Santé : « Il est possible d’éradiquer la tuberculose d’ici 2035 grâce à l’amplification de la recherche », dixit Pr Yacouba Toloba, expert auprès de l’OMS

Bamako, 24 mars (AMAP) À l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la tuberculose, célébrée le 24 mars de chaque année, le Pr Yacouba Toloba, expert auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la tuberculose multi-résistance, a accordé une interview à l’Agence Nationale de Presse du Mali. Il y aborde notamment l’apport des chercheurs maliens au combat contre cette épidémie et leur influence sur les politiques de santé publique  L’Agence Nationale de Presse : La tuberculose reste un problème majeur de santé publique au Mali. En quoi les recherches menées par les scientifiques maliens changent-elles réellement la donne dans la lutte contre cette maladie ? Pr Yacouba Toloba : Le traitement des malades et la disponibilité des médicaments ne sont pas suffisants. Il faut faire la recherche qui impacte la prise en charge de la tuberculose (TB). Dans notre pays, la recherche a beaucoup progressé,ces dix dernières années. Elle est en train d’impacter la prise en charge de la TB. Les recherches locales ont permis le diagnostic précoce qui permet au malade de guérir sans séquelle. Il nous donne également un bon résultat de traitement. Avec l’avancée de la recherche au Mali, on peut en 2 heures de temps diagnostiquer une tuberculose, alors que les méthodes diagnostiques empiriques pouvaient durer 4 ou 5 jours. Aujourd’hui, on est même à mesure de dire si une souche est résistante à tel ou tel médicament. Il y a également un impact dans la surveillance des souches multi-résistantes. Grâce à la recherche, on détecte les différents types de souches dans notre zone. La connaissance des souches permet de faire la différence entre les bactéries qui peuvent donner la TB et celles qui ne le font pas. Il y a également les ressources humaines que la recherche permet de former. On a des équipes de chercheurs très pointus au plan régional et international qui travaillent sur la TB et des centres outillés pour faire la recherche de pointe dans notre pays notamment l’Institut national de santé publique (INSP) qui abrite le Laboratoire national de référence (LNR). Il dépiste la TB, diagnostique des souches multi-résistantes et voit l’évolution du suivi du traitement. S’y ajoutent l’Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako (USTTB), le Centre d’infectiologie Charles Mérieux, le Centre universitaire de recherche clinique (UCRC), le Laboratoire de biologie moléculaire appliquée (LBMA). Ce sont des Laboratoires P3 et P4 (laboratoires de recherche biomédicale fonctionnant à un très haut niveau de sécurité NDLR) qui répondent aux normes internationales. On participe à beaucoup d’études internationales. La preuve en est qu’il y a la souche génotype Beijing de la tuberculose multi-résistante, qu’on pensait inexistante en Afrique, a été découvert au Mali en 2008 par une équipe du Laboratoire du Centre de recherche et de formation sur le VIH et la tuberculose (Serefo) de l’UCRC. L’Agence Nationale de Presse : Plusieurs études sont menées dans les laboratoires et centres de recherche maliens. Comment influencent-elles les politiques de santé publique ?  Pr YacoubaToloba : On a fait beaucoup de recherches sur la TB et le VIH pour voir le niveau de dépréciation de l’immunité. Plus elle est effondrée par le VIH, la tuberculose peut survenir et le malade est plus vulnérable à la maladie qu’un malade non tuberculeux. Cette recherche nous a permis de renforcer les capacités et changer la politique du pays. Dans le temps, on prenait trois échantillons de crachat en deux ou 3 jours pour voir si c’est la tuberculose. La recherche a montré que quand on prend trois échantillons de crachat contre deux, ils ont le même résultat. Cela nous a amenés à se limiter à deux. On gagne en termes de temps et d’usage de matériel notamment le tube pour contenir le crachat. C’est une recherche pratique qui impacte positivement le système de santé. Aujourd’hui, on est à 6 mois de traitement pour guérir la tuberculose alors qu’en 2009, on était à 9 mois. L’Agence Nationale de Presse : Malgré les avancées scientifiques, la tuberculose continue de toucher de nombreux Maliens. Où se situe aujourd’hui le principal blocage ? Pr Yacouba Toloba : D’abord, il faut préciser qu’en 2024, le Mali a enregistré un peu plus de 8.630 cas de TB et environ 400 décès soit 6%. Par rapport au blocage, il se trouve à trois niveaux, à savoir la recherche scientifique qui progresse mais reste limitée, l’application des résultats de ces recherches et les limites du système de santé. L’État met moins de financement dans la recherche scientifique en matière de tuberculose. Nous sommes assujettis au financement des partenaires internationaux. Une grande partie des projets de recherche dépend encore des étrangers. Cette dépendance concerne l’accès à des équipements très coûteux. Nous allons nous former dans des universités étrangères. On vient avec la compétence. Il faut le transfert de technologies. Souvent, les partenaires envoient des machines. Mais l’entretien cause des problèmes. En ce qui concerne le financement de la santé, le Mali y consacre moins de 7% de son budget. Alors que la déclaration d’Abuja des Chefs d’État des pays africains en 2001 à Abuja au Nigéria dit d’y consacrer 15%. Le tiers de ce pourcentage peut financer la recherche. Mais, on ne le fait pas. Malgré cela, la recherche malienne contribue au développement et au rayonnement de la prise en charge des patients. La recherche progresse. Mais pour l’application de ses résultats pour améliorer le système de santé, il est constaté une lourdeur administrative. Par exemple, les recherches en cours pour réduire la durée de traitement. S’il y a un retard dans l’application de cette recommandation, cela va jouer sur une autre recommandation qu’il faut faire. L’Agence Nationale de Prese: Quelle innovation pourrait, selon vous, transformer la lutte contre la tuberculose dans le pays ? Pr Yacouba Toloba : Nous avions plus de 8.000 cas de TB en 2024. On devrait avoir 11.000 selon les projections de l’OMS. Il y a un gap d’environ 3.000 cas qu’on n’a pas retrouvé et qui transmet la maladie aux autres. Il

