Madagascar : Mamitiana Jeannot Ruffin Rajaonarison, nouveau Premier Ministre

Bamako, 20 mars (AMAP) Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République malgache, a nommé dimanche Mamitiana Jeannot Ruffin Rajaonarison au poste de Premier ministre, lui confiant la mission de former rapidement un gouvernement chargé de poursuivre les réformes et d’obtenir des résultats rapides, a appris l’AMAP de la présidence Malgache. Mamitiana Jeannot Ruffin Rajaonarison a été nommé Premier ministre de Madagascar le dimanche 15 mars 2026 au Palais d’État d’Iavoloha, devenant le deuxième chef de gouvernement depuis l’avènement de la Refondation de la République, a annoncé la présidence. Sa désignation intervient six jours après la dissolution du gouvernement précédent et le limogeage de son prédécesseur, Herintsalama Rajaonarivelo, annoncés le 9 mars par le Chef de l’État dans le cadre d’une réorganisation de l’exécutif. Ancien officier de la Gendarmerie et haut fonctionnaire, Rajaonarison dirigeait depuis 2021 le Service de renseignement financier malgache (SAMIFIN), organisme chargé de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Le Colonel Randrianirina a justifié ce choix par l’honnêteté et l’intégrité du nouveau Premier Ministre, saluant notamment sa démission passée de l’unité Tetezamita, après avoir subi des pressions hiérarchiques. « Cette nation malgache a besoin d’une grande décision », a déclaré le président des Réformes, estimant que cet acte témoignait du courage requis pour la fonction. La cérémonie de passation de service s’est déroulée lundi 16 mars au Palais Mahazoarivo. L’ancien Premier ministre Rajaonarivelo a adressé ses vœux et bénédictions à son successeur, tandis que les deux responsables ont remercié le président pour la confiance accordée. Dans son allocution, Rajaonarison a affirmé sa détermination à réussir « dans l’intérêt du peuple malgache », en plaçant son action sous le signe d’un « nettoyage transparent de l’administration » et de la réunification des Malgaches sur l’ensemble du territoire national. Pour rappel, le Colonel Michaël Randrianirina est arrivé à la tête de l’État en octobre 2025, après le constat de la vacance du pouvoir par le Conseil constitutionn, suie au départ précipité d’Andry Rajoelina, contraint de quitter ses fonctions sous la pression d’un mouvement de contestation populaire. OS/KM (AMAP)
Actualité : Le Botswana dément formellement accueillir une base militaire américaine

Bamako , 20 mars (AMAP) Le Botswana a formellement démenti mardi, accueillir une base militaire des États-Unis, insistant sur le fait que les discussions relatives à la sécurité nationale doivent reposer sur des faits vérifiés et non sur des spéculations. Dans un communiqué publié à Gaborone, le porte-parole du gouvernement, Tuduetso Mokgosi, a déclaré : « Le Botswana n’accueille pas de base militaire des États-Unis. La base aérienne de Thebephatshwa est une installation militaire souveraine appartenant, exploitée et contrôlée entièrement par le gouvernement du Botswana via les Forces de défense du Botswana. » Selon le porte-parole, cette infrastructure répond aux intérêts nationaux en renforçant les capacités de réponse aux situations d’urgence, en soutenant les efforts régionaux de maintien de la paix et d’assistance humanitaire, ainsi qu’en garantissant la préparation opérationnelle des Forces Armées Botswanaises. Tuduetso Mokgosi a, par ailleurs, mis en garde contre les risques liés à la désinformation en affirmant « Bien qu’un débat robuste sur les questions d’intérêt national soit sain et bienvenu dans une démocratie, la désinformation, particulièrement lorsqu’elle est amplifiée au-delà des frontières, peut engendrer des malentendus inutiles parmi les citoyens et entre les pays voisins. » Il a réaffirmé l’attachement du Botswana à ses relations avec l’ensemble de ses voisins, soulignant l’engagement du pays en faveur de la coopération régionale, du dialogue et du respect mutuel. Ces déclarations interviennent dans un contexte de spéculations récurrentes dans la région sur la présence ou l’éventuelle implantation d’infrastructures militaires étrangères en Afrique australe, souvent alimentées par des rumeurs transfrontalières. Le gouvernement botswanais a choisi de réagir publiquement afin d’écarter toute ambiguïté sur le statut de la base de Thebephatshwa, principal site aérien militaire du pays. OS/KM (AMAP)
Santé : L’Argentine se retire de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

