Actualité : Les États-Unis et la Chine entament de nouvelles négociations commerciales à Paris

Bamako, 15 mars (AMAP) Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent et le vice-Premier ministre chinois He Lifeng ont entamé dimanche matin à Paris des pourparlers bilatéraux destinés à aplanir les différends persistants dans la trêve commerciale entre les deux premières économies mondiales a appris l’AMAP de source proche du dossier. Les discussions, qui se poursuivront lundi au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), portent principalement sur les ajustements des tarifs douaniers américains, les flux de terres rares et d’aimants produits en Chine vers les États-Unis, les contrôles américains sur les exportations de haute technologie et les achats chinois de produits agricoles américains. Le représentant américain au commerce Jamieson Greer, participant aux négociations, a déclaré vendredi sur la chaine de télé américaine CNBC : « Nous voulons nous assurer que nous continuons à obtenir les terres rares dont nous avons besoin pour notre base manufacturière, qu’ils continuent d’acheter les produits qu’ils devraient acheter chez nous, et que les dirigeants aient l’occasion de se rencontrer et de s’assurer que la relation évolue dans la direction que nous souhaitons. ». Sous cet accord, la Chine s’est engagée à acheter 12 millions de tonnes de soja américain pour l’année de commercialisation 2025 et 25 millions de tonnes pour 2026. Les responsables américains ont indiqué que Pékin respectait jusqu’ici ses engagements sur le soja, mais des pénuries persistent pour les entreprises américaines de l’aérospatiale et des semi-conducteurs, notamment en yttrium utilisé dans les revêtements résistants à la chaleur pour moteurs d’avion. L’agence officielle chinoise, Xinhua, a qualifié ces négociations d’« opportunité et d’épreuve », ajoutant que « les progrès dépendront largement de la partie américaine » et appelant Washington à adopter une approche « rationnelle et pragmatique ». OSKM (AMAP)

ONU : Le chef humanitaire appelle à la libre circulation des cargaisons humanitaires dans le détroit d’Ormuz

Bamako, 15 mars (AMAP)  Le Secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires et coordinateur des secours d’urgence, Tom Fletcher, a appelé samedi, lors d’un point de presse, les parties au conflit et tous ceux qui exercent une influence sur elles à garantir la libre et sûre circulation des cargaisons humanitaires à travers le détroit d’Ormuz, a appris l’AMAP de source proche des Nations Unies. « Les chaînes d’approvisionnement humanitaires sont fragiles. Lorsque les routes sont fermées et que les coûts explosent, l’aide que nous pouvons délivrer diminue – et ce sont d’abord les personnes qui en ont le plus besoin qui en pâtissent », a déclaré Tom Fletcher dans un communiqué. Il a ajouté : « Mon message aux parties au conflit et à tous ceux qui exercent une influence sur elles est simple : les cargaisons humanitaires doivent pouvoir passer en toute sécurité par le détroit d’Ormuz. » Depuis la fermeture effective du détroit d’Ormuz par l’Iran, le 1er mars, les prix du carburant ont fortement augmenté, entraînant une hausse des coûts d’expédition mondiaux. Les perturbations aériennes et maritimes ont également ralenti les déplacements du personnel humanitaire et des marchandises, exposant les fournitures essentielles à des retards pouvant atteindre six mois. Ces obstacles s’inscrivent dans l’escalade du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, qui a débuté le 28 février par des attaques contre l’Iran. Selon les chiffres communiqués, 1 300 personnes ont été tuées depuis le début des hostilités, y compris l’ancien Guide suprême Ayatollah Ali Khamenei. L’Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, la Jordanie, l’Irak et des pays du Golfe abritant des bases militaires américaines. Tom Fletcher a souligné que les conséquences de ce conflit dépassent largement le Moyen-Orient, affectant les marchés mondiaux, les routes maritimes et les prix alimentaires. « L’impact sur notre travail humanitaire salvateur sera immense. Des millions de personnes sont en danger », a-t-il averti. OS/KM (AMAP)

