Macina : Une forte pluie arrose plusieurs localités du cercle

Macina, 5 octobre (AMAP) Une forte pluie s’est abattue dans le cercle de Macina, ce matin dans les environs de 2H du matin, mettant ainsi fin aux inquiétudes des paysans qui avaient perdu tout espoir pour une bonne campagne agricole, a constaté l’AMAP. Selon les techniciens, cette pluviométrie affiche les 23 mm. Cette pluie vient à un moment où les plantes ont le plus besoin surtout à ce stade de la reproduction, de l’épiaison.  L’espoir renaît sur une récolte à hauteur de souhait et selon les prévisions météorologiques, il n’y a plus à s’inquiéter. DG /KM (AMAP)

Communiqué de presse de l’UNICEF sur la rentrée scolaire

« Pour apprendre, il faut plus qu’une salle de classe : l’UNICEF mobilisé pour une rentrée scolaire sûre, saine et inclusive au Mali ». Bamako, le 1er octobre 2026  À l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027, l’UNICEF réaffirme son engagement aux côtés du Gouvernement du Mali pour garantir à chaque enfant son droit à une éducation de qualité dans un environnement sûr, sain et inclusif. Cette année, la leçon modèle est consacrée à la sécurité sanitaire des aliments en milieu scolaire, un thème qui rappelle qu’un enfant apprend mieux lorsqu’il évolue dans un environnement qui protège sa santé, son bien-être et son développement. Cette rentrée intervient dans un contexte marqué à la fois par des progrès encourageants et des défis persistants. Avec l’appui de l’UNICEF et de ses partenaires, au cours de l’année écoulée, 151 189 enfants ont bénéficié de kits scolaires et de matériels pédagogiques, tandis que 2 562 enseignants ont été formés dans diverses disciplines et 589 salles de classe ont été construites ou réhabilitées. L’UNICEF a également soutenu la construction d’infrastructures de gestion de l’hygiène menstruelle dans 79 écoles, ainsi que la construction et la réhabilitation de latrines et de points d’eau, au profit de 35 585 élèves. Ces interventions ont contribué à renforcer l’accès à une éducation de qualité dans des environnements d’apprentissage sûrs, inclusifs et protecteurs. Malgré ces avancées, plus de 2 millions d’enfants restent hors de l’école ou risquent de l’être (2024 Global Education Monitoring report modelled estimate), tandis que 2 444 écoles demeurent non fonctionnelles à travers le pays, affectant plus de 733 000 enfants et près de 14 700 enseignants, selon les données du cluster éducation. À l’occasion du lancement officiel de la rentrée, le Ministre de l’Éducation nationale Dr. Amadou Sy Savane a déclaré : « Le choix de la période 2026-2027 comme année de l’éducation et de la culture traduit la vision et l’engagement des plus hautes autorités du Mali. Cette orientation fait de l’éducation et de la culture deux leviers essentiels de la construction du Mali. L’enjeu majeur est de traduire cette vision et cet engagement en actions concrètes et en résultats durables grâce à la mobilisation de l’ensemble de la communauté éducative. » Pour de nombreux enfants au Mali, l’école représente bien plus qu’un lieu d’apprentissage. Elle constitue un espace de protection, de socialisation et d’espoir. Une école qui dispose d’un environnement sain, d’eau