Crèche dès les premiers mois : entre nécessité, apprentissage et inquiétudes maternelles

Bamako, 17 février (AMAP) À Bamako, comme dans plusieurs autres villes du Mali, de plus en plus de bébés âgés de trois mois à trois ans sont envoyés dans les crèches par leurs parents. Une réalité qui suscite débats, interrogations et parfois jugements. Pourtant, derrière cette décision souvent difficile, se cachent des mères confrontées aux contraintes du quotidien, entre obligations professionnelles, absence de soutien familial. Ainsi, à six heures du matin au quartier Golf, Mme Aïssata Touré est déjà sur pied. Dans ses bras, son bébé de six mois pleure doucement. La jeune maman enchaîne les gestes avec précision. Changer la couche, nettoyer le visage encore endormi, préparer le biberon, glisser quelques vêtements de rechange dans le sac, tout en supervisant le petit déjeuner de la famille. Dans moins d’une heure, elle devra déposer son enfant d’un an à la crèche avant de rejoindre son lieu de travail, situé à une trentaine de minutes de son domicile « Je n’ai pas le choix. Je vis seule avec mon enfant et mon mari. Ma mère est au village et je ne peux pas arrêter de travailler. La crèche est devenue ma seule solution », confie-t-elle. Dans le même esprit, Mariam Koné, maman de 3 enfants dont le plus petit à deux ans, vendeuse dans une pharmacie, résume le dilemme auquel font face de nombreuses femmes. « Quand tu n’as personne pour garder tes enfants, tu fais avec les moyens de bord. Soit tu travailles et tu confies ton bébé à une crèche, soit tu restes à la maison. » Par ailleurs, dès les premiers mois, le bébé découvre à la crèche un environnement stimulant. Il est exposé à des sons, des voix différentes, des couleurs et des jeux de puériculture conçus pour éveiller ses sens. Progressivement, il apprend à reconnaître d’autres visages que celui de sa mère. « Mon enfant est plus éveillée car elle a commencé la crèche à trois mois », raconte Mme Traoré Hadja Fatoumata Sanankoua, mère d’Amina, âgée de 22 mois. « À la crèche, elle écoute des chansons, observe les autres enfants. Quand je la récupère le soir, je sens qu’elle est plus attentive, elle chantonne même en anglais et en français. » Au-delà de l’éveil, la socialisation constitue également un atout. Le bébé s’habitue à la présence d’autres enfants, apprend à partager l’espace et à interagir, ce qui peut faciliter son adaptation future à l’école. Dans les crèches bien organisées, les nourrissons bénéficient de routines structurées : heures de repas, moments de repos, temps de jeux. Les éducatrices veillent à leur sécurité, stimulent leur motricité et respectent, autant que possible, le rythme de chaque enfant. « Ils apprennent même sans parler », explique une éducatrice. « Ils observent, ils écoutent, ils ressentent. Le cerveau se construit à ce moment-là. » Cependant, cette réalité n’est pas sans risques ni inconvénients. Le premier, et sans doute le plus redouté par les parents, reste la santé. Les bébés et les petits enfants ont un système immunitaire encore fragile. En collectivité, ils sont davantage exposés aux maladies contagieuses telles que les rhumes, les infections respiratoires ou les diarrhées. « Mon bébé tombe souvent malade avec souvent des traces de griffures », confie Aïssata, inquiète. « Une semaine à la crèche, une deux jours à la maison. Parfois, je me demande si je me demande si j’ai fait le bon choix. À cela s’ajoute la question du sommeil. En crèche, le nourrisson est régulièrement réveillé par le bruit, les pleurs ou les activités, ce qui peut perturber son repos, pourtant essentiel à son développement. Face à ces contraintes, les routines matinales deviennent des épreuves quotidiennes. « Le matin, quand je le dépose, il pleure et mon cœur se serre », raconte Mariam Touré maman d’un garçon de 15 mois. « Mais je me dis que je le fais pour son avenir. Je préfère cela à le laisser dans la grande famille sans attention, car tous les enfants sont laissés à eux même sans aucune éducation. » Cette