Patrimoine culturel national à Gao : Le site archéologique de Gao-Saneye annexé par les spéculateurs fonciers

Gao, 26 février (AMAP) Le site archéologique de Saneye fait partie du patrimoine national. Aujourd’hui, il est annexé par les spéculateurs fonciers. Il est situé à 8 km de la ville actuelle de Gao sur un ancien bras du fleuve Niger (Vallée morte de Tilemsi. Et fut décrit au IXème siècle par les chroniqueurs arabes comme un important centre commercial où convergèrent les routes commerciales venant de tous les horizons. « Certains chercheurs ou historiens évoquèrent les mouvements migratoires depuis l’Egypte antique vers l’Afrique occidentale liés à des facteurs comme les changements climatiques, les conflits ou la recherche des ressources. Des liens culturels et historiques entre l’Egypte et certaines régions d’Afrique de l’ouest sont étudiés », a retracé, le chercheur Mahamadou Moussa Maiga, professeur d’anglais. Selon lui, le mot Saneye (une habitation de sene ou les sages) ou Sinaï en arabe est un lieu emblématique pour les trois religions abrahamiques et que la tradition biblique évoquait ce fut le lieu où Moïse eût reçu la révélation divine. Et rappelle qu’à une époque de l’Egypte antique, il eût des mouvements migratoires de certains habitants de Sinaï vers l’Afrique occidentale et ramenèrent avec eux culture et civilisation. En croire aux dires du chercheur avec l’évolution des temps et dans l’espace, le mot Sinaï (lieu des maîtres du savoir) de l’Egypte antique a changé de prononciation et d’écriture pour donner « Saneye » qui ,ensuite durant plusieurs dynasties va donner le mot « Songhoy ». Pour lui, le premier Saneye fut Gounguya-Saneye qui veut dire en français (l’île) ensuite qui donnera après 1500 ans durant plusieurs dynasties, le nom de Koukia, Bintia (dans l’actuelle cercle d’Ansongo) et (2000 ans avant J-C) prendra le nom de Gao-Saneye. Cet endroit (Gao-Saneye), la référence fut une île qui servait de protection sécuritaire et pour d’autres c’est à cause de la croyance. Le chercheur Mahamadou Maiga a révélé que dans l’histoire de l’Egypte antique le peuple de « Saneye de Koukia » versa des impôts pour les pharaons en plus pour lutter contre Moïse, les pharaons demandèrent de l’aide en sorcellerie au peuple de « Saneye » ou « Sinaï » qui habitèrent à « Koukia » en 1400 avant J-C voir les écrits de Sekéné Mody Sissoko. Le chef de la Mission culturelle de Gao, Mamadou Samaké souligne que Gao- Saneye est l’une des villes les plus anciennes de l’Afrique occidentale et fut fondée entre 670 et 690 par des pêcheurs Sorko originaires de Koukia (Ansongo). « Aujourd’hui, le site archéologique de Gao-Saneye est constitué de deux butes : un immense tell de 7m de hauteur correspondant à la cité médiévale et une vaste nécropole (appelée cimetière royale) avec plusieurs pierres tombales ou stèles souvent gravées d’inscriptions arabes. Le site de Gao-Saneye a été classé dans le patrimoine culturel national du Mali, le 29 avril 2016 . Actuellement, son état de conservation est dégradé par la présence d’un groupe armé occupant la partie supérieure de la grande bute avec des installations et des véhicules pick-up, engins à deux roues .Cette présence de groupe armé avec son cortège d’équipements contribuent à détruire les artefacts à la surface et la stratigraphie du site, empêchant la reconstitution de l’histoire de cette période très importante de l’empire Songhoy. Les alentours immédiats du site sont occupés jusque dans les limites de la zone tampon », a constaté le chef de la Mission culturelle de Gao. Au cours d’une visite d’une délégation des services techniques régionaux conduite par le chef de la mission culturelle de Gao, il a été constaté qu’à l’est et au sud sont réalisés des maisons en ciment et des cases traditionnelles en plus des activités d’élevage et de jardinage qui se développent en plus des morcellements illicites et non autorisés qui sont visiblement indiqués par des bornages vers les côtés sud et sud-est. Auxquels s’ajoutent un grand jardin avec une installation d’un château