potable, d’installations sanitaires adéquates et sensibles au genre ainsi que de pratiques alimentaires sûres contribue non seulement à améliorer les apprentissages, mais aussi à renforcer la santé et le bien-être des élèves. « Faire de l’Éducation et de la Culture une priorité nationale, c’est investir dans l’avenir du Mali. Chaque enfant qui apprend, chaque fille qui reste à l’école, chaque enseignant soutenu, c’est un pas concret vers un Mali plus fort, » a souligné Mme. Hanaa Fikry Ahmed Singer, la Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies au Mali. « Aux côtés du Gouvernement et des communautés, les Nations Unies resteront pleinement engagées pour que davantage d’enfants puissent apprendre, grandir en sécurité et construire leur avenir ici, au Mali. Très belle année scolaire à toutes et à tous ». Tout au long de l’année scolaire, l’UNICEF poursuivra son appui au Gouvernement du Mali afin de promouvoir l’accès à une éducation de qualité, la rétention scolaire des enfants les plus vulnérables et l’amélioration des conditions d’apprentissage à travers des interventions intégrées en éducation, nutrition, eau, hygiène, assainissement et protection de l’enfant. Le Représentant de l’UNICEF au Mali, Mr. Mohammad Fayyazi a déclaré : « Pour apprendre et réussir, chaque enfant a besoin de bien plus qu’une salle de classe : de l’eau, de la santé, de la nutrition et de la protection. Ensemble, investissons dans chaque enfant au Mali. » Parce que chaque enfant a des aspirations pour son avenir, cette rentrée scolaire est l’occasion de mettre en avant leurs attentes et leur vision d’une école sûre, inclusive et de qualité, où chaque fille et chaque garçon peut apprendre, grandir et développer pleinement son potentiel. Comme l’exprime ces deux élèves de l’Institut des Jeunes Aveugles du Mali. Aboul Karim, 13 ans : « Je suis heureux de reprendre l’école, j’ai envie d’apprendre pour servir mon pays ». Aminata, 12 ans, « J’avais hâte que l’école reprenne parce que j’aime apprendre et mes camarades me manquaient ». À l’occasion de cette nouvelle année scolaire, l’UNICEF exhorte les autorités, les partenaires, les communautés et les familles à poursuivre leurs investissements en faveur de l’éducation, de la nutrition, de l’eau, de l’assainissement et de la protection de l’enfant. Ces investissements sont essentiels pour permettre à chaque fille et à chaque garçon de développer pleinement son potentiel et de contribuer au développement du Mali. Bonne rentrée scolaire à chaque fille et à chaque garçon au Mali ! Pour plus d’informations, veuillez contacter Stephanie Joy Raison | UNICEF MALI | + 223 75 99 93 11 | sraison@unicef.org Fatou Diagne | UNICEF MALI | + 223 71 17 03 55 | fdiagne@unicef.org A PROPOS DE L’UNICEF L’UNICEF promeut les droits et le bien‑être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. En collaboration avec nos partenaires, nous intervenons dans 190 pays et territoires afin de traduire cet engagement en actions concrètes, en accordant une attention particulière aux enfants les plus vulnérables et marginalisés, au bénéfice de tous les enfants, partout dans le monde. Suivez-nous sur Twitter, Facebook, Instagram, Linkedin et YouTube    

