Diplomatie : L’ambassadeur du Vénézuela au Mali se prononce sur L’enlèvement du Président vénézuélien par les États-Unis

Bamako, 7 janvier (AMAP) L’ambassadeur du Venezuela en poste à Bamako, Elio Colmenares, a animé, le mercredi 7 janvier à sa représentation diplomatique, une conférence de presse sur l’actualité dominante dans son pays. Le diplomate vénézuélien a saisi l’occasion pour dénoncer l’enlèvement du Président de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolas Maduro Moros, par les États-Unis d’Amérique aux premières heures du samedi 03 janvier dernier. Selon les explications de l’ambassadeur vénézuélien, l’administration actuelle des États-Unis a perpétré une agression militaire provoquée, « lâche et criminelle au cours de laquelle des civils et des militaires vénézuéliens ont été assassinés». « Il ne s’agit ni d’un accident, ni d’un incident isolé, c’est une opération cruellement planifiée et exécutée au mépris total du droit international », a denoncé Elio Colmenares. Il ajoutera que le droit international humanitaire a été violé par des attaques perpétrées contre des civils non impliqués dans les hostilités, contrevenant aux principes de distinction, de proportionnalité et de nécessité militaire. Également, l’ambassadeur du Venezuela a soutenu que les droits fondamentaux de la personne ont été bafoués. Notamment, le droit à la vie et le droit à l’intégrité physique. « L’immunité personnelle d’un Chef d’État en exercice a été violée, ce qui constitue une atteinte à la souveraineté d’un peuple », a-t-il déploré. Elio Colmenares a aussi soutenu que les États-Unis d’Amérique ne s’intéressent qu’aux ressources naturelles que la providence a placées sous-sol de la patrie bolivarienne. « C’est le pétrole, la terre, l’eau appartenant à la terre de Bolivar qu’ils veulent accaparer, comme nous le dénonçons depuis vingt-cinq ans, depuis que le Commandant Hugo Chávez est devenu le leader de la révolution bolivarienne, luttant pour la souveraineté, l’intégrité et l’indépendance du peuple vénézuélien», a-t-il précisé. Il promettra que le peuple vénézuélien descend dans la rue pour défendre sa partie. « Sa Constitution et ses institutions fonctionnement pleinement, et Nicolas Maduro Moros demeure notre Président constitutionnel et légitime, exerçant pleinement son mandat, bien qu’il soit prisonnier de guerre des États-Unis, enlevé par une action militaire lâche et ignoble», a déclaré Elio Colmenares. OD/KM (AMAP)
Tombouctou : Démarrage des opérations de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et d’Intégration (DDR-I)

Tombouctou, 7 janvier (AMAP) Les gouverneurs des régions Tombouctou, le Contrôleur principal de police Bakoun Kanté et celui de Taoudéni le Général de division Mohamed Abderrahmane Meydou ont procédé ce mercredi à Tombouctou, au lancement des opérations de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et d’Intégration (DDR-I), a constaté l’AMAP. Cette cérémonie a enregistré la présence des autorités administratives, les forces de défense et de sécurité tout corps confondu, des légitimités traditionnelles, et de plusieurs notabilités, les leaders de jeunes et de femmes. C’était dans la cours du site (Nord-Est de la ville) ancien MOC (Mécanisme Opérationnel de coordination) aussi réservé par le passé au désarmement. Après les civilités, le chef du site des opérations de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et d’Intégration (DDR-I), le Colonel – Major Bréhima Coulibalya, dans ses propos souligné que l’événement marque début des opérations de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et d’Intégration (DDR-I) dans régions de Tombouctou et Taoudéni. Ces opérations conduites par la Commission Nationale de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et la Commission Nationale d’Intégration(CNI) sous la responsabilité du Ministre de la Réconciliation, de la paix et la Cohésion Nationale, porteront sur la démobilisation de 341 ex-combattants et leur intégration au sein des Forces Armées et de sécurité comme soldat de 2 ème classe. Elles témoignent de la volonté inébranlable des autorités maliennes à poursuivre les efforts vers la paix et la stabilité du pays dans le but de construire un Mali uni, unifié en paix et réconcilié avec lui –même. Le Colonel Major Bréhima