Le 12e Concours international de photo-journalisme Andreï Stenine lancé à Moscou (Novosti)
Bamako, 26 déc (AMAP) Les candidatures pour la 12ème édition du Concours international de photojournalisme Stenine destiné aux jeunes photojournalistes sont ouvertes à Moscou, rapporte l’Agence RIA Novosti Ce concours, dédié à la mémoire du photojournaliste du groupe médiatique Rossiya Segodnya, tué à l’été 2014 près de Donetsk, est traditionnellement lancé le jour de son anniversaire, le 22 décembre. Selon Dmitri Kisseliov, Directeur général du groupe Rossiya Segodnya, cité par Novosti, « pour la 12e fois, le concours Stenine s’apprête à ouvrir la période de dépôt des candidatures. C’est toujours un moment joyeux et excitant. Cette année particulièrement, car nous avons préparé une surprise pour nos participants, qui va certainement les ravir. » « Nous sommes heureux d’annoncer la nouvelle catégorie de cette année : l’Énergie de la vie. Elle est ouverte aux photojournalistes âgés de 34 ans », a-t-il dit ajoutant que « la mission reste inchangée : « découvrir de nouveaux talents et lancer la carrière de jeunes photographes ». « Dans le même temps, il sera très intéressant de voir les travaux de professionnels confirmés, qui fixent les repères pour la jeune génération. Nous attendons les projets des maîtres et des auteurs débutants, car c’est de leur ensemble que se compose le tableau varié, brillant et contrasté du photojournalisme contemporain. C’est pour nous une grande fierté d’en faire partie », a encore dit M. Kisseliov CATEGORIES ET CONDITIONS DE PARTICIPATION : Le concours photo se déroule dans six catégories : Actualité principale, Sport, Ma planète, Portrait. Héros de notre époque, Vue d’en haut et la nouvelle catégorie L’Énergie de la vie. Pour l’Actualité principale, Sport, Ma planète et Portrait. Héros de notre époque, il y a deux prix : photo unique et série. Seules les photographies uniques pourront participer aux catégories Sport et Vue d’en haut. La nouvelle catégorie Énergie de la vie est ouverte aux photographes âgés de 34 ans et plus, tandis que les cinq autres catégories acceptent les travaux d’auteurs âgés de 18 à 33 ans. Les photographes professionnels peuvent soumettre leur candidature sur le site du concours en russe http://stenincontest.ru et en anglais https://stenincontest.com jusqu’au 28 février 2026 inclus. Le prix du concours de 2026 s’élèvera à 125 000 roubles pour la première place, 100 000 roubles pour la deuxième place et 75 000 roubles pour la troisième place dans chaque catégorie. Le lauréat du Grand Prix du concours recevra 700 000 roubles. La cérémonie de remise des prix du 12e Concours international de photojournalisme Stenine se tiendra traditionnellement à Moscou entre septembre et novembre 2026. JURY ET LAUREATS DES ANNEES PRECEDENTES – Au fil des ans, le jury a compté parmi ses membres des photographes reconnus : Vladimir Viatkine (Russie), Gabriele Cecconi (Italie), Sefa Karacan (Turquie), Juan Canete (Argentine) et d’autres. Parmi les lauréats du concours figurent des photographes de notoriété mondiale : Elena Anossova (Russie) avec une série sur les femmes en prison, Danilo Garcia Di Meo (Italie) avec l’histoire d’une jeune fille paralysée « Leticia: histoire d’une vie invisible », Alejandro Martinez Velez (Espagne) avec un reportage sur les migrants à Belgrade. En 2025, le Grand Prix a été décerné à Ekaterina Iakel (Russie) pour sa série de photos « Le caractère russe : course d’obstacles » sur des vétérans de guerre, blessés et mutilés, qui continuent de faire preuve de courage et de force dans la vie civile. Le concours de cette nouvelle année perpétue la tradition des tournées d’expositions des œuvres des lauréats dans des villes russes et étrangères. Les expositions des gagnants du concours, au cours de ses 12 années d’existence, ont été vues par des publics en Chine, en Afrique du Sud, au Mexique, en Argentine, en Uruguay, en Colombie, en République démocratique