Cérémonie des obsèques militaires du Général de Corps d’Armée Sadio Camara : La Nation entière reconnaissante

Bamako, 30 Avril (AMAP) La Nation entière a rendu un vibrant hommage, ce jeudi, au défunt Général de corps d’Armée Sadio Camara, ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattant, sur la place du Génie militaire à Bamako, a constaté l’AMAP. La cérémonie des obsèques  militaires de l’illustre disparu a été présidée par le Chef de l’Etat, le Général d’Armée Assimi Goïta, en présence de plusieurs personnalités, dont le Premier Ministre, le Général de Division Abdoulaye Maiga, le président du Conseil National de la Transition (CNT), Malick Diaw, du ministre de la Guerre du Burkina Faso, le Général de Division Célinstin Simporé, des membres du Gouvernement, des Officiers de l’Armée, des collaborateurs, des membres de sa famille, des amis et une foule nombreuse. Des témoignages de parents, d’amis et de compagnons d’arme, ont ponctué la cérémonie, soulignant le parcours du Général Camara, son humanisme, son humilité, sa foi, son patriotisme et son engagement pour le Mali et une institution militaire forte. Le porte-parole de la famille du défunt, Korka Camara qui a salué les autorités de la transition pour leur engagement pour le pays, a affirmé que sa disparition tragique nous rappelle la dure réalité des menaces auxquelles notre Nation fait face mais elle nous inspire aussi la force et la détermination de poursuivre son combat. Avant d’évoquer la discipline et le courage militaire de Feu le Général Camara. « Sa carrière fût marqué par un engagement constant, une loyauté sans faille », a conclu le porte – parole. Ses camarades de promotion, à travers, le Général de Brigade, Alou Boï Diarra, Chef d’Etat Major de l’Armée de l’Air, a salué l’engagement, l’intelligence et les valeurs militaires du défunt, qui selon lui était l’incarnation de la dignité. Le ministre Burkinabe de la Guerre, a pris la parole au nom de l’AES pour saluer la mémoire du Général de Corps d’Armée Sadion Camara, victime d’une attaque barbare et lâche perpétrée par les terroristes. Le Premier Ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga a, pour sa part, salué la mémoire de l’illustre disparu, avant d’évoquer son parcours exemplaire, son intelligence, sa détermination pour son pays et la modernisation de l’outil de défense. Il a, par ailleurs affirmé que le défunt avant d’être ministre en charge de la Défense a commandé plusieurs unités et a opéré sur plusieurs fronts au Mali et au Niger. Le grand chancelier des ordres nationaux du Mali, le Général Amadou Sagafourou Gueye a,  dans son oraison funèbre, au nom du président de la Transition, évoqué que le défunt Général Camara était « un homme de devoir, l’intrépide militaire. » Le Général de Corps d’Armée Sadio Camara, « avait une intelligence au-dessus de la moyenne, intelligence qu’il avait mis au service de l’Armée et de la Nation malienne toute entière.  Professionnel jusqu’au bout des ongles. » « Toute la formation militaire du futur général a été marquée par l’excellence, l’envie de réussir, d’engranger les connaissances nécessaires à la sauvegarde de l’intégrité et de la dignité du Peuple malien », a évoqué M. Gueye. « Ce patriotisme viscéral lié à un professionnel jamais démenti, on l’a senti partout où il a servi. » Comme pour paraphraser le président Nelson Mandela «  dans la vie, on a toujours le choix : aimer ou détester, assumer ou fuir, avouer ou mentir, être soi-même ou faire semblant », le Feu, le Général Camara a choisi d’être lui-même. « Tous ceux qui l’ont pratiqué, civils comme militaires, autorités ou simples citoyens, tous reconnaissent son patriotisme, son humilité, sa foi religieuse, mais surtout son empathie », a fait savoir M. Gueye. Les différentes distinctions honorifiques qui ont « jalonné sa carrière sont là pour attester de la confiance et l’admiration que les plus hautes autorités du pays plaçaient en lui, notamment, des médailles de la Croix de la Valeur militaire, de la Médaille du mérite militaire, la médaille pour le renforcement de la coopération militaire de la Fédération de Russie et le Grand Officier de l’Ordre National », a-t-il dit. « Sur les traces des grands guerriers et bâtisseurs qui ont inspiré ce peuple, nous prions pour que votre exemple inspire le Mali d’aujourd’hui et les générations futures, afin que triomphent les idéaux qui vous étaient si chers, et pour lesquels vous vous êtes toujours battu », a déclaré le Général Amadou Sagafourou Gueye, au nom du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goita. La cérémonie a pris par un défilé militaire et le défunt a été élevé par le président de la Transition, au grade de Général d’Armée, après son corps a été mis à la disposition de sa famille pour ses obsèques qui auront lieu dans l’après-midi dans sa famille paternelle à Kati Né le 19 aout 1979 à Kati et décédé le 25 avril dernier dans sa ville natale, à l’âge de 47 ans, lors d’une attaque terroriste, le Feu Général de Corps d’Armée Sadio Camara, de la 24ème promotion de l’EMIA, occupait le poste de ministre de la Défense et des Anciens combattant depuis 2020.  ST/KM (AMAP)

