Culture numérique, citoyenneté et éducation des enfants : une journée d’échanges et d’apprentissage

Le 25 décembre 2025, une journée éducative et interactive a été organisée au profit des enfants autour de la culture numérique, de la citoyenneté et de l’innovation technologique. Cette rencontre a réuni trois panelistes : Dr Layimiss Ag Oyait, M. Adama Sidibé et M. Abdrahamane Chérif Haïdara, qui ont animé des discussions enrichissantes avec les enfants. Citoyenneté, valeurs culturelles et sociétales La journée a débuté par un panel animé par Dr Layimiss Ag Oyait et M. Kanis, portant sur la citoyenneté ainsi que les valeurs culturelles et sociétales. Les échanges avec les enfants ont permis de souligner l’importance du respect, du vivre-ensemble et de la responsabilité individuelle dans la société, aussi bien dans la vie réelle que dans l’espace numérique. Culture numérique et contenus éducatifs Adama Sidibé a ensuite projeté un film pédagogique mettant en évidence la différence entre les contenus éducatifs et les contenus de divertissement. Il a expliqué que certains contenus sont conçus pour apprendre, tandis que d’autres visent uniquement l’amusement. Il a également insisté sur l’évolution du numérique, rappelant qu’autrefois, certains contenus étaient accessibles gratuitement et peu suivis, alors qu’aujourd’hui beaucoup sont devenus payants et très populaires. Il a défini la culture numérique comme l’ensemble des connaissances permettant de comprendre et d’utiliser le numérique de manière responsable. Il a également expliqué la différence entre une publication et une formation, afin d’aider les enfants à mieux choisir les contenus qu’ils consomment en ligne. Cybersécurité et protection des enfants en ligne La question de la cybersécurité a occupé une place importante dans les échanges. Elle a été définie comme l’ensemble des pratiques permettant de se protéger sur Internet. Les enfants ont été sensibilisés à l’importance de ne pas partager leurs codes personnels, mots de passe ou informations privées. Les panelistes ont aussi attiré l’attention sur l’utilisation excessive des écrans et des caméras, qui peut réduire le temps de sommeil des enfants et nuire à leur concentration scolaire. Deux questions clés ont été posées aux enfants, mettant en évidence que le numérique est un outil puissant, mais qu’il doit être utilisé avec responsabilité. Bon usage du téléphone et rôle des parents Abdrahamane Chérif Haïdara a échangé avec les enfants sur l’utilisation de la télévision et du téléphone. Les enfants ont répondu que le numérique leur permet de faire des recherches, d’apprendre leurs leçons et de communiquer. Cependant, il a également évoqué les conséquences négatives du numérique, notamment la distraction excessive, la baisse du rendement scolaire et l’exposition à des images inappropriées. Il a conseillé aux enfants de laisser le téléphone à la maison lorsqu’ils vont à l’école et a invité les parents à adopter un bon comportement numérique devant leurs enfants, tout en renforçant le dialogue familial. Ateliers pratiques : peinture et robotique La journée s’est poursuivie avec des ateliers pratiques de peinture et de robotique. L’atelier de peinture a permis aux enfants de développer leur créativité, leur imagination et leur sens artistique. L’atelier de robotique, quant à lui, a initié les enfants à la pratique du codage, à l’écriture de formules de programmation et aux bases du fonctionnement des robots, suscitant un grand intérêt pour les technologies innovantes. Cette journée du 25 décembre 2025 a été un véritable cadre d’apprentissage et de sensibilisation. Elle a permis aux enfants de mieux comprendre les enjeux du numérique, d’adopter un comportement citoyen responsable et de développer des compétences créatives et technologiques, essentielles pour leur avenir. KADIATOU SANOGO

