Éliminatoires de la Coupe du monde 2026 : Le Mali s’impose aux Comores et s’offre la 3è place du groupe !

Envoyé spécial Ladji M. DIABY Berkane, 6 sept (AMAP) Le Mali a réalisé une excellente opération, jeudi 4 septembre 2025, en s’imposant 3-0 face aux Comores, lors de la 7ème journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. La rencontre, délocalisée au stade municipal de Berkane, a permis aux Aigles de réitérer leur exploit du match aller, remporté sur le même score et sur la même pelouse le 20 mars dernier. L’ailier Nene Dorgeles a ouvert le score à la 28è minute après un service précis de Mustapha Sangaré. Les Aigles ont ensuite creusé l’écart en deuxième période, grâce à Kamory Doumbia (70è min, sur penalty) et Lassana Coulibaly (76è min), confirmant ainsi leur domination. CLASSEMENT FAVORABLE AUX AIGLES – Cette 7è journée a été particulièrement bénéfique pour le Mali. Avec cette victoire, les Aigles remontent à la 3è place du classement, à égalité de points avec les Comores (12 points). Cependant, le Mali prend l’avantage grâce à une meilleure différence de buts (+6 contre +2 pour les Comores) et conforte sa position en ayant battu les Comoriens à l’aller comme au retour. Le Ghana reste en tête avec 16 points malgré un match nul face au Tchad (1-1), tandis que Madagascar grimpe à la 2è place après sa victoire 2-0 contre la République Centrafricaine. LMD/MD (AMAP)

Le Mali saisit la Cour internationale de Justice contre l’Algérie (Communiqué gouvernemental)

Bamako, 4 sept (AMAP) Le gouvernement malien de Transition a annoncé, ce jeudi, avoir saisi la Cour internationale de justice (CIJ) contre l’Algérie, à la suite de la destruction d’un drone malien par l’armée algérienne, indique une source officielle à Bamako. « La République du Mali a déposé, ce jeudi 4 septembre 2025, auprès de la Cour internationale de Justice, une requête introductive d’instance contre la République algérienne démocratique et populaire », précise le communiqué gouvernemental signé par le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga. Selon Bamako, « le drone de reconnaissance immatriculé TZ-98D des Forces armées et de sécurité maliennes a été détruit dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025 à Tinzawatène, dans la région de Kidal, à l’intérieur du territoire malien ». Le gouvernement malien estime qu’il s’agit d’« une agression, un acte hostile et une violation manifeste du principe de non-recours à la force ». Les autorités maliennes affirment que cette action visait à entraver les opérations de neutralisation des Groupes armés terroristes (GAT) et dénoncent « une collusion malsaine entre les terroristes et le régime algérien qui leur accorde son protectorat. ? Avec cette requête à la CIJ, le Mali dit réaffirmer « l’impérieuse nécessité pour les États parrains et exportateurs du terrorisme au Sahel de cesser d’être une menace à la paix et à la sécurité régionales et de travailler de bonne foi pour contribuer à la stabilité ». OS/MD (AMAP)

Lancement officiel de la 5ème édition du Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA)