Bougouni : Tenue de la 22ᵉ Convention locale 2026 de la Jeune Chambre Internationale JCI

Bougouni, 5 octobre (AMAP) La salle de réunion de la préfecture de Bougouni a abrité le samedi 3 octobre 2026, une convention locale de la Jeune Chambre Internationale JCI Bougouni du mandat 2026, sous la présidence du premier adjoint au préfet, Makan Bougoudogo, a constaté l’AMAP. C’était en présence des autorités administratives et politiques, du vice-président Exécutif National, le sénateur Issa Fily Konaté assigné aux Zones 2 et 3, de plusieurs anciens Sénateurs et Past-Présidents de la JCI Bougouni, des légitimités traditionnelles et des associations de jeunes. Cette convention locale de la JCI locale Bougouni n’est pas seulement une rencontre statutaire, mais un moment important de la vie de cette organisation juvénile de Bougouni créée il y’a plus de deux décennies au sein du réseau de la Jeune Chambre Internationale (JCI) au Mali. Derrière un bilan de ces 77% de réalisations de cette 22ᵉ Convention Locale, il y a surtout des femmes et des hommes qui ont accepté de servir, d’identifier les difficultés rencontrer et de tirer les enseignements nécessaires et surtout de définir de nouvelles orientations pour les années à venir Des réalisations témoignent de leur volonté de contribuer au développement de notre communauté à travers les domaines qui font la richesse du mouvement à savoir le leadership, la citoyenneté active, l’entrepreneuriat, la formation, la solidarité, l’environnement, la cohésion sociale et le développement de la jeunesse. Dans son intervention, le Président de la JCI locale Bougouni Amidou Samaké a résumé le mandat 2026 en un seul mot à savoir : Engagement qui  nous a permis de donner de de notre temps, votre énergie, de nos compétences et parfois même nos propres ressources en répondant présents malgré les contraintes professionnelles son cher VPE, qui a porté une grande partie de la charge opérationnelle de ce mandat. Cela au vu des conseils, encouragements et toute sa disponibilité qui ont contribué à nous aider à avancer. Toute chose qui nous permet d’adressons une mention particulière au Conseil Régional de la Jeunesse et au Conseil Communal de la Jeunesse de Bougouni pour leur disponibilité et leur collaboration constante. Pour le vice-président Exécutif National, le sénateur Issa Fily Konaté assigné aux Zones 2 et 3, le leadership consiste à avoir le courage de servir et de donner le meilleur de soi-même afin que les autres puissent aller plus loin. Pour cela poursuit-il, la JCI Bougouni a fait ici à Bougouni exactement ce que le Président National Mahamadou Sidibé et tout le Comité Directeur National attendent en nous notamment mettre le mandat National en chair et en os dans nos communautés. Il a ensuite adressé ses sincères remerciements aux autorités administratives, politiques, religieuses et coutumières, dont le soutien constant et la confiance renouvelée honorent et renforcent l’action des organisations locales de la Jeune Chambre Internationale Mali. L’autre temps fort de cette convention a été l’intronisation des nouveaux membres de la JCI locale Bougouni avec le rappelle de leurs missions assignées de véritables gardiens de la vision et des valeurs de la JCI. Ils sont les piliers des organisations locales, dont le dynamisme, la solidarité et le sens du service incarnent chaque jour la mission de la Jeune Chambre. Après des conseils adressés aux nouveaux membres, le Sénateur Mahamoudou Touré, haut patron du mandat 2026 de la JCI locale Bougouni, promoteur et PDG de la société Générale Solaire Distribution a offert neuf (9) lampes solaires à la Police Nationale de Bougouni pour l’accompagner dans sa mission régalienne. Elles ont été réceptionnées par le premier adjoint au préfet pour leur mise à disposition. Dans son discours au nom du préfet, son premier adjoint Makan Bougoudogo a rappelé que la Jeune Chambre est une organisation qui offre à la jeunesse un cadre d’apprentissage, de formation et d’exercice du leadership. Ainsi à travers ses différentes activités, elle permet aux jeunes de développer leur compétence, de prendre des responsabilités et de contribuer activement au développement de leur communauté. C’est fort de tout cela que la tenue régulière de cette convention témoigne de la vitalité de leur organisation et de leur attachement aux principes de responsabilité et de continuité. « Le développement de notre pays repose en grande partie sur une jeunesse consciente, responsable, formée et capable de prendre des initiatives. Votre engagement au sein de la JCI constitue une véritable école de leadership. Les compétences que vous y développer peuvent être mises au service de votre communauté, de vos familles, de vos professions et plus largement de la Nation. L’administration territoriale reste attentive aux initiatives des organisations de jeunesse qui contribuent à la sensibilisation citoyenne, à l’éducation, à la protection de l’environnement, à la promotion de la paix, à la solidarité et au développement. » dixit, le premier adjoint au préfet. Il a enfin souhaité que cette convention soit un moment de dialogue constructif, de cohésion et de transmission entre les générations de membre. BHT/KM (AMAP)

OPCVM au Mali : Des possibilités de placement diversifiées sur le marché financier régional

