Ségou : Sucre disponible partout à des prix abordables

Ségou, 16 février (AMAP) Période sacrée et particulièrement importante dans le calendrier islamique, le Mois de Ramadan est caractérisé par une forte demande en produits de première nécessité notamment en sucre en raison de son utilisation dans la préparation de boissons et desserts de rupture du jeûne. Qu’en est-il de sa disponibilité et de son prix ? Pour en savoir davantage, notre équipe de reportage a fait le tour de certaines boutiques de la Cité des Balanzans. Constat : le sucre est disponible partout à des prix globalement abordables. Dans sa boutique sise au quartier Médine Adama Diarra affiche sa sérénité. Son magasin est bien garni en sacs de sucre. Notre interlocuteur assure disposer de quantités suffisantes pour répondre à la demande de la clientèle. «Le marché est bien approvisionné et les clients peuvent acheter du sucre sans crainte», a indiqué Adama Diarra qui cède le kg de sucre à 500 Fcfa. Même constat chez Dramane Tangara commerçant au quartier Dar Salam. Il affirme que les clients viennent se ravitailler en sucre et en d’autres produits de première nécessité. «Les prix sont stables. Nous cedons actuellement le sac de 50kg de sucre à 22.500 Fcfa», nous a-t-il confié. Ousmane Yattara, un client rencontré dans une autre boutique d’alimentation exprime sa satisfaction quant aux prix actuels du sucre. Selon directeur par intérim de la Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DRCCC) de Ségou, le prix du sucre local est de 500 Fcfa, tandis que le prix plafond est fixé à 600 Fcfa. S’agissant du sac de 50 kg, il est vendu entre 22.500 Fcfa et 23.000 Fcfa.Yacouba Yalcouyé rassure la population quant à la disponibilité du sucre durant le Mois de Ramadan. «La situation est un peu plus favorable cette année contrairement à l’année dernière. Non seulement le sucre est disponible, mais les prix sont beaucoup plus abordables», a t-il indiqué. Par ailleurs, le directeur par intérim de la DRCCC de Ségou a précisé que plus de 500 tonnes de sucre sont déjà disponibles sur le marché, avant d’ajouter qu’il n’y aura ni pénurie de sucre ni flambée des prix durant ce Mois de Ramadan. Pour ce faire, les équipes de la DRCCC de Ségou sont constamment déployées sur le terrain afin de veiller au respect des prix et vérifier l’état des stocks au niveau des différents points de vente. Au delà de cette surveillance permanente, elles effectuent des contrôles inopinés, a expliqué Yacouba Yalcouyé..Il invite les commerçants à se conformer aux dispositions réglementaires établies, tout en les appelant au sens de la responsabilité et du patriotisme. De passage à Ségou le jeudi 5 février dernier dans le cadre du lancement de la campagne de production sucrière 2025-2026 dans les complexes sucriers de Siribala et M’Bewani, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo a certifié que «le marché sera suffisamment approvisionné avec une offre en adéquation avec les besoins des populations, contribuant ainsi à la stabilité et à la régulation des prix».Rappelons qu’au titre de la campagne en cours, la production est estimée à 120.000 tonnes de sucre, soit près du tiers des besoins du pays. MS/KM (AMAP)
Culture : Sikasso organise la 7ème édition du Festival International Nangnerki
Sikasso, 15 février (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 7ème édition du Festival présidée à Sikasso, par le représentant du ministre en charge de la Culture, Alamouta Danioko, sous le thème « l’intégration culturelle comme levier d’un monde souverain », a constaté l’AMAP. C’était en présence de la cheffe de l’exécutif régional, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, du directeur du festival international nangnerki Kassim Bengaly et des invités du Burkina Faso, de la Côte d’ivoire et de plusieurs acteurs de la culture malienne, les autorités locales et régionales de Sikasso et un parterre de médias. Le « Nangnerki » est une appellation vernaculaire senoufo du spécimen de l’arbre dans lequel sont taillés les lames du balafon. Cet évènement constitue un espace de rencontre de plusieurs ethnies du