SEBA 2025 : Les Enfants outillés sur le Secourisme, la culture et l’éducation

Le 26 décembre 2025, une journée éducative et pratique a été organisée au profit des enfants, mettant l’accent sur le secourisme, la culture, la nutrition et l’importance des jeux traditionnels dans l’épanouissement de l’enfant. La journée a débuté par un panel animé par la Croix-Rouge, consacré au premier secours. Les intervenants ont défini la Croix-Rouge, son histoire et expliqué aux enfants comment cette organisation humanitaire est née dans le monde. Les panelistes ont rappelé que la Croix-Rouge est présente au Mali depuis plus de 60 ans, œuvrant pour l’assistance humanitaire et la protection des populations vulnérables. Les principes fondamentaux de la Croix-Rouge ont également été expliqués aux enfants, notamment l’humanité, la neutralité, l’impartialité et le volontariat. Après la partie théorique, une séance pratique de secourisme a été animée par M. Diakité. Les enfants ont appris les gestes à adopter lorsqu’un enfant ou un bébé avale un objet, ainsi que les premiers réflexes à avoir pour éviter l’étouffement. Une autre démonstration a porté sur la réanimation cardio-respiratoire chez l’adulte, notamment en cas d’arrêt respiratoire. Il a été expliqué que les compressions thoraciques doivent être effectuées à environ 6 centimètres de profondeur, avec 30 compressions suivies de deux insufflations (bouche-à-bouche). Les différences de gestes chez les enfants et les bébés ont également été précisées. Nutrition et culture : des présentations éducatives Une présentation a ensuite été faite par Oumoulatou Traoré, axée sur la banane. Elle a conseillé aux enfants d’adopter une alimentation équilibrée et a expliqué qu’il est recommandé de consommer une banane par jour pour ses bienfaits nutritionnels. Elle a également abordé la symbolique du cheval, en expliquant que cet animal représente la puissance et la royauté. Elle a mis en lumière l’importance du cheval dans la culture, ses différentes caractéristiques, ainsi que les équipements et outils qui l’accompagnent. L’impact des Jeux virtuels et traditionnels Enfin, Djeri Mory Konouté a animé un échange sur les jeux virtuels et les jeux traditionnels. Il a expliqué que les jeux virtuels se pratiquent à l’aide du téléphone ou d’autres supports numériques. Leur importance réside dans le développement de la patience et de certaines capacités d’apprentissage, mais leur usage excessif peut nuire à la vue et à la santé. Concernant les jeux traditionnels, il a souligné leurs nombreux avantages, notamment le renforcement de la cohésion sociale, le développement de l’intelligence, l’amusement et l’activité physique. Les enfants ont ensuite participé à une séance pratique de jeux traditionnels, favorisant la convivialité et le vivre-ensemble. Cette journée du 26 décembre 2025 a permis aux enfants d’acquérir des connaissances essentielles en secourisme, de renforcer leur culture générale et de comprendre l’importance d’un équilibre entre jeux virtuels et jeux traditionnels. Une initiative enrichissante contribuant à l’éducation, à la santé et à l’épanouissement global des enfants. KADIATOU SANOGO

7ᵉ édition du Salon de l’Enfance de Bamako : L’impact du numérique sur l’éducation des enfants

