Vatican : Première grande tournée africaine du Pape Léon XIV

Article de la Rédaction Africanews Le Pape Léon XIV s’apprête à effectuer sa première grande tournée africaine. Un déplacement de plusieurs jours, placé sous le signe du dialogue, de la paix et de la justice sociale. À partir du 13 avril, le chef de l’Église catholique se rendra successivement en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale. L’Algérie marquera une étape historique du voyage : Léon XIV sera le premier Pape à s’y rendre, où il rencontrera le président Abdelmadjid Tebboune et célébrera plusieurs messes à Alger et Annaba, ville emblématique liée à saint Augustin. Au Cameroun, pays marqué par des tensions dans sa région anglophone, le pape doit lancer un appel à la paix à Bamenda, épicentre du conflit. Il rencontrera également les autorités et visitera un orphelinat. En Angola, il mettra l’accent sur les enjeux sociaux, notamment la lutte contre les inégalités, la corruption et les tensions liées aux ressources naturelles. Enfin, en Guinée équatoriale, il rencontrera des responsables religieux, des acteurs culturels et des patients, tout en rendant hommage aux victimes de l’explosion d’une caserne en 2021. Africanews

La Guinée accueille un sommet tripartite sur les tensions frontalières avec la Sierra Leone et le Liberia

 Bamako, 17 mars  (AMAP)  Les présidents de la Guinée, de la Sierra Leone et du Liberia se sont réunis lundi, à Conakry, pour un sommet tripartite visant à traiter les différends frontaliers et à apaiser les tensions entre les communautés vivant le long de leurs frontières communes, selon un communiqué de la présidence guinéenne. Cette rencontre, organisée à l’initiative du président guinéen Mamadi Doumbouya, a réuni le président sierra-léonais Julius Maada Bio et le président libérien Joseph Nyumah Boakai. La Côte d’Ivoire a participé en tant que pays témoin. À l’issue des discussions, les trois dirigeants ont adopté un communiqué conjoint réaffirmant leur engagement à résoudre les différends de manière pacifique, conformément à l’article 33 de la Charte des Nations Unies. « Ce sommet des chefs d’État s’inscrit dans les efforts collectifs visant à préserver la stabilité le long des frontières communes, à renforcer la coopération sécuritaire et à consolider les relations de fraternité et de bon voisinage entre les trois pays », indique le communiqué. Les présidents ont passé en revue la situation sécuritaire le long de leurs frontières respectives, en accordant une attention particulière aux incidents récents qui ont suscité des tensions au sein de certaines communautés frontalières. Ils ont également exprimé leur préoccupation face à la prolifération des crises et conflits mondiaux, dont les répercussions économiques, sécuritaires et humanitaires affectent particulièrement les pays en développement. Dans la déclaration, les dirigeants ont réitéré leur attachement aux principes fondamentaux régissant les relations entre États, notamment la souveraineté, l’inviolabilité des frontières, l’intégrité territoriale, l’indépendance politique et le bon voisinage. Ils ont appelé au retour à un statu quo de coexistence pacifique dans les zones frontalières. Les trois pays ont également souligné la nécessité de renforcer la coopération sécuritaire et économique. Selon le communiqué, ils se sont engagés à poursuivre les efforts conjoints en matière de sécurité pour lutter contre l’insécurité, le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et le trafic illicite. Ils ont par ailleurs convenu de promouvoir les activités économiques dans les régions frontalières, notamment à travers la coopération dans le commerce, les infrastructures, l’énergie et la protection de l’environnement, ainsi que la libre circulation des personnes, des biens et des services. Pour mettre en œuvre ces engagements, les dirigeants ont décidé de renforcer la collaboration entre leurs services de défense et de sécurité par le biais de patrouilles conjointes intensifiées, d’un partage régulier de renseignements et de mécanismes de communication rapide entre les autorités locales et les forces de sécurité. Pour rappel, les trois pays d’Afrique de l’Ouest sont membres de l’Union du fleuve Mano, une organisation de coopération régionale qui inclut également la Côte d’Ivoire. Cette organisation vise à promouvoir l’intégration économique, la paix et la stabilité entre ses membres, en particulier dans les zones frontalières qui demeurent sensibles en raison de différends historiques et de défis sécuritaires transfrontaliers. OS/KM (AMAP)

