Douanes : 2oo recrues à la leçon inaugurale de formation de six mois

Bamako, 12 déc (AMAP Quelque 200 nouveaux agents des douaniers dont 150 agents de constatation et 50 contrôleurs. Ces nouveaux douaniers de la promotion 2O25 ont suivi, vendredi, à la leçon inaugurale de formation de six mois sur le thème : « Mission des douanes : Dimension sécuritaire et défis de modernisation », a constaté l’AMAP. Lors de cette formation, dont la cérémonie de lancement a eu lieu au bloc pédagogique de l’Ecole nationale d’administration (ENA), les recrues seront initiées aux valeurs, vision et missions de la douane malienne de la formation. Le thème de la rentrée de cette promotion 2025 a été succinctement exposé, par le directeur général sortant de la douane, Amadou Konaté, en trois grandes parties : une administration moderne au service de l’Etat, un dispositif de surveillance spécifique adapté à la dimension sécuritaire, des orientations stratégiques et des réformes au niveau de la direction générale de la douane et, enfin, des engagements professionnels. Avant l’exposé du thème, l’inspecteur général des douanes Konaté a, dans son discours d’ouverture, a signalé que « cet événement marque, non seulement, le début de la formation pour les nouvelles recrues mais, aussi, permet de les familiariser avec les enjeux actuels essentiels à l’exercice de leurs futures fonctions. » Selon Amadou Konaté, « cette activité s’inscrit dans le plan d’action du Centre de formation et de perfectionnement dans la rubrique des conférences de l’Organisation mondiale des douanes (OMD). » « Vous faites un choix fort : celui de servir dans l’un des piliers stratégiques de l’Etat. Vous ne venez pas simplement occuper un poste, vous vous engagez à devenir les gardiens des frontières économiques, les sentinelles du patrimoine national et les premières lignes de défense contre les trafics qui menacent notre sécurité collective et, enfin, à contribuer à alimenter le budget de l’Etat », a lancé aux recrues, le directeur général sortant des douanes du Mali. « Votre présence à cette formation n’est ni un hasard ni une faveur. Elle est la conséquence d’un choix : celui de rejoindre une administration d’exigence, de discipline et de rigueur. Chez nous, l’uniforme n’est pas un décor, Il impose une conduite irréprochable », a poursuivi le chef sortant des Douanes du Mali « L’autorité que vous incarnerez, exige intégrité, loyauté, courage et sens du devoir. Vous serez jugés non seulement sur votre compétence mais, d’abord, sur votre moralité, votre honnêteté et votre solidité face à la tentation », a-t-il averti « Les défis qui vous attendent sont immenses. Les trafics se complexifient du fait de l’évolution du commerce international, conséquemment les menaces, elles aussi, évoluent. Les attentes du peuple malien grandissent. Face à ces mutations, nous devons être une douane plus moderne, plus professionnelle, plus efficace, une douane qui inspire confiance parce qu’elle incarne l’exemplarité. Je souhaite que vous soyez cette génération qui relève le niveau, qui refuse la facilité, qui choisit l’honneur », a-t-il dit. Et d’ajouter : « Vous entrez aujourd’hui dans une famille, mais une famille d’exigences. Ici, on ne se contente pas de faire, on fait bien. On ne se contente pas d’être présent, on s’engage. On ne se contente pas d’obéir, on comprend, on maîtrise, on performe, on propose. » « Les instructeurs vous accompagneront, mais la réussite dépendra de votre volonté. Que cette formation soit pour vous le début d’un parcours marqué par l’effort, la discipline et la grandeur du service public », a-t-il conclu. ST/MD (AMAP)      

Prévention et détection de la corruption : Atelier national de validation du rapport provisoire d’évaluation des besoins en renforcement des capacité

