L’USSGB annule et réorganise le test d’entrée à l’IUG pour 2025-2026

Bamako, 4 fév (AMAP) – L’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USSGB) annule les résultats du test d’entrée à l’Institut Universitaire de Gestion (IUG) pour l’année universitaire 2025-2026 et organisera un nouveau test le dimanche 15 février 2026. Cette décision fait suite à l’annulation des résultats du premier test, dont les motifs ne sont pas précisés dans le communiqué. L’accès à l’IUG pour cette année académique est donc conditionné à la tenue de cette nouvelle épreuve. Le nouveau test se tiendra sur le campus universitaire de Badalabougou. Seuls les candidats initialement autorisés à se présenter par la Décision n°2025-00511/USSGB-R-SG du 31 octobre 2025 seront habilités à y participer. L’appel des candidats est fixé à 07 heures 30 minutes. Les autorités de l’université appellent les concernés à un strict respect des consignes. « Toutes les dispositions nécessaires seront prises pour le bon déroulement du test », a indiqué l’administration de l’USSGB. Pour tout renseignement complémentaire, les candidats peuvent contacter le Secrétariat de l’IUG au 76 45 31 09. AC/OS(AMAP)
Le Mali vise 1 450 milliards de FCFA sur le marché des titres publics en 2026

Bamako, 6 février 2026 – Le Mali prévoit de lever 1 450 milliards de francs CFA sur le marché régional des titres publics en 2026, selon le calendrier officiel d’émission présenté mardi par le ministre de l’Économie et des Finances. L’objectif pour l’année prochaine est réparti en quatre tranches trimestrielles : 340 milliards FCFA au T1, 400 milliards au T2, 430 milliards au T3 et 280 milliards au T4. Cette announce intervient alors que l’État a mobilisé 1 193 milliards de FCFA en 2025 via 34 émissions sur le marché, selon les chiffres officiels communiqués lors du lancement. Le marché régional de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) a connu une forte activité l’an dernier, avec un volume total d’émissions de 11 858 milliards de FCFA, en progression de 46%. Le directeur national du Trésor, Siaka Samaké, a indiqué que cette stratégie d’emprunt s’inscrivait dans le cadre d’une gestion prudente de la dette. « L’État du Mali a mobilisé 1 193 milliards de FCFA en 2025 à travers 34 émissions, tout en maintenant un encours de dette projeté à 43 % du PIB à fin 2026, en deçà de la norme communautaire de 70 % », a-t-il précisé. Le ministre Alousséni Sanou a rappelé que l’agence de notation Bloomfield avait maintenu la notation financière du Mali à A3 (court terme) et BBB (long terme), avec perspectives stables. Rôle clé des banques et perspectives régionales La présidente de l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers du Mali (APBEF-Mali), Aïssata Koné Sidibé, a souligné la contribution majeure du secteur bancaire national, qui a souscrit 58% (686 milliards FCFA) des titres émis par l’État en 2025. Elle a réaffirmé l’engagement des banques pour la stratégie 2026. Oulimata N’Diaye Diassé, directrice d’UMOA-Titres, a estimé les perspectives de financement pour le Mali en 2026 à 1 180 milliards de FCFA, un chiffre inférieur à l’objectif affiché par les autorités maliennes. Le ministre Sanou a lancé un appel pour « une participation accrue » des investisseurs afin d’atteindre l’objectif de 1 450 milliards. À l’issue de la cérémonie, les trois meilleurs investisseurs sur la dette souveraine malienne en 2025 ont été récompensés. La Banque de Développement du Mali (BDM-SA) est arrivée en tête, devant la Banque Malienne de Solidarité (BMS-SA) et la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA). AC/OS(AMAP)
Mali : le chef de l’État décrète 2026-2027 « Année de l’éducation et de la culture »