Communiqué du conseil des Ministres du mercredi 29 avril 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 29 avril 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. A l’ouverture de la session, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a fait observer une minute de silence à la mémoire du Général de Corps d’Armée Sadio CAMARA, ministre d’Etat, ministre de la Défense et des anciens Combattants et de toutes les victimes de l’attaque terroriste perpétrée, le 25 avril 2026, dans certaines localités du pays. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a rendu un hommage aux disparus, présenté ses condoléances à leurs familles et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à une nomination ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification des Accords de prêt, signés à Bamako, le 25 février 2026, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque africaine de Développement, pour le financement partiel du Projet de la Boucle Nord 225 kilovolts autour de Bamako. Par ces Accords de financement, la Banque africaine de Développement octroie au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant 39 milliards 493 millions 115 mille 400 francs CFA pour le financement partiel du Projet de la Boucle Nord 225 kilovolts autour de Bamako. La réalisation du projet, objet du présent financement, permettra de renforcer l’approvisionnement électrique de Bamako en assurant un accès fiable et durable à l’énergie et contribuera à l’amélioration des conditions de vie de la population. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé à la nomination du Général de Corps d’Armée Sadio CAMARA de la Garde nationale du Mali au grade de Général d’Armée, à titre posthume. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des Ministres de l’organisation des 4èmes Journées des Sciences de l’Information et de la Communication, prévues les 14 et 15 mai 2026. Ces journées, placées sous le thème : « Médias et langues nationales : quels enjeux pour les sociétés africaines contemporaines ? », visent à promouvoir et à renforcer les échanges scientifiques entre les universitaires, les chercheurs et les experts maliens et leurs homologues étrangers autour des thématiques de l’Information et de la Communication. Elles constituent une rencontre de réflexion et de partage d’expériences sur l’utilisation des langues nationales comme médium dans les Sciences de l’Information et de la Communication afin de faciliter l’appropriation des stratégies de développement par les communautés. Le ministre de l’Elevage et de la Pêche a informé le Conseil des Ministres : de l’organisation des états généraux de l’Elevage, de la Pêche et de l’Aquaculture, prévus du 4 mai au 29 juillet 2026. Ces états généraux, placés sous le thème : « La modernisation des filières animales, halieutiques et aquacoles, un moteur essentiel pour garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Mali », constituent une étape majeure dans la refondation et la dynamisation des sous-secteurs de l’Elevage, de la Pêche et de l’Aquaculture. Ils ont pour objectifs entre autres : – de dresser un diagnostic exhaustif des filières animales, halieutiques et aquacoles ; – de recueillir les préoccupations et propositions des acteurs ; – de proposer des mesures de développement durable et de modernisation des sous-secteurs ; – de renforcer la gouvernance sectorielle et la coordination des interventions. de la participation du Mali à la 18ème Edition du Salon international de l’Agriculture du Royaume du Maroc, tenue du 20 au 26 avril 2026, à Meknès. Cette 18ème Edition, placée sous le thème : « Durabilité de la production animale et souveraineté alimentaire », a mis en avant les actions en faveur d’une production animale durable et résiliente, contribuant à la transformation des systèmes alimentaires et au développement du sous-secteur de l’Elevage. Dans son intervention, le ministre de l’Elevage et de la Pêche a rappelé les initiatives mises en œuvre dans le domaine de l’amélioration génétique des races animales bovines maliennes, notamment les semences animales, les équipements et la formation des cadres et agents techniques. Au cours de ce salon, la délégation malienne a participé à la conférence de haut niveau sur le thème : « Production animale et transformation des systèmes alimentaires » et à la 6 ème Conférence ministérielle annuelle de l’Initiative de l’Adaptation de l’Agriculture Africaine. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies. Bamako, le 29 avril 2026 Le Secrétaire Général du Gouvernement,  Birama COULIBALY  Chevalier de l’Ordre national

