Actualité : L’Union africaine préoccupée par l’escalade dans le golfe Persique

Bamako, le 10 mars (AMAP) Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a exprimé sa profonde inquiétude face aux tensions croissantes dans le golfe Persique et appelé à la retenue et au dialogue. Dans une déclaration publiée lundi, le président de la Commission de l’Union Africaine suit de près les incidents récents qui font monter les tensions et menacent la stabilité régionale. Il s’inquiète particulièrement des attaques contre des infrastructures critiques énergétiques et de transport, qui perturbent les chaînes d’approvisionnement et menacent la stabilité économique mondiale. « De telles actions perturbent les chaînes d’approvisionnement vitales et ont des implications considérables pour le commerce international et les marchés énergétiques », a déclaré Mahmoud Ali Youssouf. Il condamne toute violation du droit international et des principes de souveraineté, appelle toutes les parties à la retenue maximale, au dialogue et à une désescalade rapide conformément à la Charte des Nations Unies. Le président souligne l’importance de la stabilité du Golfe pour la sécurité énergétique mondiale et les économies africaines, déjà touchées par la hausse des prix du pétrole, les perturbations des routes commerciales et de l’espace aérien. La Commission suit les impacts sur les chaînes d’approvisionnement, le commerce, ainsi que la sécurité des ressortissants et diasporas africains dans la région, notamment en Iran et dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Il appelle à la protection des civils et à garantir le passage sûr et le soutien aux Africains présents au Moyen-Orient. L’Union africaine réaffirme son attachement au droit international et à la résolution pacifique des différends. Elle continuera de suivre la situation de près. OS/KM (AMAP)

Sénégal : Création d’une coalition présidentielle autour de Bassirou Diomaye Faye suite au différend avec le Premier ministre Ousmane Sonko

Bamako, 10 mars (AMAP) Le président Bassirou Diomaye Faye a présidé samedi à Dakar, l’assemblée générale inaugurale de la coalition « Diomaye Président », réunissant 500 à 600 partisans, dont des maires et deux ministres, selon le média sénégalis Walf Quotidien. Cette coalition, formée pour soutenir sa candidature en 2024, se structure désormais comme une force autonome vis-à-vis du Pastef, parti dirigé par Ousmane Sonko. Faye a affirmé que la coalition a « conquis le pouvoir avec vous », marquant une émancipation politique. Cette initiative intervient après des tensions accumulées depuis novembre 2025, lorsque Faye a limogé Aïssatou Mbodj, proche de Sonko, de la coordination de la coalition, et remplacée par sa conseillère Aminata Touré. Sonko a réagi en déclarant le 1er mars 2026 être prêt à retirer le Pastef du gouvernement si Faye déviait du projet commun, reconnaissant des « divergences » sur la gestion de la coalition et la stratégie politique. Cette menace pourrait provoquer une crise institutionnelle majeure. Le discours de Faye marque une distance idéologique, notamment sur la justice et le souverainisme, en vue des élections de 2029. Élus en 2024 sur une plateforme commune anti-système, Faye et Sonko ont vu leurs relations se détériorer depuis fin 2025, avec des conflits sur la direction de la coalition et les orientations politiques, risquant de fragiliser la stabilité gouvernementale au Sénégal. OS/KM(AMAP)

Construction citoyenne : Le PM inaugure le Palais des pionniers en Commune VI du district de Bamako

