Bourem : Deux enfants tués dans l’explosion d’une grenade

Bourem, 13 mars (AMAP) Un garçon et sa sœur, de 11 et 9 ans, ont perdu la vie vendredi, dans l’explosion d’une grenade, dans le village de Taoussa, situé à 30 kilomètres de Bourem ( chef lieu de cercle), a appris l’AMAP, de source locale. En effet, vers 9 heures dans leur quotidienne promenade, ces deux enfants, loin des autres ont ramassé entre les infrastructures abandonnées par les forces de défense et de sécurité ( FDS) une grenade. Inconscients, ils ont commencé à jouer avec l’engin, tout en cherchant à l’ouvrir, malheureusement la grenade a explosé, tuant,  sur le champ, le garçon de 11 ans et blessant sa sœur. La blessée a été vite référée au cscom de Taoussa pour les premiers soins, malheureusement elle est décédée. La défunte a été inhumée à Bourem  son frère  à Taoussa. Cette histoire intervenue  vendredi, doit interpeller les parents, les légitimités traditionnelles et coutumières et les autorités locales afin d’interdire les lieux sensés abriter des attaques des terroristes et faire passer des messages de sensibilisation sur les conséquences des engins explosifs.  TMT/KM (AMAP)

Comité interparlementaire de l’UEMOA : Présentation du Rapport annuel avec un taux d’exécution de 86,5% en 2025

Bamako, 13 mars (AMAP) La cérémonie de présentation du rapport annuel du Comité interparlementaire de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA), a été présidée par le président par intérim de l’organisation, M. Fononna Cheick Ahmed Coulibaly, a constaté l’AMAP. C’était en présence du président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop, de la représentante du Conseil national de Transition, Mme Diarra Raky Talla et des commissaires de l’UEMOA. Il ressort du document que le taux d’exécution budgétaire 2025 de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) s’élève à 86,5% contre 77,84 % en 2024, soit une progression de 8,70%. Quant au taux d’exécution physique, il est de 87,13% en 2025 contre 85,70% en 2024, soit une progression de 1,43%. Cette information a été donnée ce vendredi 13 mars, dans un hôtel à Bamako, à l’occasion de la 57è session ordinaire du comité interparlementaire de l’UEMOA. Pour l’ensemble des organes de l’Union, « l’année 2025 a été marquée par la réalisation des priorités inscrites dans leur projet annuel de performance, conformément aux principes et directives du budget-programme», a déclaré le président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop. Il a reconnu qu’au terme de l’exercice 2025, «les performances de la Commission sont en nette progression par rapport à 2024. Ainsi, le taux d’exécution budgétaire de l’Union s’élève à 86,5% contre 77,84% en 2024, soit une progression de 8,70%. Quant au taux d’exécution physique, il est de 87,13% en 2025 contre 85,70 % en 2024, soit une progression de 1,43% ».  Et d’ajouter : «Ces résultats importants ont été possibles grâce aux efforts conjugués de tous les organes de l’Union et à l’engagement des États membres pour impulser le processus d’intégration régionale.» Le président de la Commission, M. Diop, a toutefois reconnu que «des difficultés ont été enregistrées, dont les plus importantes sont, entre autres, les menaces sécuritaires qui impactent négativement le développement économique et social des États membres de notre Union». Le financement du processus d’intégration pose aussi un grand souci pour l’accomplissement des missions des organes de l’UEMOA, a-t-il déploré. À ces difficultés s’ajoute la relative lenteur dans l’application des réformes communautaires, notamment celles portant sur la libre circulation, le droit d’établissement et la concurrence, a-t-il fait savoir. Concernant les perspectives, M. Abdoulaye Diop a souligné que le budget 2026 de l’Union tient compte de la contrainte majeure liée au non-reversement du PCS par certains États membres. «Cette situation fragilise la capacité de l’Union à assurer de manière optimale le financement de ses programmes, à honorer ses engagements et à garantir la continuité de ses missions au service de l’intégration régionale», a estimé le président de l’U. Pour 2026, l’activité économique au sein de l’Union, selon M. Diop, poursuivrait son dynamisme avec un taux de croissance de 6,4%. «Toutefois, les conflits au Moyen-Orient déclenchés le 28 février 2026 perturbent davantage l’environnement économique international, déjà affecté par la guerre russo-ukrainienne et la politique commerciale des États-Unis. Cette crise, dont les effets se font déjà sentir, entraîne notamment une hausse du prix du pétrole. La perturbation du commerce international n’épargne pas nos économies», a-t-il déploré. Quant au président par intérim du Comité interparlementaire, M. Fononna Cheick Ahmed Coulibaly, il a déclaré : «Aujourd’hui, des actions concrètes réalisées en faveur, notamment de la libre pratique et de la libre circulation sont palpables, et certaines en cours de réalisation grâce aux efforts de la Commission de l’UEMOA et à l’engagement des États membres.» Selon lui, le comité interparlementaire se réjouit de la prise en compte de cette préoccupation dans l’un des programmes du plan stratégique 2025-2030 de la Commission de l’UEMOA, Impact 2030, au niveau précisément de l’axe «développement humain et citoyenneté». En ce qui concerne le Comité interparlementaire, en tant que représentant des populations, «nous poursuivons sans relâche notre mission de sensibilisation et de plaidoyer auprès des décideurs, des acteurs économiques mais aussi des populations sur tous les chantiers de l’intégration», a-t-il conclu. MMD/CMT

