Koutiala : La journée africaine de la décentralisation et du développement local célébrée autour de l’accès durable à l’eau

Koutiala, 10 août (AMAP) La salle de conférence de l’ex Conseil de cercle de Koutiala a abrité ce lundi, la cérémonie commémorative de la journée africaine de la décentralisation et du développement local a constaté l’AMAP. Placée sous le thème de la disponibilité de l’eau et des systèmes d’assainissement, cette édition met l’accent sur l’importance de la décentralisation dans la prise en charge des besoins essentiels des populations, notamment dans l’accès à l’eau potable et à des infrastructures adéquates. L’événement du jour était présidé par le préfet du cercle de Koutiala M Kéou Nioumanta. Dans son allocution le préfet de cercle a insisté sur la nécessité de renforcer les infrastructures hydrauliques. Selon lui, les collectivités doivent jouer pleinement leur rôle en développant des infrastructures hydrauliques résilientes et adaptées aux réalités locales. Le premier responsable administratif du cercle de Koutiala à salué les efforts consentis par le Président de la Transition, son excellent le Général d’Aarmé Assimi Goita en faveur du développement des infrastructures hydrauliques à travers ses œuvres sociales. ID/KM (AMAP)
Mali : Célébration de la journée africaine axée sur l’eau et l’assainissement

Bamako, 10 août (AMAP)Le Mali a célébré ce lundi 10 août 2026, dans les locaux du gouvernorat de Bamako, la Journée africaine de la décentralisation et du développement local. Le thème retenu cette année par l’Union africaine est : « Autonomisation des autorités locales pour une eau et un assainissement durables, faire progresser des villes et territoires résilients, inclusifs et durables vers l’Agenda 2063 ». Au niveau national, « la participation des femmes, des jeunes et de la communauté à la gouvernance locale de l’eau et de l’assainissement » sera au cœur des échanges, a constaté l’AMAP Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Général de brigade Issa Ousmane COULIBALY, a rappelé que cette Journée africaine de la décentralisation et du développement local a été instituée en 2012 par l’Union africaine. Elle est célébrée chaque année par les pays membres avec pour objectifs de promouvoir la gouvernance locale, renforcer la participation citoyenne et évaluer les politiques de développement des territoires. Selon le ministre en charge de la décentralisation, la célébration de l’édition 2026 vise à valoriser le rôle des Collectivités territoriales dans l’accès durable à l’eau et à des systèmes d’assainissement sûrs, à travers une participation accrue des jeunes et des femmes. Elle vise également à renforcer l’importance de l’urbanisation et du développement territorial dans l’Agenda 2063. Cet événement majeur a offert un espace de dialogue et d’échanges entre l’Etat, les Collectivités territoriales, les services déconcentrés de l’Etat, la société civile et les partenaires techniques et financiers. « Les activités organisées dans le cadre de cette journée ont également permis aux acteurs de dresser le bilan de la décentralisation et du développement local, en mettant en évidence les progrès réalisés », a précisé le patron du département de la décentralisation. « Notre pays a choisi la décentralisation en tant qu’option politique de développement harmonieux, équilibré et inclusif des territoires. Sa mise en œuvre s’est traduite par un transfert volontariste et progressif des compétences et des ressources de l’Etat aux Collectivités territoriales », a déclaré le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Par ailleurs, il a ajouté que parmi les vingt et un (21) domaines de compétences transférées, les sous-secteurs eau et assainissement occupent une place prépondérante. Ces sous-secteurs disposent de documents de politiques nationales adoptées par le Gouvernement afin de garantir la souveraineté hydrique, de promouvoir une gestion durable des ressources et d’assurer l’accès universel à l’eau potable ainsi qu’à des services d’assainissement durables. Abordant la question du financement, le ministre a indiqué que « le financement durable de la décentralisation reste une question d’actualité malgré les efforts consentis par l’Etat, avec un transfert annuel d’environ quatre cents (400) milliards de francs CFA, soit 17% des ressources budgétaires de l’Etat aux Collectivités territoriales, pour la prise en charge des compétences transférées ». Le Représentant de l’UNICEF au Mali, Mohammad Fayyazi , a salué, à l’occasion de la Journée africaine de la décentralisation et du développement local, l’engagement du gouvernement malien en faveur d’une gouvernance locale inclusive et sensible aux droits des enfants. Il a rappelé que l’accès à l’eau potable et à l’assainissement est une condition essentielle pour la santé, l’éducation et la dignité des communautés. L’UNICEF accompagne le Mali, notamment à travers le Programme national des communes amies des enfants, pour renforcer l’accès aux services sociaux de base et la participation des jeunes. M.FAYYAZI a souligné le rôle central des collectivités territoriales dans la concrétisation de l’Agenda 2063 et réaffirmé l’engagement de l’UNICEF à soutenir le gouvernement et les CT afin que chaque enfant au Mali grandisse dans un environnement sain, résilient et sans être laissé pour compte. La célébration de cette année a été couplée à la cérémonie de remise de la Médaille d’Honneur de l’Administration du Territoire aux récipiendaires de la Commission de l’Administration territoriale, de la Décentralisation, du Culte et de la Réconciliation nationale du Conseil national de Transition. Cette cérémonie d’ouverture a enregistré la présence de plusieurs membres du gouvernement, des membres du Conseil national de Transition, ainsi que des autorités administratives et locales du pays. MMD/KM/AMAP
Cybercriminalité : Ras Bath et Rose Poivron rejettent les accusations devant la Cour d’appel de Bamako