Le 23 décembre 2025, s’est tenue à Bamako la cérémonie officielle d’ouverture de la 7ᵉ édition du Salon de l’Enfance de Bamako (SEBA), sous le thème : « L’impact du numérique sur l’éducation des enfants ». Cet événement majeur visait à promouvoir les droits de l’enfant et à renforcer leur participation dans un contexte marqué par la transformation numérique. La cérémonie a débuté par l’exécution de l’hymne national du Mali par la fanfare du Prytanée militaire, donnant ainsi un caractère officiel à l’événement. Àprès cette ouverture, les autorités et invités ont visité les stands. Dans son discours de bienvenue, le représentant du maire de la Commune VI a souhaité la bienvenue à l’ensemble des participants et salué les organisateurs pour leur engagement constant en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’enfant. La cérémonie a été marquée par une prestation artistique de la troupe de la Cité des Enfants, qui a transmis, à travers le théâtre et la chorégraphie, un message fort sur les violences faites aux enfants, leurs conséquences et l’importance du respect des droits de l’enfant. Un sketch spécial, inspiré d’un homonyme au Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a permis de porter la voix des enfants sur leurs besoins, notamment la réhabilitation de la Cité des Enfants et l’amélioration des espaces de jeux et de loisirs. Prenant la parole au nom du Parlement des Enfants, la vice-présidente a souligné l’importance du SEBA comme cadre d’expression et d’apprentissage. Elle a rappelé que de nombreux enfants maliens n’ont pas encore accès à une éducation numérique saine et sécurisée, faisant du salon une opportunité essentielle pour les sensibiliser, renforcer leurs compétences et leur permettre de tirer profit du numérique tout en se protégeant contre ses dangers, conformément à la Convention relative aux Droits de l’Enfant. Le représentant de l’UNICEF a salué la participation des enfants venus de toutes les régions du Mali, qui ont profité de leurs vacances scolaires pour échanger, apprendre davantage sur le numérique, découvrir leurs droits et partager leurs riches expériences. Il a également remercié le Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille pour ses actions en faveur des enfants, tout en réaffirmant l’engagement de l’UNICEF à soutenir, l’année suivante, toutes les filles et tous les garçons du Mali afin qu’ils grandissent dans la paix et jouissent pleinement de leurs droits. Après un intermède musical, l’hymne de l’AES a été exécuté. Le représentant de Madame la Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a ensuite prononcé son discours. Elle a exprimé sa gratitude envers les partenaires techniques et financiers, félicité les organisateurs et souligné que ce salon constitue une véritable opportunité pour les enfants de s’exprimer, créer, apprendre et se valoriser à travers des panels, ateliers de formation, activités culturelles et artistiques, veillées nocturnes, robotique, jeux éducatifs, ateliers digitaux, dessins et consultations bucco-dentaires. Il a officiellement déclaré ouverte la 7ᵉ édition du Salon de l’Enfance de Bamako (SEBA 2025). La seconde phase de la cérémonie a été marquée par le défilé des délégations participantes, représentant les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudéni, Ménaka, San, ainsi que le District de Bamako. Plusieurs structures éducatives et sociales y ont également pris part, notamment des écoles communautaires et franco-arabes, des enfants déplacés, des clubs, associations, le service social des armées, les pionniers et le Prytanée militaire de Kati. La cérémonie a pris fin par une photo de famille, symbole de l’engagement collectif des acteurs institutionnels, partenaires et enfants en faveur d’une éducation numérique inclusive et protectrice. BK/KM (AMAP)

Tom Saintfiet : « Je suis fier de mes joueurs, nous méritions peut-être plus »

Propos recueillis par Seïbou S. KAMISSOKO Aliou SISSOKO (Photos) Rabat, 26 déc (AMAP) Au sortir du nul héroïque (1-1) face au Maroc, pays hôte, le sélectionneur des Aigles s’est confié à notre envoyé spécial à Rabat. Entre fierté tactique et amertume vis-à-vis de l’arbitrage, Tom Saintfiet analyse la performance de ses joueurs et se projette déjà sur la « finale » contre les Comores ​AMAP : Coach, quel est votre sentiment après ce match nul (1-1) face au Maroc dans un stade en ébullition ? ​Tom Saintfiet : Je suis très fier de la performance de mon équipe. Nous avions mis en place une stratégie spécifique pour contrer cette équipe marocaine qui est très forte. Sur l’ensemble du match, nous n’avons pas concédé énormément d’occasions, et eux non plus d’ailleurs. C’était un vrai combat tactique. Mes joueurs se sont battus, ils ont travaillé dur et ont montré un visage de combattants dans chaque compartiment du jeu. ​AMAP : Vous semblez pourtant avoir un regret concernant l’arbitrage, notamment sur les penalties… ​T.S : Effectivement. Je suis surpris par le penalty sifflé contre nous. Il y a une semaine, nous avons suivi une séance de formation de la Confédération africaine de football (CAF) où l’on nous a expliqué que, dans cette configuration précise, il n’y a pas faute. Pourtant, l’arbitre l’a donné. À la mi-temps, j’ai dit à mes joueurs de rester calmes, de continuer à presser et de contrôler le milieu de terrain. ​En seconde période, nous avons bien joué et nous avons logiquement égalisé. Mais ce qui me déçoit, c’est qu’à dix minutes de la fin, il y a une main flagrante dans la surface marocaine. C’est exactement la même situation que leur penalty, mais cette fois, ni l’arbitre ni la VAR n’ont bronché. C’est dommage, car avec ce penalty, nous aurions pu gagner ce match. ​AMAP : Est-ce qu’il a manqué quelque chose à votre équipe aujourd’hui pour l’emporter ? ​T.S : Mon équipe n’a manqué de rien. Les joueurs ont tout donné, ils ont été rapides dans les transitions et ont contrôlé le jeu par moments. Ce qui a manqué, c’est une décision juste de l’arbitre d’aller consulter la VAR. C’est frustrant parce que nous étions tout proches d’un exploit. Il nous a simplement manqué ce petit but supplémentaire pour repartir avec les trois points. ​AMAP : Vous avez également reçu beaucoup de cartons jaunes. Cela vous inquiète-t-il pour la suite ? ​T.S : C’est un autre point regrettable. Nous allons devoir faire le point sur les joueurs disponibles, entre les petits pépins physiques et les suspensions. Mais nous allons construire une équipe compétitive pour le dernier match. ​AMAP : Justement, vous affrontez les Comores ce lundi pour la qualification. Comment abordez-vous ce rendez-vous décisif ? ​T.S : Nous n’avons que deux points, donc la mission est simple : il faut gagner. Nous avons déjà affronté les Comores deux fois cette année en éliminatoires de la Coupe du monde 2026, à Berkane, et nous avions gagné les deux matches 3-0. Cela nous donne de la confiance, mais attention : chaque match a sa vérité. Gagner ne sera pas évident. Nous devons jouer pour la victoire afin de valider notre ticket pour le deuxième tour. Le futur de notre compétition en dépend. LMD/MD (AMAP)  