Diéma : Inauguration du nouveau Camp Militaire du 44e Régiment d’artillerie

Diéma, 15 mars (AMAP) Le nouveau Camp militaire du 44ème Régiment d’artillerie de l’Armée de Terre, situé à 7 km de la ville de Diéma, a été inauguré vendredi, par le Ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara, a constaté l’AMAP. Bâti sur 500 hectares, ce camp est la concrétisation d’une promesse tenue par le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOITA, chef de l’Etat, suite à un besoin exprimé par les populations de Diéma. Le Maire de la Commune rurale de Diéma Abdoulaye Sissako a , dans son discours,   remercié le président de la Transition,  le Général d’Armée Assimi Goïta, pour avoir répondu avec promptitude à une doléance formulée par les populations, en réalisant ce camp militaire. L’élu a invité les populations à renforcer la collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité pour l’atteinte des objectifs. Le Représentant du Gouverneur de la Région de Nioro sur les lieux, le Préfet Hamadou Yacouba Diallo a fait savoir que l’implantation d’un camp militaire dans le cercle de Diéma par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta,  chef de l’Etat,  est un acte à saluer, car ce dispositif sécuritaire permettra d’améliorer les conditions de vie et de travail des militaires. Le Chef d’Etat-major de l’Armée de Terre, le Général de Brigade Toumani Koné a remercié les autorités locales de Diéma pour leur soutien indéfectible et leur accompagnement ininterrompu, qui ont facilité l’implantation réussie de cette emprise   invités à être intraitables face à l’ennemi, exemplaires face aux populations et loyaux envers la République. Le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara a , pour sa part, affirmé que ce camp est le couronnement d’un vœu exprimé par les populations du cercle de Diéma. Avant de préciser que le nouveau camp contribuera à sécuriser les axes stratégiques, à renforcer la présence de l’Etat dans cette zone et à soutenir les opérations visant à garantir la libre circulation des personnes et de leurs biens. Aux populations de Diéma, il dira que l’Armée malienne est leur Armée, elle est au service du peuple et agit avec lui. Enfin, le ministre a procédé à la coupure symbolique du ruban pour rendre opérationnel le camp militaire. OB/KM (AMAP)

Musique : Bako Dagnon, mémoire vivante des traditions musicales du Mali

Bamako, 14 mars (AMAP) Née au Sud-Ouest du Mali, dans l’actuelle région de Kita dans les années 50, Bako Dagnon est devenue une mémoire vivante des traditions musicales du pays. La chanteuse a été remarquée pour la première fois lors de la Biennale de la Jeunesse de Bamako de 1972. Sa connaissance extraordinaire des cultures et traditions des 27 communautés ethnolinguistiques maliennes a poussé Ali Farka Toure à consulter régulièrement cette mémoire vivante. En 35 ans de carrière, Bako Dagnon a réalisé 5 albums diffusés localement. En novembre 2007, elle a sorti son 1er album international « Titati ». Elle a contribué au lancement de la Société d’exploitation des produits agricoles du Mali (SEPAMA) à Kita, une usine de grande envergure, avec le PDG d’alors Drissa Keïta, pour que les paysans s’adonnent à la culture de l’arachide. Un coup bien  réussi. Car la grande usine  a atteint un rayonnement sans précédent dans la sous région avec la production d’huile d’arachide de qualité. Bako Dagnon est un mystère, un livre qui illumine l’Empire Mandingue. Arrangé par François Bréant (croiséen 2005 au côté de Thione Seck sur son splendide Orientissime), son « Titati » définit l’héritage des anciens. La célèbre cantatrice a été rappelée à Dieu le 7 juillet 2015 à Bamako. Le Mali retient d’elle une grande personnalité qui a marqué l’histoire musicale de notre pays. Kader Maïga (AMAP)

