Nigeria : Au moins 30 morts dans une attaque des hommes armés contre une communauté universitaire

Bamako, 30 mars (AMAP) Des hommes armés ont attaqué dimanche soir une communauté universitaire dans l’État du Plateau, au centre du Nigeria, tuant au moins 30 personnes, ont indiqué lundi des résidents et des responsables locaux à Reuters, dans le dernier épisode de violences qui endeuillent une région marquée par des conflits meurtriers entre agriculteurs et éleveurs. Les assaillants ont fait irruption dans la communauté de Gari Ya Waye, dans le district d’Angwan Rukuba, et ont tiré de manière indiscriminée sur les habitants, selon des résidents. Le bilan s’élève à 30 morts, a déclaré Markus Audu Kando, résident et co-président d’un groupe interconfessionnel de jeunes du Plateau, joint au téléphone. « Alors que je vous parle, le chiffre est maintenant de 30… Il y a des blessés à l’hôpital, mais je ne peux pas confirmer leur nombre », a-t-il précisé. Paul Mancha, résident et président du conseil des jeunes du Plateau, a déclaré plus tôt : « Les gens étaient ici en soirée et malheureusement, de méchants terroristes sont venus et ont attaqué notre peuple. Nous avons compté des dizaines de personnes qui sont maintenant mortes et beaucoup d’autres sont également à l’hôpital pour recevoir des soins. » Le gouvernement de l’État du Plateau a indiqué que les assaillants étaient inconnus et a imposé un couvre-feu de 48 heures dans le district. L’Université de Jos a suspendu les examens qui devaient débuter lundi. Les violences dans le centre du Nigeria, connu sous le nom de Middle Belt, sont souvent présentées comme des conflits ethno-religieux entre éleveurs peuls majoritairement musulmans et agriculteurs principalement chrétiens. Cependant, de nombreux experts et politiciens soulignent que le changement climatique et l’expansion de l’agriculture exacerbent la compétition pour les terres, entraînant des affrontements indépendamment de la foi ou de l’ethnie. OS/KM(AMAP)
Justice et gouvernance : Remise du rapport annuel 2025 des services centraux du ministère de la Justice

Bamako, 30 mars (AMAP) – Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, a présidé, ce lundi, dans ses locaux, la cérémonie de remise du rapport annuel d’activités 2025 des services centraux du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme. Mamoudou Kassogué, ministre en charge de la Justice, a déclaré que cette « cérémonie, qui se veut modeste dans sa forme, est pourtant fondamentalement expressive d’une nouvelle gouvernance qui s’est installée dans le secteur judiciaire. Elle met l’accent sur le respect des principes et des exigences qui doivent accompagner l’accomplissement des missions assignées aux différents services pour la disponibilité et la fourniture du service public de la justice ». Il a rappelé que les trois précédents rapports annuels consolidés ont définitivement renforcé la conviction, quant à l’utilité et aux avantages incontestables qui peuvent être tirés de leur exploitation, à différents niveaux, par des acteurs opérationnels, institutionnels et politiques ainsi que par les acteurs de la société civile. Pour les services judiciaires et les juridictions, les rapports annuels d’activités sont « des outils pour faire une auto-évaluation dans l’objectif d’améliorer les performances à la lumière d’une analyse des résultats obtenus, des difficultés rencontrées, des défis et enjeux ainsi que des perspectives », a précisé le ministre Mamoudou Kassogué. Il a ajouté que ces rapports constituent, en outre, une boussole, à la fois pour les services concernés et pour les décideurs, permettant de définir de nouvelles orientations à travers des projets, des programmes ou des politiques publiques nécessaires à un meilleur accompagnement des missions assignées aux différents services. Les résultats qui transparaissent dans les différents rapports produits par les services, dont le rapport général ne constitue que l’agrégation, sont le reflet d’un travail