Colombie Un avion militaire C-130 s’écrase au décollage, faisant 66 morts et plusieurs blessés

Bamako, 24 mars (AMAP) Un avion de transport Hercules C-130 de l’armée colombienne s’est écrasé lundi peu après son décollage de Puerto Leguizamo, près de la frontière avec le Pérou, tuant 66 personnes tandis que des secouristes évacuaient des dizaines de survivants vers des hôpitaux et recherchaient encore quatre disparus, selon un haut responsable. L’appareil Lockheed Martin transportait 128 personnes, dont 11 membres de l’armée de l’air, 115 personnels de l’armée de terre et deux officiers de la police nationale, a indiqué Hugo Alejandro Lopez, chef des forces armées colombiennes. Le bilan des décès a presque doublé par rapport aux chiffres précédemment communiqués par les autorités, qui poursuivent les opérations de recherche et de récupération sur le site de l’accident. L’accident s’est produit alors que l’avion décollait de Puerto Leguizamo, a déclaré le ministre de la Défense Pedro Sanchez sur X. Selon le pompier Eduardo San Juan Callejas interrogé par Caracol, l’appareil aurait subi un impact près de la fin de la piste au décollage, une aile heurtant ensuite un arbre lors de sa chute. Le crash a provoqué un incendie et la détonation d’explosifs à bord. Des habitants de cette zone reculée ont été les premiers à extraire des survivants, des vidéos montrant des hommes transportant des soldats blessés sur des motos le long d’une piste en terre. Des véhicules militaires sont arrivés par la suite, mais les autorités ont indiqué que le site était difficile d’accès, compliquant les efforts de secours. Hugo Alejandro Lopez a précisé que 57 survivants avaient été hospitalisés, dont 30 dans un état non grave dans une clinique militaire. OS/KM(AMAP)