Bamako, 4 septembre (AMAP) Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a accueilli, ce jeudi, le lancement officiel de la 5ème édition du Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA) dont le budget prévisionnel s’élève à 793 millions de Fcfa, financé par l’État, le sponsor officiel et des partenaires comme la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM). Le salon accueillera environ 20 pays, majoritairement africains et attend 219 351 visiteurs. Le site offrira 540 stands climatisés, 120 stands ordinaires et 50 espaces dédiés à la restauration.Un programme riche et diversifié « C’est l’espace de célébration de l’unité nationale et de notre identité, un hommage à l’héritage ancestral et au savoir-faire traditionnel », a déclaré Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Organisé par le ministère en charge de l’Artisanat, en collaboration avec l’Assemblée permanente des chambres de métiers du Mali (APCMM) et les Organisations professionnelles d’artisans (OPA), le SIAMA 2025 se tiendra du 27 novembre au 7 décembre 2025 au Parc des expositions de Bamako. Placé sous le haut patronage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, , cet événement s’inscrit dans le cadre de l’année de la Culture, avec pour thème : « Artisanat, facteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle ». Le Burkina Faso et le Niger en seront les pays invités d’honneur. Le SIAMA constitue une vitrine majeure pour la créativité et la compétitivité de l’artisanat africain. « L’objectif général du SIAMA est de créer un cadre de promotion des produits artisanaux maliens », a expliqué Mamadou Minkoro Traoré, président de l’APCMM et Commissaire général du salon. Parmi les ambitions spécifiques figurent la stimulation de l’innovation, la valorisation des savoir-faire locaux, la promotion des jeunes talents et l’encouragement de la consommation des produits artisanaux. Cette édition mettra, particulièrement, en lumière la transformation des métaux, notamment pour la fabrication de meubles, de mobiliers de bureau et de machines agricoles. Le SIAMA 2025 proposera une exposition-vente, des panels de haut niveau, des ateliers thématiques, des défilés de mode, des animations socioculturelles, un circuit touristique et une soirée de gala pour récompenser les lauréats. Des compétitions entre régions, jeunes talents ecréateurs confirmés, ainsi que des rencontres B to B et des conférences, enrichiront l’événement. Le ministre Mamou Daffé a souligné l’importance économique et culturelle de l’artisanat, qui représente 24 % du Produit intérieur brut (PIB) national et mobilise plus de 40 % de la population active. « Promouvoir l’artisanat, c’est soutenir le peuple, c’est soutenir le Mali » Cette édition marque, également, une étape dans la stratégie de promotion de la consommation locale, avec une mobilisation des commandes publiques pour stimuler l’économie. Elle insiste sur la nécessité pour les artisans de s’organiser avec rigueur pour répondre à ces opportunités avec qualité et professionnalisme. Ses organisateurs présentent le SIAMA 2025 comme un rendez-vous incontournable pour célébrer l’âme du Mali et renforcer son positionnement comme pilier de l’artisanat ouest-africain. Ils ont invité les médias à en assurer une couverture optimale. OS/MD (AMAP)

Justice : 2e édition du Café des droits de l’Homme sur la réinsertion socio-professionnelle en milieu carcéral

Bamako, 4 sept (AMAP) « La réinsertion socio-professionnelle en milieu carcéral, gage de paix sociale » était le thème de la 2e édition du Café des droits de l’Homme, organisé par le ministère de la Justice, des droits de l’Homme et Garde des Sceaux, jeudi, a constaté l’AMAP. « Lancées le 11 décembre 2023, les causeries-débats du Café des droits de l’Homme visent à améliorer la compréhension des droits humains par la population en abordant des thématiques sectorielles essentielles telles que les droits des femmes, les droits des enfants, les droits des personnes privées de liberté et bien d’autres », a déclaré le secrétaire général du ministère en charge des droits de l’Homme, Boubacar Sidiki Diarrah. Selon lui, la tenue de cette 2e édition vise à renforcer l’engagement citoyen et à promouvoir un dialogue constructif entre les institutions et la population malienne. M. Diarrah a précisé que « cette activité s’inscrit dans le cadre des missions assignées à la Direction nationale des droits de l’Homme avec comme objectif principal de favoriser l’information, la sensibilisation et la responsabilisation des citoyens. » Ce Café est présenté comme une plateforme de choix pour sensibiliser les citoyens, renforcer les capacités des acteurs locaux et aligner les pratiques nationales sur les normes internationales en matière de droits humains. « En associant d’une manière interactive un expert et en instaurant un cadre d’échanges, de réflexion, de propositions et de suggestions à travers une approche du donner et du recevoir entre les participants, le Café des droits de l’Homme encourage une meilleure appropriation des droits humains et renforce la prévention des violations », a-t-il dit. « La personne détenue doit bénéficier de divers programmes d’inspiration cognitivo-comportementale, en ciblant les facteurs identifiés comme étant à l’origine du comportement délinquant », a indiqué M. Diarrah. Ces programmes peuvent opportunément porter sur « la gestion de la colère », « la prévention de la violence », « le traitement de l’alcoolisme » ou de « la toxicomanie », tout comme ils peuvent, aussi, porter sur divers domaines en visant « l’acquisition d’habiletés sociales » permettant une bonne congruence de l’individu avec les convenances sociales du pays, selon Boubacar Sidiki Diarrah. « Il s’agit d’offrir aux personnes détenues des activités professionnelles qui leur permettent d’acquérir des compétences facilement transférables à l’extérieur », a-t-il ajouté. « De ce point de vue, il faudrait un volontarisme remarquable de la part des établissements pénitentiaires et de l’éducation surveillée disposant d’espace et de moyens pour l’organisation des activités », a souligné le secrétaire général, relevant « la nécessité pour la prison de générer auprès des détenus des attitudes favorables à une véritable prise de conscience et à l’engagement dans un autre rapport avec la loi et les autres membres de la société. ST/MD (AMAP)  