d’eau, une maison d’habitation, une école et une mosquée vers les côtés nord et nord -est du site archéologique de Gao-Saneye. « Le début de la dégradation du site archéologique de Gao-Saneye remonte vers les événements de 2012. A cette date, certains malfaiteurs ont pratiqué des activités de pillage sur le sur le site archéologique de Gao-Saneye » et au cours de cette activité illicite menée sur le site des objets précieux ont retrouvé et emporté par ces malfaiteurs, confie le président de l’association « Alanga », Abdoulaye Boncana Maiga. Récemment la même ladite association « Alanga » pour une visibilité des limites du site et de la zone tampon a implanté autour du site des bornes en béton de 12 m de hauteur. « Le site de Gao-Saneye possède déjà une carte avec un tampon de 200m élaborée par la Direction régionale de l’institut géographique du Mali de Gao. Dans le cadre de la protection juridique du site, la Mission culturelle a émis une demande de titre foncier à la Direction régionale des domaines de Gao en février 2026. Alors que la législation malienne prévoit que l’occupation d’une zone tampon est une violation de la Loi N°2022-032 du 28 juillet 2022 fixant le régime de protection et la promotion du patrimoine culturel national », a-t-il remarqué le chef de la mission culturelle de Gao, Mamadou Samaké. AT/KM (AMAP)
Actualité : Incident frontalier entre la Guinée (Conakry) et la Sierra Leone

Bamako, 24 février (AMAP) La Sierra Leone et la Guinée (Conakry), deux pays de l’Afrique de l’Ouest, ont publié mardi, des versions contradictoires d’un incident frontalier ayant conduit à la détention de 16 soldats sierra-léonais par les forces guinéennes, ravivant les tensions entre les deux voisins. Le gouvernement sierra-léonais a indiqué que des éléments des Forces armées guinéennes avaient franchi lundi la frontière pour entrer dans la localité frontalière de Kalieyereh, dans la chefferie de Sulima, district de Falaba, où étaient déployés des membres des Forces armées de la République de Sierra Leone (RSLAF) et de la police sierra-léonaise. Selon un communiqué du ministère de l’Information et de l’Éducation civique, les forces de sécurité sierra-léonaises fabriquaient des briques pour la construction d’un poste frontalier et de logements destinés à appuyer les opérations de sécurité « sur un territoire reconnu comme appartenant à la Sierra Leone », et avaient hissé le drapeau national. Au cours de l’incident, des soldats guinéens ont appréhendé plusieurs membres de l’équipe de sécurité conjointe, dont un officier, et les ont conduits en territoire guinéen, précise le communiqué, ajoutant que leurs armes et munitions ont également été saisies. Le gouvernement a indiqué être « activement engagé par les canaux diplomatiques et sécuritaires établis afin de confirmer leur localisation et d’obtenir leur libération sûre et inconditionnelle », ajoutant que l’affaire avait été officiellement portée à l’attention des autorités nationales, régionales et sous-régionales. Une mission d’établissement des faits a été constituée pour déterminer la chronologie des événements, a-t-il ajouté. L’État-major général des armées guinéennes a présenté une version différente, affirmant que dimanche « quelques dizaines de militaires sierra-léonais armés » avaient pénétré sans autorisation sur le territoire guinéen, dans le district de Koudaya, sous-préfecture de Sandénia, préfecture de Faranah, à un point situé, selon lui, à 1,4 km à l’intérieur de la frontière guinéenne. Selon ce communiqué, les soldats auraient installé une tente et hissé leur drapeau national. Les forces guinéennes se sont déployées sur les lieux et « ont réussi à interpeller seize (16) d’entre eux, tout en saisissant leurs matériels et équipements », selon un communiqué militaire publié à Conakry. Les militaires interpellés et les objets saisis ont été remis à la police judiciaire aux fins d’enquête, indique le texte, qui félicite les unités engagées pour leur réactivité et appelle les forces de défense et de sécurité à « renforcer la vigilance et à rester