Bamako, 4 octobre (AMAP) Les Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), peu connus du grand public, offrent aux épargnants des possibilités de placement diversifiées sur le marché financier régional. L’Agence Nationale de Presse du Mali a rencontré M.  Cheick Sanou, ingénieur financier, spécialiste des marchés de capitaux, pour en savoir plus. Pour l’ingénieur financier et spécialiste des marchés de capitaux, leur démocratisation passe notamment par une meilleure culture boursière, une communication renforcée et une plus grande implication des acteurs financiers. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quel rôle les banques peuvent-elles jouer dans la démocratisation des OPCVM ? Cheick Sanou : Il faut d’abord préciser que les banques constituent un élément externe dans la distribution des Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), puisque ce ne sont pas elles qui proposent directement ces véhicules d’investissement. Ce rôle revient notamment aux sociétés de gestion d’OPCVM (SGO). Toutefois, la réglementation permet aux banques agréées dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) de développer des activités liées au marché financier, notamment à travers la création ou la détention de filiales spécialisées. Dans plusieurs pays de la sous-région, certaines banques disposent ainsi de sociétés de gestion et d’intermédiation (SGI). La SGI intervient notamment comme intermédiaire sur le marché financier régional. Elle peut, dans certaines conditions, créer une société de gestion d’OPCVM. Ce sont ces sociétés de gestion qui proposent les différents véhicules d’investissement collectif, notamment les fonds communs de placement (FCP) et les sociétés d’investissement à capital variable (SICAV). Il existe toutefois une forme de concurrence entre l’épargne bancaire et les OPCVM. Lorsqu’un client dépose son épargne dans une banque, celle-ci lui verse une rémunération selon les conditions applicables. Lorsqu’il investit dans un OPCVM, son épargne est également placée dans différents actifs avec un objectif de rendement. Orienter systématiquement un client vers un OPCVM peut donc représenter, pour une banque, un manque à gagner. Mais il ne faut pas nécessairement opposer les deux systèmes. Je conseille plutôt de considérer la banque et les OPCVM comme complémentaires. L’épargne destinée aux besoins urgents peut rester dans une banque, tandis que l’épargne que l’on souhaite faire fructifier à moyen ou long terme peut être orientée vers des véhicules d’investissement comme les OPCVM.  L’Agence Nationale de Presse du Mali : Les clients demandent-ils davantage d’informations sur ces produits ? Cheick Sanou : Depuis que je parle de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) et du marché financier régional, je suis régulièrement sollicité par des personnes qui souhaitent comprendre ces mécanismes. Lorsque l’on explique les possibilités offertes par le marché et les différents produits d’investissement, beaucoup découvrent des opportunités qu’ils ne connaissaient pas. On ne peut cependant pas demander un produit que l’on ne connaît pas. À mon avis, le problème se situe donc principalement au niveau de la vulgarisation de la culture boursière. Cette faiblesse se constate également du côté des entreprises. Le Mali ne compte actuellement qu’une seule société cotée à la BRVM, la Bank of Africa Mali (BOA Mali). Une meilleure culture boursière pourrait également contribuer à encourager davantage d’entreprises à envisager le marché financier comme une source de financement. « L’État a également un rôle à jouer dans cette vulgarisation, afin d’orienter à la fois les particuliers vers les instruments d’investissement et les entreprises vers les possibilités offertes par la cotation ». Au Mali, plusieurs acteurs agréés interviennent sur le marché financier, notamment des sociétés de gestion et d’intermédiation. Mais, dans la pratique, l’offre et la communication semblent davantage orientées vers les investisseurs institutionnels et les entreprises. Les particuliers restent encore insuffisamment ciblés. Il existe pourtant des produits accessibles au grand public. Par exemple, la Société de gestion d’OPCVM (SGO) Mali propose des FCP. À travers notre propre expérience d’investissement, nous avons pu constater l’intérêt de ces produits et les retours positifs de personnes qui y ont investi. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quels obstacles constatez-vous chez les épargnants ? Cheick Sanou : Le premier obstacle est clairement le manque d’information et de culture boursière. Nous contribuons, à notre niveau, à la vulgarisation de ces mécanismes, mais cette démarche gagnerait à être davantage portée par les institutions publiques et les acteurs du marché. Il existe également des considérations liées aux convictions personnelles. Certaines personnes peuvent, par exemple, ne pas souhaiter investir dans des produits qu’elles considèrent comme incompatibles avec leurs principes religieux. Cette question peut être prise en compte puisque certaines sociétés de gestion proposent des FCP conformes aux principes de la finance islamique. Il serait donc intéressant que ce type d’offre soit davantage développé et accessible au Mali afin de permettre aux personnes qui le souhaitent d’investir en cohérence avec leurs convictions. Un autre élément à prendre en compte concerne les habitudes d’épargne, notamment les tontines. La tontine joue un rôle important dans les pratiques financières de nombreuses communautés, mais elle présente des caractéristiques et des risques particuliers. La dépendance à la participation régulière des membres, les questions de transparence et les mécanismes de gestion peuvent notamment poser des difficultés. Il ne s’agit pas nécessairement de condamner la tontine, mais de rappeler qu’elle ne doit pas être considérée comme un placement sans risque. Les épargnants doivent comprendre les mécanismes, les responsabilités des participants et les éventuels risques avant de s’engager. À côté de ces mécanismes informels, les fonds communs de placement (FCP) constituent des véhicules d’investissement réglementés et gérés par des professionnels. Ils permettent de mutualiser l’épargne de plusieurs investisseurs et de l’investir dans différents actifs, notamment des actions et des obligations, selon la stratégie du fonds. Cette mutualisation permet également à des investisseurs disposant de montants différents d’accéder à des portefeuilles diversifiés. Comme pour tout investissement, il existe cependant des risques et les performances passées ne garantissent pas les performances futures. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Comment rendre ces produits plus accessibles ? Cheick Sanou : Une première piste serait d’encourager les banques à développer des activités liées au marché financier, notamment à travers des filiales spécialisées dans l’intermédiation ou la gestion d’OPCVM.