Sécurité routière au Mali : une formation pour les pupilles de la République

Bamako, 4 sept (AMAP) L’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER) a organisé, ce mercredi, une session de formation pour inculquer à une centaine de pupilles, en partenariat avec l’Office national des pupilles du Mali (ONAPUMA), au siège de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), a constaté l’AMAP. Sous la présidence de la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, cette formation vise à sensibiliser les participants aux risques associés à l’usage de la route et à améliorer leur comportement sur le trajet de l’école. « La présente session de formation sur la sécurité routière s’inscrit pleinement dans la dynamique des activités éducatives que l’ONAPUMA anime habituellement pendant les vacances, afin de permettre aux enfants de bien entamer la nouvelle année scolaire », a déclré la ministre Sissoko. Elle a ajouté que cette activité « contribuera à asseoir méthodiquement et progressivement la capacité des pupilles en sécurité routière et dans la construction de leur responsabilité. » L’ANASER et l’ONAPUMA manifestent ainsi leur engagement à la protection et à la sécurité des pupilles sur le chemin de l’école et dans la ville en leur attribuant cette formation. Selon la ministre des Transports et des Infrastructures, les accidents de la route portent de graves atteintes à l’intégrité de la personne humaine, provoquent de sérieuses dégradations du patrimoine routier et d’importants dommages aux biens matériels. De ce fait, pour amoindrir les dégâts, la stratégie nationale de sécurité routière 2021-2030 vise à mettre en place un programme de sécurité routière plus efficace et fixe comme objectif de réduire le taux de mortalité dû aux accidents de la route d’ici 2030. « La psychopédagogie nous apprend que les enfants ne sont pas imprégnés de la réalité du risque routier. Ils ne se rendent compte du risque auquel ils sont exposés que lorsque l’accident est effectif »,  a indiqué Mme Dembélé, soulignant l’importance de la sensibilisation des enfants aux risques associés à l’usage de la route. Comme l’a dit une phrase simple, « quand le feu tricolore est rouge pour les automobilistes, il doit être vert pour les piétons », a rappelé la ministre Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social, à son tour, a indiqué que « cette formation n’est pas seulement un apprentissage des notions de sécurité routière mais, c’est aussi un acte citoyen et de civisme qu’on leur inculque. » Les agents de sécurité ont contribué à la formation, en montrant quelques gestes de sauvetage en cas d’accident. Ils ont, également, souligné l’importance pour tout enfant et tout citoyen de connaître le numéro vert pour appeler les services de sécurité en cas d’accident. La ministre Sissoko a conseillé aux pupilles de s’approprier les différents cours qui seront dispensés en vue de comprendre le concept et l’intérêt de la circulation routière. Elle a clos son discours en lançant un message de sensibilisation à la population : « En cette période d’hivernage abondant où les risques sont multiples, j’exhorte l’ensemble des usagers de la route à faire preuve de patience, de vigilance, de courtoisie, de civisme et à tenir compte des conseils donnés par les services météorologiques avant tout déplacement. » La cérémonie d’ouverture a pris fin par une remise symbolique de casques aux pupilles par les deux ministres. Y étaient présents le délégué général aux activités aéronautiques, Ibrahim Traoré, le directeur général de l’ANASER), Ousmane Maïga, la directrice générale de l’ONAPUMA, Mme Koné Sissi Odile Dackouo, ainsi que les membres des cabinets des secrétariats généraux et des départements ministériels. FK/MD (AMAP)  