Bamako, 5 fév (AMAP) – Le président malien, le Général d’armée Assimi Goïta, a officiellement décrété jeudi que la période 2026-2027 serait l’ »Année de l’éducation et de la culture » au Mali, lors de la cérémonie de présentation des vœux du gouvernement au Palais de Koulouba. Cette annonce fait suite à une année 2025 dédiée à la culture, présentée comme ayant « ravivé l’âme de la Nation ». L’initiative vise désormais, selon les termes de la déclaration présidentielle, à « engager un effort national déterminé pour renforcer durablement notre école et investir dans le capital humain ». Cette décision est présentée comme une étape stratégique et un « tournant décisif » dans la marche vers le « Mali Kura » (Nouveau Mali). Son objectif ultime est l’émergence d’un « citoyen nouveau », défini comme « un Malien à la fois patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin de la Nation avec dignité et excellence ». Le projet repose sur une alliance entre « la modernité et la fidélité à notre identité ». Le gouvernement entend, à travers un « Programme national d’éducation aux valeurs », faire de la culture « une force de cohésion et de souveraineté ». En plaçant l’enseignement et les racines culturelles au centre de l’action publique, le Mali veut garantir que « sa quête de progrès reste ancrée dans son génie propre ». La réussite de ce chantier, selon la déclaration, exige « une mobilisation générale de l’État, des communautés éducatives, des familles et du secteur privé ». L’ambition est que les salles de classe et les centres de formation deviennent « les véritables laboratoires où s’écrit, dès aujourd’hui, le Mali de demain ». SS/OS(AMAP)
Mali et UE : Première session du Comité de pilotage de la cellule technique de coopération

Bamako, 5 fév (AMAP) – Le Mali a tenu la première réunion du comité chargé de superviser sa nouvelle structure nationale de gestion des programmes européens, affirmant vouloir renforcer son leadership dans la coopération avec l’Union européenne. Le Comité de pilotage du projet de la Cellule technique pour la coopération avec l’Union européenne (CTC-UE) s’est réuni pour la première fois mercredi au ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, sous la présidence du ministre Abdoulaye Diop. Cette session intervient dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement malien pour adapter son architecture opérationnelle au nouvel instrument financier européen « NDICI » (voisinage, développement et coopération internationale), mis en place en 2022. En réponse à ce nouveau cadre, le Mali a créé la CTC-UE en septembre 2024, financée sur son budget national. L’objectif déclaré est de permettre une « appropriation nationale » des mécanismes de gestion des programmes européens, une orientation présentée comme découlant de la politique de reprise en main de la souveraineté nationale impulsée par le président de la Transition, le Général Assimi Goïta. PILOTAGE ET ARBITRAGE NATIONAUX Selon le communiqué, la mission centrale de la CTC-UE est de « contribuer à la poursuite des projets et programmes en cours et à maximiser l’efficience, l’efficacité, l’impact et la visibilité » de l’aide européenne. Le ministre Diop a précisé que cette cellule vise à consolider les capacités de son ministère pour assurer un pilotage et un arbitrage nationaux à toutes les étapes du cycle des projets financés par l’UE. Abdoulaye Diop a lié cette mesure à la posture diplomatique actuelle du Mali. « Cette mesure, en soi, prouve à suffisance l’engagement du Mali à maintenir, voire renforcer sa coopération avec les partenaires qui le souhaitent et qui respectent les principes constitutionnels de l’action publique, énoncés par le Chef de l’Etat », a-t-il déclaré. La tenue de cette première session du Comité de pilotage marque ainsi une étape opérationnelle dans la mise en œuvre de la nouvelle approche malienne visant à affirmer un contrôle étatique renforcé sur les projets de coopération avec Bruxelles. OD/OS(AMAP)
Mali : Lancement du plan humanitaire 2026