Kayes : Les cours suspendus au Lycée Dougoukolo Konaré 

La décision a été prise hier mercredi dans la matinée suite à des coups et blessures portés sur un enseignant par un parent d’élève, a appris l’AMAP auprès du Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivités (Sypesco). En effet, mercredi matin au Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes, explique Bakary Sissoko, secrétaire général du Sypesco, des filles sont tombées en transe. Elles seraient possedées. «Nous avons ainsi interpellé les parents d’élèves afin qu’ils viennent leur porter assistance. C’est ainsi que le parent d’une des filles, est arrivé. D’abord, il a agressé verbalement les enseignants avant d’asséner des coups à un d’entre nous», précise notre interlocuteur. Le leader syndical témoigne que leur collègue a ainsi été blessé. «Nous avons alerté la police du commissariat du 1er arrondissement de Kayes et il a été arrêté par les policiers… Nous avons également porté plainte au niveau du procureur pour coups blessures», informe-t-il, avant d’ajouter que son syndicat a décidé d’arrêter les cours jusqu’à ce que lumière soit faite sur l’affaire. Car, justifie-t-il, la mère de la fille possédée est tombée lors des altercations. «Cette dernière a appelé un de ses frères qui serait conseiller communal, lequel a, à son tour, porté plainte au niveau de la police, contre les enseignants», souligne le responsable syndical en cause. M. Bakary Sissoko estime que leur décision d’arrêt des cours vise à attirer l’attention sur les agressions répétées sur les enseignants par des parents d’élèves. OD/CMT (AMAP)

Grand marché de Koutiala : Un incendie consume 65 kiosques 

Un incendie survenu hier mercredi aux environs de 20 heures, a consumé une partie du grand marché de koutiala causant d’énormes dégâts matériels, a constaté l’AMAP. 65 kiosques ont été ravagés. Le coût de ces dégâts est estimé à plus de 200 millions de FCFA. Aucune perte en vie humaine n’a été signalée. Lee pire a été évité grâce à la promptitude des sapeurs pompiers et la grande mobilisation de la population qui ont permis de circonscrire les flammes après quatre heures de lutte. Les enquêtes sont en cours pour déterminer les causes de l’incendie. ID/CMT (AMAP)

Kidal : des terroristes neutralisés, leurs moyens logistiques détruits

Bamako, 30 avril (AMAP)  Les Forces armées maliennes ont, hier mercredi, neutralisé plusieurs terroristes et détruit d’importants moyens matériels et logistiques appartenant à ces hommes sans foi, a appris l’AMAP de source militaire. «Dans le cadre des missions de reconnaissance offensive en cours dans la ville de Kidal, à la suite des frappes menées sur le camp et le gouvernorat, les vecteurs aériens des FAMa ont, ce mercredi 29 avril dans l’après-midi, effectué des frappes sur une cache d’armes et des moyens logistiques appartenant à des groupes armés terroristes», a annoncé l’État-major général des Armées dans un communiqué publié ce jeudi. La note d’information des FAMa précise que «le bilan fait état de plusieurs terroristes neutralisés, ainsi que de la destruction totale desdits moyens logistiques, notamment une citerne de carburant, un véhicule pick-up monté et un blindé». Par ailleurs, le chef d’État-major général a félicité les FAMa pour leur détermination et leur engagement sans faille au service de la défense nationale. Il a assuré que les groupes armés terroristes seront traqués jusque dans leurs derniers retranchements sur toute l’étendue du territoire. MMD/CMT (AMAP)