Bamako, 12 déc (AMAP) L’atelier national de validation du rapport provisoire d’évaluation des besoins en renforcement des capacités des ressources humaines chargées de la prévention et de la détection de la corruption au Mali, s’est ouvert, vendredi, au Centre international de conférence de Bamako (CICB). sous la présidence du secrétaire général du ministère de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Simpara. Cet atelier a pour objectif de mettre en place un plan de formation structuré, pertinent et opérationnelle afin de partager les principales conclusions et recueillir les pertinentes contributions. Ce qui est basé sur une évaluation approfondie des besoins en renforcement des capacités des ressources humaines impliquées dans la prévention et la détection des faits de corruption, dans une perspective d’amélioration de la performance et de synergie interinstitutionnelle. Selon le secrétaire général du département chargé de la Refondation de l’Etat, c’est conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR), que le gouvernement a adopté la Stratégie nationale de lutte contre la corruption, assortie d’un Plan d’actions couvrant la période 2023-2027, en vue de doter notre pays de mécanismes efficaces de prévention et de répression du fléau. Soulignant la nécessité « de mettre en place un dispositif structuré de renforcement des capacités des ressources humaines » impliquées dans la prévention et la détection des faits de corruption. « L’atteinte de cet objectif, selon Ibrahim Simpara, requiert une évaluation rigoureuse des besoins en matière de formation, de perfectionnement et de spécialisation des ressources humaines engagées dans les missions de prévention et de détection. » Dans cette perspective, faut-il noter, le ministère de la Refondation de l’État, avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), à travers le Projet de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite-Phase 2 (LUCCEI-2), a engagé un consultant national pour réaliser une évaluation approfondie des besoins en renforcement des capacités. Les résultats de cette mission permettront de proposer un plan de renforcement des capacités structuré, adapté aux profils des différents acteurs, et orienté vers une meilleure efficacité dans la prévention et la détection des faits de corruption et d’infractions connexes. BT/MD (AMAP)                    

Bamako : Lancement du Programme régional de cartographie de la fertilité des sols en Afrique de l’Ouest du Mali

Bamako, 12 déc (AMAP) Le Programme régional de cartographie de la fertilité des sols en Afrique de l’Ouest du Mali, en phase pilote, d’une durée de trois ans, dont l’objectif est de « contribuer à l’amélioration de la productivité des cultures, d’améliorer les revenus des agriculteurs et de contribuer à la sécurité alimentaire dans les pays membres » a été lancé, vendredi, dans les locaux de l’Institut d’économie rurale (IER) de Sotuba, à Bamako. Il est financé à travers un prêt en dollars américains, soit environ 5,6 milliards de francs Cfa contracté auprès du groupe de la Banque islamique de développement (BID). La contribution du Mali s’élève à 1,5 million de dollars américains, soit environ 840 millions de FCFA. « La baisse de la fertilité des sols est une contrainte majeure à la production agricole et contribue directement à l’insécurité alimentaire et à la pauvreté en Afrique subsaharienne. Les exploitants agricoles ont besoin de données fiables sur les principales propriétés des sols pour prendre des décisions en matière de gestion de la productivité des terres », a dit le conseiller technique du ministère de l’Agriculture, Amadou Cheick Traoré, qui a présidé la cérémonie de lancement. « Il faut signaler que, de nos jours, les formules d’engrais utilisées ne tiennent pas suffisamment compte de la diversité des sols selon les zones agroécologiques. Il s’avère nécessaire de mettre au point de nouvelles formules d’engrais en fonction de l’état de la fertilité des sols, des zones agroécologiques et des cultures », a-t-il estimé. C’est ainsi que les équipes de recherche de la Gambie, de la Guinée, du Mali, du Niger, du Sénégal et de la Sierra Leone ont élaboré « un projet commun, en collaboration avec des responsables du groupe de la BID. Ses objectifs principaux sont « l’élaboration de la carte de fertilité des sols et l’adaptation des doses de fertilisation pour les principales cultures, en vue d’une agriculture durable et plus productive », a précisé le représentant du ministre de l’Agriculture. Quant au directeur général de l’IER) de Sotuba, Dr Kalifa Traoré, il a expliqué que le projet comprend cinq composantes, à savoir : le plan d’échantillonnage, les prélèvements et analyses, les essais courbes de réponse, la cartographie des contraintes majeures des sols, et le renforcement des capacités et la formation. Dr Clément Illa, le représentant régional de la BID à Dakar, a rappelé que « depuis l’adhésion du Mali à la banque, le 15 mars 1978, jusqu’à ce jour, les approbations du Groupe de la Banque Islamique de Développement pour le Mali ont atteint un volume total de 1 250 milliards de Fcfa. » « Ces chiffres parlent d’eux-mêmes et traduisent le dynamisme des relations de coopération entre la banque et le Mali », a ajouté. M. Illa Il a souligné que « le portefeuille actif de la BID au Mali compte quinze projets, dont cinq projets agricoles. La stratégie décennale de la banque 2026-2035 accorde une place de choix à l’agriculture et à la souveraineté alimentaire », avant de réaffirmer l’engagement de la banque à soutenir le Mali pour la réalisation du projet. Les travaux vont concerner la zone cotonnière de Mali-Sud (CMDT et OHVN), la zone de riziculture de l’Office du Niger et Opération riz Ségou (ORS), ainsi que les zones de production de céréales sèches de la Région de Koulikoro, sous le leadership de l’IER, à travers le Laboratoire Sols Eaux Plantes (LABOSEP) de Sotuba. MMD/MD (AMAP)