du Congo, en Turquie, au Liban, en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Grèce, en Hongrie, en Pologne, en Égypte et dans d’autres pays. A PROPOS DU CONCOURS – Le Concours international de photojournalisme Andreï Stenine, organisé par le groupe médiatique Rossiya Segodnya sous les auspices de la Commission russe pour l’Unesco, a pour objectif de soutenir les jeunes photographes et d’attirer l’attention du public sur les enjeux du photojournalisme contemporain. Les partenaires médiatiques généraux du concours sont: Compagnie de télévision et de radiodiffusion (VGTRK) et la plateforme en ligne Smotrim, toutes deux de Russie. Les partenaires médiatiques internationaux du concours sont : le groupe médiatique Independent Media (Afrique du Sud), l’Agence de presse ANA (Afrique du Sud), Shanghai United Media Group (SUMG) (Chine), le site The Paper (Chine), le groupe médiatique Dar Al Sharq (Qatar), le site Brasil247 (Brésil), l’agence de presse Press Trust of India (Inde), l’agence de presse Iina (Irak), l’Agence de presse Mehr (Iran), l’Agence de presse NAN (Nigeria), l’Agence de presse Xinhua (Chine). A titre de partenaires sectoriels, le concours est soutenu par: l’Union des journalistes de Russie (Russie), le site d’information YOung JOurnalists (Russie) et le site Photo-study.ru (Russie). MD (AMAP)
CAN 2025 : Maroc-Mali, le choc sous haute tension
Envoyé spécial Ladji M. DIABY Rabat, 26 déc (AMAP) Le complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat s’apprête à vibrer, ce vendredi, lors d’un match capital, pour le compte de la 2ème journée du groupe A, entre le Mali et le Maroc qui se retrouvent pour un duel. Le contexte de cette rencontre est clair entre un pays hôte, qui veut valider son ticket pour les huitièmes de finale et des Aigles, qui sont dos au mur. Le ciel de Rabat promet d’être électrique. Le Maroc arrive en confiance après avoir disposé des Comores (2-0). Pour le Mali, en revanche, le nul concédé face à la Zambie (1-1), à Casablanca, laisse un goût amer. Aujourd’hui, les Aigles n’ont plus de calculs à faire. Face à l’ogre marocain, ils sont en mission « survie. » L’histoire, elle, pèse lourdement sur les épaules maliennes. Les deux nations se retrouvent en phase finale pour la première fois depuis la douloureuse demi-finale de 2004 en Tunisie, où les Lions de l’Atlas avaient surclassé les Aigles (4-0). Sur 21 confrontations historiques, le bilan penche en faveur du Maroc avec 10 victoires contre 6 pour le Mali. En matches officiels, les statistiques sont tout aussi rudes : 6 revers pour seulement 2 succès des Aigles. Mais les records sont faits pour être brisés, et les Aigles comptent bien inverser la tendance. Dans le camp malien, la détermination est palpable. Les joueurs sont conscients du défi immense qui les attend face à une équipe soutenue par tout un peuple. « C’est une finale avant la lettre. Nous ne visons que les trois points. Nous savons que ce ne sera pas facile avec la ferveur marocaine contre nous, mais nous ferons tout pour gagner », assène l’arrière droit des Aigles Woyo Coulibaly. Pour le gardien Djigui Diarra. Ce match « est la clé de notre survie dans cette CAN. Il faut gagner, c’est tout ». De son côté, Aliou Dieng affiche son optimisme. « On connaît cette équipe, elle a de la qualité. Nous avons du pain sur la planche. Nous demandons les bénédictions du peuple malien », déclare le milieu de terrain. Pour le sélectionneur national. Tom Saintfiet, l’enjeu sera de museler le milieu créatif marocain tout en exploitant la vitesse de ses attaquants. Avec le retour annoncé des cadres, notamment Yves Bissouma, le Mali espère retrouver cette solidité qui lui a manqué en fin de match face à la Zambie. De son côté, Walid Regragui sait qu’une victoire, ce soir, lui offrirait un billet serein pour les huitièmes de finale. Au complexe Prince Moulay Abdellah, entre la pression du public et l’obligation de résultat, les Aigles devront déployer leurs ailes plus haut que jamais pour ne pas voir leurs ambitions africaines s’assombrir. L’autre match du groupe mettra aux prises la Zambie et les Comores (17h30) au complexe Mohammed V à Casablanca. LMD/MD (AMAP)
