Burkina Faso : un convoi de ravitaillement atteint Diapaga après 22 jours sous haute sécurité

Bamako, 6 mai (AMAP) Un important convoi de ravitaillement est arrivé dans la nuit du 4 au 5 mai 2026 à Diapaga, dans l’est du Burkina Faso, après 22 jours de trajet sous escorte sécuritaire, a rapporté l’Agence d’information du Burkina (AIB). Composé de camions transportant notamment du riz, du mil, du maïs et des médicaments, le convoi était accompagné par les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Les véhicules ont fait leur entrée dans la ville aux environs de 19 heures, accueillis par une foule nombreuse massée le long de la route nationale n°19 reliant Kantchari à Diapaga. Dès 16 heures, des habitants s’étaient rassemblés pour saluer les forces engagées, exprimant leur reconnaissance pour leur « courage, leur détermination, leur engagement et leur professionnalisme » face aux menaces sécuritaires. Parti de Fada N’Gourma le 12 avril, le convoi a dû faire face à des risques tels que des embuscades et des engins explosifs improvisés (EEI). Malgré ces dangers, les forces d’escorte ont réussi à acheminer les marchandises, faisant de l’approvisionnement de Diapaga une priorité nationale. À l’arrivée des camions, des slogans favorables au président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, à son gouvernement, à la Confédération des États du Sahel (AES), ainsi qu’aux FDS et aux VDP, ont été scandés par les populations. « Chaque camion entrant dans la ville a été accueilli comme une victoire », selon des témoignages rapportés par l’AIB. Avant d’atteindre Diapaga, le convoi avait également permis d’approvisionner plusieurs localités, dont Namoungou, Tanwalbougou et Matiacoali dans la province du Gourma, ainsi que Kantchari dans la province de la Tapoa. Certaines régions de l’est du Burkina Faso font face à des difficultés d’approvisionnement en raison de l’insécurité persistante, qui complique le transport de marchandises et expose les convois à des attaques. Dans ce contexte, les opérations de ravitaillement sous escorte sécurisée sont devenues essentielles pour garantir l’accès des populations aux produits de première nécessité. OS/KM(AMAP)
Diéma: le mulet, ou « So fali », une espèce en voie de disparition dans le Kaarta

Diéma, 6 mai (AMAP) Le mulet ou So fali dont la femelle s’appelle la mule, est un équidé né d’un âne et d’une jument, ou d’un cheval mâle et d’une ânesse (on dit plus précisément dans ce cas bardot), et généralement stérile. Les hybrides, mules et bardots, conjuguent la résistance de l’âne et la force du cheval. Ces hybrides, le mulet surtout, sont très appréciés et très utilisés en Afrique du Nord, en Éthiopie et dans certains pays d’Amérique Latine, comme le Brésil ou le Mexique, mais peu en Afrique subsaharienne. Par extension, en géologie, le mulet désigne tout animal qui provient de deux animaux de différentes espèces. Comme dans plusieurs localités de notre pays, le mulet n’existe plus ou du moins, il est en voie de disparition. Ce qui fait que très peu d’enfants ne connaissent plus cette bête, dont les traces commencent à disparaître. Le marchand de bétail, Sidy Kombossé, du haut de ses 60 ans, affirme qu’il n’en a pas vu depuis des décennies. « C’est une bête que l’on retrouve surtout dans le Kingui, du côté de Nioro. Lorsque j’étais encore jeune, poursuit le sexagénaire, étant en compagnie de mon père, en partance chez un guérisseur, par rapport à ma maladie que certains attribuaient aux esprits maléfiques, j’ai vu dans un village, un mulet tirant une charrette chargée d’épis de mil en cette période de récoltes. Je demandais à mon père ce que c’est. Il répondit sèchement « So fali » sans rentrer dans les détails. C’est plus tard que j’ai réalisé que le mulet est un animal issu de l’union entre un cheval et une ânesse ou inversement, ce qui explique la rareté de l’espèce. Le mulet, au dire de Sory Lakami,, fin connaisseur, est plus résistant que le cheval, mais il n’est pas fait pour la course. C’est un animal docile. Rarement, il se montre rebelle. Cependant, il peut être soumis à des corvées notamment les travaux de labour, le transport de bois, d’eau, de marchandises. On s’en sert souvent pour effectuer des déplacements. Leurs accouplements nécessitent certaines stratégies, car ces deux bêtes n’ont pas la même taille. Mais il suffit de les mettre ensemble… « Même si on désire se procurer un mulet, on se demande où le trouver ? S’ interroge Nouhoun Camara, qui regrette la disparition de son mulet, suite à un incident. Mahamadou Sissoko, qui n’a vu le mulet que dans les films documentaires, explique que cet animal est surtout fréquent en Gambie, au Sénégal. Seydou Fofana, en quête de sa carte biologique, en a rencontré au parc géologique. Pour le notable Daga Konté « Le mulet est un animal de prestige. Ce sont les rois qui l’utilisaient pour leurs déplacements où lors des festins. On le rencontre généralement dans le Kingui. Récemment, j’ai reçu l’information comme quoi une jument a mis bas d’un mulet dans le Bagounou, vers Koréra Koré. Mme Bintou Diawara, qui ne sait rien du mulet, continue son chemin. Il urge de prendre des dispositions appropriées pour promouvoir l’élevage du mulet dans le cercle de Diéma, compte tenu des rendements de cette bête. Aussi, l’Etat doit apporter son soutien constant aux paysans pour la réalisation de cet ambitieux projet visant à mieux protéger cette précieuse espèce qui meurt à petit feu. Toutes les stratégies doivent être développées dans ce sens pour l’atteinte des objectifs. OB/KM (AMAP)
San : le Gouverneur mobilise les forces vives autour de la paix et de la cohésion sociale