Bafoulabé (Ouest) : Alerte sur le fleuve Bakoye

Par Boubacar MACALOU Bafoulabé, 12 déc (AMAP) Le fleuve  » Bakoye  » autrefois fierté des populations riveraines et source de vie, est devenu aujourd’hui, une source de danger, arborant une teinte beigne, reflet des déversements chimiques continus, selon le constat des riverains. La population riveraine aux prises avec une vague de maladies hydriques, lance un cri d’alarme désespéré, interpellant les autorités pour une intervention immédiate.


 » Pendant la saison des pluies, avec le phénomène climatique du glissement de terrain, l’eau devenait trouble, Puis reprenait sa couleur claire initiale, après la saison des pluie », dit Abdoulaye Sissoko, notable à Bakoye. Ce changement de couleur extrême du fleuve Bakoye n’est pas un phénomène naturel, de l’avis de plusieurs riverains. Des témoignages pointent du doigt les orpailleurs, en amont du fleuve, qui seraient à l’origine en rejetant leurs produits directement dans le cours d’eau. « L’eau, en ce moment, devait être claire mais elle est devenue une étendue mystérieuse », poursuit Abdoulaye Sissoko. Regardez la couleur de cette eau ! Ce n’est plus de l’eau, c’est de la boue mélangée à l’eau}, s’indigne-t-il. Mariam Fofana, ménagère à Tintila, dit qu’« à défaut de la maman, on tête sa grand-mère « . Cette eau est tout pour la population. « Nous, qui dépendons du Bakoye pour diverses utilisations (lessive, baignade, consommation malgré les risques), souffrons de certaines maladies comme des troubles respiratoires, des diarrhées et, souvent, des maladies urinaires. De petites disputes éclatent, parfois, entre les couples, à cause du linge décoloré par l’eau du fleuve. « Aujourd’hui, ceux qui ont quelque moyen utilisent des sachets d’eau pour leur consommation. Nous qui n’avons pas cette possibilité, sommes obligés de nous contenter de cette eau avec ses corolaires », se désole la ménagère. Face à ce péril écologique et sanitaire, la population riveraine du Cercle de Bafoulabé se sent impuissante et interpelle les autorités à agir urgemment pour son droit de vivre dans un environnement sain. Et que le fleuve Bakoye ne devienne un symbole de la négligence humaine et de l’indifférence. BM/MD (AMAP)  