Réseaux sociaux : la dépravation des mœurs à l’ère de la création de contenus

Bamako, 13 mars (AMAP) Les réseaux sociaux ont profondément bouleversé la manière de communiquer, de s’informer et même de se divertir de la jeunesse Malienne. Mais derrière la créativité et la liberté d’expression  qu’ils promettent, une autre réalité s’impose progressivement : celle d’une quête effrénée de  visibilité où les limites morales semblent  parfois oubliées.  Aujourd’hui au Mali, à l’ère de la création de contenu, certains internautes n’hésitent plus à publier des vidéos ou des messages provocants pour capter l’attention sur la toile. Selon le psychologue Daouda Guindo, les contenus diffusés sur les réseaux sociaux jouent un rôle déterminant dans la construction de la perception du bien et du mal chez les jeunes. Les influenceurs, devenus des modèles pour une grande partie de la jeunesse, influencent directement leurs attitudes et comportements. Ainsi, la responsabilité des créateurs de contenus est engagée, car des messages mal orientés peuvent avoir des effets négatifs durables. Pour le psychologue, au Mali, les décisions judiciaires prises contre certains artistes à la suite de leurs publications illustrent cette problématique et traduisent la volonté des autorités de préserver la morale publique. En effet, dira-t-il l’usage des réseaux sociaux soulève également une responsabilité collective. Les parents doivent encadrer et orienter leurs enfants vers un usage responsable, tandis que les autorités sont appelées à renforcer les mécanismes de régulation. Les jeunes eux-mêmes doivent développer un esprit critique face aux contenus qu’ils consomment, estime Daouda Guindo. Et au psychologue de poursuivre, l’exposition répétée à des contenus immoraux favorise la banalisation de comportements inappropriés et peut affaiblir les valeurs sociales et culturelles transmises par la famille et l’école. Les réseaux sociaux peuvent aussi être exploités par des réseaux criminels pour manipuler des jeunes vulnérables. Malgré tout, Daouda Guindo estime que les réseaux sociaux  demeurent des outils incontournables  de communication, nécessitant un encadrement responsable et une éducation numérique adaptée. Pour l’imam Cheick Ahmed Tidiane Diallo, président de la jeunesse du groupement des leaders spirituels musulmans du Mali (J-GLSM)l Les réseaux sociaux ont pris, ces dernières années, une place centrale dans la vie des sociétés, y compris au Mali. On y observe cependant la diffusion croissante de contenus contraires aux valeurs morales et culturelles, tels que des vidéos indécentes, la diffamation, la propagation de rumeurs et la recherche de la célébrité au détriment de l’éthique. Cette situation selon le président de la J-GLSM  a contribué à la déformation du concept de modèle moral auprès des jeunes, à l’affaiblissement de la pudeur, à la perte de temps et à la négligence des pratiques religieuses et des activités utiles, constituant ainsi une réelle menace pour l’identité religieuse et culturelle de la société. Toujours selon le prêcheur, l’islam insiste fortement sur la préservation des bonnes mœurs et la maîtrise du comportement. Allah le Très-Haut dit : « Dis aux croyants de baisser leurs regards » (Coran, 24:30), et il dit également :« Il ne prononce aucune parole sans qu’un observateur vigilant ne soit prêt à l’enregistrer » (Coran, 50:18). Le Prophète( PSL)  a aussi averti contre les dangers de la parole et du comportement en déclarant : « Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier dise du bien ou qu’il se taise » (rapporté par Al-Boukhari et Mouslim) affirme l’imam Cheick Tidiane Diallo. Pour sa part Abdoulaye Konaté, promoteur de l’agence de marketing digital Konatech, les réseaux sociaux occupent une place grandissante dans la vie quotidienne des jeunes et dans la dynamique de la communication moderne. L’expert en réseaux livre une analyse nuancée de leurs impacts sur les mœurs.   Selon lui, les réseaux sociaux ne sont ni totalement bénéfiques ni entièrement néfastes. Ce sont avant tout des outils, explique-t-il, estimant que leur influence dépend essentiellement de l’usage qu’en font les utilisateurs. Toutefois, il reconnaît l’existence de dérives, notamment la normalisation de certains comportements et la diffusion de contenus peu compatibles avec les valeurs éducatives. Abdoulaye Konaté souligne également la mise en avant excessive de la richesse et du luxe sur certaines plateformes, un phénomène qui peut perturber les repères des jeunes. Certains contenus ne sont pas favorables à l’éducation des jeunes affirme-t-il, évoquant les publications provocatrices ou choquantes largement relayées en ligne. Malgré ces risques, le promoteur de Konatech  met en avant les opportunités offertes par le numérique. Les réseaux sociaux permettent aujourd’hui à de nombreux jeunes de développer des activités génératrices de revenus, de promouvoir leurs projets et de sensibiliser sur des causes sociales.  Grâce au digital, il est désormais possible de travailler, de gagner de l’argent et de transmettre des messages utiles,  souligne-t-il. Concernant l’attrait des contenus choquants ou provocateurs, Abdoulaye Konaté explique ce phénomène par la place centrale de l’émotion dans le comportement humain. La surprise, la colère et la curiosité suscitent davantage de réactions  Une information conflictuelle ou spectaculaire attire immédiatement l’attention et devient virale observe-t-il. Enfin, il précise que les algorithmes des réseaux sociaux ne favorisent pas directement ce type de contenu, mais mettent en avant ce qui génère le plus d’interactions dont l’ objectif étant de capter les publications qui suscitent de fortes réactions émotionnelles. Ainsi, pour Abdoulaye Konaté, les réseaux sociaux constituent à la fois une opportunité économique et un défi éducatif. Leur influence sur les comportements dépend largement de la responsabilité des utilisateurs de la qualité des contenus diffusés. Pour connaitre les dispositions règlementaires qui encadrent les comportements des usagers  sur les réseaux sociaux, nous avons  tenté  de joindre les experts en droit numériques au  niveau de l’APDP (Autorité de Protection  des Données à Caractères  Personnelles). Cependant nos efforts pour joindre cette organisation n’ont pas  porté fruit. Toutefois, selon des témoignages, la responsabilité des  , des institutions éducatives et des leaders religieux est primordiale pour sensibiliser les jeunes à une utilisation responsable des réseaux sociaux. Ces derniers d’encourager les contenus éducatifs et constructifs, de renforcer les valeurs de pudeur, et de   conscience dans l’espace numérique. Les réseaux sociaux ne sont pas mauvais mais de leur avis, le véritable danger réside dans leur mauvaise utilisation. MLD/KM (AMAP)

