Sécurisation du pays : Les FAMa annoncent avoir frappé plusieurs regroupements terroristes à Tessalit et Koutiala

Bamako, 29 août (AMAP)  Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, poursuivent leurs opérations permanentes de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, a annoncé l’État-Major général des Armées dans un communiqué. Selon la source, l’exploitation de renseignements précis a permis, le vendredi 28 août 2026, de détecter plusieurs points de regroupement de groupes armés terroristes dans la périphérie de la ville de Tessalit. Ces positions abritaient d’importants matériels de guerre, notamment des véhicules armés et des réserves de carburant. Elles ont été traitées avec succès, précise le communiqué. Dans le même temps, à environ 60 kilomètres à l’ouest de la ville de Koutiala, d’autres points de regroupement terroristes comprenant plusieurs chefs et disposant de matériels de guerre ont été repérés. Après analyse et évaluation de la situation, ces zones ont également été ciblées et frappées, indique l’État-Major général des Armées. Les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans les secteurs concernés afin d’établir un bilan consolidé et de rechercher puis neutraliser toute menace résiduelle. L’État-Major général des Armées réaffirme, par ailleurs, la détermination des Forces armées maliennes à poursuivre, avec rigueur, professionnalisme et engagement, les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national. Il invite les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. MMD/KM (AMAP)

Industrie : À Natien, Cimaf renforce l’autonomie du Mali en ciment

Sikasso, 28 août 2026 (AMAP)– Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a effectué, du 27 au 29 août, une mission dans la région de Sikasso. La délégation s’est notamment rendue à Natien pour constater l’état d’avancement de la cimenterie de Ciments de l’Afrique (CIMAF), avant l’inauguration de l’antenne régionale de l’Agence pour la promotion des investissements au Mali (API-Mali) et une rencontre avec les opérateurs économiques. À Natien, le ministre, accompagné du ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de division Oumar Diarra, et des autorités régionales, a visité les installations de CIMAF. L’usine a démarré sa production le 23 mars dernier. Elle dispose actuellement d’une capacité d’un million de tonnes de ciment par an. Cette capacité devrait atteindre trois millions de tonnes à l’horizon 2027-2028. Selon Moussa Alassane Diallo, le Mali est passé de trois unités de production de ciment en 2021 à six en 2026, pour une capacité totale de 5,5 millions de tonnes. «Cette dynamique devrait permettre au Mali d’atteindre son autonomie en matière de production de ciment à partir de 2027», a-t-il déclaré. Les besoins nationaux sont estimés à environ six millions de tonnes par an. Le projet CIMAF de Natien représente un investissement d’environ 56 milliards de FCFA, dont 35 milliards pour la construction de l’usine et 21 milliards pour la logistique et le parc roulant. Il devrait générer quelque 250 emplois directs et près de 1.500 emplois indirects. Le ministre a également réaffirmé l’engagement des autorités à assurer la sécurité des unités industrielles. «Nous allons faire en sorte que la sécurité soit assurée sur l’ensemble de nos unités industrielles», a-t-il assuré. Le directeur de l’usine, Ousmane Diallo, a salué l’accompagnement des pouvoirs publics. «Nous ne pouvons pas continuer à importer pour consommer. Il faut que nous produisions», a-t-il souligné. À Sikasso, le ministre a ensuite inauguré l’antenne régionale de l’API-Mali. Cette structure doit rapprocher les services publics économiques des investisseurs et des porteurs de projets. Elle aura notamment pour mission de promouvoir les opportunités d’investissement, faciliter la création et la formalisation des entreprises et accompagner les investisseurs. La mission s’est achevée par une rencontre avec les commerçants et opérateurs économiques à la Chambre de commerce et d’industrie de Sikasso. Le ministre a salué leur mobilisation face aux difficultés liées à la crise des hydrocarbures et à la hausse des prix. Les acteurs économiques ont notamment soulevé la question de l’écoulement et de la commercialisation de la noix de karité. La délégation ministérielle a également présidé la Semaine régionale de la jeunesse. Elle a rendu une visite de courtoisie aux notabilités du vestibule de Sikasso. MFD/CMT (AMAP)

