Mendicité des enfants à Sikasso : Entre religion, pauvreté et exploitation

Sikasso, 31 décembre (AMAP)La mendicité prend de l’ampleur dans notre pays, malgré les textes l’interdisant. Phénomène inquiétant, elle concerne tous les âges et est devenue un véritable problème de société. A Sikasso, tout comme dans plusieurs régions du Mali, la mendicité est perçue comme une habitude et un moyen facile de se faire de l’argent. Elle existe depuis la nuit des temps. La mendicité est généralement pratiquée par les adeptes de la religion musulmane. Elle est pratiquée par les enfants talibés de 6 à 12 ans révolus et les personnes handicapées. Pour ce faire, les maîtres coraniques assurent l’apprentissage mais les mendiants vont à la quête de l’argent et du petit pain. Rencontrer des enfants pieds nus, vêtus de haillons, tendant la main aux passants pour demander de l’argent, un morceau de pain ou d’autres types de nourriture n’est plus étonnant. Seuls ou accompagnant une personne handicapée, ils sont nombreux à mendier chaque jour devant les mosquées, les restaurants, les domiciles, les marchés et au bord des goudrons de la cité verte du Kénédougou. «Dalagarib ! dalagarib !dalagarib ! », s’écrie le petit Yaya Bamba devant une porte au quartier Bougoula-ville de Sikasso. Alors qu’il ne fait que 7h du matin, le petit garçon d’environ 6 ans est déjà sur pied à la quête de son pain quotidien. Yaya Bamba confie qu’il est venu de Loulouni (situé à une cinquantaine de kilomètres de Sikasso) avec son maître coranique.Ce dernier leur apprend le coran. « Chaque jour, nous allons à la rechercher de la nourriture ou de l’argent. Si je ne ramène rien, on me puni. Or, moi je veux apprendre, pas mendier », déplore-t-il, la voix très pathétique. Tout comme Yaya Bamba, Boubacar se trouve dans la même situation.Il est venu de Mopti. Il affirme qu’il a été confié à un maître pour apprendre le coran. Mais très souvent, il est contraint de mendier dans les rues pour ramener de l’argent ou de la nourriture chez son maître. « Des fois, je passe toute la journée les mains vides. J’aimerais retourner à Mopti mais je ne peux pas sans l’autorisation de mon maître », témoigne-t-il. Le cas de Karim sort un peu de l’ordinaire. La mendicité est devenue son métier. Agé de 38 ans, il est marié et père de trois garçons. «Je suis dans la rue depuis plusieurs années…Parfois j’emmène mes enfants avec moi car avec eux, les gens sont plus tolérants et ils donnent plus facilement de l’argent ou de la nourriture. Je sais que ce n’est pas bien mais c’est pour notre survie… », explique-t-il. La maman Aïssata Diallo se trouve dans une situation complexe. Elle soutient que son mari l’a « tout bonnement » abandonné avec ses enfants. Alors, chaque jour, elle a peur de pouvoir subvenir aux besoins de ses enfants. «Mon fils Kalifa a 10 ans. Je l’envoie mendier au grand marché malgré moi-même.Il m’apporte un peu d’argent ou de nourriture », explique-t-elle. Elle ajoutera qu’elle est consciente que ce n’est pas une vie pour un enfant mais elle n’a rien à lui donné et elle n’a pas d’autres alternatives. Pour sa part, le maître coranique Amadou Diallo révèle qu’il a sous sa responsabilité plus de 40 enfants, âgés de 6 à 14 ans depuis plus de 20 ans. Il reconnait que les pratiques doivent évoluer. « A l’époque de mon père, les talibés mendiaient mais c’était surtout pour apprendre de l’humilité. Aujourd’hui, ce n’est plus pareil. Beaucoup de maîtres abusent. Ils utilisent les enfants comme une source de revenus. Or, ces enfants nous sont confiés par Dieu et par leurs parents. On doit les protéger », précise le maitre coranique. A l’en croire, le gouvernement doit prendre des dispositions contre ceux qui ne font pas bien leur travail. Sinon, on perdra l’essence même de l’éducation coranique. « Dans l’islam, aider les pauvres est un devoir mais la mendicité forcée, particulièrement celle des enfants, n’est pas conforme à notre religion », dira l’imam Oumar Sissoko de la mosquée du quartier Médine de Sikasso. Il soutient que le Prophète (PSL) encourageait le travail plutôt que la mendicité. Les maîtres coraniques, selon lui, doivent prioriser l’éducation et les valeurs de la responsabilité. Ils ne doivent pas exploiter les enfants. Pour le chef de la division promotion enfant et famille de la direction régionale de Sikasso, Ousmane Keita, la mendicité des enfants reste une réalité bien présente. Selon lui, c’est le cas des talibés qui est le plus fréquent dans la cité verte du Kénédougou. Et ce, malgré les efforts de sensibilisation entrepris pour mettre fin à la pratique. A l’en croire, cela fait une belle lurette que la sensibilisation pour l’abandon de cette pratique a baissé de niveau compte tenu du comportement de certains maîtres coraniques. « Ces derniers pensent que la pratique est une loi divine et arrêter cela signifiera se mettre en désaccord avec la religion », dixit-il. En outre, il a rappelé que jadis,  précisément dans le temps d’El hadj Oumar, les gens mendiaient pour avoir de quoi manger. Mais aujourd’hui, la mendicité est devenue une véritable profession. « C’est cela le drame. Les parents ne contribuent pas et les maîtres coraniques tirent profit… »,indique-il. Et de poursuivre qu’à l’heure, le phénomène persiste, or, très peu d’initiatives sont actuellement entreprises pour mettre un terme à la pratique au sein de la communauté. Certains maîtres coraniques, au lieu de se limiter à l’enseignement du coran, exploitent les enfants dans les travaux champêtres. Ils les obligent à mendier dans les rues. Pour d’autres, chaque enfant doit amener un montant fixe dans la journée. Sur le registre des actions menées dans le cadre de la lutte contre la mendicité, Ousmane Keita affirme qu’au niveau régional, en 2024, la direction régionale de la promotion de la Femme, de l’enfant et de la famille et ses partenaires ont accompagné plus d’une dizaine d’enfants talibés dans leurs localités. Il s’agit, entre autres, de Kadiana, Bougouni, Ségou, la Côte d’Ivoire…Comme stratégies de lutte contre le phénomène, la direction organisait entre 2011 et 2012, des causeries-débats. Ces rencontres réunissaient les imams, les maîtres coraniques et les chefs de

