Actualité: Le Niger valide la feuille de route pour l’an 2 de l’AES

Mise en ligne Abdourahamane Salifou Niamey, 22 fév (ANP) Le Premier Ministre, M. Ali Mahamane Lamine Zeine a, en prélude aux réunions des hauts fonctionnaires et experts, et des ministres de l’Alliance des États du Sahel (AES), rencontré dans la matinée de ce samedi 22 février 2026, les ministres concernés et le comité national de l’AES. Cette réunion entre dans le cadre des préparatifs de la réunion des hauts fonctionnaires et des ministres qui aura lieu le 24, 25 et 26 février 2026 au Burkina Faso pour examiner la feuille de de l’an 2 de la Confédération. Mme Bayard Mariama Gamatié, vice-présidente du comité National de l’AES Niger, a au terme de cette rencontre indiqué à la presse que ‘’ le Burkina Faso nous a fait l’amabilité de nous transmettre le projet de feuille de route qu’ils veulent proposer pour la deuxième année de la confédération AES ‘’. Ajoutant que ‘’ le comité national a planché sur trois piliers que sont la Défense, la sécurité, la diplomatie et le développement ‘’. Selon la vice-présidente, des amendements ont été faits sur le projet d’amendement que le Burkina Faso »nous a envoyé, et avant de partir à la Réunion des experts, et le conseil des ministres, il était de bon temps qu’on harmonise nos points de vue sur le rapport que les experts vont présenter aux ministres ‘’ ajoutant qu’il est ‘’ le fruit de leur travail parce que c’est un travail d’équipe, un travail collectif, un travail d’expert pour que ce travail soit validé par le premier ministre et par les ministres qui seront présents au Burkina ‘’. ‘’Donc nous avons passé en revue la feuille de route proposée par le Burkina et maintenant les ministres se sont appropriés, ils nous ont donné les orientations qu’il faut, Ils ont pris note des propositions qu’on a faites, ils ont corrigé un certain nombre, ils ont proposé d’autres et des projets de reformulation également ont été faits ‘’ a-t-elle poursuivi. Pour Mme Bayard Mariama Gamatié ‘’la feuille de route, dans l’ensemble, en ce qui concerne les propositions d’amendement du Niger a été validé ‘’. Maintenant, il sera question comme c’est un travail de consensus, c’est un travail consensuel qui se fait au niveau de l’AES, ‘’ au Burkina, en plus des propositions maliennes, on aura à la suite de deux jours de travail des experts et un jour de travail des ministres, la feuille de route qui va être présentée au collège des chefs d’État ‘’ a conclu la vice-présidente de la commission nationale AES Niger. HER/AS/ANP 0156 février 2026
ESJSC : les étudiants de la licence 2 Communication en visite pédagogique à l’AMAP

Dans le cadre de leur formation, les étudiants de la licence 2 Communication de l’École Supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC) ont effectué une visite pédagogique à l’Agence Malienne de Presse et de Publicité (AMAP), le vendredi 20 février 2026. Une sortie qui s’inscrit dans l’optique de lier la théorie à la pratique, sous la supervision de leur professeur, M. Tiona Mathieu KONÉ. Ils étaient une vingtaine d’étudiants baignant dans une évidente curiosité à se retrouver tôt le matin dans la cour de cette grande structure que l’on peut qualifier à juste titre de doyenne de la presse écrite malienne. Tous munis de carnet et de bic pour prise de notes, les futurs communicants ont été aimablement accueillis par le personnel de l’agence avec à leur tête le nouveau directeur de l’Agence Nationale de presse du Mali Kader MAIGA sous la conduite et les denses explications duquel la visite se déroulera. La visite a débuté par l’arrêt de courtoisie dans le bureau du Directeur général de l’AMAP, M. Alassane Souleymane qui a réservé un accueil des plus chaleureux boostant la fierté des étudiants d’avoir choisi la voie passionnante du métier de la communication. Après les salutations d’usage, le patron de l’AMAP s’est prêté à l’exercice de la transmission du savoir en retraçant, avec un détail, la riche histoire de son institution, de la création du journal L’ESSOR, à son rôle actuel de pilier de l’information nationale, en passant par l’évolution de la presse malienne postindépendance et l’avènement de la démocratie, M. Alassane Souleymane a brossé un tableau complet du paysage médiatique public. Il a expliqué aux étudiants les missions fondamentales de l’AMAP qui est une véritable mémoire de la nation malienne. « L’histoire du Mali se joue à l’AMAP à travers l’information », a-t-il rappelé, insistant sur les défis relevés par l’agence au fil des décennies et les actions majeures qui ont jalonné son parcours. Le Directeur général a tenu à adresser des conseils avisés aux étudiants, les encourageant à persévérer