Systèmes financiers décentralisés : Les cadres de la microfinance se forment à l’outil CAMELI

Bamako, 8 déc (AMAP) Les cadres de la Direction de la microfinance participent, depuis ce lundi 8 jusqu’au vendredi 12 décembre 2025, à un atelier de formation à Bamako, axé sur la maîtrise de l’outil de notation « CAMELI », afin de renforcer les capacités techniques des agents chargés de la supervision des Systèmes financiers décentralisés (SFD), a constaté l’AMAP. Cet atelier de mise à niveau, afin de permettre aux participants d’entamer la notation des caisses de base, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 1 du Projet de Promotion de l’accès au financement de l’entrepreneuriat et de l’emploi au Mali (PAFEEM), qui vise à promouvoir une inclusion financière durable et à développer les fintechs. « Plus précisément, il s’agit de renforcer la supervision et la performance du secteur de la microfinance », a précisé Mme Touré Fatoumata Coulibaly, coordinatrice du PAFEEM. Elle a ajouté qu’il est « indispensable de doter les superviseurs des SFD des compétences nécessaires pour comprendre, appliquer et intégrer les techniques de notation CAMELI dans leurs pratiques quotidiennes. » Selon El Hadji Moustapha A. Doumbia, directeur général adjoint du Trésor et de la Comptabilité publique, « CAMELI est un outil de notation de la conformité prudentielle, fondé sur six piliers de risques : la capitalisation, les acteurs, le management, l’organisation et le contrôle, l’équilibre financier, la liquidité et la gestion actif-passif, ainsi que l’information. » Cet outil, selon M. Doumbia, « permet d’évaluer les forces et faiblesses d’une institution de microfinance (IMF) en matière de conformité prudentielle. » Il fournit, ainsi, une évaluation par type de risque, une notation globale et des recommandations adaptées. Le directeur général adjoint du Trésor et de la Comptabilité publique a ajouté que « CAMELI constitue, également, un instrument moderne de supervision, « capable de détecter, classifier et cartographier les risques. » « Cette cartographie permet ensuite de mener des contrôles thématiques pour anticiper les menaces pesant sur les institutions et, plus largement, sur l’ensemble du secteur de la microfinance », a-t-il expliqué. L’atelier est organisé par le PAFEEM. en partenariat avec la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique. MMD/MD (AMAP)

Opérations antiterroristes : Plusieurs refuges détruits et des assaillants neutralisés les 5 et 6 décembre (état-major général des Armées)

Bamako, 7 déc (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené, les 5 et 6 décembre 2025, plusieurs opérations contre des groupes terroristes dont l’état-major général des Armées a dressé le bilan, dans un communiqué publié ce dimanche. Le vendredi 5 décembre 2025, suite à « une tentative d’infiltration repoussée par les FAMa au poste de sécurité du Mahou, dans le cercle de Yorosso, région de Koutiala (Sud), l’aviation a pris en chasse les assaillants jusque dans leurs replis. Plusieurs terroristes ont été neutralisés et du matériel détruit », précise le communiqué. Le samedi 6 décembre 2025, dans le cadre de la surveillance aérienne du territoire, les FAMa ont découvert et détruit plusieurs refuges terroristes. « Une première opération a été menée aux alentours de la localité de Finkolo, à l’est de Sikasso (Sud). Une deuxième frappe a visé un autre refuge à l’est de Dandérésso, non loin de la frontière avec le Burkina Faso, et une troisième au sud-est de Tièrè, toujours dans la Région de Sikasso », a ajouté l’état-major général des Armées. Dans le même cadre, les vecteurs aériens des « FAMa ont également découvert et neutralisé avec succès des terroristes camouflés sous des arbres, au sud-est de Loadi Chérif, dans le secteur de Guiré, région de Nara (Ouest). » MMD/MD (AMAP)

Bafoulabé : La campagne des 16 jours d’activisme a démarré sous le signe de la lutte contre la violence numérique