acharné. « Ils ont abattu à coups de mesures innovantes et adaptées, de coordination réussie, de sacrifices et d’engagement indéfectible, mais aussi de responsabilité et d’humanisme dans les relations au quotidien », a conclu le ministre de la Justice. Quant à Dr Boubacar Sidiki Diarrah, secrétaire général du ministère en charge de la Justice, il a affirmé qu’un tel exercice de recevabilité, de transparence et de responsabilité, qui perpétue le principe constitutionnel proclamant que « la justice est rendue au nom du peuple », n’avait, de mémoire d’acteurs de justice, jamais existé au sein du corps judiciaire, et pourtant demeure indispensable pour une gouvernance vertueuse et un devoir de reddition de comptes de l’institution judiciaire. Selon le secrétaire général du ministère de la Justice, il importe de relever que cette activité donne la mesure de la plénitude des responsabilités de chaque responsable de service et de juridiction. Elle constitue incontestablement un devoir de rendre compte, comme rappelé, et institue la culture du résultat tout en réfutant la médiocrité, l’immobilisme, l’anachronisme, l’anarchie et les abus. Dr Boubacar Sidiki Diarrah estime que « la production des rapports annuels d’activités a pour finalité de mettre fin au management irresponsable et à l’administration fantôme, dénués de traçabilité certaine et de lisibilité cohérente des actions ». Cette cérémonie de remise a enregistré, en outre, la présence des membres du ministère de la Justice, des représentants des services centraux et d’autres invités de marque. MMD/KM (AMAP)
Gaspillage alimentaire : Plus d’un tiers de la production mondiale perdu

Bamako, 29 mars (AMAP) Plus d’un tiers de la nourriture produite dans le monde, soit environ 1,3 milliard de tonnes par an, est perdue ou gaspillée, alors que plus de 295 millions de personnes dans 53 pays ont été confrontées à des niveaux aigus de faim en 2024, selon des données des agences des Nations unies. À l’occasion de la Journée internationale du zéro déchet, célébrée le 30 mars, les Nations unies ont retenu le thème du « gaspillage alimentaire » et appellent les gouvernements, les entreprises, les communautés et les individus à agir à tous les niveaux pour réduire ces pertes. Selon le Rapport mondial sur les crises alimentaires, plus de 295 millions de personnes ont souffert d’insécurité alimentaire aiguë en 2024, soit une augmentation de 13,7 millions par rapport à 2023. Parmi elles, environ 1,4 million de personnes sont confrontées au niveau le plus extrême, classé comme famine. La bande de Gaza arrive en tête des zones les plus touchées, avec 640 600 personnes en situation de famine, suivie du Soudan (637 200), du Soudan du Sud (83 500), du Yémen (41 200), d’Haïti (8 400) et du Mali (2 600). Par ailleurs, plus de 30 millions de personnes dans le monde font face à une crise alimentaire de niveau 4. Le Soudan est le pays le plus affecté avec 8,1 millions de personnes concernées, suivi du Yémen (5,5 millions), de la République démocratique du Congo (3,9 millions), de l’Afghanistan (3,1 millions), du Myanmar (2,8 millions), du Soudan du Sud (2,4 millions), d’Haïti (2,1 millions), du Pakistan (1,7 million), du Nigeria (1,2 million) et de Gaza (1,1 million). Les enfants figurent parmi les populations les plus vulnérables. D’après les données des Nations unies, plus de 3 millions d’enfants meurent chaque année de causes liées à la faim. Environ 43 millions d’enfants souffrent de faim sévère dans le monde, tandis que près de 45 % des décès d’enfants de moins de cinq ans sont associés à la faim et à la malnutrition. Face à cette situation, l’ONU souligne l’ampleur du gaspillage alimentaire. « Environ un tiers de tous les aliments produits pour la consommation humaine est perdu ou gaspillé chaque année », indiquent les données de l’organisation. Au niveau des pays, la Chine figure parmi les plus grands gaspilleurs avec plus de 108 millions de tonnes de nourriture perdues en 2024, soit environ 76 kilogrammes par