Bamako, 05 fév (AMAP) « En 2026, le Plan de réponse Humanitaire vise à assister 3,8 millions de personnes et requiert une enveloppe financière de 577,9 millions de dollars », a annoncé la Coordinatrice résidente des Nations unies au Mali, Hanaa Singer-Hamdy, lors du lancement officiel du plan humanitaire 2026 au Mali, jeudi à Bamako, a constaté l’AMAP. « En 2025, malgré un contexte difficile, un accès humanitaire de plus en plus contraint et un financement insuffisant, l’action collective des partenaires a en effet permis d’apporter une assistance vitale à 1,8 million de personnes au Mali » a dit Coordinatrice résidente des Nations unies. « Toutefois, les défis restent immenses. Aujourd’hui encore, plus de 415 000 personnes sont déplacées, majoritairement des femmes et des enfants, alors que les crises sécuritaires, climatiques et sanitaires continuent d’affecter des millions de personnes », a poursuivi, Hanaa Singer-Hamdy. « Pour cette année, comme par le passé, notre priorité reste claire : sauver des vies, garantir l’accès aux services essentiels, préserver la dignité des populations et renforcer progressivement leur résilience », a-t-elle assuré. « Mais au-delà de l’urgence, notre ambition commune devrait être d’accompagner progressivement le Mali vers des solutions durables, en renforçant les passerelles entre l’aide humanitaire, le relèvement et le développement », a ajouté la responsable onusienne. « L’objectif n’est pas de maintenir une assistance permanente, mais bien d’aider les communautés à retrouver leur autonomie et de développer des perspectives d’avenir », a insisté e la coordinatrice résidente du système des Nations unies au Mali. Lucien Simba, chef de bureau par intérim du Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (OCHA) a ajouté : « Face à la baisse des financements et à l’augmentation des besoins, un recentrage géographique et stratégique a été opéré : 97 cercles sur les 159 que compte le pays, représentant la vaste majorité des personnes ciblées, seront considérés. » « Comparé à 2025, le montant requis, le nombre de personnes dans le besoin et le nombre de personnes ciblées ont connu des baisses de plus de 20 %. Ces baisses résultent d’un recentrage méthodologique et ne signifient nullement une amélioration de la situation humanitaire au Mali. En 2025, le Mali a été financé à 21 % sur une enveloppe de 771 millions USD, le plus faible taux de financement de ces dix dernières années », a souligné le chef de bureau par intérim de OCHA. Pour sa part, le ministre de la Santé et du Développement durable, Assa Badiallo Touré, a félicité la bonne collaboration entre son département, les acteurs humanitaires et les agences du système des Nations unies. ST/MD (AMAP)
Atelier sur la régulation de la presse et des réseaux sociaux

Bamako, 5 fév (AMAP) La Haute autorité de la communication (HAC) a organisé, ce jeudi, à Bamako, une journée d’échanges entre le pôle national de lutte contre la cybercriminalité et les organisations professionnelles des médias sur la régulation de la presse et les réseaux, a constaté sur place l’AMAP. La rencontre a pour but de partager des expériences et pratiques pour renforcer la collaboration, la dissémination des textes législatifs et réglementaires ainsi que la formation continue. Cette journée d’échanges entre les différents acteurs de l’espace médiatique, fait suite aux rencontres bilatérales entre, d’une part, la HAC et l’Association des éditeurs de la presse privée (ASSEP) et, d’autre part, entre la HAC et le procureur du pôle de lutte contre la cybercriminalité. Elle a été initiée pour trouver une solution à l’arrêt momentané de la délivrance de la carte de presse. Selon le président de la HAC, Gaoussou Coulibaly, l’enjeu de cette journée va au-delà des partages d’idées. Elle vise « aussi à trouver ensemble des solutions aux problèmes et difficultés ponctuels que rencontrent les médias. » Il a ajouté que « l’espace médiatique, les réseaux sociaux et les plateformes en ligne ne peuvent être des zones de non-droit. M. Coulibaly, soutient, cependant, que leur régulation est une nécessité pour lutter contre la désinformation, les discours de haine et de violence ainsi que les manipulations. Il a indiqué que les professionnels des médias doivent prôner un journalisme responsable et éthique, qui ne confond pas l’investigation avec la déstabilisation. « Aussi bien le régulateur que la justice s’appuient essentiellement sur les lois et règlement pour assurer un fonctionnement correct des medias » a expliqué Gaoussou Coulibaly. Le procureur du pôle national de lutte contre la cybercriminalité, Dr Adama Coulibaly, a, de son côté salué la tenue de cet atelier, qu’il juge nécessaire et opportun. Selon