Mali et d’ailleurs s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale de valorisation de la culture et en cohérence avec l’année de l’éducation et de la culture au Mali, la citoyenneté et le dialogue des savoirs. Le représentant du ministre de la culture Alamouta Dagnoko a donné des précisions sur le mot « nangnerki ». « Chaque lame du balafon a un nom et une fonction spécifique. La combinaison des sons produits par chaque lame de balafon crée une mélodie harmonieuse. Tout comme les lames du balafon, unis et inséparables, le festival nangnerki prône le message de la fraternité, de l’intégration, du vivre ensemble etc. », a-t-il révélé. En outre, le représentant du ministre a affirmé que notre riche culture doit rester notre meilleur espoir et rempart car c’est elle qui nous a permis de façonner notre identité, notre personnalité. Avant d’assurer de la disponibilité constante et entière du département en charge de la culture à soutenir et accompagner, comme il le fait depuis la toute première édition, le festival Nangnerki. De son côté, Mme le Gouverneur a rappelé que Sikasso est le carrefour de la civilisation, le creuset des traditions et le symbole de la résistance. S’agissant du festival Nangnerki, la cheffe de l’exécutif régionale a fait savoir que celui-ci est un espace de transmission, d’expressions et d’opportunité. A l’en croire, pendant sept jours, ce festival crée une grande place publique où se rencontrent tradition et modernité, sagesse des anciens et créativité de la jeunesse. Le thème, selon elle, nous rappelle que la souveraineté ne se limite pas aux frontières géographiques … elle repose avant tout sur la maîtrise de notre identité culturelle. Par ailleurs, la gouverneure a salué la participation des pays invités au festival. Toute chose qui, d’après elle, donne un sens concret à notre ambition d’intégration sous-régionale. Pour le directeur du Festival International Nangnerki, Sikasso est une terre de diversité culturelle, de brassage et de tradition vivante. Il a évoqué les avantages du Festival pour la région, le Mali et la sous-région. Se prononçant sur le thème, Kassim Bengaly a indiqué que le Festival Nangnerki réaffirme que la culture constitue un puissant levier de paix, de cohésion sociale et de développement durable. Kassim Bengaly a saisi l’occasion pour remercier la jeunesse de Sikasso pour son engagement et son appropriation du festival comme espace d’espoir et d’avenir. « Que la culture continue d’unir nos peuples et de renforcer la paix et la cohésion sociale », a-t-il conclu. Il faut signaler que cette 7ème édition du Festival Nangnerki prévoyait un programme riche et inclusif. Il s’agit, entre autres, des visites touristiques à travers la ville pour découvrir les richesses locales, la coupe Nangnerki (Football), des ateliers de formation en journalisme sur les thématiques comme (médias et patrimoine culturel, rôles et gouvernance ; la promotion de la paix et la cohésion transfrontalières). Le public a eu droit à la lutte traditionnelle, à la foire, aux concerts et aux conférences-débats. Le défilé de mode, le concours culinaire et le concours de danse au balafon faisaient également partis de l’agenda. MFD/KM (AMAP)
Bamako : Célébration du 47e anniversaire de la République islamique d’Iran

Bamako, 15 février (AMAP) La République islamique d’Iran a célébré vendredi, dans un Hôtel de la place à Bamako, son 47e anniversaire, a constaté l’AMAP. Outre l’Ambassadeur de la République Islamique d’Iran, Dr Mahmoud Khani Jooyabad, étaient présents le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, des représentants des institutions, des ambassades accréditées au Mali ainsi que de nombreux invités de marque, a constaté l’AMAP. Dans son allocution, le ministre Diop a souligné que, « se référant aux combats actuels du Mali pour sa liberté et sa dignité, notre pays partage pleinement l’aspiration légitime du peuple iranien à exercer son droit inaliénable à préserver sa souveraineté nationale et à tracer librement sa trajectoire de développement, sans ingérence extérieure ». Il a salué l’identité de vues entre les deux pays