San, 5 mai (AMAP) Une rencontre d’échanges entre les forces vives de la Région de San, les représentants de l’État et les responsables des services techniques s’est tenue ce mardi dans la salle de conférence de la préfecture de San, a constaté l’AMAP. Présidée par le le Gouverneur de Région, le Colonel-major Ousmane Sangaré, cette concertation s’est déroulée conformément aux orientations du Gouvernement Malien. Elle s’inscrit dans le cadre de la mobilisation citoyenne spontanée suite aux évènements dramatiques survenus le 25 avril 2026, avec pour objectifs de promouvoir la stabilité, la sécurité et la cohésion sociale. Dans son intervention, le Gouverneur a invité les populations au civisme, à la retenue et au sens de la responsabilité collective, tout en réaffirmant l’engagement des autorités à préserver la paix et la stabilité dans la région. Les échanges ont également permis de renforcer le dialogue entre les autorités et les différentes composantes sociales, dans un esprit d’unité, de solidarité et de patriotisme. À travers cette initiative, la Région de San réaffirme sa volonté de consolider le vivre-ensemble et de poursuivre les efforts en faveur d’un climat apaisé et sécurisé. NC/CMT (AMAP)
Recensement général agricole : les résultats préliminaires soumis aux administrateurs pour validation

Bamako, 05 mai (AMAP) La 3ᵉ session du comité de pilotage du Recensement général agricole s’est tenue ce mardi au ministère de l’Agriculture, sous la présidence du ministre de l’Agriculture, Dr Ibrahima Samaké, en présence de son colègue de l’Élevage et de la Pêche, Youba Bah. «La cérémonie d’aujourd’hui est d’une importance capitale, car elle marque la fin des travaux de collecte de terrain qui ont permis d’atteindre des résultats en termes de systèmes d’information agricoles», a déclaré Dr Ibrahima Samaké. Il a précisé que la session visait à présenter le bilan de la collecte avec les résultats préliminaires. «Il vous revient, membres du comité de pilotage, de donner des orientations pour une meilleure exploitation des données en vue de la production des rapports définitifs du Recensement agricole de notre pays», a-t-il ajouté. Selon lui, ce recensement constitue «une référence statistique fiable» pour la planification du développement. Le ministre a rappelé que les opérations de terrain, lancées le 13 mai 2024 à Samako, se sont déroulées sur huit mois, avec des difficultés liées au manque de moyens roulants, aux menaces sécuritaires, aux inondations et à des problèmes techniques. Le rapport fait état d’un taux de réalisation de 85%, avec 29 activités réalisées sur 34. Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Bah, a exprimé sa satisfaction : «J’exprime toute ma satisfaction quant au bon déroulement de cette rencontre. À travers des échanges riches et constructifs, nous avons examiné avec attention, rigueur et de manière détaillée l’état d’avancement du processus du Recensement général agricole.» Il a ajouté : «Nous avons su diversifier et analyser les défis rencontrés, tout en proposant des solutions pertinentes pour assurer la réussite de cette opération d’envergure nationale. Je tiens à saluer l’engagement constant de l’ensemble des acteurs impliqués.» «Le Recensement hénéral agricole constitue un outil fondamental pour la planification et la prise de décisions. Il permet de disposer de données statistiques fiables, actualisées et exhaustives, indispensables pour orienter efficacement et stratégiquement les politiques publiques», a-t-il souligné. Il a précisé que «ce travail s’inscrit dans la mise en œuvre de la vision Mali Kura Nètaasira ka bèn 2063», avant d’inviter les membres du comité «à poursuivre les efforts avec rigueur, professionnalisme et esprit de collaboration, afin de garantir le succès de cette opération». MMD/CMT (AMAP)
Koulikoro : modification des horaires du couvre-feu dans plusieurs localités relevant de la région