​CAN 2025 : Les Aigles du Mali tiennent tête au Maroc grâce à une défense héroïque

Envoyés speciaux Ladji Madihéry DIABY Aliou SISSOKO (Photos)   Rabat, 26 déc. (AMAP) C’est dans un complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat plein à craquer (69 500 places assises) que le Maroc et le Mali se sont affrontés ce vendredi, pour le compte de la 2ème journée du groupe A de la CAN 2025. Au terme d’un combat intense, les deux équipes se sont neutralisées (1-1). À l’ouverture du score de Brahim Diaz (45è min+5 sur penalty) a répondu Lassine Sinayoko (64è min), également sur penalty. ​Grands favoris de cette CAN à domicile, les Lions de l’Atlas ambitionnaient d’enchaîner après leur succès inaugural contre les Comores (2-0). Face à eux, le sélectionneur des Aigles, Tom Saintfiet, avait concocté un plan de jeu ultra-rigoureux. Dos au mur après le nul concédé contre la Zambie (1-1), le Mali a opposé une résistance héroïque aux assauts marocains. ​Le passage à un système en 4-4-2 à vocation défensive a porté ses fruits. Malgré la pression constante du public et la qualité technique adverse la défense malienne a été impériale. Ce bloc compact, soutenu par un milieu de terrain dense composé de Mahamadou Doumbia, Lassana Coulibaly, Aliou Dieng et Mamadou Sangaré a fait preuve d’une solidarité exemplaire pour préserver ce point précieux. ​ Ce match fermé, marqué par un penalty de chaque côté, laisse le groupe A dans une situation de suspense total, à l’exception du Maroc qui, avec 4 points, est déjà assuré de terminer au moins parmi les meilleurs troisièmes et se qualifie pour les huitièmes de finale. ​Derrière, le Mali (2 points) et la Zambie (2 points) se tiennent au coude à coude après le nul des Zambiens contre les Comores (0-0) un peu plus tôt au Complexe Mohammed V de Casablanca. Les Aigles devront désormais valider leur billet pour le second tour ce lundi face aux Comores à Casablanca. Une victoire est impérative pour confirmer les espoirs nés de cette prestation défensive de haut vol. LMD/MD (AMAP)

Approvisionnement en hydrocarbures : Un convoi de plus de 680 citernes (Communiqué)