sur les grands enjeux internationaux, notamment le respect scrupuleux de l’intégrité territoriale des États, le rejet de l’instrumentalisation politicienne des droits de l’homme, la défense du principe sacré de non-ingérence dans les affaires intérieures et la promotion d’un ordre multilatéral véritablement démocratique, inclusif et multipolaire. Concernant la coopération bilatérale, les deux parties se sont réjouies du renforcement continu du partenariat et de la diversification des domaines prioritaires depuis la première session de la Commission mixte Mali-Iran, tenue à Bamako en août 2022. Pour sa part, l’ambassadeur de la République islamique d’Iran, Dr Mahmoud Khani Jooyabad, a rappelé que « la Révolution islamique de 1979 fut l’expression de la volonté d’un peuple qui, s’appuyant sur sa foi, son identité historique et son désir d’indépendance, triompha d’une dictature dépendante et d’un régime privilégiant les intérêts étrangers au détriment de la volonté populaire ». Il a ajouté que cette révolution « ne fut pas simplement un changement de pouvoir politique, mais le point de départ de l’instauration de la souveraineté nationale, de la démocratie et de la restauration de la dignité et de l’indépendance du peuple iranien ». Depuis ses débuts, la République islamique d’Iran a poursuivi sa voie fondée sur l’indépendance, la liberté, la justice et le refus de toute domination, malgré les pressions et défis. Les relations bilatérales entre l’Iran et le Mali, établies en 1982, sont qualifiées d’excellentes et constructives. Enfin, le ministre Diop et l’ambassadeur iranien ont dénoncé les mesures coercitives unilatérales, les pressions diplomatiques et les sanctions économiques qui affectent principalement les populations civiles, soulignant leur inefficacité et leur caractère contre-productif. MMD/KM (AMAP)
Kolondièba : Dépistage gratuit du Diabète

Kolondièba, 14 février (AMAP) L’Association Santé Diabète en collaboration avec le Centre de Santé de Référence de Kolondièba a organisé samedi une journée de dépistage gratuit du Diabète et de l’hypertension Artérielle (HTA), a constaté l’AMAP. Cette activité annuelle a regroupé l’ensemble des membres de l’association santé Diabète, une équipe qualifiée du CSRef de Kolondièba et une foule nombreuse. L’objectif visé par la Fédération Nationale des Diabétiques du Mali, est d’identifier les diabétiques dans le cercle de Kolondièba. Les personnes âgées étaient majoritairement au rendez- vous . Une équipe du district sanitaire de Kolondièba a fait des consultations pour détecter les nouveaux cas de diabète et d’hypertension artérielle mais aussi le niveau de glycémie et de tension artérielle des anciens patients. Le président de l’association des diabétiques de Kolondièba, Abdoulaye Dembélé, s’est réjoui de cette initiative de la Fédération Nationale des Diabétiques du Mali, qui vient à nommé pour soulager la population. NMK/KM (AMAP)
Koulikoro : Les élus consulaires en conclave

Koulikoro 15 février (AMAP) La 5ème et dernière session de l’Assemblée des Élus Consulaires de la région de Koulikoro au compte de la Mandature 2021 – 2025 s’est déroulée jeudi au siège de l’institution , sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur, Mohammar Haïdara, a constaté l’AMAP. Etaient présents le préfet de Cercle, le maire de la Commune urbaine, le président de la délégation régionale de la chambre de commerce, Kassim Simpara, le président du conseil régional ,les élus consulaires et plusieurs autres invités. L’objectif de cette rencontre, a précisé Kassim Simpara, est d’échanger autour d’objectifs communs de faire l’inventaire des activités menées en 2025 et d’évaluer la contribution dans le développement économique et social de la région de Koulikoro et dans la réussite des objectifs de la CCIM. M. Simpara a insisté sur la réalisation du nouveau marché moderne de Koulikoro qui est selon lui l’aboutissement phare d’un effort commun, car ce marché est désormais un acquis pour la région de Koulikoro pour servir de levier stratégique pour dynamiser les échanges locaux. Le président de la Ccim s’est réjoui de la qualité