Bafoulabé, 7 déc (AMAP) La campagne des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre ont débuté, samedi, au Lycée public de Bafoulabé, sous le thème de cette année : « L’utilisation responsable des réseaux sociaux, gage de protection, de promotion et préservation des valeurs culturelles des femmes et filles au Mali », à travers un meeting et un match de football féminin, a constaté l’AMAP. Cette initiative dont le lancement a été présidé par le préfet, Siaka Souleymane Sanogo, en présence de plusieurs autorités, a pour objectif de contribuer à la mobilisation sociale et institutionnelle contre les violences faites aux femmes et aux filles, notamment à travers le numérique.. Organisé par l’ONG Groupe de recherche et d’applications techniques (GRAT) en collaboration avec le service local de la Promotion de la Femme et de l’Enfant avec le soutien technique et financier de Plan International, Le chef de village, Kaba Diallo, et le maire adjoint, Cheickna Sissoko, ont réaffirmé leur soutien à l’ONG GRAT dans la lutte contre les violences basées sur le genre et don l’initiative avec son partenaire, « vise à prévenir la cyberviolence et promouvoir un environnement numérique sûr. » Le coordinateur de GRAT, Youssouf Dembélé, a rappelé qu’à travers ce meeting, il s’agit de démontrer que les femmes et les filles « ne sont pas seulement utilisatrices de réseaux sociaux, mais porteuses de valeurs, de savoirs et d’identité qu’il nous revient de protéger et de valoriser ». « L’usage responsable des réseaux sociaux doit devenir un levier pour préserver l’image de la femme malienne », a-t-il déclaré. M. Dembélé a réitéré l’accompagnement de GRAT « aux initiatives locales pour renforcer les capacités numériques responsables et promouvoir l’épanouissement des femmes et filles » Dans son discours d’ouverture, le préfet Siaka Souleymane Sanogo a souligné « l’urgence d’agir face à une réalité préoccupante. » Il a exhorté les acteurs à intensifier « la sensibilisation et l’éducation afin de mettre un terme à ces pratiques invisibles mais, dévastatrices » pour les droits et la dignité des femmes et des filles au Mali. Le préfet a invité les maires des communes du Cercle de Bafoulabé « à inscrire désormais dans leur Programme de développement économique, social et culturel (PDESC) et à budgétiser les questions relatives à la promotion du genre en général et en particulier à la prévention ainsi qu’à la riposte contre les violences faites aux femmes et aux filles. » BM/MD (AMAP)  

Axe Bougouni-Bamako : L’armée réagit à une attaque terroriste (état-major)

Bamako, 6 déc (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), escortant un convoi de camions citernes sur l’axe Bougouni-Bamako, ont vigoureusement réagi à une attaque terroriste, ce samedi 6 décembre 2025, a annoncé le même jour, l’état-major général des Armées. Dans un communiqué parvenu à l’AMAP, l’état-major général des Armées précise que « les unités engagées ont réagi avec vigueur et promptitude. La situation est désormais sous contrôle. Les citernes endommagées ont été prises en charge par les forces, tandis que le reste du convoi a été escorté jusqu’à destination sans autre incident.» L’état-major invite les citoyens « à signaler toute activité suspecte ou tout comportement inhabituel. » Il assure, également, que « ces escortes demeurent une priorité opérationnelle afin de garantir la libre circulation sur les axes logistiques. » MMD/MD (AMAP)