habitant. L’Inde enregistre plus de 78 millions de tonnes de pertes annuelles, équivalant à 54 kilogrammes par personne. Le Pakistan affiche un volume de pertes d’environ 31 millions de tonnes, soit 122 kilogrammes par habitant, un niveau proche du cumul des pertes individuelles de la Chine et de l’Inde. Au Nigeria, 24,8 millions de tonnes de nourriture ont été gaspillées en 2024, soit environ 106 kilogrammes par personne, en raison notamment d’infrastructures de stockage insuffisantes, de transports inefficaces et d’un accès limité aux marchés. Aux États-Unis, plus de 24 millions de tonnes de nourriture sont perdues chaque année, soit environ 71 kilogrammes par habitant, un phénomène attribué principalement à un niveau élevé de consommation. Le Brésil enregistre plus de 20 millions de tonnes de pertes, soit environ 95 kilogrammes par personne, liées notamment aux lacunes en infrastructures et à une mauvaise gestion des produits. L’Égypte figure parmi les pays ayant les pertes les plus élevées par habitant, avec plus de 18 millions de tonnes de nourriture gaspillées chaque année, soit environ 155 kilogrammes par personne. En Indonésie, les pertes atteignent environ 15 millions de tonnes par an, soit 52 kilogrammes par habitant, en raison notamment de chaînes d’approvisionnement inefficaces et de pratiques de consommation inadaptées. Le Bangladesh enregistre plus de 14 millions de tonnes de pertes annuelles, soit environ 82 kilogrammes par personne, en raison de méthodes agricoles traditionnelles et du manque de stockage frigorifique. Au Mexique, environ 13,4 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année, soit près de 102 kilogrammes par habitant, en lien avec des inefficacités dans la distribution et la chaîne d’approvisionnement. La Journée internationale du zéro déchet, instituée par les Nations unies, vise à sensibiliser à la réduction des déchets et à promouvoir des modes de production et de consommation durables. Le choix du thème du gaspillage alimentaire cette année intervient dans un contexte de persistance des crises alimentaires à l’échelle mondiale, marquées par une hausse du nombre de personnes en situation de faim aiguë. Ces données mettent en évidence le contraste entre les volumes importants de nourriture perdus chaque année et l’ampleur des besoins alimentaires non satisfaits dans de nombreuses régions du monde. OS(AMAP)
Mali :Ciel généralement clair avec risques d’orages isolés pour la semaine du 29 mars au 4 avril 2026

Bamako, 28 mars (AMAP) La semaine du 29 mars au 4 avril 2026 sera marquée par un ciel clair à peu nuageux sur l’ensemble du territoire national, avec toutefois des risques d’orages isolés et de faibles pluies par endroits, selon les prévisions de Mali-Météo. Mali-Météo annonce que cette période sera caractérisée par une stabilité globale des conditions météorologiques. Le ciel restera majoritairement clair à peu nuageux, devenant parfois nuageux à couvert dans les régions du Sud et celle de Taoudéni. Les vents d’harmattan souffleront avec une intensité faible à modérée, et localement forts sur la majeure partie du pays. Dans les régions du Sud, ce sont des vents de mousson d’intensité faible à modérée, localement forts, qui seront observés. La visibilité sera généralement affectée par la présence de poussière en suspension, tout en restant assez bonne sur l’ensemble du territoire. Les températures devraient rester globalement stables à légèrement en hausse par rapport à celles observées la semaine précédente. « La semaine du 29 mars au 04 avril 2026 sera marquée par un ciel clair à peu nuageux sur l’ensemble du pays, parfois nuageux à couvert dans les régions du Sud et celle de Taoudéni », indique le bulletin de Mali-Météo. Des orages isolés et, par endroits, de faibles pluies sont également attendus au cours de cette période. Ces prévisions restent valables pour l’ensemble du territoire national et sont susceptibles d’évoluer en fonction des mises à jour quotidiennes de Mali-Météo. OS/KM(AMAP)