de sa collaboration avec les élus consulaires et leur engagement constant tout au long de cette mandature qui s’achève dans quelques jours. « J’encourage la CCIM à intensifier ses efforts pour accompagner les acteurs du secteur informel vers la formalité, car c’est une condition sine qua non pour l’accès au financement et la pérennisation des entreprises. L’acquisition du nouveau marché moderne de Koulikoro-Gare illustre parfaitement l’engagement de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali à moderniser nos infrastructures marchandes. Ce joyau doit être un levier stratégique pour dynamiser les échanges et améliorer les conditions de travail de nos commerçants » s’est réjoui le directeur de Cabinet du Gouverneur. Dans le cadre de la Confédération des États du Sahel ,il a invité les opérateurs économiques à saisir les opportunités d’intégration pour renforcer nos échanges avec les pays membres. Au cours de la journée les élus consulaires ont validé le rapport d’activités, élaboré une feuille pour le développement du secteur privé et fait des recommandations pour améliorer le climat des affaires locales. Enfin, le directeur de Cabinet du Gouverneur et le président de la chambre de commerce ont, à l’approche du scrutin consulaire du 22 février 2026 , invité les uns et les autres au sens de la responsabilité de chaque acteur économique de la région de Koulikoro afin que ces élections se déroulent dans la concorde. AD/KM (AMAP)
Radio : un travail méticuleux au quotidien

Par Moussa M. DEMBÉLÉ La radio demeure l’un des médias les plus écoutés au Mali. Discrets, ses journalistes accomplissent chaque jour un travail exigeant pour livrer une information de qualité. Ce mardi 27 janvier 2026, vers 9 heures, nous franchissons le seuil de la Maison de la presse, à Médina Coura, en Commune II du district de Bamako. C’est ici qu’émet la radio « Studio Tamani ». Avant d’accéder aux bureaux, des vigiles contrôlent l’identité des visiteurs. Le bureau du rédacteur en chef est fermé. Dans le couloir, un employé assure qu’il ne tardera pas. À 9h15, la conférence de rédaction débute. La station compte 16 journalistes contractuels et 10 pigistes à Bamako, sans compter les correspondants régionaux. Ce matin-là, ils ne sont qu’une dizaine autour de la table. La séance est présidée par un journaliste, en l’absence du rédacteur en chef. Devant son ordinateur, il projette les sujets proposés sur un écran. La réunion, qui dure moins d’une heure, structure pourtant l’essentiel de la journée. L’équipe passe d’abord en revue l’édition précédente, dans un esprit de critique constructive. Puis les sujets du jour sont discutés et validés. L’actualité impose son rythme. Ce matin, l’ouverture de la 11e édition du Festival culturel Ogobagna domine l’agenda. Dédié à la promotion de la culture dogon et, plus largement, de la culture malienne, l’événement sera traité sous l’angle de son impact sur la cohésion sociale après dix années de célébration. Il fera la Une. D’autres sujets, proposés par les correspondants régionaux, sont retenus : le recensement à Koutiala, l’impact du froid sur le quotidien des habitants de Bandiagara et la formation de femmes à la fabrication du savon à Bafoulabé. À l’issue de la conférence, chacun s’attelle à sa tâche. Certains contactent des personnes ressources, d’autres partent en reportage. Mariam Coulibaly, journaliste à Studio Tamani depuis plus de dix ans, est chargée de réaliser un enrobé sur le Festival Ogobagna. Une responsabilité de taille : son sujet ouvrira le journal. Installée dans la salle des reporters, face à son ordinateur, celle qui rêvait autrefois d’une carrière à la télévision détaille son planning. « J’ai déjà appelé les correspondants dans le pays dogon pour recueillir les réactions des habitants sur l’impact du festival », explique Mariam Coulibaly. Elle prévoit ensuite de se rendre sur le terrain pour compléter ses informations. Un travail à la chaîne À 14 heures, tous les reporters sont de retour à la rédaction. Le métier repose sur un travail d’équipe, sans exclure l’initiative individuelle. Le montage s’enchaîne. Les