dans leurs études et à s’abreuver aux sources de l’expérience des anciens. La visite s’est poursuivie par une immersion au cœur des différents départements, accompagné du Directeur de l’agence nationale de presse du Mali, M. Abdel Kader MAÏGA. Les étudiants ont découvert le fonctionnement de la rédaction, le travail minutieux du service de la photographie et les coulisses du département de la publicité. Le clou de la visite fut sans doute le passage par l’imprimerie modernisée avec les explications de M. Bagno Tamboura, un des responsables de l’imprimerie. Une visite couronnée de succès parce qu’elle a étanché la grande soif des apprenants qui ont beaucoup appris à travers les nombreuses photos qui tapissent les murs et couloirs de ce grand service berger vigilant de l’histoire contemporaine de la nation. Sincères remerciements à tous les acteurs d’hier à aujourd’hui pour l’immense collecte des témoignages recueillis et pour les réponses apportées à nos questions permettant aux étudiants de la 2ᵉ promotion de Communication de l’ESJSC de repartir avec une vision plus claire de leur futur métier et une meilleure compréhension des enjeux de la communication institutionnelle et médiatique au Mali. Vivement la répétition de pareils exercices de découverte. Nous sommes effectivement repartis de l’AMAP avec en mémoire des images gardées pour la prospérité de la Première République à nos jours et retraçant le parcours de la nation malienne. Les étudiants de la 2ème promotion de communication de l’ESJSC. Alhabibou MINKELA Astan COULIBALY
Tominian : Clôture de la 7ᵉ édition de dépistage gratuit

Tominian, 23 février (AMAP) La 7ᵉ édition des journées de dépistage gratuit du cancer du col de l’utérus, des maladies sexuellement transmissibles, du diabète et de l’hypertension artérielle s’est tenue du 15 au 20 février 2026 dans les localités de Tominian et Fangasso, sous la conduite des autorités locales, avec la coordination du Dr. Nazoum Jean Paul DIARRA médecin à la retraite, membre du corps sanitaire Buwa, a constaté l’AMAP. À Tominian et à Fangasso, les autorités ont apprécié l’opération à sa juste valeur, encouragé la mission à pérenniser cette activité. Cette initiative humanitaire, devenue un rendez-vous annuel dans le cercle de Tominian, vise à rapprocher les soins spécialisés des populations rurales et à renforcer la prévention contre les maladies non transmissibles et les cancers féminins. Durant six jours, plusieurs dizaines de femmes et d’hommes ont bénéficié de consultations, de dépistages, de conseils sanitaires personnalisés ainsi que d’orientations vers des structures de prise en charge adaptées en cas de besoin. Les équipes ont également mis un accent particulier sur la sensibilisation aux facteurs de risque des maladies chroniques et sur l’importance du diagnostic précoce. Le chef de mission, Dr. Nazoum Diarra, a rappelé que la prévention reste l’arme la plus efficace contre les cancers féminins et les maladies cardio-vasculaires. Il a salué l’adhésion des populations et la mobilisation des jeunes, qui ont facilité l’organisation des activités. L’équipe médicale était composée du Dr Nazoum Jean Paul Diarra, de Mme Vinima Koné infirmière d’État, de Mme Kouahan Dembélé, infirmière obstétricienne, de Dr Étienne Kamaté et de Mme Fatoumata Traoré, animatrice à l’Association de Lutte Contre les Maladies Cancéreuses ALMAC. À toutes les étapes, l’animation de la représentante de L’ALMAC, victime du cancer de sein, à permis de sensibiliser davantage les communautés. Cette septième édition s’inscrit dans la continuité d’une série d’actions sanitaires entamées depuis 2017 par le Dr. Diarra et le corps sanitaire Buwa. La première mission humanitaire avait porté sur le dépistage du diabète et de l’hypertension artérielle à Tominian, Fangasso et Ouan. Depuis lors, plusieurs campagnes ont été organisées dans différentes localités du cercle, notamment à Sokoura, Sanékuy, Bénéna, Timissa, Yasso, Mandiakuy et Baramandougou. ST/KM (AMAP)
Kita : 15ème session ordinaire du conseil d’administration de l’ADRS

