USA-Iran : les pourparlers nucléaires s’achèvent sans avancée, risque d’escalade militaire

Bamako, 27 février (AMAP) Les négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran sur le programme nucléaire iranien se sont achevées jeudi à Genève sans accord, alors que la menace d’une intervention militaire américaine plane sur la région, selon le média britannique The Guardian. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a qualifié ces discussions de « l’une des plus intenses et longues » à ce jour, affirmant avoir réalisé des « bons progrès ». Le médiateur omanais, le ministre Badr Albusaidi, a évoqué des « progrès significatifs » et annoncé la poursuite des échanges à un niveau technique à Vienne, la semaine prochaine. Aucun rapprochement n’a toutefois été constaté sur les points centraux : les États-Unis exigent un démantèlement permanent des installations nucléaires clés (Fordow, Natanz, Ispahan), un enrichissement quasi nul (ou très limité à des fins médicales) et le transfert hors d’Iran du stock d’uranium hautement enrichi. Téhéran rejette fermement ces demandes maximalistes, défendant son droit souverain à l’enrichissement civil sous supervision de l’AIEA et réclamant la levée totale des sanctions américaines et onusiennes. Les pourparlers se déroulent sur fond de déploiement militaire américain massif au Moyen-Orient – le plus important depuis des décennies –, avec deux groupes aéronavals, des bombardiers et des sous-marins armés de missiles Tomahawk. Le président Trump a réitéré que l’échec des négociations entraînerait des « bad things », tandis que le secrétaire d’État Marco Rubio insiste pour inclure à terme le programme balistique iranien, ce que Téhéran refuse pour l’instant. Malgré l’absence de percée, les deux parties et le médiateur omanais maintiennent une volonté de poursuivre les discussions, signe qu’une escalade immédiate n’est pas inévitable. Les experts techniques se réuniront dès lundi à Vienne, sous l’égide probable de l’AIEA. OS/KM (AMAP)
Koulikoro : Le Premier Ministre inaugure le vestibule des Légitimités Traditionnelles

Koulikoro, 26 février (AMAP) Le vestibule des Légitimités Traditionnelles a été inauguré ce jeudi à Koulikoro par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a constaté l’AMAP. C’était en présence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly, du Gouverneur de Koulikoro, le Colonel Lamine Kapory Sanaogo, du maire de Koulikoro, du président du Conseil régional Abdoulaye Diakité, des Légitimités Traditionnelles, une grande délégation de la Présidence et de la Primature. Etaient également présents des représentants des Forces de défense et de Sécurité, des responsables de service, des hommes de presse, des représentants des localités environnantes, des troupes artistiques et une foule enthousiaste. Le vestibule incarne traditionnellement un espace de responsabilité où se dénouent les conflits et se prennent les décisions engageant les communautés. Il représente également un lieu d’apprentissage informel pour les jeunes, axé sur le respect, la communication et le sens communautaire. Le vestibule se définit ainsi comme un espace de pouvoir et de décision, un lieu de médiation et de justice sociale, un vecteur de transmission des valeurs, un symbole d’hospitalité et de dignité, un pilier de l’ordre social traditionnel et une continuité du Mali Kura. Le Chef du Gouvernement, avant de couper le ruban symbolique et visité le vestibule, a d’abord transmis, au nom du Général d’Armée Assimi GOITA, président de la Transition, Chef de l’État, ses félicitations aux Légitimités traditionnelles de la Région de Koulikoro pour l’inauguration du premier vestibule au Mali. Le PM a ensuite rappelé que les légitimités traditionnelles constituent au Mali un socle historique, moral et social de la Nation, dépositaires d’une sagesse pluriséculaire et incarnant l’autorité morale, la médiation sociale et la cohésion communautaire. Pour sa part, le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly, a affirmé » qu’à travers cette dynamique, c’est toute une vision qui se déploie, celle d’un Mali réconcilié avec lui-même, adossé à ses traditions, uni dans sa diversité et engagé dans une refondation