Bamako, 26 déc (AMAP) Un convoi de plus de 680 citernes a été réceptionné dans la nuit du 25 au 26 décembre, dans le cadre de la poursuite de l’approvisionnement régulier du pays en hydrocarbures, a indiqué, vendredi, le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) dans un communiqué. Dans ce communiqué publié à Bamako par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le CECOGEC indique que, « le convoi a été réceptionné au bureau des produits pétroliers des Douanes. » « Des dispositions urgentes sont en cours afin de ravitailler le maximum de stations-services à travers le pays », précise la même source. Le CECOGEC a appelé les populations « au calme et à ne pas céder à la panique », tout en mettant en garde « contre les pratiques de spéculation jugées injustifiées, susceptibles de perturber la fourniture de carburant. » Les autorités maliennes ont « salué la détermination des Forces armées maliennes (FAMa), la bravoure des chauffeurs et de leurs apprentis, ainsi que l’engagement des opérateurs pétroliers dans l’acheminement des hydrocarbures. » OS/MD (AMAP)

CAN 2025 : L’Égypte première nation qualifiée

​Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Rabat, 26 (AMAP) La deuxième journée de la phase de poules a rendu son premier verdict. En s’imposant face à l’Afrique du Sud (1-0), l’Égypte est devenue la toute première nation à valider son ticket pour les huitièmes de finale. En effet, dans le choc au sommet du groupe B disputé à Agadir, l’Égypte a fait preuve d’un froid réalisme pour écarter l’Afrique du Sud. Malgré une possession de balle en faveur des Bafana Bafana en début de rencontre, les Pharaons ont frappé juste avant la pause. ​Victime d’une faute dans la surface de réparation, le capitaine Mohamed Salah a pris ses responsabilités en transformant le penalty d’une panenka pleine de sang-froid à la 45è minute (1-0). Réduits à dix dès l’entame de la seconde période après l’expulsion de leur latéral Mohamed Hany (49è), les Égyptiens ont résisté héroïquement aux assauts sud-africains. Une ultime polémique a secoué le stade dans les arrêts de jeu, lorsque la VAR a refusé un penalty aux Bafana Bafana pour une main suspecte. ​Plus tôt dans la journée, au Grand stade de Marrakech, les deux autres membres du groupe B, l’Angola et le Zimbabwe, se sont neutralisés (1-1). ​Les Palancas Negras avaient pourtant pris le meilleur départ grâce à l’inévitable Gelson Dala, qui a ouvert le score dès la 24è minute sur une attaque rapide (1-0). Mais les Warriors du Zimbabwe n’ont jamais abdiqué. Dans les ultimes secondes de la première période, l’expérimenté Knowledge Musona a profité d’un moment de flottement dans la défense angolaise pour égaliser à la 45è+6 minute. Malgré une seconde période intense, le score n’a plus évolué, laissant les deux équipes avec un seul point au compteur. SSK/MD (AMAP)  

Conseil d’administration de l’ANASER : Mettre en cohérence les orientations de 2026 avec les stratégies nationales de sécurité routière

Bamako, 26 déc (AMAP) La 30ème session du Conseil d’administration de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), destinée à assigner à l’Agence les orientations pour l’année 2026, en cohérence avec les stratégies nationales de sécurité routière, s’est tenue, ce vendredi, sous présidence du ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko. Cette session doit, aussi, délibérer sur les programmes d’équipement et d’investissement, suivre la mise en œuvre des recommandations du dernier Conseil d’administration, examiner les résultats techniques, financiers et administratifs de l’Agence, au titre de l’exercice arrêté au 30 novembre 2025. Il s’agit, finalement, de déterminer les moyens financiers nécessaires pour la réalisation des activités programmées pour l’année qui s’annonce. A l’entame de ses propos, le ministre Mme Dembélé Madina Sissoko a félicité les administrateurs, pour le « sens élevé de responsabilité qui sous-tend (leurs) participations aux travaux de l’organe délibérant de l’ANASER, investie d’une mission aussi noble que vitale. » Ajoutant que les atteintes à l’intégrité de la personne humaine, les dégradations du patrimoine routier et les dommages matériels causés par les accidents de la circulation « heurtent notre conscience collective. » « Pour nous, administrateurs de l’ANASER en particulier et donc acteurs de la sécurité routière, ces drames résonnent en une interpellation permanente et un appel pressant à l’action pour endiguer ce fléau », a expliqué Dembélé Madina Sissoko. Le ministre a indiqué, à titre illustratif, que l’année 2024 a enregistré sur les routes du Mali 7 673 accidents corporels, ayant occasionné 8 828 blessés et, malheureusement, 682 décès. « Les circonstances de ces accidents révèlent que l’excès de vitesse en demeure la principale cause. À l’excès de vitesse, s’ajoutent d’autres facteurs non moins préoccupants et notamment le non-respect de la priorité, la somnolence au volant, les mauvais dépassements et l’imprudence des piétons », a détaillé le ministre. Elle a ajouté que l’état d’exécution des activités au 30 novembre 2025 indique que sur 49 activités programmées, 32 ont été réalisées, soit un taux de 65,31%, tandis que 17 sont en cours d’exécution. Dix des activités réalisées ont dépassé leurs cibles initiales. Et le programme d’activités prévisionnel 2026 de l’ANASER s’articule autour de 50 activités dont la mise en œuvre contribuera à l’atteinte des objectifs assignés à l’Agence. BT/MD (AMAP)  