Koulikoro :  Recommandations de l’espace d’échanges sur la prévention et de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite sensible au genre

Koulikoro, 3 sept (AMAP) Les participants à l’espace d’échanges sur les alternatives participatives et décentralisées de la prévention et de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite sensible au genre, tenu du 3 au 4 septembre, à la Maison de la femme de Koulikoro, ont recommandé d’afficher les prix et tarifs des prestations au niveau des services publics. Ils ont, aussi, demandé de « mettre des boîtes à suggestions au niveau des services publics, renforcer la sensibilisation des populations sur le lien entre genre et la corruption, mener auprès des usagers des enquêtes ponctuelles sur la gestion et le fonctionnement des services publics. » Tout comme « insister sur la protection des dénonciateurs, organiser des espaces d’échanges sur la corruption et l’enrichissement illicite à l’endroit de tous. » Ces échanges ont été organisés dans le cadre du Projet de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite phase 2 (LUCCEI 2) financé par le Royaume des Pays-Bas et l’ambassade royale du Danemark. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), afin d’appuyer la participation des hommes et des femmes à la prévention et la lutte contre la corruption, a initié, en partenariat avec le ministère de la Refondation de l’État, celui de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille ainsi que la Coalition des organisations de la société civile pour la lutte contre la corruption et la pauvreté, cet espace d’échanges entre les autorités administratives, les hommes, femmes, jeunes, organisations de la Société civile, représentants du secteur privés et médias ces discussions sur les alternatives participatives et décentralisées de la prévention et de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite sensible au genre. Selon le président de la Coalition des organisations de la société civile pour la lutte contre la corruption et la pauvreté (COSLCCP), Ahmed Sékou Diallo, « ces espaces d’échanges engagerons la discussion au sein des communautés et aborderont spécifiquement les questions de genre, de corruption et celles de Violences basées sur le genre que les femmes et les différentes couches vulnérables subissent dans l’accès aux services sociaux de base à tous les niveaux ». « Ils permettront, aussi, de savoir comment les cas de corruption sont traitées dans les sphères publiques, selon les localités, quel type de corruption touche le plus les hommes et les femmes, comment contribuer à la prévention et à la lutte contre le fléau, quels sont les mécanismes de dénonciation et de plaintes ? » Et, également, de connaître le système de communication et de suivi des dénonciations et plaintes, les mesures de protection contre les représailles, le rôle et la responsabilité des acteurs, les mesures pour une lutte décentralisée et participative de la corruption et les cas de détournement, l’importance de la déclaration des biens Le directeur de cabinet, Mohammar Haïdara, représentant le gouverneur de la Région, qui a présidé l’ouverture des travaux, s’est réjoui de l’initiative du PNUD et de ses partenaires qui « mérite pleinement notre accompagnement car, elle s’inscrit en droite ligne dans les trois principes qui guident les relations de coopération du Mali.» Selon le directeur de cabinet, le gouvernement du Mali a toujours inscrit la lutte contre la corruption parmi ses priorités comme en témoigne l’adoption de la SNLCC, l’opérationnalisation de l’Observatoire national de lutte contre la corruption ainsi que l’adoption du nouveau Code pénal et du procédure pénale intégrant des dispositions innovantes pour la protection des dénonciateurs. La représentante du PNUD, porte-parole des partenaires de mise œuvre, Aminata Mariko , s’est réjouie « de voir tous unis pour convenir ensemble comm ent, en tant que Société civile ou citoyen malien, nous pouvons contribuer, non seulement à la prévention mais, aussi, à la lutte contre la corruption. » « Cet espace, c’est pour présenter ensemble des approches, des techniques et aussi les moyens », a-t-elle continué. Selon elle, l’activité du jour est un début. Elle annonce un processus qui continuera tout au long du Projet d’appui à la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite dans lequel le PNUD et ses partenaires interviennent sur la 2e phase qui couvre 5 Régions du Mali : Ségou, Mopti (Centre), Bougouni, Sikasso (Sud), Koulikoro et le district de Bamako. Et de d’espérer qu’à la fin de cette session, « nous aurons défini comment nous allons encore soutenir les efforts des autorités du Mali, car le gouvernement a déjà, avec les partenaires, adopté une stratégie de lutte contre le fléau. Selon de récentes enquêtes, notamment, sur l’indice de perception de la corruption 2024 de Transparency international (TI), le Mali se place à la 135e place sur 180 et selon les tendances relevées par les données du Mali-Mètre 2025, « la situation de la corruption a connu une certaine amélioration dû aux efforts du gouvernement et ses partenaires soit 24,3% très élevée et 33,4% élevée contre 43% très élevée et 39% élevée en 2022. » Selon la même source, dans le Rapport de l’enquête d’opinion « Que pensent les Maliens ? », sur un total de 2 220 réponses 33,6% de femmes contre 51,5% des hommes connaissent le bureau du Vérificateur général, 30,1% des femmes contre 16,0% des hommes connaissent l’OCLEI, 18,8% de femmes contre 23,3 des hommes connaissent le Contrôle général des services publics, 0,7 % des femmes contre 3,1% d’hommes connaissent le Pôle nationale économique et financier et 50,0% de femmes contre 32,1% des hommes ne connaissent aucun des services et institutions de lutte contre la corruption. Plusieurs thématiques ont été présentées par des personnes ressources des ministères concernés, du BVG, de OCLEI et des experts de la COSPLCCP dont la présentation de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption, le lien entre la corruption et le genre, notamment les causes et les conséquences, ensuite les rapports annuels 2023 du BVG et de l’OCLEI. ALD/MD (AMAP)