éléments doivent être déposés avant 15 heures. La diffusion se fera en cinq langues : bambara, sonrhaï, français, peul et tamasheq. Chaque journaliste traduit son sujet. À 16h30, tout est prêt. Le rédacteur en chef, Sékou Gadjigo, détaille les choix éditoriaux. « Le travail du journaliste repose sur l’actualité. Pour ce numéro, nous avons choisi trois sujets majeurs : un enrobé sur le festival Ogobagna et son impact sur la cohésion sociale, un papier sur le blocus des localités, et une réaction des acteurs de l’éducation sur la grève des syndicats », précise-t-il, quelques minutes avant la diffusion. La journée est minutieusement orchestrée. La radio doit informer en temps réel, après vérification. Accessible à tous, elle accompagne le paysan dans son champ comme le fonctionnaire sur le chemin du travail. Média de proximité, elle attire de nombreux passionnés, ces « vedettes de l’ombre » reconnues à travers leur voix. « La radio annonce, la télévision montre et la presse écrite démontre », résume Tiona Mathieu Koné, professeur à l’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication de Bamako (ESJSC). Imirana Maïga entre dans le métier par vocation en 2003. « Mon aventure a commencé à la Radio Annia de Gao. Je suis arrivé sans formation, sans connaissance de l’éthique ni de la déontologie, mais avec une passion profonde. À mes débuts, je me suis totalement investi dans l’animation musicale », raconte-t-il. Malgré deux échecs au baccalauréat, le natif de Gao persévère et obtient finalement le diplôme en série Sciences exactes à Koulikoro, avant d’entamer des études supérieures à Bamako. « Mais l’amour de la radio ne m’a jamais quitté. En 2008, j’ai rejoint la Radio La Voix du Citoyen où je suis resté jusqu’en juillet 2013 », poursuit-il. Rokia Doumbia, journaliste à la Radio Klédu, confie avoir d’abord envisagé une carrière à la télévision. « Ici, ce n’est pas le visuel qui compte, mais plutôt la voix. C’est un média qui m’a séduite », explique-t-elle. Selon une récente enquête menée par l’Union des journalistes reporters du Mali, la radio occupe une position prépondérante face à la télévision et à la presse écrite. Son atout principal : l’instantanéité. MMD/OS (AMAP)
Kayes : Lancement du Projet de la Sécurisation de l’espace scolaire ou « Kalanyoro lakanali »

Kayes, 13 février (AMAP) Le lancement du « Projet de sécurisation de l’espace scolaire et de lutte contre la vente et la consommation de la drogue et des stupéfiants dans les écoles de l’Académie d’Enseignement de Kayes (Kalanyoro lakanali en langue Bamanan) » a été présidé jeudi à Kayes par le Gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a constaté l’AMAP . Ce vaste chantier est initié par l’Académie d’Enseignement de Kayes, en partenariat avec la Direction Régionale de la Police. Son but est de provoquer une véritable levée de boucliers contre la vente et la consommation de la drogue et des stupéfiants, contre l’exploitation et le harcèlement sexuel et la violence basée sur le genre Il s’agit également d’accentuer la sensibilisation pour renforcer la prévention et garantir un environnement scolaire sécurisé, propice à l’excellence et au vivre ensemble. Dans le cadre de la réalisation de ce chantier, la direction régionale de la Police a proposé un plan d’actions de sécurisation. L’Académie d’enseignement a élaboré des modules sur les différentes thématiques et établi un chronogramme d’activités qui seront mises en œuvre avec les partenaires. Ces thématiques seront partagés avec les associations et groupements d’association qui interviennent dans les établissements pour une harmonisation des contenus. « En lançant ce projet, nous affirmons clairement notre volonté de faire de chaque établissement scolaire de la circonscription de l’Académie d’Enseignement de Kayes et au-delà de toute la Région de Kayes un espace protégé, un lieu de confiance et un symbole d’espoir », a expliqué le Général de brigade Moussa Soumaré. Pour le chef de l’exécutif régional, cette initiative cadre parfaitement avec la vision du Général d’armée Assimi Goïta, Président de la Transition, qui a décrété l’année