RDC : Tshisekedi fixe les orientations du futur Dialogue national

Bamako, 29 août (AMAP) Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi, a annoncé les principales orientations du futur Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, avec un processus devant partir des provinces et une exclusion des groupes armés en tant qu’acteurs politiques, a rapporté jeudi la Présidence congolaise. Dans une adresse à la Nation jeudi 27 août 2026, le chef de l’État a indiqué que ce dialogue vise à réunir les différentes composantes de la société congolaise autour des principaux défis du pays, notamment la situation sécuritaire dans l’Est, les divisions politiques et les difficultés socio-économiques. Selon les orientations présentées, les consultations devraient débuter dans les provinces avant de converger vers Kinshasa, afin de faire remonter les préoccupations des populations et des forces vives du pays. Sur la participation des groupes armés, Félix Tshisekedi a établi une distinction entre le dialogue politique national et les négociations destinées à mettre fin aux conflits armés. Il a notamment refusé que les mouvements ayant choisi la voie des armes puissent accéder au dialogue en qualité d’acteurs politiques. Le président congolais a également annoncé des mesures de confiance et de décrispation politique destinées à créer un climat favorable à la participation des différentes sensibilités politiques et sociales. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC et par l’existence de plusieurs processus diplomatiques, notamment à Doha et à Washington. Le futur dialogue devra ainsi s’articuler avec ces mécanismes afin de contribuer à la recherche de la paix et de la cohésion nationale. « L’inclusivité du dialogue ne saurait conduire à institutionnaliser la violence », souligne, en substance, l’orientation défendue par le chef de l’État, qui entend préserver le cadre institutionnel tout en favorisant une démarche nationale de concertation. OS/KM(AMAP)