Coulibaly dira ensuite que ces opérations ont été possibles grâce à un processus inclusif malien basé sur nos valeurs nationales en respectant les principes du Droit International Humanitaire et des droits de l’Homme. L’étape de Tombouctou est la dernière d’une série d’opérations conduites dans plusieurs régions du Mali. « Fort de l’expérience des autres régions, du soutien des autorités et de l’accompagnement des populations et des collègues, nous devons être mieux outillés pour réussir cette étape malgré les défis multiples à relever. Cette réussite sera le résultat d’un travail bien accompli avec rigueur et le tout dans un esprit collégial a jouté le chef du site » a souligné le Colonel Major Bréhima Coulibaly, chef du site, qui a exprimé toute sa reconnaissance et sa gratitude aux autorités nationales pour la confiance placée en eux pour conduire ces opérations. Après ce discours, le Gouverneur de la région, le Contrôleur Principal de Police Bakoun Kanté avant de procéder au lancement officiel des opérations de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et d’Intégration (DDR-I.) dans les régions de Tombouctou et Taoudéni, a félicité le chef du site pour le choix porté sur sa personne, Bréhima Coulibaly Colonel Major et son équipe pour conduire ces opérations aussi délicates. Enfin, Il a donné l’assurance et le soutien nécessaire pour la réussite du DDR-I dans les 2 régions. MS/KM (AMAP)
Mali : Suspension des salaires d’enseignants et agents scolaires à Kidal (Nord) pour abandon de poste

Bamako, 7 janv (AMAP) – Le gouverneur de la région de Kidal, dans le Nord du Mali, a décidé de suspendre les salaires de plusieurs agents de l’État et des collectivités territoriales dans le secteur de l’éducation, à compter du 1er janvier 2026, pour abandon de poste. annonce une source officielle. Selon une décision signée par le gouverneur, cette mesure, prise le 31 décembre 2025, concerne des enseignants et le personnel administratif répertoriés dans une liste annexée à la décision officielle. Cette suspension vise à sanctionner l’absence prolongée de ces agents, malgré des rappels répétés. Les directeurs régionaux du Budget, du Contrôle financier et le Trésorier payeur régional sont chargés de l’exécution de cette mesure, qui sera enregistrée et communiquée aux services concernés. La décision intervient après une série d’avertissements émis par les autorités régionales de Kidal pour inciter les agents scolaires à regagner leurs postes. OS/MD (AMAP)
San: Fin de formation de 800 jeunes soldats

San, 05 janv (AMAP) La deuxième vague de la promotion 2023 du 23e régiment militaire composée de 800 jeunes soldats est sortie de formation, lundi, au Centre d’instruction de San, dans le Centre du Mali, a constaté l’AMAP sur place La promotion compte 335 éléments de l’Armée de terre, 422 de la Garde nationale, 12 du Génie, 25 de la Gendarmerie nationale du Mali et 6 de la Direction du sport militaire. Le jeune Mohamed Fomba est le premier de cette promotion avec 17,54/20 de moyenne, il est suivi de Baba Dembélé qui a obtenu 17,20/20 de moyenne. Selon le Directeur du Centre d’instruction, le commandant Mamadou Modibo Coulibaly de l’Armée de terre, depuis l’arrivée de ces jeunes soldats, « ils ont appris à obéir, à marcher d’un pas commun, à manier les armes avec rigueur et à faire de l’effort une habitude. Ils ont surmonté des épreuves exigeantes, tant physiques que mentales. » « Aujourd’hui, ils sont devenus soldats, maîtrisant les savoir-faire technico-tactiques que requiert la vie militaire, à travers des disciplines telles que le combat, la topographie, le règlement du service dans l’armée, entre autres et sont désormais prêts à servir la nation malienne , a souligné le Directeur du Centre d’instruction. Les jeunes soldats ont prêté serment devant le drapeau national, avant d’effectuer des démonstrations de combat et un impressionnant défilé militaire. Après la remise des attestations, la cérémonie a pris fin par un cocktail privé offert aux invités par le responsable du Centre. Llévènement s’est déroulé en présence des autorités administratives et politiques, des autorités militaires et des légitimités traditionnelles de la région de San. NC/OS/MD (AMAP)
Trois nouveaux ambassadeurs présentent leurs Lettres de créance au Président de la Transition Assimi Goïta