Le gouvernement accorde un délai de grâce de trois mois pour l’identification biométrique des agents publics

Bamako, 3 sept (AMAP) Le ministère de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, a annoncé un délai supplémentaire de trois mois, du 8 septembre au 8 décembre 2025, pour permettre aux agents publics non encore identifiés de régulariser leur situation administrative dans le cadre du Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH), selon une source officielle. « Ce délai de grâce vise à offrir une nouvelle opportunité à tous les agents, y compris ceux recrutés après septembre 2024, afin de se conformer aux exigences d’identification biométrique », précise un communiqué signé par le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Bakary Traoré. Les agents concernés devront se présenter, à Bamako ou dans les services déconcentrés compétents, munis de pièces justificatives dont une fiche individuelle de collecte de données, une copie de l’arrêté d’intégration, une carte NINA ou un acte de naissance. « Ceux qui ne disposent pas de numéro NINA devront, au préalable, s’enrôler dans le système ‘Mali Kura Biométrie’ auprès de l’Agence nationale de sécurisation des actes d’état civil. » La liste des sites d’enrôlement et de retrait des fiches descriptives inclut les commissariats de police dans les six Communes du District de Bamako, les Cellules techniques d’accueil citoyen (CTAC) dans les régions et cercles, ainsi que les missions diplomatiques et consulaires pour les agents à l’étranger. « Passé ce délai, tout agent non identifié sera radié des fichiers des effectifs de la Fonction publique de l’État et des collectivités territoriales », avertit le ministère qui appelle à la « compréhension et la pleine implication des agents concernés. » OS/MD (AMAP)