Bamako, 20 mars (AMAP) L’Argentine a officiellement quitté l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a annoncé mardi, le Gouvernement du président Javier Milei, marquant une rupture définitive avec l’agence onusienne de santé, un an, jour pour jour après la notification formelle de retrait. Le ministre argentin des Affaires étrangères, Pablo Quirno, a confirmé l’entrée en vigueur du retrait sur les réseaux sociaux. « L’Argentine a communiqué cette décision au Secrétaire général des Nations Unies le 17 mars 2025 », a-t-il déclaré. « Conformément à la Convention de Vienne sur le droit des traités, le retrait prend effet un an après cette notification. » Cette décision, annoncée initialement en février 2025 et notifiée officiellement le 17 mars 2025, s’inscrit dans une opposition idéologique marquée du gouvernement Milei à la gestion par l’OMS de la pandémie de COVID-19. Le président Milei a qualifié à plusieurs reprises l’organisation d’« entité néfaste » et les confinements mondiaux de « plus grande expérience de contrôle social de l’histoire ». Le gouvernement reproche à l’OMS d’avoir été influencée par des intérêts politiques plutôt que par une science rigoureuse, et d’avoir outrepassé son mandat en portant atteinte à la souveraineté des États membres. L’Argentine rejoint ainsi les États-Unis, dirigés par le président Donald Trump, qui a renouvelé sa critique de l’OMS, depuis son retour à la Maison Blanche, l’accusant d’échecs institutionnels et de manque de transparence. Ces retraits simultanés constituent un défi majeur à la gouvernance mondiale de la santé. Le ministre Quirno a, toutefois, tenu à préciser que Buenos Aires ne s’isolait pas totalement. « L’Argentine continuera de promouvoir la coopération internationale en matière de santé par le biais d’accords bilatéraux et de forums régionaux », a-t-il indiqué, ajoutant que cette nouvelle approche « protège pleinement la souveraineté [de l’Argentine] et son autorité décisionnelle en matière de politiques de santé », en s’écartant de ce que l’administration considère d’« impositions supranationales ». OS/KM(AMAP)
Youwarou : Vente du bois de cuisine dans des sacs d’emballage, une nouvelle pratique

Youwarou, 20 mars (AMAP) Le bois de cuisine ou bois de chauffe se vend également dans des sacs d’emballage, un phénomène tout nouveau dans la contrée de Youwarou, localité située au centre du pays, a constaté l’AMAP. Depuis, près de deux ans, les bûcherons, à cause de la rareté du bois mort utilisé par les ménagères, enlèvent les vieilles souches d’arbres morts à la suite de sécheresse. Ces souches, mises dans des sacs d’emballage de 100 kg, sont cédées aux clients à 2000 f CFA ou 2500 f CFA l’unité. Avant la forte crue de 1994, des superficies considérables de bois morts étaient perceptibles partout dans le cercle du grand Lac (Youwarou) qui abrite l’ensemble des forêts classées de la région de Mopti. Le bois de cuisine se vendait par stère, par charrette, par fagot ou par bûche. La charrette de bois ou disons le stère de bois se vendait entre 1000 f CFA, 1500 f CFA ou 2000 f CFA contre 10000 f CFA à 12500 f CFA actuellement. Les forêts se sont donc dégradées, au fil des années, mettant ainsi les exploitants de ces forêts dans un embarras total. Avec la crue de 1994, de 2024, de 2025 et avec les campagnes de reboisement sur financement de l’Etat, les forêts se reconstituent à petits pas. La localité de Youwarou, située dans le Delta intérieur du Niger sur 7 139 km2, bénéficie d’une zone inondée et d’une zone exondée. C’est cette position géographique qui lui offre des opportunités naturelles en considérable dégradation à savoir forêts classées, bourgou, eaux du Niger, du Lac Débo et du Walado. Ce même atout a favorisé un élevage par excellence et des superficies aptes à l’agriculture dans la zone. Aujourd’hui, il urge, pour le cercle de Youwarou avec ses 106 768 habitants estimés en 2009, de trouver les voies et moyens de lutter contre la déforestation et s’intéresser davantage à la restauration des différentes forêts. SC/KM (AMAP)
Economie : Création de l’Office Malien des substances précieuses