Kita, 23 février (AMAP) Les administrateurs de l’Agence de Développement Rural de la vallée du fleuve Sénégal (ADRS) ont tenu jeudi dernier à Kita, leur 15éme session du conseil ordinaire d’administration, sous la présidence du représentant de l’Agriculture, le Conseiller technique Tiombé Diabira, a constaté l’AMAP. Parmi les acquis de l’ADRS, au titre de l’année 2025 la levée de la suspension de décaissements du portefeuille BID en faveur du Mali et l’entrée en vigueur du projet de renforcement de la sécurité alimentaire de proximité dans le Kaarta et Sefèto. Le budget prévisionnel de L’Agence de Développement Rurale de la vallée du fleuve Sénégal pour 2026 se chiffre en recettes et en dépenses à 2 milliards 655 Millions 827.400 Francs CFA contre 2milliards 660 Millions 819.000 en 2025 soit une diminution de 0, 19%. Les délègues venus des régions de Kayes, Kita et du ministère de l’agriculture ont passé en revue le procès-verbal de la session précédente, le point d’exécution des recommandations ainsi que le rapport annuel de performance 2025 et les perspectives pour 2026. De l’intervention de M. Tombé Diabira, il est à retenir que la campagne agricole 2025 s’est déroulée dans des conditions socio-économiques et agro-climatiques marquées par une bonne pluie, régulière et bien repartie dans le temps et dans l’espace, l’accessibilité des produits agricoles sur les marchés locaux et de prix abordable et la persistance de l’insécurité dans la zone d’intervention. « Le secteur rural au Mali constitue le socle de l’économie nationale. Des stratégies et des politiques sous-sectorielles ont été élaborées et des structures ont été mises en place pour dynamiser et harmoniser les systèmes de productions agricoles. Toutefois dit-il, le secteur reste très tributaire des aléas climatiques ». Voilà pourquoi, Il a invité les acteurs à la cohésion, à la persévérance et à l’anticipation afin d’impulser le développement harmonieux et durable de l’agriculture au Mali. Il a saisi l’occasion pour transmettre à l’ensemble des partenaires techniques et financiers intervenant à l’ADRS, la profonde gratitude des plus hautes autorités du Mali pour les efforts consentis dans le développement harmonieux de la vallée du fleuve Sénégal. Le Directeur général de l’ARDS Moussa Issa Ben Diallo DG de l’ADRS a, pour sa part, soutenu que la vision assignée à sa structure est de développer la zone d’intervention de l’ADRS qui couvre toute la vallée du fleuve Sénégal de Kita à Kayes en passant par Manantali et Bafoulabé. S’agissant de l’année 2025, des réalisations majeures ont été faites selon lui. En effet explique-t-il, un accent a été mis sur la maintenance et l’entretien des périmètres pour une meilleure production avec 19551 tonnes. Aussi poursuit-il, un grand accent est aussi mis sur la production des semences adaptées aux conditions climatiques. Pour la mise à niveau des cadres et producteurs sur plusieurs thématiques, plus de 66 cadres et agents de l’ADRS et plus de 300 producteurs ont été formés dans plusieurs techniques pour les permettre d’accumuler des connaissances pour des meilleures productivités, a souligné le DG. Avant de déclarer qu’en termes de résultat, sa structure a atteint plus de 96% des prévisions en matière de production. Pour cette année 2026, Le DG de l’ADRS a salué déjà la levée de suspension sur les financements de la Banque Islamique de développement au Mali, tout en annonçant que le projet de renforcement de la sécurité alimentaire, à travers l’irrigation de proximité dans le Kaarta et Seféto (PRSAIP/KS) qui entre en vigueur. Il est prévu selon lui dans le cadre de ce nouveau projet, la réalisation cette année, de 27 systèmes hydrologiques villageois améliorés, qui va permettre à plus de 32 000 habitants d’avoir accès à l’eau potable à travers un système moderne avec une énergie autonome qui sera basée sur le solaire et alimenter le bétail à travers des abreuvoirs et les bornes fontaines. « A cela s’ajoute le redéploiement et la protection de 200ha de terre dégradée. En gros nous pouvons dire que cette année augure l’espoir » a-t-il résume en substance. Le Gouverneur de la région de Kita, Daouda Maiga dira qu’avec l’ADRS, beaucoup de chemins ont été parcourus, beaucoup de réalisations ont vu le jour en deux décennies et il faut s’en féliciter. « Nous sommes heureux de savoir que ces points d’eau programmée dans une zone agro pastorale plus ou moins délaissée vont démarrer cette année. Il y aura beaucoup d’activité qui vont créer des conditions pour une meilleure agriculture, élevage mais aussi de l’eau potable aux populations à travers ces espaces verts » fin de citation. Pour lui pour ce nouveau programme, c’est aussi l’occasion de redynamiser les prestataires de service qui pourront faire bénéficier de la création d’emploi, de revenus à travers ce qui va impacter sur les femmes et les organisations des jeunes et pour une région comme kita c’est une aubaine non négligeable. JMF/KM (AMAP)
Mopti : Le gouverneur constate sur le terrain l’approvisionnement et la stabilité des prix des produits sur les marchés