Gymnastique : Mopti sacré champion du Mali 2026 en aérobic danse

Bamako, 30 mars (AMAP) La Ligue régionale de gymnastique de Mopti a remporté le titre de champion du Mali 2026 en aérobic danse, à l’issue du championnat national de gymnastique aérobic danse et step danse tenu du 28 au 29 mars à Ségou, a appris l’AMAP de source proche de la Ligue régionale de Mopti. Selon les organisateurs, l’équipe de Mopti s’est illustrée en dominant la compétition en aérobic danse, tout en se classant à la 4e place dans l’épreuve de step danse. Le président de la Ligue régionale de gymnastique de Mopti, Bakou Cora, a salué la performance de ses athlètes et du staff technique, tout en exprimant sa reconnaissance envers les différents soutiens. Cette performance consacre les efforts de la ligue régionale et confirme la montée en puissance de Mopti dans les disciplines de gymnastique au niveau national. KD/KM (AMAP)
Niafunké : Arrivée des premiers convois de camions et bus de marchandises, venant de Bamako

Bamako, 29 mars (AMAP) Cinq camions remplis de marchandises et trois bus voyageurs sont arrivés vendredi à la Gare routière de Niafunké, bravant l’insécurité, après plusieurs interventions des Forces Nationales de Défense, a appris l’AMAP de source locale. Ces engins ont emprunté la voie reliant Niono, Nampala, Léré et Niafunké. La reprise de cette liaison suscite un réel engouement et un ouf de soulagement pour les populations privées de mobilité. La gare retrouve sa splendeur et son animation au bonheur des populations. Acheteurs et vendeurs y trouvent la satisfaction. Plus de 150 voyageurs bloqués depuis près d’un an, n’ayant pas les moyens de voyager par avion sur Tombouctou ou ayant peur des naufrages sur le fleuve Niger regagnent leurs familles et proches grâce á ce voyage courageux. Approchés par AMAP des passagers et syndicalistes nous livrent leurs témoignages. « Nous sommes contents de voir les trajets possibles sans donner de garantie de levée du blocus » dit un syndicaliste. Un autre passager confie á AMAP : « Plusieurs Bus des compagnies de transport, des gros camions de transport de marchandises soulage les populations car ce tronçon est vital á la survie des populations de cette zone. Sans la route Niono Tombouctou et la navigation Mopti Tombouctou pas d’oxygène pour les poumons des populations qui résident á Niafunké, Youwarou, Tonka, Diré, Goundanm, Tombouctou et Rarharous, y compris celles du Gourma de la zone. Les populations de Niafunké tous saluent cette arrivée puisqu’elle alimentera le marché en marchandises, denrées et vivres du sud tels que le mil, sorgho et autres articles divers et permettra d’écouler sur les marchés du sud les énormes quantités d’oignons et autres produit rizicole qui risque de se gâter dont le stockage et la conservation pose problème. SAM/KM (AMAP)
Crise du détroit d’Ormuz : un impact durable attendu sur les marchés mondiaux, selon la FAO

Bamako, 29 mars (AMAP) Le chef économiste de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Maximo Torero, a averti jeudi que les effets du conflit affectant le détroit d’Ormuz sur les marchés mondiaux des matières premières mettraient « deux à trois mois » à se stabiliser, même en cas de résolution immédiate. S’exprimant lors d’un point de presse virtuel consacré aux implications du conflit au Moyen-Orient, il a déclaré : « Si le conflit s’arrête aujourd’hui, il faudra deux à trois mois pour stabiliser ces coûts », soulignant l’ampleur des perturbations causées par la crise. Selon lui, le conflit a entraîné « l’une des perturbations les plus rapides et les plus sévères des flux mondiaux de matières premières ces derniers temps ». En quelques jours, le trafic dans le détroit d’Ormuz — un passage stratégique pour le commerce mondial — s’est effondré à 90 %, alors qu’il transporte habituellement environ 20 millions de barils de pétrole par jour. Maximo Torero a précisé que cette route représente environ 35 % du pétrole brut mondial, un cinquième du gaz naturel