Bamako, 19 mars (AMAP)L’Office Malien des substances précieuses vient d’être créé par le Gouvernement de la République du Mali, a appris l’AMAP de source officielle. L’information ressort du Communiqué du Conseil des Ministres qui s’est tenu, le mercredi 18 mars 2026, à Koulouba sous la présidence du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Le but de la création de ce nouvel instrument est de renforcer l’arsenal visant à assurer la souveraineté économique de l’État. La structure aura la mission d’assurer la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses. Les projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de ce nouvel instrument, permettront également de renforcer la souveraineté économique de l’État sur la chaîne de valeur des substances précieuses. Cette décision gouvernementale s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi n°2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier en République du Mali et de la Loi n°2023-041 du 29 août 2023 relative au Contenu local. Le secteur des substances précieuses, notamment l’or issu de l’orpaillage et des petites mines, occupe une place stratégique dans l’économie nationale et représente une source importante de devises, de recettes fiscales et de création d’emplois, assure le Gouvernement. Il est à noter que durant l’année 2022, le Mali a enregistré une production d’or de plus de 72,2 tonnes, dont 6 tonnes pour l’orpaillage, ayant généré 763 milliards de Fcfa pour le budget national. Le sous-secteur de l’or contribue au Produit Intérieur Brut à hauteur de 9,2%. Malgré cette contribution, a indiqué le Conseil des ministres, il existe des difficultés dans la maîtrise des flux issus de l’orpaillage et des petites mines au regard des disparités entre les statistiques officielles au niveau national et les quantités reçues dans les pays de destination. MD/CMT (AMAP)
Communiqué du conseil des ministres du mercredi 18 mars 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 18 mars 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Beijing ; b. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Berlin ; c. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Kigali ; d. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Rome ; e. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali au Caire ; f. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Moscou ; g. un projet de décret fixant le cadre organique du Consulat général du Mali à Paris. Les Missions diplomatiques et Postes consulaires du Mali sont des services publics situés à l’extérieur du territoire national. Ils sont établis en fonction de la carte diplomatique, fixée par le Décret n°2012-070/P-RM du 2 février 2012 portant répartition des Postes diplomatiques et consulaires de la République du Mali. Leur organisation et les modalités de leur fonctionnement sont fixées par le Décret n°2018-0517/P-RM du 20 juin 2018. Les cadres organiques des Missions diplomatiques du Mali de la Zone Afrique, de la Zone Asie et Océanie et de la Zone Europe sont fixés respectivement par les Décrets n°2018-0518, n°2018-0520 et n°2018-0521/P-RM du 20 juin 2018 et ceux des Postes consulaires du Mali sont fixés par le Décret n°2018-0522/P-RM du 20 juin 2018. A l’application, ces décrets ont révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. Les projets de décret, adoptés, corrigent ces insuffisances et prévoient, pour les 5 prochaines années, les effectifs du personnel nécessaire à leur fonctionnement. 2. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret autorisant l’extension de la superficie du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 attribué à la Société Roscan Gold Mali SARL à Kandiolé-Nord, Cercle de Kéniéba. Le permis de la Société Roscan Gold Mali SARL à Kandiolé-Nord, d’une superficie de 28 km2, a été renouvelé pour une dernière fois en 2025, à la suite des travaux de recherche géologique et minière qui ont mis en évidence plusieurs anomalies intéressantes reflétant des structures géologiques qui continuent sur une zone contiguë au périmètre dudit permis, libre de tout droit minier. Ainsi, conformément aux dispositions du Code minier, la Société Roscan Gold Mali SARL a sollicité l’extension de la superficie de son permis à cette zone contiguë, d’une superficie de 35,4 km2. Le projet de décret, adopté, autorise cette extension et porte la superficie totale du permis à 63,4 km2. 3. Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Office malien des Substances précieuses. Le secteur des Substances précieuses, notamment l’or issu de l’orpaillage et des petites mines, occupe une place stratégique dans l’économie nationale et représente une source importante de devises, de recettes fiscales et de création d’emplois. Au cours de l’année 2022, le Mali a enregistré une production d’or de 72,227 tonnes, dont 6 tonnes pour l’orpaillage, ayant généré 763 milliards de francs CFA pour le budget national. Le sous-secteur de l’or contribue au Produit Intérieur Brut à hauteur de 9,2%. Malgré cette contribution, il existe des difficultés dans la maîtrise des flux issus de l’orpaillage et des petites mines au regard des disparités entre les statistiques officielles au niveau national et les quantités reçues dans les pays de destination. Dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi n°2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier en République du Mali et de la Loi n°2023-041 du 29 août 2023 relative au Contenu local, il est apparu nécessaire de mettre en place un instrument opérationnel chargé d’assurer la régulation, la centralisation et la sécurisation de la commercialisation des substances précieuses. Les projets de texte, adoptés, créent l’Office malien des Substances précieuses avec pour mission d’assurer la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses. Ils permettront également de renforcer la souveraineté économique de l’Etat sur la chaîne de valeur des substances précieuses. 4. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de réhabilitation et d’extension des périmètres irrigués des plaines rizicoles et maraîchères de Korioumé, Daye et Hamadja dans le Cercle de Tombouctou et la construction des ouvrages connexes dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Mise en Valeur des Plaines rizicoles de Tombouctou. b. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de réhabilitation des tronçons Didiéni-Diéma-Sandaré (313 km) et Kayes-Diboli (96,5 km) du corridor Bamako-Dakar par le Nord. Les travaux de réhabilitation et d’extension des périmètres irrigués du Projet de Mise en Valeur des Plaines rizicoles de Tombouctou, ainsi que ceux de réhabilitation des tronçons Didiéni-DiémaSandaré et Kayes-Diboli du corridor Bamako-Dakar par le Nord empiètent sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. La réalisation desdits travaux contribuera au développement de la production rizicole dans la Région de Tombouctou et au désenclavement intérieur du pays, ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
Conflit au Proche et Moyen Orient : La situation des Maliens reste globalement positive et aucune perte en vies humaines