Bamako, 10 mars (AMAP) Le Premier ministre,  le Général de Division Abdoulaye Maïga,  a procédé, ce mardi , à Djanegela, en  Commune VI du District de Bamako,  à l’inauguration du Palais des pionniers, un symbole d’espoir pour la jeunesse qui participe de la volonté du Président de la Transition,  le Général d’armée Assimi GOÏTA, de former les bâtisseurs de demain, a constaté l’AMAP. Le Palais des Pionniers est désormais pleinement opérationnel. Il ne s’agit pas simplement d’un bâtiment, mais d’un dispositif institutionnel complet, conçu pour répondre aux exigences d’organisation, de formation, de structuration et de professionnalisation des initiatives de jeunesse. Selon le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim   Ibrahim FOMBA, ce complexe offre des espaces modernes de conférences, des salles de formation modulables et équipées, des infrastructures sportives de qualité, des capacités d’hébergement, répondant aux standards professionnels, ainsi qu’une autonomie énergétique et hydraulique garantissant la continuité des activités. Ainsi, il  répond à une triple exigence : fonctionnalité, efficacité et durabilité. «Avec l’ouverture de ce Palais, nous franchissons une étape décisive dans la mise en œuvre de la politique nationale de construction citoyenne. Notre ambition est claire : inscrire nos actions dans la continuité, la rigueur et la performance mesurable», a-t-il rassuré. Ajoutant que le Palais des Pionniers deviendra le temple de l’instruction civique, le cadre structurant des programmes de leadership et d’engagement citoyen, le point de convergence des grandes rencontres nationales de jeunesse, un espace permanent d’animation sportive, culturelle, éducative et de formation professionnelle. «Nous passons ainsi d’une logique d’activités ponctuelles à une approche institutionnalisée, structurée et durable», s’est-il réjoui. Et de rappeler que sa création est en droite ligne avec les recommandations issues des États Généraux de la Jeunesse, qui ont exprimé une demande claire  à savoir plus d’espaces d’encadrement ; plus de formation civique ; plus d’opportunités d’expression et d’engagement ; plus d’infrastructures modernes adaptées aux ambitions de notre jeunesse. Érigé sur 3 hectares, ce site de haut standing comprend des salles de conférence modernes et une grande salle de spectacle; des centres d’hébergement de qualité; des salles de formation et d’ateliers modulables entièrement équipées ; un complexe sportif de dernière génération ; une piscine semi-olympique ; un terrain de football type « Maracana » aux normes, ainsi que des terrains de basketball et de handball. S’y ajoutent de vastes espaces aménageables pour forums, retraites stratégiques et événements institutionnels. Mieux, l’ensemble du complexe bénéficie d’une autonomie énergétique et hydraulique remarquable notamment des forages indépendants, des panneaux solaires avec batteries lithium, fibre Wi-Fi dédiée, un groupe électrogène de 500 KVA, un dispositif de sécurité intégral et un système de vidéosurveillance. Le Palais des Pionniers est conçu pour accueillir des séminaires, forums, retraites stratégiques, ateliers de formation et événements institutionnels d’envergure. Le Chef du gouvernement a annoncé que ce geste, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, s’inscrit à la fois dans le sillage de son prédécesseur, père de l’indépendance,  Feu président Modibo KEÏTA, et il honore également un engagement à savoir que la construction d’un palais de pionniers est une recommandation issue des états généraux de la jeunesse. Le Général de Division Abdoulaye MAÏGA a souligné que la jeunesse constitue le fer de lance, la cheville ouvrière de la refondation de notre pays. «Le Malikoura auquel nous aspirons ne peut se réaliser sans l’engagement, sans la mobilisation de la jeunesse. Je pense que jusqu’à présent la jeunesse, par la grâce de Dieu, la jeunesse malienne a joué pleinement son rôle. Je pense qu’il ne serait en être autrement vu son patriotisme, son sens du civisme qui mérite d’être renforcé», a-t-il salué. Selon lui, ce palais des pionniers est un lieu emblématique qui servira à la fois de promotion des activités socio-éducatives, également de renforcement du patriotisme et du civisme de notre jeunesse. «Le message que j’ai à passer, au nom de Son Excellence, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, à la jeunesse malienne, c’est de l’ inviter à s’approprier pleinement ce lieu emblématique, en participant de manière effective aux activités, aux différentes formations qui auront lieu au palais des pionniers, mais également en contribuant de manière pleine et de manière efficace à l’entretien de ce lieu», a lancé le Premier ministre. Sans oublier de rappeler qu’une telle infrastructure mérite d’être bien entretenue, si nous voulons qu’elle soit pérenne pour la jeunesse d’aujourd’hui et également pour la jeunesse de demain. OD/KM (AMAP)