mobilisées pour la protection et la défense de notre intégrité territoriale ». Aucun des deux communiqués ne fait état de victimes. La Sierra Leone et la Guinée partagent une longue frontière terrestre poreuse, où des communautés et des forces de sécurité opèrent dans des zones reculées où la délimitation peut s’avérer sensible. Les deux pays maintiennent des déploiements militaires et policiers dans les districts frontaliers afin de faire face aux mouvements transfrontaliers et aux enjeux sécuritaires. Les déclarations publiées mardi font apparaître un différend sur la localisation exacte de la ligne frontalière dans la zone concernée. Les deux gouvernements ont indiqué recourir aux canaux officiels, laissant entendre que des démarches diplomatiques sont en cours alors que les enquêtes se poursuivent. OS/KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du 25 février 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 25 février 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation, au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°6041 du Cercle de Bandiagara. La parcelle de terrain, d’une superficie de 100 hectares 1 are 17 centiares, sise à Bandiagara, Commune urbaine de Bandiagara, Cercle de Bandiagara est destinée à la réalisation des infrastructures pédagogiques et d’hébergement pour les enseignants et les étudiants de l’Université Polytechnique de Bandiagara. La construction de ce pôle universitaire entre dans le cadre de la réforme de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique entreprise par le Gouvernement. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre des Transports et des Infrastructures a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la Rentrée portuaire 2026 du Port autonome de Dakar. A l’invitation des Autorités sénégalaises, le ministre des Transports et des Infrastructures a pris part à la Rentrée portuaire du Port autonome de Dakar, le 10 février 2026. Dans son discours, lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre des Transports et des Infrastructures a rappelé l’attachement constant des Gouvernements et des peuples des deux Etats au renforcement de leur coopération bilatérale dans les domaines diplomatique, économique, social et culturel. Au cours des travaux de cette Rentrée portuaire, les échanges avec des Experts de la chaîne logistique se sont focalisés sur les axes stratégiques du Plan de repositionnement du Port autonome de Dakar 2025-2029, articulé autour du renforcement de la gouvernance portuaire et du développement d’une plateforme portuaire performante, sécurisée et durable. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de l’inauguration du Palais des Pionniers, prévue le 10 mars 2026, à Bamako. Dans le cadre du renforcement des infrastructures dédiées à la formation citoyenne et à l’épanouissement de la Jeunesse malienne, le Palais des Pionniers a fait l’objet d’importants travaux de rénovation et de construction qui ont permis de transformer cet établissement en un véritable pôle d’excellence pour la Construction citoyenne et l’Education morale de la Jeunesse. Cette initiative vise à améliorer la visibilité du Palais des Pionniers, à favoriser son appropriation par les bénéficiaires et les partenaires, ainsi qu’à consolider le dialogue entre les Autorités et la Jeunesse. La cérémonie d’inauguration sera couronnée d’une journée portes ouvertes. 3. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des Ministres de la remise officielle au Président de la Transition, Chef de l’Etat, du Rapport final des états généraux sur la situation de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, le 19 février 2026. Les états généraux, tenus en 2025, à Bamako et dans les 19 Régions du Mali, avaient pour objectifs : – de faire un diagnostic de la participation et de l’autonomisation de la Femme dans le processus de construction nationale ; – de faire un état des lieux des conditions de l’Enfant ; – de faire un diagnostic de l’environnement familial ; – de faire un état des lieux des violences basées sur le Genre ; – de discuter des questions transversales en lien avec la Femme, l’Enfant et la Famille ; – de proposer des pistes de solutions aux problèmes identifiés ; – de proposer un chronogramme de mise en œuvre des différentes recommandations. Aux termes des travaux, marqués par des concertations aux niveaux national, régional et local, 459 recommandations ont été formulées et traduites en actions assorties d’un plan décennal. Cette remise officielle a été aussi l’occasion de présenter au Président de la Transition, Chef de l’Etat le Bureau de la Plateforme des Femmes de l’AES. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a informé le Conseil des Ministres de la tenue de la 15ème Edition des Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la Photographie, prévue du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027, à Bamako. La Biennale africaine de Bamako est un espace de promotion de la création photographique contemporaine, de révélation des artistes africains et de la Diaspora. Dans un contexte mondial marqué par des recompositions culturelles, géopolitiques et médiatiques, la Biennale africaine de la Photographie apparait comme un levier de diplomatie culturelle, d’expression de la souveraineté et de défense du narratif malien et africain sur la scène internationale. Cette 15ème Edition des Rencontres de Bamako est placée sous le signe de la renaissance et de la souveraineté culturelle. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres : a. de la désignation du Mali à la Présidence du Comité régional de l’Organisation Mondiale de la Santé pour l’Afrique. Lors de la 75ème Session du Comité régional de l’Organisation Mondiale de la Santé pour l’Afrique, le ministre de la Santé et du Développement social a été élu par ses pairs Premier Vice-président pour un mandat d’un an. Selon les dispositions du Règlement intérieur du Comité, lorsqu’un Président est dans l’impossibilité d’achever son mandat, l’un des Vice-présidents est appelé à exercer les fonctions de Président pour la période restante du mandat. Le Président élu par la 75ème Session ayant perdu la qualité, le ministre de la Santé et du Développement social du Mali, en sa qualité de Premier Vice-président, est appelé à assurer cette fonction jusqu’à l’élection d’un nouveau Président au cours de la 76ème Session du Comité, prévue en août 2026. A ce titre, le Mali assurera la présidence de
Koulikoro : Le PM inaugure, demain jeudi, le vestibule des légitimités traditionnelles

Koulikoro, 25 février (AMAP) La cérémonie d’inauguration du vestibule des légitimités Traditionnelles sera présidée demain jeudi par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a appris l’AMAP de source officielle. La Commission d’organisation présidée par le Gouverneur de la Région de Koulikoro, le Colonel Lamine Kapory Sanogo, est à pied d’œuvre pour un accueil mémorable au Chef du Gouvernement. L’édifice est un bâtiment moderne doté d’une salle de réunion, de bureaux, de logements, et d’espaces fonctionnels tels qu’un parking et des espaces verts. C’est un espace dédié aux activités des légitimités traditionnelles, symbole de leur reconnaissance officielle et de leur rôle crucial dans le tissu social. Pour rappel, la première pierre du Vestibule des légitimités traditionnelles et coutumières à Koulikoro a été posée le mercredi 15 janvier 2025 au cours d’une cérémonie présidée par le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, dans le cadre de la refondation de l’État et de la valorisation des autorités traditionnelles. KM (AMAP)
Economie : Le secteur privé malien organise un dialogue sur la loi de finances 2026