lui la HAC, les organes de presse et le pôle de cybercriminalité « poursuivent les mêmes objectifs et ont la même ambition. » Ajoutant qu’au cœur des discussions figurent la problématique de la régulation de la presse et des médias sociaux, « une responsabilité qui concerne directement l’ensemble des acteurs. Toute société démocratique repose sur des règles, selon le magistrat qui a insisté sur « la nécessité d’exercer les libertés d’expression et d’opinion dans le respect du cadre légal, en tenant compte des limites à ne pas franchir. » Le président de l’Union des radios et télévisions-libres du Mali (URTEL), Mamadou Bocoum, qui a participé al rencontre, a indiqué que cette journée d’échange vise à mettre la lumière sur un certain nombre de questions essentielles, notamment les textes régissant la presse et ceux sur lesquels s’appuie le procureur. Selon lui, il ne s’agit pas d’un conflit de lois, mais plutôt d’une application sélective des textes, « Il y a une façon de faire comme si l’on oubliait la loi spéciale qui régit la presse, notamment la loi 046 relative au régime de la presse et aux délits de presse », a-t-il affirmé. A travers cette rencontre selon Mamadou Bocoum les acteurs attendent une clarification des compétences du procureur, leurs limites, ainsi que les dispositions prévues par la loi 046 en ce qui concerne les medias. BT/MD (AMAP)
Mali : Le verdict du Procès du marché d’armement « Paramount-Embraer » :attendu vendredi

Bamako, 4 févr (AMAP) Le verdict du procès du marché d’armement « Paramount-Embraer » sera prononcé vendredi 06 février 2026, devant la chambre criminelle spécialisée de la Cour d’appel de Bamako, a annoncé, ce mercredi, e président de la juridiction, le magistrat Samba Tamboura, au terme de la 24e journée d ;audience Lundi, les avocats de la défense ont continué leurs plaidoiries, devant la chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière du Pôle national économique et financier. Me Moussa Maiga, l’avocat du colonel major Bougadaly Bah, a, dans sa plaidoirie, indiqué qu’ « après l’intervention du procureur, on ne sait pas pourquoi (son) client est poursuivi » Selon lui, « tout au long des débats on n’a pas réussir à établir l’éléments matériels et intentionnels. » « Si le contrat n’a pas respecté les procédures administratives, il faut engager les sanctions disciplinaires et non la responsabilité pénale », a précisé le conseil du colonel-major Bougadaly Bah. Il soutient qu’« aucun acte de complicité ne peut être engagé contre » son client. « Car, a-t-il indiqué, il n’y a pas eu d’infraction non seulement par mon client mais, aussi, les autres accusés ». L’avocat de l’accusé Bougadaly Bah a demandé l’acquittement « pur et simple » de son client et des autres accusés. « Acceptez-vous que cet homme soit condamné alors qu’il n’est responsable de rien. », s’est interrogé Me Ichiaka Traoré qui défend l’accusé, le colonel-major Mamadou Namballa Traoré. Se disant convaincu de la justesse des magistrats membres de la chambre, l’avocat a plaidé que les accusés Tiéna Coulibaly et le colonel Mamadou Namballa Traoré soient déclarés « non coupables. » Pour Me Mamadou Bobo Diallo, avocat de général Moustapha Drabo « notre justice va mal, notre justice a peur. » « C combien de justiciable souffert à cause des décisions de justice inapproprié ? », s’est interrogé l’avocat Mamadou Bobo Diallo, lors de son intervention de plaidoirie. Plaidant en faveur de son client, l’accusé Moustapha Drabo, il a expliqué qu’« est ce que coûte à notre justice d’orienter la politique ? » L’avocat Diallo a invité les magistrats de se rappeler de leur serment. Et, vous êtes protégé par la loi. » Selon lui, dans cette affaire « aucun l’élément matériel n’est établit. Tout est faut. Vous avez besoin des preuves réelles, palpables et il n’y a pas », a expliqué Me Diallo. Il a demandé au jury de déclarer l’innocence des accusés et de leur acquitter tout simplement, a souligné Me Mamadou Bobo Diallo. Au procureur, il lui a demandé d’aider les juges la chambre criminelle à abandonner les charges contre les accusés. « Pensez la vie après le palais de la justice », a-t-il