Kayes : Reconduction du couvre – feu pour 30 jours

Kayes, 31 décembre (AMAP) Le Gouverneur de la Région de Kayes, le Général de Brigade Moussa Soumaré, à l’approche de la fête du nouvel an, a reconduit le Couvre-Feu dans sa circonscription administrative pour une période de 30 jours, allant de ca mercredi au 30 janvier 2026 de minuit à 5 h00 du matin, a appris l’AMAP de source officielle. Cette mesure s’explique par la fragilité de la situation sécuritaire, depuis les attaques survenues le 1er Juillet dernier dans certaines localités de cette partie Ouest du Mali. En prenant la décision la Décision No 00 1063/GRK-CAB portant reconduction du couvre-feu dans la Région de Kayes, le Général de Brigade Moussa Soumaré réaffirme sa volonté d’œuvrer pour assurer la sécurisation des personnes et de leurs biens dans sa région. Selon la décision, seules les véhicules des Forces de défense et de sécurité et les ambulances munies d’ordre de mission peuvent circuler durant les heures concernées par le couvre-feu. Il est à noter que la semaine dernière, les FAMa ont neutralisé des individus armés qui tenaient de mener une attaque contre le camp militaire de Sandaré (Nioro), sur l’axe Kayes-Diéma. BMS/KM (AMAP)