Burkina Faso : 17 sociétés de transport sanctionnées pour des hausses tarifaires

Bamako, 29 août (AMAP)  Dix-sept (17) sociétés de transport routier de personnes ont été sanctionnées financièrement par les autorités burkinabè pour avoir procédé à des augmentations unilatérales de leurs tarifs, selon un arrêté consulté par l’Agence de presse africaine (APA). Les pénalités infligées aux entreprises concernées vont de 1,05 million à 26,25 millions de FCFA, en fonction notamment des montants supplémentaires perçus à la suite des hausses tarifaires jugées irrégulières. Les sanctions concernent les compagnies ayant appliqué des augmentations à partir du 22 août 2026, sans autorisation préalable et en violation de la réglementation en vigueur. L’arrêté somme également les transporteurs concernés de revenir immédiatement aux tarifs appliqués avant le 21 août 2026. « Tout refus d’obtempérer » peut entraîner une suspension de l’activité de transport de voyageurs sur l’ensemble du territoire national. Les sociétés sanctionnées disposent d’un délai de 72 heures à compter du 31 août 2026 pour s’acquitter de leurs pénalités auprès du Trésor public. Tout retard de paiement entraînera une majoration de 10 % par jour de dépassement. Au-delà d’un mois sans règlement, la société défaillante pourra être suspendue de toute activité de transport de voyageurs sur l’ensemble du territoire national. OS/KM(AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du vendredi 28 août 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 28 août 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES  Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités de participation de l’Etat au capital social de la Société MINES DE KOBADA-S.A. Suite à l’attribution à la Société TOUBANI RESOURCES MALI-SARL, d’un permis d’exploitation d’or et des substances minérales du groupe 2, la Société MINES DE KOBADA-S.A. a été créée pour l’exploitation du gisement aurifère de Kobada, dans le Cercle de Kangaba, Région de Koulikoro. Pour une meilleure intégration du secteur minier à l’économie nationale, le Gouvernement a entrepris des réformes importantes qui ont abouti à l’adoption d’un Code minier et d’une loi relative au Contenu local en 2023. Dans le cadre de la mise en œuvre de ces réformes, les négociations menées avec les Sociétés TOUBANI RESOURCES MALI-SARL et MINES DE KOBADA-S.A. ont abouti à la signature d’un Protocole d’accord fixant les conditions de poursuite du projet minier de Kobada dans le respect des exigences du nouveau cadre légal. Conformément audit Protocole d’accord et aux dispositions du Code minier de 2023, la participation de l’Etat et des investisseurs nationaux au capital social de la Société MINES DE KOBADA-S.A. est fixée à 35% et composée : – d’une participation gratuite et non diluable de 10% ; – d’une participation supplémentaire en numéraire de 20% ; – d’une participation de 5% réservée aux investisseurs nationaux. Le projet de décret, adopté, fixe les modalités de cette participation et confie sa gestion à la Société du Patrimoine minier du Mali. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation ; b. un projet de décret déclarant Pupilles de l’Etat. La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les Pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali afin d’assurer la protection des enfants pouvant prétendre à l’une de ces qualités. En application des dispositions de cette loi, les projets de décret, adoptés, accordent le statut de Pupilles de la Nation à 247 enfants mineurs dont les pères ont été victimes d’attaques terroristes, d’embuscades ou d’explosions d’engins improvisés et celui de Pupilles de l’Etat à 13 enfants mineurs abandonnés sans substitut parental valable. Ces enfants bénéficieront selon leur statut : – de la prise en charge des frais d’actes médicaux et de soins ; – de la prise en charge des frais scolaires et d’apprentissage ; – de l’octroi d’une bourse entière de l’enseignement supérieur ; – de l’adoption ou du placement, le cas échéant, en institution spécialisée. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°2022-0401/PT-RM du 11 juillet 2022 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Palais des Pionniers. Le Palais des Pionniers est créé par la Loi n°2022-022 du 28 juin 2022 avec pour mission de promouvoir la formation, la recherche et les études dans le domaine de l’éducation pionnière. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°2022-0401/PT-RM du 11 juillet 2022. Dans son application, ce décret a révélé des insuffisances liées, entre autres, à la composition du Conseil d’Administration et au manque de précision de certaines attributions de la Direction générale. Le projet de décret, adopté, corrige ces insuffisances afin de renforcer la gouvernance et d’améliorer l’efficacité administrative du Palais des Pionniers. Sur le rapport du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Centre de Formation professionnelle AOUA KEITA. Le Centre de Formation professionnelle AOUA KEITA a été créé par l’Ordonnance n°99-037/P-RM du 23 septembre 1999, modifiée, avec pour mission principale de contribuer à la promotion sociale et économique de la femme et à la lutte contre la déperdition scolaire féminine. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°99-342/P-RM du 02 novembre 1999, modifié. Après plusieurs années d’application, ces textes ont révélé des insuffisances liées, entre autres, à l’inadéquation du cadre institutionnel au regard de l’évolution des missions et des activités du Centre. Pour pallier ces insuffisances, les missions de vérification et l’étude réalisée sur le cadre législatif et règlementaire du Centre ont recommandé sa restructuration afin de renforcer la gouvernance et l’efficacité de sa gestion. Les projets de texte, adoptés, créent, sous forme d’Etablissement public à Caractère scientifique et technologique, le Centre de Formation professionnelle AOUA KEITA avec pour mission d’assurer la formation professionnelle et le perfectionnement au profit des filles et des femmes non scolarisées ou déscolarisées. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre d’Etat, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale a informé le Conseil des Ministres de l’organisation de la 5ème Edition de la Semaine nationale de la Réconciliation, prévue du 15 au 21 septembre 2026. Cette 5ème Edition, placée sous le thème : « Education, culture et réconciliation : bâtir une citoyenneté résiliente pour une paix au sein de l’AES et de la sous-région », vise à valoriser l’éducation, la culture et la réconciliation comme des piliers indispensables à la construction d’une paix durable, à la préservation des valeurs positives de nos sociétés et au rétablissement de la confiance entre les communautés. L’Edition 2026 sera marquée par des conférences-débats sur la Paix et la Réconciliation nationale, des activités artistiques, culturelles, éducatives et sportives,

