Taekwondo : fin de stage des athlètes Maliens au camp de la Solidarité olympique à Dakar

Bamako, 20 mars (AMAP) Les athlètes Maliens de Taekwondo ont achevé mercredi, leur stage de préparation au Camp d’entraînement de la Solidarité olympique, organisé à Dakar, au Sénégal, appris l’AMAP de source proche de la Fédération de Taekwondo. A l’initiative de l’Union africaine de Taekwondo, cette session de dix jours a permis aux participants Maliens de se mesurer sur les plans technique et tactique à d’autres athlètes venus de plusieurs pays africains. Le stage, encadré par l’expert italien Claudio Tréviso, a également offert l’opportunité aux stagiaires, de renforcer leur rythme de combat en vue des compétitions internationales. Selon la Fédération Malienne de tTekwondo, cette initiative s’inscrit dans le cadre des préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse, prévus en octobre 2026 à Dakar. KD/KM (AMAP)

Ligue 1 Pro Orange : Le Djoliba AC s’impose face à l’US Bougouba et plusieurs matchs nuls lors de la 16e journée

Bamako, 20 mars (AMAP) La 16e journée du championnat national de football, la Ligue 1 Pro Orange, a été marquée par la victoire du Djoliba AC  face l’US Bougouba (3-1) et plusieurs résultats nuls ont été enregistrés, à l’issue des rencontres disputées mardi et mercredi, a constaté l’AMAP. Au stade Ouezzin Coulibaly, les Onze Créateurs et l’ASKO ont fait match nul (1-1). De son côté, l’AS Bakaridjan s’est incliné à domicile face à l’ASKO (0-1). À Bougouni, l’US Bougouni et l’AS Réal se sont quittés sur un score de parité (1-1). Le mercredi, l’USFAS et Binga FC n’ont pas réussi à se départager (0-0), tandis que FC Diarra a dominé FC Malicoura (1-0). La meilleure opération de la journée est à mettre à l’actif du Djoliba AC, vainqueur de US Bougouba (3-1) au stade Mamadou Konaté. Par ailleurs, la rencontre entre le Stade Malien et l’AFE a été reportée à une date ultérieure. KD/KM (AMAP)

Guerre au Moyen-Orient : les expéditions d’équipements de test de semi-conducteurs allemands perturbées

Bamako, 20 mars (AMAP) Le conflit au Moyen-Orient, marqué par les frappes américano-israéliennes sur l’Iran et l’élargissement de la guerre, provoque d’importants retards d’expédition pour une startup technologique allemande spécialisée dans les équipements avancés de test de semi-conducteurs, menaçant le déploiement de technologies innovantes dans un secteur déjà sous forte pression. Kevin Berghoff, PDG de QuantumDiamonds, basée à Munich, a déclaré que la capacité de transport aérien cargo est devenue extrêmement limitée, les appareils étant réaffectés à d’autres usages en raison des perturbations logistiques liées au conflit. « La guerre en Iran a déjà impacté nos expéditions », a indiqué M. Berghoff à Anadolu. « Nos produits sont expédiés par avions-cargo, et nous avons constaté que la capacité est très contrainte, que nous sommes évincés des avions-cargo, car les avions-cargo sont utilisés pour autre chose. » « Nous constatons des retards dans les livraisons, nous constatons des retards dans le déploiement de nos outils, mais c’est quelque chose sur lequel nous ne pouvons vraiment rien faire. C’est un choc externe », a ajouté le dirigeant, soulignant que l’entreprise fait son maximum pour livrer malgré ces contraintes. QuantumDiamonds est considérée comme l’une des startups deep-tech les plus prometteuses d’Allemagne. Elle développe une technologie de détection quantique permettant aux fabricants de semi-conducteurs de repérer de minuscules défauts dans les architectures complexes de puces sans endommager les composants testés. L’entreprise collabore avec des partenaires mondiaux et sert des clients internationaux, dont de grandes compagnies technologiques et des fabricants de puces. La société a commencé à adapter sa stratégie logistique pour atténuer les impacts, mais le PDG reconnaît les limites de ces mesures face à la complexité des chaînes d’approvisionnement mondiales des semi-conducteurs, qui dépendent d’une stabilité géopolitique et d’une logistique internationale fluide. M. Berghoff a insisté sur l’importance vitale d’un accès aux marchés mondiaux pour les entreprises exportatrices comme la sienne, afin de rentabiliser les investissements massifs nécessaires et d’atteindre une échelle de production globale. OS/AMAP