Bougouni : Sortie de la 2ème vague du Contingent 2023

Bougouni, 31 décembre (AMAP) La sortie de la 2ème vague du Contingent 2023 a été présidée lundi au Centre de formation commune de Base de Bougouni, par le Représentant du Commandant du 82ème Régiment Blindé de Bougouni, le Lieutenant-Colonel Seydou Traoré, a constaté l’AMAP Ils sont 868 recrues issues de l’Armée de Terre, de la Garde nationale, du Génie militaire, de la Direction des transmissions et des télécommunications des Armées et de la Direction de l’information et des relations publiques des Armées, à se présenter officiellement devant le drapeau. La cérémonie s’est déroulée en présence du Directeur de Cabinet du Gouverneur, Dramane Diakité, du Conseiller à la sécurité et à la protection civile du Gouverneur, le Colonel Bassirou Diarra, des responsables des forces de défense et de sécurité de la région de Bougouni et des représentants des autorités administratives et politiques régionales. Le Directeur du Centre, le Commandant Issaka Kané de la Garde nationale a précisé que cette formation a permis aux jeunes soldats d’acquérir les compétences techniques, tactiques et stratégiques nécessaires à l’accomplissement de leurs missions régaliennes. Ces soldats au service de la nation ont également été initiés au droit international humanitaire, au civisme et à la citoyenneté, conformément à la vision des autorités qui prônent la discipline, le patriotisme et le sens de responsabilité. Selon le Représentant du Commandant de la 8ème Région militaire, le Lieutenant-colonel Seydou Traoré, cette formation initiale vise principalement à transformer une recrue en un militaire compétent et discipliné, en lui inculquant les fondamentaux du métier des armes – notamment la tactique et l’instruction sur le tir et les valeurs essentielles de la communauté militaire notamment la cohésion, l’esprit d’équipe et le dépassement de soi. La cérémonie a été marquée par la remise des attestations, des démonstrations de combat corps à corps, la présentation au drapeau et un défilé militaire qui a clôturé l’événement. Pour rappel, cette formation des 868 recrues du contingent 2023 s’est déroulée pendant cinq mois. BHT/OS (AMAP)

CAN 2025 : Le Mali en huitièmes de finale

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Alou SISSOKO (Photos) Casablanca, 29 déc (AMAP) Les Aigles du Mali disputeront les huitièmes de finale de la CAN, Maroc 2025 après s’être qualifiés, lundi, pour le deuxième tour de la compétition, par un match nul contre les Comores (0-0), au complexe sportif Mohammed V de Casablanca, au compte de la 3è journée du groupe A. Les joueurs de Tom Saintfiet terminent à la 2è place de leur groupe avec 3 points derrière le Maroc (7 points) qui a battu la Zambie (3-0) dans l’autre match de la poule. En huitième de finale, le capitaine Yves Bissouma et ses partenaires affronteront le deuxième du groupe C, le samedi 3 janvier au complexe sportif Mohammed V de Casablanca à 20h. La Tunisie, qui occupe actuellement la deuxième place du groupe C avec 3 points, sera probablement le prochain adversaire des Aigles. Les Maliens seront fixés ce mardi à l’issue des rencontres du groupe C : Ouganda-Nigeria, Tanzanie-Tunisie (17h). Après deux journées de débats, le Nigeria mène la course avec 6 points devant la Tunisie (3 points), la Tanzanie (1 point) et l’Ouganda (1 point). En 2019 en Égypte, en 2022 au Cameroun et en 2024 en Côte d’Ivoire, le Mali a atteint les huitièmes de finale. LMD/MD (AMAP)