De nouveaux locaux pour le commissariat de police de Koulikoro-Gare

Bamako, le 5 déc (AMAP) Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, a inauguré, ce vendredi 5 décembre, le Commissariat de police de Koulikoro-Gare, en présence des autorités administratives, sécuritaires et coutumières de la ville, a constaté l’AMAP sur place. Ce nouveau local, dont la construction a été réalisée sur budget national, répond à toutes les commodités requises pour un Commissariat de sécurité publique car l’ancien qui a été démoli, était vétuste et inadapté aux besoins actuels. « Inaugurer une infrastructure, selon le général de division Daoud Aly Mohammedine, est toujours un temps d’accomplissement où transparaît la joie d’avoir, non seulement, répondu à un besoin réel des populations mais, aussi, d’avoir trouvé une solution adaptée à un problème qui constituait une source de forte préoccupation. » Selon lui, à l’heure où « notre pays est résolument engagé dans le combat pour la réaffirmation de sa souveraineté pleine et entière, il ne fait aucun doute que les questions de sécurité sont élevées au rang de priorité absolue. » « Chaque commissariat de police, chaque poste de police et, au-delà, toute infrastructure dédiée aux Forces de défense et de sécurité, quelle que soit son échelle, doit être un cadre idéal pour la réflexion, la préparation et l’exécution correcte des plans d’opérations, tout comme leur évaluation », a déclaré le ministre de la Sécurité. Le général de division Daoud Aly Mohammedine a, également, rappelé qu’ « il n’y a point de police que parce qu’il y a une population qu’elle écoute, protège et défend. » « Chaque policier doit savoir que la population constitue son binôme naturel. L’écoute réciproque et le professionnalisme doivent constituer la toile de fond de ses interactions quotidiennes avec cette population », s’est-il adressé aux policiers. Ajoutant que « la population est notre raison d’être ». Selon le Directeur général de la Police, le Contrôleur général de police Youssouf Koné, ce bâtiment constitue un maillon supplémentaire dans le maillage sécuritaire de la région de Koulikoro. OD/MD (AMAP)

2e Conférence mondiale sur l’exploitation des données pour améliorer la mesure de la corruption : Le Mali expose ses réalisations

Bamako, 5 dec (AMAP) Le Secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Dr Boubacar S Diarrah, a lu, mercredi, la Déclaration du Mali à la 2e Conférence mondiale sur l’exploitation des données pour améliorer la mesure de la corruption, du 2 au 4 décembre à New York, devant laquelle il a réitéré une forte et déterminée volonté politique de son pays à lutter contre la corruption. Cette conférence mondiale, qui visait à partager les expériences et surtout à mettre en exergue le rôle des données dans la lutte contre la corruption, a débattu de nombreux thèmes comme l’utilisation des Nouvelles technologies d’information et de communication (NTIC) dans la lutte contre la corruption, l’Intelligence artificielle (IA) les satellites, les données statistiques et, aussi, l’analyse des facteurs et indicateurs sociaux dans cette lutte. Boubacar S Diarra a soutenu que la thématique principale de la conférence qui s’intitule « l’exploitation des données pour améliorer la mesure de corruption », est d’une importance capitale pour le Mali qui a engagé une mobilisation générale contre la corruption, à travers des reformes structurantes et holistiques qui commencent à produire indubitablement des résultats forts encourageants. Il a rappelé que le Mali est Etat-partie à la Convention des Nations Unies contre la corruption, qui vise à améliorer la mesure et la lutte contre la corruption. Ce, grâce à des politiques, des mesures directes et indirectes, et une coopération internationale renforcée. « Aussi, il existe une forte et déterminée volonté politique à lutter contre la corruption », a-t-il précisé. « Toute chose qui est en train d’aboutir au déclin de l’impunité et les recouvrements records jamais égalés ainsi que la création de structures particulièrement consacrées à la lutte contre la corruption en attestent aisément et d’une manière probante. » Le Secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a signalé, que pour donner corps à la Convention des Nations Unies contre la corruption, le