Mopti, 23 février (AMAP) S’assurer du niveau d’approvisionnement de la région en denrées essentielles de grande consommation en ce mois sacré de Ramadan était la quintessence d’une visite de terrain effectuée, le jeudi 19 février dernier par le gouverneur de la région de Mopti, le général de brigade Daouda Dembélé. Pour la circonstance, il était accompagné des membres de son cabinet, des autorités administratives et politiques locales, du directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence de Mopti, ainsi que des représentants des opérateurs économiques et des associations de consommateurs. La tournée a ciblé les marchés et les entrepôts de produits de première nécessité basés à Sevaré et Mopti. Le gouverneur et la délégation qui l’accompagnait ont successivement visité, les Établissements Gaakoye et Frères, au centre commercial de Mopti en passant par la Société Assitan Kouma et Frères, la Société Agence Mali import/ Export , l’Entreprise Planète Distribution et la Société Moussa dit papa Zida import/ Export. A l’issue de la visite, le constat qui se dégage est que le marché est abondamment approvisionné en quantités suffisantes de riz, d’huile, de sucre, de mil, de lait en poudre et d’autres produits alimentaires, estimés à 12 437 tonnes de riz, 987 tonnes de sucre, 405 tonnes de mil et 11 600 bidons d’huile de 20 litres. L’autre constat salué par la délégation demeure le respect des prix plafonds édictés par les plus hautes autorités du pays. Partout où le Gouverneur s’est rendu, il a prodigué des conseils aux opérateurs économiques sur le respect des prix plafonds administrés par le Gouvernement afin de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs. Il a également exhorté les commerçants à continuer d’approvisionner régulièrement le marché et à respecter ces prix plafonds pour le bien-être des populations durant cette période de Ramadan et de Carême. Le chef de l’exécutif régional a ordonné à la Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence d’intensifier le contrôle des prix au niveau des boutiques détaillants afin de maintenir les tarifs. DC/KM (AMAP) AMAP Mopti
Diéma : l’ASACO présente son Bilan 2025

Diéma, 23 février (AMAP) Fidèle à sa tradition, l’Association de santé communautaire de Diéma vient de tenir son assemblée générale annuelle pour présenter son Bilan 2025. C’était à la maison des jeunes, sous la présidence de l’adjoint du préfet, Attayoub Ould Mohamed, a constaté l’AMAP. Après la légendaire hospitalité du représentant du chef de village, Fousseny Sissoko, à l’endroit des délégués venus des villages, qui composent l’aire de santé du CSCom, la présidente de l’ASACO, Mme Aissata Konté, a remercié tous les acteurs, notamment les partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement en terme d’équipements et de renforcement de capacités. Elle a invité les membres de son ASACO à resserrer les rangs, afin de surmonter toutes les difficultés susceptibles d’enfreindre le bon fonctionnement du CSCom. L’adjoint du maire de la commune rurale de Diéma, Nakounté Sissoko, a salué cette présentation de Bilan, qui permettra de jauger du doigt les forces et les faiblesses. L’élu a souhaité que le CSCom réalise une couverture sanitaire plus adéquate pour le bien-être des populations. En donnant le ton aux travaux, l’ adjoint du préfet, Attayoub Ould Mohamed, a remercié l’ASACO pour les progrès enregistrés durant les années antérieures, à telle enseigne qu’il a qualifié de performante l’ASACO. Il a défini la politique de l’Etat en matière de santé, qui consiste à promouvoir davantage le système de santé dans le pays. Il a invité les membres de l’ASACO et l’équipe du CSCom, à ne pas baisser les bras pour ne pas désavantager l’organe communautaire, qui joue un rôle central en matière de santé. Après les différentes interventions, le secrétaire administratif de l’ASACO, Oumar Niafo et Mamadou Sanogo, agent de santé au CSCom, ont présenté le Bilan. Les activités préventives, curatives et promotionnelles ont été passées au crible. Ainsi, le Bilan financier de l’ASACO se chiffre en recettes à 91 597 011 FCFA contre 89 223 759 FCFA pour les dépenses. A l’issue des échanges, les difficultés majeures auxquelles est confrontée l’ASACO concerne le retard dans le paiement des frais de l’AMO et la mutualité, dont le montant s’élève à 5 989 121 FCFA. A cela, il faut ajouter le faible taux de la CPN4, qui est de 17, 89 %. OB/KM (AMAP)
Mali : Réparation et vente de téléphones de seconde main, une aubaine pour des jeunes