Bamako, 5 mai (AMAP) Le Gouverneur de la Région de Koulikoro, le Colonel Lamine Kapory Sanogo, a décidé lundi de modifier les horaires du couvre-feu instauré le 25 avril 2026 dans certaines localités de la région, a appris l’AMAP de source officielle. D’après le document officiel, les nouveaux horaires sont fixés de 00h00 à 05h30 dans plusieurs communes rurales, notamment Kalaban-Coro, Mandé, Sangarébougou, Moribabougou, N’Gabacoro, Dilakorodji et Dogodouman. Les localités concernées incluent, entre autres, Kalaban-Coro, Niamana, N’Tabacoro, Siraco-Meguetan, Diatoula, Kanadjiguila, Mamaribougou, Ouenzindougou, Kabalabougou, Sangarébougou, Sarambougou, Seydoubougou, Moribabougou, N’Gabacoro Droit, Titibougou, Dilakorodji, Dogodouman et Taliko. Le reste des dispositions de la décision initiale demeure inchangé. KD/CMT (AMAP)
San : des acteurs du développement local honorés par l’État

San, 5 mai (AMAP) La salle de conférence de la préfecture de San a abrité, ce mardi 5 mai, une cérémonie officielle de remise de la Médaille d’honneur de l’administration du territoire, présidée par le gouverneur de la région, le Colonel-major Ousmane Sangaré. Les récipiendaires sont : Bakary Dembélé, maire de la Commune rurale de Tourakolomba, Cercle de Kimparana ; Moussa Mounkoro, secrétaire général de la Commune rurale de Niasso, Cercle de San et Oumar Coulibaly, chef de village de Nambasso, Cercle de Yangasso. Cette cérémonie s’est tenue en application du Décret n°2025-0769/PT-RM du 13 novembre 2025. À travers cette distinction, les autorités maliennes saluent le dévouement et les efforts de ces personnalités qui contribuent, au quotidien, au renforcement de la cohésion sociale et au développement de leurs localités. NC/CMT (AMAP)
Burkina Faso : le CSC interdit la diffusion de TV5-Monde pour désinformation et apologie du terrorisme

Bamako, 5 mai (AMAP) Le Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Faso a interdit, la diffusion des programmes de la chaîne de télévision TV5-Monde sur son territoire, a appris l’AMAP de la Radio Télévision du Burkina Faso. Cette mesure fait suite à de nombreux manquements à la loi, à l’éthique et à la déontologie constatés dans le traitement de sujets liés à la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso et à l’actualité des attaques terroristes survenues le 25 avril 2026 au Mali. Les fautes, portant sur la désinformation et l’apologie du terrorisme, ont été relevées dans plusieurs éditions du journal télévisé d’avril à mai 2026. Des dérapages similaires avaient déjà été constatés dans ce média en 2024, entraînant deux suspensions temporaires par le CSC, les 27 avril et 18 juin 2024. OS/KM(AMAP)
Mali : Des orages isolés attendus au sud et fortes chaleurs persistantes au nord, selon Mali-Météo

Bamako, 5 mai (AMAP) Des orages isolés accompagnés parfois de pluies sont attendus dans plusieurs régions du sud du Mali au cours des prochaines 24 heures, tandis que des températures très élevées continueront de dominer dans le nord du pays, selon le bulletin météorologique publié le 6 mai 2026 par Mali-Météo. Selon l’Agence nationale de la météorologie, « un ciel nuageux à très nuageux » est prévu dans les régions du sud et du sud-ouest, notamment à Kayes, Kita, Bougouni et Sikasso, où des épisodes orageux pourraient se produire localement. Dans le reste du pays, le ciel sera globalement clair à peu nuageux. Les températures devraient rester globalement stables par rapport à la veille, avec une persistance de fortes chaleurs dans les régions nordiques. Une « légère baisse relative des maximales » est toutefois attendue dans le sud, indique la même source. Dans le détail, les maximales atteignent jusqu’à 45°C dans plusieurs localités, notamment à Mopti et Gao, tandis que Kayes, Nioro ou Tombouctou enregistrent des températures autour de 44°C. À Bamako et Koulikoro, les températures avoisinent 41°C, alors qu’elles sont légèrement plus modérées à Sikasso (38°C) et Bougouni (40°C). Les autorités météorologiques appellent à la vigilance sur l’ensemble du territoire pour les prochaines 24 heures, soulignant l’importance pour les populations de « rester très vigilantes » face aux conditions météorologiques attendues. OS/KM(AMAP)
Actualité: Tombouctou rend hommage aux victimes du 25 avril dernier