Bamako : Le Centre de coordination et de gestion des crises (Cecogec) dément les allégations de pénurie d’essence

Bamako, 13 mars (AMAP) Le Centre de coordination et de gestion des crises (Cecogec) a  démenti, ce vendredi, les allégations de pénurie d’essence à travers la ville de Bamako, avant d’inviter les populations à ne pas céder à la panique et à la psychose, a appris l’AMAP de source proche de la structure. «  Le Cecogec constate avec un grand étonnement une subite ruée des populations vers les stations-services pour s’approvisionner en essence. Ce mouvement de panique est provoqué par une rumeur annonçant une prétendue pénurie d’essence. Le Cecogec dément formellement cette allégation et rassure les populations des dispositions prises par le gouvernement pour l’approvisionnement continu du pays en hydrocarbures », a affirmé le directeur du Centre, le Colonel sapeur-pompier Issa Raoul Dana Dabo. Ce dernier a saisi l’occasion pour mettre en garde les auteurs de «ces fausses informations et contre toute spéculation» visant à créer «une véritable pénurie». Ce vendredi, dès 7 H 00 du matin, les populations de la Capitale ont envahi  les stations services des rives gauche et droite, pour s’approvisionner en essence afin d’éviter la pénurie qui a secoué la Capitale et les localités de l’intérieur, les mois passés, entravant la libre circulation des personnes et de leurs biens. CMT/KM (AMAP)

Cérémonie de distinctions au ministère de la Communication : Le DG de l’AMAP, Chevalier de l’Ordre national

Bamako, 12 mars (AMAP) La cérémonie de remise de décoration au profit de plusieurs agents relevant de son département, a été présidée jeudi par le ministre en charge de le Communication,  Alhamdou Ag Ilyène en présence du Grand Chancelier des Ordres Nationaux,  le Général Amadou Sagafourou Guèye a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée en deux temps : la remise des grades de Chevalier de l’Ordre national par le ministre, puis l’attribution des médailles du mérite national par le Grand Chancelier, suivie des discours et d’une photo de famille. Parmi les récipiendaires de la médaille de Chevalier de l’Ordre national du Mali figurent notamment Alassane Souleymane, Directeur Général de l’Agence Malienne de Presse et de Publicité (AMAP), ainsi que Ibrahima Haïdara, Fanta Coumba Karambé, Soumeylou Aboubacrine Dicko, Abdoul Aziz Mangané et Aminata Cécile Tounkara. D’autres agents ont reçu la médaille du mérite national avec effigie Lion Debout, dont Moriko Diakité, Moulaye Haïdara, Bakary Kouyaté, Satigui Sangaré, Alexis Kalembiry, Djibril Kodjo, Mahamadou Talata Maïga, Kassim Camara, Kadiatou Sall, Aminata Mariko et Kassim Tangara. Ces distinctions ont été conférées au nom du Président de la Transition, Chef de l’État. Dans son intervention, le ministre Alhamdou Ag Ilyène a insisté sur la nécessité de reconnaître et de récompenser le mérite au sein de l’administration publique. «Ces médailles ne sont pas des simples distinctions, e sont aussi les témoignages, la reconnaissance du ministère et de la nation malienne à votre égard», a-t-il déclaré, avant d’encourager les récipiendaires à «persévérer» et à viser davantage de distinctions. Il a, par ailleurs, exprimé sa fierté face à la résilience du département ces trois dernières années et réaffirmé l’engagement à valoriser chaque agent selon son mérite tout en sanctionnant les manquements éventuels. Au nom des récipiendaires, Ibrahima Haïdara a remercié le ministre pour son leadership et son soutien constant, citant notamment le rôle déterminant joué par le département lors du 28è congrès de l’Union postale universelle, qui a permis au Mali de conserver son siège au conseil d’administration de cette organisation. Il a réitéré l’engagement des agents à servir l’État avec loyauté et professionnalisme. OD/KM (AMAP)