Bamako 06 janv. (AMAP) Le chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta, a reçu, mardi, au Palais de Koulouba, les Lettres de créance de trois nouveaux ambassadeurs accrédités auprès de la République du Mali, annonce un communiqué de la présidence malienne. La cérémonie a débuté avec M. Mahmoud Khani Jooyabad, nouvel ambassadeur de la République islamique d’Iran. Diplomate chevronné ayant occupé des postes de haut niveau en Europe et en Asie, il est présenté comme incarnant l’engagement traditionnel de l’Iran en faveur du multilatéralisme et de la coopération Sud-Sud. À cette occasion, les deux parties ont salué l’excellence des relations bilatérales, fondées sur une coopération diversifiée dans les domaines de la santé, de l’agriculture, des infrastructures et de l’aide au développement. Les échanges ont permis de réaffirmer la « volonté commune de dynamiser des projets structurants et de renforcer le dialogue stratégique, particulièrement en matière de paix, de sécurité et de lutte contre le terrorisme. La cérémonie s’est ensuite poursuivie avec M. Erik de Feijter, ambassadeur désigné du Royaume des Pays-Bas. Cette accréditation traduit la volonté partagée de consolider les relations entre Bamako et La Haye, notamment dans les domaines du développement durable, de la gouvernance et de l’action humanitaire. Enfin, M. Li Xiang, ambassadeur désigné Chine, a présenté ses Lettres de créance au chef de l’État. Diplomate expérimenté, il prend fonction dans un contexte marqué par l’excellence des relations sino-maliennes, considérées comme l’une des coopérations les plus dynamiques du Mali. Ce partenariat stratégique exemplaire s’est concrétisé par de nombreuses réalisations dans les secteurs des infrastructures, de la santé, de l’éducation, de l’énergie et du numérique, ainsi que par des projets structurants ambitieux en cours et à venir. À travers cette cérémonie, le président de la Transition a réaffirmé l’attachement du Mali à une diplomatie ouverte, fondée sur le respect mutuel, la souveraineté des États et une coopération gagnant-gagnant au service de la paix et du développement, selon le communiqué. OS/MD (AMAP)
Ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration : La 3e édition de la Semaine du Numérique se tiendra du 29 au 31 janvier 2026

Bamako, 06 janv. (AMAP) Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a annoncé, mardi après-midi, lors d’une conférence de presse tenue dans la salle de réunion du ministère des Sports, la tenue de la 3e édition de la Semaine du Numérique. L’événement se déroulera du 29 au 31 janvier 2026 au Centre international de conférences de Bamako (CICB), avec le Burkina Faso et le Niger comme pays invités d’honneur. Placée sous le thème « Le gouvernement à l’ère de l’intelligence artificielle : opportunités et défis pour la culture », cette édition vise, selon le ministre, à examiner la vision stratégique de chaque pays membre de l’Alliance des États du Sahel (AES) en matière de transformation numérique, dans un contexte de crise multiforme et face à l’avancée rapide de l’intelligence artificielle. « L’événement s’ouvrira par un panel inaugural de haut niveau réunissant les ministres en charge du numérique du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Ils aborderont le thème central de la Semaine et proposeront des solutions pour un développement coordonné du numérique dans l’espace AES », a précisé Alhamdou Ag Ilyène. Plusieurs panels thématiques sont également prévus, notamment sur « L’identité numérique, la certification et la signature électronique : quelles perspectives ? ». Ce sujet revêt une importance stratégique pour le Mali, dans le cadre de l’accélération des services d’e-gouvernement et du renforcement de la confiance numérique, a souligné le ministre. Par ailleurs, des compétitions seront organisées entre les start-ups et PME de l’espace AES, les jeunes cyberdéfenseurs (Cyber Défenseurs Juniors) ainsi que les services relevant de l’administration malienne. Les trente (30) candidats présélectionnés bénéficieront d’un coaching dispensé par l’AGETIC dans son Centre d’incubation. Les trois meilleurs de chaque catégorie seront primés, et un prix spécial sera décerné à la meilleure initiative féminine, a conclu Alhamdou Ag Ilyène. ST/MD (AMAP).