conclut. Lors de sa réplique, mercredi, Issa Aliou Maiga, représentant du contentieux de l’Etat a expliqué que dans l’exécution des deux contrats, « les textes règlementaires ont été violés ». Il a réclamé « le remboursement d’un préjudice de plus de 18 milliards de Fcfa, dont 11 milliards pour le contrat Paramount et plus de 7 milliards de Fcfa pour le contrat Embraer ». Il a précisé que « la Direction générale du contentieux de l’Etat est dans son rôle de défendre les intérêts de l’Etat ». « Nous ne visons personne. Nous tous, ici, sommes là pour la recherche de la vérité », a également précisé le représentant du contentieux de l’Etat. De son côté, le ministère public, représenté par Mohamedine Ag Houssa, a demandé de maintenir les accusés dans les liens de l’accusation. Il a requis « la réclusion criminelle à perpétuité contre les accusés en fuite » et « dix ans de réclusion criminelle à l’encontre des accusés présents ». « C’est notre devoir de dire de faire attention devant les décisions que vous vous apprêtez à prendre. L’émotion a sa place dans ce procès M. le président, mesdames et messieurs les conseillers de la chambre criminelle », a dit, dans sa dernière observation, Me Malick Coulibaly de la défense. Me Dianguina Tounkara a demandé à la chambre criminelle d’appliquer et de dire le droit « en acquittant » son client, le colonel-major Nouhoum Dabitao. « Le doute n’a pas sa place en matière pénale. Si vous avez un doute, acquittez tous les accusés ici présents », a renchérit Me Abdoulaye Touré. ST/MD (AMAP)
L’armée malienne annonce une frappe aérienne contre des « terroristes » près de la frontière mauritanienne

BAMAKO, 3 fév (AMAP) – Les Forces armées maliennes (FAMa) affirment avoir mené lundi une frappe aérienne de précision près de la frontière avec la Mauritanie, neutralisant « plusieurs » individus présentés comme des terroristes et détruisant leurs véhicules. Dans un communiqué publié mardi, l’état-major des armées a indiqué que cette opération s’était déroulée « dans le cadre de la surveillance du territoire » le 2 février à Foïla, localité frontalière. Selon les détails fournis par les FAMa, « un travail de reconnaissance a permis de détecter une dizaine de suspects regroupés autour de trois véhicules pick-up camouflés ». Le communiqué précise : « Après filature, ce regroupement terroristes a été frappé avec précision. » L’armée affirme que « des vecteurs aériens des FAMa ont neutralisé plusieurs [individus] et détruit des véhicules ». L’état-major général a assuré que « les opérations de recherche et de neutralisation se poursuivent sur l’ensemble du territoire national ». Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué sur l’identité des cibles ou d’éventuels dégâts collatéraux. Cette annonce intervient dans un contexte sécuritaire tendu au Mali, où les forces armées mènent régulièrement des opérations contre des groupes armés jihadistes actifs dans les régions centrales et frontalières. MMD/OS (AMAP)
À l’heure du Mali : Face aux forces du mal, un rugissement confédéral à Niamey

Bamako, 03 fév (AMAP) – La Confédération des États de l’AES reste dans l’œil du cyclone terroriste, projet de sponsors étatiques sans foi ni loi, décidés à imposer la barbarie comme mode de domination. L’attaque contre la base 101 de Niamey, dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, visait le cœur de la souveraineté du Niger et, au-delà, celui de la Confédération. Le communiqué signé par le Président de la Confédération, le Capitaine Ibrahim Traoré, en donne une analyse juste : « une attaque préméditée, coordonnée et aveugle, ayant visé à la fois des infrastructures stratégiques et des installations civiles, mettant gravement en danger des populations innocentes ainsi que des biens à usage civil ». Le mot « aveugle » pèse lourd : l’ennemi frappe sans discernement, feignant d’ignorer la notion de civil, mû par la seule volonté de tuer. Depuis que les trois États se sont unis, avec le soutien de leurs populations, la Confédération s’est préparée à parer à toute attaque, en maîtrisant la nature de l’ennemi, ses modes opératoires, le profil de ses agents et de leurs sponsors