Bamako, 23 Février (AMAP) L’exercice de la réparation des téléphones portables et la vente de seconde main permet, aujourd’hui, à bon nombre de nos compatriotes de parvenir à subvenir à leurs besoins. Badara Alou Haidara, réparateur et vendeur de téléphone portable de seconde main, explique être dans cette activité il y’a de cela 15 ans. « J’exerce ce métier depuis 2010. C’est une activité qui rapporte. Elle m’a permis de réaliser des projets remarquables et a été pour moi un véritable moyen de subsistance pour ma famille. Grace à ce travail, aussi, je parviens à couvrir mes dépenses quotidiennes », explique-t-il. Selon lui, certaines journées peuvent lui rapporter jusqu’à 10.000 F cfa, en fonction du nombre de clients et des pannes à réparer, précise notre interlocuteur. Cependant, ce métier n’est pas sans difficultés. Parmi les principaux problèmes qu’il rencontre figurent les vols, mais aussi les malentendus avec certains clients. Il explique que des personnes apportent, parfois, leur téléphone pour un problème précis, mais qu’après examen, il découvre d’autres défauts cachés. Dans certains cas, des clients font semblant de ne pas connaitre ces problèmes afin d’éviter de payer davantage. Badra Alou Haidara pratique également la vente de téléphone d’occasion et de seconde main. A ce propos, il évoque que le principe est simple : « lorsqu’un client souhaite changer de téléphone, il peut ajouter un peu d’argent et échanger son ancien appareil contre un nouveau ». Pour lui, c’est ainsi que naissent les téléphones dits « seconde main ». Badara Alou Haidara souligne qu’il existe souvent des risques à ces échanges. « Il comporte, parfois, des risques, car certains téléphones présentent des défauts invisibles au premier regard. Lorsque, je confirme qu’un appareil est en bon état, je peux le revendre à mes clients. Dans le cas contraire, je préfère ne pas le proposer à la vente pour éviter des réclamations ultérieures » dit-il. Pour se protéger, le réparateur impose un délai de garantie de trois jours. Durant cette période, si le téléphone tombe en panne, il accepte de le reprendre. Passé ce délai, il n’est plus responsable des dommages. Il signale également des cas de mauvaise foi : « Certaines personnes reviennent avec un téléphone abimé en prétendant ne pas l’avoir utilisé pendant plusieurs mois. Pourtant, après vérification, on constate que l’appareil a été utilisé récemment », prévient-il. « Malgré ces difficultés, je continue d’exercer ce métier avec sérieux et persévérance », évoque M. Haidara. Arouna Sanogo 32 ans, un autre réparateur de téléphone portable depuis 3 ans maintenant. Selon lui, « c’est activité qui permet à celui qui l’exerce d’être autonome et indépendant. » « Depuis que j’ai commencé à la pratiquer, je ne demande plus rien à qui que ce soit. Alors que auparavant, chaque fois qu’un problème m’arrive, je fais recours à des parents ou des amis », témoigne, Arouna Sanogo. Ce qu’il gagne pendant la journée et le mois peut lui permettre de fonder sa petite famille. Il n’évolue dans la vente du seconde main, car, dit-il ne maitrise ce milieu pour le moment. Noumoukè Tangara, réparateur de téléphone portable, lui, aussi, indique qu’il évolue dans cette activité de réparation de téléphone portable, il y’a 20 ans. « J’ai commencé en 2006 », précise-t-il. En pratiquant ce métier, il explique qu’il y a des avantages, parmi lesquelles, il cite: « le fait d’avoir pu se marier, de pouvoir payer les frais de scolarité de ses enfants, de faire face aux besoins familiale et entame d’autres projets. « Je peux gagner dès fois 50. 000 fcfa par jour ou plus. Mais, il y’a des jours on ne peut même pas gagner 10. 000 fcfa. Mais, il y’a des jours où il n’y a pas de marché, on peut gagner 5.000 fcfa par coup de chance », révèle –t-il. En plus de son métier de réparation, M. Tangara fait le commerce des téléphones de seconde main. Il nous fait savoir que les difficultés liées à cela sont d’avoir des téléphones sur de mauvais chemins. « Généralement, les secondes mains que je vends viennent pour la plupart du temps de mes fidèles clients, qui viennent troquer avec un nouveau », évoque-t-il. Noumoukè Tangara nous fait part des difficultés qu’il a eu durant son parcours: « Certains nous apportent des téléphones noyés par l’eau, donc c’est difficile de le voir en bon état, il ne peut plus avoir sa position initiale, les accidents de travail sont inévitables et certains clients sont compréhensifs et d’autres non. La dernière information que je puisse donner est que les réparateurs de téléphone puissent faire de travail dans la règle et éviter d’escroquer les clients et il invite les clients à faire confiance aux réparateurs pour que le travail puisse se faire facilement, dans la confiance et de compréhension », évoque également notre interlocuteur. Nous avons également rencontré une dame du nom de Mariam Diarra, vendeuse au Dabanani. Elle nous a expliqué que la réparation et la vente de téléphones de seconde main est bénéfique pour les femmes vendeuses qui mènent leurs activités facilement avec ces téléphones et peuvent les échanger à tout moment. Même son de cloche chez Amadou Maïga, commerçant détaillant dans sa boutique à Médine Coura qui également apprécie ce petit métier bénéfique pour eux et rentable pour les jeunes. Ces témoignages mettent en lumière, les réalités du secteur informel de la réparation de téléphones, entre débrouillardise, responsabilités et défis quotidiens. ST/KM (AMAP)