situation est également vécue avec une certaine tristesse par de nombreuses grand-mères, autrefois piliers de la garde des enfants au sein de la famille élargie. Aujourd’hui, l’éloignement géographique et les nouvelles formes de vie urbaine les tiennent souvent à l’écart de ce rôle traditionnel. « Je suis une grand-mère de sept petits enfants et j’aimerais beaucoup garder mes petits-enfants », confie Mme S., la soixantaine. « Mais les jeunes vivent loin de la famille. Je ne les vois que les week-ends. Si nous habitions à côté, je les aurais gardés avec plaisir. Je passe la journée seule à la maison, je n’ai personne à qui parler. » Promotrice du jardin d’enfants Demba Gnuma de Kalanban Coura ACI, Mme Awa Dagnogo. fait partie de cette nouvelle génération de professionnelles de la petite enfance qui accueillent, avec précaution, des bébés âgés de zéro à trois mois. « De plus en plus de parents n’ont pas de relais familial. Les crèches deviennent une nécessité, même pour les tout-petits », explique-t-elle. Consciente de la vulnérabilité des nouveaux nés, elle insiste sur le respect strict des règles : espaces séparés, hygiène rigoureuse, personnel formé, respect du rythme du bébé. Selon elle, l’accueil précoce peut présenter des bénéfices, à condition qu’il soit bien encadré. « Même très jeunes, les bébés s’habituent à une routine structurée. Cela ne remplace pas l’affection familiale, mais cela peut la compléter lorsque les parents sont contraints de travailler. » La clé reste, selon elle, la confiance et la transparence avec les parents. « Accueillir un nouveau-né, c’est une responsabilité immense. C’est presque comme prolonger la maison à l’extérieur. » AC/KM (AMAP)
Mopti : Organisation de la 2ème Édition de la « Nuit du Citoyen»

Mopti, 17 février (AMAP) La 2ème édition de la « Nuit du Citoyen » s’est déroulée le vendredi 13 février 2026 à Mopti, sous la présidence du Gouverneur de Région, le Général de Brigade Daouda Dembélé, a constaté l’AMAP. L’initiative est du ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’instruction civique et de la promotion de la citoyenneté, en collaboration avec le Gouvernorat de la Région de Mopti. L’objectif de cette activité est de valoriser et promouvoir la citoyenneté sous toutes ses formes chez les jeunes, en mettant en exergue des individus qui se sont distingués par leur engagement civique, entrepreneurial et leur contribution significative à l’amélioration du cadre de vie de leur communauté. Pour cette deuxième édition, douze (12) jeunes, femmes et hommes, ont été récompensés, avec trois lauréats dans chacune des quatre catégories. Le trophée d’excellence en engagement citoyen a été attribué à M. Mahamadou Meithe, influenceur, vidéaste, humanitaire ; Dr Hassane Haïdara, médecin, jeune leader JCI et Hamane N’diaye, jeune leader (association des jeunes volontaires pour la solidarité). Les récipiendaires du trophée de la femme citoyenne engagée sont Mariam Zorom, jeune femme leader (vice-présidente de l’association pour le développement communautaire et la citoyenneté active) ; Moussokoro Cissé, Fanfare Municipale de Mopti et Fatoumata Cissé, relais communautaire au CSCOM de Taïkiri. Ils sont aussi trois personnes à recevoir le trophée de l’entrepreneur citoyen. Il s’agit de : Ousmane Mahamane Maïga, entrepreneur dans l’embouche bovine (président CRJ – MOPTI) ; Lassine Diarra, promoteur de l’agence de communication et d’événementiel « Diarra Communication Event » et Hawa Koïta, transformatrice en agroalimentaire. Les lauréats du trophée de la redevabilité financière citoyenne sont Mahamoudou Kouma,1 promoteur de « Media Africa Mali » ; Ouléymatou Diallo, citoyenne ; Fatoumata Kemeta, citoyenne. Le chef de l’exécutif régional, le Général de Brigade Daouda Dembélé a félicité les jeunes récipiendaires pour le mérite et les a exhortés à redoubler d’efforts pour rester des modèles pour les autres jeunes dans le noble combat de lutte contre le chômage en milieu jeune. La remise des distinctions a mis fin à la cérémonie qui s’est déroulée dans la cour du gouvernorat en présence de plusieurs personnalités de la région. DC/KM (AMAP)