Burkina Faso : une importante nappe de poussière recouvre Ouagadougou et alerte nationale émise

Bamako, 24 mars 2026 (AMAP)  Une épaisse nappe de poussière a envahi mardi matin la capitale burkinabè, réduisant fortement la visibilité et perturbant la circulation, tandis que l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) a lancé une alerte couvrant l’ensemble du territoire national. Dès les premières heures de la journée, les habitants de Ouagadougou ont évolué dans une atmosphère chargée de particules. De nombreux motocyclistes et automobilistes ont été contraints de porter des casques intégraux, des masques ou des foulards pour protéger leurs voies respiratoires et maintenir une visibilité acceptable sur les routes. Dans un bulletin publié à 08h30, l’ANAM a indiqué que cette poussière, provenant du Nord, affectera progressivement la majeure partie du pays « aujourd’hui et demain ». Les services météorologiques signalent des visibilités localement inférieures à 500 mètres, une dégradation notable de la qualité de l’air et une atmosphère poussiéreuse sur plusieurs régions. « Cette poussière, provenant du Nord, affectera progressivement la majeure partie du pays aujourd’hui et demain », précise le bulletin de l’ANAM. Face à cette situation, l’agence recommande à la population de se protéger avec un masque ou un foulard, de conduire prudemment et d’éviter les déplacements non indispensables. Une attention particulière est conseillée pour les enfants, les personnes âgées et les individus fragiles, plus sensibles aux effets de la pollution atmosphérique. Ce type d’épisode, typique de la saison de l’harmattan au Sahel, peut perturber les activités économiques, les transports et la santé publique dans les zones touchées. De tels phénomènes de poussière saharienne sont récurrents pendant la période de l’harmattan, vent sec et chargé de particules qui balaie régulièrement la région sahélienne entre novembre et mars. OS(AMAP)

Football/U20 : 68 joueurs convoqués pour le stage préparatoire de l’UFOA-A 2026

Bamako, 24 mars (AMAP)  La Fédération malienne de football (FEMAFOOT) a convoqué lundi, 68 joueurs issus de 31 clubs pour le stage de préparation de l’équipe nationale U20, en vue du tournoi qualificatif UFOA-A 2026, a appris l’AMAP de source sportive. Un communiqué de la FEMAFOOT précise que le démarrage des entraînements est prévu le 1er avril 2026 à 08h00 au Stade du 26 Mars, sous la direction du sélectionneur Mamoudou Kane dit Mourley. Cette présélection constitue la première étape de la préparation pour la compétition régionale prévue en octobre prochain. D’autres joueurs, notamment évoluant à l’étranger, pourraient rejoindre le groupe à l’issue de ce stage. La Coupe d’Afrique des Nations U20 (CAN U20),  faudra-t-il le rappeler, est prévue du 27 avril au 18 mai 2025 en Égypte. Cette nouvelle édition réunira 13 sélections nationales réparties en trois groupes, sur trois sites emblématiques : Le Caire, Ismaïlia et Suez. Le tournoi s’ouvrira en grande pompe le 27 avril, avec l’Égypte, pays hôte, qui affrontera la Zambie à 21h00 au Stade International du Caire. La Sierra Leone et l’Afrique du Sud lanceront les hostilités à Ismaïlia. La phase de groupes se poursuivra avec des affiches très attendues : Nigeria–Kenya et Kenya–Maroc au Stade du 30 Juin, puis Sénégal–République Centrafricaine et RD Congo–Ghana à Suez. Le format prévoit trois groupes (un de cinq équipes et deux de quatre), les deux premiers de chaque poule ainsi que les deux meilleurs troisièmes accéderont aux quarts de finale. La finale est programmée au 18 mai 2025. Les demi-finalistes valideront leur billet pour la Coupe du Monde U-20 de la FIFA, Chili 2025, où l’Afrique espère briller à nouveau sur la scène internationale. KD/KM (AMAP)