Traditions locales : Le péril de la modernité

Par Abdoulaye Telli BALDE Diamou, 28 déc (AMAP) Pendant des décennies, l’éducation et l’organisation sociale au sein des communautés Khassonké reposaient sur un socle communautaire solide. Ce modèle, fondé sur la transmission des valeurs, des savoirs et des responsabilités collectives, a longtemps garanti la cohésion sociale. Aujourd’hui, cet équilibre est profondément fragilisé par la modernité et la généralisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Nianankoro Konaté, notable et figure respectée du milieu Khassonké, se souvient d’une époque où l’initiation des enfants relevait d’une responsabilité collective. Vers l’âge de 14 ans, tous les garçons étaient circoncis ensemble puis retirés du monde pendant plusieurs semaines. Placés sous l’encadrement de jeunes initiés, appelés « Sembé », ils recevaient une éducation fondée sur les valeurs essentielles de la société : loyauté, dignité, honneur, mais aussi solidarité, partage, tolérance, respect et vivre ensemble. Pendant cette période, on imprégnait également les initiés des interdits sociaux considérés comme déshonorants, tels que le vol, le mensonge, l’adultère, etc. L’initiation s’achevait par une cérémonie marquant le passage à une étape supérieure. L’épreuve du « Mamo », organisée de nuit en brousse, visait à forger le courage et à éprouver la détermination des jeunes initiés. Derrière ce mythe, dont seuls les initiés détenaient la signification réelle, se cachait un puissant outil pédagogique destiné à renforcer l’endurance morale et le sens des responsabilités. Le mariage constituait également un pilier central de la vie sociale. Autrefois, il relevait avant tout de la sphère familiale. Les parents se chargeaient de choisir, pour leur fils, une épouse issue d’une famille reconnue pour ses valeurs et sa bonne moralité. Les démarches se faisaient progressivement, à travers des étapes bien définies, (première, deuxième et troisième remise de cola), permettant à la belle famille de mener des enquêtes discrètes et d’observer les futurs époux. Une fois l’accord donné, l’union se célébrait dans la simplicité. Le mariage n’était pas une affaire de richesse, mais de respectabilité et de confiance entre les familles. MUTATIONS ET RUPTURE : – Avec l’avènement de la modernité, ces pratiques ont profondément évolué. Aujourd’hui, les jeunes se rencontrent, s’aiment et nouent des relations avant d’en informer leurs parents. Dans le même temps, de nouvelles exigences se sont greffées aux cérémonies matrimoniales : tenues uniformes, dîners, festivités multiples. Ces extravagances ont contribué à rendre les mariages de plus en plus coûteux, transformant progressivement l’union en une affaire d’argent. Selon Nianankoro Konaté, cette évolution explique « en partie la fragilité et la courte durée de nombreux mariages contemporains. » Outre les rites et les relations familiales, la modernité a également bouleversé les relations humaines et les mécanismes de transmission des valeurs sociétales. Pour Moussa Yalcouyé, enseignant à la retraite, cette mutation « touche en profondeur le système éducatif, y compris dans ses dimensions institutionnelles. » Il constate l’effacement progressif des liens de proximité qui structuraient autrefois la vie quotidienne. Dans les familles comme dans les « grins » (clubs d’amis), les moments d’échange et de discussion collective ont cédé la place à une communication de circonstance. Là où l’on causait et partageait librement, chacun est désormais absorbé par son téléphone, échangeant avec des personnes à des milliers de kilomètres par réseaux sociaux interposés, tout en ignorant parfois celles qui se trouvent, tout près, a portée de voix. Il rappelle qu’autrefois, les grands parents jouaient un rôle central dans l’éducation informelle. Ils regroupaient, la nuit au tour du feu, les enfants pour leur raconter des histoires soigneusement construites, porteuses de leçons de vie, de sagesse et de repères culturels. Ces récits contribuaient à façonner le caractère, à transmettre les valeurs et à renforcer le vivre ensemble. « Aujourd’hui, observe-t-il, ces pratiques se raréfient. Dans de nombreuses familles, lorsque les regards ne sont pas rivés sur les téléphones portables, ils se tournent vers les écrans de télévision, reléguant les échanges humains au second plan. » Pour Moussa Yalcouyé, cette évolution traduit une rupture silencieuse dans la transmission des savoirs et des valeurs. L’éducation, autrefois collective et encadrée par les aînés, est désormais largement influencée par les écrans et les réseaux sociaux, souvent sans filtre ni accompagnement. Il plaide ainsi pour une régulation plus stricte des réseaux sociaux et pour un rôle plus affirmé de l’État, notamment à travers l’encadrement des contenus et la promotion de productions locales en harmonie avec les valeurs ancestrales. Ces témoignages révèlent une société en pleine mutation, où la modernité fragilise progressivement les repères traditionnels. L’enjeu n’est pas de freiner le changement, mais de préserver les valeurs essentielles afin que l’évolution se fasse sans rompre le lien social et culturel. ATB/MD (AMAP)