pays a adopté de nombreux textes de lois contre la corruption et créé de nombreux services à la fois de contrôle, d’audit ponctuées par une organisation judiciaire au tour d’une juridiction spécialisée dédiée. À savoir : le Pôle national économique et financier officiant sur de nouvelles règles processuelles innovantes « comme l’imprescriptibilité des infractions et des peines de corruption et autres infractions économiques et financières, la suppression des immunités au profit des élus, l’institution d’une chambre criminelle en son sein et l’avènement de nouvelles infractions élargissant sa compétence matérielle telles que la corruption du produit de la corruption, le recel de blanchiment, l’acceptation de cadeaux indus, entre autres. » Selon M. Diarra, l’exploitation des données pour améliorer la mesure de corruption est un moyen d’utilisation des données et méthodes de mesure pour évaluer le taux de corruption. « Depuis quelques années, le Mali dresse des données statistiques sur les infractions et le traitement réservé aux dossiers de corruption », a-t-il fait savoir. Et d’indiquer que le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, à travers la Cellule de planification statistique (CPS), produit régulièrement un annuaire des statistiques sur la corruption et la délinquance économique et financière. «Cette situation permet de mesurer la corruption et d’être un outil d’aide à la décision », a-t-il relevé. PROBLEMATIQUE DE LA CORRUPTION – « En vue d’opérer un traitement holistique de la problématique de la corruption qui est sujet transversal, a-t-il souligné, le Mali a adopté la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) par Décret n°2023- 0546/PT-RM du 21 septembre 2023 et son Plan d’actions (2023-2027). » « Ce document constitue une référence pour toutes les mesures et les actions à entreprendre dans le cadre de la lutte contre la corruption dans notre pays. Et, il prévoit des mesures pour évaluer des éléments susceptibles de favoriser ou de prévenir la corruption. », a dit le haut fonctionnaire du département de la Justice Il a énuméré « l’utilisation de données objectives et fondées sur des preuves plutôt que de se fier uniquement aux perceptions générales qui peuvent donner lieu à interprétation, l’approche méthodologique standardisée pour collecter des informations sur les coûts et les effets de la corruption. » Également, le développement de manuels et de guides pratiques pour aider les services de contrôle et d’investigations à mener des enquêtes et des évaluations précises de la corruption au niveau national. Tout comme l’identification des risques de corruption et les mesures préventives, en plus des mesures a posteriori. Le chef de la délégation malienne a salué que cette Conférence dont il a dit quel est pour sa délégation, « une opportunité d’échanges et de partages d’expériences avec les autres nations sur les bonnes pratiques et les solutions porteuses contre la corruption avec comme baromètre référentiel la Convention des Nations Unies contre la Corruption. » Elle permet, selon lui, d’appréhender les pratiques et les moyens usités ailleurs et de capitaliser les expertises avisées pour une mise en œuvre efficiente de la Convention des Nations Unies contre la Corruption. Pour ce faire, a-t-il proposé, le Mali « est disposé à partager son expérience sur à la fois le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, une première en Afrique de l’Ouest qui constitue un obstacle au cybercrime. Cela pour qui connait le lien étroit entre cyberespace et corruption, qui apparait comme un véhicule et un moyen pour la corruption. » Il a fait savoir que « nous disposons aussi, entre autres, d’une ligne verte gratuite «Binkani Kunafoni» destinée à recevoir les dénonciations, notamment de corruption; d’un  Pôle foncier, parce qu’aujourd’hui les questions foncières constituent un terreau favorable pour la corruption en tant que vecteurs et stratagèmes de corruption. » La délégation malienne était composée du Conseiller technique, Ibrahima Berté, de la Conseillère à la représentation permanente du Mali auprès des Nations unies, Mme N’diaye Djeneba Dabo, et de la Présidente du Pôle national en charge de la lutte contre la corruption et la délinquance financière, Mme Waigalo Malado G. Bocoum. OD/MD (AMAP)