Bamako, 19 mars (AMAP) Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, Mosa Ag ATTAHER, a, dans un communiqué publié mercredi, précisé que suite au Conflit sécuritaire au Proche et Moyen Orient, depuis fin février, la situation de nos compatriotes reste globalement positive et aucune perte en vies humaine, les concernant, à la date du 18 mars 2026. Par ailleurs, il ressort du même communiqué, que certains de nos compatriotes en séjour à Dubaï, ont été temporairement confrontés à des difficultés liées aux perturbations du trafic aérien. Qui précise que toutefois, grâce à l’implication active de nos Missions diplomatiques et consulaires, la plupart ont pu regagner le Mali, avec l’accueil et l’assistance du Ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine. « Le Gouvernement, à travers le Ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’intégration africaine, en coordination avec les représentations diplomatiques concernées, suit de près la situation de nos compatriotes dans la région et reste pleinement mobilisé pour leur apporter toute l’assistance nécessaire. Le Ministre tiendra informée l’opinion publique de toute évolution de la situation » conclut le communiqué. KM (AMAP)
Actualité : L’AES dénonce une résolution du Parlement européen sur la détention de Mohamed Bazoum

Bamako, 19 mars (AMAP) La Confédération des États du Sahel (AES) a exprimé jeudi sa « vive indignation » à la suite de l’adoption, le 12 mars 2026, par le Parlement européen, d’une résolution portant sur la détention de l’ancien président du Niger, Mohamed Bazoum, qualifiée par l’organisation de « détention arbitraire ». Dans un communiqué publié à Ouagadougou, l’AES « condamne avec fermeté cette ingérence grave, concertée et délibérée dans les affaires intérieures d’un État souverain ». Elle accuse le Parlement européen d’avoir agi sous « le couvert d’une prétendue humanité », tout en dénonçant une approche jugée « sélective » face à d’autres violations du droit international. L’organisation souligne notamment que l’institution européenne serait restée silencieuse sur « les violations réelles, flagrantes, illégitimes, répétées et continues du droit international », ainsi que sur la crise sécuritaire affectant les pays de l’espace confédéral depuis plus d’une décennie. Elle évoque également des « attaques barbares » contre des populations civiles, qui n’auraient pas été dénoncées. L’AES met en cause « un groupuscule d’acteurs connus, animés d’un paternalisme rétrograde » et accusés de défendre des intérêts « économiques et géostratégiques inavoués ». Selon le communiqué, ces acteurs auraient influencé une majorité de députés européens, « dont la plupart sont certainement de bonne foi ». « La Confédération AES n’a ni d’injonctions, ni de leçons de gouvernance à recevoir », affirme le texte, qui estime que la résolution vise à « rétablir un système … au détriment des aspirations légitimes des populations du Sahel ». L’organisation insiste enfin sur le fait que cette initiative « ne saurait en aucun cas influencer sa marche », la jugeant « totalement en déphasage avec la nouvelle dynamique politique, économique et sociale » engagée dans l’espace confédéral. OS/KM (AMAP)
Retrait au Sénégal de son titre de champion d’Afrique 2025 : Dakar annonce des recours internationaux