Gestion des espaces transfrontaliers : Un projet ambitieux pour une paix durable

Kayes, 17 février (AMAP) Le Mali et la Mauritanie et le Sénégal ambitionnent de forger le socle d’une paix durable et d’une prospérité partagée grâce à l’appui du Système des Nations-Unies. C’est pourquoi, ces trois pays ont, en partenariat avec le Fond des Nations-Unies pour l’Enfance (UNICEF) et l’Organisation internationale pour les Migrations), procédé, le 19 Janvier 2026 à Nouakchott, capitale de la Mauritanie, au lancement d’un projet transfrontalier dénommé « Investissement transfrontalier autour de la gestion de l’eau, de la sécurité climatique et de la consolidation de la paix dans les espaces frontaliers de la Mauritanie, du Mali et du Sénégal ». De ce fait, la cité des rails a abrité lundi la cérémonie d’ouverture de l’atelier de lancement dudit projet sous la présidence du Gouverneur de région, le Général de Brigade Moussa Soumaré, en présence du président du Conseil Régional de Kayes, Bandiougou Diawara. Ce projet est financé par le Fonds pour la Consolidation de la Paix (PBF) à environ 4 milliards de FCFA pour les trois pays, dont 1,382 milliards de FCFA pour le Mali. Il cible les zones frontalières exposées à des vulnérabilités multidimensionnelles liées au changement climatique et à la raréfaction des ressources en eau dans les régions de Guidimakha, Gorgol, Assaba et Hodh El-Gharbi (Mauritanie), Kayes et Nioro (Mali), Tambacounda, Matam et Kédougou (Sénégal). Il bénéficiera directement à plus de 151 000 personnes, y compris des femmes, des enfants, des jeunes et des populations transhumantes et indirectement à plus de 535 000 personnes vivant tout au long de ces trois pays. Les acteurs de ce projet prévoient des actions comme la construction et la réhabilitation d’infrastructures hydrauliques résilientes, le renforcement des mécanismes communautaires de prévention et de gestion des conflits liés à l’accès à l’eau, ainsi que la mise en place et le renforcement de systèmes d’alerte précoce afin d’anticiper les chocs climatiques. Cette initiative vise à faire de la gestion de l’eau un levier stratégique de coopération, de paix et de résilience climatique dans les zones frontalières des trois pays. « Ces régions sont confrontées à des défis structurels comme le changement climatique, la raréfaction des ressources hydriques et les tensions liées à l’orpaillage artisanal qui peuvent compromettre la stabilité et la cohésion sociale », a déclaré le Général de Brigade Moussa Soumaré. Qui a attiré l’attention des participants sur le fait que les femmes, les jeunes et les populations mobiles (éleveurs transhumants, déplacés internes) soient particulièrement vulnérables, souvent exclus des mêmes cadres décisionnels alors qu’ils sont directement concernés par la gestion des ressources et par la paix sociale. « Il s’agit, avant tout, d’un engagement pour la dignité humaine, de sécuriser l’accès à l’eau potable, d’améliorer la santé, de promouvoir une résilience durable et inclusive et de renforcer la cohésion sociale entre nos nations », a-t-il souligné Pour sa part, le représentant du Secrétariat Fonds des nations-Unies pour la consolidation de la paix, Kissima Sylla, a affirmé que ce projet contribuera à l’atteinte des objectifs de la Stratégie Nationale pour l’Emergence et le développement Durable) (SNEDD 2024-2033) et des Objectifs de Développement Durable (ODD). « Nous sommes réunis aujourd’hui à Kayes afin d’assurer l’appropriation locale. Cette étape traduit notre volonté commune de transformer les orientations stratégiques en priorités opérationnelles adaptées aux réalités du terrain, en appui aux autorités administratives, techniques et économiques de la région », a expliqué le Chef par intérim du Bureau de zone de l’UNICEF à Kayes, Isack Dolo. Le représentant de l’OIM, Tiécoro Samson Koné, s’est, pour ce qui le concerne, réjoui de ces échanges qui permettront, selon lui, de relever de nouveaux défis qui fragilisent davantage des communautés déjà marquées par la pauvreté, le chômage des jeunes et la migration irrégulière. BMS/KM (AMAP)