Conflit au Proche et Moyen Orient : Le président Américain a affirmé que des échanges « positifs et fructueux » ont eu lieu entre son pays et l’Iran

 Bamako, 24 mars (AMAP) Le président des Etats-Unis,  Donald Trump a annoncé que des échanges « positifs et fructueux » ont eu lieu au cours des deux derniers jours, entre son pays et l’Iran, dans la perspective d’un arrêt des hostilités au Moyen-Orient, a écrit Trump sur son réseau Truth social, relayé par Apa Washington. « J’ai le plaisir d’annoncer que les États-Unis d’Amérique et l’Iran ont eu, au cours des deux derniers jours, des échanges très positifs et fructueux concernant une résolution complète et totale de nos hostilités au Moyen-Orient », a- t-il déclaré. À la lumière de ces développements, il a affirmé avoir ordonné au département de la Guerre de reporter, pour une période de cinq jours, « toutes les frappes militaires contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes ». Donald Trump a indiqué que les Etats-Unis et l’Iran avaient trouvé des « points d’accord majeurs » lors de négociations menées, selon lui, avec un « haut dirigeant » qui n’est pas le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei. « Nous négocions avec des gens que je trouve très raisonnables, très solides. (…) Ils sont très respectés et peut-être que l’un d’entre eux sera celui que nous cherchons », a-t-il dit en déclarant aussi que le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei était « indisponible » et n’était pas impliqué dans ce dialogue. Trump a précisé que cette suspension des frappes demeure toutefois conditionnée à l’évolution des réunions et des pourparlers en cours. Un ultimatum avait été fixé à 23H44 GMT lundi, enjoignant l’Iran de rouvrir le détroit d’Ormuz. Trump a toutefois menacé de « continuer à bombarder allègrement » si les négociations en cours échouaient. Les Etats Unis avaient évoqué la possibilité de frapper le réseau électrique iranien. Celui-ci compte plus de 90 centrales, dont certaines situées sur le Golfe, et repose sur un système décentralisé comprenant de multiples sites de production ainsi que des centaines de postes de distribution à travers le territoire. KM (AMAP)

Sécurité : Les Forces Nationales de Défense ont neutralisé plus d’une dizaine de terroristes, au cours de deux opérations

Bamako, 23 mars (AMAP)  Les Forces Nationales de Défense ont mené avec succès deux opérations contre des groupes armés terroristes, dimanche, dans les régions de Sikasso et de Ségou, a appris l’AMAP de source sécuritaire. L’État-Major Général des Armées a précisé qu’un détachement de nos Forces de Défense a tendu une embuscade, à un groupe armé terroriste, à la suite de renseignements précis, dans la zone de Tabakoro, cercle de Kléla, région de Sikasso, et que l’opération a permis de neutraliser plusieurs combattants et de récupérer du matériel. Par ailleurs, dans la localité de Dioura, région de Ségou, un groupe armé terroriste, circulant à motos et dissimulé sous couvert végétal a été détecté lors d’une mission de surveillance. Une frappe de précision a permis de neutraliser plus d’une dizaine de terroristes et de détruire l’ensemble de leur logistique. Le Chef d’État-Major Général des Armées a salué le professionnalisme des troupes engagées sur le terrain et a assuré que la traque des groupes armés terroristes se poursuivra sur l’ensemble du territoire national. KD/KM (AMAP)

Sécurité alimentaire : Le Mali a enregistré11,45 millions de tonnes de céréales en 2025 et 20 000 tonnes d’aide sont prévues en 2026