Afrique : Les ministres de l’énergie du Sénégal, du Nigeria, du Congo et de la Guinée équatoriale à Paris pour promouvoir le GNL vers l’Europe

Bamako, 16 mars (AMAP) – Les ministres de l’énergie du Sénégal, de la Guinée équatoriale, du Nigeria et de la République du Congo se réuniront le mois prochain à Paris lors du forum Invest in African Energy (IAE) pour présenter la capacité croissante de production de gaz naturel liquéfié (GNL) du continent et attirer des investissements et des accords d’approvisionnement à long terme avec les marchés européens en quête de diversification énergétique. Dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient et de volatilité des approvisionnements russes, l’Afrique se positionne comme un atout stratégique clé pour la sécurité énergétique de l’Europe, grâce à l’expansion de ses exportations de GNL. Le forum, prévu pour le mois prochain, vise à capitaliser sur cet intérêt européen croissant en transformant l’attrait pour le gaz africain en investissements concrets, contrats d’achat et partenariats durables. Depuis la forte perturbation des livraisons de gaz par gazoduc russe, l’Europe a intensifié ses importations de GNL en provenance des États-Unis, du Qatar et, de plus en plus, d’Afrique. Bien que la part de marché actuelle du continent reste modeste, son importance stratégique augmente rapidement pour les entreprises européennes soucieuses de réduire les risques géopolitiques. Le Nigeria domine actuellement les exportations africaines de GNL, alimentant notamment les terminaux ibériques : plus de la moitié du GNL importé par le Portugal provient du Nigeria, et l’Espagne constitue une destination majeure pour ses cargaisons. L’achèvement imminent du projet Nigeria LNG Train 7 devrait accroître sensiblement cette capacité d’exportation dans les années à venir. Par ailleurs, le projet offshore Greater Tortue Ahmeyim, mené conjointement par le Sénégal et la Mauritanie, a franchi une étape majeure en démarrant la production et les exportations en 2025, marquant l’entrée officielle de l’Afrique de l’Ouest sur le marché mondial du gaz. Au forum de Paris, les dirigeants africains entendent capitaliser sur cet intérêt européen pour consolider le rôle croissant du continent dans la reconfiguration du paysage énergétique mondial. OS/KM  (AMAP)    

Guinée : sommet tripartite à Conakry sur le différend frontalier avec la Sierra Leone et le Libéria

Bamako, 16 mars (AMAP)  Les présidents de la Guinée, de la Sierra Leone et du Libéria se réunissent lundi à Conakry, selon un communiqué de la Présidence guinéenne, pour un sommet tripartite visant à résoudre le différend frontalier opposant les trois pays, en présence de la Côte d’Ivoire en qualité de pays témoin, au lendemain du déploiement d’un contingent militaire guinéen aux frontières concernées. La Guinée accueille ce lundi 16 mars un sommet tripartite consacré au différend frontalier impliquant la Sierra Leone et le Libéria. Les chefs d’État guinéen Mamadi Doumbouya, sierra-léonais Julius Maada Bio et libérien Joseph Nyuma Boakai participent aux discussions, avec le président ivoirien Alassane Ouattara invité en tant que témoin dans le cadre de cette initiative diplomatique. Selon la présidence guinéenne, cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans une dynamique de dialogue et de coopération régionale visant à prévenir toute escalade et à renforcer la stabilité dans l’espace ouest-africain. Le sommet doit permettre aux dirigeants d’examiner les mécanismes diplomatiques et techniques susceptibles de conduire à une délimitation consensuelle des frontières et à une gestion apaisée de la zone de convergence entre les trois pays. Contexte des tensions frontalières Le sommet intervient dans un contexte marqué par des incidents récents aux frontières. Fin février, les forces guinéennes ont interpellé seize militaires sierra-léonais dans le district de Koudaya, préfecture de Faranah, à environ 1,4 km en territoire guinéen, selon Conakry qui affirmait qu’ils avaient installé un campement et hissé leur drapeau national. Freetown a contesté cette version, indiquant que ses éléments participaient à la construction d’un poste frontalier dans la localité de Kaleyereh. Les militaires sierra-léonais ont été remis à leurs autorités le 27 février. Sur le front libérien, le différend porte sur l’extraction de sable dans le fleuve Makona par une entreprise libérienne, dans une zone disputée. Les autorités guinéennes ont saisi l’engin utilisé, faute d’autorisation. La situation s’est aggravée avec le déplacement d’un drapeau libérien près de la rive, geste dénoncé par Conakry comme une « occupation illégale ». Une réunion le 8 mars à Guéckédou a permis un apaisement, avec la confirmation par le ministre libérien des Affaires intérieures que le drapeau serait ramené à sa position initiale. Posture de fermeté guinéenne Dimanche, le président Mamadi Doumbouya a personnellement présidé le départ du dernier contingent des Forces armées guinéennes (FAG) vers les frontières concernées. Devant les troupes, il a déclaré : « Moi, Mamadi Doumbouya, je mets le peuple de Guinée en confiance qu’aucune portion de la terre laissée par nos ancêtres ne sera conquise à partir de ce soir. » Les autorités guinéennes ont tenu à préciser le caractère défensif de ce déploiement, soulignant que la Guinée « n’a jamais eu la vocation d’une armée de conquête » mais reste « jalouse de la défense de son intégrité territoriale ». OS/KM (AMAP)