Deuil : l’écrivain et l’ancien ministre Sénégalais, Cheikh Hamidou Kane est décédé ce dimanche à 98 ans

Bamako, 4 octobre (AMAP) Ecrivain et ancien ministre Sénégalais, Cheick Hamidou Kane est décédé ce dimanche à Dakar à l’âge de 98 ans des suites d’une maladie, a appris l’AMAP de la radio – Télévision Sénégalaise. Dans un post sur X, le Chef de l’État Sénégalais, Bassirou Diomaye Faye a salué la mémoire d’un homme dont l’œuvre littéraire et l’engagement au service de l’État ont profondément marqué le Sénégal et le continent africain. « J’ai appris avec une profonde tristesse le rappel à Dieu de Cheikh Hamidou Kane », a écrit Bassirou Diomaye Faye, exprimant ainsi la douleur suscitée par la disparition de l’auteur de « L’Aventure ambiguë », œuvre majeure de la littérature africaine. Pour le Président de la République, l’importance de Cheikh Hamidou Kane réside notamment dans sa capacité à avoir mis en mots une interrogation qui demeure actuelle pour les sociétés africaines : celle de la rencontre entre l’ouverture au monde et la préservation de l’identité. Bassirou Diomaye Faye rappelle ainsi que « L’Aventure ambiguë » a donné à plusieurs générations d’Africains « les mots pour penser une question qui nous habite encore », à savoir la possibilité de s’ouvrir au savoir du monde sans renoncer à ce que l’on est. Le Chef de l’Etat Sénégalais a enfin adressé ses condoléances à la famille du défunt, à ses proches et à l’ensemble du monde littéraire. KM (AMAP)

Vente de pastèque à Bamako : un commerce juteux confronté aux défis de production et de conservation