Ségou : La journée mondiale et le mois de lutte contre le sida ont été lancés

Ségou, 12 déc (AMAP) La Journée mondiale et le Mois de lutte contre le Sida ont démarré, jeudi, à Ségou lots d’une cérémonie qu’a présidé le directeur du cabinet du gouverneur de la Région, Boureima Ongoïba, a constaté l’AMAP sur place. La célébration, en présence de plusieurs personnalités,.de cette journée du 1er décembre et du Mois de lutte contre le VIH et le sida sur le thème « Sida, crise de financement extérieur : une opportunité pour promouvoir le financement souverain », rappelle des acquis, des engagements de tous les secteurs vis-à-vis de la prévention et de la prise en charge des personnes infectées et affectées par la maladie. Elle constitue, aussi, une opportunité pour mobiliser tous les acteurs des secteurs public, privé, de la société civile et des Partenaires techniques et financiers (PTF) afin de renforcer leurs engagements pour une réponse internationale, nationale et locale plus vigoureuse et efficace en vue de l’élimination de l’épidémie du sida d’ici l’horizon 2030. Pour la 2éme adjointe du maire de la Commune urbaine de Ségou, Mme Doucouré Mariam Diallo, représentante du maire, la commémoration de cette journée revêt une dimension particulière, « car elle nous rappelle non seulement les progrès accomplis dans la lutte contre le VIH/Sida mais, aussi, les défis qui persistent. » « Elle constitue un moment de solidarité, de mobilisation et d’engagement renouvelé envers toutes les personnes vivant avec le VIH mais également envers nos communautés, qui doivent rester pleinement impliquées dans la prévention et la prise en charge » a-t-elle dit. Mme Doucouré a réaffirmé la disponibilité de la Commune urbaine de Ségou « à accompagner toutes les initiatives visant à renforcer la prévention, améliorer l’accès aux soins et lutter contre la stigmatisation et la discrimination. » De son côté, le directeur de Cabinet du gouverneur, Boureima Ongoïba, a révélé la situation épidémiologique nationale en 2025 qui se présente comme suit : prévalence VIH : 0,76% ; 111 127 personnes au Mali vivent avec le VIH dont 52% de femmes; 4 003 personnes sont nouvellement infectées dont 1 464 adolescents; 69 000 personnes connaissent leur statut sérologique; 75 929 personnes sont sous traitement antirétroviral; 2 400 personnes présentent la charge virale indétectable; 4 369 femmes séropositives dont 2003 sous ARV; 4 900 personnes sont mortes du Sida. S’agissant de la Région de Ségou, les données du DHIS2 2024 renseignent sur les indicateurs suivants : File active des personnes vivant avec le VIH sous traitement ARV : 6 136 femmes enceintes séropositives sous ARV : 108. M. Ongoïba a souligné que dans la Région de Ségou, « la lutte contre le Sida en 2025 est marquée par un ralentissement de la prévention dû à l’insuffisance de financement extérieur et domestique. » Toutefois, une nouvelle stratégie est en cours de mise en œuvre visant à identifier et mettre sous traitement les personnes vivant avec le VIH. « Cette stratégie largement soutenue par l’ONUSIDA dans notre Rrégion nous a permis d’instaurer un esprit d’émulation entre les districts sanitaires, à l’effet d’améliorer les pratiques de santé publique dans les structures et de prétendre à un prix compétitif », a-t-il dit. Il a remercié tous les partenaires financiers de la lutte contre le Sida au Mali ainsi les acteurs régionaux étendard de la lutte contre le Sida dans la région. AP/ADS/MD (AMAP)  

Union nationale des travailleurs du Mali présente son bilan aux délégués syndicaux

Bamako, 11 déc (AMAP) L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a tenu, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), son 20è Conseil central statutaire afin de présenter le bilan des activités de la plus grande centrale syndicale du Mali à ses délégués venus de plusieurs régions du pays. Cette rencontre dont les travaux ont été lancés par le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly a accueilli, également, le colloque national du Comité national des jeunes travailleurs de l’UNTM et les différentes formations dispensées à ses militants avec souvent l’appui technique du ministère en charge du Travail. Selon le secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé, ce Conseil s’inscrit dans cette tradition de redevabilité, de transparence, et de fidélité aux engagements pris devant les militants. « Il nous revient aujourd’hui d’évaluer objectivement notre action, de renforcer notre unité et de définir le cap pour les mois et années à venir », a poursuivi M. Katilé. Il a fait remarquer que le Mali « traverse des défis qui affectent la vie des travailleurs, les activités économiques et la stabilité sociale. » Au nombre desquels, les pressions économiques fortes liées aux changements géopolitiques, aux sanctions passées, au ralentissement du commerce et aux difficultés financières de l’État et des entreprises. Le premier responsable de l’UNTM a souligné « l’urgence de prendre des mesures en faveur du travailleur face à une inflation qui érode son revenu. » Pour sa part, le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, a indiqué que le gouvernement et les partenaires sociaux ont, « dans un bel esprit, consolidé les bases de notre démocratie sociale. » M. Coulibaly a félicité l’UNTM pour son engagement dans la signature du Pacte de stabilité sociale et de croissance, le 25 août 2023, les négociations tenues au sein du cadre permanent de concertation sur la revalorisation salariale dans la Fonction publique. » Toutes choses qui ont permis d’aboutir à l’adoption en juillet 2025 d’un décret portant majoration de la valeur du point d’indice, de 400 Fcfa à 470 Fcfa « et cela de façon progressive dès janvier 2026. » Y compris la signature du Protocole le 4 novembre 2025 avec les Associations de partants volontaires à la retraite. MD/MD (AMAP)