durable. Ces actions illustrent à suffisance la volonté du Président de la Transition d’accorder une place de choix aux Autorités et Légitimités traditionnelles dans le processus de refondation de l’Etat, en reconnaissant leur contribution essentielle à la paix, à la cohésion sociale et au développement du Mali ». Le Maire de la Commune urbaine a remercié et félicité les Autorités de la Transition pour ce geste combien noble et leur engagement pour le développement du pays. « Cet édifice n’est pas une simple infrastructure. Il constitue l’expression concrète de notre attachement aux valeurs fondatrices de notre société : le respect de la parole donnée, la primauté du dialogue, la recherche du consensus et la consolidation de la cohésion sociale. Il incarne la reconnaissance du rôle irremplaçable des autorités traditionnelles dans la préservation de l’harmonie sociale, la médiation des conflits et l’enracinement des décisions publiques dans nos réalités culturelles » a-t-il soutenu. Enfin, il a réaffirmé l’engagement de la Commune à accompagner, soutenir et respecter les autorités traditionnelles dans l’accomplissement de leur rôle. Les troupes artistiques venus de la ville de Koulikoro et de plusieurs localités ont chanté avec des pas de danse variés, la grandeur de notre pays par des grands hommes qui ont marqué l’histoire de notre pays. Pour rappel, le président de la Transition avait posé la première pose du vestibule le 15 janvier 2025. A cette occasion le Chef de l’Etat a affirmé : « « Il s’agit de s’appuyer sur leur système de gouvernance avec lequel les Légitimités parviennent à traiter et solutionner des différends pour amorcer une véritable refondation de l’État. Rien de durable ne peut se faire sans les villages, les fractions et les quartiers, sans leur consentement et leur accompagnement ». ALD/KM (AMAP)
Culture : Le Niôgo, un instrument de cohésion sociale chez les Minianka

Bamako, 26 février (AMAP) Le Niôgo est un ensemble d’instruments traditionnels de la communauté Minianka. Contrairement à certains instruments sacrés, il ne nécessite aucun sacrifice avant d’être joué. Il accompagne toutes les cérémonies du village : mariages, rassemblements de jeunes, fêtes et autres rencontres communautaires. Origine du Niôgo : Son histoire est profondément enracinée dans la mémoire collective. Le Niôgo a été créé pour rendre hommage à une femme digne, qui accompagna son mari dans sa dernière demeure. Cette femme, restée fidèle à son époux toute sa vie, fut considérée comme une reine. En langue minianka, on l’appelait « Niô », ce qui signifie la deuxième fille de sa mère. C’est en son honneur que le Niôgo est né. Transmission et pratique : Dans le village, aucune famille n’est exclusivement consacrée au Niôgo. Tout le monde peut l’apprendre et le jouer. Ngôlo Fasi Sogoba, joueur de Niôgo depuis plus de 40 ans, raconte : « J’ai appris à jouer le Niôgo auprès de mon père. À l’époque, on le jouait uniquement au village, pour créer de l’ambiance. Il n’y avait pas d’argent. Aujourd’hui, nous avons parcouru tout le pays». Le relai est assuré, car son fils maîtrise déjà l’instrument. L’équipe compte 11 musiciens, chacun avec un instrument différent : le N’bôlo, le Baara, le Djimé, le tam-tam, qui accompagnent le Niôgo. Ce sont les femmes qui chantent pour accompagner le Niôgo. Wassa Sogoba, chanteuse actuelle, explique : « Ce sont mes grands-frères qui ont sollicité mon mari pour que je devienne chanteuse de Niôgo ». Elle ajoute qu’il n’existe pas de chansons fixes : les paroles reflètent la situation actuelle de la localité. Le Niôgo est dédié aux femmes, et c’est pourquoi l’honneur de chanter leur revient. Un instrument de cohésion sociale. Le Niôgo n’exclut personne. Hommes, femmes, jeunes et anciens dansent ensemble, car il n’est pas sacré. Yacouba Zana Sogoba, joueur de Baara, au sein de l’équipe affirme : « Le Niôgo est un instrument de cohésion sociale dans la communauté Mamaala, car il rassemble tout le monde. Sa particularité est de réunir un grand nombre de personnes et de créer une ambiance joyeuse. La danse est accessible à tous, plus facile que celle du balafon, qui demande davantage d’efforts». Interrogés sur le rôle qu’occupe cet