Mali- Météo : visibilité réduite au nord et orages isolés attendus au sud et au centre le 25 avril

Bamako, 24 avril (AMAP) La visibilité sera réduite de 4 à 8 km dans les régions du nord du Mali le 25 avril 2026 en raison de la poussière en suspension, tandis que des orages isolés, parfois accompagnés de pluies, sont attendus dans le sud et le centre, y compris le district de Bamako, selon le bulletin de l’Agence nationale de la météorologie (MALI-METEO). Dans le reste du pays, la visibilité sera « assez bonne (8 à 10 km) », précise la même source, qui indique également que les phénomènes orageux pourraient survenir « dans l’après-midi ou au courant de la nuit » dans les zones concernées. Les températures devraient connaître « une légère baisse par rapport à celles enregistrées hier dans les zones touchées par les précipitations », ajoute MALI-METEO, évoquant une évolution liée aux épisodes pluvieux annoncés. Le bulletin fait état d’une vigilance sur l’ensemble du territoire pour les prochaines 24 heures, invitant les populations à faire preuve d’attention face aux conditions météorologiques prévues. Les prévisions détaillées indiquent des températures maximales oscillant globalement entre 40°C et 43°C dans plusieurs localités, avec des vents généralement faibles à modérés, variant entre 10 et 20 km/h selon les zones. OS/KM(AMAP)
Musique : Le Super Biton de Ségou, une formation nationale qui a su imposer une signature sonore unique

Ségou, 24 avril (AMAP) En cette année dédiée, par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, année de la Culture et de l’Education, l’Agence Nationale de Presse du Mali, a décidé de faire un regard sur nos formations musicales qui ont marqué notre histoire, en termes de rayonnement. Après le Bronkoni de Niono, nous allons faire un dossier sur le Super Biton de Ségou. Dans l’histoire de la musique, certains noms résonnent comme des symboles d’une époque. Parmi eux, le Super Biton de Ségou occupe une place particulière. Issu de la fusion de plusieurs orchestres dont l’Alliance Jazz de Ségou et l’Orchestre régional de Ségou, le Super Biton de Ségou a traversé plusieurs époques. Depuis 1973, il évolue sous ce nom, année où un jeune étudiant, Zoumana Sacko, décida de rebaptiser la formation en hommage au mythique roi du Royaume Bambara de Ségou, Mamari Biton Coulibaly. Le groupe a su imposer une signature sonore unique, marquant durablement la scène musicale avec son style mêlant jazz, rythmes traditionnels bambara et influences afro-cubaines. D’après les archives couvrant la période 1970-1990, l’orchestre affiche un répertoire riche de plus d’une centaine de titres. Ces morceaux, qui font le bonheur des mélomanes, couvrent une grande diversité de styles comme l’afro-jazz, la biguine, le boléro, la rumba, le donso folk ou encore la salsa. Le Super Biton nommé orchestre national le 18 mars 1976, après plusieurs reconnaissances Au cœur de cette formation, figure le regretté Amadou Bah, surnommé «Armstrong». Ce chef d’orchestre a su fédérer autour de lui, une équipe d’élite de 19 musiciens. Le talent et le savoir-faire du Super Biton de Ségou lui ont valu une reconnaissance majeure, le hissant au rang des meilleurs orchestres du Mali, avec à la clé les victoires aux biennales de 1970, 1972, 1974 et surtout celle de 1976. Lors de cette dernière biennale, le 18 mars très exactement, le Super Biton est nommé Orchestre National et déclaré hors-compétition. Cette reconnaissance au niveau national marque le début d’un rayonnement qui s’étendra à l’échelle africaine, puis internationale. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 3 à incarner la mémoire vivante de ce groupe mythique Aujourd’hui, ils ne sont plus que 3 à incarner la mémoire vivante de ce groupe mythique : Mamadou Sissoko, Modibo Diarra dit «Bebel» et Mamadou Guindo. Figure incontournable de cette génération, Modibo Diarra, pianiste fait son entrée dans le groupe en 1973. Formé à l’INA et aujourd’hui âgé de 74 ans, il dit avoir été séduit par la cohésion qui régnait au sein du groupe et la passion commune qu’ils avaient pour la musique. Selon Modibo Diarra, auparavant, les orchestres interprétaient les morceaux Maliens avec des accompagnements étrangers comme le rythme afro-cubain. «C’est en 1970, avec le titre Damonzon que le Super Biton a été le premier orchestre à transposer la musique de Ségou sur des instruments de nos terroirs», a-t-il indiqué. Grâce à cela, ils ont eu l’occasion de se produire dans la sous-région. Senghor, après une visite en 1980, a tenu que le Biton fasse une tournée au Sénégal, après ce fut le Nigérien Seyni Kountié «Quand Léopold Sédar Senghor est venu au Mali en 1980, il a entendu le Super Biton chanter. Par la suite, il a tenu à ce qu’on aille faire une tournée au Sénégal. Cela nous a également valu une invitation du président du Niger, Seyni Kountché», nous a-t-il raconté. Le leitmotiv du groupe, c’était d’aller de l’avant et continuer à créer. Pour la petite anecdote, dans le morceau «Bakaridjan», on entend un effet sonore reproduisant des bruits de chevaux en train de courir. L’effet est tellement parfait qu’on pourrait croire à de vrais chevaux, alors que tout a été réalisé avec des instruments sans électronique, nous a confié Modibo Diarra., Avec sa guitare comme fidèle alliée, Mama Sissoko assurait les arrangements au sein du groupe, tandis que Karamoko Niang s’occupait de la composition des morceaux. Mama, le virtuose de la guitare se rend souvent en France pour des prestations grâce à l’appui de sa protégée de longue date, la photographe française Francoise Huguier. Son album Diamond Fingers, composé de 13 titres, a été produit par cette dernière. Sacré Orchestre National au même titre que le Balai national du Mali et l’ensemble instrumental, le Super Biton de Ségou n’a jamais bénéficié des mêmes privilèges. Le Super Biton n’a jamais pu bénéficier des avantages étant Orchestre National», a déploré Mama Sissoko. Enseignant à la retraite et homme de culture, Moctar Saïdou Tall a longtemps côtoyé plusieurs membres du groupe depuis l’époque de l’orchestre régional. Il estime que les performances sur scène et la singularité des productions sont des éléments qui l’ont le plus marqué du Super Biton de Ségou qui «nous a recentrés sur des rythmes du terroir». Et d’ajouter qu’il y avait un cheminement très clair pour la revalorisation du patrimoine national. Le Super Biton reste une légende vivante Parlant de la portée éducative des morceaux du Super Biton de Ségou, Moctar Saïdou Tall a révélé que les titres comme «Nyeleni», «Bakaridjan», «Labamfè» et «kamalenwari» renferment des valeurs telles que le travail, l’amour, le patriotisme, etc. Notre interlocuteur a toutefois déploré la situation actuelle du Super Biton de Ségou qui est relégué au rang de souvenirs. Comme solution, il propose de constituer un vivier de jeunes et de les former afin de redonner vie à cet orchestre. À Ségou, comme dans tout le pays, le Super Biton reste une légende vivante. Une mélodie qui traverse le temps sans jamais perdre son sens. Et si cette année, dédiée à l’éducation et à la culture, devenait le point de départ d’une renaissance de nos orchestres régionaux, témoins de notre héritage artistique et culturel. MS/KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des Ministres du jeudi 23 avril 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le jeudi 23 avril 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Centre d’Accueil et de Placement familial. Le Centre d’Accuei1 et de Placement familial, communément appelé Pouponnière, est créé par l’Ordonnance n°90-37/P-RM du 05 juin 1990 avec pour mission d’accueillir, d’entretenir et de placer les enfants orphelins, abandonnés et de mères malades mentales. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°06-006/P-RM du 11 janvier 2006 et son cadre organique est déterminé par le Décret n°06-024/P-RM du 12 janvier 2006. Dans son fonctionnement, le Centre rencontre des difficultés qu’il convient de corriger. Les projets de texte, adoptés, corrigent les insuffisances constatées et créent le Centre d’Accuei1 et de Placement familial, sous la forme d’un Etablissement public national à caractère administratif, avec pour mission la prise en charge des enfants orphelins, des enfants abandonnés ou de parents inconnus et des enfants de mères malades mentales, accueillis en son sein. 2. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation, au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°21022 du Cercle de Kayes. La parcelle de terrain, d’une superficie de 200 hectares 00 are 54 centiares, sise à Diyala, Commune rurale de Liberté Dembaya, est destinée à satisfaire les besoins de construction de l’Université de Kayes. La construction de cette université, qui entre dans le cadre de la réforme de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, permettra d’accroître les offres de formation en tenant compte des besoins du marché du travail et des potentialités de la Région. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Directeur général de la Société de Patrimoine minier du Mali : Monsieur Farid Mandela GUINDO, Economiste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE – Président Directeur général de l’Office malien des Substances précieuses : Monsieur Soumaïla SIBY, Gestionnaire. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des Ministres de l’opération d’achat et de revente du stock de riz local de l’Interprofession de la Filière Riz. La Filière Riz est confrontée à des difficultés d’écoulement du riz local en raison des coûts de production élevés qui le rendent moins compétitif que le riz importé. Pour faire face à ces difficultés, le Gouvernement a décidé d’acquérir le stock invendu de 26 030 tonnes de riz détenu par l’Interprofession Riz, en vue de le revendre à la population à un prix accessible. Dans ce cadre, l’Etat accordera à l’Office des Produits Agricoles du Mali une subvention pour la prise en charge les frais liés à l’opération. La mise en œuvre de cette opération permettra : – de soutenir la filière rizicole nationale ; – de préserver le pouvoir d’achat des populations ; – d’assurer la stabilité du marché en période de soudure. 2. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des Ministres de l’instauration d’un forum national de l’Intelligence artificielle. Ce forum, qui se tiendra chaque année au mois de juin, a pour objectifs entre autres : – de créer une émulation nationale autour des technologies de pointe ; – de sensibiliser les différentes couches de la population sur les enjeux de l’intelligence artificielle et de la robotique ; – de promouvoir le génie industriel local et le génie des artisans et inventeurs maliens et africains ; – de renforcer les partenariats, à travers des espaces de rencontre entre le Centre d’Intelligence artificielle et de Robotique du Mali, le secteur privé, la Diaspora scientifique et les partenaires internationaux. Il sera marqué par des conférences de haut niveau, des expositions de prototypes et des compétitions de robotique pour les jeunes. 3. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de l’organisation du Week-end du Football malien, prévu les 28 et 29 mai 2026, à Bamako. Le Week-end du Football malien a pour objectifs entre autres : – d’instaurer un rendez-vous populaire et annuel du football malien, en dehors des compétitions officielles ; – de valoriser l’héritage des anciennes Gloires du football malien ; – de promouvoir une image positive et moderne du Mali. Il sera marqué par un match de gala opposant les Légendes du football malien à la Sélection élite ; une cérémonie « des Mali Football Awards » et une table ronde sur les métiers du Sport. 4. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 34ème Session de la Conférence régionale pour l’Afrique de l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, tenue du 13 au 17 avril 2026, à Nouakchott en République islamique de Mauritanie. Cette 34ème Session a réuni des ministres, des vice-ministres, des ambassadeurs, des représentants permanents de Gouvernements, des représentants d’organisations intergouvernementales, d’organismes des Nations unies, du secteur privé, de la société civile et du monde universitaire. Au cours de la conférence, les discussions ont porté entre autres sur : – la mise en œuvre de la Déclaration de Kampala sur le Programme détaillé pour le développement de l’Agriculture
Kayes : Le directeur régional du Commerce, de la consommation et de la concurrence fait le point de la situation des hydrocarbures