Bamako, 10 août (AMAP)– Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath et Rokiatou Doumbia dite « Rose Poivron » ont rejeté lundi les faits qui leur sont reprochés, à l’ouverture de leur procès devant la chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako, a constaté l’AMAP. Les deux accusés sont poursuivis notamment pour association de malfaiteurs et atteinte au crédit de l’État, en ses institutions et ses gouvernants, par le biais des technologies de l’information et de la communication (TIC). À la barre, Ras Bath a déclaré ne pas reconnaître les faits et s’est dit «surpris» par les motifs des poursuites. Il a notamment contesté l’existence de preuves matérielles établissant une association de malfaiteurs avec Rokiatou Doumbia, affirmant ne l’avoir rencontrée qu’à l’occasion de son émission radiophonique. Il a expliqué avoir invité Rose Poivron sur son plateau après avoir diffusé un extrait d’une interview de celle-ci, consacrée à la hausse des prix de certains produits alimentaires. Selon lui, l’objectif était d’appeler la population à adapter ses besoins à la situation économique, à quelques semaines du mois de Ramadan. «J’ai vu en elle une citoyenne engagée sur les questions de société. (…) Je suis un républicain et démocrate. Je ne suis pas du tout animé d’une intention attentatoire», a-t-il déclaré. Concernant ses propos sur «l’assassinat» de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, Ras Bath a reconnu avoir tenu cette déclaration lors d’un meeting du parti de l’ancien Premier ministre auquel il avait été invité. Il a toutefois soutenu avoir déjà été poursuivi et condamné pour ces mêmes propos sous la qualification de «simulation d’infraction». Il estime faire l’objet d’une nouvelle poursuite pour les mêmes faits, cette fois sous la qualification d’«atteinte au crédit de l’État». Interrogé sur les éléments à l’origine de ses déclarations, l’animateur de l’émission «Grands dossiers» a expliqué s’être fondé sur le rapport médical du défunt ainsi que sur l’appel de son épouse et de ses avocats en faveur d’une évacuation sanitaire. De son côté, Rokiatou Doumbia, poursuivie notamment pour diffusion de fausses nouvelles et mise en cause des autorités de la Transition dans la flambée des prix des produits de première nécessité, a également contesté les faits qui lui sont reprochés. L’audience a été suspendue à l’issue de ces échanges et doit reprendre mardi 11 août 2026. AC/CMT (AMAP)
Sarro : une dizaine de victimes dans l’explosion d’une mine artisanale

Macina, 9 août (AMAP)– Une dizaine de femmes du village de Bertha, qui se rendaient le 6 août 2026 à Sarro pour présenter des condoléances à bord de charrettes, ont été victimes de l’explosion d’une mine artisanale attribuée à des terroristes, faisant une dizaine de victimes. Situé à trois kilomètres de Sarro, chef-lieu de la Commune de Saloba, le village de Bertha fait partie du cercle de Sarro selon le nouveau découpage administratif. (AMAP)
Biennale sportive 2026 : Le Conseil régional de la jeunesse de Nioro dénonce la présence d’une délégation non officielle