CAN 2025 : Cédric Kanté, « Face au Maroc, il ne faut pas craindre, il faut être dans la possession »
Propos recueillis par Ladji M. DIABY Rabat, 25 déc (AMAP) : Ancien capitaine de la sélection malienne et désormais consultant sur les antennes de Canal +, Cédric Kanté livre son analyse sans concession sur les débuts poussifs des Aigles dans la compétition. Il se projette également sur le choc à venir contre le Maroc et évoque l’avenir institutionnel de la Coupe d’Afrique des nations L’Essor : Le Mali a entamé son parcours par un match nul contre la Zambie (1-1). C’était un match très important. Quel est votre premier regard sur cette prestation ? Cédric Kanté : Évidemment, c’était un match important. Il fallait vraiment gagner parce qu’après, ça se complique, surtout avec le Maroc qui arrive. Je pense que le match, il a été sérieux, il a été quand même maîtrisé dans l’ensemble. En première période, c’était compliqué de trouver du rythme. Mais en deuxième, les joueurs ont accéléré. Il y a eu plus d’occasions franches et on ouvre le score fort logiquement. Après, quand on ne tue pas le match, c’est évidemment compliqué. Tuer le match, c’est ce qu’ont réussi à faire des équipes comme le Sénégal, l’Algérie, le Maroc. Donc, c’est un peu un mal, mais il ne faut pas se démobiliser. C’est vrai que c’est décevant parce que c’était une équipe qui était largement à notre portée. Il faut que ça nous serve pour la suite. Parfois, mal commencer une compétition, ça permet aussi de se ressouder, de se recentrer et de monter en puissance. L’Essor : Le prochain défi, c’est le Maroc. Un gros morceau. Comment aborder ce match crucial ? C, K : Il ne faut pas tout jeter après ce premier match, il faut rester positif, prendre ce qui a été bien et essayer de le reproduire face au Maroc. On a des joueurs capables de déstabiliser cette équipe marocaine que je n’ai pas trouvée forcément très en jambes sur leur premier match. L’Essor : Justement, quelle sera la clé tactique face aux Lions de l’Atlas ? Faut-il les craindre ? C. K : Je pense qu’il faut essayer d’être dans la possession. Ce qu’on avait fait face à la Côte d’Ivoire en quart il y a deux ans. Il ne faut pas les craindre, il ne faut pas reculer. Parce qu’ils n’ont pas non plus énormément de vitesse devant. Donc, je pense qu’il faut qu’on soit haut sur le terrain, qu’on ait la possession au milieu de terrain, qu’on ait la maîtrise pour les faire douter et peut-être pour que le public se retourne un petit peu contre eux parce qu’ils attendent tellement de miracles. En tout cas, c’est un match de très haut niveau où techniquement, il va falloir que le Mali montre qu’il est au niveau des grandes nations. L’Essor : Pour finir, un mot sur l’annonce récente de la CAF : la CAN se jouera désormais tous les quatre ans. Quel est votre sentiment sur cette réforme C.K : Sur la CAN tous les 4 ans, on s’y attendait. On se demandait un petit peu quand ça allait être le cas. De toute façon, quand il y a des dirigeants africains qui ne sont pas capables de faire respecter la CAN, avec ces changements de programme. Regardez, aujourd’hui, on a une CAN qui se joue avec 12 degrés et de la pluie. Elle devait être au mois de juin avec des températures parfaites. Si on n’a pas des dirigeants qui sont assez forts, de toute façon, ça ne sert à rien d’avoir une CAN faible tous les 2 ans. Moi, je préfère avoir une CAN très forte tous les 4 ans, comme les autres compétitions continentales. C’était malheureusement à attendre, puisqu’on n’avait rien de fort à opposer aux décisions de la FIFA. On prend ça avec un petit peu de résignation. Parce que nous, la CAN, c’est tous les 2 ans, on avait l’habitude. Mais bon, il va falloir profiter des CAN de 2027 et 2028, parce que 2032 va faire très long. Donc, ça va peut-être prendre de la valeur, le fait que ce soit que tous les 4 ans. LMD/MD (AMAP)