Bamako : Un véhicule gros-porteur n’a droit qu’à 600 l de gasoil tous les 3 jours

Bamako, 13 mars (AMAP) Un véhicule gros porteur n’a désormais droit qu’à 600 litres de Gasoil tous les 3 jours, a appris l’AMAP, de source proche du Centre coordination et de gestion des crises (Cecogec). L’information a été donnée par le Centre à travers un communiqué rendu public ce vendredi. « Le Cecogec informe l’opinion publique et les transporteurs qu’à compter de ce jour, un rationnement du ravitaillement des véhicules gros porteurs sera mise en place. Cette mesure limite les ravitaillements à 600 litres de gasoil par véhicule pour une durée de 72 heures. Ce rationnement sera géré via l’application mis en place par la DGCC », informe le directeur du Centre, le Colonel sapeur-pompier Issa Raoul Dana Dabo. Cette mesure, explique-t-il, a été prise en accord avec les opérateurs pétroliers, à l’issue de la 17è réunion hebdomadaire tenue le jeudi 12 mars au ministère de l’industrie et du commerce. La Capitale connaît, depuis plus de deux semaines une pénurie de gasoil. Le ministère en charge du Commerce soupçonne les conducteurs de ces véhicules d’être impliqués dans des pratiques spéculatives consistant à faire le rang pour faire le plein et revendre ce contenu au marché noir, pour avoir plus de bénéfice. CMT/KM (AMAP)

Education : l’intégration des enseignants contractuels au centre d’une rencontre

Bamako, 13 mars (AMAP)  La Direction nationale de la Fonction publique des Collectivités territoriales tient ce vendredi à Bamako une réunion avec les responsables du secteur de l’éducation autour du processus d’intégration des enseignants contractuels dans la fonction publique des collectivités territoriales au titre de l’exercice budgétaire 2026, a appris l’AMAP de source proche du dossier. Les échanges portent notamment sur les modalités d’intégration des contractuels issus des écoles communautaires (ECOM), des Centres de développement de la petite enfance (CDPE), des Centres d’éducation pour le développement (CED), des Centres intégrés d’éducation spécialisée (CIES) ainsi que des Centres d’alphabétisation fonctionnelle (CAF et CAFÉ). La rencontre regroupe des représentants du ministère de l’Éducation nationale du Mali, du budget, du District de Bamako, ainsi que des structures éducatives concernées. Ces intégrations s’effectuent conformément au Décret n°09-515/P-RM de septembre 2009, qui prévoit une condition d’ancienneté et la réussite à des tests de contrôle et d’aptitude. KD/KM (AMAP)

Mondial basket féminin 2026 à Wuhan : une victoire et une défaite pour les Aigles dames