étatiques. Il n’était donc pas surprenant d’entendre, dès le lendemain, le Président Abdourahamane Tiani citer nommément des Chefs d’État de la sous-région et d’Europe. À leur endroit, le général d’armée, en chef de guerre, lança un message retentissant : « Nous les avons suffisamment écoutés aboyer. Qu’ils s’apprêtent eux aussi à nous écouter rugir. » Ce rugissement annoncé trouve sa trame dans le communiqué du Président de la Confédération : « Les auteurs de ces violences, ainsi que tous ceux qui les financent, les arment, les renseignent ou leur offrent des soutiens politiques, répondront de leurs actes. Les États membres de la Confédération demeurent unis, vigilants et résolument engagés dans une lutte coordonnée, souveraine et déterminée contre le terrorisme et ses soutiens, quels qu’ils soient. » La rapidité avec laquelle les forces nigériennes, confédérales et alliées russes ont enrayé l’attaque (20 minutes selon le Président Tiani) démontre une préparation permanente. Un rugissement létal qui a réduit à néant un projet obscurantiste. La Confédération est désormais rompue aux attaques « spectaculaires », souvent planifiées dans les capitales pour frapper les centres de décision et tirer des dividendes médiatiques auprès de masses manipulées. On se souvient de l’attaque de l’aéroport et de la gendarmerie de Bamako le 17 septembre 2024, ou encore des tentatives de déstabilisation au Burkina Faso le 3 janvier dernier. Quel que soit le mode opératoire, la Confédération dispose des armes pour y parer, devenant chaque jour une école d’excellence en lutte antiterroriste, enviée dans le monde. Presque au lendemain de l’attaque de Niamey, les forces maliennes traquaient les groupes armés terroristes à Mourdiah, tandis que les forces aériennes confédérales menaient des opérations de précision dans la zone d’Akabar, au sud de Ménaka, le long de la frontière nigérienne. Ces événements du début 2026 semblent prémonitoires de ce que le Président Traoré du Burkina Faso a nommé « l’hiver noir », lors de la 2ᵉ session du Collège des Chefs d’État, le 23 décembre dernier. « Ma conviction est claire : quelque chose se prépare en Afrique de l’Ouest. Je l’ai appelé l’hiver noir. L’hiver noir arrive. Ce sera un hiver très froid. Un hiver sanglant. Un hiver meurtrier », disait-il au moment de succéder à son homologue du Mali, le Général d’armée Assimi Goïta. L’assistance, avertie, comprit qu’il annonçait une escalade sécuritaire de grande amplitude, nourrie par des attaques terroristes et des tentatives de déstabilisation orchestrées par des acteurs extérieurs, avides de « terres rares » et autres ressources. L’évocation de cet « hiver noir » rappelle aussitôt les ravages du printemps arabe : États disloqués, valeurs de civilisation avilies pour des décennies. Le Président de la Confédération appelle les masses africaines, et particulièrement celles du Sahel, à se préparer mentalement pour contrer de tels projets cyniques. Cette anticipation est déjà une preuve de la capacité de réflexion stratégique et prospective de la Confédération. L’acquisition continue de moyens d’action, notamment dans le domaine sécuritaire, renforce sa faculté d’anticiper et de prévenir les offensives ennemies. La riposte de Niamey, cette nuit du 28 au 29 janvier 2026, est un signal clair aux officines du mal : la Confédération, ses leaders, ses forces armées et ses populations sauront se muer en esquimaux pour affronter l’hiver annoncé, sous leurs acacias et leurs baobabs, prêts à attendre l’ennemi et à le mettre en déroute. Alassane SOULEYMANE
Sikasso : La période des légumes, une aubaine pour les commerçants et les consommateurs