scolaire 2026-2027 comme année de l’éducation. Une manière de montrer que l’école est le sanctuaire du savoir, le creuset de la citoyenneté et le fondement du développement. S’agissant des forces de sécurité, le Général de Brigade Moussa Soumaré estime que celles-ci doivent jouer en milieu éducatif un rôle compris dans une approche équilibrée. Il s’agit, selon lui, d’une présence rassurante, d’une écoute attentive, du respect des droits de l’enfant et de la collaboration constructive avec l’administration scolaire. En campant le décor, le Directeur de l’Académie D’Enseignement de Kayes, Mahamadou Djibril Kéïta a déploré l’insécurité dans l’espace qui compromet gravement la mission éducative, engendre la peur et le stress et le décrochage chez les élèves, affaiblit la motivation et l’efficacité des enseignants, et perturbe le fonctionnement normal des établissements. « A long terme, elle fragilise le système éducatif, alimente la violence sociale et menace le développement et la cohésion nationale. Assurer la sécurité de l’école, c’est protéger l’avenir de la nation », a-t-il prévenu. « Des patrouilles seront effectuées par la Police Nationale dont la motivation est de voir nos écoles sécurisées », a déclaré le Directeur Régional de la Police, Tapa Oury Diallo. BMS/KM (AMAP)
Kangaba: Les enjeux du changement climatique et les pratiques agricoles résiliente au menu

Kangaba, 13 février (AMAP) La cérémonie d’ouverture de l’atelier de formation destiné aux membres de l’association Actions Humanitaires pour la Résilience , l’Environnement et le Développement (AHRED) et aux leaders communautaires sur les enjeux du changement climatique et les pratiques agricoles résilientes, a été présidé jeudi à Kangaba, par le préfet de Cercle, Abou Dao, a constaté l’AMAP. Le thème est : « Sensibilisation et Formation sur les Changements Climatiques et la Gestion Durable des Ressources Naturelles dans le cercle de Kangaba ». Cet atelier vise à renforcer les capacités locales sur les pratiques agricoles durables et adaptées au climat, notamment la production et l’utilisation du compost, l’introduction de semences améliorées et les techniques Agroécologiques de conservation des sols et de gestion des ressources naturelles. L’objectif général vise à améliorer les connaissances des membres d’AHRED et des leaders communautaires du cercle de Kangaba sur les enjeux du changement climatique et éducation environnementale afin de promouvoir l’adoption de pratiques agricoles durables et résilientes. À travers cette initiative, AHRED et Plan Mali entendent contribuer à la résilience des communautés du Mandé, en favorisant l’adoption de solutions concrètes qui réduisent la vulnérabilité, restaurent les écosystèmes et ouvrent la voie vers un développement durable et inclusif. SD/KM (AMAP)
NOMINATION DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT
SOIXANTE-SEPTIEME ANNEE SPECIAL N°01 12 FEVRIER 2026 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DU MALI DECRET N°2026-0062/PT-RM DU 12 FEVRIER 2026 PORTANT NOMINATION DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT Portant nomination d’un membre du Gouvernement Le Président de la Transition, Chef de l’État, Vu la Constitution ; Vu la Charte de la Transition révisée ; Vu la Loi n°2025-047 du 3 septembre 2025 portant loi organique fixant le nombre des membres du Gouvernement ; Vu le Décret n°2024-0657/PTRM du 21 novembre 2024 portant nomination du Premier ministre ; Après consultation du Premier ministre ; Décrète : Article 1er : Sont nommés membres du Gouvernement : Ministre d’État, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants : Général de Corps d’Armée Sadio Camara Ministre d’État, Ministre de l’Économie et des Finances : M. Alousséni Sanou Ministre d’État, Ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale : Général de Corps d’Armée Ismaël Wagué Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux : M. Mahmoudou Kassogué Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation : Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly Ministre de la Réforme de l’État, chargé des Relations avec les