liquéfié (GNL) et jusqu’à 30 % du commerce international d’engrais, soulignant son importance cruciale pour la sécurité alimentaire mondiale. L’économiste a détaillé les conséquences possibles selon la durée de la crise. « Si tout est résolu dans les deux prochaines semaines, les marchés pourront absorber le choc », a-t-il indiqué, ajoutant que cela permettrait de limiter les risques pour la sécurité alimentaire et les prochaines saisons agricoles. En revanche, « si cette crise se poursuit pendant trois à six mois, elle aura un impact non seulement sur la sécurité alimentaire, mais aussi sur l’énergie et l’ensemble des autres secteurs ». Il a également mis en garde contre la vulnérabilité de plusieurs pays fortement dépendants des transferts de fonds en provenance des travailleurs du Golfe, citant notamment le Népal, la Jordanie, le Liban, le Pakistan, l’Égypte et le Sri Lanka. « Les travailleurs perdront leur emploi et ne pourront plus envoyer de fonds », a-t-il averti. Maximo Torero a, par ailleurs, identifié la Turquie et la Jordanie comme particulièrement exposées en raison de leur calendrier agricole et de leur dépendance aux importations, tandis que le Liban fait face à des difficultés cumulées. Interrogé sur les effets combinés du conflit et des aléas climatiques, il a évoqué un risque accru en cas de phénomène El Niño. « Si El Niño se produit et qu’il est intense, la combinaison de ces facteurs […] aggravera considérablement la situation », a-t-il déclaré. Il a toutefois insisté sur le fait que les marchés disposent actuellement de suffisamment de denrées alimentaires pour absorber un choc de courte durée, tout en appelant à une résolution rapide du conflit. « Nous devons être réalistes : si cela dure plus longtemps, la situation deviendra nettement préoccupante », a-t-il conclu. OS/KM(AMAP)
Mali : De nouveaux prix plafonds des produits pétroliers applicables à partir du 28 mars

Bamako, 29 mars (AMAP) De nouveaux prix indicatifs plafonds des produits pétroliers à la pompe, applicables à partir du 28 mars ont été fixés par le Gouvernement de la République du Mali, a appris l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué publié par la Commission de suivi du mécanisme de taxation des produits pétroliers, relevant du ministère de l’Économie, les autorités précisent que ces prix sont établis « sur la base des prix fournisseurs du mois de mars 2026 ». Selon le document, le prix du supercarburant sans plomb est fixé à 875 F CFA le litre, tandis que le gasoil et le Distillat Diesel Oil (DDO) sont arrêtés à 940 F CFA le litre chacun. Le fuel-oil 180 est plafonné à 675 F CFA le litre. Les prix du pétrole lampant et du carburant Jet A1 demeurent, quant à eux, libres. Concernant le gaz butane, le communiqué indique que « le prix non subventionné du kilogramme est fixé à 1 179 F CFA ». En conséquence, la bouteille de 2,75 kilogrammes est vendue à 3 245 F CFA, tandis que celle de 6 kilogrammes est fixée à 7 075 F CFA. Les prix des produits pétroliers au Mali sont régulièrement ajustés par les autorités en fonction de l’évolution des prix internationaux et des coûts d’approvisionnement. Ce mécanisme vise à encadrer les fluctuations à la pompe tout en tenant compte des réalités du marché. OS/KM(AMAP)
Éducation : La construction de 15 nouveaux lycées prévue au Mali avec l’appui de la BOAD

Bamako, 27 mars (AMAP) – Le ministère de l’Éducation nationale a abrité, ce vendredi 27 mars, une rencontre bipartite avec une délégation de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD), dans le cadre d’un projet de renforcement des infrastructures scolaires au Mali, a constaté l’AMAP. Cette mission s’inscrit dans la suite d’une requête formulée par le département de l’éducation auprès de l’institution financière, en vue de soutenir la construction, la rénovation et l’équipement d’établissements scolaires. À l’issue des échanges, le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, s’est félicité de la tenue de cette rencontre. «C’est une