Tombouctou, 5 mai (AMAP) Une cérémonie d’information et de sensibilisation sur la situation sécuritaire, s’est déroulée ce mardi, à Tombouctou, sous la présidence du Gouverneur de région, Contrôleur Général Bakou Kanté, après les attaques terroristes du 25 avril dernier, a constaté l’AMAP. Elle a regroupé le président de la délégation spéciale de la commune Tehya Tandina le représentant des élus communaux, le président de la société civile, le coordinateur des autorités traditionnelles et coutumières, les secrétaires généraux des syndicats (UNTM, CSTM), la présidente de la CAFO, le président de la coordination des jeunes, celui de la chambre de commerce, du RECOTRADE, les représentants des confessions religieuse (musulmane, chrétienne) L’objectif de la rencontre organisée par le gouvernorat de Tombouctou à l’intention des forces de la région, était de donner les vraies informations pour couper court aux rumeurs véhiculées pour saper le moral et mettre à mal la quiétude des populations. Dès l’entame de la cérémonie, une minute de silence a été observée à la mémoire de l’illustre disparu le Général Sadio Camara. A l’unisson, la salle a exécuté l’hymne national du Mali. Le président de la délégation spéciale de la commune Tehya Tandina a souhaité la chaleureuse bienvenue à tous venus du cercle et de la région pour venir compatir au décès lâche et barbare du général Sadio Camara, souhaiter prompt rétablissement aux blessés. Le gouverneur de la région le contrôleur principal de police Bakoun Kanté dira que « l’Objectif de cette rencontre est de sensibiliser les représentants des forces vives de la Région en général et les autorités traditionnelles, coutumières et religieuses, afin qu’ils servent de relais pour partager les bonnes informations concernant cette crise ; toute chose qui contribuera à apaiser le climat social et maintenir la paix et le climat social. » Parlant des événements, chef de l’exécutif régional s’exprime ainsi « Les épreuves que traverse le pays sont douloureuses. Les attaques terroristes du 25 avril 2026 ont endeuillé la Nation toute entière de Kayes à Kidal et de Taoudenni à Bougouni par la perte cruelle de plusieurs de nos compatriotes civils et militaires dont le Général d’Armée Sadio Camara. En cette occasion toute particulière marquée par le deuil et la compassion, je tiens à, m’incliner devant la mémoire des illustres disparus civils et militaires, présenter les sincères condoléances des populations de la Région aux familles des victimes, et souhaiter prompt rétablissement aux blessés. » Après ce discours pathétique, tour à tour, le représentant des élus communaux, le président de la société civile, le coordinateur des autorités traditionnelles et coutumières, les secrétaires généraux des syndicats (UNTM, CSTM), la présidente de la CAFO, le président de la coordination des jeunes, celui de la chambre de commerce, du RECOTRADE, les représentants des confessions religieuse (musulmane, chrétienne) ont présenté au président de la transition Assimi Goita, à l’armée au peuple malien et à la famille du défunt leurs condoléances. Ils affirment que cet acte odieux ne saurait nuire ou ébranler leur appartenance à la république. Ils affirment tout le soutien à la transition. Une séance de Fatiha mis fin à la cérémonie. MS/KM (AMAP)
UFOA-A U20 féminin : le Mali fixé sur son calendrier à Bissau

Bamako, 5 mai (AMAP) Le tournoi féminin U20 de l’UFOA-A 2026 se tiendra en Guinée-Bissau du 1er au 20 mai prochain avec un calendrier désormais connu pour la sélection malienne, a appris l’AMAP de source sportive. Logées au Stade 24 Septembre, les jeunes Maliennes entameront leur parcours face à la Guinée-Bissau le vendredi 8 mai 2026 à 19h00. Elles enchaîneront ensuite contre le Liberia le lundi 11 mai à 19h00. Le Mali poursuivra sa campagne face à la Gambie le jeudi 14 mai à 16h00, avant de clôturer la phase de groupes contre le Sénégal le dimanche 17 mai, également à 16h00. Cette compétition régionale constitue une étape importante dans la préparation des sélections féminines U20 de la sous-région. KD/KM (AMAP)