Sévaré et Ké-Macina : les FAMa neutralisent plusieurs terroristes

Bamako, 29 avril (AMAP) – L’État-Major général des Armées a annoncé que les opérations de surveillance menées le 25 avril ont permis aux vecteurs aériens des FAMa de détruire un important refuge de groupes armés terroristes à Sévaré, dans la région de Mopti, a appris l’AMAP. Selon le bilan communiqué, moins d’une dizaine de terroristes ont été neutralisés lors des frappes contre cette base, qui a été totalement détruite, ainsi que l’ensemble des survivants de la première frappe. Par ailleurs, une colonne de motocyclistes localisée à 18 kilomètres au nord-est de Ké-Macina a été ciblée avec succès, entraînant la neutralisation d’au moins sept individus. Une seconde frappe a également visé un véhicule armé. L’État-Major général des Armées précise que les opérations coordonnées de recherche et de neutralisation se poursuivent sur l’ensemble du territoire national. CMT (AMAP)

Mopti : Retour au calme après les attaques terroristes coordonnées du 25 avril 2026

Mopti, 29 avril (AMAP) Le calme est revenu dans la ville de Mopti et environs, 72 heures après les attaques terroristes coordonnées, complexes qualifiés de barbares et lâches par toutes les personnes épris de paix, visant à déstabiliser notre pays, a constaté l’AMAP. Vigoureusement mis en déroute par les FAMa avec de nombreux terroristes neutralisés et de matériels détruits, les populations de Mopti ont magnifié dans les rues et les lieux de causerie cette prouesse en réaffirmant leur soutien indéfectible aux hommes engagés sur le théâtre et leur hiérarchie. Malgré l’émoi et la désolation qui s’est t’abattu sur les populations de la région avec l’annonce de la disparition du Ministre en charge de la Défense, le Général Sadio Camara, les populations de Mopti restent résolument engagées et déterminées pour la paix et la cohésion sociale. L’appel au calme et la sérénité du Gouverneur de la région, le Général de Brigade Daouda Dembélé et sa décision n° 2026-0143/GRM-CAB du 26 avril, portant instauration d’un couvre feu de 30 jours, sont bien observés et servent de boussole pour le renforcement de la résilience et une contribution aux efforts de guerre des uns et des autres. Les services, les commerces et les transports ont repris les activités de plus belle. Pour Amadou Diallo commerçant au marché de Sévaré, rien au monde ne nous déroutera du chemin tracé par nos autorités. Personne ne peu aimé le Mali plus que les maliens, tout ce qu’on fait croire est de l’utopie à indiquer le sexagénaire avec un ton de détermination avant d’inviter l’ensemble des Maliens à la vigilance et qu’au-delà du couvre feu que la police et la gendarmerie changent de posture au niveau des postes de contrôle et aux entrées des villes. Que tout les véhicules face objet d’une fouille et un contrôle minutieux. Dans le cadre du ratissage des lieux, des patrouilles d’envergure sont en cours pour dénicher les rescapés et les complices. Pour un agent évoluant dans le secteur des banques qui a gardé l’anonymat, souligne que seuls les guichets automatiques sont en service pour soulager les clients et que les banques de la place attendent la fin des opérations de ratissage et le redéploiement des FDS pour leur sécurisation.  DC/KM (AMAP)