CAN 2025 : Maroc-Mali, Tom Saintfiet et ses hommes en mode « commando »
Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Rabat, 25 déc (AMAP) Le sélectionneur national du Mali, Tom Saintfiet, s’est présenté face à la presse avec un discours mêlant pragmatisme et ambition guerrière, à la veille d’un duel qui s’annonce électrique contre le pays hôte, le Maroc. Entre l’obligation de résultat et le retour espéré du capitaine Yves Bissouma, le technicien belge prépare un coup tactique. Le stade Prince Moulay Abdellah de Rabat sera, ce vendredi, le théâtre d’une confrontation capitale pour l’avenir du Mali dans cette CAN 2025. Après un nul frustrant contre la Zambie (1-1), les Aigles n’ont plus droit à l’erreur. Tom Saintfiet, lucide sur la situation comptable, n’a pas usé de langue de bois : « Nous nous sommes créés un problème… Demain, nous ne devons pas perdre. » En qualifiant le résultat précédent de « problème », Tom Saintfiet place ses joueurs devant leurs responsabilités. Cette autocritique publique semble être une stratégie délibérée pour piquer l’orgueil des cadres. Face à un Maroc porté par son public, le sélectionneur sait que la survie des Aigles passera par une discipline de fer. Son message est double : assurer au minimum le point du nul pour rester en vie, tout en gardant l’ambition de faire chuter le Lion de l’Atlas sur ses terres. Après avoir manqué d’impact lors de la première journée, la titularisation probable du milieu de terrain de Tottenham, Yves Bissouma, change radicalement la donne. Son retour offre à au sélectionneur une meilleure transition entre la défense et l’attaque, ainsi qu’un leadership naturel pour calmer les ardeurs marocaines. Sa présence sera également une menace constante sur les coups de pied arrêtés, cruciaux dans ce genre de sommets fermés. L’autre motif de satisfaction réside dans la condition physique du groupe. « Il n’y a pas de blessé », a martelé le coach. Dans un tournoi où l’enchaînement des matches pèse lourdement sur les organismes, disposer de l’intégralité de son effectif pour affronter l’ogre marocain est un luxe non négligeable. Cela donne à Tom Saintfiet la profondeur de banc nécessaire pour ajuster ses plans face à l’armada de Walid Regragui. Face au Maroc, la clé résidera dans la capacité des Aigles à museler les ailes adverses. Tom Saintfiet a laissé entendre que son équipe mettrait « tout en œuvre » pour s’imposer. Tactiquement, cela pourrait se traduire par un bloc médian compact, visant à aspirer les Marocains pour mieux les punir en contre-attaque grâce à la pointe de vitesse des attaquants maliens. Le verdict du terrain est attendu ce vendredi à 20h GMT. Si le discours de Tom Saintfiet a séduit les observateurs, il doit maintenant se traduire par des actes. Le Mali joue son destin, et avec un groupe au complet et un capitaine affamé, l’exploit à Casablanca semble, plus que jamais, à portée de crampons. SS/MD (AMAP)
Dioila : La communauté chrétienne célèbre la fête de la Nativité
Dioila, 25 déc (AMAP) Les différents lieux de culte chrétien de Dioila ont été pris d’assaut par les fidèles, ce jeudi, aux environs de 9 heures du matin pour célébrer Noêl, journée marquant l’anniversaire de la naissance de Jésus-Christ, a constaté l’AMAP sur place. Le 25 décembre de chaque année, la naissance de l’enfant conçu par le Saint Esprit de la vierge Marie, dans le petit village de Nazareth, est célébré par les chrétiens du monde entier, afin de saluer l’arrivée du sauveur, selon les saintes écritures bibliques. Les chrétiens du Banico, dans leurs différentes églises ont cantonné des louanges à la gloire du Christ. Les prêches ont essentiellement porté sur l’histoire de Jésus, l’annonce de son arrivée et les raisons de sa présence sur terre. Aux côtés des fidèles chrétiens de Dioila, l’imam central de Dioila, Elhadj Moustapha Sangaré, le président du Haut