Bamako, 4 octobre (AMAP) Il est environ 9 heures, ce dimanche 4 octobre 2026, au petit marché de la pastèque de Yirimadio, en Commune VI du district de Bamako. Dès les premières heures de la matinée, l’endroit est déjà animé. Des camions et tricycles, chargés de pastèques arrivent et repartent, tandis que grossistes, détaillants et vendeurs ambulants se disputent les clients. Dans les allées, les fruits aux formes et aux calibres variés s’entassent à même le sol. Ici, chacun cherche à tirer son épingle du jeu. Les grossistes négocient avec les producteurs, les détaillants choisissent les fruits destinés à leurs étals et les petits vendeurs chargent leurs pousse-pousse pour sillonner les quartiers de la capitale. Très prisée par une grande partie de la population, particulièrement en période de chaleur, la pastèque est aujourd’hui présente dans plusieurs marchés et quartiers de Bamako. Derrière ce commerce, se trouve toute une chaîne d’acteurs, des producteurs aux vendeurs ambulants, en passant par les transporteurs et les grossistes. Une culture confrontée au manque de pluie et aux difficultés d’accès aux intrants Producteur et grossiste de pastèques, Makan Traoré connaît bien les réalités de cette activité. Selon lui, la rareté des pluies constitue l’une des principales difficultés rencontrées cette année par les producteurs, à laquelle s’ajoutent les problèmes d’accès aux intrants agricoles. « Cette année, la première difficulté rencontrée dans la culture de la pastèque, c’est la rareté des pluies. Ensuite, il y a les problèmes liés à l’acquisition des intrants. Sans les engrais chimiques, ce fruit ne peut pas bien se développer », explique-t-il. Le producteur indique que le prix des engrais représente une charge importante pour les exploitants. « Nous avons payé le sac d’engrais à plus de 35 000 FCFA, voire davantage », précise-t-il. Pour Makan Traoré, la culture de la pastèque contribue de manière importante aux revenus des producteurs et à l’économie locale. Il estime que, dans certaines zones, cette activité procure des revenus qui poussent des agriculteurs à délaisser progressivement certaines cultures traditionnelles. « Ce que la culture de la pastèque apporte, beaucoup de spéculation ne l’apportent pas de nos jours dans certaines localités du pays et sa production est plus simple. Nous avons introduit sa culture chez d’autres paysans qui, aujourd’hui, souhaitent abandonner certaines cultures qu’ils pratiquaient auparavant », souligne-t-il. Des pertes importantes après la récolte Si la production de la pastèque constitue une source de revenus pour de nombreux acteurs, sa commercialisation reste confrontée à un problème majeur à savoir la conservation du fruit. Une partie importante de la production se détériore avant même d’atteindre les consommateurs. À Yirimadio, certaines pastèques restent plusieurs heures, voire plusieurs jours, exposées au soleil, dans des conditions peu favorables à leur conservation. Makan Traoré déplore notamment les difficultés de transport depuis les zones de production. « Elle est cultivée dans des zones où l’acheminement est difficile. Les conditions sont compliquées pour l’acheminer jusqu’à Bamako. C’est ce qui explique parfois la cherté du