Investir dans l’eau pour la paix : Un projet transfrontalier pour renforcer la résilience et la cohésion sociale entre le Mali, la Mauritanie et le Sénégal

Kayes, le 16 février 2026 – Les gouvernements de la Mauritanie, du Mali et du Sénégal, en partenariat avec le système des Nations Unies, ont lancé à Nouakchott le 19 janvier 2026, un projet transfrontalier ambitieux intitulé « Investissement transfrontalier autour de la gestion de l’eau, de la sécurité climatique et de la consolidation de la paix dans les espaces frontaliers de la Mauritanie, du Mali et du Sénégal ». Cette initiative vise à faire de la gestion durable de l’eau un levier stratégique de coopération, de paix et de résilience climatique dans les zones frontalières des trois pays. À Kayes, une étape clé du processus d’appropriation locale du projet a été franchie aujourd’hui. Faisant suite au lancement officiel tenu à Nouakchott le 19 janvier 2026, les autorités administratives, techniques et coutumières de la région de Kayes, aux côtés de l’UNICEF, de l’OIM et du Fonds pour la consolidation de la paix, se sont réunies pour engager une dynamique locale autour du « Projet d’investissement transfrontalier autour de la gestion de l’eau, de la sécurité climatique et de la consolidation de la paix ». Cette rencontre marque un moment important d’ancrage territorial, visant à adapter les orientations globales du projet aux réalités spécifiques des zones frontalières du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal. Elle offre également une plateforme essentielle pour recueillir les perspectives des acteurs locaux, renforcer la coopération transfrontalière et consolider les initiatives de résilience climatique et de cohésion sociale déjà engagées dans la région. Financée par le Fonds pour la Consolidation de la Paix (PBF) à hauteur de 7 millions de dollars américains, pour les trois pays, soit environ 4 milliards de FCFA – dont 2,5 millions USD pour le Mali. Cette initiative sera mise en œuvre sur une période de 24 mois, sous le leadership du Gouvernement du Mali, conjointement par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans les trois pays. Le projet cible les zones frontalières exposées à des vulnérabilités multidimensionnelles liées au changement climatique et à la raréfaction des ressources en eau, dans les régions suivantes : Guidimakha, Gorgol, Assaba et Hodh El Gharbi (Mauritanie), Kayes et Nioro (Mali), ainsi que Tambacounda, Matam et Kédougou (Sénégal). Le projet bénéficiera directement à plus de 151 000 personnes, entres autres des femmes, des enfants, des jeunes et des populations transhumantes et indirectement à plus de 535 000 personnes vivant dans les zones frontalières des trois pays. Les interventions prévues, au cours de la mise en œuvre du projet, incluent la construction et la réhabilitation d’infrastructures hydrauliques résilientes, le renforcement des mécanismes communautaires de prévention et de gestion des conflits liés à l’accès à l’eau, ainsi que la mise en place et le renforcement de systèmes d’alerte précoce afin d’anticiper les chocs climatiques. « Le projet que nous lançons aujourd’hui revêt une importance stratégique majeure pour le Mali. En effet, la gestion durable et concertée des ressources en eau dans un contexte de changement climatique n’est plus une option, c’est une nécessité impérieuse, » a déclaré le Représentant du Gouvernement du Mali, Moussa Bilane, lors de la cérémonie de lancement interpays à Nouakchott. Dans un contexte marqué par la pression démographique et l’intensification des aléas climatiques, les zones frontalières du Sahel sont confrontées à des risques accrus de conflits entre communautés sédentaires et mobiles. En mobilisant l’eau comme point d’entrée stratégique, le projet vise à renforcer la coexistence pacifique, à promouvoir des cadres