Dossier : Vif sur les Ateliers Centraux de Markala (ACM)

Markala, 15 mars (AMAP) Les ateliers centraux de Markala, à n’en pas douter, ont joué un rôle prépondérant dans le développement de notre pays. Ils ont été au Mali et dans la sous-région une référence dans le domaine de la rénovation technologique, à travers la fabrication de pièces détachées des engins militaires, des antennes paraboliques et d’autres innovations technologiques. Ces ateliers avec une technicité de haute portée étaient tenus par le Génie, une unité d’élite de l’Armée Malienne qui a réalisé de nombreuses œuvres dont la route Sévaré- Gao et le Boulevard de l’Indépendance, entre autres. Aujourd’hui, la rédaction de L’Agence Nationale de la Presse du Mali a décidé de faire des reportages sur de nombreux sujets, parmi les quels les ateliers centraux de Markala, qui connaissent, de nos jours, une désuétude. Les Ateliers Centraux de Markala (ACM) ont été créés en 1929 par le STIN (Service Temporaire d’irrigation du Niger), dans le but de la réparation et de l’entretien des engins de terrassement. Le STIN, ayant terminé ses travaux en 1935, passa les Ateliers à un consortium composé de trois sociétés françaises, à savoir la Société Nationale des Travaux Publics (SNTP) ; la Société Meunier et Coses et la Compagnie des Batignolles. En Juillet 1947, le consortium céda les ateliers à l’Office du Niger. Le 1er août 1961, les ateliers se détachent de l’Office du Niger et deviennent une société autonome, dénommée « Entreprise Malienne de Construction et d’Outillage Mécanique» (EMCOM), sous la tutelle du ministère des Travaux Publics. Le 15 Juillet 1964, les ateliers fusionnent avec la Compagnie Malienne de Navigation et l’Usine de Bois de Niaréla, pour former les Ateliers et Chantiers du Mali (ACM). Le 9 Octobre 1973, les ateliers portent le nom de « Entreprise Nationale de Métallurgie», sous la tutelle du Ministère chargé des Sociétés et Entreprises d’Etat. Le 29 avril 1976, les ateliers sont inclus au Service Matériel et Bâtiment de l’Armée (SMB). Telles furent, depuis leur création, les différentes appellations que prirent ces ateliers. Les Ateliers militaires Centraux de Markala, comme on les appelle aujourd’hui, sont un complexe industriel spécialisé en métallique, dans la fabrique de charpentes, de citernes, de remorques, de cuves, de châteaux d’eau, de matériels agricoles, de vannes d’irrigation, de bacs, chalands, de mobiliers de bureau et de lits, armoires, entre autres. Ils sont également spécialisés en mécanique, dans la confection et la réparation de toutes les pièces mécaniques en fonte, bronze, ou acier ; le coulage en fonderie de toute pièce suivant modèle ou croquis ; l’adaptation de moteur diesel à essence, la réparation de véhicules de tout type, etc… Aujourd’hui, cette merveille, ce symbole qui a fait la fierté de notre nation se trouve dans un état de délabrement. Kader Maïga (AMAP)

Hausse des prix du pétrole : les banques centrales africaines face à un nouveau dilemme monétaire