Bamako, 12 mars (AMAP) L’équipe nationale féminine de basketball du Mali a enregistré une défaite et une victoire lors de ses deux premières sorties au tournoi de qualification pour la FIBA Women’s Basketball World Cup 2026 (Mondial Basketball féminin), à Wuhan, en Chine, a appris l’AMAP. Pour leur entrée en lice, mercredi 11 mars, les Aigles dames se sont inclinées face à la Chine, pays hôte du tournoi, sur le score de 81 à 68. Les Maliennes se sont, toutefois, rapidement relancées dans la compétition en dominant, jeudi 12 mars, la République Tchèque par le score de 77 à 64, au terme d’une rencontre globalement maîtrisée. Les tournois de qualification pour la phase finale du Mondial féminin 2026 ont débuté le 11 mars dans quatre villes à travers le monde : Wuhan, San Juan, Istanbul et Lyon. Au total, 24 sélections nationales prennent part à ces tournois qualificatifs qui se poursuivent jusqu’au 17 mars prochain, avec l’objectif de décrocher les 11 derniers billets pour la phase finale. Chaque site accueille six équipes qui s’affrontent dans un format de championnat toutes rondes. Dans la plupart des groupes, les trois premières équipes obtiendront leur qualification pour la Coupe du monde. La phase finale du tournoi est prévue en septembre 2026 à Berlin, en Allemagne. Avant le début de ces qualifications, cinq nations avaient déjà assuré leur présence. Il s’agit des Etats-Unis, de la Belgique, l’Australie, du Nigeria, champions continentaux en 2025, ainsi que l’Allemagne en tant que pays hôte. Outre le Mali, plusieurs sélections africaines prennent part à ces éliminatoires, notamment le Sénégal et le Soudan du Sud. Les Aigles dames poursuivent leur campagne avec l’ambition de figurer parmi les équipes qualifiées pour le Mondial 2026. KDKM (AMAP)

PPM : Organisation de la 95ème Session de son conseil d’administration

Bamako, 12 mars (AMAP) Les administrateurs du conseil d’administration de la pharmacie populaire du Mali (PPM) ont tenu, ce jeudi, dans les locaux dudit service sa 95 ème session, a constaté l’AMAP. Des points inscrits à l’ordre du jours sont l’examen et l’adoption du procès-verbal de la 94è Session, l’adoption du règlement intérieur, la présentation du budget 2025 exécuté, examen, discussion et adoption du projet de budget 2026 et les questions diverses. Le président directeur général (PDG), Dr Mamady Sissoko a rappelé que « la tenue régulière de nos sessions statutaires constitue un moment privilégié d’évaluation, d’orientation stratégique et de prise de décisions essentielles pour la bonne gouvernance du PPM ». « Elle nous offre l’opportunité d’examiner avec rigueur les performances réalisées, d’identifier les défis persistants et d’adopter les mesures nécessaires afin d’améliorer continuellement l’accès des populations aux médicaments essentiels de qualité », a évoqué Dr Sissoko. Il a également évoqué que « dans un contexte marqué par une crise multidimensionnelle sécuritaire, économique, sanitaire voir logistiques à l’échelle mondiale, la PPM demeure un maillon stratégique de la politique nationale pharmaceutique au Mali ». « Sa mission d’approvisionnement, de stockage et de distribution des produits pharmaceutiques essentiels exige de nous plus d’anticipation, d’efficacité et de sens élevé de responsabilité », a précisé le PDG du PPM. Selon lui, « en 2025, malgré les impacts négatifs des inondations de 2024 nous avons réalisé un chiffre d’affaires de plus de 9, 384 milliards fcfa contre une charge de 9, 628 milliards fcfa soit un déficit de 243 millions fcfa. Ce résultat peu satisfaisant est encourageant dans le contexte de crise que nous traversons », a-t-il dit. Dr Mamady Sissoko a, cependant, noté leur « mission principale qui est la disponibilité des produits de santé de qualité est assurée à hauteur de souhait avec 75% de taux de disponibilité en moyenne sur les trois dernières années ». « Certes notre situation financière est fragile due au retard de paiement de nos factures et mandats auprès de l’Etat mais la situation est sous contrôle, et nous disposons des leviers nécessaires pour poursuivre notre développement dans de bonnes conditions », a expliqué Dr Sissoko. « Concernant les perspectives pour 2026, nous prévoyons un chiffre d’affaires de 11, 442 milliards Fcfa contre une charge de 10, 225 milliards Fcfa avec un résultat prévisionnel d’environ 1,216 milliards Fcfa », a-t-il espéré. « Face aux attentes légitimes de nos concitoyens en matière d’accès équitable aux médicaments, nous devons poursuivre nos efforts de modernisation, d’optimisation de la chaîne d’approvisionnement et de consolidation de la gouvernance, tout en veillant au respect des principes de transparence, de recevabilité et de performance », a-t-il souhaité. Dr Sissoko a salué salué le travail accompli par l’ensemble du personnel de son service, avant de formuler le vœu pour que les travaux de cette 95 ème puissent se dérouler dans un climat constructif et productif et déboucher sur des orientations fortes à même de consolider davantage le rôle stratégique de son institution au service de la santé de la population du Mali. ST/KM (AMAP)    