de dialogue inclusifs et à favoriser une gouvernance partagée des ressources naturelles, avec une attention particulière portée à la participation des femmes, des enfants et des jeunes. Fruit d’un large processus de consultation approfondi et participatif mené dans les trois pays. Sa mise en œuvre débutera par des consultations communautaires ciblées afin d’affiner les priorités locales, en étroite synergie avec les autorités nationales et locales, les organisations communautaires et les acteurs régionaux, notamment l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), afin de garantir la durabilité des résultats et la cohérence avec les cadres régionaux existants. Source: UNICEF
Incendie au marché de Médina Coura : Les ministres en charge de la Sécurité et du commerce sur les lieux

Bamako, 16 février (AMAP) Les ministres en charge de la Sécurité, le Général de division Daoud Aly Mohamedine et du Commerce, Moussa Alassane Diallo se sont rendus ce lundi au marché de Médina Coura, pour constater les dégâts, suite à l’incendie survenu dans la nuit du dimanche au lundi, a constaté l’AMAP. L’incendie a consumé plusieurs kiosques qui contenaient des produits variés. Le pire a été évité grâce au professionnalisme des éléments de la protection civile, intervenus rapidement pour circonscrire les dégâts. « Aujourd’hui, le président de la Transition et le Premier ministre nous ont instruit de venir de voir ce qui s’est exactement passé et de rentre compte. Le constat que nous avions fait ce matin à l’issu de notre visite n’est pas un constat de joie. Nous avons vu beaucoup de boutiques, d’étals, kiosques qui sont partis en feu, ce n’est pas de gaieté de cœur qu’on a regardé et visité », a déclaré le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. Le Général de Division Daoud Mohamedine a également expliqué que « les enquêtes sont en cours depuis hier soir, pour déterminer les causes du sinistre. Mais quelles que soient les causes des incendies, on peut l’éviter, souvent on nous parle de court-circuit, on nous parle du départ du feu de quelqu’un qui a allumé un feu pour se réchauffer et souvent des ordures à feu. Quelles que soient les causes, nous devons l’éviter. Qui doit l’éviter ? C’est d’abord, les acteurs qui sont au marché. Chaque fois que nous assistons à des incendies sur nos marchés, nous devons aujourd’hui nous réveiller et nous devons aujourd’hui comprendre que si nous nous donnons la main, nous pouvons éviter ces feux », a-t-il précisé. Le ministre a saisi l’occasion pour féliciter les forces de sécurité et les acteurs du marché, avec une motion particulière à la protection civile qui est venue avec la plus grande promptitude et avec professionnalisme. Il a invité les acteurs, tous les acteurs des différents marchés, d’éviter que les incendies viennent de façon cyclique. « Ce sont de grandes pertes pour l’économie du pays, de grandes pertes pour les acteurs qui animent les marchés. Et donc, je demande à chacun à son niveau de faire en sorte qu’on puisse éviter ce genre de situation », a évoqué le Général de Division. Pour sa part, le ministre de l’Industrie et de Commerce, Moussa Allassane Diallo a souligné que « C’est à avec beaucoup de peine et d’angoisse que nous venons de visiter les lieux du drame. Cet incendie arrive à la veille du mois de Ramadan qui démarre dans deux ou trois jours, c’est une triste nouvelle. C’est un événement qui aura un impact sur le moral des acteurs et c’est pourquoi quand un marché est brûlé, c’est la disparition des produits de nécessité. Le marché de Medina Coura est connu pour sa capacité à assurer l’approvisionnement correct de Bamako en produits de nécessité. Si, ce marché brûle comme ça, c’est des pertes de chiffre d’affaires et c’est un marché qui est extrêmement important pour nous, parce que le marché crée la valeur et de la richesse », a-t-il souligné. Moussa Alassane Diallo a expliqué que « ce marché, c’est un centre économique et un centre financier, mais aussi et surtout, si ce marché brûlé, c’est des pertes d’emplois. Aujourd’hui, on a en face des opérateurs économiques qui ont perdu la totalité de leur chiffre d’affaires et qui ont perdu la totalité de leurs fonds de commerce », a fait savoir le ministre Diallo. Il a, au nom du Président de la Transition, assuré l’accompagnement et le soutien pour la gestion de cette épreuve. Avant de regretter le caractère cyclique de l’incendie dans nos marchés. ST/KM (AMAP)