Le Fonds de solidarité nationale : huit microprojets pour la réduction de la pauvreté et l’autonomisation socio-économique de couches défavorisées

Bamako, 08 déc (AMAP) Le Fonds de solidarité nationale (FNS) a procédé, ce vendredi, au lancement de huit microprojets au profit de diverses associations du district de Bamako, par une opération de dons de matériels et d’équipements à son siège, en présence de nombreux invités. Le don est composé, entre autres, de motos tricycles, de machines à coudre, de kits de préparation culinaire, de moulins à moudre, d’équipements pour l’élevage de poulet de chair, de kits d’entretien d’équipements photovoltaïque et de kits de transformation agroalimentaire. Ces matériels, acquis grâce à un appui du ministère de la Santé et du Développement social, visent à contribuer à la réduction de la pauvreté et à l’autonomisation socio-économique de différentes couches défavorisées, notamment les jeunes, les personnes handicapées et les femmes dans les 6 Communes du district de Bamako. Au cours de la même cérémonie, le FSN a procédé à la remise de médicaments à la Direction générale de la santé, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui à la réinsertion socioéconomique des populations du Nord du Mali (PARSEP-NM). Selon le Directeur général du FNS, ce don vient couronner un long processus participatif d’analyse et de sélection des activités initiées par les organisations de personnes vulnérables, en étroite collaboration avec les autorités communales et les bénéficiaires. En effet, ces  projets traduisent la volonté du département à travers le Fonds de Solidarité Nationale de favoriser l’autonomisation économique, la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables. Pour sa part, le Directeur général adjoint de la Santé, Kalifa Kéita, a remercié les initiateurs. Ces médicaments constituent, a-t-il indiqué, « la première partie de la dotation initiale destinée aux centres de santé construits par le projet dans les Régions de Gao, Tombouctou, Kidal et Ménaka. » Quant au conseiller technique du ministère de la Santé et du Développement social, Sayon Doumbia, a dit que ces appuis ont coûté 50 000 000 de francs CFA pour les microprojets et 20 000 000 de francs CFA pour les médicaments. La cérémonie du jour s’inscrit dans une dynamique de complémentarité avec les différentes actions enclenchées par les autorités du pays « pour venir en aide aux couches vulnérables afin qu’elles soient les principales actrices de leur développement. » Enfin, Sayon Doumbia  a exhorté les différents bénéficiaires à prendre soin des matériels, équipements et médicaments reçus au bénéfice des communautés. La représentante des bénéficiaires, Kadiatou Dembélé, personne vivant avec un handicap, a reçu un tricycle et des kits de transformation. Au nom de son association, elle a remercié les donateurs. Ajoutant que « ce don va beaucoup (les) aider dans le cadre de la mise en œuvre  de (leur) activité de tous les jours et contribuer à (leur) épanouissement. » BT/MD (AMAP)          

Projet ASPIRE : Des réalisations jugées satisfaisants

Bamako, 5 déc (AMAP) Le comité de pilotage du Projet action pour le renforcement des partenariats pour l’inclusion, la résilience et l’éducation (ASPIRE) a organisé, vendredi, à Bamako, son atelier annuel pour présenter les actions réalisées, les difficultés rencontrées et se pencher sur les perspectives, a constaté AMAP. La cérémonie d’ouverture était présidée par le conseiller technique au ministère de l’Education nationale, Augustin Poudiougou, représentant le secrétaire général, président du Comité de pilotage du projet. Selon Dido Fabrice Kouassi, directeur pays au Mali du projet ASPIRE, la période d’exécution du projet est de 58 mois (mars 2024-décembre 2028) et ses zones d’interventions sont 39 écoles et communautés, dans les Régions de Tombouctou (Nord) et de Ségou (Centre). Expliquant les réalisations du projet, de juin 2024 à novembre 2025, M. Kouassi a cité, entre autres, la construction de 15 salles de classes, 171 enseignants formés, la distribution de 14 732 kits scolaires. Le représentant du président du Comité de pilotage a rappelé que « l’éducation demeure le socle du développement, un levier décisif et capital pour la cohésion sociale, la croissance économique, la stabilité sociale et la paix au Mali. » « Dans l’Education, nous faisons face à des défis importants : la qualité de l’apprentissage, l’équité d’accès à l’Instruction, la pertinence des programmes, la formation des enseignants, des infrastructures de qualité et en nombre suffisant mais, aussi, le financement solide pour faire face aux contraintes financières et la sécurisation du territoire national dans son intégralité. C’est pourquoi, notre engagement aujourd’hui reste ferme et collectif », a dit Augustin Poudiougo. Il a salué les efforts des Partenaires techniques et financiers, des Organisations de la société civile, ainsi que l’engagement des acteurs nationaux, en particulier le projet ASPIRE-Mali. « Sa collaboration, son expertise et son soutien constituent un pilier essentiel de cette dynamique du soutien au Système éducatif malien », a-t-il fait savoir. Selon lui, le Comité de pilotage que « joue un rôle stratégique pour orienter, coordonner et suivre l’ensemble des actions menées pour transformer durablement notre système éducatif. » « Pour Rappel, le projet ASPIRE a été conçu par ADRA-Mali, en partenariat avec ADRA Norvège. Il est financé par la Coopération Norvégienne pour le Développement (Norad), a-t-il dit. Avant de  remercier l’ONG ADRA-Mali et ses partenaires pour leur détermination et leur engagement auprès du ministère de l’éducation nationale. ST/MD (AMAP)      