Gao : Démarrage des assises du Crocep de la région

Gao, 29 avril (AMAP) La salle de conférence du gouvernorat a abrité ce mercredi, les assises du Comité régional d’orientation de coordination et d’évaluation ( CROCEP)2026 de la région de Gao, sous la présidence du conseiller aux affaires administratives et juridiques du Chef de l’exécutif régional, Soumaila Sangaré. C’était en présence du président de la délégation spéciale du conseil régional de Gao, Amadou Sidi Touré et du directeur régional de la santé par intérim, Dr Issa Mahamane et du représentant du bureau-Unicef-Gao, Mahamane Dorienthié. L’objectif de la tenue  des assises du Crocep est la  vérification de l’état de mise en œuvre des recommandations du CROCEP 2025 ; l’examen minutieux des rapports d’activités 2025 des services de santé, du développement social et de l’économie solidaire et de la promotion de la femme de l’Enfant et de la famille des districts sanitaires, de l’hôpital et des trois directions régionales du secteur de santé ; l’analyse de la pertinence des activités retenues dans les plans opérationnels 2027 des structures et la validation des différents documents. Le conseiller aux affaires administrative et juridiques du gouverneur de la région de Gao, Soumaila Sangaré rappellera que le ministère en charge de la santé et du développement social, de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille ont élaboré un plan décennal de développement sanitaire et social (PRODESS) 2014-2023 pour renforcer le système socio-sanitaire et permettre une plus grande efficacité  de programmation, une meilleure utilisation d’un cadre commun de planification, de suivi et d’évaluation des plans nationaux, régionaux et locaux. Il a été mis en œuvre, à travers deux programmes quinquennaux suivant l’approche sectorielle appelée programme de développement sanitaire et social. Un nouveau plan  décennal 2026-2035 a été élaboré et le PRODESS 2026-2035 est en cours d’élaboration. Dans la région de Gao, le Prodess a enregistré des résultats encourageants, a dit, l’administrateur Sangaré . Qui a remercié le partenaire Unicef dont son appui financier  a permis la tenue des assises du Crocep de la région de Gao. Parmi ces résultats, il est à retenir le processus de digitalisation de la santé communautaire au Mali ; le renforcement de la gouvernance dans la santé communautaire ; l’amélioration des conditions d’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement dans les établissements de santé ; le renforcement du partenariat public-privé en matière de santé ; le cofinancement des mutuelles de santé par l’Etat ; l’accompagnement des groupes cibles ( déplacés internes, femmes seules chargées de famille ; personnes démunies, enfants en situation difficile). AT/KM (AMAP)

Adaptation des cotonculteurs aux effets des changements climatiques: Le rôle incontournable des médias