instrument de musique dans la localité minianka, tous sont unanimes que le niôgo occupe une place cruciale dans la cohésion et le vive-ensemble. En tout cas, c’est ce qu’affirme Markatié Daou, journaliste, un défenseur de sa culture. « Une vive incompréhension avait éclaté dans mon village dans les années 1997 – 2001. Presque toutes les voies de médiation avaient été explorées sans succès. Appelée en médiatrice, la troupe de Niogo de Diaramana a pu éteindre le feu au terme de seulement une journée de prestation », se rappelle-t-il, avant d’ajouter que « le Niogo est un instrument unique en ce sens qu’il peut faire oublier les soucis et même les tensions intercommunautaires ». Et de poursuivre : « Pour preuve, quand on joue le Niogo même devant une concession, à la fin de la soirée il sera difficile pour la maisonnée de ladite maison de regagner aisément chez elle. Ce qui n’est pas fortuit. Je ne sais pas la raison profonde mais ça m’est arrivé plusieurs fois à mon jeune frère comme c’est arrivé à beaucoup d’autres adultes du moment. Pour la sauvegarde du Niôgo, M. Daou plaide. « Je ne souhaite pas que cet instrument perde sa valeur ou qu’il manque de joueurs un jour. Pour cela, je souhaite qu’il y ait un centre de formation où de jeunes amoureux vont reprendre le flambeau aux anciens qui ont fait connaître cet instrument ». Quant à Kadidiatou Goïta, minianka, diplômée de la Faculté des Sciences Administratives et Politique (FSAP) , estime également que le Niôgo est l’un des seuls instruments de musique qui affiche l’identité de toute la communauté. « J’aime cet instrument car il n’exclut aucune couche sociale. Quand on joue le Niôgo, pratiquement on ne peut pas se retenir. Tout le monde peut danser facilement cet instrument », explique-t-elle. MMD/KM (AMAP)
UA : Dr Moussa Sissoko, devenu Point focal pour la région du Sahel sur les enfants affectés par les conflits armés

Bamako, 25 février (AMAP) Notre compatriote, Dr Moussa Sissoko qui nous a accordé un entretien dans ses bureaux à Sotuba ACI, est connu pour son humanisme, son humilité, son engagement pour son pays et sa compétence. Il est depuis le 26 janvier dernier, le point focal pour la région du Sahel couvrant le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Nigeria et le Tchad au sein de la Plateforme africaine sur les enfants affectés par les conflits armés du Département des affaires politiques, paix et sécurité de l’Union africaine. Socio-économiste de formation, expert reconnu en développement local et en protection de l’enfance, Dr Moussa Sissoko s’impose comme l’une des figures majeures de l’engagement social au Mali et en Afrique. Son parcours, à la croisée de l’action communautaire, de la diplomatie internationale et de l’expertise stratégique, témoigne d’un engagement constant en faveur des enfants, des jeunes et des communautés vulnérables. Membre du Mouvement national des pionniers du Mali dès 1966, puis Pionnier pilote au camp Dolo Sominé en 1972, Moussa Sissoko se distingue très tôt dans l’encadrement et l’animation de la jeunesse. Une vocation sociale qui marquera durablement toute sa carrière. Fondateur et coordonnateur d’ENDA Tiers Monde Mali (1987-1992), il poursuit son engagement comme directeur exécutif de l’ONG Mali-Enjeu qu’il préside aujourd’hui active dans les domaines de l’environnement, de la jeunesse et du développement communautaire. Sur le plan académique, Dr Sissoko est titulaire d’un diplôme d’État d’éducateur (niveau maîtrise) obtenu à l’École nationale des assistants sociaux et éducateurs spécialisés (ENAES) de Dakar (1984-1987). Il détient également un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) avec le titre d’ingénieur en développement local. En 1999, il complète son parcours par un diplôme d’études diplomatiques supérieures de troisième cycle, option économie internationale, obtenu au Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques de l’École des Hautes Études Internationales de Paris. Au fil des années, il a développé une expertise pointue dans la coordination de projets de développement social urbain et rural en faveur des groupes vulnérables, notamment les enfants, les jeunes et les femmes. Il est également formateur