produit », fait-il savoir. Favoriser la transformation du fruit Pour réduire les pertes et mieux valoriser la production, il appelle les pouvoirs publics à favoriser la transformation du fruit. « L’État doit mettre en place une usine de transformation pour encourager les producteurs de pastèque », propose-t-il. Cette question de la conservation préoccupe également Aboubacar Doumbia, grossiste en pastèques depuis plus de trente ans. Il constate que le produit, autrefois principalement acheminé de Ségou, provient désormais de plusieurs localités du pays. « Au début, il y avait beaucoup de difficultés, mais actuellement les choses s’améliorent. Aujourd’hui, la pastèque provient de presque toutes les localités du pays. Avant, elle venait surtout de Ségou », explique-t-il. Variation des prix et souvent des pertes considérables Sur le marché de Yirimadio, les prix de gros varient actuellement, selon le calibre et la qualité, entre 850, 1 250 et 1 500 FCFA. Mais derrière ces transactions, les pertes sont parfois considérables. « Même ce matin, nous avons déchargé un petit camion dans lequel il y avait plus de trois chargements de moto-tricycles de pastèques devenues inconsommables. On perd beaucoup de pastèques », regrette le grossiste. Ces pertes ont des conséquences directes sur les revenus des commerçants. Les fruits abîmés ou pourris doivent être retirés de la vente, alors que leur achat, leur transport et leur manutention ont déjà été payés. Le transport, un autre facteur de la hausse des prix Pour Yacouba Wari, producteur de pastèques à Baraouli, les difficultés ne s’arrêtent pas à la conservation. La commercialisation est également devenue plus compliquée. « J’apporte de la pastèque à Bamako, mais actuellement, il y a des difficultés dans la vente. Nous sommes parfois obligés de vendre à des prix très bas, qui ne nous permettent pas de réaliser suffisamment de bénéfices », explique-t-il. Le producteur met également en cause l’augmentation du coût du transport. « Avant, un camion de dix tonnes faisait le voyage pour 100 000 à 150 000 FCFA. Aujourd’hui, le même camion coûte entre 400 000 et 500 000 FCFA. Cela a forcément un impact sur le prix payé par les consommateurs », affirme-t-il. Ainsi, entre le coût des intrants, le transport, les pertes liées à la conservation et les difficultés de commercialisation, le prix final de la pastèque est soumis à plusieurs facteurs. Des détaillants qui tentent de préserver leur marge Au bout de la chaîne, les détaillants doivent également composer avec ces contraintes. Assitan Sacko, vendeuse de pastèques depuis plus de vingt ans, quitte quotidiennement Sugunicoura pour venir s’approvisionner au marché de Yirimadio. « Nous sommes des détaillants. Sur chaque pastèque, nous gagnons environ 250 FCFA. Lorsque nous achetons une pastèque à 1 250 FCFA, nous la revendons à 1 500 FCFA », explique-t-elle. À cette marge s’ajoutent les frais de transport. « Le transport de Yirimadio à Sugunicoura nous coûte 50 FCFA », précise la commerçante. Le pousse-pousse, dernier maillon de la chaîne Dans les quartiers de Bamako, la pastèque arrive ensuite au consommateur grâce à une multitude de petits vendeurs ambulants. Yacouba Traoré, originaire de la région de