Mali : Des frappes aériennes contre des positions terroristes à Kita (Ouest) et Tombouctou (Nord), annonce L’état-major général des Armées

Bamako, 28 déc (AMAP) L’état-major général des Armées maliennes a annoncé, dimanche,  la conduite de plusieurs opérations aériennes au cours des dernières 24 heures, dans le cadre de la surveillance et de la sécurisation du territoire national. « L’aviation des Forces armées maliennes (FAMa) a effectué des missions de frappes et de reconnaissance offensive contre des positions et des refuges de groupes armés terroristes », a indiqué l’état-major dans un communiqué parvenu à l’AMAP, le même jour. Selon la même source, le 27 décembre 2025, « très tôt le matin, des frappes aériennes ont été menées au profit des unités de l’opération FUGA KENE sur des positions terroristes situées au sud de la localité de Sorribougou, dans la Région de Kita. » Toujours le même jour, en fin de matinée, lors d’une mission de reconnaissance offensive dans le secteur de Tombouctou, les vecteurs aériens des FAMa « ont découvert puis détruit plusieurs bases de groupes armés terroristes à l’ouest et au sud de la localité de Léré, ainsi qu’au sud de Foïta. » Par ailleurs, un engin lourd de type Caterpillar a été pris pour cible dans le site d’orpaillage d’Intillit, situé au nord-ouest d’Intahaka. « En début de soirée, des frappes ont de nouveau visé un refuge de groupe armé terroriste au sud de Léré, dans la Région de Tombouctou, entraînant la neutralisation de plusieurs combattants ennemis et la destruction de matériels. » L’État-Major Général des Armées assure que les unités des FAMa « demeurent vigilantes sur les théâtres d’opérations et prêtes à faire face à toute velléité ennemie. » OS/MD (AMAP)

Clôture de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : La palme revient à la Région de Bougouni

Envoyés spéciaux Amadou SOW Oumar DIOP (Photos) Tombouctou, 28 Déc (AMAP) Le premier prix de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025, qui s’est déroulée du 18 au 28 décembre, a été remporté par la Région de Bougouni, suivie de Dioïla et de la Région de Tombouctou lauréat du troisième prix, au terme de la compétition dont la clôture, samedi, a été présidée, au nom du Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, par le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga. Le Jury présidé par le Dr Fodé Moussa Sidibé a attribué le prix spécial du Président de la Transition, d’une valeur d’un million de francs CFA, à l’Orchestre moderne de Kidal, tandis que l’édition de 2027 sera organisée à Bougouni. Les dix jours de compétitions entre les troupes régionales, « dans une saine émulation, ont permis au public, nombreux à tous les spectacles, d’apprécier la qualité des prestations et de découvrir les talents émergents des terroirs du Mali », a dit le chef du gouvernement. « Ainsi, conformément à la vision du Président de la Transition, Chef de l’État, la biennale contribue incontestablement à la promotion accrue des talents du Mali », a ajouté le général Maiga Il a adressé ses félicitations aux Gouverneurs de la Région de Tombouctou, tous les Gouverneurs de Région et du district de Bamako, Tout comme a tous les responsables locaux pour leur « implication personnelle », et les responsables techniques pour le challenge reussi et pour la bonne organisation de l’évènement. Il n’a pas omis les Légitimités traditionnelles de Tombouctou pour leur « Diatiguiya », les organisateurs et tous ceux qui ont contribué à la réussite de l’évènement. Avec une mention spéciale à nos forces de défense et de sécurité pour leur professionnalisme et leur efficacité ainsi que les artistes et artisans. « Malgré les défis sécuritaires, économiques et sociaux, le Mali reste debout, fier de ses valeurs et confiant en son destin. Et Tombouctou 2025 restera gravée comme une étape majeure dans la renaissance culturelle de notre Nation », a dit Abdoulaye Maiga. Il a annonce les trois régions qui abriteront respectivement la Biennale : la Région de Bougouni en 2027, Koulikoro en 2029 et Gao en 2031. « L’édition de 2025 était un défi pour terminer en beauté, l’Année de la Culture, décrétée par le Président de la Transition. Elle a été marquée par la confirmation de la volonté du Président de la Transition de réunir toutes les régions pour la première fois au Nord du Mali autour de nos valeurs, de la paix, de la cohésion sociale, et du vivre-ensemble », a dit, pour sa part, le ministre en charge de la Culture, Mamou Daffé. « Cette Biennale a été celle de la résilience, de l’innovation et de l’unité nationale. Pendant dix jours, la Cité des 333 Saints a retrouvé son souffle. Elle est redevenue un carrefour vivant de cultures, de création et de rencontres », a ajouté M. Daffé. Des prix spéciaux ont été attribués à des artistes tout comme des attestations de participation. Une cérémonie accompagnée par la prestation du célèbre comédien Habib Dembélé dit Guimba national et la chanteuse Ami Wassidjé après l’exécution de l’hymne national. La cérémonie a été clôturée par la remise du drapeau de la Biennale au gouverneur de Bougouni où rendez-vous est pris pour la prochaine. Cette clôture s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, des membres du Conseil national de Transition (CNT), des gouverneurs des régions, des diplomates accrédités au Mali, de personnalités politiques, de légitimités traditionnelles ainsi que plusieurs communautés venues assister à la remise des prix de cette première dans le Nord du pays AS/OD/MD (AMAP)    