conseil islamique, Elhadj Malick Dembele, le directeur régional des Affaires religieuse set du culte, Adama Koné et une délégation de la jeunesse Amandine de Dioila. Tous étaient venus magnifier cette journée aux côtés de leurs frères chrétiens, dans un esprit et une ambiance de bonne cohabitation, de vivre-ensemble dans un Mali soudé et tolérant. Le directeur régional des affaires religieuses et du culte a, au nom du gouverneur et des autorités, salué « la résilience de la communautaire chrétienne face à la crise que traverse le Mali » et a invité à mettre la Patrie au coeur de leurs différentes prières. Une étape importante de la journée a été la prière collectivite en faveur de la stabilisation du Mali au cours de laquelle, femmes, hommes, jeunes, tous dans une incantation inédite ont sollicité le Seigneur Jésus-Christ afin qu’Il apporte la paix aux peuples de la Confédération des États du Sahel (AES). La dernière phase de prière a été consacrée à la consolidation de l’AES. La dégustation de repas et les visites dans les familles se sont déroulées dans la soirée du jeudi. DF/MD (AMAP)
CAN 2025 : Service minimum pour les Éléphants et les Lions indomptables
Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Rabat, 24 déc (AMAP) La première journée du groupe F de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 a rendu son verdict, ce mercredi. Si la hiérarchie a été respectée sur le papier, la manière a laissé les observateurs sur leur faim. La Côte d’Ivoire, tenante du titre, et le Cameroun l’ont emporté sur le plus petit des scores (1-0), assurant l’essentiel. En effet, sous une pluie persistante au Grand stade de Marrakech, la Côte d’Ivoire a dû batailler pour venir à bout d’une formation mozambicaine disciplinée. Malgré une domination territoriale, les hommes d’Emerse Faé n’ont trouvé la délivrance qu’à la 49è minute. Sur un centre précis de Doué, Amad Diallo a profité d’une remise de la tête de Franck Kessié pour tromper le portier mozambicain (1-0, 49è min). Un succès étriqué qui permet aux champions en titre de lancer leur campagne sans encombre majeure, malgré un manque de réalisme offensif flagrant en fin de match. Quelques heures plus tard, au grand stade d’Agadir, les Lions Indomptables du Cameroun ont reproduit le même scénario face aux Panthères du Gabon. Dans un duel physique marqué par une forte intensité au milieu de terrain, les Camerounais ont forcé le verrou gabonais grâce à une réalisation unique (de Karl Etta Eyong à la 6è min), leur permettant de rejoindre les Ivoiriens en tête du classement (3 points chacun). Pour Pierre-Emerick Aubameyang et ses coéquipiers, ce revers inaugural complique déjà la suite de la compétition, les obligeant à un résultat positif lors de leur prochaine sortie face au Mozambique. SS/MD (AMAP)
Centre de santé de référence de Niafunké : Une centrale solaire pour l’autonomie en électricité
Niafunké, 24 déc (AMAP) Le Centre de santé de référence (CSRéf) de Niafunké (Nord) est doté d’une centrale solaire d’un coût de plus de 210 millions de Fcfa et destinée à rendre totalement autonome l’établissement de santé, qui a été inaugurée mercredi, a constaté l’AMAP sur place. L’installation dispose d’une capacité de stockage de 210 Kva fournis par 166 panneaux de 550 Watt chacun, 14 batteries lithium de 15 Kva chacune et un groupe électrogène de 88Kva. Elle assurera, désormais, la fourniture en électricité à 100% et 24/24 de toutes les unités du CSREF. Cette transition énergétique permet de réduire considérablement les coûts liés au carburant et à l’entretien du générateur et palier aux coupures intempestives d’électricité que connait le Centre, affectant considérablement son bon fonctionnement. Conformément à la vision des autorités du Mali, elle contribuera à la protection de l’environnement grâce à la diminution des émissions de gaz à effet de serre, tout en garantissant la continuité des soins vitaux dans les différents services du CSRéf et les Centres