spécialisé dans la prise en charge médico-psycho-sociale des victimes de violences et a contribué à la création de centres de formation et d’éducation au développement destinés aux jeunes. Auteur et contributeur de plusieurs études et publications, il a notamment produit un manuel sur les stratégies d’approche du phénomène des enfants et jeunes de la rue (1992), conduit une recherche-action sur la mendicité des enfants des écoles coraniques à Bamako, Ségou et Mopti (2002), et participé à l’élaboration de projets à impact rapide pour la MINUSMA dans le nord et le centre du Mali en 2014, afin de soutenir la stabilisation et le relèvement économique des populations affectées par les conflits. Il a également contribué à l’analyse situationnelle des droits de l’enfant au Mali pour le compte de Save the Children (2014), à l’élaboration de la Politique nationale de développement de la citoyenneté et du civisme (2016), ainsi qu’à une étude sur l’apprentissage et l’autonomisation économique des femmes et des filles dans plusieurs régions du Mali, financée par la Banque mondiale dans le cadre du programme SWEDD (2017). Il a élaboré le Plan d’Action National de la Politique de la Promotion de la Jeunesse au Mali (février 2002) assorti d’un Plan d’Action Décennal 2002-2012. Dr Moussa Sissoko a occupé de nombreuses fonctions de responsabilité aux niveaux national et international, directeur exécutif de Mali-Enjeu (1992-1999), Il est également Président de la CONAFE (Coalition des ONG africaines en faveur des enfants), organisation dotée du statut d’observateur auprès de l’Union africaine, président du Conseil d’administration de l’Agetipe-Mali (1998-2003), président de la Coalition malienne des droits de l’enfant (COMADE) de 1997 à 2007, membre rapporteur du Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant de l’Union africaine (2005-2010), Conseiller Technique à la Présidence de la République du Mali, chargé du Développement Social et de la Promotion de la Jeunesse [Juillet 2008-Mai 2013] , Conseiller technique national à la MINUSMA (2013-2014), expert chargé de la sensibilisation auprès de l’Organe central de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (2019). Récemment, il a exercé comme éducateur spécialisé au Canada, notamment dans le Grand Nord québécois et dans des centres spécialisés pour personnes présentant des déficiences intellectuelles ou des troubles du spectre de l’autisme, ainsi qu’au Centre de services scolaires de Montréal (2024-2025). Son engagement s’est également illustré par une participation active à de grandes rencontres internationales, notamment le Sommet mondial sur les enfants à New York (1990), le Sommet de la Terre à Rio de Janeiro (1992), le Sommet mondial pour le développement social à Copenhague (1995) et les sessions du Comité des droits de l’enfant à Genève (1997), où il a contribué à la présentation du rapport alternatif du Mali. Polyglotte, Dr Moussa Sissoko parle couramment le français et l’anglais. GT/KM (AMAP)
Actualité : Les chefs militaires de la CEDEAO veulent coordonner leurs actions avec l’AES pour la Force en attente

Bamako, 26 février (AMAP) Les chefs militaires ouest-africains qui se réunissent actuellement à Freetown en Sierra Léone, ont souligné la nécessité d’une coordination étroite entre la CEDEAO et l’Alliance des États du Sahel (AES) pour avancer sur la mise en œuvre opérationnelle de la Force en attente de la CEDEAO, a appris l’AMAP de Sierra Léone Telegraphe. La réunion, présidée par le président sierra-léonais Julius Maada Bio, se concentre sur la mobilisation d’un premier contingent de 2 000 soldats avant fin 2026 pour faire face à la menace terroriste. Les participants ont insisté sur « la nécessité d’une coordination étroite entre les deux organisations pour garantir la sécurité régionale », malgré le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO pour former l’AES. Les discussions ont également porté sur la propagation alarmante du terrorisme vers les zones côtières. Les chefs militaires ont souligné que chaque État membre doit préciser le nombre d’éléments qu’il peut fournir, dans le but de constituer rapidement un contingent opérationnel capable de répondre efficacement aux défis sécuritaires. L’accent a été mis sur l’autofinancement et l’utilisation des ressources internes de la CEDEAO avant de recourir à des financements externes. Les participants ont privilégié les moyens propres de la communauté pour contrer l’expansion des groupes armés et soutenir les opérations antiterroristes conjointes. OS (AMAP)