Moulin de mixage de Légumes et de Fruits dans les marchés de Bamako : Une technologie malienne de haute portée

Bamako, 23 février (AMAP) Le moulin de mixage de fruits et légumes est une technologie malienne de haute portée. Il s’impose et est devenu, de nos jours, pour de nombreux une source de revenus, une activité lucrative dans la capitale et plusieurs autres localités du pays. Avec cette activité génératrice de revenus, beaucoup de jeunes parviennent à s’épanouir financièrement. À Bozola, dans le marché de légumes wonida, Souleymane Traoré un jeune homme âgé de 28 ans, s’est installé dans un endroit stratégique avec sa machine à moudre. Dans cet endroit, ils sont deux à exercer cette activité. C’est pour cela que les clients se rassemblent souvent autour de lui, parfois en attente, parfois en échangeant quelques mots, chacun avec son sachet de condiments à la main. Avec sa machine, il broie oignons, tomates, piments et fruits. La machine tourne donc tout le long de la journée. Le jeune marié pratique cette activité depuis plus de 6ans maintenant. Tout a commencé le jour où il a décidé de faire une activité lui rapportant des revenus acceptables. « Je gagne entre 4000 et 10.000 FCFA par jour. Cet argent me permet de prendre soin de ma famille, et de faire des économies ». Habillée d’un habaya, assorti d’un grand foulard, le seau rempli d’oignon a la main droite, et un sachet rempli de tomate à la main gauche, en attendant son tour pour mixer Nantoma Doumbia, une vendeuse au marché Wonida, qui habite à Sabalibougou, apprécie les services de Souleymane Traoré. Car ça lui permet de gagner du temps, « il est 11 H du matin et j’habite loin » selon elle cet mixeur est créer pour le bonheur des femmes du Mali, car elle est adapté à notre environnement de travail. Au marché de Kalanban Coura, deux jeunes hommes installés ont organisé leur espace de travail méthodiquement agencé de quatre appareils, des bidons d’eau de vingt litres, des bacs en plastique, servant à laver et des couteaux pour éplucher et nettoyer les produits. Autour de ce dispositif, les clientes se succèdent. Les jeunes hommes disposent également d’un groupe électrogène, utilisé en cas de coupure d’électricité, garantissant ainsi la continuité de l’activité. Cette organisation, à la fois informelle et efficace, témoigne des capacités d’adaptation et de la solidarité qui structurent le travail quotidien dans ce secteur, où chaque acteur contribue au bon fonctionnement du service. L’un d’eux, Mamadou Coulibaly âgé de 27 ans, propriétaire du lieu a commencé cette activité, il y a dix ans suite au décès de ses parents, quand il était en classe de terminal. Dix ans après, le jeune homme a ouvert son entreprise, avec cinq machines à son actif et a emploie 2 personnes pour l’aider. Il peut gagner jusqu’à 7500 FCFA par jour. Cette activité, lui a permis également de faire de l’élevage de moutons et de poulets et acheter un terrain. Aussi, il paye la scolarité de ses frères et sœurs. Notre entrepreneur envisage de moderniser son business, et embaucher d’autres jeunes. Enfin Mamadou Coulibaly dira qu’il n’envie aucun jeune de son âge, car cette activité lui permet de s’épanouir. Kadiatou Touré attend son tour pour mixer ses feuilles de manioc. Selon elle cette machine est source de bonheur pour les femmes. A côté d’elle, Oumou Diarra vendeuse de jus, y voit une opportunité pour les commerçantes de faire de grande production sans fournir assez d’efforts physique. Au marché de Niamakoro, Karamoko Konta, assis dans sa boutique, âgé de 31ans est commerçant détaillant, nous explique, qu’il y’a 11ans, il était vendeur de sachets plastique, et la suite il s’est retrouvée dans le mixage grâce au conseil d’un ami. Avec son succès dans le mixage, il a développé d’autres commerces. Notamment la vente des condiments secs, puis et de poissons frais. Aujourd’hui, la petite installation de départ a laissé place à une boutique qu’il a ouverte au marché où on y trouve désormais tout le nécessaire pour la cuisine, des épices de base aux produits frais. Et aujourd’hui, Karamoko Konta, malgré son expansion, continue de proposer le service de mixage et emploie quatre autres personnes pour l’aider dans sa boutique. Pendant notre enquête nous avons constaté d’autre jeune qui font ce service dans les rues. Il est 21h à Daoudabougou, Moussa