de santé communautaire (CSOM) qui réfèrent des patients à Niafunké. Entièrement financé par l’ONG Médecins Sans Frontière (MSF) qui, depuis 2021, en parfaite collaboration avec les autorités sanitaires locales, soutient les populations de Niafunké affectées par la crise multiforme que vit le pays. A cet investissement inauguré aujourd’hui s’ajoute la prise en charge gratuite des soins pour les enfants de 0 á 14 ans dans une pédiatrie construite et équipée depuis plus de 2 ans. La construction et l’équipement d’une radiologie déjà fonctionnelle qui soulage les populations auparavant obligées de se rendre á Tombouctou ou à Mopti pour la radiographie. La réfection et modernisation de la maternité avec plusieurs salles d’accouchements est en cours. La construction de 2 blocs opératoires dont les travaux ont atteint plus de 60% est en chantier afin de pourvoir aux interventions de chirurgie en médecine générale non complexe. « Moderniser le CSRéf de Niafunké afin qu’elle aspire être un hôpital, avec la construction et l’équipement d’une buanderie et d’une zone de traitement de déchets sont déjà opérationnelles, MSF a amélioré nos conditions de travail », s’est réjoui le médecin-chef du district sanitaire, Dr Mamadou Konaté. « En posant cet acte, MSF apporte non seulement des soins de qualité à des milliers de personnes, dont des femmes et des enfants mais, aussi, nourrit l’espoir et la lumière à toute la population de Niafunké et environs », a dit le préfet Modibo Kane Togo dans son discours inaugural, avant d’insister sur la gestion durable de tous ces investissements. Il a exhorté Fédération locale des associations de santé communautaire (FLASCO), Association de santé communautaire (ASACO), agents de santé, « chacun étant un maillon essentiel » à œuvrer pour l’atteinte des objectifs du ministère chargé de santé : « La santé pour tous et partout au Mali. » Il a aussi rassuré les agents et les populations qu’en sa qualité de représentant de l’Etat à Niafunké, il « restera vigilant pour la sauvegarde de ces investissements au bénéfice des populations. » Il a chargé les chefs coutumiers et traditionnels de la sensibilisation des populations « pour un respect strict des règles et consignes édictées pour un bon fonctionnement du district sanitaire et les CSCOM. » Une foule nombreuse constituée de notables, agents de santé, légitimités coutumiers et traditionnelle, coutumières, religieuses, autorités administratives et politique, représentants des unités des forces de défense et de sécurité, simple curieux ont pris part á la cérémonie. SAM/MD (AMAP)
CAN 2025 : Un Burkina Faso renversant
Envoyée spéciale Djènèba BAGAYOKO Casablanca, 24 dèc (AMAP) Scénario de folie au complexe sportif Mohammed V de Casablanca ! Pour son entrée en lice dans cette 35ème édition de la Coupe d’Afrique des nations, Maroc 2025, le Burkina Faso s’est imposé de justesse (2-1) face à une Guinée équatoriale héroïque mais malheureuse. Si les trois points sont au rendez-vous, les Étalons se sont fait peur et devront impérativement corriger leur manque de sérénité défensive pour la suite de la compétition. Alors que la défaite semblait inévitable après l’ouverture du score équato-guinéenne par Marvin Anieboah (85è min), le Burkina Faso a fait preuve d’un mental d’acier. Dans un temps additionnel électrique, les hommes de Brama Traoré ont totalement renversé la vapeur en deux minutes. C’est d’abord Georgi Minoungou qui a redonné espoir aux siens en égalisant dans le temps additionnel (90è min+2). Puis, au bout du suspense, le défenseur du Bayer Leverkusen, Edmond Tapsoba, a surgi pour inscrire le but de la délivrance (90è min+4), faisant exploser de joie le camp burkinabè. En conférence de presse, le sélectionneur Brama Traoré n’a pas caché sa satisfaction, tout en lançant un clin d’œil politique : « Que puis-je dire, si ce n’est féliciter mon équipe pour son réalisme après l’ouverture du score adverse. Je suis fier d’eux. Je les exhorte