Détection des fautes de gestion : Des conseillers de la section des comptes de la Cour suprême renforcent leurs capacités

Bamako, le 4 sept (AMAP) La Cour suprême a tenu, ce jeudi 4 septembre, dans ses locaux, un atelier de formation sur le fonctionnement et les procédures devant la Chambre de discipline financière et budgétaire par les acteurs chargés du contrôle de la gestion des finances publiques, a constaté l’AMAP. Cette formation permettra d’informer et de sensibiliser les différents acteurs chargés du contrôle de la gestion des finances publiques sur la discipline financière et budgétaire. Elle va, également, renforcer les capacités des conseillers et auditeurs de la section des comptes dans la détection des fautes de gestion, afin d’avoir la même compréhension de la notion « de faute de gestion » par les différents acteurs chargés du contrôle de la gestion des finances publiques. Selon le président de la Cour suprême, Dr Fatoma Théra, cet atelier, animé par le président par intérim de la Section des Comptes, Abdoulaye Sow, et le Procureur général près la Cour suprême, Mamoudou Timbo, « s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités et de clarification des rôles respectifs des juridictions financières et pénales dans le traitement des infractions économiques et budgétaires. » Il a rappelé que le jugement des infractions financières et budgétaires ne relève pas d’une simple procédure disciplinaire. « Il s’agit d’un véritable contentieux juridictionnel, encadré par des règles strictes où les droits de la défense sont garantis, les faits rigoureusement instruits et les responsabilités clairement établies », a précisé le président de la Cour suprême. « Nous attendons de cet atelier, a-t-il dit, qu’il permette un partage d’expériences, une clarification des procédures et une meilleure appropriation des outils juridiques et institutionnels disponibles. « Il s’agit aussi de poser les bases d’une collaboration renforcée entre les juridictions financières et pénales, dans le respect des compétences de chacun », a indiqué Dr Fatoma Théra. OD/MD (AMAP)

Fin du Programme d’appui à l’inclusion scolaire : Hausse de 15,9% des inscriptions scolaires, un taux de rétention de 92,5% et 93% d’élèves satisfaits des repas servis