Par Aïssata DEMBELE Sikasso, 2 fév (AMAP) En cette période de forte production agricole, Sikasso ou la cité verte du Kénédougou mérite bien son nom. La ville vit au rythme des légumes frais. Haricots verts, carottes, tomates, poivrons et autres se vendent comme du petit pain. Du moins avant le début du mois sacré de ramadan. Pour le moment, les sauces sont bien garnies et les amateurs de légumes profitent bien de l’occasion. Que ce soient les vendeuses ambulantes de légumes qui font du porte-à-porte, matins et soirs, les commerçantes détaillantes des petits marchés de quartiers, les commerçants du grand marché de Sikasso, chacun est déterminé à écouler le maximum de légumes afin de tirer son épingle du jeu. Ce mardi, il est environ 8 heures quand notre équipe de reportage arrive au grand marché de Sikasso grouillant de monde. Les étals sont bien installés. Ici, les commerçants grossistes et détaillants ainsi que les clients échangent dans une ambiance bon-enfant. Les premiers hèlent les seconds, marchandages et bruits de paniers chargés de produits frais, scènes quotidiennes des commerçants de légumes du grand marché de Sikasso. « Venez acheter du haricot vert ! Je ferai des remises à celui qui achètera une grande quantité », lance Mme Sanogo Sarata Berthé à des passants. « Quand il y a l’affluence, on écoule vite la marchandise. Mais lorsque le marché est timide, on est obligé de brader nos produits. Le prix dépend de la qualité du produit et varie entre 400 et 500 Fcfa le kilogramme », dit-elle. Sa cliente Mariam Traoré, rencontrée sur place, affirme qu’elle s’approvisionne toujours en haricot vert chez Mme Sanogo. « Je viens tôt pour avoir du haricot de bonne qualité et à moindre coût. Pendant cette période, j’envoie très souvent du haricot à mes parents à Ségou et à Bamako. » Le ressortissant de Nampala, le jeune commerçant grossiste Lamine Sogodogo exerce ce métier depuis plusieurs années. L’affluence matinale, selon lui, est capitale. « Tôt le matin, plus il y a de l’affluence, plus on écoule rapidement nos marchandises. Je peux vendre trois sacs de 75kg de haricots par jour », a-t-il confié. A l’en croire, il s’approvisionne au champ à 250 F le kilo pour revendre au marché entre 400 et 450 F. La demande est forte dans la sous-région. « Souvent mes clients viennent de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso », indique-t-il. A côté des commerçants de haricot, les étals de carottes attirent également l’attention des passants. Ce commerce est majoritairement dominé par les femmes. La vendeuse de carottes Mariam Sanogo vit de cette activité depuis plus de cinq ans. « J’ai aménagé une partie de la cour de ma maison pour cultiver des carottes, du persil et des tomates. Franchement, ma récolte a été belle cette année. Grâce à l’affluence actuelle du marché, j’arrive à écouler deux sacs de 50 kg de carottes et une grande quantité de tomate et de persils par jour et avant midi », a-t-elle fait savoir. Le prix de ses tas de carottes varie entre 250F, 100F et 50F. Issa Diabaté est un grand amateur de carottes. « Compte tenu de ses bienfaits pour la santé, je ne peux m’en passer. Si l’opportunité se présente, à chaque fois que je traverse le grand marché, j’en achète pour mes camarades du grin. On l’utilise comme amuse-gueule », explique-t-il. Tout comme Issa, la ménagère Hadjaratou Traoré affirme qu’actuellement elle ne peut pas préparer sa sauce sans légumes. « J’utilise un peu de tout dans ma sauce car c’est la période et c’est bon pour la santé », a-t-elle confié Chaque soir, les vendeuses ambulantes sillonnent les différents quartiers. De porte en porte, elles fala carotte à 50 Fcfa. Coupés en petits morceaux, le mélange avec de la macédoine est aussi cédé à 50 Fcfa. Les choux sont vendus à partir de 50 Fcfa, les poivrons entre 25F et 50 Fcfa. Le tas d’aubergines d’Afrique est cédé à 50 Fcfa, le céleri et le persil coûtent 25 Fcfa quelques pieds. Ces prix sont les mêmes que sur les petits marchés. Nonobstant, des défis persistants, ces commerçants de légumes arrivent à se tirer d’affaire. Nombres d’entre eux confient que leur bénéfice leur permet de joindre les deux bouts. Dans la cité verte du Kénédougou, le marché demeure un pilier essentiel de l’économie locale, reliant producteurs, commerçants et consommateurs autour d’un même objectif : l’accès à des aliments frais et de qualité. Sikasso est considéré comme le poumon du Mali en matière de production de fruits et légumes. Grâce à son potentiel agricole exceptionnel, la région approvisionne de nombreuses localités du pays et contribue de manière significative à assurer la sécurité alimentaire. AD/MD/MD (AMAP)