Musique : Kalory Sory, le chanteur qui a révolutionné le Reggae au Mali

Bamako, 16 mars (AMAP) Cette année, décrétée, par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, année de la Culture et de l’Education,  la rédaction de l’Agence Nationale de Presse du Mali,  a décidé de faire des enquêtes, des sujets et des dossiers sur nos chanteurs et artistes qui ont marqué l’histoire artistique de notre pays. Aujourd’hui, Notre regard porte sur Kalory Sory, l’une des figures emblématiques de la musique Malienne. Kalory Sory, de son vrai nom Ibrahima Sory Kouyaté, était un artiste malien reconnu pour sa contribution à la musique reggae au Mali. Il a emprunté les pas de ses lointains cousins jamaïcains pour relater le quotidien et l’histoire de grands foyers culturels comme Tombouctou. Il s’est illustré dans la musique malienne, avec des albums marquants tels que « Dourouni », « Pietieke », « On est Rasta » et « Kalifa ». Il a également été un fervent défenseur de l’infrastructure culturelle du Mali, ayant servi le pays en tant que fonctionnaire du ministère de la culture pendant 35 ans. Son décès a eu un impact profond sur la scène musicale malienne, et il est toujours célébré pour son talent et son engagement. L’artiste musicien Ibrahima Sory Kouyaté dit Kalory Sory, fonctionnaire d’Etat au ministère de la Culture et qui a été sociétaire du Badema National est décédé en 2016, à l’âge de 60 ans, suite à une maladie. Kader Maïga (AMAP)

Actualité : 125 morts dans des glissements de terrain en Éthiopie

Bamako, 16 mars 2026 (AMAP) Cent vingt cinq (125) personnes ont trouvé la mort dans un glissement de terrain, la semaine dernière en Ethiopie, a appris l’AMAP suite à une annonce faite par le gouvernement régional de l’Éthiopie du Sud. « Le bilan des victimes des glissements de terrain dans la zone Gamo s’élève désormais à 125 morts », a déclaré le gouvernement régional de l’Éthiopie du Sud dans un communiqué. Les autorités locales poursuivent les opérations de recherche des disparus, tandis que les pluies intenses continuent d’affecter plusieurs zones du sud du pays. OS/KM (AMAP)

Mali: Deux otages militaires sont parvenus à s’exfiltrer du Camp des réfugiés en Mauritanie

Bamako, 16 mars (AMAP) Un communiqué de l’Etat-major Général des Armées, datant de dimanche, indique que, dans la nuit du 13 au 14 mars dernier, deux otages, détenus par des Groupes armés terroristes (GAT), ont reçu à s’exfiltrer d’un camp de réfugiés en Mauritanie avant de regagner le territoire national. Il s’agit du 1ère classe cavalier Mohamed Wangaraba du 633è escadron de reconnaissance; du 1ère classe ed El Maouloud Diallo, du 635è régiment blindé. « Cette évasion a été rendue possible grâce aux opérations menées par les FAMa  le long de la ligne frontalière Mali-Mauritanie et dans la forêt de Wagadou», précise le communiqué qui précise que les deux militaires, après leur recueil à Goundam, ont été mis à la disposition de la prévôté, conformément aux procédures en vigueur. Faut-il retenir que ces deux militaires avaient été enlevés le 9 octobre 2025 sur le fleuve Niger alors qu’ils étaient en permission. OD/KM (AMAP)