Dans une interview accordée à l’Agence Nationale de Presse du Mali, le Directeur Régional du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence de la Région de Kayes, Robo Bayo, fait le point de la situation des hydrocarbures en 1ère région. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quelles sont les missions de la Direction Nationale du Commerce, de la consommation et de la Concurrence ? Robo Bayo : La Direction Régionale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence est un service déconcentré de la DGCCC (Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence), créée par décret n°2025-0211/PT-RM du 03 avril 2025. Elle a pour mission de mettre en œuvre les politiques nationales en matière de Commerce, de Consommation et de Concurrence et d’assurer la coordination et le contrôle de leur exécution par les services subrégionaux. A ce titre, elle est chargée de suivre l’approvisionnement du marché local en produits de consommation courante et l’évolution de leurs prix ; de délivrer les titres du commerce extérieur. Notre structure doit aussi veiller au respect de la réglementation en matière de commerce, de consommation et de concurrence ; rechercher, constater, poursuivre et sanctionner les infractions en matière de commerce, de protection du consommateur et de concurrence… L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quelle est la part des hydrocarbures, en particulier, et du commerce en général dans l’économie de la Région de Kayes ? Robo Bayo : D’abord, Kayes, une région à vocation agro-sylvo-pastorale, est le second corridor commercial du Mali. La Région connait également une croissance urbaine importante et une économie informelle dense concentrée autour des secteurs secondaires et tertiaires. Le commerce étant une activité transversale, il touche tous ces secteurs. Ce secteur est soit au début soit au milieu ou à la fin de chaque activité économique. Les hydrocarbures sont des produits essentiels, c’est la raison pour laquelle le gouvernement continue de déployer des efforts colossaux pour assurer leur livraison et accessibilité. Car, la disponibilité des hydrocarbures est cruciale pour le bien-être de la population et la stabilité de l’économie. L’Agence Nationale de Presse du Mali :Qu’est-ce qui a provoqué la crise d’hydrocarbures dans la ville de Kayes? Robo Bayo : Certaines personnes se demandent pourquoi Kayes est tombée dans une telle crise ? En réalité, c’est un phénomène mondial et la plupart de nos produits proviennent de l’extérieur. Beaucoup de nos opérateurs économiques vont chercher des marchandises à Dakar (Sénégal) et à Banjul (Gambie). La grève des transporteurs ou des chauffeurs a sérieusement affecté la mobilisation des chauffeurs et de leurs citernes pour l’importation du carburant. L’autre problème demeure le niveau international. Le stock peut être disponible à Dakar, mais si la quantité n’est pas suffisante, cela peut nous poser quelques soucis. L’Agence Nationale de Presse du Mali: Comment êtes-vous parvenus à surmonter ces difficultés ? Robo Bayo : Nous avions anticipé la gestion de cette crise. Sous l’égide du Gouverneur de la Région de Kayes, nous avons mis en place un Comité de gestion de crises et catastrophes sur l’approvisionnement de la région en hydrocarbures. Cette structure comprend les services techniques, les forces de sécurité, les opérateurs économiques, les responsables des stations-services et des points de ventes, les Douanes, l’Association des consommateurs. C’est un ensemble, un cadre de concertation, qui se réunit régulièrement pour faire le point de la situation et prendre des mesures qui s’imposent afin de soulager les populations. Ce comité nous permet d’analyser les stocks (hydrocarbures) disponibles, les prix et la délivrance des autorisations. La Douane nous a donné des fiches de sortie pour faire le dépotage, une manière d’assurer la traçabilité des livraisons et autres transactions. La mise en place de ce comité dirigé par le Gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, nous a beaucoup aidé à maintenir le cap. Au niveau national, l’État a joué un grand rôle dans la gestion de cette crise, en revoyant les prix à la hausse. C’est un phénomène mondial et nous constatons que dans certains pays, les prix sont beaucoup plus élevés qu’au Mali. Au-delà de ces efforts, les FAMa (Forces Armées Maliennes) assurent l’escorte des citernes qui acheminent le carburant. L’Agence Nationale de Presse: Quelles dispositions avez-vous prises pour que la situation reste stable dans la ville de Kayes ? Robo Bayo : Nous veillons à la gestion des stocks, en mesurant toujours les quantités. Des informations sont données au fur et à mesure sur les différents stocks que nous disposons, sans oublier ceux qui sont en cours d’acheminement. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quel appel avez-vous à lancer aux populations ? Robo Bayo : Nous demandons toujours à la population d’être sereine, tout en l’invitant à respecter les consignes. Si le stock atteint un certain niveau, c’est-à-dire le seuil d’alerte, nous allons faire des communications sur les programmes des stations-services. Nous disons également à la population de ne pas céder aux spéculations, à la désinformation. Nous leur demandons d’éviter la constitution de stocks. Car, ces pratiques peuvent vraiment provoquer d’énormes dégâts. Ceux qui vendent du carburant dans les bouteilles, sont tenus de respecter la réglementation en vigueur pour éviter d’évoluer dans le secteur informel. Ils doivent aussi se conformer aux normes sécuritaires. Nous invitons toujours la population à nous accompagner, à nous informer, sans oublier la police ou toute autre administration, sur toute pratique qu’elle trouve anormale. Enfin, je remercie la population ainsi que le Gouverneur, premier responsable de la région, qui est la cheville ouvrière. On ne peut ne pas saluer les Forces de Défense et de Sécurité qui œuvrent inlassablement pour l’acheminement et le bon déroulement des opérations de vente dans les stations-services. Aussi, j’adresse mes sincères reconnaissances aux services qui n’ont ménagé aucun effort dans la gestion de cette crise. Nos remerciements vont à l’endroit des opérateurs économiques et de tous les membres du Comité de gestion des crises et catastrophes de la Région de Kayes. Entretien réalisé par Oumar DIAKITÉ et Bandé Moussa SISSOKO (AMAP)
Tournoi de football Inter-CAP : La 1ère édition lancée par le ministère de l’Éducation

Bamako, 23 avril (AMAP) Le Ministère de l’Éducation nationale a procédé, jeudi au Stade Ouezzin Coulibaly de Bamako, au lancement officiel de la 1ère édition du tournoi de football scolaire « Inter-CAP », doté de la Coupe de l’Ambassadeur de la République populaire de Chine au Mali en présence du Ministre en charge de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a constaté l’AMAP. Organisée en collaboration avec la Fédération malienne du Sport scolaire et universitaire (FEMASU), la compétition se déroulera du 23 avril au 21 mai 2026 et regroupe 16 équipes issues des Centres d’Animation pédagogique (CAP) relevant des Académies d’Enseignement de Bamako, Kati et Kalabancoro. Le match d’ouverture a vu le CAP Centre commercial s’imposer face au CAP de Kalaban-Coura (4-1), dans une compétition disputée en élimination directe jusqu’à la finale prévue le 21 mai. Présidant la cérémonie, le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Sawané, a salué une initiative structurante pour la jeunesse scolaire. « Le sport représente un instrument essentiel d’éducation, de formation civique, de cohésion sociale et de promotion de l’excellence », a-t-il déclaré. Tout en invitant les élèves à faire preuve de discipline, de fair-play et de respect. Le diplomate chinois au Mali, Li Xiang, a mis en avant la portée du sport comme vecteur de rapprochement entre les peuples. Selon lui, sur ce terrain, il n’existe pas de barrière entre les nations. « Ce qui compte, c’est le respect et la compréhension mutuels », a-t-il affirmé. Le président de la FEMASU, Mohamed Alhassane, a indiqué que cette compétition vise à promouvoir la pratique sportive en milieu scolaire et à renforcer les liens entre élèves. Il souligne que le sport permet de canaliser les énergies dans une émulation saine, avant d’appeler à un soutien accru des partenaires pour pérenniser l’initiative. Placée sous l’égide des ministères en charge de l’Éducation, des Sports et de l’Enseignement supérieur, cette première édition ambitionne de s’inscrire durablement dans le calendrier sportif scolaire national et de contribuer à l’émergence de nouveaux talents. KD/KM (AMAP)