UA : La 39e session ordinaire de l’Assemblée générale a pris fin dimanche à Addis Abeba

Bamako, 16 février (AMAP) La 39ème session ordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine (UA) a pris fin dimanche, au siège de l’organisation à Addis Abeba, en Éthiopie, après deux jours de délibérations de haut niveau consacrées à la paix et la sécurité, à la réforme institutionnelle et aux priorités de développement du continent, a appris l’AMAP de source proche de l’institution. La cérémonie d’ouverture a été marquée par les déclarations du président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, du Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, du Secrétaire général de la Ligue des États arabes, du président de l’État de Palestine et de la présidente du Conseil des ministres d’Italie, Giorgia Meloni. L’Assemblée a lancé le thème de l’année 2026 : « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », réaffirmant l’importance de l’accès à l’eau et à l’assainissement dans la transformation socioéconomique du continent. Sur le plan de la paix et de la sécurité, les dirigeants ont pris note du rapport du Conseil de paix et de sécurité et exprimé leur « profonde préoccupation » face à la persistance des conflits, du terrorisme, de l’extrémisme violent et des crises humanitaires dans certaines régions, entre autres. L’Assemblée a souligné la nécessité d’un financement prévisible, durable et flexible des opérations de soutien à la paix dirigées par l’UA et a adopté un mémorandum d’accord avec les Communautés économiques régionales et les mécanismes régionaux sur l’utilisation de la Force africaine en attente. En matière de réforme institutionnelle, l’Assemblée a examiné le rapport sur les réformes de l’UA et réaffirmé son engagement en faveur d’une organisation centrée sur l’être humain, efficace, responsable et financièrement durable. Elle a adopté plusieurs rapports, notamment ceux relatifs à l’Africa CDC, au Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, à l’AUDA-NEPAD (Agence de Développement de l’Union Africaine), au Comité des Dix sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, au CAHOSCC, à la Zone de libre-échange continentale africaine et au Comité de haut niveau sur la Libye. Les chefs d’État ont réitéré la Position commune africaine sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, appelant à une représentation équitable de l’Afrique dans la gouvernance mondiale. Ils ont également salué les résultats du sommet des dirigeants du G20 tenu à Johannesburg en novembre 2025 et souligné l’importance de positions africaines coordonnées sur le financement du développement durable, la restructuration de la dette, l’action climatique, la sécurité alimentaire et la transformation numérique. Réaffirmant le rôle central de l’Agenda 2063, l’Assemblée a salué les progrès du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine et de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, appelant à accélérer les efforts pour stimuler le commerce intra-africain et l’industrialisation. Enfin, les dirigeants ont examiné une étude sur la qualification de la colonisation comme crime contre l’humanité et souligné l’importance de la justice historique et réparatrice. Ils ont également réitéré la solidarité de l’UA avec le peuple palestinien et leur soutien à une solution conforme au droit international. La session s’est conclue par l’adoption des décisions et résolutions et par des remerciements au gouvernement éthiopien pour son hospitalité. OS/KM (AMAP)
Kangaba: Les enjeux du changement climatique et les pratiques agricoles résilientes au centre d’un atelier