Bamako, 25 février (AMAP) Le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a organisé ce mercredi, à son siège à Bamako, une rencontre professionnelle pour examiner la loi de finances 2026 du pays, a constaté l’AMAP. Les participants ont salué l’orientation « souveraineté et développement économique » du budget tout en exprimant des préoccupations sur la prédominance des dépenses de fonctionnement, le faible niveau d’investissement et la nécessité d’une plus grande implication du secteur privé dans la croissance. La rencontre a été animée par l’économiste Modibo Mao Makalou en tant que conférencier principal. Ce dernier a présenté les grandes lignes du projet de loi de finances 2026, qui prévoit des recettes d’environ 3 057,8 milliards de FCFA et des dépenses de 3 578,2 milliards de FCFA, soit un déficit budgétaire programmé de 522 milliards de FCFA (environ 520,4 milliards selon les chiffres finalement adoptés). Le budget met l’accent sur la défense et la sécurité, l’éducation et la santé, tout en projetant une croissance réelle du PIB de 6,3 % et une inflation maintenue sous les 3 %, en cohérence avec les efforts de respect des critères de convergence de l’UEMOA. M. Makalou a qualifié la loi de finances d’instrument à la fois législatif, politique, juridique et financier, reflétant les priorités du gouvernement au titre du Plan d’action du gouvernement. Il a souligné le passage progressif au budget-programme depuis environ 2018, avec la défense et la sécurité comme premier poste fonctionnel, suivies d’augmentations pour l’éducation et la santé, bien que l’agriculture ait enregistré une légère baisse d’enveloppe. « La loi des finances est bien plus qu’un simple document financier, c’est le reflet de nos valeurs, de nos priorités et de nos engagements envers nos citoyens », a déclaré Modibo Mao Makalou, insistant sur l’importance de la transparence et de l’inclusivité dans le processus budgétaire. Les échanges ont porté sur la pression fiscale concentrée sur un petit nombre d’entreprises formelles, l’impact des crises persistantes (énergétique, sécuritaire et chocs externes), la soutenabilité de la dette, le développement des partenariats public-privé (PPP), ainsi que les mesures visant à élargir l’assiette fiscale, notamment par la formalisation partielle de l’économie informelle et une meilleure captation des recettes minières. Le président du CNPM, Mossadeck Bally a, pour sa part, rappelé le rôle central du secteur privé en tant que principal créateur de richesses et contributeur fiscal, plaidant pour une meilleure compréhension du budget par les opérateurs économiques. Dans sa synthèse de clôture, Mossadeck Bally a qualifié le budget 2026 de budget essentiellement de fonctionnement, avec plus de 70 % des dépenses consacrées aux charges courantes et moins de 30 % aux investissements. Il a appelé à une révision urgente de la loi sur les PPP afin d’attirer des capitaux privés pour les infrastructures, citant les modèles réussis des pays voisins. Il a également évoqué le problème persistant des retards de paiement de l’État aux entreprises locales, le stock élevé d’arriérés intérieurs et l’insoutenabilité d’une assiette fiscale reposant sur seulement 5 % des contribuables. Adoptée par le Conseil national de la transition (CNT) en décembre 2025 à l’unanimité lors des phases clés, la loi de finances 2026 est présentée comme un « budget de souveraineté et de développement économique ». OS/KM (AMAP)
Koulikoro : Lancement des activités de « Sounkalo solidarité », édition 2026
Koulikoro, 25 février (AMAP) Le Gouverneur de la région de Koulikoro, le Colonel Lamine Kapory Sanogo a procédé mardi, au lancement des activités de « Sounkalo solidarité » par une rupture collective de jeûne à la grande Mosquée de Koulikoroba. Le thème retenu est : « Solidarité agissante des plus hautes autorités aux musulmans et chrétiens ». Pour cette activité, quatre (4) Mosquées sont retenues dans lesquelles ces ruptures collectives auront lieu durant ce mois béni. Selon le Chef de l’exécutif régional, l’objectif de cette rupture collective est de raffermir les liens entre les religieux pendant le carême et le ramadan qui coïncident. Au-delà du raffermissement des liens, cela permet de renforcer nos capacités de croyances en Allah le Tout Puissant et aussi à se pardonner pour aller de l’avant et à réfléchir sur la paix entre Maliens ainsi que les ressortissants des pays de l’AES, trois pays qui constituent aujourd’hui un seul peuple. « Les plus hautes