Fonction publique : 674 admis aux concours 2025, 150 postes non pourvus

Bamako, 23 avril (AMAP) Les résultats des concours directs de recrutement dans la Fonction publique d’État au titre de l’exercice budgétaire 2025 ont été proclamés ce jeudi, au Centre national des concours de la Fonction publique (CNCFP), avec 674 candidats admis sur un total de 824 postes ouverts, selon les données officielles. Le CNCFP indique que 150 postes n’ont pas été pourvus. Au total, plus de 43.100 candidats ont pris part à ces concours à travers les Régions de Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et le District de Bamako. À lui seul, le centre de la capitale a enregistré 30.086 postulants, soit près de 70 % des candidatures. Les concours couvraient 42 corps de métiers et environ 120 spécialités, offrant ainsi des opportunités dans divers domaines de l’administration publique. Les épreuves avaient été lancées le 31 janvier 2026 au Lycée Askia Mohamed par le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly. OS/KM(AMAP)
Actualité : Le CNT ratifie les protocoles additionnels de la Confédération des États du Sahel

Bamako, 23 avril (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté, jeudi, des projets de loi portant ratification des protocoles additionnels de la Confédération des États du Sahel (AES), lors d’une séance plénière tenue au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Les travaux étaient présidés par le président du CNT, le Général de corps d’armée Malick Diaw. Les textes adoptés concernent la coordination de l’action diplomatique, la défense et la sécurité, la coordination des actions de développement ainsi que l’organisation des sessions confédérales des parlements de la Confédération. Présentés et défendus par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, ces projets de loi ont été approuvés à l’unanimité par les 127 membres présents. Le chef de la diplomatie malienne a salué cette ratification, estimant qu’elle permettra d’avancer dans la concrétisation des attentes des populations de l’AES. « Les sessions confédérales des parlements sont une dimension essentielle car l’AES ne réussira que par l’action et la contribution de ses peuples », a-t-il déclaré. Il a également réaffirmé la volonté du gouvernement d’accélérer la mise en œuvre des initiatives de la Confédération. OS/KM (AMAP)
Office du Niger : le PDG Dr Samba Bocary Tounkara échange avec les producteurs à Markala

Markala, 22 avril (AMAP) Le Président directeur général de l’Office du Niger, Dr Samba Bocary Tounkara, a effectué mardi une visite à Markala, où il a rencontré les autorités administratives, traditionnelles, le directeur des Ateliers militaires centraux (AMC), ainsi que les producteurs des sept zones de production pour recueillir leurs préoccupations, a constaté l’AMAP. La rencontre s’est tenue dans la salle de conférence de la direction de la zone de M’Béwani, après une visite au Point A et au barrage de Markala. S’adressant aux producteurs, Dr Samba Bocary Tounkara a indiqué que la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033) prévoit, à travers le projet «Farafina Jigine», de faire de la zone Office du Niger un pôle de développement agro-industriel pour promouvoir des filières comme le riz, le blé, la canne à sucre et l’échalote. L’objectif est d’en faire «un moteur de souveraineté alimentaire, de croissance économique et de réduction de la pauvreté». Pour la campagne 2026-2027, l’Office du Niger prévoit une production de 926.877,97 tonnes de riz paddy avec un rendement moyen de 6,50 t/ha. Concernant le Programme annuel d’entretien (PAE) 2026, le PDG a précisé que sa mise en œuvre dépend de la mobilisation des ressources issues de la redevance-eau, dont le taux de recouvrement était de 62,50% au 31 mars 2026. «Je vous exhorte […] à poursuivre vos efforts pour vous acquitter de la redevance-eau afin que nous puissions engager rapidement les travaux d’entretien du réseau», a-t-il