Mali – Comores : Pour Tom Saintfiet et Hamari Traore, pas de calculs

​Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Rabat, 27 déc (AMAP) Pour le compte de la troisième et dernière journée de la phase de poules, le Mali affronte les Comores dans un duel aux allures de finale. Entre ambition affichée et respect de l’adversaire, le sélectionneur Tom Saintfiet et l’arrière droit Hamari Traoré ont délivré, , en conférence de presse, un message de combat : la qualification passera par une victoire, sans attendre les faveurs du destin. ​Le calcul est simple, mais l’exercice s’annonce périlleux. Après deux matches nuls frustrant contre la Zambie (1-1) et de courage face au Maroc (1-1), les Aigles du Mali occupent une position charnière dans le groupe A. Pour s’ouvrir les portes des huitièmes de finale sans dépendre des résultats adverses, une seule option s’impose : vaincre les Cœlacanthes des Comores. Face aux journalistes, le technicien belge a affiché un calme analytique. S’il reconnaît la montée en puissance du football comorien, il refuse de laisser place au doute : «C’est un match très important pour les deux équipes. Il faut gagner pour continuer l’aventure », a martelé Tom Saintfiet. Selon lui, les Comores ne sont plus le « petit poucet » d’autrefois. « Il faut reconnaître qu’ils ont une belle équipe. On les respecte, mais on n’a pas peur d’eux. Ce n’est jamais facile de jouer contre eux », a-t-il ajouté. Pour  Tom Saintfiet, l’enjeu sera de briser le verrou d’une équipe réputée pour sa résilience défensive et sa capacité à piquer en contre-attaque. ​À ses côtés, le défenseur des Aigles Hamari Traoré, dont le retour est scruté de près après des pépins physiques, a sonné la charge. Son intervention de leadership, vise à mobiliser un groupe qui ne doit plus regarder dans le rétroviseur : « Il faut arrêter les calculs. Nous avons notre destin en main », a lancé le défenseur avec fermeté.  Pour le latéral droit malien, la menace est réelle car l’adversaire joue également sa survie. Toutefois, la hiérarchie doit être rétablie sur le terrain : « C’est à nous de faire le job. Ils ont la possibilité de se qualifier tout comme nous, c’est pourquoi il faut les prendre au sérieux. Notre objectif est de gagner et d’avancer». ​Le sélectionneur des Comores, Stefano Cusin, a également mis en lumière la configuration exceptionnelle de cette poule où l’incertitude règne : «Un seul point sépare le deuxième du dernier (ou avant-dernier). Ce classement serré témoigne de la compétitivité de toutes les nations engagées. Chaque équipe dispose encore de ses chances et de son propre destin entre ses mains», a déclaré l’ancien sélectionneur du Soudan du Sud qui connait bien Tom Saintfiet et le Mali pour les avoir affrontés à plusieurs reprises. Le coach comorien appelle ses joueurs à apporter plus d’impact pour relever ce défi. ​SSK/MD (AMAP)  