Bamako, 4 sept (AMAP) Le Programme d’appui à l’inclusion scolaire (PAIS) « a connu une hausse de 15,9% des inscriptions scolaires dans les Régions de mise en œuvre, un taux de rétention de 92,5% et 93% de satisfaction des élèves pour les repas servis, des cantines fonctionnelles dans plus de trois quarts des écoles, avec un approvisionnement local à 95% », a déclaré, jeudi, à Bamako, le directeur-pays adjoint du Programme alimentaire mondiale (PAM) au Mali, Michel De-Knoop. Citant les résultats de l’évaluation finale du PAIS, lors de l’atelier de clôture du Programme, M. De-Knoop a rappelé que « le gouvernement du Mali et la délégation de l’Union européenne (UE) au Mali ont conçu le Programme d’appui à l’inclusion scolaire (PAIS) dont l’objectif est de promouvoir un accès équitable à une éducation fondamentale de qualité au Mali. » Un de ses objectifs spécifiques était « de pérenniser le fonctionnement des cantines scolaires dans les communes ayant les plus faibles indicateurs éducatifs et de sécurité alimentaire. Les zones d’interventions sont Gao, Ménaka (Nord), Kayes (Ouest), Koulikoro, Mopti, Ségou (Centre) Et de réaffirmer l’engagement de l’UE « à accompagner le Mali et à soutenir ses efforts pour offrir à chaque enfant une éducation de qualité. » Le chargé de mission du ministère de l’Education nationale, Banna Moussa Bakhaga qui a présidé l’ouverture de l’atelier, a, également indiquer que l’objectif du PAIS « était d’offrir des cantines aux enfants dans les milieux ruraux, afin qu’ils puissent étudier dans les bonnes conditions. » « Ensemble, grâce à une synergie d’actions, nous avons pu mener à terme ce projet au bénéfice de nos enfants. Nous saluons l’engagement, la détermination et la solidarité sans faille du Programme alimentaire mondiale (PAM) », a fait savoir le chargé de mission du ministère de l’Education. Selon lui, le PAM est « un partenaire fidèle qui a toujours accompagné les actions du département par l’amélioration des conditions d’apprentissage des enfants vulnérables à travers une alimentation de qualité » Il a souhaité « que ce projet qui vient d’être bouclé ne soit pas la fin du partenariat fécond et enrichissantes que nous avons tissé.  Qu’il ouvre de nouvelles perspectives pour nous, afin de poursuivre notre combat commun au bénéfice de l’école malienne. » Quant au directeur-pays adjoint du PAM, Ibrahim Diallo, il a rappelé : « Il y a sept ans, nous avons posé les premières pierres d’un projet ambitieux.  À l’époque, dans certaines écoles, les enfants arrivaient le vendre vide, les bancs étaient clairsemés et l’idée même d’un repas quotidien semblait lointaine. Pourtant, nous avons osé croire qu’un autre avenir était possible. » Il a ajouté que « le projet est né de cette conviction que l’école ne doit pas être un lieu de privation, mais un espace de dignité, d’apprentissage et de cohésion. »  « Nous avons voulu que chaque enfant, dans chacune des 63 communes ciblées, puisse non seulement apprendre mais manger, s’épanouir et rester », a ajouté M. Diallo. Pour rappel, le Programme d’A\appui de l’inclusion scolaire du PAM est financé par l’UE, en partenariat avec le ministère malien de l’Education nationale. L’atelier sur le bilan du PAIS a réuni des acteurs de l’Education et les bénéficiaires du projet. MMD/Md (AMAP)

Mustapha Sangaré confiant avant le match contre les Comores

Propos recueillis par Ladji Madihéry DIABY L’attaquant des Aigles se confie à L’AMPAP avant le match crucial contre les Comores. Il évoque l’importance de la victoire, le respect de l’adversaire et le soutien indéfectible du public malien, malgré la délocalisation de la rencontre AMAP : Le Mali affronte les Comores aujourd’hui jeudi au Stade municipal de Berkane. Au regard des enjeux, ressentez-vous une pression particulière ? Mustapha Sangaré : Oui, c’est une grande responsabilité. Il n’y a pas de choix, on a l’obligation de gagner et de ramener les trois points. On sait que si on gagne, on peut espérer s’assurer la deuxième place et, pourquoi pas, viser la première. Mais pour l’instant, il faut d’abord s’assurer cette première victoire et, ensuite ,on pensera au match de lundi contre le Ghana. AMAP : Le public malien pourrait croire que la victoire est acquise, surtout après la victoire 3-0 l’année dernière. Partagez-vous cet optimisme ? M S : Non, il n’y a rien d’acquis. Les Comores ne sont pas deuxièmes par hasard. On sait ce qu’on doit faire et qu’on doit gagner mais, ce ne sera pas un match facile. On ne les prend absolument pas de haut. On sait que si on les sous-estime, ça ne se passera pas bien. On va tout faire pour prendre ce match sérieusement et le remporter. AMAP : Le match a été délocalisé mais, le public malien reste derrière vous. Quel message avez-vous à leur adresser ? M S : On sait que partout où l’on va, on peut compter sur le peuple malien, que ce soit en France, au Maroc ou au Mali. On n’est pas au Mali pour ce match mais, on compte sur le soutien de ceux qui seront sur place et de ceux qui nous soutiendront depuis le pays. On a la confiance et le soutien de tous les Maliens, et ça, c’est quelque chose de très important pour nous.