Diarra un diplômé de l’Institut Universitaire et de Gestion à Bamako est arrêté devant sa machine à moudre. Au chômage depuis quelque année, il a pris l’initiative de payer cette machine pour installer devant leur porte. « J’exerce cette activité depuis 5ans. « Je gagne suffisamment d’argent pour être indépendant avant de trouver un travail fixe » affirme-t-il. Ajoutant que c’est pendant la nuit qu’il a beaucoup de clients, car à cette heure les marchés sont fermés. Rokia Kanté, est venue réparer sa machine chez le constructeur au marché de Medina Coura. Selon elle, les lames de l’engin sont épuisées. « Je fais cette activité dans ma maison et je gagne bien ». Avec le bénéfice que je gagne j’achète mes uniformes de mariage, le gouter de mes enfants et autres. Et j’ai même acheté une machine pour ma sœur qui est mariée dans un autre quartier pour qu’elle soit indépendante comme moi », ajoute-t-elle. Alfousseyni Traoré ancien soudeur, un homme âgée de 57ans, il mixte au marché de Banconi, selon lui il est dans cette activité depuis 6ans. « Il ya quelques années, les médecins m’ont diagnostiqué une maladie, qui m’empêchait de faire la soudure, depuis ce jour je suis dans cette activité » a t-l précisé. Ajoutant qu’avec activité il prend soin de sa famille, car selon lui le mixage apporte bien de bénéfice surtout en cette période de ramadan. Pour Alfousseyni Traore, 1kg de produit est mixé à 100Fcfa, si c’est avec l’électricité. S’il y’a coupure et que si c’est avec le groupe électrogène le kilo est à 200Fcfa. Selon le témoignage de nombreux de nos interlocuteurs nous avons appris que ses machines à mixage sont fabriquées au Mali au marché de Medina Coura. Techniques de fabrication du moulin de mixage Mamadou Sogodogo est un forgeron, soudeur au marché. Il affirme être le premier
Divorces à Bamako : La désacralisation progressive du mariage

Bamako, 22 février (AMAP) Alors que la Commune VI du district de Bamako a célébré 537 mariages civils en 2025, le tribunal de la même commune a prononcé 1 058 divorces sur la même période. Un chiffre préoccupant, révélateur de l’ampleur croissante de ce phénomène social au Mali. À Bamako comme à l’intérieur du pays, la fin d’année n’est pas seulement marquée par les festivités nuptiales. Si les mairies se remplissent pour les mariages civils et que les dimanches voient défiler de longs cortèges bruyants dans une circulation saturée, les tribunaux, eux, enregistrent une autre réalité : celle des séparations conjugales. Il est environ 9 heures, ce jeudi, au tribunal de la Commune VI du district de Bamako. Dans la cour, une file se forme : certains attendent un certificat de nationalité, d’autres un casier judiciaire. Les couloirs sont bondés, chaque service vaque à ses occupations. À l’intérieur de la salle d’audience, le président du tribunal appelle les dossiers les uns après les autres. Les parties se succèdent face aux jurés, pendant que les avocats, concentrés, consultent leurs dossiers. Dans la salle des greffiers, l’affluence est tout aussi marquée. La majorité des personnes présentes sont des femmes. Certaines viennent retirer leur grosse de divorce, d’autres déposer une plainte contre leur conjoint. Les nouvelles arrivantes se renseignent auprès de celles dont la procédure est déjà engagée. Toutes, ou presque, sont dans la trentaine. « Je ne connais pas la procédure. Je veux demander le divorce, où dois-je aller ? », demande l’une d’elles. « Il faut voir la greffière en chef. Mais il faut être patiente. Cela peut prendre un ou deux ans. Se marier est rapide, divorcer ne l’est pas », répond une autre, engagée dans la procédure depuis novembre 2023 et qui dit avoir obtenu sa grosse en février 2024. Une troisième femme confie avoir eu plus de chance : « En six mois, j’ai obtenu mon acte de divorce. Maintenant, je dois le remettre à un huissier pour qu’il le transmette à mon ex-mari. C’est un soulagement. » « Cela prendra le temps qu’il faudra, mais pour moi le divorce est la seule solution », conclut une autre avant d’entrer dans le bureau. Un homme, vêtu d’un polo marron et portant un cache-nez, s’adresse à la greffière en chef. Il est venu consulter le délibéré de son dossier. Informé que le tribunal estime que son mariage ne peut, pour l’instant, être dissous, il s’inquiète de la lenteur de la procédure. « Il n’y a pas de solution plus rapide ? Elle m’a menacé de mort. Nous sommes même allés à la gendarmerie », insiste-t-il. La réponse est sans appel : seule la procédure légale peut être suivie. Abdou Diarra, qui a divorcé nous explique les comportements de son épouse. « Devant les gens, elle ne montrait jamais de problème. Mais une fois que nous étions seuls dans la