Le patrimoine culturel immatériel : Un outil pour renforcer l’État et la cohésion sociale

Bamako, 11 déc 2025 (AMAP) L’ambassade d’Afrique du Sud, en partenariat avec l’Institut des hautes études et de recherches islamiques Ahmed Baba de Tombouctou (IHERI-ABT), a organisé, jeudi, à Bamako, la 5ᵉ édition d’une conférence-débat autour du thème : « Le Patrimoine culturel immatériel (PCI) africain, vecteur de consolidation de l’État, de renforcement de la cohésion nationale et de promotion d’une culture de la paix ». Dans son intervention, la chargée d’affaires de l’ambassade d’Afrique du Sud au Mali, Patience Masisi, a souligné que « la valorisation du patrimoine culturel immatériel africain constitue un moyen efficace de lutter contre l’homogénéisation culturelle et d’affirmer l’authenticité des identités nationales. » Mme Masisi a rappelé que « le patrimoine culturel n’est pas seulement un héritage à préserver, mais, aussi, un levier stratégique pour renforcer les États africains, promouvoir le développement durable et nourrir les projets sociétaux. » Le directeur général de l’IHERI-ABT, Mohamed Diagayeté, a salué la qualité du partenariat Mali-Afrique du Sud, particulièrement dans le domaine des manuscrits anciens. Il a rappelé que l’Afrique du Sud a réalisé plusieurs actions majeures, notamment la construction d’un bâtiment destiné à abriter l’ensemble des manuscrits du Mali, la formation de cinq agents maliens en conservation et restauration, aujourd’hui reconnus dans la sous-région et l’organisation conjointe de conférences au Mali et en Afrique du Sud, dont les actes de la conférence de 2005 publiés dans l’ouvrage « The meanings of Timbuktu ». Pour sa part, le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Amadou Fané, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a indiqué que « l’enjeu pour les États africains est de passer de la simple reconnaissance du PCI à une utilisation proactive pour répondre aux défis contemporains liés à la stabilité politique et à la consolidation de la paix. » AC/MD (AMAP)    