Bougouni : Première réunion préparatoire de la cérémonie de passation de témoin de la Biennale Artistique et Culturelle

Bougouni, 10 mars (AMAP) Le Gouverneur de la Région de Bougouni, le Général de Brigade Ousmane Wélé a présidé lundi, dans la salle de réunion du cap, la première réunion sur les préparatoire de la cérémonie de passation de témoin de la Biennale Artistique et Culturelle Bougouni 2027 entre les régions de Tombouctou et de Bougouni. La cérémonie a regroupé des responsables administratifs et politiques régionaux, des acteurs des démembrements de la société civile, des représentants des forces de défense et de sécurité et de la presse. Dans son discours d’ouverture, le Gouverneur s’est tout d’abord réjoui de la présence massive des acteurs régionaux malgré que nous soyons en plein mois béni de ramadan. Il a ensuite évoqué les aspects organisationnels du premier acte qui est la cérémonie de passation de témoin de la BAC Bougouni 2027 qui se tiendra le 28 mars 2026 au stade Moussa Diakité dit UTA de Bougouni. Dans une vision des plus autorités de la Transition, le Gouverneur a ajouté que le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta a décrété l’année 2026-2027 « An de l’Éducation et de la Culture ». Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la vision « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 » et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033. « Elle vise à renforcer la cohésion sociale, la souveraineté culturelle et l’excellence citoyenne. Ainsi, c’est sous cette vision que nous devrons unir nos efforts pour réussir l’organisation de la Biennale Artistique et Culturelle Bougouni 2027 avec l’implication de tous et de toutes .Aucune initiative ne sera de trop car nous devrons accueillir tout le Mali en une dizaine de journées d’activités de notre riche patrimoine culturel de Kayes à Kidal », a ajouté le Chef de l’exécutif régional. A la suite du Gouverneur, le Directeur régional de la culture de Bougouni, N’Faly Diallo a procédé à une présentation du programme de la cérémonie de passation de témoin de la mascotte entre les régions de Tombouctou et de Bougouni, du départ de Bamako au stade Moussa Diakité dit UTA de Bougouni. Plusieurs contributions et recommandations qui seront examinées ont été faites pour une cérémonie de passation de témoin réussie. BHT/KM (AMAP)  

Nigeria et Sierra Leone : Flambée des prix de l’essence due à la guerre au Moyen-Orient

Bamako, 10 mars (AMAP) Le prix du litre d’essence Au Nigeria est passé de 835 à 1 095 nairas (environ 439,49 FCFA) en moins d’une semaine, soit une hausse d’environ 20 %, selon des rapports publiés le 10 mars 2026 par globalpetrolprices.com. Ce site publie des informations fiables, actualisées et couvrant un large spectre sur les prix de l’énergie au détail dans le monde entier, y compris les prix des carburants automobiles, de l’électricité et du gaz naturel dans 150 pays et plus de 250 villes à travers le globe. Cette augmentation, la deuxième en une semaine, porte le prix moyen à 927,5 nairas (0.402 FCFA) par litre au 2 mars. Elle est attribuée à la hausse des cours mondiaux du pétrole due à la guerre au Moyen-Orient, exacerbant les risques de pénurie dans le pays. En Sierra Leone, le gouvernement a annoncé une augmentation de 12,28 % effective à partir du 7 mars 2026, portant le prix du litre de pétrole et de diesel de 28,50 à 32 leones (environ0,85 FCFA), soit une hausse d’environ 15 %. Cette mesure, la deuxième en 2026 après une hausse en janvier, est également liée à l’escalade des prix mondiaux du brut. Au Nigeria, la raffinerie Dangote, principale productrice locale, a priorisé le marché intérieur pour éviter une pénurie, avec des prix passant de 830 à 1 050 nairas (425 FCFA) à Lagos. En Sierra Leone, les nouveaux tarifs incluent le kérosène à 26,76 leones (0,66 FCFA) et le fuel oil impacté de manière similaire. Ces hausses risquent d’alimenter l’inflation et les tensions sociales dans les deux pays, déjà confrontés à des défis économiques. Le Nigeria et la Sierra Leone, importateurs nets de carburant malgré leurs ressources pétrolières, sont vulnérables aux fluctuations mondiales du pétrole. OS/KM(AMAP)