Kangaba, 16 février (AMAP) L’atelier de formation destiné aux membres de l’association Actions Humanitaires pour la Résilience, l’Environnement et le Développement (AHRED) et aux leaders communautaires sur les enjeux du changement climatique et les pratiques agricoles résilientes a pris fin le vendredi dernier au Centre de Recherche et d’Animation Culturelle de Kangaba sous la présidence du préfet du cercle monsieur Abou Dao, a constaté l’AMAP. L’atelier a été organisé par l’association AHRED en partenariat avec Plan Mali à travers le financement de micro-projet intitulé « Sensibilisation et Formation sur les Changements Climatiques et la Gestion Durable des Ressources Naturelles dans le cercle de Kangaba ». L’objectif de l’atelier est de renforcer les capacités locales sur les pratiques agricoles durables et adaptées au climat, notamment la production et l’utilisation du compost, l’introduction de semences améliorées et les techniques Agro écologiques de conservation des sols et de gestion des ressources naturelles. La formation théorique a porté sur la sensibilisation sur les impacts du changement climatique et de l’orpaillage artisanal (dégradation des sols, pollution des ressources naturelles), la production et l’utilisation du compost comme pratique d’atténuation et de gestion durable de la fertilité des sols, l’introduction aux semences améliorées résistante au climat, la présentation des techniques Agro écologiques de conservation des sols et de restauration des écosystèmes. Les travaux pratiques ont porté sur la production et l’utilisation du compost, les techniques Agro écologiques (conservation des sols et de restauration des écosystèmes, et l’expérimentation des semences améliorées résilientes au climat. Pour le préfet, l’organisation de cet atelier est venue à point nommé car les changements climatiques sont reconnus comme une urgence mondiale. Dans le cercle de Kangaba, la pression démographique, l’orpaillage et les pratiques agricoles non durables aggravent la vulnérabilité des ménages, dont 65% dépendent de l’agriculture pluviale et de l’élevage a conclu le préfet. SD/KM (AMAP)
Deuil : Ousmane Maïga dit Pélé, ancien directeur général de l’Amap est décédé dimanche à l’âge de 73 ans

Bamako, 16 février (AMAP)L’ancien directeur général de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap) de 2014 à 2015, avant de valoir ses droits à la retraite, Ousmane Maïga dit Pélé, est décédé dimanche à Bamako dès suite d’une maladie, à l’âge de 73, a appris l’AMAP de source proche de sa famille. Le journaliste avait assumé au sein de l’Amap plusieurs fonctions de directeur de la rédaction du Quotidien national L’Essor depuis février 2013. Auparavant, il était rédacteur en chef adjoint de 1998 à 2013, chef de division de la presse quotidienne (1986–1998). Journaliste-réalisateur, il avait effectué plusieurs reportages dans divers domaines : sport, culture, société et économie entre 1982 et 1998. Pélé, comme l’appelait affectueusement les siens, a été auparavant secrétaire de rédaction et maquettiste au Quotidien national (L’Essor) avant de gérer les quatre directions techniques de l’Amap. Il s’agit du Quotidien national (L’Essor), de l’Agence de presse des correspondants, de la publicité et de la presse communautaire ou les publications en langues nationales Cet ancien professeur de philosophie au Lycée des jeunes filles de Bamako a beaucoup servi les associations de presse. Il fut trésorier général et membre du comité de pilotage de la Maison de la presse d’abord en tant que représentant de l’Union nationale des journalistes du Mali (Unajom) et de l’Amap. Il fut aussi président de l’Unajom de 1992 à 2003. Il est à rappeler que l’ancien directeur général de l’Amap est titulaire d’une Licence en journalisme, décrochée à l’Académie Stéfan Gheorghiu de Bucarest en Roumanie, après une maîtrise en philosophie à l’École normale supérieure de Bamako (Ensup).Il a également effectué un stage de perfectionnement au Centre de formation des pratiques journalistiques de Paris en France. Sans oublier les nombreux voyages d’études à travers le monde notamment en Chine et aux États-Unis. Après son départ à la retraite, il a mis ses compétences au service de la communication du Haut conseil des collectivités. Homme affable, taquin et ouvert d’esprit, il aimait échanger avec les jeunes journalistes sur tous les sujets et leur apportait son éclairage. YD/KM (AMAP)