Mali : des orages isolés annoncés dans plusieurs régions

Bamako, 29 août (AMAP) Des orages isolés accompagnés de pluies sont prévus dans l’ensemble du Mali, à l’exception des régions du Nord, au cours des prochaines 24 heures, selon le bulletin météorologique de l’Agence nationale de la météorologie (Mali-Météo). La visibilité devrait rester assez bonne sur l’ensemble du pays, avec toutefois des réductions possibles dans la région de Taoudéni en raison de la poussière en suspension. Les températures devraient rester globalement stables par rapport aux valeurs enregistrées vendredi, tandis qu’une légère hausse est attendue dans les régions du Nord. À Bamako, les températures sont annoncées à 33°C au maximum et 23°C au minimum, avec des vents du sud-ouest atteignant 10 km/h. Mali-Météo recommande, par ailleurs, une vigilance dans plusieurs localités, notamment Bougouni, Koutiala, Dioïla, Nioro, Nara, Kita, San, Douentza et Bandiagara. « Vigilance sur le pays dans les prochaines 24 heures », indique l’Agence nationale de la météorologie dans son bulletin. OS/KM(AMAP)

Burkina Faso : ouverture du Forum confédéral de la jeunesse de l’AES, à Ouagadougou

Bamako, 29 août (AMAP) Le Forum confédéral de la Jeunesse et du Volontariat de l’Alliance des États du Sahel (AES) a officiellement ouvert ses travaux vendredi à Ouagadougou, avec la participation de jeunes du Burkina Faso, du Mali, du Niger et de pays invités, selon les organisateurs. Placée sous le thème « Consolidation de la Confédération des États du Sahel : rôle, responsabilité et engagement de la jeunesse », cette première édition vise à renforcer l’implication des jeunes dans la consolidation de l’espace confédéral. Le Niger participe aux travaux à travers une délégation conduite par le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Sidi Mohamed Almahmoud, co-parrain de l’événement. Dans leurs interventions, les ministres chargés de la Jeunesse du Mali et du Niger ont appelé les jeunes à renforcer leur engagement en faveur de la paix, de la cohésion sociale, du volontariat et de l’excellence, tout en œuvrant à une Confédération « unie et davantage intégrée ». La cérémonie d’ouverture a été suivie de la coupure du ruban symbolique et de la visite des stands d’exposition. OS/KM(AMAP)

Tenenkou : une nouvelle mosquée inaugurée à Dia

Tenenkou, 29 août (AMAP) La ville de Dia, dans la commune rurale de Diaka, à 13 km au sud-ouest de Tenenkou, s’est dotée d’une nouvelle mosquée, inaugurée vendredi après-midi au cours d’une cérémonie en présence des autorités locales, de responsables religieux et de centaines de fidèles venus de plusieurs localités du cercle, a appris l’AMAP de source locale. La cérémonie s’est déroulée en présence notamment du représentant du maire de la commune rurale de Diaka, Hassana O. Diall, du chef de village, Almamy Koureïchi, ainsi que de plusieurs leaders religieux. La nouvelle mosquée a été construite grâce au financement de Moustapha Cissé, ressortissant de Dia résidant à Bamako. Selon le représentant du donateur, cet édifice permettra aux fidèles de pratiquer leur religion dans de meilleures conditions et de renforcer la transmission des valeurs religieuses aux jeunes générations. Pour le représentant du maire, Hassana O. Diall, la réalisation de cette infrastructure constitue un cadre permettant aux musulmans de se ressourcer spirituellement et de pratiquer leur foi dans des conditions optimales. La cérémonie a également été marquée par des prières et bénédictions en faveur du retour de la paix et de la concorde, du renforcement de la cohésion sociale et du vivre-ensemble au Mali. Les fidèles ont aussi prié pour un hivernage favorable et une crue maîtrisée, deux préoccupations majeures des populations du cercle de Tenenkou. Selon les informations recueillies, la construction de la mosquée aurait coûté plusieurs centaines de millions de francs CFA. Ancienne cité islamisée, Dia figure parmi les plus anciennes villes habitées de la région. Des fouilles archéologiques menées en 1998 ont établi son occupation dès le IIIᵉ siècle avant Jésus-Christ. AS/CMT (AMAP)