Bamako, 14 mars (AMAP) Les responsables économiques africains avertissent que la forte hausse des prix du pétrole provoquée par le conflit en Iran risque de compliquer les décisions de politique monétaire et de peser sur des secteurs clés comme l’exploitation minière, menaçant ainsi la reprise économique en cours sur le continent a appris l’AMAP de Reuters. Ces derniers mois, plusieurs banques centrales africaines – d’Accra à Luanda – avaient engagé des baisses du taux directeur, profitant du recul de l’inflation et d’une relative stabilité des taux de change afin de soutenir l’activité économique. Cette dynamique pourrait, toutefois, être interrompue en raison des tensions géopolitiques et de la volatilité des prix de l’énergie. La banque centrale de l’Ouganda a souligné que l’environnement économique mondial devenait de plus en plus incertain. « Les périodes d’incertitude accrue sont devenues une caractéristique déterminante du paysage économique mondial, mettant les banques centrales du monde entier au défi d’une manière sans précédent », a-t-elle indiqué à Reuters, précisant qu’elle réévaluerait ses instruments et ses procédures afin d’en garantir l’efficacité dans ce contexte difficile. En Angola, la banque centrale a décidé jeudi de maintenir ses taux d’intérêt après trois baisses consécutives. Son gouverneur, Manuel Tiago Dias, a évoqué la montée des risques liés à la situation internationale. Selon lui, ces risques découlent « principalement d’un possible prolongement de la guerre actuellement menée au Moyen-Orient, qui pourrait affecter les chaînes de distribution, notamment les intrants agricoles et les engrais ». Des analystes estiment que d’autres institutions monétaires majeures du continent pourraient également suspendre leurs cycles d’assouplissement monétaire. Le Ghana, le Nigeria, la Zambie et le Kenya figurent parmi les pays susceptibles de revoir leur stratégie. Pour Razia Khan, économiste en chef pour le Moyen-Orient et l’Afrique chez Standard Chartered, les autorités monétaires devront désormais évaluer les effets indirects de la hausse du pétrole. « Les banquiers centraux devront examiner le potentiel de transmission de ces hausses sur l’inflation et d’autres indicateurs économiques », a-t-elle déclaré. Dans ce contexte, la banque d’investissement JPMorgan a revu à la baisse ses prévisions de réduction des taux pour le Nigeria, le Kenya, le Ghana et la Zambie, citant la crise actuelle. « À l’exception de l’Angola, nous avons réduit l’ampleur des baisses de taux initialement envisagées », a indiqué l’institution dans une note de recherche. Sur les marchés internationaux, le Brent s’échangeait vendredi à un peu moins de 100 dollars le baril, après avoir atteint près de 120 dollars plus tôt dans la semaine. Selon Charlie Robertson, responsable de la stratégie macroéconomique chez FIM Partners, un maintien durable des prix autour de ce niveau pourrait peser sur les économies africaines. « Si le pétrole se maintient en moyenne à 100 dollars pendant un an, nous verrons les réserves de change diminuer dans la plupart des pays du continent et plusieurs monnaies se déprécier d’environ 5 % », a-t-il averti. Les banques centrales du Kenya, du Nigeria, du Ghana et de la Zambie n’ont pas répondu aux demandes de commentaires. OS/KM (AMAP)