Kati : Lancement de la 2ème édition de la campagne nationale de sensibilisation des jeunes pour une citoyenneté fiscale

Kati, 10 mars (AMAP) La cérémonie de lancement de la 2ème édition de la campagne nationale de sensibilisation des jeunes pour une citoyenneté fiscale, couplée à une campagne de sensibilisation sur le paiement des taxes a été présidée lundi à Kati, par le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, a constaté l’AMAP. C’était en présence de plusieurs personnalités, dont des membres du Conseil national de Transition, des représentants des conseils national et régional de la jeunesse, des légitimités traditionnelles ainsi que de nombreux habitants de Kati. Cette initiative vise à encourager les citoyens, en particulier les jeunes, à s’acquitter de leurs obligations fiscales afin de contribuer au développement de la commune. Cette campagne est organisée par le Conseil communal de la jeunesse de Kati en collaboration avec plusieurs organisations partenaires, notamment APDM, JCI Kati, JCI U Kati, ADSam, ACDS, entre autres. Le paiement des taxes constitue en effet un levier important pour la réalisation de nombreux projets de développement au bénéfice des populations. Prenant la parole, l’adjoint du préfet de Kati, Issa Plea, a indiqué que grâce au paiement des taxes, la commune de Kati a pu réaliser plus de dix projets sur fonds propres, démontrant ainsi l’importance de la contribution fiscale des citoyens. Au niveau national, l’objectif fixé pour cette campagne est d’atteindre 30 000 TDR payées. À tour de rôle, les différents intervenants, dont le ministre de la Jeunesse, ont salué cette initiative et ont invité l’ensemble de la population à s’acquitter de ses taxes afin de soutenir les efforts de développement local. Ce projet illustre l’engagement et le sens de responsabilité de la jeunesse de Kati, déterminée à contribuer activement au développement de sa communauté. ALK/KM (AMAP)

Bafoulabé : Mise en place d’un cadre de concertation au Centre d’Animation Pédagogique

Bafoulabé, 10 mars (AMAP) Après le résultat technique du premier trimestre 2025-2026, le centre d’animation pédagogique de Bafoulabé a mis en place lundi en son sein, un cadre d’échanges avec certains directeurs d’école, sous la présidence de Mamadou Ballo, directeur dudit centre, a constaté l’AMAP. Cette rencontre innovatrice qui visait spécifiquement à rappeler l’importance de l’envoi régulier et à temps réel des résultats techniques en vue de comprendre la situation réelle et de prendre des décisions pour améliorer la qualité des actions éducatives, a réuni le directeur du centre d’animation pédagogique (DCAP), les conseillers pédagogiques et quelques directeurs d’école. Le DCAP, Mamadou Ballo s’est réjoui de la tenue de cette rencontre qui permettra selon lui de renforcer la performance éducative. Il n’a pas manqué d’inviter les directeurs d’école à plus d’engagement pour relever les énormes défis. Les directeurs d’école se sont engagés à respecter les délais, vérifier la qualité et l’exactitude des données et à collaborer avec leurs collègues pour éviter les erreurs L’exécution et le suivi des résolutions assorties de cette rencontre garantira une éducation sûre dans le CAP de Bafoulabé.  BM/KM (AMAP)