Université de Ségou : Le Budget 2026 en hausse

Ségou, 16 février (AMAP) Les travaux de la 16ᵉ session du conseil d’administration de l’Université de Ségou se sont tenus ce lundi 16 février à Ségou. Pour l’exercice 2026, le budget arrêté et équilibré s’élève à 4 043 889 128 FCFA, contre 3 863 497 429 FCFA en 2025, soit une progression de 180 391 699 FCFA, a constaté l’AMAP. Au cours de cette session, les administrateurs ont examiné et délibéré sur des documents structurants pour la vie et l’avenir de l’Université. « La session qui s’ouvre aujourd’hui revêt une importance particulière. Elle nous donne l’occasion d’examiner et de délibérer sur des documents essentiels pour la vie et l’avenir de l’Université de Ségou », a déclaré le recteur par intérim, Dr Mory Sidibé, en présence du président du conseil d’administration, Dr Oumar Niangado, et du représentant du gouverneur de Ségou, Yamadou Keita. Il s’agit notamment du compte rendu et du procès-verbal de la 15ᵉ session ordinaire, de l’état de mise en œuvre des recommandations du Conseil, du rapport annuel d’activités 2025, du Rapport Annuel de Performance (RAP) 2025, du Projet Annuel de Performance (PAP) 2026, du Projet de Plan Stratégique de Développement (PSD) 2026-2030 ainsi que du Projet d’expression des besoins en personnel. Le recteur par intérim a rappelé que « sur une prévision budgétaire de 3 863 497 429 FCFA, l’Université de Ségou a mobilisé 2 321 132 372 FCFA, soit un taux de réalisation de 60,08 %. Cette situation s’explique notamment par l’insuffisance des crédits notifiés par l’État, les difficultés de recouvrement des ressources propres et la faible mobilisation des financements extérieurs ». Pour l’exercice 2026, le budget arrêté et équilibré s’élève à 4 043 889 128 FCFA, contre 3 863 497 429 FCFA en 2025, soit une progression de 180 391 699 FCFA. « Ce budget repose sur les subventions de l’État à hauteur de 3 371 998 000 FCFA, les ressources propres pour 260 978 828 FCFA, les fonds FCRIT pour 78 758 220 FCFA et les financements des partenaires techniques et financiers pour 332 154 080 FCFA », a-t-il précisé. Quant au président du conseil d’administration, Dr Oumar Niangado, il a affirmé que « cette session coïncide avec la fin de la mise en œuvre du plan stratégique 2020-2025 et la proposition d’un nouveau plan 2026-2030. C’est donc l’occasion d’apprécier les programmes accomplis et les perspectives de développement qui nous sont proposés », avant d’inviter les administrateurs « à une analyse rigoureuse des différents documents soumis afin d’aboutir à des conclusions pratiques ». MMD/KM (AMAP)
Bamako : Un incendie au marché de Médina Coura, avec d’importants dégâts, sans perte en vie humaine

Bamako, 16 février (AMAP) Dans la nuit du 15 au 16 février 2026, un incendie s’est déclaré au marché de Soukounicoura, situé à Médina Coura, dans le district de Bamako, a constaté l’AMAP. Si les causes de l’incendie restent inconnues pour le moment, les dégâts matériels sont déjà considérables, plusieurs boutiques et étals ayant été entièrement détruits. Les sapeurs-pompiers, alertés, sont intervenus rapidement et étaient sur place aux alentours de 00h30 pour circonscrire le feu et empêcher sa propagation aux zones voisines. Aucune victime n’a été signalée pour l’instant. Selon des témoins sur place et de certaines victimes, l’origine est dû au circuit d’électricité venant d’un poteau électrique. Il est à rappeler que cet incendie est le second après celui de septembre 2024. OS/KM (AMAP) C’est le deuxième incendie qui survient après celui de septembre 2024, passé. S.T