Institutions : M. Yahya Gologo Ministre de la Sécurité et de la Protection civile : Général de Division Daoud Ali Mohamedine Ministre des Transports et des Infrastructures : Mme Dembélé Madina Sissoko Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale : M. Abdoulaye Diop Ministre de l’Éducation nationale : M. Amadou Sy Savané Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : M. Bouréma Kansaye Ministre des Mines : M. Amadou Keïta Ministre de l’Énergie et de l’Eau : M. Tiémoko Traoré Ministre de la Santé et du Développement social : Colonel-Major Assa Badiallo Touré Ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social : M. Fassoun Coulibaly Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne : M. Abdoul Kassim Ibrahim Fomba Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine : M. Mossa Ag Attaher Ministre de l’Agriculture : M. Ibrahima Samaké Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle : Mme Oumou Sall Seck Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille : Mme Djènèba Sanogo Ministre de l’Industrie et du Commerce : M. Moussa Alassane Diallo Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population : M. Imran Abdoulaye Touré Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable : Mme Dumbia Mariam Tangara Ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration : M. Alhamdou Ag Ilyène Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme : M. Mamou Daffé Ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes : M. Mahamadou Koné Ministre de l’Élevage et de la Pêche : M. Youba Ba Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral : M. Mamani Nassiré Bamako, le 12 février 2026 Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, Général d’Armée Assimi GOITA Le Premier ministre, Général de Division Abdoulaye MAIGA
La Gestion des déchets : Les faiblesses du système communal révélées

Bamako, 13 février (AMAP) Le Mali, avec plus de 2,56 millions de mètres cubes de déchets solides municipaux générés chaque année, est confronté à une crise structurelle de gestion des ordures, marquée par la prédominance des dépôts sauvages et une évacuation insuffisante vers les décharges. La capitale Bamako, concentre à elle seule, plus de 70% des volumes produits. Le rapport 2025 de l’Institut national de la statistique (Instat) dresse un état des lieux préoccupant des limites du système communal d’assainissement Le District de Bamako concentre à lui seul 79 dépôts de transit, soit environ 16% du total national La gestion des déchets solides municipaux demeure aujourd’hui, l’un des principaux défis environnementaux et sanitaires des centres urbains. Malgré les initiatives institutionnelles et communautaires engagées ces dernières années, l’accumulation massive d’ordures persiste, alimentée par une urbanisation rapide, une croissance démographique soutenue et des moyens techniques et financiers insuffisants. Selon l’Enquête modulaire et permanente auprès des ménages (EMOP 2024), près de huit ménages sur dix continuent de recourir à des méthodes inappropriées pour se débarrasser de leurs déchets, tandis que le service public de ramassage reste marginal. C’est dans ce contexte que l’Instat, avec l’appui de Statistique Suède, a conduit en 2025 la deuxième édition de la collecte sur les déchets solides municipaux, axée sur les dépôts de transit. L’opération a permis d’identifier 501 dépôts dans 28 villes et dans le District de Bamako, dont 194 ont fait l’objet d’un suivi détaillé pour l’estimation des volumes de déchets. Les résultats révèlent une domination écrasante de l’informel. Sur l’ensemble des dépôts recensés, 85 % sont non officiels, confirmant la prédominance des dépôts sauvages dans les villes. Les sites officiellement reconnus ne représentent que 15% du total. Dans plusieurs régions, notamment Gao, Nara, Dioïla, Nioro ou Kidal, aucun dépôt officiel n’a été identifié, contraignant les populations à recourir exclusivement à des sites improvisés. Le District de Bamako concentre à lui seul 79 dépôts de transit, soit environ 16% du total national. Il est suivi par les Régions de Ségou et de Koulikoro, tandis que