Comores : Une vingtaine de morts et des disparus dans un naufrage

Bamako, 20 mars (AMAP) Une vingtaine de morts et des disparus dans un naufrage,  survenu en mer, dans la localité de Mitsamiouli, aux Comores, a appris l’AMAP de l’Agence de presse APA. Les victimes, majoritairement des ressortissants congolais, ont perdu la vie en tentant de rejoindre la côte après avoir été abandonnées par des passeurs sur un banc de sable en pleine mer. Ces derniers leur avaient fait croire qu’elles étaient arrivées sur l’île française de Mayotte. L’unité locale de protection civile, les secours qui ont été alertés vers 00h15,  ont été rapidement mobilisés, avec le déploiement de deux ambulances, d’un groupe d’intervention et d’un médecin réanimateur. Le premier bilan faisait état de 12 morts, 12 disparus et 30 survivants pris en charge à l’hôpital de Mitsamiouli. Les dernières informations disponibles indiquent que le nombre de victimes a désormais atteint au moins 18 décès, tandis que les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver d’éventuels survivants. La Sécurité civile a exprimé « sa profonde tristesse face à ce drame humain », rappelant les dangers extrêmes des traversées maritimes irrégulières, souvent effectuées dans des conditions précaires. Les autorités appellent à la vigilance, à la responsabilité collective et au renforcement des actions de prévention contre ces traversées dangereuses. KM (AMAP)

Economie : Le Mali réussit une levée de fonds au-delà de son objectif

La dernière levée de fonds par Bamako, marquée par une forte mobilisation des investisseurs de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (Uemoa), a permis de mobiliser 53,673 milliards de FCFA et de diversifier les maturités et de confirmer l’attractivité des titres publics maliens, a appris l’AMAP de APA. L’État du Mali a mobilisé 53,673 milliards de FCFA sur le marché régional de la dette publique à l’issue d’une adjudication de bons et obligations assimilables du Trésor, selon un compte-rendu diffusé mercredi par Umoa-Titres. L’opération, qui portait sur un montant initial de 50 milliards de FCFA, a suscité un intérêt marqué des investisseurs, avec des soumissions globales atteignant 98,286 milliards de FCFA, soit un taux de couverture de 196,57 %, précise le document. Les autorités maliennes ont retenu un total de 53,673 milliards de FCFA, correspondant à un taux d’absorption de 54,61 %, répartis entre des bons du Trésor à 364 jours et des obligations à 3 et 5 ans. Dans le détail, les BAT à un an ont enregistré 44,848 milliards de FCFA de soumissions, pour 15,585 milliards retenus, avec un rendement moyen pondéré de 6,19 %. Les OAT à trois ans ont attiré 49,738 milliards de FCFA, dont 34,388 milliards acceptés, pour un rendement moyen de 8,17 %. Les obligations à cinq ans ont, quant à elles, été entièrement souscrites avec 3,7 milliards de FCFA retenus, affichant un rendement moyen de 7,66 %, selon la même source. Des investisseurs de plusieurs pays de l’Union, notamment le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Togo, ont participé à l’opération, reflétant la profondeur du marché régional. La date de valeur est fixée au 19 mars 2026, avec des échéances prévues entre mars 2027 et mars 2031 selon les maturités des titres émis. ARD/Sf/APA

Recueillement au cimetière : le ‟djourali″ (nom local donné à l’acte), établir un lien de communion entre le croyant et le défunt