à continuer sur cette lancée pour décrocher la qualification en huitièmes de finale dès la deuxième journée. C’est la Confédération des Etats du Sahel (Confédération AES) qui triomphe aujourd’hui, » Pour la Guinée équatoriale la pilule est amère. Le « Nzalang Nacional » a frôlé l’exploit, tenant tête aux Étalons malgré l’expulsion de Basilio Ndong dès la 50è minute. Réduits à dix, les Équato-Guinéens ont cru tenir la victoire avant de s’effondrer dans les ultimes secondes. Le Burkina Faso n’aura pas le temps de savourer trop longtemps. Les Étalons ont désormais rendez-vous, le dimanche 28 décembre, au stade Moulay Hassan de Rabat. Un choc au sommet les attend face aux Fennecs de l’Algérie, match qui pourrait déjà valider leur ticket pour le tour suivant. DB/MD (AMAP)
Ségou : La rareté des clients met en péril le tissage traditionnel
Par Aminata PONA Ségou, 24 déc (AMAP) Les gestes techniques millimétrés, les outils finement utilisés, les artisans de Ség continuent de faire vivre l’art traditionnel malgré la chute drastique de leur vente. Ces passionnés de la fibre et du fil créent au quotidien des œuvres d’exception mêlant savoir-faire ancestral et créativité contemporaine. Cependant, les défis, il n’en manque pas qui ont pour noms : pertes de clients, cherté des matières premières et désintérêt pour les tissus traditionnels. Immersion dans un secteur jadis florissant. Acteur majeur de la préservation et de la valorisation des tissus traditionnels, le Centre Ndomo de Ségou est une entreprise évoluant dans l’entreprenariat social. On y retrouve des artisans indépendants. Ils assurent ensemble la production de tissus. Boubacar Doumbia, son fondateur souligne qu’avant la crise sécuritaire, son établissement accueillait des touristes étrangers. « Durant la saison touristique, d’octobre à février, le travail ne manquait pas et les commandes affluaient. Chaque artisan gagnait une part de marché. Aujourd’hui, les touristes ne viennent plus et les Bamakois sont aussi rares à cause de l’insécurité et de la pénurie du carburant », explique-t-il. Soulignant que désormais, les artisans envoient leurs produits en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Burkina Faso, en Suède, en France, aux États-Unis, au Japon et en Espagne. Boubacar Doumbia trouve que cette période de vaches maigres est temporaire. Il appelle ses collègues à la patience, les exhorte au travail malgré les conditions difficiles. Almoustapha Soumaré, un artisan, du haut de ses plus de 30 ans d’expérience dans le textile, ne cache pas que le Centre N’Domo traverse actuellement de grandes difficultés dues à la crise que traverse le Mali. La rareté des touristes a considérablement réduit les ventes. « Nos commandes étaient si nombreuses que les artisans du centre avaient parfois du mal à les exécuter », se souvient-il. Il explique que le centre dispose de 25 travailleurs repartis en deux équipes de travail. L’une chargée de la décoration (tapis, tableaux, sous assiettes, couvre-lits et nappes) et l’autre dédiée au trempage. Cependant, l’engouement pour le bazin et d’autres tissus contemporains entraîne une marginalisation des tenues traditionnelles. Pour couronner le tout, le manque de ressources financières freine l’achat de matériels indispensables au fonctionnement du centre. Pour la décoration des tissus, les artisans du Centre N’Domo emploient certaines plantes notamment le N’galama ou Bégou N’gnomo et chaque dessin à une signification spécifique. « On compte 19 symboles, que nos grands-mères utilisaient pour donner des conseils aux mariées afin de maintenir la paix dans les familles. La mère donnait à sa fille un bogolan comme cadeau de mariage pour lui assurer un foyer heureux », révèle Almoustapha Soumaré Il dit que les artisans du centre participent, chaque année, à des foires internationales au Sénégal et au Burkina Faso pour promouvoir et vendre leurs produits. Amadou Diarra, artisan au village artisanal confectionne divers