autorités du pays ont pris cette initiative afin que le Mali puisse être un pays de paix et de solidarité. À Koulikoro, nous avons pris les dispositions nécessaires pour que tous les religieux, musulmans et chrétiens se retrouvent pour procéder à la rupture dans la communion » t-il soutenu. Le Gouverneur Sanogo a demandé aux religieux, aux koulikorois et aux ressortissants des pays de l’Alliance des Etats du Sahel(AES )de formuler des vœux et de faire des bénédictions, afin que la paix et le développement puissent être une réalité pour tous. Il a insisté de faire spécifiquement des prières pour le Mali et des bénédictions pour le président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta pour qu’il puisse continuer à gouverner en bonne santé, qu’il puisse toujours gouverner comme il le fait avec un esprit religieux, patriotique et d’ouverture, toujours aux attentif aux problèmes des Maliens. Pour le colonel Lamine Kapory Sanogo « Toujours dans le cadre de Sounkalo solidarité, la région de Koulikoro a reçu suffisamment de dons de vivres de la part du président de la transition et aussi de certains partenaires. Ces dons ont été rationnellement distribués aux religieux et à beaucoup d’autres qui sont dans le besoin » a-t-il expliqué. Avant de faire savoir que toutes ces activités font partie de celles de Sounkalo solidarité. « Au-delà de ces kits alimentaires, le président a assez fait pour nous, il a réalisé beaucoup d’autres choses à Koulikoro, nous avons reçu des matériels médicaux, des ambulances, des forages, beaucoup de motos pour les personnes vivant avec handicap et inauguré récemment des kits solaires offert par lui aux artisans de la région parmi tant d’autres » a t-il conclu . Pour sa part, Salif Konaté de l’église protestante a affirmé : « nous sommes ravi de voir la communauté chrétienne parmi les musulmans pour la rupture du jeûne, cela témoigne de la solidarité parfaite des composantes religieuses de Koulikoro pour le vivre ensemble, la considération mutuelle. Elle est l’illustration parfaite de la solidarité pour laquelle le président de la République œuvre pour le bon développement de notre pays ». Enfin, il a remercié le Gouverneur pour son implication personnelle avant d’avouer sa parfaite satisfaction de voir cette cérémonie de rupture de jeûne pendant laquelle tout le monde est invité. Le premier vice-président du bureau régional du haut conseil islamique Mali, l’Imam Ousmane Konta, a expliqué le sens du jeûne et l’impact du geste de bonne volonté du Général d’Armée d’Armée Assimi Goïta pour soulager les musulmans pendant ces moments d’adoration. « Toutes les éditions de cette rupture de jeûne initiée par le président de la Transition ont rassemblé chrétiens et musulmans. Le président fait ce que la religion musulmane recommande. Rien que pour que cela, il a le soutien et les bénédictions de tous les musulmans du Mali, a-t-il conclu. ALD/KM (AMAP)
Football : La FEMAFFOT organise son assemblée générale ordinaire le 16 avril prochain

Bamako, 24 février (AMAP) La Fédération Malienne de Football organise son Assemblée Générale ordinaire le 16 avril prochain, a appris l’AMAP de source proche de l’Organe dirigent du football malien. L’information ressort d’un courrier datant du 20 février 2026 que le Secrétaire général de la FEMAFOOT, Sidy Bekaye Magassa, a adressé aux présidents des membres statutaires, tout en précisant les étapes. KM (AMAP)
ONU : L’Assemblée générale appelle les États-Unis à payer l’intégralité de leurs contributions