Le fleuve Sénégal de plus en plus trouble et ensablé

Par Abdoulaye Telli BALDE Diamou, le 5 janv (AMAP) Le fleuve Sénégal, l’un des principaux cours d’eau d’Afrique de l’Ouest, traverse plusieurs pays, dont le Mali, la Mauritanie, le Sénégal et la Guinée. Il reste une source vitale pour des millions de personnes, soutenant l’agriculture, la pêche, l’approvisionnement en eau potable et la production d’électricité hydroélectrique. En cette période de l’année, où les eaux sont normalement claires, le fleuve affiche un état inhabituel qui inquiète fortement les populations riveraines. Sidy Makan Konaté, jardinier au bord du fleuve depuis plus de vingt ans, déclare n’avoir jamais vu une telle coloration. Pour lui, ce phénomène traduit une dégradation progressive de l’environnement fluvial. Selon des sources non officielles, des activités de dragage intensives en amont, souvent liées à l’orpaillage, seraient responsables de cette situation. Ces opérations remuent de grandes quantités de sédiments et impliquent l’utilisation de produits chimiques toxiques, parfois cancérigènes, dont les rejets accentuent la turbidité et menacent la santé des riverains. À cela s’ajoute un ensablement croissant. De nombreuses petites îles sableuses émergent sur plusieurs tronçons, parfois par dizaines sur un même segment. La végétation finit par s’y installer, transformant progressivement le lit du fleuve en une succession d’îlots. Ce processus réduit la profondeur et la largeur du cours d’eau, fragilise la pêche et perturbe durablement les écosystèmes aquatiques. CONSEQUENCES SANITAIRES – Malgré ces signes alarmants, les riverains n’ont souvent pas d’autre choix que d’utiliser cette eau pour leurs besoins quotidiens. « Nous n’avons pas d’autre choix que d’utiliser cette eau colorée, malgré les risques », confie Mariam Bakayoko, ménagère à Diamou. Boisson, cuisine, lessive, baignade et abreuvement du bétail dépendent encore largement du fleuve dans de nombreuses localités. Cette dépendance expose la population à de sérieux risques sanitaires : diarrhées aiguës, dysenterie, choléra, fièvre typhoïde, bilharziose et diverses affections cutanées. Les enfants, les femmes et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables. Dramane Diakité, élu local, exhorte les autorités à agir sans délai. Il demande l’ouverture rapide d’une enquête pour identifier précisément les causes de cette dégradation et mettre en place des solutions durables. Il plaide également pour une implication accrue des communautés locales dans la gestion intégrée des ressources en eau. « Dans l’immédiat, il est essentiel de prendre des mesures concrètes pour protéger notre fleuve et préserver la santé de nos populations ainsi que celle de notre environnement », avertit-il. Sans réaction rapide, des milliers de riverains resteront exposés à des risques majeurs liés aux maladies hydriques. Les habitants interpellent par ailleurs l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) et les États riverains pour un renforcement du contrôle des activités de dragage et la mise en œuvre de mesures efficaces contre l’ensablement. Pilier écologique, économique et social transfrontalier, le Fleuve Sénégal traverse aujourd’hui une phase critique. Sans actions concertées et rapides des parties prenantes, ce patrimoine commun risque des dommages irréversibles, compromettant le bien-être des générations actuelles et futures. ATB/OS/MD (AMAP)
San : Visite de l’évêque du Diocèse à la maison d’arrêt