Société : Vif sur le quotidien des femmes entre foyer et travail

Bamako, 10 mars (AMAP) À Bamako, lorsque la nuit n’a pas encore totalement cédé la place au jour, certaines maisons sont déjà animées par des bruits familiers. Le cliquetis des ustensiles, le murmure d’une bouilloire, le grésillement d’une poêle. Il est quatre heures quarante-cinq à Sabalibougou lorsque Aïssata Diarra, comptable dans une société de transport, se lève. La maison dort encore, mais sa journée a commencé. Elle chauffe de l’eau, prépare le petit déjeuner. Bouillie pour le plus jeune, tartines pour les aînés puis enchaîne avec le repas de midi. À six heures, elle réveille les enfants, vérifie les uniformes, sert la tisane à son mari et range les plats dans des contenants avant de quitter la maison vers sept heures quinze. « Si je ne fais pas tout le matin, je rentre trop tard pour cuisiner tranquillement », confie-t-elle, en ajustant son foulard avant de partir. À quelques kilomètres, à Magnambougou, Mariam Koné, infirmière dans une clinique privée, vit un autre rythme. Ses heures irrégulieres l’ont poussée à réorganiser sa cuisine. Le soir, après avoir aidé les enfants à faire leurs devoirs, elle passe souvent une heure supplémentaire derrière les fourneaux. Vers vingt-deux heures, les plats du lendemain sont prêts. Sauce et riz. Elle les laisse refroidir, les met au congélateur, puis, à cinq heures trente, elle se lève pour les décongeler, les réchauffer et remplir des thermos. « C’est la seule façon de m’en sortir. Le matin, tout va très vite », explique-t-elle. Le petit déjeuner est pris en famille vers six heures, puis chacun part de son côté. Le dîner, lui, est souvent rapide mais indispensable, ne serait-ce que pour partager quelques mots. Dans le quartier de Kalaban-Coura, Kadiatou Traoré, enseignante, a choisi une autre stratégie. Ses samedi et dimanche commencent très tôt, parfois dès huit heures, et se transforment en véritables journées de préparation. Elle cuisine en grande quantité : sauces, viandes, accompagnements qu’elle répartit en portions pour la semaine. Pendant la semaine, elle part dispenser des cours à sept heures et ne rentre qu’en fin d’après-midi. « Le week-end, je suis fatiguée, mais au moins, durant la semaine je peux me concentrer sur les enfants et mon travail », dit-elle. Le soir, elle complète parfois avec un repas simple, mais le plus gros est déjà fait. Malgré cette organisation, elle tient à préparer le petit déjeuner chaque matin, convaincue que « commencer la journée ensemble, même dix minutes, ça compte ». Toutes ne sont pas seules dans cette organisation. À Badalabougou, Fanta Coulibaly, vendeuse dans une boutique de tissus, peut compter sur sa belle-mère qui habite dans la concession familiale. Cette dernière surveille sa cuisine avec son aide-ménagère au cours de la journée. Tandis qu’elle ne prépare que le dîner vers dix-neuf heures. Mohamed Camara, haut cadre dans l’administration salue la bravoure des épouses qui gère avec engagement et détermination l’équilibre familial notamment l’entretien des enfants, le ménage et l’appui apporté au mari dans les dépenses mais aussi l’entretien du mari lui-même. Amadou Doumbia, commerçant de son état au Dabanani partage le même avis même si de son avis, il ya incompréhension dans le couple géré pour la stabilité de la famille. Pour comprendre cette réalité, le sociologue Moussa Tangara rappelle que l’évolution des modes de vie a profondément modifié l’organisation familiale. Selon lui, l’urbanisation et l’augmentation du travail féminin ont créé une situation où « les femmes cumulent les responsabilités productives et reproductives sans que la répartition domestique n’évolue au même rythme ». Il explique que la famille élargie, autrefois très présente pour soutenir les jeunes couples, joue un rôle moins central en milieu urbain, obligeant les femmes à développer des stratégies d’organisation plus individuelles. Il poursuit en argumentant que dans la littérature sociologique, cette réalité est souvent décrite comme la « double journée », concept largement étudié par des chercheurs tels que Arlie Hochschild, qui a montré comment le travail domestique, bien qu’invisible économiquement, constitue une seconde charge après la journée professionnelle. Cette charge ne se limite pas aux tâches physiques, elle inclut aussi la planification, l’anticipation et la gestion du temps, ce que certains spécialistes appellent la « charge mentale ». Dans le contexte malien, cette dimension est renforcée par les attentes sociales liées au rôle maternel et à la gestion du foyer. Le sociologue explique que cette organisation repose sur un équilibre fragile. Lorsque la fatigue s’accumule ou que le soutien familial manque, les femmes peuvent ressentir stress et épuisement. Pourtant, beaucoup expriment aussi une forme de fierté liée à leur capacité à « tenir la maison » tout en poursuivant une activité professionnelle. Cette résilience s’appuie sur des savoir-faire transmis entre générations, mais aussi sur une capacité d’adaptation constante aux contraintes modernes. AC/KM (AMAP)