Bougouni et Nara affichent une présence très marginale de dépôts. Ces disparités s’expliquent par la densité de population, le nombre de villes enquêtées, mais aussi par certaines pratiques locales, comme l’utilisation des déchets à des fins agricoles dans certaines zones. Le rapport évoque un état des dépôts globalement alarmant. Il précise que plus des deux tiers sont classés comme «volumineux» ou « très volumineux », signe d’une accumulation importante des déchets. À Bamako, les dépôts couvrent toutes les catégories de volume, illustrant l’ampleur et la complexité du problème dans la capitale. À l’échelle nationale, seuls 7% des dépôts disposent d’un gardien et à peine 5% sont dotés d’une plaque d’interdiction, révélant une quasi-absence de contrôle, de signalisation et de mesures dissuasives. Sur le plan quantitatif, le volume total annuel de déchets reçus dans les dépôts de transit est estimé à 2.569.314,99 m³. Le District de Bamako en concentre 1.816.911,08 m³, soit 70,7% du total national. Les Régions de Koulikoro, Ségou, Mopti, Sikasso et Kayes suivent loin derrière, chacune représentant moins de 6% des volumes. Dans les régions du Nord, les quantités demeurent faibles, en lien avec une moindre densité urbaine et des contraintes sécuritaires persistantes. La gestion de ces volumes reste fortement déséquilibrée. À l’échelle nationale, près de 83% des déchets transitent par des dépôts non officiels. À Bamako, cette proportion atteint 88,6%, malgré l’existence de sites reconnus. À l’inverse, des régions comme Sikasso et Bougouni se distinguent par une meilleure structuration du système, avec une majorité des déchets orientés vers des dépôts officiels, résultat de partenariats locaux et d’un encadrement plus rigoureux. L’évacuation vers les décharges finales constitue l’un des maillons les plus faibles de la chaîne. Seuls 40% des déchets reçus dans les dépôts de transit sont évacués chaque semaine vers une décharge, soit un ratio national de 0,4, synonyme d’une accumulation progressive des ordures. Bamako affiche un ratio légèrement supérieur, estimé à 0,6, mais reste loin d’une évacuation régulière et complète. Dans la majorité des régions, ce ratio est quasi nul, les dépôts de transit faisant office de sites de stockage définitif. Cette situation est aggravée par le nombre très limité de décharges aménagées. Le Mali ne dispose officiellement que de deux décharges fonctionnelles, à Noumoubougou et à Sikasso.Faute d’infrastructures adaptées, de nombreuses communes déversent les déchets dans des champs, ravins ou terrains vagues, accentuant les risques de pollution des sols, de l’air et des ressources en eau. Le document d’analyse met également en évidence la présence de déchets dangereux dans 23% des dépôts enquêtés, avec des proportions particulièrement élevées dans des régions comme Nara, Koulikoro ou Tombouctou. L’absence de tri et de dispositifs spécifiques de gestion expose les populations riveraines à des risques sanitaires majeurs, dans un contexte où la surveillance des dépôts est quasi inexistante. Du côté des collectivités territoriales, l’enquête montre des capacités contrastées. Si plus de 70% des communes enquêtées disposent d’un service d’hygiène et d’assainissement et que la majorité a intégré un plan d’assainissement dans son Programme de développement économique, social et culturel (PDESC), les infrastructures restent largement insuffisantes. Moins de la moitié des communes déclarent disposer d’une décharge et beaucoup fonctionnent avec des moyens d’évacuation limités, malgré le fait que 80% affirment posséder leur propre matériel. Toutefois, le rapport 2025 de l’Instat met en lumière un système de gestion des déchets largement dominé par l’informel, fortement centralisé autour de Bamako et incapable, en l’état, d’absorber les volumes produits. Il souligne l’urgence de renforcer les infrastructures, de formaliser les dépôts, d’accroître les capacités opérationnelles des communes et de promouvoir la valorisation et le recyclage, afin de transformer un problème environnemental majeur en opportunité de développement durable. MS/KM (AMAP)