Bamako, 10 août (AMAP)– Le Conseil régional de la jeunesse de Nioro a adressé, lundi, une lettre de contestation au Directeur régional de la Jeunesse et des Sports, dénonçant la présence à la Biennale sportive 2026, à Bamako, d’une délégation présentée comme représentant Nioro, mais qui ne serait pas celle officiellement constituée, a appris l’AMAP de la lettre signée par le président du Conseil, Ibrahim Kanssell. Selon le document, la région de Nioro avait procédé à la sélection officielle de ses athlètes dans les disciplines du football, du basketball et de l’athlétisme, conformément aux orientations du ministère de la Jeunesse et des Sports. Toutefois, les athlètes régulièrement sélectionnés n’ont pas effectué le déplacement à Bamako. Le Conseil indique avoir découvert, à travers les réseaux sociaux, la présence à la Biennale de jeunes se présentant comme originaires de Nioro, sans pouvoir confirmer leur appartenance à la délégation officiellement sélectionnée. Le Conseil régional de la jeunesse de Nioro se désolidarise de cette situation. Il demande que les responsabilités soient établies et que les mesures nécessaires soient prises afin d’éviter qu’un tel cas ne se reproduise. KD/CMT (AMAP)
Tenenkou : la campagne de vaccination contre la polio mobilise les acteurs locaux

Tenenkou, 10 août (AMAP)– Les acteurs du district sanitaire de Tenenkou se mobilisent pour la réussite du premier passage de la campagne de vaccination contre la poliomyélite, prévu du 14 au 17 août 2026, a constaté l’AMAP. En prélude à cette campagne, le 2ème adjoint au préfet, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, a présidé lundi la réunion du Comité local de pilotage des journées nationales de vaccination contre la poliomyélite. La rencontre visait à faire le point sur les préparatifs et à renforcer la mobilisation des différents acteurs. Le représentant du chef de l’exécutif local a appelé à mettre l’accent sur la communication et la sensibilisation des communautés. Il a également exhorté les membres du comité à se mobiliser pour assurer le succès de la campagne, tout en saluant les efforts du gouvernement et de ses partenaires en faveur de la santé des populations. Le médecin-chef du district sanitaire de Tenenkou a indiqué que l’objectif est d’informer plus de 95% des parents afin qu’ils fassent vacciner leurs enfants âgés de 0 à 5 ans à chaque passage. Il a salué l’accompagnement de l’État et de ses partenaires, notamment l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’UNICEF. Une projection vidéo présentée par les représentants du service local du développement social et de l’économie solidaire et du CSRéf a permis de détailler les principales activités prévues : réunions de mobilisation sociale, visites à domicile, plaidoyer, causeries éducatives et renforcement des capacités des agents de vaccination. La campagne se déroulera de porte à porte et ciblera des milliers d’enfants âgés de 0 à 5 ans dans le district sanitaire de Tenenkou. Le chef de village, les responsables des services techniques, les forces de défense et de sécurité, ainsi que des représentants d’ONG et d’organisations de la société civile ont pris part à la rencontre. AS/CMT (AMAP)
Justice/Mali : le Président de la Transition reçoit le rapport final du Forum national sur la Justice

Bamako, 10 août (AMAP)– Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a reçu lundi à Bamako le rapport final du Forum national sur la Justice, en présence notamment du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, et des membres de la commission d’organisation du Forum, a appris l’AMAP. Le document rassemble 218 recommandations issues du Forum national sur la Justice, tenu en octobre 2025, ainsi que les documents relatifs aux différentes étapes du processus, a indiqué le ministre Kassogué. Ces recommandations sont issues notamment des états généraux des différents ordres professionnels, des concertations régionales et du Forum national tenu à Bamako. Elles portent sur plusieurs axes de réforme, notamment l’accès à la justice, la digitalisation, la redevabilité, le renforcement des ressources humaines et la formation. Le Président de la Transition a accueilli favorablement le rapport et donné des orientations concernant la mise en œuvre des recommandations. Il a réaffirmé son soutien aux réformes visant à renforcer le rôle de la justice dans la réalisation des droits et la refondation de l’État. KD/CMT (AMAP)
Kayes : l’autonomisation des collectivités au cœur de la Journée africaine de la Décentralisation