Coopération : l’UNICEF remet un véhicule au ministère et un autre à l’AMAP

Bamako, 14 mars (AMAP) Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a présidé,  jeudi, dans les locaux de son département, la cérémonie de signature du protocole d’entente entre l’UNICEF, l’AMAP et l’ORTM, ainsi que la remise de deux véhicules au ministère de la Communication et à l’AMAP. C’était en présence du représentant du Réprésentant -Résident par Intérim de l’UNICEF au Mali, M. Alassane Ouedraogo, des deux directeurs généraux de l’AMAP et de l’ORTM, Alassane Souleymane et Yaya Konaté, ainsi que d’autres membres du ministère et des structures rattachées. Le ministre en charge de la Communication Alhamdou Ag Ilyène, a, dans son intervention, félicité l’UNICEF pour son engagement constant en faveur des médias publics dans le but de promouvoir les droits des enfants. « Je me réjouis également de la signature et de la consolidation des protocoles d’accord, notamment le protocole d’entente entre l’UNICEF et l’ORTM relatif à l’accès des enfants aux médias d’État et à la promotion des droits, ainsi que le protocole d’entente entre l’UNICEF et l’AMAP dans le cadre du projet Enfants et Médias du Mali », a fait savoir le ministre. Le ministre Ag Ilyène a affirmé également que la remise des véhicules revêt une grande importance. « Au-delà du symbole, il s’agit d’un appui concret, qui contribuera à l’amélioration de notre parc automobile, au renforcement des capacités d’intervention de nos services et à une plus grande efficacité des agents dans l’exercice quotidien de leur mission. » « Cette collaboration exemplaire entre le ministère, l’UNICEF, l’AMAP et l’ORTM s’inscrit dans une vision commune : mettre la communication publique et les médias au service de l’intérêt général, en particulier des droits et du bien-être de l’enfant. Elle illustre aussi une conviction forte : donner la parole aux enfants, mieux les représenter dans nos contenus, protéger leur image et porter leurs préoccupations, c’est investir dans l’avenir du Mali », ajoute-t-il. Le patron du ministère de la Communication a rappelé que le projet Enfants et Médias en est « une des expressions les plus concrètes, tout comme les initiatives de formation et de mise en réseau des enfants journalistes soutenues par l’UNICEF et coordonnées par l’AMAP. Ces instruments traduisent nos volontés partagées de structurer davantage notre coopération, de lui donner un cadre clair et de renforcer notre impact sur le terrain. » Le représentant du Représentant –  résident par intérim de l’UNICEF au Mali, Alassane Ouedraogo,  a souligné que ce partenariat renouvelé traduit « notre engagement collectif à améliorer la qualité et la diversité des informations diffusées au bénéfice des enfants et des jeunes du Mali. Ces véhicules permettront au ministère de la Communication et à l’AMAP d’aller plus loin, au sens propre comme au figuré, notamment dans les régions, au cœur des villages, à la recherche d’images et de témoignages qui mettent en lumière la situation des enfants au Mali », a estimé le représentant de l’UNICEF. Le directeur général de l’Agence Malienne de Presse et de Publicité a exprimé sa satisfaction face au partenariat entre sa structure et l’UNICEF, ainsi que pour la remise du véhicule. « La remise d’un véhicule de dernière génération pour renforcer les capacités de l’AMAP permettra à notre structure de continuer à tenir ses engagements à travers le protocole d’entente que nous signons annuellement avec l’UNICEF », s’est-il réjoui. Selon le DG de l’AMAP, le partenariat que « nous entretenons avec l’UNICEF est un partenariat utile, fécond, à travers lequel nous posons beaucoup de briques. Il s’agit bien de la construction du bien-être des enfants. » Et de conclure que depuis quelques années, l’AMAP et l’UNICEF travaillent ensemble pour mettre les enfants au cœur de la problématique de la bonne information. « Faire comprendre aux enfants que le métier de journaliste est un métier noble par lequel on peut être un citoyen qui se construit. » Autre temps fort de l’événement : la remise du magazine réalisé par les enfants journalistes au ministre de la Communication et au représentant résident de l’UNICEF, à l’issue de l’atelier tenu à l’AMAP en décembre dernier. MMD/KM (AMAP)

Iran : le nouveau Guide suprême Mojtaba Khamenei a livré son premier message

Bamako, 12 mars (AMAP) Le nouveau guide suprême de l’Iran, Mojtaba Khamenei, a promis la « vengeance » dans son premier message diffusé jeudi, par la télévision d’État, Mojtaba Khamenei, âgé de 56 ans, a succédé à son père, l’ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre au Moyen-Orient par des bombardements américains et israéliens. Le discours, lu par une présentatrice sur les ondes de la télévision d’État, a été l’occasion pour le religieux de venger les victimes du conflit. « Une partie limitée de cette vengeance a été mise en œuvre jusqu’à présent, mais tant qu’elle ne sera pas menée jusqu’au bout, cela restera l’une de nos priorités », a-t-il déclaré. Mojtaba Khamenei, a été désigné le 8 mars par l’Assemblée des experts,  au sommet de la République islamique, aujourd’hui au cœur d’un conflit au Moyen-Orient. OS/KM ‘AMAP)

Kolondièba : Deux blessés et d’importants dégâts matériels suite à un incendie dans une station-service

 Kolondièba, 13 mars (AMAP) Une citerne chargée de carburant et un camion de 10 tonnes, ont pris feux jeudi, dans la station Mali Sadio, à l’entrée de la ville de  Kolondièba, a constaté l’AMAP. Les premières informations de la protection civile, font état de deux blessés de deux blessés, de deux citernes touchées et d’un camion-citerne calciné par les flammes. Selon les informations recueillies sur place, c’est à 17 heures qu’une citerne chargée de carburant a pris feu dans cette station-service. Les enquêtes sont en cours au niveau du Commissariat de police pour déterminer les causes réelles de l’incendie. Le préfet de cercle, Boubacar Oumar Traoré, entend rencontrer les gérants des différentes stations de carburant de la ville afin de prendre des mesures strictes pour éviter des incidents de ce genre. NMK/CMT (AMAP)