Le Mali valide sa Stratégie nationale de renforcement des capacités phytosanitaires en adoptant des recommandations fortes

Bamako, 5 déc (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, s’est réjoui des recommandations fortes formulées, vendredi, à l’issue de trois jours d’atelier sur la Stratégie nationale de renforcement des capacités phytosanitaires du Mali, a constaté l’AMAP. « Au cours de cet atelier, vous avez collectivement enrichi le document stratégique par des recommandations pertinentes », a précisé le ministre en charge de l’Agriculture qui a présidé la cérémonie de clôture de cette session organisée par l’Office des producteurs végétaux (OPV) dont le directeur général, Halidou Mohomodou, était présent. Ces recommandations touchent notamment « le renforcement du cadre juridique et institutionnel, l’amélioration des infrastructures de laboratoire et de diagnostic, la formation continue des acteurs publics et privés, la gestion rationnelle et sécurisée d’alerte précoce et l’intégration des exigences phytosanitaires dans les initiatives nationales et régionales. » Selon le ministre, la stratégie validée « aujourd’hui nous dote d’une approche participative et intégrée pour une gestion durable des problèmes phytosanitaires au bénéfice de nos exploitants agricoles. » « La sécurité phytosanitaire est un pilier essentiel sur lequel nous devons nous appuyer pour l’atteinte de la sécurité alimentaire », a indiqué Kelema. Il a ajouté que « les différentes problématiques allant de l’organisation du système phytosanitaire national à son financement, en passant par la gestion des ressources humaines et le cadre réglementaire, ont fait l’objet d’échanges approfondis. » « Les solutions et orientations que vous avez dégagées augurent de la mise en œuvre réussie de la stratégie. », a-t-il dit. « Vos échanges riches et féconds, vos débats constructifs et vos propositions pertinentes ont permis de finaliser un document stratégique qui, j’en suis convaincu, répondra efficacement aux défis phytosanitaires auxquels notre agriculture est confrontée », a-t-il indiqué. Quant au chargé de programme de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), Maurice Koné, il a dit que « la gestion phytosanitaire n’est pas seulement une question technique. » « Elle constitue un des piliers de la compétitivité agricole du Mali et de l’accès à des marchés nationaux, régionaux et internationaux fiables. » Pour lui, elle « contribue directement à la lutte contre les pertes post-récoltes, à l’augmentation de la productivité et à la résilience des systèmes de production face aux ravageurs et maladies émergentes, dont les impacts sont souvent dévastateurs. » La FAO réitère sa pleine disponibilité pour accompagner les prochaines étapes, notamment l’élaboration du plan d’opérationnalisation, la mobilisation des ressources, le renforcement des capacités techniques et institutionnelles, ainsi que la mise en place de mécanismes de suivi-évaluation performants. MMD/MD (AMAP)

San : Démarrage du Projet autonomisation des femmes et des jeunes

San, 4 déc (AMAP) La cérémonie de lancement du Projet pour l’autonomisation des femmes et des jeunes dans les Régions de San (Centre) et de Koutiala (Sud) s’est déroulée, ce jeudi 04 décembre 2025, dans la salle de réunion de la Préfecture, sous la présidence du conseiller aux Affaires économiques et financières du Gouverneur de la Région de San, Seydou Bagayoko. D’un coût global de plus de 2 milliards de francs CFA, le projet va couvrir 43 Communes dans 08 cercles (Koutiala, Konséguéla, Kouniana, M’Pessoba et Yorosso dans la Région de Koutiala Kimparana, San et Tominian dans la Région de San. Il vise à favoriser la croissance économique inclusive et durable, en cohérence avec les priorités nationales du Mali. Les activités du projet vont essentiellement porter sur l’agriculture, l’élevage, l’aviculture, la pisciculture, la transformation agroalimentaire et la formation. S’étendant sur 04 ans, le projet est mis en œuvre par l’Association malienne d’éveil au développement durable (AMEDD) et cofinancé par la Coopération suisse (DDC) et Rise Against Hunger (RAH). Le préfet du Cercle de San, Souleymane Tembély, du maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, et le coordinateur du programme de l’AMEDD, Amadou Kanté, etaient présents à la cérémonie. NC/MD (AMAP)