Communication : Lancement vendredi du concours annuel des meilleures productions médiatiques sur les droits de l’enfant

Bamako, 26 février (AMAP) Le ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Iliyène procedra vendredi à 9 H 00 au lancement du concours annuel des meilleures productions médiatiques sur les droits de l’enfant, a appris l’AMAP de source officielle. La cérémonie aura lieu dans la salle de conférence du département en charge de la communication, en présence du représentant de l’UNICEF, partenaire de l’activité, du représentant de la Haute Autorité de la Communication (HAC), de l’ORTM, de l’AMAP, de l’ANCD, des experts nationaux, des organisations faitières de la presse, des journalistes et de plusieurs invités de marque. KM (AMAP)
Patrimoine culturel national à Gao : Le site archéologique de Gao-Saneye annexé par les spéculateurs fonciers

Gao, 26 février (AMAP) Le site archéologique de Saneye fait partie du patrimoine national. Aujourd’hui, il est annexé par les spéculateurs fonciers. Il est situé à 8 km de la ville actuelle de Gao sur un ancien bras du fleuve Niger (Vallée morte de Tilemsi. Et fut décrit au IXème siècle par les chroniqueurs arabes comme un important centre commercial où convergèrent les routes commerciales venant de tous les horizons. « Certains chercheurs ou historiens évoquèrent les mouvements migratoires depuis l’Egypte antique vers l’Afrique occidentale liés à des facteurs comme les changements climatiques, les conflits ou la recherche des ressources. Des liens culturels et historiques entre l’Egypte et certaines régions d’Afrique de l’ouest sont étudiés », a retracé, le chercheur Mahamadou Moussa Maiga, professeur d’anglais. Selon lui, le mot Saneye (une habitation de sene ou les sages) ou Sinaï en arabe est un lieu emblématique pour les trois religions abrahamiques et que la tradition biblique évoquait ce fut le lieu où Moïse eût reçu la révélation divine. Et rappelle qu’à une époque de l’Egypte antique, il eût des mouvements migratoires de certains habitants de Sinaï vers l’Afrique occidentale et ramenèrent avec eux culture et civilisation. En croire aux dires du chercheur avec l’évolution des temps et dans l’espace, le mot Sinaï (lieu des maîtres du savoir) de l’Egypte antique a changé de prononciation et d’écriture pour donner « Saneye » qui ,ensuite durant plusieurs dynasties va donner le mot « Songhoy ». Pour lui, le premier Saneye fut Gounguya-Saneye qui veut dire en français (l’île) ensuite qui donnera après 1500 ans durant plusieurs dynasties, le nom de Koukia, Bintia (dans l’actuelle cercle d’Ansongo) et (2000 ans avant J-C) prendra le nom de Gao-Saneye. Cet endroit (Gao-Saneye), la référence fut une île qui servait de protection sécuritaire et pour d’autres c’est à cause de la croyance. Le chercheur Mahamadou Maiga a révélé que dans l’histoire de l’Egypte antique le peuple de « Saneye de Koukia » versa des impôts pour les pharaons en plus pour lutter contre Moïse, les pharaons demandèrent de l’aide en sorcellerie au peuple de « Saneye » ou « Sinaï » qui habitèrent à « Koukia » en 1400 avant J-C voir les écrits de Sekéné Mody Sissoko. Le chef de la Mission culturelle de Gao, Mamadou Samaké souligne que Gao- Saneye est l’une des villes les plus anciennes de l’Afrique occidentale et fut fondée entre 670 et 690 par des pêcheurs Sorko originaires de Koukia (Ansongo). « Aujourd’hui, le site archéologique de Gao-Saneye est constitué de deux butes : un immense tell de 7m de hauteur correspondant à la cité médiévale et une vaste nécropole (appelée cimetière royale) avec plusieurs pierres tombales ou stèles souvent gravées d’inscriptions arabes. Le site de Gao-Saneye a été classé dans le patrimoine culturel national du Mali, le 29 avril 2016 . Actuellement, son état de conservation est dégradé par la présence d’un groupe armé occupant la partie supérieure de la grande