11ᵉ Festival du Dibi : Annoncé comme une édition de tous les records

Bamako, 11 déc (AMAP) La 11ᵉ édition du Festival du Dibi, aura lieu du 18 décembre au 4 janvier 2026, à la Place du Cinquantenaire, ont annoncé officiellement les organiseurs, lors d’une conférence de presse organisée mercredi dernier au ministère de l’Élevage et de la Pêche par InfluYence Group, en partenariat avec le département de tutelle. Evènement populaire célébrant les grillades et le savoir-faire culinaire national, le Festival du Dibi attire depuis plus d’une décennie un public large, composé aussi bien de Maliens que d’étrangers. Après plusieurs années de succès, l’édition 2026 se veut « celle de tous les records », selon les organisateurs. Elle entend s’imposer non seulement comme un rendez-vous gastronomique mais, aussi, comme un espace de cohésion sociale, de valorisation culturelle et de dynamisation économique. Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général Madi Matènè Keïta, représentant le ministre, et a qui a présidé la rencontre, a salué une initiative qui « fait battre le cœur des Bamakois », tout en soulignant son importance sociale, culturelle et économique. Il a rappelé que la promotrice du festival, Mme Aminata Bocoum, directrice générale d’InfluYence Group et présidente de la Fondation Influence, a sollicité et obtenu le Haut Parrainage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Le représentant du ministre a insisté sur la pertinence du parrainage présidentiel, qui « donne du sens à la gastronomie malienne » et traduit le soutien de l’État aux initiatives culturelles d’envergure. Il a également mis en avant la vision du département d’intensifier les systèmes de production animale et piscicole, renforcer la résilience des sous secteurs et alimenter une industrie de transformation compétitive aux normes internationales. « Dans cette dynamique, a-t-il ajouté, le Festival du Dibi s’inscrit pleinement dans les politiques nationales, notamment la Politique de développement agricole (PDA), la Politique nationale de développement de l’élevage (PNDE) et la Loi d’orientation agricole. L’événement participe à la création de valeur, à la promotion des filières viande et poisson et contribue à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes. « Nous, à l’Interprofession, sommes très fiers du Festival du Dibi, parce que c’est un festival qui nous valorise, qui nous permet d’être une profession pédagogique et qui a pour objectif de promouvoir la filière, de défendre les intérêts des acteurs. Les promoteurs du Festival du Dibi font aujourd’hui la promotion de notre filière », a expliqué le président de l’Interprofession de la filière bétail viande du Mali, Mahamadou Diallo. ‎Avant d’ajouter : « Notre souhait, c’est que le Festival du Dibi du Mali soit exporté au-delà de nos frontières, dans la sous-région, parce que nous avons non seulement la meilleure viand, mais, aussi, les meilleurs acteurs. Nos transformateurs, nos dibitiers du Mali nous manquent chaque fois qu’ils sortent du pays ». Au-delà de son aspect festif, le Festival du Dibi se distingue par son impact économique remarquable : 10 000 emplois générés, plus de 200 stands gastronomiques et artisanaux, et une dynamique commerciale qui profite directement aux éleveurs, bouchers, dibitiers, pêcheurs, maraîchers, transporteurs et acteurs de la transformation alimentaire. ‎ ‎L’impact social est tout aussi important :  »un espace sécurisé, convivial et accessible, capable d’accueillir près de 200 000 visiteurs, favorisant le vivre-ensemble, la participation des personnes handicapées et la cohésion nationale », a précisé la directrice d’InfluYence Group. « L’édition 2026 introduit d’importantes innovations : ouverture 24h/24 durant 18 jours, une première dans l’histoire du festival, fan zone CAN Maroc 2025, avec retransmission en direct des matchs, animations et concerts, nouveau calendrier aligné sur les fêtes de fin d’année et la CAN, pour attirer un public encore plus large », a expliqué la directrice d’InfluYence Group. Et aussi le Burkina Faso comme invité d’honneur, dans l’esprit de la fraternité sahélienne et de la dynamique AES. ‎Selon la directrice d’InfluYence Group, le festival proposera sept grandes soirées thématiques, chacune parrainée par une personnalité nationale : Nuit du 7ᵉ art, Nuit du Fôlô Fóló, Nuit du Fèrè Kènè, Nuit des Damonzones, Réveillon du Nouvel An, Nuit du Nord et, enfin la Nuit de l’Armée pour la clôture officielle. Plusieurs autres personnalités ont pris part à la conférence de presse de lancement, dont le président des dibitiers du Mali, Sékou Drabo, ainsi que les représentants du partenaire officiel Onga, Ashura. GT/MD (AMAP)

Journées du poisson : Le Mali mise sur la pisciculture pour renforcer la résilience climatique

Bamako, 11 déc (AMAP) La 4ᵉ édition des Journées du poisson a s’est ouverte, ce jeudi 11 décembre, au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ, de Bamako, sous la présidence du Chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta. Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a ouvert les travaux placés sous le thème de la valorisation de la production piscicole face aux impacts du changement climatique. Prévue du 11 au 13 décembre 2025, l’initiative vise à promouvoir la pêche et l’aquaculture, conformément à la vision stratégique du gouvernement. Selon le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, ces Journées « offriront un espace d’échanges entre acteurs et permettront de présenter une large gamme de produits halieutiques, tout en sensibilisant sur la dégradation des écosystèmes aquatiques. » Le Mali dispose d’un important potentiel hydrographique, mais les sécheresses, le changement climatique et les pratiques illégales comme le dragage ont fortement réduit les captures. Pour y faire face, le gouvernement a engagé plusieurs programmes, évalués à plus d’un milliard de F CFA, et des investissements supplémentaires sont prévus. La production a atteint 120 382 tonnes en novembre 2025, incluant 7 039 tonnes issues de la pisciculture. Des infrastructures comme des unités de fabrication de glace et des appuis en aliments poissons ont également été mises en place. Pour sa part, le Premier ministre a salué l’organisation de ces Journées et remercié les partenaires, notamment la Banque mondiale. Le général de Division Abdoulaye Maïga a rappelé que la filière représente 4 % du Produit intérieur brut (PIB), mais reste en deçà des besoins nationaux estimés à 300 000 tonnes par an. Le chef du gouvernement a appelé les investisseurs à renforcer leur engagement pour réduire le chômage et consolider la sécurité alimentaire. De son côté, le président de l’Interprofession, Cheick Oumar Diaouré Maïga, a salué les avancées enregistrées et exhorté à une plus grande implication des acteurs, tout en remerciant les autorités pour les mesures contre les pratiques illégales. SS/MD (AMAP)