Kayes, 10 août (AMAP)– L’autonomisation des collectivités territoriales pour garantir un accès durable à l’eau potable et à l’assainissement a été au cœur de la célébration de la Journée africaine de la Décentralisation et du Développement local, lundi à Kayes. La cérémonie, organisée dans les locaux du Conseil régional, était présidée par le gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, en présence du président du Conseil régional, Bandiougou Diawara, et de plusieurs personnalités. Placée sous le thème : «Autonomisation des autorités locales pour une eau et un assainissement durables : faire progresser des villes et territoires résilients, inclusifs et durables vers l’Agenda 2063», la journée a permis de réaffirmer l’importance de la décentralisation, de la gouvernance locale, de la participation citoyenne et du développement territorial durable. Dans son intervention, le Général de brigade Moussa Soumaré a souligné que l’accès à l’eau potable et à un assainissement adéquat constitue un enjeu majeur de santé publique, de dignité humaine, de cohésion sociale, de protection de l’environnement et de développement économique. «Dans nos villes comme dans nos zones rurales, les populations attendent légitimement des réponses concrètes à leurs besoins essentiels : disposer d’une eau potable en quantité et en qualité suffisantes, vivre dans un environnement sain, bénéficier de systèmes efficaces de collecte et de traitement des déchets et des eaux usées, et évoluer dans des territoires capables de faire face aux effets du changement climatique», a-t-il déclaré. Selon le chef de l’Exécutif régional, ces défis sont particulièrement importants dans la Région de Kayes, confrontée notamment aux difficultés d’accès aux services sociaux de base, à la croissance démographique, à l’urbanisation, à la gestion des ressources naturelles, aux effets du changement climatique et à l’insécurité. Pour relever ces défis, la décentralisation doit être considérée comme «un levier de transformation et de développement» et non comme un simple mécanisme administratif, a estimé le Gouverneur. Elle doit permettre aux collectivités de disposer des compétences, des ressources financières ainsi que des moyens techniques et humains nécessaires à l’exercice efficace des missions qui leur sont transférées. Le président du Conseil régional de Kayes, Bandiougou Diawara, a salué les efforts des autorités nationales en faveur de la décentralisation et des réformes territoriales. Dans ce cadre, il a remis aux autorités régionales des cartes de la République du Mali et de la nouvelle Région de Kayes. Quelques cartons de craie ont également été remis à l’Académie d’enseignement de Kayes dans le cadre de la gestion décentralisée de l’école. OD/CMT (AMAP)
Kayes : la 2ᵉ session ordinaire du CROCSAD au titre de 2026 s’ouvre

Kayes, le 10 août (AMAP)– Le gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a présidé, lundi au gouvernorat, l’ouverture des travaux de la 2ème session ordinaire du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD) de la circonscription administrative, a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée en présence du président du Conseil régional de Kayes, Bandiougou Diawara, ainsi que des préfets, sous-préfets et chefs de services régionaux. Cette session est consacrée à l’examen des indicateurs du Document-cadre de politique nationale de décentralisation (DCPND), à la présentation des projets d’investissement à soumettre au financement du Fonds national d’appui aux collectivités territoriales et à l’examen de la situation de la mobilisation des ressources financières des collectivités territoriales. Selon le Général de brigade Moussa Soumaré, le CROCSAD constitue un cadre de mise en synergie des actions de développement menées par les différents intervenants dans la région. Il a souligné la nécessité de tenir régulièrement ces sessions afin de mieux coordonner les interventions et d’apprécier la gouvernance des collectivités territoriales au regard des orientations du DCPND. «Il est donc nécessaire de tenir régulièrement les CROCSAD afin de faire face aux défis d’un développement harmonieux de la région de Kayes, en permettant, d’une part, de mettre en synergie les actions de tous les acteurs du développement et, d’autre part, d’analyser et d’apprécier la gouvernance des collectivités territoriales selon le Document-cadre de politique nationale de décentralisation (DCPND)», a-t-il insisté. Le DCPND 2015-2024 inscrit le développement régional au cœur de la gouvernance, de la croissance et de la solidarité nationale, à travers une décentralisation renforcée fondée sur la régionalisation, tout en prenant en compte les diversités culturelles et territoriales et en préservant l’unité et l’intégrité nationales. OD/CMT (AMAP)
Culture : Balla Moussa Keïta, Comédien hors pair, acteur talentueux du cinéma, grand maître de la parole