Dans le cercle de M’pessoba, région de Koutiala, radios locales et ONG aident les producteurs à s’adapter aux dérèglements climatiques en diffusant Bamako, le 29 Avril (AMAP) – A M’pessoba, dans la Région de Koutiala, les changements climatiques commençaient à impacter les rendements des cotonculteurs et autres producteurs de céréales. Ceux-ci peinaient à produire une tonne à l’hectare là où d’autres atteignaient 5 tonne. La tendance est en train d’être inversée. Cela grâce aux campagnes d’information et de sensibilisation diffusées par des médias notamment les radios de proximité qui sont appuyés pour ce faire par des ONG et les services techniques de l’Etat. Aujourd’hui, l’adaptation au dérèglement climatique est plus qu’une réalité dans la contrée. En témoigne ces déclarations du paysan Aboubacar Dembélé qui illustrent une certaine prise de conscience. Agriculteur à Dempêla, village situé à environ une dizaine km de la ville de M’pessoba, il explique. «J’ai été convaincu de l’existence du changement climatique et de ses effets néfastes grâce aux émissions diffusées à la radio. Les stations locales, notamment celles proches de Koutiala, partagent régulièrement des messages d’information et de sensibilisation. J’ai alors commencé à observé ses manifestations: pluies rares et irrégulières, saison pluvieuse désordonnée… Cela perturbe fortement l’évolution de nos cultures», explique le paysan. Le spécialiste du changement climatique Ahmed Sékou Diallo, directeur exécutif de l’ONG AFAD, lui, a une explication plus scientifique. L’expert définit le changement climatique comme une modification durable du climat, amplifiée depuis le XIXe siècle par les activités humaines. Il précise: <<Ses conséquences incluent sécheresses, inondations, tempêtes et canicules.>> Toutes choses qui impactent indéniablement le rendement agricole à cause des effets sur les sols et les semences. Les terres sont de moins en moins fertiles, les pluies sont irrégulières voire rares, confirme Karim Dembélé. «Aujourd’hui, les rendements sont insuffisants. À cela s’ajoutent des difficultés liées aux intrants et aux herbicides dont la qualité et l’efficacité laissent à désirer», déplore le président des Coopératives de cotonculteurs de M’pessoba. Aussi constate-t-il une baisse drastique de la productivité. Par exemple, illustre le paysan, là où d’autres atteignent 5 tonnes par hectare, ici il est difficile d’atteindre une tonne. Tiézié Malle, agriculteur à Zandiela, dans le cercle de M’pessoba, abonde dans le sens. <<Nos terres sont devenues moins fertiles. Sans engrais chimiques ou organiques, il est difficile d’obtenir de bons rendements. Les pluies ont diminué et durent moins, réduisant la disponibilité de l’eau pour nos cultures», révèle-t-il. LE ROLE CENTRAL DES MEDIAS- Des solutions existent pourtant. Grâce à des émissions radiophoniques animées par des techniciens les producteurs sont de plus en plus informés, donc conscients des comportements nouveaux à adopter pour y faire face. Ces médias guident le choix des cultures ou des semences. Les informations reçues avant la période d’hivernage sont utilisées et appliquées à la règle à la grande satisfaction des cultivateurs. C’est ce que rapporte Têzanga Sogoba, producteur à Songuela. «Lors de la dernière campagne, j’ai changé mon plan de culture après avoir écouté un bulletin météorologique annonçant de fortes pluies. J’ai réduit la surface réservée à la culture du coton pour augmenter celle du riz. Cette décision a été salvatrice. Aujourd’hui, nous savons que l’agriculture ne peut plus se faire au hasard. Il nous faut des formations et des semences adaptées», reconnaît le paysan. En la matière, les radios locales jouent donc un rôle essentiel. Il s’agit de la diffusion d’informations sur les bonnes pratiques culturales, des programmes sur les prévisions météo visant à ajuster les dates de semis et le choix des variétés, des explications sur les prix d’achat du coton et le calendrier de paiement. S’y ajoutent la création par les radios de proximité d’espaces de dialogue permettant aux producteurs de partager leurs difficultés en vue de trouver les solutions appropriées. Selon Djibril Diallo, directeur de programmes mes de la radio communautaire Uyesu de Koutiala, «les messages diffusés par les médias touchent des milliers d’agriculteurs». Ils les aident, selon lui, à choisir des variétés adaptées, à planifier les semis et l’utilisation des fertilisants. Cela renforce leur résilience climatique et améliore les rendements, insiste-t-il. Pour sa part, l’ONG AFAD insiste sur la nécessité de réduire l’impact environnemental de la culture du coton, très consommatrice d’eau et génératrice de pollution. Elle propose des formations, l’introduction de semences améliorées, l’agro-écologie, l’agroforesterie et la lutte antiérosive. En la matière, <<les médias contribuent à diffuser la bonne information et à partager les bonnes pratiques jusque dans les zones les plus reculées». La Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) joue également sa partition. Son chef de production coton à Koutiala, Ebé-Konon Somboro, explique les stratégies développées par son service pour affronter la situation. <<Nous organisons des formations sur les effets du changement climatique et les bonnes pratiques agricoles. «Mais pour toucher nos 41.605 producteurs, nous nous appuyons sur les radios de proximité», explique le technicien. Au début de l’hivernage, étaie-t-il, nous diffusons des programmes expliquant le choix des semences adaptées à chaque localité. Trois variétés sont disponibles: NTA 93-15, NTA MS 334 et G440. Grâce aux médias, nous renforçons les capacités des producteurs et les préparons aux défis climatiques, conclut-t-il. MMD /CMT (AMAP)

FEMAFOOT : l’avis de recrutement d’un nouveau sélectionneur des Aigles lancé

Bamako, le 29 avril (AMAP) – La Fédération malienne de football (FEMAFOOT) a lancé un appel à candidatures pour le recrutement d’un nouveau sélectionneur national de l’équipe A masculine du Mali (ndl Les Aigles du Mali), a appris l’AMAP à travers un courrier rendu public par l’instance dirigeante du football malien. Dans le cadre de son projet de développement du football malien, la FEMAFOOT recherche un technicien chargé de concevoir et mettre en œuvre une stratégie sportive ambitieuse, d’assurer la sélection des joueurs, de préparer l’équipe pour les compétitions officielles et de promouvoir les valeurs de discipline, d’éthique et de patriotisme. Le candidat devra notamment être titulaire d’une licence d’entraîneur CAF Pro, UEFA Pro ou équivalent, justifier d’une expérience significative au haut niveau, avoir une bonne connaissance du football africain et international, ainsi qu’une expérience dans une phase finale de Coupe d’Afrique des Nations. Les objectifs assignés incluent la qualification du Mali aux grandes compétitions internationales et l’amélioration des performances historiques de la sélection. Les dossiers de candidature doivent être déposés ou transmis à la FEMAFOOT au plus tard le 10 mai 2026. Le processus prévoit une présélection sur dossier, des entretiens avec une commission technique et une validation finale par les instances fédérales. CMT (AMAP)