CAN 2025 : Les Aigles face à leur destin

Envoyés spéciaux  Ladji M. Diaby Aliou Sissoko (Photo) Rabat, 27 déc (AMAP) Le Mali, après un nul héroïque face au Maroc (1-1),  joue, lundi, sa qualification pour les huitièmes de finale, au complexe Mohammed V de Casablanca pour le compte de la 3è et dernière journée de la poule A de la CAN, Maroc 2025. C’est un match historique. Ce sera la première fois que les deux pays en découdront dans une phase finale de Coupe d’Afrique des nations. Les Comores seront le 30ème pays que les Aigles affrontent en phase finale de la CAN. Pourtant, ce n’est pas un saut dans l’inconnu pour les deux sélections. Le Mali et les Comores étaient dans la même poule lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Leurs confrontations directes ont tourné à l’avantage des Aigles qui se sont imposés au match aller comme au retour sur le score identique de 3-0. Les deux rencontres ont été délocalisées au stade municipal de Berkane. A l’aller, disputé le 20 mars dernier, Nene Dorgelès (21è min) et Kamory Doumbia (56è min et 64è min) ont marqué et les buteurs de la manche retour, jouée le 4 septembre dernier, sont Nene Dorgelès (28è min), Kamory Doumbia (70è min s.p.) et Lassana Coulibaly (76è min). Le Mali a terminé à la 3è place de la poule avec 18 points : 5 victoires, 3 nuls, 2 défaites, 17 buts marqués, 6 encaissés devant les Comores qui a récoltés 15 unités : 5 victoires, 5 défaites, 12 buts marqués et 13 encaissés. Les deux équipes se retrouvent aujourd’hui, toujours au Maroc, mais cette fois-ci à Casablanca. Avant cette CAN, les Comores restaient sur deux 2 victoires et 4 défaites, 4 buts marqués, 9 encaissés lors de ses 6 dernières matches officiels alors que le Mali affichait un bilan de 4 victoires, 1 nul, 1 défaites, 12 buts inscrits, 2 encaissés en 6 rencontres officielles avant la CAN. Pour se qualifier pour la phase finale, les Comores ont créé la surprise en se classant premiers du groupe A avec 12 points : 3 victoires, 3 nuls, 7 buts marqués et 6 encaissés devant la Tunisie (10 points), qui a été même battue à domicile 1-0 par les Comores, la Gambie (8 points) et Madagascar (2 points). Le Mali a aussi terminé à la tête de la poule I avec 14 points : 4 victoires, 2 nuls, 10 buts marqués, 1 encaissé. Le Mali et les Comores ont mal débuté cette CAN. Si les Aigles ont fait match nul contre les Chipolopolo de la Zambie (1-1), les Comoriens ont été battus 2-0 lors du match d’ouverture de la compétition le Maroc. Les deux équipes ont chacune fait match nul lors de la 2è journée respectivement contre le Maroc (1-1) et la Zambie (0-0) et sont toutes en course pour une qualification en huitièmes de finale. C’est une rencontre importante pour les deux pays. Le vainqueur de la rencontre se qualifiera pour le deuxième tour de la compétition et le Mali peut même terminer à la tête du groupe en cas d’une victoire avec un score de 3-0 et si le Maroc fait match nul contre la Zambie dans l’autre match à Rabat. Le sélectionneur des Aigles, Tom Saintfiet connait bien les Comores pour les avoir battus trois fois 3-0 (deux fois avec le Mali et une fois en 2008 quand il était sélectionneur de la Namibie lors de la Coupe du Conseil des associations de football en Afrique Australe). Dans le camp des Aigles, l’heure n’est plus aux calculs. Forts de leur prestation majuscule face aux Lions de l’Atlas vendredi soir, les hommes du sélectionneur national Tom Saintfiet affichent une détermination farouche. «La mission continue», martèle Lassine Sinayoko, buteur providentiel, affichant un sourire qui en dit long sur la cohésion retrouvée du groupe. ​ «Nous sommes le Mali et nous n’avons peur de personne. Le groupe est en pleine confiance après ce nul (1-1) face au Maroc, le pays organisateur. Nous allons jouer notre football librement, sans pression inutile, mais avec un mental d’acier et un engagement féroce pour empocher les trois points», ajoute-t-il. L’attaquant des Aigles a marqué 2 buts dans la compétition et a égalé le nombre de buts marqué par Cheick Fantamady Keïta (5 buts en 5 matches lors de la CAN 1972). Il est désormais à 2 buts de Frédéric Kanouté (7 buts marqués lors des CAN 2004, 2008 et 2010) et 3 longueurs de Seydou Keïta, meilleur buteur malien en phase finale de CAN avec 8 buts inscrits lors des CAN 2002, 2010, 2012 et 2013. DETERMINATION – Entre confiance retrouvée et sens des responsabilités, les Aigles ne jurent que par la victoire. Pour le milieu de terrain Mahamadou Doumbia, ce match sera une véritable finale pour l’équipe, ajoutant qu’ « une victoire est impérative». «C’est l’unique objectif que nous nous sommes fixés. Nous appelons les supporters maliens à venir en masse au stade Mohammed V de Casablanca pour nous porter vers la qualification », renchérit-il. Le défenseur central Ousmane Camara indique que le match sera abordé avec beaucoup d’intelligence et d’engagement. « Nous sommes condamnés à gagner. Nous n’avons plus droit à l’erreur, ni à un autre match nul. Il y a une excellente ambiance dans le groupe et, avec cette confiance retrouvée, nous allons nous qualifier pour les huitièmes de finale », déclare le défenseur central des Aigles. Le gardien ​Djigui Diarra, auteur de plusieurs arrêts reflexe contre la Zambie et le Maroc, considère le match comme le plus important du début de tournoi de l’équipe, estimant que l’avenir de la sélection nationale dans cette CAN au Maroc dépend de ce résultat. « Nous avons beaucoup échangé entre nous et je suis convaincu que nous sortirons victorieux. Nous connaissons très bien cette équipe comorienne pour l’avoir battue en aller-retour lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Nous maîtrisons leurs forces et leurs faiblesses, et nous allons tout faire pour arracher la victoire », martèle-t-il. Pour ce match, il faut s’attendre à une équipe offensive