Bamako, 20 mars (AMAP) En sillonnant un quelconque quartier de Bamako, vous apercevez des hommes assis dans un cimetière pour se recueillir sur des tombes. Ce geste n’est pas étonnant. Il s’agit là d’une pratique religieuse ancrée dans les mœurs de notre pays depuis des décennies. La signification de ce geste est double voire triple pour le fidèle qui accomplit l’acte. D’abord, le ‟djourali″ (nom local donné à l’acte) vise à établir un lien de communion permanent entre le croyant et le défunt à qui il rend hommage. Ensuite, ce geste consiste à prier pour le salut de l’âme du mort dans sa vie de l’au-delà. En fin, cet hommage aux morts est un créneau de dévotion mis à profit par le fidèle musulman pour s’attirer les faveurs du Tout-Puissant. Car en islam, tout acte de bienfaisance dirigé vers les morts, permet au bienfaiteur de se mettre dans les bonnes grâces d’Allah Soubhana Wattallah. En effet, c’est connu par un bon nombre de personne que dans un pays où, selon des statistiques officielles, 98% de la population est d’obédience musulmane, le vendredi est un jour saint par excellence. Le vendredi est le jour où, durant toute la matinée et jusque vers l’après-midi, les esprits et les cœurs sont majoritairement obsédés par la prière du Djoumma. C’est un jour pendant lequel, des centaines de Bamakois ont pris la sainte habitude de converger vers des cimetières afin d’accomplir ce qu’on désigne par le nom de « Kabourou jourali », c’est-à-dire recueillement sur une tombe aux cimetières. Ainsi, au jour ci-dessus évoqué, de très nombreux citadins de la capitale bravent toutes les contraintes pour honorer le pieux rituel de ce tête-à-tête privilégié avec leurs proches décédés. Le point de vue de l’imam Mamadou Makadji sur la question Aux dires de Mamadou Makadji, imam adjoint d’une des mosquées de Banconi-Plateau, cet hommage aux morts est essentiellement dirigé vers les parents directs défunts (père, mère, frère ou sœur aînée). « A chaque fois qu’on le peut, mais surtout le vendredi, un fidèle musulman doit cultiver en lui la dévote habitude d’aller se recueillir sur la tombe de ses parents directs », souligne l’imam adjoint. Il nous donne des détails sur la manière dont le rituel doit s’accomplir : « Quand on se rend au cimetière pour prier sur la tombe d’un parent disparu, il y a des sourates recommandées à réciter. D’abord, il faut réciter la fatiya une ou trois fois. Ensuite, le plus important, c’est de débiter la sourate Ikhlass 11 fois. Puis, il faut déclamer la Salatoul fatihi ou tout autre prière-hommage au Prophète (paix et salut sur lui) 11 fois. » Notre interlocuteur précise : « Chaque récitation de la sourate Ikhlass doit absolument être précédée de la formule sacrée Bissmilaye Rahmane Rahime. Ceci est impératif. Et, une fois qu’on a fini la psalmodie de toutes ces sourates obligatoires, le croyant commence alors à implorer Dieu afin qu’Il accorde le paradis éternel au défunt.  Dans un second temps, le fidèle s’adresse aussi au Tout-Puissant afin de s’attirer sa Miséricorde et ses Largesses pour cette vie pleine d’obstacles. » Autre éclaircissement important que l’imam Makadji nous fournit est: « La pratique n’est pas réservée à la gente masculine. Les femmes aussi peuvent s’y adonner dès lors qu’elles ne sont pas en période de menstruation. De même, les plus jeunes voire les adolescents ont aussi le droit de se rendre au cimetière pour sacrifier au rituel, sils le souhaitent. » Tirant sa source d’une interprétation de l’islam, selon laquelle « quand un musulman meurt, tous ses faits et gestes cessent de facto d’être comptabilisés sauf les bonnes œuvres qu’il a accomplies de son vivant et qui continuent à profiter à la communauté, ainsi que les prières que ses enfants auront le temps de faire pour le repos de son âme », le djourali crée un réel enthousiasme religieux chez de plus en plus de Bamakois. Des citoyens s’expriment sur le sujet C’est le constat que notre équipe de reportage a fait en commune IV du district où nous avons fait le tour de certains cimetières. Au cimetière de Sébénikoro, nous avons rencontré Bintou Diabaté, une concitoyenne qui venait se recueillir sur la tombe de son mari décédé depuis douze ans. L’on était un vendredi et il était 7h45 environ lorsque nous l’avons abordée afin d’avoir son témoignage sur les bienfaits qu’elle estime trouver dans ledit rituel. Elle a surligné ce qui suit : « Depuis que je suis sortie des quatre mois de veuvage, j’ai pris la résolution de venir prier à intervalles réguliers sur la tombe de mon défunt mari qui, dans notre vie de couple, aura été un époux attentionné et bon. C’est sa mort qui m’a séparé de lui, ce qui est une volonté d’Allah. Et on s’est séparés dans le bonheur d’Allah. » Aussi, la veuve Diabaté de s’épancher sur l’intense émotion qu’elle a ressentie lors de sa première visite au cimetière où repose son mari. « Au premier jour de ma visite auprès de la sépulture de mon défunt mari, je n’ai pas pu retenir mes larmes. Mais, au fur à mesure que je multipliais les visites, j’ai cessé de pleurer, en me convaincant que je finirai moi aussi ici un jour.  D’ici la fin de ma vie, je continuerai de venir rendre hommage à son âme et formuler des bénédictions nourries à celui qui m’a considérée et respectée tout au long de notre union matrimoniale. Et j’encouragerai toujours nos enfants à faire de même », promet Bintou Diabaté, sur un accent mélancolique et nostalgique. Poursuivant son échange avec nous, elle nous a certifié que la pratique permettait de renforcer la foi en Dieu et d’être un musulman pieux. « Souvent, on pense à beaucoup de choses après la disparition de son conjoint, mais le fait de venir faire des bénédictions à son égard permet de me sentir en harmonie avec mon défunt mari et d’oublier les noires pensées qui suivent les jours de deuil », précise notre interlocutrice. Ali Farota, un commerçant, abonde dans le même sens que la précédente intervenante. Il souligne que chaque vendredi, sauf cas de