Bamako, 23 mars (AMAP) Le Mali a enregistré une production céréalière prévisionnelle de 11 452 000 tonnes en 2025, tandis que 20 000 tonnes de céréales seront mobilisées en 2026 pour l’assistance d’urgence, a appris lundi l’AMAP de source gouvernementale. S’exprimant à l’ouverture de la 22e session ordinaire du Conseil national de sécurité alimentaire (CNSA), tenue ce lundi, le Chef du gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga a indiqué que la campagne agricole 2025, malgré des difficultés liées à l’insécurité et à l’accès aux intrants, a bénéficié d’une pluviométrie globalement favorable. Le Chef de l’exécutif a précisé que le Plan national de réponse 2026 prévoit une assistance alimentaire de 20 000 tonnes de céréales au profit de 1 560 189 personnes, dans le cadre d’un dispositif global visant à soutenir plus de 4 millions de personnes. Ce plan inclut également la vente de kits alimentaires à prix social pour 5 000 ménages urbains, notamment à Bamako, Ségou et Sikasso, ainsi que le renforcement des activités agro-sylvo-pastorales et la réforme de la gestion des stocks stratégiques. Le Premier ministre a souligné que ces actions s’inscrivent dans une dynamique de renforcement de la résilience alimentaire et de la souveraineté nationale. « Notre Nation (…) a fait reculer la faim de près de 45 % en deux décennies », a-t-il déclaré, saluant l’appui des partenaires techniques et financiers. KDKM (AMAP)

Justice : le journaliste Youssouf Sissoko condamné à deux ans de prison ferme pour cybercriminalité

Bamako, 23 mars (AMAP) Le directeur de publication du journal l’Alternance, Youssouf Sissoko, a été condamné lundi à deux ans d’emprisonnement ferme et à un million de francs CFA de dommages et intérêts par le Tribunal du pôle national de lutte contre la Cybercriminalité, a constaté l’AMAP. Le jugement a été prononcé ce 23 mars 2026 à l’issue du procès de Youssouf Sissoko, poursuivi dans le cadre des dispositions relatives à la cybercriminalité. Le tribunal a retenu sa responsabilité dans les faits reprochés et l’a condamné à la peine maximale prévue dans cette catégorie d’infraction. Selon la décision rendue publique, « Youssouf Sissoko est condamné à deux ans de prison ferme et au paiement d’un million de francs en guise de dommages et intérêts », a indiqué le tribunal. Cette condamnation intervient dans un contexte de durcissement des poursuites judiciaires à l’encontre de certains professionnels des médias au Mali, notamment pour des publications en ligne jugées attentatoires à l’ordre public ou aux institutions. Le journaliste malien Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal l’Alternance, a été arrêté le 5 février 2026 et placé sous mandat de dépôt après la publication d’un article critiquant le chef d’État du Niger, le Général Abdourahamane Tiani. L’arrestation est intervenue suite à un article publié le 2 février 2026 dans son journal, qui mettait en cause des déclarations du président nigérien, accusant certains dirigeants ouest-africains d’être impliqués dans une attaque contre l’aéroport de Niamey, fin janvier. Les poursuites ont été engagées devant le Tribunal du pôle national de lutte contre la Cybercriminalité à Bamako. Youssouf Sissoko a été poursuivi notamment pour « diffusion de fausses informations », « atteinte au crédit de l’État » et « offense à un chef d’État étranger ». Le procureur avait requis contre lui, cinq ans de prison ferme lors de l’audience du 9 mars 2026. Le journaliste a nié toute infraction lors de son procès, se défendant d’avoir commis les faits reprochés. OS/KM (AMAP)

Journée Mondiale de la Marionnette : Notre Compatriote Yaya Coulibaly, invité d’honneur de l’UNIMA