Projet du réseau des enfants journalistes : 17 jeunes filles et garçons en formation à l’AMAP

Bamako, 26 déc (AMAP) Dix-sept journalistes en herbe participent à l’atelier de formation et de renforcement de capacités du Réseau des enfants journalistes, organisé par l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et soutenu par l’UNICEF à travers la République d’Allemagne (BMZ) et le Canada, dans le cadre du « projet enfants et médias », qui s’est ouvert, ce vendredi 26 et se poursuivra jusqu’au 29 décembre, dans les locaux de l’AMAP. Le chef de Cabinet du ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, Mohamed Ag Albachar, qui a présidé l’ouverture de l’atelier a, au nom du ministre Alhamdou Ag Ilyène, expliqué que cette initiative porte sur les techniques journalistiques, le montage vidéo et les effets du changement climatique. « Ces trois thématiques permettront d’outiller les jeunes générations face aux défis de notre époque », a précisé le chef de Cabinet. Il a salué la qualité remarquable du partenariat entre l’UNICEF et l’AMAP, depuis plusieurs années. Il a également salué et remercié l’organisme onusien pour son accompagnement constant auprès de l’AMAP. « Votre appui a été décisif dans l’organisation et la réussite des Journées de relance de l’AMAP, tenues les 27, 28 et 29 octobre passé », a rappelé Mohamed Ag Albachar. « Aujourd’hui, nous outillons les principaux concernés, à savoir les enfants eux-mêmes. Structurer et former un réseau d’enfants journalistes, afin qu’ils disposent d’outils, de repères éthiques et d’accompagnements nécessaires pour raconter leur réalité, éclairer les décisions et inspirer leurs communautés », a fait savoir le représentant adjoint par intérim de l’UNICEF au Mali, Abdoulaye Guèye. « En formant et en accompagnant un réseau d’enfants journalistes, nous faisons le choix de l’avenir : un avenir où les enfants participent, s’expriment et sont entendus », a ajouté M. Gueye « Ce réseau d’enfants journalistes est le reflet de la diversité du Mali : diversité géographique, sociale et culturelle, égalité entre filles et garçons, et inclusion. Cette pluralité est une force. Elle garantit que la réalité des enfants, avec ses réussites comme ses défis, sera racontée dans toute sa complexité et sa richesse », a déclaré Abdoulaye Guèye. M. Guèye a dit aux enfants journalistes : « vous êtes, désormais, les porte-paroles de vos camarades. Votre voix compte. Votre curiosité, votre sens de l’observation, votre empathie et votre exigence de vérité sont des atouts précieux. Soyez fiers de votre rôle, mais restez humbles ».  « Écoutez, vérifiez, respectez. Et souvenez-vous toujours que derrière chaque statistique, il y a une histoire, une vie, un enfant. », leur a-t-il conseillé, Aux encadreurs, il a souligné : « vous êtes les modèles et les garants de l’éthique. Ouvrez vos rédactions, partagez vos savoirs, accompagnez ces jeunes voix. Offrez-leur des espaces de pratique, des regards bienveillants, des exigences professionnelles et des conseils pour avancer. La qualité du réseau dépend de votre leadership et de votre disponibilité. » Abdoulaye Guèye a rappelé que depuis quelques années, « l’UNICEF œuvre, aux côtés du ministère de la Communication, pour renforcer les capacités des médias, afin de produire des contenus de qualité sur les droits de l’enfant, et favoriser la participation des enfants à la promotion de leurs droits. Il a félicité l’AMAP pour cette belle initiative et adresse ses remerciements au ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration « pour son leadership et sa vision éclairée. » « L’UNICEF et l’AMAP ont un long partenariat dans lequel nous nous donnons la main pour une mission noble, celle de nous occuper des enfants. Surtout, de les initier à ce beau métier du journalisme que nous avons appris et choisi et dont nous avons fait une vocation,», a fait savoir le directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane. Pour lui, les deux partenaires sont main dans la main pour initier les enfants dans cette vie où l’information est importante, « parce qu’elle est utilisée comme une arme. Et, du moment qu’elle est utilisée comme une arme, il faut préparer les gens à bien l’utiliser et à la contrer quand on l’utilise pour détruire. « C’est en cela que nous sommes très heureux de ce partenariat avec l’UNICEF, notamment avec le projet du réseau enfant journaliste », a souligné le directeur général de l’AMAP. Awa dite Mah Camara, journaliste à l’Office de radio et télévision (ORTM), ancienne enfant journaliste, a témoigné que l’initiative lui a « permis d’aller à la rencontre de ses camarades enfants et de comprendre comment leur monde fonctionnait. » Elle a conseillé aux jeunes apprenants de suivre cette formation pour s’en servir dans l’avenir. ST/MD (AMAP)    