Panafricanisme : Le journaliste Abdoul Niang, désigné membre du Conseil d’orientation de l’IPN- Farafina

Bamako, 20 mars (AMAP)- Le journaliste Malien Abdoul Niang a été nommé, jeudi, membre désigné du Conseil d’orientation de l’Institut des Peuples Noirs-Farafina (IPN-Farafina), a appris l’AMAP de l’intéressé sur sa plateforme digitale. Le journaliste, responsable des informations de la télévision AES, travaillera au sein de cette structure avec d’autres personnalités connues pour leur combat panafricain. Il s’agit de Nathalie Yamb, Expert en ressources humaines et communication et Franklin Nathan Nyamsi, Professeur agrégé de philosophie. Le comité d’orientation de l’IPN-Farafina est composé de membres désignés, de membres adhérents et de membres observateurs. L’IPN-Farafina, faudra -t -il le noter, est une structure à vocation panafricaine, créée en mai 2025, relève de la Présidence du Burkina Faso. Selon le gouvernement burkinabé, l’Institut ressuscite une initiative du président Thomas Sankara et se positionne comme une institution stratégique à caractère scientifique, idéologique et culturel. Il vise à promouvoir la renaissance culturelle, la souveraineté et le rayonnement des peuples noirs. Depuis sa création le Conseil d’orientation de l’Institut des peuples noirs-Farafina était présidé par l’ancien Premier ministre du Burkina Faso Dr Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambèla. Il cède son fauteuil à l’enseignant chercheur Claude Aimé Tassembedo. MD/CMT (AMAP)

Madagascar : Mamitiana Jeannot Ruffin Rajaonarison, nouveau Premier Ministre

Bamako, 20 mars (AMAP)  Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République malgache, a nommé dimanche Mamitiana Jeannot Ruffin Rajaonarison au poste de Premier ministre, lui confiant la mission de former rapidement un gouvernement chargé de poursuivre les réformes et d’obtenir des résultats rapides, a appris l’AMAP de la présidence Malgache. Mamitiana Jeannot Ruffin Rajaonarison a été nommé Premier ministre de Madagascar le dimanche 15 mars 2026 au Palais d’État d’Iavoloha, devenant le deuxième chef de gouvernement depuis l’avènement de la Refondation de la République, a annoncé la présidence. Sa désignation intervient six jours après la dissolution du gouvernement précédent et le limogeage de son prédécesseur, Herintsalama Rajaonarivelo, annoncés le 9 mars par le Chef de l’État dans le cadre d’une réorganisation de l’exécutif. Ancien officier de la Gendarmerie et haut fonctionnaire, Rajaonarison dirigeait depuis 2021 le Service de renseignement financier malgache (SAMIFIN), organisme chargé de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Le Colonel Randrianirina a justifié ce choix par l’honnêteté et l’intégrité du nouveau Premier Ministre, saluant notamment sa démission passée de l’unité Tetezamita, après avoir subi des pressions hiérarchiques. « Cette nation malgache a besoin d’une grande décision », a déclaré le président des Réformes, estimant que cet acte témoignait du courage requis pour la fonction. La cérémonie de passation de service s’est déroulée lundi 16 mars au Palais Mahazoarivo. L’ancien Premier ministre Rajaonarivelo a adressé ses vœux et bénédictions à son successeur, tandis que les deux responsables ont remercié le président pour la confiance accordée. Dans son allocution, Rajaonarison a affirmé sa détermination à réussir « dans l’intérêt du peuple malgache », en plaçant son action sous le signe d’un « nettoyage transparent de l’administration » et de la réunification des Malgaches sur l’ensemble du territoire national. Pour rappel, le Colonel Michaël Randrianirina est arrivé à la tête de l’État en octobre 2025, après le constat de la vacance du pouvoir par  le Conseil constitutionn, suie au départ précipité d’Andry Rajoelina, contraint de quitter ses fonctions sous la pression d’un mouvement de contestation populaire. OS/KM (AMAP)