Bamako, 23 mars (AMAP) Le Mali, à l’instar des autres pays du monde a célébré le 21 mars dernier, la Journée Mondiale de la Marionnette, a appris l’AMAP de source officielle. Les activités de cette célébration qui ont démarré le 17, vont continuer jusqu’au 24 mars. A cet effet, notre compatriote est l’invité d’honneur de l’Union internationale des marionnettes (UNIMA) pour la célébration à Charles-ville-Mézières en France. La ville célèbre à travers le monde dans cet art car elle abrite l’une des plus grandes écoles de la marionnette à savoir l’École nationale supérieure des arts de la marionnette Margareta Niculescu. Une école que dispose également notre compatriote. L’UNIMA, par la voix de son président, remercie Yaya d’avoir accepté́ l’invitation à « écrire et illustrer le message international, et surtout de nous rejoindre dans les Ardennes pour une semaine de célébrations ». Cette visite rare d’un si grand maître de la marionnette africaine donne tout son sens à l’association internationale, permettant aux communautés de toute la région de découvrir l’art et les histoires du Mali, à travers de nombreuses rencontres artistiques et conviviales : monstrations, conférences, projections… Marionnettiste, conteur, magicien et musicien, Yaya Coulibaly est un descendant direct de Biton Coulibaly, roi de Ségou, il a été très vite initié aux savoirs mystiques et a hérité́ de son père d’un vaste enseignement concernant le théâtre de la marionnette qui occupe une place prépondérante dans les rites d’initiation des sociétés secrètes. Il intègrera plus tard l’Institut national des arts (INA) de Bamako puis étudiera en France, au sein notamment de l’Institut International de la Marionnette à Charleville-Mézières. Depuis plusieurs décennies, Yaya Coulibaly, héritier d’une très ancienne collection de marionnettes, est devenu un fervent gardien de la tradition bamanan, l’une des plus vieilles et des plus riches d’Afrique. Sa collection approche à ce jour 25000 marionnettes et est complétée régulièrement. Grâce à sa riche initiation traditionnelle, il a su créer un nouveau théâtre de marionnettes dynamique et contemporain avec lequel il parcourt le monde. En 1980, il fonde la troupe Sogolon qui travaille à promouvoir la création théâtrale d’influences bamanan, somono et bozo, via l’art de la marionnette. S’inspirant des contes et leçons de morales tirés de la tradition orale africaine, Yaya Coulibaly met en avant les valeurs qui lui sont chères à savoir le courage, l’amour et la prospérité́. YD/KM (AMAP) 

Economie : La raffinerie Dangote augmente ses exportations d’essence vers l’Afrique face aux perturbations

Bamako, 23 mars (AMAP) La raffinerie pétrolière Dangote au Nigeria a intensifié ses exportations d’essence vers plusieurs pays africains, profitant des perturbations des flux énergétiques causées par le conflit impliquant l’Iran, qui limitent les importations traditionnelles bon marché en Afrique de l’Ouest, rapporte Reuters. Selon des données de la société de suivi des pétroliers Kpler, les exportations nigérianes de produits pétroliers raffinés propres – incluant essence, diesel, kérosène et carburant aviation – ont atteint environ 214 000 barils par jour (bpd) en mars jusqu’à présent, contre une moyenne de 100 000 bpd en février. Les envois vers d’autres pays africains ont grimpé à environ 90 000 bpd, contre 38 000 bpd auparavant. La raffinerie Dangote, d’une capacité de 650 000 barils par jour, a vendu 12 cargaisons d’essence de qualité premium (premium motor spirit), totalisant 456 000 tonnes métriques, sur une base FOB (free-on-board) à des traders internationaux. Ces cargaisons ont été livrées en Côte d’Ivoire, au Cameroun, en Tanzanie, au Ghana et au Togo, marquant les premières exportations d’essence de l’usine depuis qu’elle a atteint sa pleine capacité en février, selon des sources proches des transactions. Le conflit au Moyen-Orient a fait grimper les prix mondiaux du brut, augmentant les coûts des matières premières pour les raffineurs, tandis que les perturbations maritimes et la moindre disponibilité de carburants en provenance d’Europe et du Golfe ont réduit les flux de produits raffinés à bas prix vers l’Afrique de l’Ouest. Cela a créé des opportunités pour les fournisseurs disposant de chaînes d’approvisionnement plus courtes, comme la raffinerie Dangote. OS/KM (AMAP)