Filière bétail : Mamoudou Abdoulaye Diallo reconduit à la tête de l’IFBV-Mali

Bamako, 28 août (AMAP) Mamoudou Abdoulaye Diallo a été réélu président de l’Interprofession de la Filière Viande-Bétail du Mali (IFBV-Mali) pour un nouveau mandat de cinq ans, à l’issue de la 2ème session ordinaire de l’Assemblée générale de l’organisation, tenue les 27 et 28 août au Mémorial Modibo Keïta, a constaté l’AMAP. C’était en présence du Général de Corps d’Armée Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale. Réélu avec la confiance renouvelée des représentants des 20 régions, le président de l’IFBV-Mali entend consacrer ce nouveau mandat à la consolidation des acquis et au développement de la filière à l’échelle nationale et internationale. «Les grandes lignes aujourd’hui, c’est de tracer des lignes de développement, de couvrir tout le Mali», a déclaré Mamoudou Abdoulaye Diallo, qui a également insisté sur la nécessité de renforcer l’autofinancement de l’organisation. À cet effet, l’IFBV-Mali souhaite notamment œuvrer à la mise en place de mécanismes de prélèvement sur l’exportation et les marchés à bétail, afin de mobiliser des ressources propres. Ces ressources pourraient contribuer au financement de marchés à bétail, de parcs de vaccination et de pharmacies vétérinaires rurales. Le nouveau mandat prévoit également de renforcer la collaboration avec l’État et les partenaires techniques et financiers. Le président de l’IFBV-Mali a cité, parmi les initiatives gouvernementales importantes, la stratégie nationale de sécurisation du bétail et les états généraux du secteur de l’élevage. Le nouveau conseil d’administration compte 60 membres représentant les producteurs, les marchands et les transformateurs, avec une représentation féminine. L’IFBV-Mali regroupe les différents maillons de la chaîne de valeur et œuvre notamment à la défense de leurs intérêts, à la promotion de la filière et au renforcement de la sécurité alimentaire et sanitaire. Ce renouvellement intervient cinq ans après la mise en place de l’organisation, à l’issue de son Assemblée générale constitutive des 27 et 28 août 2021. OS/CMT (AMAP)

Mali : l’État détiendra 35% du capital de Mines de Kobada-S.A., 260 enfants bénéficient du statut de pupille

Bamako, 28 août (AMAP)– Le Conseil des ministres, réuni vendredi à Koulouba sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, a adopté un décret fixant les modalités de participation de l’État au capital social de la société Mines de Kobada-S.A., exploitante du gisement aurifère de Kobada, dans le Cercle de Kangaba, région de Koulikoro, a appris l’AMAP. La participation de l’État est fixée à 35% du capital. Elle comprend une participation gratuite et non diluable de 10%, une participation supplémentaire en numéraire de 20% et une part de 5% réservée aux investisseurs nationaux. Cette décision fait suite à un protocole d’accord conclu avec la société Toubani Resources Mali-SARL, conformément aux dispositions du nouveau Code minier et de la loi sur le Contenu local adoptés en 2023. La gestion de la participation de l’État sera assurée par la Société du Patrimoine minier du Mali. Par ailleurs, le Conseil des ministres a adopté deux décrets accordant le statut de Pupilles de la Nation à 247 enfants mineurs dont les pères ont été tués lors d’attaques terroristes, d’embuscades ou d’explosions d’engins explosifs improvisés. Le statut de Pupilles de l’État a également été accordé à 13 enfants mineurs abandonnés sans substitut parental. En application de la loi n°2016-058 du 27 décembre 2016, ces 260 enfants bénéficieront notamment de la prise en charge de leurs frais médicaux et scolaires, de bourses d’enseignement supérieur et, le cas échéant, de mesures d’adoption ou de placement dans des institutions spécialisées. OS/CMT (AMAP)