Coup d’envoi de la 2ᵉ édition du Festival Bamanaya Kunben à Kati

Kati, 28 déc (AMAP) La deuxième édition du Festival Bamanaya Kunben a démarré vendredi 27 décembre 2025 qui se déroulera au stade Vincent Traoré à Kati qui s’apprête à vivre six jours d’effervescence culturelle. « Ce festival, désormais dans sa deuxième édition, a pour objectif de faire renaître les valeurs du Bamanaya chez les jeunes. Le Bamanaya est bien plus qu’une tradition, c’est un ensemble de comportements qui façonnent l’homme modèle », a déclaré le président du festival, Boubacar Traoré, Il a rappelé l’esprit du Bamanaya, fondé sur des valeurs essentielles : la dignité, l’honnêteté, le respect, le travail et l’éducation. L’adjoint au préfet du Cercle de Kati, Issa PLéa, a officiellement lancé les activités de ce grand rassemblement et célébration inédite dédiés à la promotion des traditions bamanan. Dès les premiers instants, l’événement a pris une dimension particulière avec la présence de délégations venues de Ségou(Centre) et de Kolokani (Ouest), ainsi que du groupement des Donso, qui ont, tous, partagé des messages percutants et symboliques. Placé sous le haut patronage de M. Harouna Diarra, préfet du cercle de Kati, et de M. Dalla Macalou, membre du Conseil national de Transition (CNT), cet événement s’annonce comme un véritable pont entre patrimoine et modernité, offrant une plateforme d’échanges, de performances artistiques et de transmission. AK/MD (AMAP)