bute avec des installations et des véhicules pick-up, engins à deux roues .Cette présence de groupe armé avec son cortège d’équipements contribuent à détruire les artefacts à la surface et la stratigraphie du site, empêchant la reconstitution de l’histoire de cette période très importante de l’empire Songhoy. Les alentours immédiats du site sont occupés jusque dans les limites de la zone tampon », a constaté le chef de la Mission culturelle de Gao. Au cours d’une visite d’une délégation des services techniques régionaux conduite par le chef de la mission culturelle de Gao, il a été constaté qu’à l’est et au sud sont réalisés des maisons en ciment et des cases traditionnelles en plus des activités d’élevage et de jardinage qui se développent en plus des morcellements illicites et non autorisés qui sont visiblement indiqués par des bornages vers les côtés sud et sud-est. Auxquels s’ajoutent un grand jardin avec une installation d’un château d’eau, une maison d’habitation, une école et une mosquée vers les côtés nord et nord -est du site archéologique de Gao-Saneye. « Le début de la dégradation du site archéologique de Gao-Saneye remonte vers les événements de 2012. A cette date, certains malfaiteurs ont pratiqué des activités de pillage sur le sur le site archéologique de Gao-Saneye » et au cours de cette activité illicite menée sur le site des objets précieux ont retrouvé et emporté par ces malfaiteurs, confie le président de l’association « Alanga », Abdoulaye Boncana Maiga. Récemment la même ladite association « Alanga » pour une visibilité des limites du site et de la zone tampon a implanté autour du site des bornes en béton de 12 m de hauteur. « Le site de Gao-Saneye possède déjà une carte avec un tampon de 200m élaborée par la Direction régionale de l’institut géographique du Mali de Gao. Dans le cadre de la protection juridique du site, la Mission culturelle a émis une demande de titre foncier à la Direction régionale des domaines de Gao en février 2026. Alors que la législation malienne prévoit que l’occupation d’une zone tampon est une violation de la Loi N°2022-032 du 28 juillet 2022 fixant le régime de protection et la promotion du patrimoine culturel national », a-t-il remarqué le chef de la mission culturelle de Gao, Mamadou Samaké. AT/KM (AMAP)
Actualité : Incident frontalier entre la Guinée (Conakry) et la Sierra Leone

Bamako, 24 février (AMAP) La Sierra Leone et la Guinée (Conakry), deux pays de l’Afrique de l’Ouest, ont publié mardi, des versions contradictoires d’un incident frontalier ayant conduit à la détention de 16 soldats sierra-léonais par les forces guinéennes, ravivant les tensions entre les deux voisins. Le gouvernement sierra-léonais a indiqué que des éléments des Forces armées guinéennes avaient franchi lundi la frontière pour entrer dans la localité frontalière de Kalieyereh, dans la chefferie de Sulima, district de Falaba, où étaient déployés des membres des Forces armées de la République de Sierra Leone (RSLAF) et de la police sierra-léonaise. Selon un communiqué du ministère de l’Information et de l’Éducation civique, les forces de sécurité sierra-léonaises fabriquaient des briques pour la construction d’un poste frontalier et de logements destinés à appuyer les opérations de sécurité « sur un territoire reconnu comme appartenant à la Sierra Leone », et avaient hissé le drapeau national. Au cours de l’incident, des soldats guinéens ont appréhendé plusieurs membres de l’équipe de sécurité conjointe, dont un officier, et les ont conduits en territoire guinéen, précise le communiqué, ajoutant que leurs armes et munitions ont également été saisies. Le gouvernement a indiqué être « activement engagé par les canaux diplomatiques et sécuritaires établis afin de confirmer leur localisation et d’obtenir leur libération sûre et inconditionnelle », ajoutant que l’affaire avait été officiellement portée à l’attention des autorités nationales, régionales et sous-régionales. Une mission d’établissement des faits a été constituée pour déterminer la chronologie des événements, a-t-il ajouté. L’État-major général des armées guinéennes a présenté une version différente, affirmant que dimanche « quelques dizaines de militaires