Bamako, 10 août (AMAP) Parmi les grands acteurs qui ont fait briller le nom du Mali à travers le théâtre et le cinéma, figure le célèbre Balla Moussa Keïta, alias Dingana. Comédien hors pair, acteur talentueux du cinéma, chevronné des médias, grand maître de la parole et véritable surdoué de la culture, il a marqué de son empreinte l’histoire artistique du Mali. Né en 1934 à Nango, dans l’arrondissement central de Ségou, Balla Moussa Keïta se retrouve, à l’âge de huit ans, sur les bancs de l’école à Ségou-ville. Il y poursuit ses études primaires jusqu’à l’obtention du certificat d’études primaires. Il est ensuite contraint d’arrêter l’école afin d’aider ses parents dans les travaux champêtres. Après le décès de son père, Balla Moussa Keïta quitte sa région natale pour se rendre à Bamako. Il devient d’abord employé de commerce pendant douze ans, un métier qui lui permet de découvrir plusieurs autres villes maliennes, notamment Mopti et Dioro, où il se rendait pour acheter du riz et du poisson avant de les revendre à Bamako. À l’âge de 18 ans, il s’essaie au cinéma avec succès. Toutefois, son véritable rapport avec le cinéma commence quelques années après l’indépendance du Mali, lorsqu’il est envoyé avec une délégation malienne en Chine afin de doubler trois films chinois en bambara. Il séjourne cinq mois en Chine. C’est le début d’une brillante carrière d’homme de culture. Une carrière consacrée au théâtre et aux médias En 1960, Balla Moussa Keïta intègre la compagnie du Théâtre national, puis le Haut-Commissariat à la Jeunesse. Il y travaille pendant dix-huit ans dans le domaine de l’art et du théâtre. Il est ensuite détaché, en 1978, au ministère de l’Information. Cette transition s’explique notamment par le fait que, depuis 1967, il avait déjà commencé à intervenir à la radio, notamment à travers de petits programmes de sensibilisation sur les dangers des feux de brousse et sur la mauvaise conduite des camionneurs. Balla Moussa devient alors « une voix » très appréciée des auditeurs. Il réalise des bulletins d’information, des avis et communiqués ainsi que des magazines pour plusieurs structures publiques et privées, notamment des agences nationales d’information et l’Agence malienne de presse et de publicité. Filmographie La véritable incursion de Balla Moussa Keïta dans le cinéma se fait en 1975, grâce au cinéaste Souleymane Cissé, qui lui propose un rôle dans son premier film, Den Muso. Il joue par la suite dans plusieurs films, notamment Baara, de Souleymane Cissé (1978) ; Finyè, de Souleymane Cissé (1982) ; Yeelen, de Souleymane Cissé (1987); Desebagato, le dernier salaire, d’Emmanuel Sanon (1987); Finzan, de Cheick Oumar Sissoko (1989); éré, le témoin, de Mohamed Dansogo Camara (1990); Ta Dona, d’Adama Drabo (1991); Tiefing, de Djibril Kouyaté (1993); L’Enfant noir, de Laurent Chevallier (1994); Guimba, de Cheick Oumar Sissoko (1995); Waati, de Souleymane Cissé (1995); Sita, de Missa Hébié (1995); Macadam Tribu, de José Zeka Laplaine (1996); : Faraw, une mère des sables, d’Abdoulaye Ascofaré (1997); La Genèse, de Cheick Oumar Sissoko (1999); Sita, de Missa Hébié, série télévisée (2002). Distinctions honorifiques Durant sa riche carrière d’homme de théâtre et de cinéma, Balla Moussa Keïta obtient plusieurs prix et distinctions honorifiques. Il reçoit notamment le Prix d’interprétation masculine au FESPACO en 1991, à Ouagadougou. Le Prix Fah Cissé lui est également attribué. En hommage à sa contribution exceptionnelle à la culture malienne, une des salles de conférence du Centre international de conférences de Bamako (CICB) porte son nom. Balla Moussa Keïta s’éteint le 6 mars 2001 à Bamako. À l’occasion de sa cérémonie funèbre, les acteurs du monde de la culture et du cinéma lui ont rendu un hommage mérité. De grandes figures maliennes, notamment le regretté Souleymane Cissé et l’ancien ministre de la Culture Cheick Oumar Sissoko, reconnaissent unanimement la grandeur de l’homme. Balla Moussa Keïta était un homme mystérieux, délicat, très cultivé et constamment sollicité pour la qualité de ses textes et de ses interprétations. Aujourd’hui encore, ses œuvres théâtrales, son talent d’acteur et surtout sa voix inimitable continuent d’inspirer les amoureux du théâtre, du cinéma et de la culture malienne. MLD/KM (AMAP)