chambre, c’était un véritable calvaire. J’ai dépensé plus d’un million pour le mariage, et malgré tout, le divorce a eu lieu. Elle faisait tout, sauf ce que je lui demandais», raconte-t-il . Et de révéler qu’un« jour, je l’ai emmenée en ville. Sur le chemin du retour, elle a pris mon turban et a tenté de m’étrangler, voulant me tuer. Depuis ce jour, elle a rassemblé ses affaires et est repartie chez ses parents», même s’il reconnaît que «le divorce n’est jamais une bonne chose, mais dans mon cas, c’était la meilleure décision ». « J’ai divorcé après trois ans de mariage. Ma femme m’a dit qu’elle ne pouvait pas vivre avec mes proches. Nous vivons dans une société qui a ses propres règles, et cette situation a rendu notre vie commune impossible. », a fait savoir, un homme âgé d’une cinquantaine d’années, sous couvert de l’anonymat. Il dit avoir dépensé plus de trois cent mille Fcfa dans les procédures de divorce. Un problème d’éducation et de communication Sur les causes de cette recrudescence des divorces, les avis divergent. De nombreuses femmes dénoncent l’irresponsabilité des hommes, tandis que certains hommes accusent les femmes. « On ne peut pas fonder un foyer sur le mensonge. Beaucoup de jeunes cachent leur situation financière avant le mariage. Ensuite, ils sont incapables de subvenir aux besoins de leurs épouses », estime Salimata Traoré, secrétaire à la mairie de Sogoniko. Mariam Camara, commerçante au marché de Yirimadio, souligne que les femmes sont souvent sommées de se soumettre, alors que les responsabilités des époux sont minimisées. « Aujourd’hui, beaucoup de femmes prennent en charge leur foyer. Il faut apprendre aux jeunes à communiquer pour réduire les séparations », plaide-t-elle. À l’inverse, Youssouf Dembélé, sexagénaire, estime que certaines femmes ne sont pas préparées pour le mariage. « La première qualité d’une femme, c’est la docilité. Beaucoup ne sont plus soumises, et c’est ce qui explique les divorces », affirme-t-il. Le manque de communication, de confiance et de patience, ainsi que l’ingérence des familles, sont également cités parmi les causes de séparation. Pour Bourama Sissoko, chef du secrétariat général de la mairie de la Commune VI, les difficultés financières sont au cœur de nombreux conflits. « Beaucoup de jeunes femmes refusent de vivre dans les difficultés. Elles recherchent le luxe. Or, le manque de communication détruit de nombreux foyers », analyse-t-il. « Des mariages qui ne durent qu’une nuit » Sibiry Bakayoko, juge de siège au tribunal de la Commune VI, observe que les demandes de divorce émanent majoritairement des femmes. « Elles sont aujourd’hui mieux informées de leurs droits et refusent certaines situations », explique-t-il. Il évoque également des unions contractées dans la précipitation. « Il y a des mariages qui ne durent que la nuit nuptiale », raconte-t-il, évoquant le cas d’un homme ayant demandé le divorce parce que l’apparence physique de son épouse ne correspondait pas à ses attentes. Selon le magistrat, les divorces sont principalement prononcés pour violences conjugales, infidélité, difficultés financières et manque de communication, conformément à l’article 348 de la loi n°2011-087 du 30 décembre 2011 portant Code des personnes et de la
Koulikoro : Disponibilité et stabilité du prix des produits de première nécessité

Koulikoro, 22 février (AMAP) Dans les boutiques et les marchés visités, l’équipe locale de l’AMAP a constaté sur le terrain que les prix sont globalement stables. Le prix du sac de 50 kg de riz varie entre 15 000f,16 500f, 20 000f et 24000f suivant leur qualité et provenance. La farine est cédé à 500F le kg, tandis que le prix d’un litre d’huile varie entre 1000,1100 et 1200 F. Le petit mil est vendu à 200,300 et 350f, le maïs est cédé à 200 et 300 FCFA. Le kg de viande avec os est vendu à 3000 FCFA et la viande sans os cédé à 3500f, confirment les acheteurs. Pour les bouchers cette stabilité est due à l’approvisionnement constant du marché de bétail dans la localité. Quant aux produits locaux, les prix restent abordables jusque-là, comparés à l’année passée, car les marchés sont approvisionnés en grande partie par les produits locaux qui viennent des périphéries de Koulikoro, témoignent vendeurs et acheteurs. Cependant tous déplorent l’augmentation du prix du gingembre du qui passe de 1000f à plus de 2000 FCFA. « Pour l’instant, les prix sont globalement stables et le marché est bien approvisionné mais les commerçants, nous craignons que les prix ne grimpent suite à l’incendie qui a récemment ravagé le marché de Medina Coura où la plupart des commerçants de Koulikoro se ravitaillent », s’inquiète un commerçant de la place. ALD /KM (AMAP)