Tombouctou : Sel gemme de Taoudéni ou sel de roche, une manne mal exploitée

Tombouctou, 11 mars (AMAP) Le sel gemme de Taoudéni est une denrée de cuisine extraite des carrières de sel à environ 850 km de Tombouctou. Son exploitation dans les carrières est un acte de bravoure et de maturité qui n’est pas donnée à tout homme. Elle est réservée pour les hommes endurants qui acceptent au prix de leur vie affronter la faim, la soif, la marche et la rigueur du climat qui sans norme dans le désert. Pour certaines catégories des populations du nord, pour prétendre au mariage, il faut que l homme adulte fasse obligatoirement un ou plusieurs séjours à Taoudéni. Le  transport du sel qui se faisait par le passé par les caravanes de chameau  commence à se moderniser peu à peu avec les camions, cependant les chameaux continuent de faire le trajet. Le commerce du sel gemme a joué un rôle important dans le rayonnement économique et la gloire de Tombouctou. Ce sel  est ensuite transporté par les pirogues et pinasses pour les cercles de la région et les régions voisines de Mopti et Ségou entre autres, le Burkina – Faso et le Ghana. Après une longue observation, Moctar Ben Sidi est un ancien guide touristique de la place, avec la crise sécuritaire qui a freiné le tourisme, a décidé de créer une petite entreprise industrielle de transformation du sel gemme. Cette unité semi industrielle traite, raffine et conditionne le sel gemme   pour le rendre facile à exporter vers d’autres destinations. L’unité le Broye, le trie, nettoie les impuretés et le raffine pour la consommation humaine. Il est ensuite conditionné et mis en sachets de demi-kg, 1kg ou plus. De notre entretien avec le promoteur, il ressort que l’unité créée des emplois, valorise le sel malien au lieu de le vendre brut et approvisionne les marchés nationaux. Il révèle que le sel gemme réduit aussi l’importation du sel transformé. En grand connaisseur Moctar Ben nous explique certaines utilisations du sel gemme, en plus de l’assaisonnement de nos aliments, « il est utilisé pour la conservation de la viande et du poisson, pour les soins corporels et un complément minéral pour les animaux ». Le sel gemme ou sel de roche possède une catégorie rare appelée cristaux de sel « Tjiri Mooh » qui est utilisé dans la médecine traditionnelle (les maladies diarrhéiques des enfants, certaines maladies des yeux, l’infertilité masculine, l’impuissance sexuelle entre autres). Cette unité a été créée le 19 février 2014 par la décision n 2014/30/GR-T. Cette entreprise bien que le produit soit prisé par un bon nombre personnes connait cependant des difficultés à savoir la vétusté des machines à broyer et moulins, besoins de moyens de transport pour acheminer le produit conditionné vers les grands centres. « J’ai aussi besoin d’un fond de roulement considérable pour faire un stock important prêt à livrer, de panneaux solaire et d’une large communication pour donner plus de lisibilité au sel gemme du Mali. »  MS/KM (AMAP)

Mali : Le Gouvernement crée la Brigade spéciale des Mines

Bamako, le 11 mars (AMAP) Le Gouvernement du Mali a créé la Brigade spéciale des Mines pour la protection et la sécurisation des sites miniers d’orpaillage et de carrière, a appris l’AMAP de source officielle. La Brigade spéciale des Mines aura pour mission d’assurer la Police judiciaire des Mines et de participer à l’exécution des mesures relatives à la protection et à la sécurisation des sites miniers d’orpaillage et de carrière Cette structure spécialisée à compétence nationale, est investie des pouvoirs de Police judiciaire en vue de renforcer les mécanismes actuels de contrôle et de répression des pratiques illégales dans ce secteur. Parmi les pratiques illégales, il est à noter, la prolifération de l’exploitation minière illégale, l’orpaillage clandestin, le trafic illicite de substances minérales, l’utilisation de produits chimiques prohibés, les atteintes graves à l’environnement et les risques sécuritaires dans certaines zones minières. Ses conséquences sont significatives sur la faune, la flore et le bien-être des populations. MD/KM (AMAP)