase de la cérémonie a été marquée par le défilé des délégations participantes, représentant les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudéni, Ménaka, San, ainsi que le District de Bamako. Plusieurs structures éducatives et sociales y ont également pris part, notamment des écoles communautaires et franco-arabes, des enfants déplacés, des clubs, associations, le service social des armées, les pionniers et le Prytanée militaire de Kati. La cérémonie a pris fin par une photo de famille, symbole de l’engagement collectif des acteurs institutionnels, partenaires et enfants en faveur d’une éducation numérique inclusive et protectrice. BK/KM (AMAP)
Tom Saintfiet : « Je suis fier de mes joueurs, nous méritions peut-être plus »
Propos recueillis par Seïbou S. KAMISSOKO Aliou SISSOKO (Photos) Rabat, 26 déc (AMAP) Au sortir du nul héroïque (1-1) face au Maroc, pays hôte, le sélectionneur des Aigles s’est confié à notre envoyé spécial à Rabat. Entre fierté tactique et amertume vis-à-vis de l’arbitrage, Tom Saintfiet analyse la performance de ses joueurs et se projette déjà sur la « finale » contre les Comores AMAP : Coach, quel est votre sentiment après ce match nul (1-1) face au Maroc dans un stade en ébullition ? Tom Saintfiet : Je suis très fier de la performance de mon équipe. Nous avions mis en place une stratégie spécifique pour contrer cette équipe marocaine qui est très forte. Sur l’ensemble du match, nous n’avons pas concédé énormément d’occasions, et eux non plus d’ailleurs. C’était un vrai combat tactique. Mes joueurs se sont battus, ils ont travaillé dur et ont montré un visage de combattants dans chaque compartiment du jeu. AMAP : Vous semblez pourtant avoir un regret concernant l’arbitrage, notamment sur les penalties… T.S : Effectivement. Je suis surpris par le penalty sifflé contre nous. Il y a une semaine, nous avons suivi une séance de formation de la Confédération africaine de football (CAF) où l’on nous a expliqué que, dans cette configuration précise, il n’y a pas faute. Pourtant, l’arbitre l’a donné. À la mi-temps, j’ai dit à mes joueurs de rester calmes, de continuer à presser et de contrôler le milieu de terrain. En seconde période, nous avons bien joué et nous avons logiquement égalisé. Mais ce qui me déçoit, c’est qu’à dix minutes de la fin, il y a une main flagrante dans la surface marocaine. C’est exactement la même situation que leur penalty, mais cette fois, ni l’arbitre ni la VAR n’ont bronché. C’est dommage, car avec ce penalty, nous aurions pu gagner ce match. AMAP : Est-ce qu’il a manqué quelque chose à votre équipe aujourd’hui pour l’emporter ? T.S : Mon équipe n’a manqué de rien. Les joueurs ont tout donné, ils ont été rapides dans les transitions et ont contrôlé le jeu par moments. Ce qui a manqué, c’est une décision juste de l’arbitre d’aller consulter la VAR. C’est frustrant parce que nous étions tout proches d’un exploit. Il nous a simplement manqué ce petit but supplémentaire pour repartir avec les trois points. AMAP : Vous avez également reçu beaucoup de cartons jaunes. Cela vous inquiète-t-il pour la suite ? T.S : C’est un autre point regrettable. Nous allons devoir faire le point sur les joueurs disponibles, entre les petits pépins physiques et les suspensions. Mais nous allons construire une équipe compétitive pour le dernier match. AMAP : Justement, vous affrontez les Comores ce lundi pour la qualification. Comment abordez-vous ce rendez-vous décisif ? T.S : Nous n’avons que deux points, donc la mission est simple : il faut gagner. Nous avons déjà affronté les Comores deux fois cette année en éliminatoires de la Coupe du monde 2026, à Berkane, et nous avions gagné les deux matches 3-0. Cela nous donne de la confiance, mais attention : chaque match a sa vérité. Gagner ne sera pas évident. Nous devons jouer pour la victoire afin de valider notre ticket pour le deuxième tour. Le futur de notre compétition en dépend. LMD/MD (AMAP)