Guerre de l’information : Le Centre d’information gouvernementale du Mali sonne la mobilisation médiatique

Bamako, 11 déc (AMAP) Le Centre d’information gouvernementale du Mali (CIGMA), en partenariat avec la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) et la Maison de la presse, a organisé jeudi, à Bamako, un panel de haut niveau sur les conséquences de la désinformation sur l’opinion nationale. Cette rencontre intervient dans un contexte de cabale médiatique visant le Mali, marquée par des campagnes de désinformation et des rumeurs destinées à influencer l’opinion publique, et face à laquelle le gouvernement a décidé de mobiliser l’ensemble des acteurs médiatiques. Elle a réuni journalistes et responsables de communication, et a discuté de plusieurs thématiques, notamment la communication institutionnelle en temps de crise, le rôle des médias publics, les défis de la presse privée et des médias sociaux, ainsi que la veille et la riposte médiatique face aux campagnes hostiles. Les travaux dont l’ouverture a été présidée par le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, en présence du directeur général du CIGMA, Ibrahima Traoré, du directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane, ainsi que de plusieurs personnalités. Selon le ministre chargé de la Communication, « le Mali fait face depuis plusieurs mois à une offensive d’un genre nouveau. » « Une guerre silencieuse mais redoutable : la guerre de l’information. Un acharnement médiatique multiforme international, régional et même interne cherche à déformer la réalité, à manipuler l’opinion, à démoraliser nos populations et à saper la confiance en nos Forces de défense et de sécurité », a déclaré Alhamdou Ag Ilyène. Pour lui, « la désinformation est une arme aux effets dévastateurs et la presse malienne publique, privée, en ligne ou communautaire se trouve en première ligne. » Il a rappelé que l’Armée malienne mène une lutte héroïque contre le terrorisme, une lutte exigeante et parfois incomprise, mais cruciale pour la survie de la nation. « Dans ce combat, a-t-il insisté, les Forces armées maliennes (FAMa) ont besoin du soutien franc, responsable et patriotique des médias nationaux. » Le ministre chargé de l’Economie numérique a indiqué que ce panel répond à l’exigence de renforcer « la résilience informationnelle des journalistes », de susciter un meilleur soutien national aux FAMa, de clarifier les responsabilités des médias dans la lutte contre le terrorisme, de comprendre les enjeux politico-sécuritaires liés à la diffusion d’informations sensibles et de prendre conscience des dangers réels de la désinformation. Affirmant que « ces objectifs sont au cœur de la souveraineté médiatique que nous devons consolider. » « Dans ce contexte de crise multiforme, vous n’êtes pas de simples transmetteurs d’information. Vous êtes des acteurs de la sécurité nationale. Vous êtes les gardiens du narratif national, les protecteurs du moral des populations », a-t-il lancé. Et d’ajouter que le Mali a besoin « d’une presse forte, responsable, vigilante et consciente de son pouvoir. » Au nom du Premier ministre, le ministre Ag Ilyène a encouragé les participants à faire bloc contre la désinformation, dont l’objectif, selon lui, « est d’affaiblir notre Nation. » Il a assuré que l’État, à travers son département, « continuera de renforcer la formation, la coordination et les outils nécessaires pour consolider la souveraineté informationnelle du pays. » Il a formulé le vœu que ce panel soit un moment d’échanges fructueux, d’apprentissage, de vérité et d’engagement collectif au sein d’une famille de communicants unie et solidaire. Pour sa part, le directeur du CIGMA a rappelé que l’objectif est de sonner la mobilisation générale de la presse nationale autour de l’action du gouvernement, « afin d’informer et de donner la bonne information dans un contexte de cabale médiatique sans précédent contre le Mali. » Ibrahima Traoré a également souligné l’importance de l’échange direct entre la presse publique, la presse privée et les structures gouvernementales chargées de la communication. AG/MD (AMAP)