sierra-léonais armés » avaient pénétré sans autorisation sur le territoire guinéen, dans le district de Koudaya, sous-préfecture de Sandénia, préfecture de Faranah, à un point situé, selon lui, à 1,4 km à l’intérieur de la frontière guinéenne. Selon ce communiqué, les soldats auraient installé une tente et hissé leur drapeau national. Les forces guinéennes se sont déployées sur les lieux et « ont réussi à interpeller seize (16) d’entre eux, tout en saisissant leurs matériels et équipements », selon un communiqué militaire publié à Conakry. Les militaires interpellés et les objets saisis ont été remis à la police judiciaire aux fins d’enquête, indique le texte, qui félicite les unités engagées pour leur réactivité et appelle les forces de défense et de sécurité à « renforcer la vigilance et à rester mobilisées pour la protection et la défense de notre intégrité territoriale ». Aucun des deux communiqués ne fait état de victimes. La Sierra Leone et la Guinée partagent une longue frontière terrestre poreuse, où des communautés et des forces de sécurité opèrent dans des zones reculées où la délimitation peut s’avérer sensible. Les deux pays maintiennent des déploiements militaires et policiers dans les districts frontaliers afin de faire face aux mouvements transfrontaliers et aux enjeux sécuritaires. Les déclarations publiées mardi font apparaître un différend sur la localisation exacte de la ligne frontalière dans la zone concernée. Les deux gouvernements ont indiqué recourir aux canaux officiels, laissant entendre que des démarches diplomatiques sont en cours alors que les enquêtes se poursuivent. OS/KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du 25 février 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 25 février 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation, au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°6041 du Cercle de Bandiagara. La parcelle de terrain, d’une superficie de 100 hectares 1 are 17 centiares, sise à Bandiagara, Commune urbaine de Bandiagara, Cercle de Bandiagara est destinée à la réalisation des infrastructures pédagogiques et d’hébergement pour les enseignants et les étudiants de l’Université Polytechnique de Bandiagara. La construction de ce pôle universitaire entre dans le cadre de la réforme de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique entreprise par le Gouvernement. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre des Transports et des Infrastructures a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la Rentrée portuaire 2026 du Port autonome de Dakar. A l’invitation des Autorités sénégalaises, le ministre des Transports et des Infrastructures a pris part à la Rentrée portuaire du Port autonome de Dakar, le 10 février 2026. Dans son discours, lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre des Transports et des Infrastructures a rappelé l’attachement constant des Gouvernements et des peuples des deux Etats au renforcement de leur coopération bilatérale dans les domaines diplomatique, économique, social et culturel. Au cours des travaux de cette Rentrée portuaire, les échanges avec des Experts de la chaîne logistique se sont focalisés sur les axes stratégiques du Plan de repositionnement du Port autonome de Dakar 2025-2029, articulé autour du renforcement de la gouvernance portuaire et du développement d’une plateforme portuaire performante, sécurisée et durable. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de l’inauguration du Palais des Pionniers, prévue le 10 mars 2026, à Bamako. Dans le cadre du renforcement des infrastructures dédiées à la formation citoyenne et à l’épanouissement de la Jeunesse malienne, le Palais des Pionniers a fait l’objet d’importants travaux de rénovation et de construction qui ont permis de transformer cet établissement en un véritable pôle d’excellence pour la Construction citoyenne et l’Education morale de la Jeunesse. Cette initiative vise à améliorer la visibilité du Palais des Pionniers, à favoriser son appropriation par les bénéficiaires et les partenaires, ainsi qu’à consolider le dialogue entre les Autorités et la Jeunesse. La cérémonie d’inauguration sera couronnée d’une journée portes ouvertes. 3. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des Ministres de la remise officielle au Président de la Transition, Chef de l’Etat, du Rapport final des états généraux sur la situation de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, le 19 février 2026. Les états généraux, tenus en 2025, à Bamako et dans les 19 Régions du Mali, avaient pour objectifs : – de faire un diagnostic de la participation et de l’autonomisation de la Femme dans le processus de construction nationale ; – de faire un état des lieux des conditions de l’Enfant ; – de faire un diagnostic de l’environnement familial ; – de faire un état des lieux des violences basées sur le Genre ; – de discuter des questions transversales en lien avec la Femme, l’Enfant et la Famille ; – de proposer des pistes de solutions aux problèmes identifiés ; – de proposer un chronogramme de mise en œuvre des différentes recommandations. Aux termes des travaux, marqués par des concertations aux niveaux national, régional et local, 459 recommandations ont été formulées et traduites en actions assorties d’un plan décennal. Cette remise officielle a été aussi l’occasion de présenter au Président de la Transition, Chef de l’Etat le Bureau de la Plateforme des Femmes de l’AES. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a informé le Conseil des Ministres de la tenue de la 15ème Edition des Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la Photographie, prévue du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027, à Bamako. La Biennale africaine de Bamako est un espace de promotion de la création photographique contemporaine, de révélation des artistes africains et de la Diaspora. Dans un contexte mondial marqué par des recompositions culturelles, géopolitiques et médiatiques, la Biennale africaine de la Photographie apparait comme un levier de diplomatie culturelle, d’expression de la souveraineté et de défense du narratif malien et africain sur la scène internationale. Cette 15ème Edition des Rencontres de Bamako est placée sous le signe de la renaissance et de la souveraineté culturelle. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres : a. de la désignation du Mali à la Présidence du Comité régional de l’Organisation Mondiale de la Santé pour l’Afrique. Lors de la 75ème Session du Comité régional de l’Organisation Mondiale de la Santé pour l’Afrique, le ministre de la Santé et du Développement social a été élu par ses pairs Premier Vice-président pour un mandat d’un an. Selon les dispositions du Règlement intérieur du Comité, lorsqu’un Président est dans l’impossibilité d’achever son mandat, l’un des Vice-présidents est appelé à exercer les fonctions de Président pour la période restante du mandat. Le Président élu par la 75ème Session ayant perdu la qualité, le ministre de la Santé et du Développement social du Mali, en sa qualité de Premier Vice-président, est appelé à assurer cette fonction jusqu’à l’élection d’un nouveau Président au cours de la 76ème Session du Comité, prévue en août 2026. A ce titre, le Mali assurera la présidence de
Koulikoro : Le PM inaugure, demain jeudi, le vestibule des légitimités traditionnelles

Koulikoro, 25 février (AMAP) La cérémonie d’inauguration du vestibule des légitimités Traditionnelles sera présidée demain jeudi par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a appris l’AMAP de source officielle. La Commission d’organisation présidée par le Gouverneur de la Région de Koulikoro, le Colonel Lamine Kapory Sanogo, est à pied d’œuvre pour un accueil mémorable au Chef du Gouvernement. L’édifice est un bâtiment moderne doté d’une salle de réunion, de bureaux, de logements, et d’espaces fonctionnels tels qu’un parking et des espaces verts. C’est un espace dédié aux activités des légitimités traditionnelles, symbole de leur reconnaissance officielle et de leur rôle crucial dans le tissu social. Pour rappel, la première pierre du Vestibule des légitimités traditionnelles et coutumières à Koulikoro a été posée le mercredi 15 janvier 2025 au cours d’une cérémonie présidée par le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, dans le cadre de la refondation de l’État et de la valorisation des autorités traditionnelles. KM (AMAP)