Bamako, 24 février (AMAP) La présidente de l’Assemblée générale des Nations unies, Annalena Baerbock, a exhorté mardi, les États-Unis à s’acquitter intégralement de leurs contributions financières à l’ONU, après que Washington n’a versé qu’une fraction de ce qu’il doit à l’organisation. S’exprimant lors d’un point de presse à Genève, Mme Baerbock a rappelé que chaque État membre doit payer sa cotisation « en totalité et à temps », estimant que le paiement d’environ 160 millions de dollars, soit moins de 5 % du montant total dû, ne répond pas à ces obligations. Le non-paiement de contributions importantes pose un risque financier sérieux pour l’Organisation des Nations unies, dont le secrétaire général a récemment averti qu’elle pourrait faire face à un « effondrement financier imminent » si les arriérés de paiement ne sont pas résorbés. Interrogée sur l’impact de ces arriérés sur la capacité de l’ONU à remplir son rôle, Mme Baerbock a également évoqué l’initiative américaine dite « Board of Peace », indiquant que l’organisation mondiale l’avait reconnue dans le seul contexte de la situation à Gaza, mais que, sur toutes les questions de paix et de sécurité, l’ONU reste l’institution légitime à l’échelle internationale. OS/KM (AMAP)
Economie : La 11ème édition de la revue des reformes politiques, programmes et projets communautaires de l’UEMOA au Mali s’ouvre demain

Bamako, 24 février (AMAP) La 11ème édition de la revue des reformes politiques, programmes et projets communautaires de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) au Mali s’ouvre demain à Bamako, a appris l’AMAP de sources concordantes. Les mêmes sources précisent qu’au cours des travaux, les experts de l’organisation sous régionale et les autorités maliennes vont examiner 145 textes règlementaires et 6 programmes et projet pour un montant estimé à plus de 23 milliards de nos francs. Le Mali, à la dernière évaluation en 2024, a réalisé des progrès significatifs avec un taux de 80,6% dans la transposition et l’application des reformes communautaires. KM (AMAP
Actualité: Le Niger valide la feuille de route pour l’an 2 de l’AES

Mise en ligne Abdourahamane Salifou Niamey, 22 fév (ANP) Le Premier Ministre, M. Ali Mahamane Lamine Zeine a, en prélude aux réunions des hauts fonctionnaires et experts, et des ministres de l’Alliance des États du Sahel (AES), rencontré dans la matinée de ce samedi 22 février 2026, les ministres concernés et le comité national de l’AES. Cette réunion entre dans le cadre des préparatifs de la réunion des hauts fonctionnaires et des ministres qui aura lieu le 24, 25 et 26 février 2026 au Burkina Faso pour examiner la feuille de de l’an 2 de la Confédération. Mme Bayard Mariama Gamatié, vice-présidente du comité National de l’AES Niger, a au terme de cette rencontre indiqué à la presse que ‘’ le Burkina Faso nous a fait l’amabilité de nous transmettre le projet de feuille de route qu’ils veulent proposer pour la deuxième année de la confédération AES ‘’. Ajoutant que ‘’ le comité national a planché sur trois piliers que sont la Défense, la sécurité, la diplomatie et le développement ‘’. Selon la vice-présidente, des amendements ont été faits sur le projet d’amendement que le Burkina Faso »nous a envoyé, et avant de partir à la Réunion des experts, et le conseil des ministres, il était de bon temps qu’on harmonise nos points de vue sur le rapport que les experts vont présenter aux ministres ‘’ ajoutant qu’il est ‘’ le fruit de leur travail parce que c’est un travail d’équipe, un travail collectif, un travail d’expert pour que ce travail soit validé par le premier ministre et par les ministres qui seront présents au Burkina ‘’. ‘’Donc nous avons passé en revue la feuille de route proposée par le Burkina et maintenant les ministres se sont appropriés, ils nous ont donné les orientations qu’il faut, Ils ont pris note des propositions qu’on a faites, ils ont corrigé un certain nombre, ils ont proposé d’autres et des projets de reformulation également ont été faits ‘’ a-t-elle poursuivi. Pour Mme Bayard Mariama Gamatié ‘’la feuille de route, dans l’ensemble, en ce qui concerne les propositions d’amendement du Niger a été validé ‘’. Maintenant, il sera question comme c’est un travail de consensus, c’est un travail consensuel qui se fait au niveau de l’AES, ‘’ au Burkina, en plus des propositions maliennes, on aura à la suite de deux jours de travail des experts et un jour de travail des ministres, la feuille de route qui va être présentée au collège des chefs d’État ‘’ a conclu la vice-présidente de la commission nationale AES Niger. HER/AS/ANP 0156 février 2026