Actualité : Le Botswana dément formellement accueillir une base militaire américaine

Bamako , 20 mars (AMAP)  Le Botswana a formellement démenti mardi, accueillir une base militaire des États-Unis, insistant sur le fait que les discussions relatives à la sécurité nationale doivent reposer sur des faits vérifiés et non sur des spéculations. Dans un communiqué publié à Gaborone, le porte-parole du gouvernement, Tuduetso Mokgosi, a déclaré : « Le Botswana n’accueille pas de base militaire des États-Unis. La base aérienne de Thebephatshwa est une installation militaire souveraine appartenant, exploitée et contrôlée entièrement par le gouvernement du Botswana via les Forces de défense du Botswana. » Selon le porte-parole, cette infrastructure répond aux intérêts nationaux en renforçant les capacités de réponse aux situations d’urgence, en soutenant les efforts régionaux de maintien de la paix et d’assistance humanitaire, ainsi qu’en garantissant la préparation opérationnelle des Forces Armées Botswanaises. Tuduetso Mokgosi a, par ailleurs, mis en garde contre les risques liés à la désinformation en affirmant « Bien qu’un débat robuste sur les questions d’intérêt national soit sain et bienvenu dans une démocratie, la désinformation, particulièrement lorsqu’elle est amplifiée au-delà des frontières, peut engendrer des malentendus inutiles parmi les citoyens et entre les pays voisins. » Il a réaffirmé l’attachement du Botswana à ses relations avec l’ensemble de ses voisins, soulignant l’engagement du pays en faveur de la coopération régionale, du dialogue et du respect mutuel. Ces déclarations interviennent dans un contexte de spéculations récurrentes dans la région sur la présence ou l’éventuelle implantation d’infrastructures militaires étrangères en Afrique australe, souvent alimentées par des rumeurs transfrontalières. Le gouvernement botswanais a choisi de réagir publiquement afin d’écarter toute ambiguïté sur le statut de la base de Thebephatshwa, principal site aérien militaire du pays. OS/KM (AMAP)

Santé : L’Argentine se retire de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

Bamako, 20 mars  (AMAP)  L’Argentine a officiellement quitté l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a annoncé mardi, le Gouvernement du président Javier Milei, marquant une rupture définitive avec l’agence onusienne de santé, un an, jour pour jour après la notification formelle de retrait. Le ministre argentin des Affaires étrangères, Pablo Quirno, a confirmé l’entrée en vigueur du retrait sur les réseaux sociaux. « L’Argentine a communiqué cette décision au Secrétaire général des Nations Unies le 17 mars 2025 », a-t-il déclaré. « Conformément à la Convention de Vienne sur le droit des traités, le retrait prend effet un an après cette notification. » Cette décision, annoncée initialement en février 2025 et notifiée officiellement le 17 mars 2025, s’inscrit dans une opposition idéologique marquée du gouvernement Milei à la gestion par l’OMS de la pandémie de COVID-19. Le président Milei a qualifié à plusieurs reprises l’organisation d’« entité néfaste » et les confinements mondiaux de « plus grande expérience de contrôle social de l’histoire ». Le gouvernement reproche à l’OMS d’avoir été influencée par des intérêts politiques plutôt que par une science rigoureuse, et d’avoir outrepassé son mandat en portant atteinte à la souveraineté des États membres. L’Argentine rejoint ainsi les États-Unis, dirigés par le président Donald Trump, qui a renouvelé sa critique de l’OMS, depuis son retour à la Maison Blanche, l’accusant d’échecs institutionnels et de manque de transparence. Ces retraits simultanés constituent un défi majeur à la gouvernance mondiale de la santé. Le ministre Quirno a, toutefois, tenu à préciser que Buenos Aires ne s’isolait pas totalement. « L’Argentine continuera de promouvoir la coopération internationale en matière de santé par le biais d’accords bilatéraux et de forums régionaux », a-t-il indiqué, ajoutant que cette nouvelle approche « protège pleinement la souveraineté [de l’Argentine] et son autorité décisionnelle en matière de politiques de santé », en s’écartant de ce que l’administration considère d’« impositions supranationales ». OS/KM(AMAP)