Bamako, 19 mars (AMAP) Le Gouvernement du Sénégal a exprimé mercredi sa « vive consternation » après la décision du Jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) retirant au Sénégal son titre de champion d’Afrique 2025 au profit du Maroc, a appris l’AMAP des autorités sénégalaises. Dans un communiqué, les autorités sénégalaises dénoncent une décision « d’une gravité exceptionnelle » qui « heurte de front les principes cardinaux » de l’éthique sportive, notamment l’équité et la loyauté. Elles estiment qu’elle repose sur « une lecture manifestement erronée du règlement » et la jugent « grossièrement illégale et profondément injuste ». Le Gouvernement sénégalais considère que cette décision remet en cause « un résultat acquis au terme d’une rencontre régulièrement menée à son terme » et porte atteinte à « la crédibilité » de l’instance dirigeante du football africain. Dakar « rejette sans ambiguïté cette tentative de dépossession injustifiée » et annonce son intention d’user « de toutes les voies de recours appropriées », y compris devant les juridictions internationales compétentes, afin de faire valoir ses droits. Par ailleurs, les autorités sénégalaises demandent « l’ouverture d’une enquête internationale indépendante pour soupçons de corruption » au sein des instances de la CAF. Le Gouvernement a également exprimé sa solidarité envers les ressortissants sénégalais détenus au Maroc, à la suite des incidents survenus lors de la finale, assurant suivre la situation « pour une issue heureuse dans les meilleurs délais ». Le Sénégal affirme rester « résolu, vigilant et inflexible » dans la défense des droits de sa sélection et « la restauration de l’honneur du sport africain ». La veille au soir, la Fédération sénégalaise de Football (FSF) a qualifié la décision « d’inique, sans précédent et inacceptable ». KDKM (AMAP)
Bafoulabé : Rupture collective du Jeun par la Jeunesse autour de la cohésion sociale

Bafoulabé, 17 mars (AMAP) Les membres des conseils communaux de la jeunesse de Bafoulabé et de Mahina, ont organisé ce mardi, 17 mars 2026 une rupture collective de jeûne, dans une atmosphère empreinte de spiritualité et de fraternité. C’était au restaurant » Adja Djénéba Samaké » de Bafoulabé, sous la présidence du Préfet du cercle, Siaka Souleymane Sanogo, a constaté l’AMAP. Cet événement, premier du genre, a drainé plus d’une centaine de fidèles musulmans et chrétiens venus de Bafoulabé et de Mahina pour magnifier l’unité et la solidarité en ce mois béni de Ramadan. L’objectif de l’événement, selon les organisateurs, était de renforcer la paix, l’union et la « À travers ce geste, nous voulons montrer que la jeunesse de Bafoulabé et de Mahina est unie derrière les valeurs de paix et de cohésion sociale », a déclaré le porte-parole des jeunes, Adama Bekaye Traoré. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale, à l’image des opérations « Sounkalo Solidarité 2026 » lancées à travers le pays pour renforcer les liens sociaux. La représentante de la Coordination des Associations et ONG Féminines (CAFO), Kama Sakiliba a salué l’engagement des jeunes et formulé des prières afin que la paix et entente soit renforcée entre les jeunes du cercle de Bafoulabé . Le préfet de Cercle, Siaka Souleymane Sanogo, s’est dit satisfait, car selon lui, le Ramadan est le mois par excellence de communion, de vivre ensemble et de solidarité. C’est pourquoi, il a remercié les jeunes pour l’initiative prise qui entre dans le cadre de « Sounkalo solidarité ». Le chef de l’exécutif local n’a pas manqué d’inviter l’ensemble des Maliens à l’union sacrée malgré la situation difficile du pays. Au-delà du repas, la rencontre a été marquée par des bénédictions à l’endroit du pays. Des leaders religieux présents ont rappelé les valeurs d’humilité, de discipline et de tolérance que prône le mois de Ramadan.. BM/KM (AMAP)