San, 5 janvier (AMAP) Les personnes détenues et le personnel de la de la maison d’arrêt de San ont reçu le vendredi, 02 janvier 2026, une visite de son excellence Monseigneur Hassa Florent Koné, Évêque du Diocèse de San, a constaté l’AMAP. Cette visite qui a lieu le 02 janvier de chaque année s’inscrit dans le cadre des actions de solidarité des sœurs missionnaires de la charité. Selon Mgr Hassa Florent Koné, l’objectif est d’apporter un peu de joie à nos frères et sœurs détenus et leur confirmer l’amour du prochain tel que recommandé par Jésus Christ. Dans son adresse, il a rappelé que ces personnes détenues sont des citoyens Maliens dont le pays a besoin s’ils se convertissent. La visite a pris fin par le partage en commun d’un repas, la remise de cadeaux et des bénédictions à l’endroit des pensionnaires de la maison d’arrêt de San. NC/KM (AMAP)
Discours du Président de la Transition, chef de l’Etat à l’occasion du nouvel An 2026

Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Hôtes du Mali, Par la grâce d’Allah, nous franchissons le seuil de la nouvelle année 2026. En ce moment de recueillement et d’espérance, je formule pour chacune et chacun d’entre vous des vœux de réconfort, de concorde, de santé et de prospérité. Je m’incline pieusement devant la mémoire de nos martyrs, civils et militaires. Leur sacrifice est le socle de notre engagement et de notre Renouveau. À nos blessés, aux familles endeuillées, la Nation exprime sa solidarité indéfectible. Je voudrais également adresser ma compassion aux populations durement éprouvées par les sinistres survenus dans notre pays. Je formule le voeu que l’élan de solidarité nationale, dans la dignité et l’entraide, continue de soulager les peines et de relever les vies. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Le passage à une nouvelle année est une occasion de regarder ensemble le chemin parcouru, d’évaluer nos efforts communs et de mesurer, avec lucidité, les défis à relever. L’année 2025 dont nous vivons les derniers instants, a été une année d’épreuves, notamment sur les plans énergétique et économique. Elle a également été une année de vérité, celle qui révèle dans l’adversité, le patriotisme et la résilience indéfectible des Maliennes et des Maliens. Je rends un hommage appuyé à notre peuple pour sa dignité, sa patience et sa détermination. Depuis plusieurs mois, notre pays subit d’importantes perturbations dans son approvisionnement en carburant, consécutives à des attaques répétées contre des convois vitaux. Parallèlement, une campagne de désinformation a tenté d’installer le doute, la peur et la division. Elle n’a fait que renforcer notre prise de conscience collective et consolider notre dynamique de résistance. En ces instants solennels, je salue la bravoure de nos opérateurs économiques, de nos chauffeurs et de leurs apprentis, qui, au péril de leur vie, ont assuré le ravitaillement du pays. Je félicite nos Forces Armées et de Sécurité, ainsi que le Gouvernement, pour la coordination de la réponse nationale ayant permis d’éviter des ruptures majeures de carburant. Derrière chaque défi se dresse une opportunité. Le défi d’importation doit devenir une opportunité d’innovation. Pour une Nation debout comme la nôtre, l’adversité n’est pas un frein, elle est un levier. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Face aux pressions, aux tentatives d’isolement et aux manœuvres d’influence, le Mali a fait un choix : celui de la souveraineté assumée. Là où certains attendaient la résignation, nous avons opposé la décision. Le temps de l’improvisation est révolu. Le Mali a fait le choix irréversible de rompre avec la navigation à vue. C’est dans cette perspective que j’ai doté notre Nation d’une boussole stratégique : la Vision prospective « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma », adossée à une stratégie de mise en œuvre 2025-2033. Ancrée dans le scénario du Renouveau, cette vision est notre pacte d’honneur avec les générations futures. À l’horizon 2063, notre ambition est de faire du Mali une Nation souveraine, unie, juste, sécurisée et prospère. Nous abordons l’année 2026 avec une ligne de conduite : celle de consolider la souveraineté et de bâtir une prospérité partagée. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, La paix durable demeure la condition première de tout progrès. C’est le sens du combat héroïque mené chaque jour par nos Forces de Armées et de Sécurité contre le terrorisme et le crime organisé. Je salue leur bravoure, leur discipline et leur professionnalisme. La Nation ne les oubliera jamais. Mener une guerre asymétrique est une épreuve redoutable. Mais face à la menace, nous avons choisi de rebâtir notre outil de défense. Des avancées significatives ont été enregistrées : des zones ont été sécurisées, la liberté de mouvement s’est améliorée et l’autorité de l’État poursuit son rétablissement. Cette dynamique dépasse nos frontières nationales. Avec nos frères du Burkina Faso et du Niger, nous avons franchi une étape déterminante avec l’opérationnalisation de la Force unifiée de l’AES et la mise en place d’un dispositif opérationnel coordonné. Face à l’ennemi commun, notre solidarité se traduit en actes : protéger nos peuples et défendre notre espace commun. Nous savons aussi que la paix véritable ne s’impose pas : elle se construit. Elle exige la vérité, le dialogue et la confiance entre Maliens. L’adoption de la Charte pour la Paix et la Réconciliation nationale marque une étape décisive, celle d’un processus de paix endogène, porté par notre volonté collective. Dans ce cadre, une nouvelle phase du programme du DDR-I a été engagée, avec un recrutement spécial et la réinsertion de milliers d’ex-combattants, notamment à Ménaka, Kidal, Mopti, Ségou, Gao et très prochainement Tombouctou. La mise en place de l’Observatoire pour la Paix renforcera durablement cette dynamique. En tirant les leçons des processus de paix antérieurs, il apparaît clairement que les solutions maliennes sont les plus viables pour le Mali. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Si la souveraineté militaire garantit l’intégrité du territoire, la souveraineté culturelle protège l’âme de la Nation. C’est la raison pour laquelle nous avons engagé une dynamique de renaissance culturelle et d’éducation aux valeurs, afin de renforcer durablement le vivre-ensemble et de façonner le Maliden Kura : un citoyen patriote, responsable et bâtisseur. L’officialisation de nos langues nationales et la valorisation de nos légitimités traditionnelles ne sont pas du folklore, elles expriment un retour à notre essence. Cette renaissance consolide la cohésion sociale, renforce la paix et fait de notre culture un levier de rayonnement et de développement endogène. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, La Justice et la gouvernance vertueuse demeureront au cœur de notre projet national. La lutte contre la délinquance économique et financière, la corruption et l’impunité n’est pas une option : elle s’impose comme un devoir. Le Pôle National Économique et Financier et l’Agence Nationale de Recouvrement des Avoirs saisis ou confisqués, participent à l’affirmation de la règle que nul n’est au-dessus de la loi, et que l’argent indûment soustrait à la Nation doit obligatoirement revenir à la Nation. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Lors des Assises nationales de la Refondation, le peuple malien avait exprimé sa vive préoccupation face aux dérives et dysfonctionnements du paysage
Vœux de l’Agence Nationale de Presse du Mali à l’occasion du Nouvel an 2026

La Rédaction de l’Agence Nationale de Presse du Mali vous souhaite une bonne et heureuse année 2026. Que le nouvel an soit pour chacune et chacun une année de paix, de santé, de succès, de prospérité et de bonheur. Qu’il apporte la paix, la réconciliation et la cohésion sociale dans notre pays. L’Agence vous remercie et reste engager pour vous donner l’information au quotidien et la bonne information sur notre grande Nation.