CAN 2025 : Parole de supporters et d’experts avant le choc Maroc-Mali

Propos rassembles par Djènèba BAGAYOKO Envoyée spéciale Casablanca, 26 déc (AMAP) À quelques heures du coup d’envoi du duel entre le Mali et le Maroc à Rabat, l’effervescence est à son comble dans les rues de Casablanca. Entre optimisme, prudence et analyse technique, voici les témoignages recueillis dans la ville de Casablanca. Demba Mamadou Traoré, supporter malien : « Si nous voulons gagner, il n’y a pas de secret : il faudra de l’engagement, de la détermination et un esprit de sacrifice jusqu’à la dernière seconde. La réussite des autres nations repose sur le travail, rien que le travail. Il faut se donner à fond sur le terrain. » Oumou Diarra, supportrice malienne : « Je pense que ce match est largement jouable. Ce vendredi sera le déclic pour les Aigles. Avec les retours d’Yves Bissouma, je suis convaincue que nous prendrons les trois points. » Abdoulaye Maïga, supporter malien : « C’est un défi à notre portée, mais la clé sera la défense. Il faudra une arrière-garde solide pour contenir les assauts des attaquants marocains. Bonne chance aux Aigles !» Yusuf Bel Amine, commerçant marocain : « En tant que Marocain, je pronostique une victoire de mon pays, mais je sens que ce ne sera pas facile du tout. Le Mali est un adversaire coriace.» Hasan Aghan, serveur marocain : « Pour moi, la victoire est marocaine, j’en suis certain ! Ce succès nous permettra de valider notre billet pour les huitièmes de finale sans encombre. Bonne chance aux Lions de l’Atlas». Amine Azhman, commerçante marocaine : « Ce sera un grand match avec beaucoup de spectacle. J’espère surtout que les deux équipes feront preuve de fair-play jusqu’au bout, car au final, c’est l’Afrique qui gagne. » Regard des experts Pierre-Hakim Ouggourni, journaliste à Ouest-France : « C’est incontestablement le choc de ce groupe A entre les deux meilleures sélections sur le papier. Après son nul contre la Zambie, le Mali est dans l’obligation de faire un résultat face au grand favori de la compétition. » Sory Ibrahim Coulibaly, journaliste à L’Indépendant : « Ce match est décisif. Sortant d’un nul frustrant, les Aigles ont un impératif de résultat : ils doivent arracher au moins un point pour rester en course. Face à une équipe marocaine solide qui joue devant son public et veut se qualifier dès ce soir, la tâche sera rude. Le Mali a des arguments pour surprendre, mais tout dépendra de la gestion tactique du staff technique. Ce sera un duel d’échecs. » DB/LMD.MD (AMAP)