très belle rencontre que nous avons eue ce matin avec la mission de la BOAD, venue nous appuyer dans nos ambitions (…) de renforcement de notre système éducatif, particulièrement des infrastructures scolaires», a-t-il déclaré. Le ministre a souligné la nécessité de moderniser le parc scolaire national, indiquant qu’«il faut renforcer l’existant, innover, mais aussi construire de nouveaux établissements ». Il précise qu’au moins 15 nouvelles infrastructures scolaires sont prévues, en plus de la réhabilitation de lycées emblématiques, dont le Lycée Askia Mohamed, le Lycée Bah Aminata et le Lycée Technique de Bamako. De son côté, le chef de mission de la BOAD, Abdoulaye Latif, a indiqué que le projet prévoit notamment «la construction de 15 nouveaux lycées publics, la construction et l’équipement de salles de classe dans 12 lycées existants, ainsi que l’équipement de plusieurs instituts de formation professionnelle » . Le responsable a assuré que l’institution mettrait tout en œuvre pour accompagner le Mali dans ce projet, l’éducation étant un secteur prioritaire dans son plan stratégique. La mission de la BOAD doit se poursuivre sur le terrain jusqu’à la fin de la semaine prochaine, avant la finalisation du dossier de financement qui servira de base à une décision de financement par le conseil d’administration de l’institution financière. KD/CMT (AMAP)
Justice : La Chambre criminelle spécialisée requis 20 ans de prison aux accusés absents dans le Procès « Paramount-Embraer »

Bamako, 27 mars (AMAP) – La Chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière du Pôle national économique et financier a rendu son jugement dans les affaires dites « Paramount-Embraer ». Après près de 3 mois de procès, le verdict tant attendu est tombé ce vendredi 27 mars, a constaté l’AMAP. Le Tribunal a déclaré les accusés Boubou Cissé, Thieman Hubert Coulibaly, Mamadou dit Igor Diarra, Babaly Bah, Mamadou Lamine Diakité, coupables des faits de faux, usage de faux, atteintes aux derniers publics. En répression, ils ont été condamnés à 20 ans de réclusion criminelle, chacun. Ces accusés qui prennent les plus lourdes peines du procès ont été jugés en leur absence. De ce fait, le mandat d’arrêt décerné contre eux en octobre 2022 conserve sa force exécutoire, a ajouté le tribunal. Quant aux accusés Tièna Coulibaly, Bemba Moussa Keïta, Souleymane Bamba, Abdoul Wahab Touré, Moustapha Drabo, Abou Berthé, ils ont été condamnés à 7 ans de prison, chacun. En ce qui concerne les autres mis en cause à savoir Mamadou Nampala Traoré, Nouhoum Dabitao, Bougadaly Bah, Mamourou Togo, Mahamane Touré, Aminata Doho et Mahamadou Koné, ils ont été déclarés non coupables. Par conséquent, ils ont été acquittés des accusations de complicité de faux, usage de faux, d’atteintes aux deniers publics et de blanchiment de capitaux Par ailleurs, les accusés Boubou Cissé, Thieman Hubert Coulibaly, Mamadou dit Igor Diarra, Tiena Coulibaly, Babaly Bah, Mamadou Lamine Diakité, Bemba Moussa Keïta, Souleymane Bamba, Abdoul Wahab Touré, Moustapha Drabo, Abou Berthé ont été condamnés solidairement à payer la somme de 3,747 milliards de Fcfa (indiqués comme le montant non justifié sur les 11 milliards) et 2 milliards Fcfa de dommages et intérêt. Après ce verdict, les condamnés disposent du droit de recours. De ce fait, ils peuvent attaquer cette décision devant la Cour suprême. Il conviendra alors à cette juridiction de maintenir ou de diminuer les peines prononcées. Pour rappel, ce procès, ouvert le 22 décembre 2025, concernait 18 personnalités militaires et civiles. Les charges retenues contre elles portaient, entre autres, sur des faits de faux, usage de faux, atteintes aux biens publics, blanchiment et infractions assimilées. Pour le ministère public, ces infractions avaient été commises dans l’élaboration et l’exécution de deux marchés d’équipements militaires conclus en 2015 entre l’État du Mali et une société sud-africaine (Paramount) et une autre brésilienne (Embraer). AC/MD//CMT (AMAP)