tissus pour ses clients. En plus de sa propre production, il intervient, couramment, pour aider ses collègues confrontés à des fils emmêlés ou à des machines défectueuses. « Certains fils à tisser coûtent cher. Lorsqu’ils se mélangent, il faut tout reprendre », a-t-il déploré. Amadou Diarra vend le mètre de tissu entre 2 000 et 4 000 Fcfa, selon le motif et la longueur. Il souligne que les touristes ne viennent désormais plus à Ségou, à l’occasion du Festival sur le Niger, ils passent leurs commandes en ligne et les colis leur sont envoyés. Difficile, dans ce cas, de sortir la tête de l’eau par les temps qui courent. Pour Yacouba Diarra, tisserand au village artisanal de Ségou, le marché n’est plus comme avant et cette situation a un impact financier considérable sur les artisans. Quant à Awa Coulibaly, artisane, elle est persuadée qu’« une plus grande valorisation de leurs créations à travers la publicité et la vente en ligne permettrait aux acteurs du secteur de vivre de leur art. » Elle évolue dans le domaine depuis sa tendre enfance et est capable de réaliser 10 à 15 mètres de tissus par jour. Awa explique que le métier demande l’apport de chaque partie du corps : les bras et les pieds qui sont constamment en mouvement. Toutefois, elle se réjouit de l’arrivée de visiteurs sénégalais et burkinabè dans leurs ateliers. « Quand ils viennent, on gagne beaucoup. Mais une fois qu’ils sont partis, tout redevient comme avant », affirme-t-elle. Déplorant la cherté des fils à tisser dont le prix varie entre 3 500 Fcfa et 4 500 Fcfa le paquet. Cependant, elle assure pouvoir subvenir aux besoins de sa famille. AP/ADS/MD (AMAP)
Cartographie des Organisations de la société civile contre la corruption : Atelier de validation du Rapport provisoire
Bamako, le 24 déc (AMAP) L’atelier de validation du Rapport provisoire de la mission de réalisation de la cartographie des Organisations de la société civile (OSC) engagées dans la lutte contre la corruption, s’est ouvert, ce mercredi 24 décembre, à Bamako, a constaté l’AMAP. Selon le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Bakary Traoré, qui a présidé l’ouverture des travaux, « conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR), notre pays s’est engagé dans un vaste chantier d’amélioration de la gouvernance. » Notamment, à travers le renforcement de la transparence dans la gestion des Affaires publiques. C’est dans ce cadre que le gouvernement a adopté la Stratégie nationale de lutte contre la corruption, assortie d’un Plan d’actions couvrant la période 2023-2027, en vue de doter le Mali de mécanismes efficaces de prévention et de répression du fléau. « L’un des instruments prévus par ce Plan d’actions, pour renforcer la participation citoyenne et la veille sociale, est la création d’un Observatoire de lutte contre la corruption, qui servira de plateforme de suivi indépendant des efforts de lutte contre la corruption », a expliqué le ministre Bakary Traoré. Il a ajouté que la mise en place de cet observatoire nécessite, en amont, une cartographie des Organisations de la société civile (OSC) active dans le domaine de lutte contre la corruption. Le ministre a indiqué que cette cartographie permettra « de jeter les bases d’une structuration plus efficace du tissu associatif et contribuera à renforcer le rôle de la société civile dans la mise en oeuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption. » C’est dans cette perspective que le ministère de la Refondation de l’Etat, avec l’appui du PNUD, à travers le Projet de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite-phase-2, a engagé un consultant national pour réaliser une cartographie de l’ensemble des OSC du domaine. Selon lui, l’atelier constitue une étape importante du processus de renforcement du dispositif institutionnel de lutte contre la corruption car, il s’agit d’approuver les principales conclusions de la mission et recueillir les contributions des participants. OD/MD (AMAP)