CNT : Ouverture des travaux de sa Session ordinaire d’octobre 2026, demain lundi

Bamako, 4 octobre (AMAP) Les travaux de la session ordinaire d’octobre 2026,  du Conseil National de Transition (CNT) s’ouvrent demain lundi, au siège de l’Institution à Bamako, sous la présidence de son président, le Général de Corps d’Armée, Malick Diaw, a appris l’AMAP de source proche de l’Institution. La même source précise que la session qui durera 75 jours, sera consacrée à l’examen et au vote du projet de loi de finances pour l’exercice 2027 ainsi qu’à l’examen de plusieurs projets et propositions de loi intéressant la vie de la Nation. KM (AMAP)  

Koulikoro : La CANAM sensibilise les entreprises et les structures publiques à l’AMO et au RAMU

Koulikoro, 4 octobre (AMAP) Une équipe de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM) a séjourné dans la région de Koulikoro du 21 au 25 septembre 2026, dans le cadre de la campagne périodique d’affiliation et de contrôle d’immatriculation auprès des entreprises publiques et privées au titre du premier semestre 2026, a appris l’AMAP de la CANAM. La mission comprenait des agents de la Direction de l’Appui aux Organismes Gestionnaires Délégués, de la Direction de l’Organisation et du Contrôle de la Qualité des Soins, ainsi que du Service Communication et Relations Publiques. L’objectif  des rencontres était de rappeler l’importance de l’immatriculation à l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) et en expliquer concrètement les avantages. Les membres de la délégation ont rencontré les responsables et les agents de plusieurs structures  à savoir la mairie de la commune urbaine, des centres de santé, l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) et des unités industrielles. Partout, Les équipes de la CANAM ont également consacré un temps d’échange au Régime d’Assurance Maladie Universel (RAMU), une ambition nationale qui vise à étendre la protection sanitaire à l’ensemble de la population. Les interlocuteurs ont ainsi pu comprendre comment l’AMO s’inscrit dans cette dynamique et pourquoi l’immatriculation de chaque travailleur contribue à bâtir une couverture maladie pour tous. Ces échanges ont permis d’édifier les participants sur les obligations de l’employeur, les droits des assurés et de leurs ayants droit, ainsi que sur les modalités pratiques de l’affiliation. Les agents de la CANAM ont répondu aux préoccupations soulevées sur place, dissipant des zones d’ombre et corrigeant certaines idées reçues sur le fonctionnement du régime. Enfin, sur ce déplacement, un constat s’impose notamment l’adhésion progressive avec l’information. En allant au plus près des employeurs et des travailleurs, la CANAM réaffirme son engagement en faveur d’une couverture maladie accessible à tous et d’un système solidaire, au service de la santé des Maliennes et des Maliens. KM (AMAP)

Koutiala : des positions de groupes armés terroristes ciblées et frappées par les FAMa

Bamako, 04 octobre (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont ciblé et frappé, samedi 3 octobre 2026, plusieurs points de retranchement de groupes armés terroristes, situés à environ 40 kilomètres au sud de Koutiala, indique un communiqué de l’État-Major Général des Armées. Selon la même source, l’exploitation de renseignements précis a permis de localiser plusieurs positions abritant des groupes armés terroristes ainsi que des matériels de guerre, notamment de nombreux véhicules armés. Après confirmation des informations recueillies et évaluation de la situation, les positions identifiées ont été ciblées et frappées avec précision, précise le communiqué. L’État-Major Général des Armées indique que les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans le secteur afin d’évaluer les effets des frappes, d’établir un bilan consolidé et de rechercher puis neutraliser toute menace résiduelle. L’État-Major Général des Armées réaffirme, par ailleurs, la détermination des FAMa à poursuivre les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national avec « rigueur, professionnalisme et engagement ». Il invite les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. MMD/KM (AMAP)

Tombouctou : L’Imam de la Mosquée Sankoré, Abderrahmane Ben Alhakoum Al Aquib Seyfou est décédé samedi

Tombouctou, 4 octobre (AMAP) L’Imam de la Mosquée de Sankoré, Abderrahmane Ben Alhakoum Al Aquib Seyfou communément appelé par les intimes Allimam Alhakoum est décédé samedi à Tombouctou à l’âge de 92 ans des suites d’une maladie, a appris l’AMAP de source proche de sa famille. Les obsèques du doyen des Imams de la ville des 333 saints se sont déroulées samedi à Tombouctou en présence des autorités régionales à leur tête le Gouverneur de Région, le Contrôleur Général de Police, Bakoun Kanté, les Forces de Défense et de Sécurité, les Notabilités de la ville, et une foule nombreuse d’amis de parents et de fidèles. Le gouverneur de région a présenté à la famille, aux populations de Sankoré, à toute la ville, aux fidèles et à la communauté musulmane, les condoléances du président de la transition, Assimi Goita, du 1er ministre et de tous les membres du Gouvernement Pieux, gardien des valeurs religieuses, personnalité de référence, l’Imam Abderrahmane Ben Alhakoum Al Aquib Seyfou, repose pour l’éternité au cimetière Sidi Mahmoud au Nord de la ville. Il laisse derrière lui une richesse inépuisable dont une bibliothèque renfermant des manuscrits aux valeurs inestimables. Il est aussi très regardant sur les coutumes et traditions.  La cérémonie du 3ème jour de l’Imam qui a dirigé la Mosquée Sankoré pendant 41 ans, est prévu pour le lundi 5 octobre 2026 sur la dune de Sankoré. Repose en paix ! MS/KM (AMAP)