Education : Un renforcement de capacité des agents techniques prévue du 23 au 30 mars 2026

Bamako, 10 mars (AMAP) Une session de formation destinée aux agents techniques des structures éducatives sur l’utilisation d’un outil numérique de collecte des données du personnel enseignant, sera organisée à Bamako, par le ministère de l’Éducation nationale, du 23 au 30 mars 2026, a appris l’AMAP d’une source proche du ministère de l’Education Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’Appui à la Décentralisation de l’Éducation au Mali (PADEM), qui vise à améliorer la gestion digitalisée de la présence et de la mobilité des enseignants, ainsi que le suivi de la fréquentation scolaire des élèves. Cet outil numérique développé à travers le Portail de l’Éducation du Mali permettra de mettre à jour et de centraliser les informations relatives au personnel enseignant sur l’ensemble du territoire. « À cet effet, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir informer et instruire vos agents techniques (AE et CAP) afin qu’ils prennent part à une session de formation technique portant sur l’utilisation et la maîtrise de cet outil, prévue du 23 au 30 mars 2026 dans les différents pôles régionaux de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Bamako », souligne la correspondance du département de l’Education nationale. Au niveau des Académies d’Enseignement, les participants attendus sont notamment le CDCAF, le Conseiller en Statistique et Planification (CSP), le chargé du personnel et l’informaticien. Dans les Centres d’Animation pédagogique (CAP), les Conseillers d’Orientation (CO) et leurs suppléants sont également concernés par cette session. KD/KM (AMAP)

Justice : L’affaire du directeur de publication du journal l’Alternance, Youssouf Sissoko mise en délibéré

Bamako, 10 mars (AMAP) Le procès du directeur de publication du journal L’Alternance, Youssouf Sissoko, s’est tenu lundi au Tribunal du Pôle national de Lutte contre la Cybercriminalité de Bamako, a appris l’AMAP de source proche du dossier. « Après plusieurs heures de débats et l’audition des différentes parties, le tribunal a décidé de mettre l’affaire [Youssouf Sissoko, ndlr] en délibéré pour le 23 mars 2026 », a indiqué le Bureau de l’Association des Éditeurs de la Presse Privée (ASSEP) dans un communiqué adressé aux directeurs de publication. Par ailleurs, la faitière a indiqué que « le procès opposant Séga Diabaté, directeur de publication du journal Sud Hebdo, à la famille Karagnara a été renvoyé au 13 avril 2026 ». Dans son communiqué, le Bureau de l’ASSEP a remercié l’ensemble des directeurs de publication pour leur mobilisation et leur solidarité à l’occasion de ces procédures judiciaires impliquant des responsables de la presse. Pour rappel, le directeur de publication du journal l’Alternance,Youssouf Sissoko est poursuivi pour « diffusion de fausses informations », « atteinte au crédit de l’État » et « offense à un chef d’État étranger » suite à la publication, le 2 février dernier, d’un article intitulé « Le Général Tiani sous le coup de l’émotion accuse Macron, Ouattara et Talon », dans la rubrique “Contribution” du journal L’Alternance. KD/KM (AMAP)