Congo : Denis Sassou N’guesso donné favori à la présidentielle

Bamako, 15 mars (AMAP) Les électeurs de la République du Congo ont voté ce dimanche, lors d’une élection présidentielle, rapporte Reuters. Le président sortant, qui brigue un nouveau mandat, faisait face à six candidats peu connus.  Plus de 3,2 millions d’électeurs étaient inscrits. Après avoir voté dans la capitale, le président a déclaré aux journalistes : « Nous restons confiants que ce que j’ai entendu tout au long de la campagne se matérialisera aujourd’hui », exprimant l’espoir que l’enthousiasme observé durant la campagne se traduise dans les chiffres de participation. Âgé de plus de 80 ans, il dirige le pays producteur de pétrole avec le soutien du Parti congolais du travail (PCT). Les résultats provisoires sont attendus 72 heures après la fermeture des bureaux de vote, le dépouillement ayant débuté immédiatement après la fin du scrutin. OS/ KM (AMAP)

Dioila : Le préfet de Cercle, Alidji Bagna est parvenu à s’échapper des mains de ses ravisseurs

Dioila, 15 mars (AMAP) Le Préfet du Cercle de Doïla, Alidji Bagna, enlevé le 14 février dernier entre Fana et Dioila, est parvenu à échapperdes mains de ses ravisseurs jeudi, a appris l’AMAP de source officielle. Le chef de l’exécutif local a été accueilli ce dimanche à son domicile à Bamako , par le Gouverneur de la région de Dioila, Mme Coulibaly Mariam Coulibaly. C’était en présence du préfet de Mèna, des Forces de Défense, des Légitimités Traditionnelles, des parents et de plusieurs autres personnalités. L’administrateur chevronné qui, depuis près de 4 ans, occupe la fonction de préfet à Dioila, se porte à merveille, même s’il n’a pas fait de déclaration publique. Il est à rappeler que M. Alidji Bagna a occupé plusieurs postes en tant que membre du corps préfectoral. Il a été premier Adjoint au préfet du Cercle de Mopti et préfet du Cercle de Kangaba. DF/KM (AMAP)

Actualité : Trump menace de nouvelles frappes sur l’île de Kharg et rejette un accord avec l’Iran pour mettre fin à la guerre

Bamako, 15 mars (AMAP) Le président américain Donald Trump a menacé samedi de nouvelles frappes sur l’île de Kharg, hub principal des exportations pétrolières iraniennes, affirmant que les États-Unis avaient « totalement démoli » une grande partie de l’île et qu’ils pourraient « la frapper encore quelques fois juste pour le plaisir ». Dans un entretien accordé à NBC News, Trump a déclaré que Téhéran semblait prêt à négocier une fin des hostilités, mais a jugé que « les termes ne sont pas encore assez bons ». Il a également évoqué la possibilité que le Guide suprême Mojtaba Khamenei ait été tué, une hypothèse immédiatement démentie par le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi, qui a affirmé que Khamenei était « en pleine santé et gérait la situation ». Le conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, entré dans sa troisième semaine depuis les attaques du 28 février, a causé plus de 2 000 morts, la majorité en Iran et au Liban. L’Iran a fermé le détroit d’Ormuz – par lequel transite un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial – entraînant la plus importante perturbation de l’histoire des marchés pétroliers mondiaux, selon l’Agence internationale de l’énergie. Les prix du brut dépassent 100 dollars le baril et devraient encore grimper. Trump a rejeté les tentatives de médiation de certains alliés du Moyen-Orient et a appelé la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d’autres pays à envoyer des navires de guerre pour sécuriser le détroit d’Ormuz. « Les pays du monde qui reçoivent du pétrole par le détroit d’Ormuz doivent s’occuper de ce passage, et nous aiderons – BEAUCOUP ! », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux samedi. OS/KM (AMAP)