déclaré. Sur la question des engrais, il a annoncé la tenue prochaine d’une rencontre avec les fournisseurs pour assurer la couverture des besoins de la campagne agricole 2026-2027. Le PDG a également affirmé que «le barrage de Markala […] est le contrat sacré entre le fleuve Niger et notre terre de l’Office du Niger». Abordant la collaboration entre acteurs, il a déclaré : «Aucun d’entre nous ne peut réussir seul. Ce destin commun est le premier socle de la nouvelle alliance que nous devons construire.». Il a ajouté : «Tant que je serai à la tête de l’Office du Niger, chaque goutte déviée servira la production. Je veillerai à ce que le partage de l’eau soit juste.» Les préoccupations évoquées par les producteurs portent notamment sur l’insécurité, l’insuffisance des quotas d’engrais subventionné, le manque de terres aménagées pour les femmes et les jeunes, l’accès à l’eau et l’absence de semences adaptées aux changements climatiques. La présidente des femmes exploitantes de M’Béwani, Fatouma Samaké, a salué les échanges et exprimé l’espoir de voir les besoins satisfaits. Diadié Bah, membre de la commission Développement rural du Conseil national de Transition (CNT), a appelé les producteurs à mutualiser leurs efforts face aux défis. MS/CMT (AMAP)
Maroc : Suspension des autorisations électroniques de voyage pour les Maliens à partir du 27 avril 2026

Bamako, 23 avril 2026 (AMAP) Le Royaume du Maroc a décidé de suspendre les Autorisations électroniques de voyage au Maroc (AEVM) pour les ressortissants Maliens, selon une note officielle de l’Ambassade du Maroc à Bamako adressée au ministère malien des Affaires étrangères, a appris l’AMAP. Cette mesure, annoncée par le ministre Marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, lors d’une conférence de presse tenue le 10 avril 2026 à Bamako avec son homologue Malien Abdoulaye Diop, entrera en vigueur à compter du 27 avril 2026. Dans sa correspondance en date du 23 avril, l’ambassade précise que cette suspension concerne l’ensemble des citoyens Maliens souhaitant se rendre au Maroc, via le système d’autorisation électronique. Aucune information complémentaire n’a été fournie quant aux alternatives de voyage ou aux motifs détaillés de cette décision. L’ambassade du Maroc a, par ailleurs, réitéré son attachement aux relations diplomatiques avec le Mali, en exprimant au ministère Malien des Affaires Etrangères «l’assurance de sa parfaite considération». CMT (AMAP)
Ouélessébougou : émission à grand public du CNIECS sur la prévention, la détection et la réponse aux urgences sanitaires

Ouélessébougou 23 avril (AMAP ) Le Centre national d’information, d’éducation et de communication pour la santé (CNIECS) a animé, mercredi, une émission grand public sur la prévention, la détection et la réponse aux urgences sanitaires, dans la cour de la maison des jeunes de Ouélessébougou, a constaté l’AMAP. C’était en présence de Mme le Sous-préfet central, Mme Mounkoro Koura Koné, des autorités locales, les représentants du CNIECS, de la Direction régionale de la santé et du développement social de Bougouni, ceux du bureau local de Ouélessébougou, ainsi que des membres de la Coordination des Associations et Organisations Féminines (CAFO) et une grande foule. L’objectif de cette campagne de sensibilisation était de contribuer au renforcement de la connaissance des membres la communauté sur la détection des événements de santé publique et comment donner l’alerte aux autorités compétentes. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la sensibilisation sur les urgences sanitaires dans les districts sanitaires de Kangaba ( région de Koulikoro ) et Ouélessébougou ( région de Bougouni) Au cours d’une émission publique interactive, les échanges ont principalement porté sur les liens entre santé et environnement, la reconnaissance des signes d’alerte des épidémies aux gestes simples de prévention contre les urgences sanitaires. Le Chef du département animation, suivie évaluation du CNIECS, Ladji Sidi Traoré, a réaffirmé son engagement à multiplier ce type de rencontres sur le terrain, afin de faire de chaque citoyen un acteur clé dans la chaîne de sécurité sanitaire nationale. AC/KM (AMAP)

