Éducation : le Ministre Sy Sawané reçoit les syndicats

Bamako, 7 mai (AMAP) – Le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, a appelé jeudi à une mobilisation collective autour de l’école et de la Nation, dans un contexte marqué par les attaques terroristes du 25 avril dernier et les tentatives de déstabilisation visant le Mali, a constaté l’AMAP. S’exprimant au cours d’une rencontre avec les syndicats de l’éducation, le ministre a rendu hommage aux syndicats de l’éducation pour leur sens de responsabilité, notamment après la suspension récente d’un mot d’ordre de grève. «Vous avez pris la mesure de la situation. Vous avez été patriotes et soucieux de l’avenir du pays. Vous n’avez pas ajouté aux difficultés», a-t-il déclaré à l’endroit des responsables syndicaux. Abordant les questions liées au système éducatif, le ministre a évoqué plusieurs initiatives en cours visant à améliorer les conditions d’apprentissage dans les écoles. Il a notamment cité la remise récente de 50.000 tables-bancs, de kits informatiques et d’équipements solaires, avec l’appui du programme MICRA, de la Banque mondiale et du Partenariat mondial pour l’éduucation (GPE). «Il n’y a pas d’un côté le ministère et de l’autre les syndicats. Nos positions sont complémentaires. L’intérêt du Mali nous appelle tous», a-t-il soutenu. Le secrétaire général de la Fédération de l’Éducation nationale, Soumana Maïga a, pour sa part, salué la qualité de la communication entre le département et les syndicats. «Chaque fois qu’un problème surgit, le ministère nous apporte rapidement la vraie version des faits. Cela renforce la confiance et la sérénité», a déclaré le responsable syndical. Il a également insisté sur la nécessité pour tous les acteurs de «regarder dans la même direction pour défendre le Mali de Kayes à Kidal». De son côté, le représentant du Syndicat national des enseignants du privé catholique, Soron di Lassina Coulibaly, a réaffirmé l’attachement de son organisation à la Nation malgré les difficultés liées à l’arrêt des subventions accordées aux établissements privés catholiques. «Malgré le calvaire que nous traversons, nous resterons toujours patriotes», a-t-il affirmé, avant de demander aux autorités de trouver une solution à cette situation. Répondant à cette préoccupation, le ministre de l’Éducation nationale a indiqué qu’un processus de négociation était en cours autour d’une nouvelle convention. «Il n’y a pas un seul enseignant qui ne soit dans les préoccupations du ministère», a assuré Amadou Sy Savanédé, tout en rassurant que les préparatifs des examens de fin d’année scolaire se poursuivent normalement sur l’ensemble du territoire national. Avant le début des échanges, une minute de silence a été observée à la mémoire des victimes civiles et militaires des attaques du 25 avril, parmi lesquelles figure le Général d’Armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants. KD/CMT (AMAP)
Remise d’intrants d’urgence : l’UNICEF appuie la DNDS à hauteur de 420 millions de FCFA

Bamako, 7 mai (AMAP) L’UNICEF a remis jeudi un lot d’intrants d’urgence d’une valeur estimée à 420 millions de FCFA à la Direction nationale du développement social (DNDS), afin de renforcer les capacités de préparation et de réponse humanitaire au Mali, dans un contexte marqué par les crises sécuritaires et les risques d’inondations, a constaté l’AMAP. La cérémonie, organisée dans les locaux de la DNDS à Bamako, s’est tenue sous la co-présidence de Sayon Doumbia, Conseiller technique au ministère de la Santé et du Développement social, et de Fosca Giulidori, Représentante adjointe de l’UNICEF au Mali. Le don est composé notamment de bâches, nattes, couvertures, de kits WASH, de kits de santé et médicaments. Selon les responsables, ces intrants permettront de couvrir les besoins immédiats d’environ 200.000 personnes. Prenant la parole, Sayon Doumbia a salué « le rapport exemplaire de coopération entre le Gouvernement du Mali et l’UNICEF », tout en remerciant l’organisation onusienne pour « sa constance, sa capacité d’anticipation et sa réactivité pour amoindrir la souffrance des femmes et des enfants pris dans des circonstances difficiles ». Il a indiqué que cette donation renforcera « les capacités opérationnelles de la DNDS et des directions régionales dans la mise à disposition à temps de stocks », estimant qu’il s’agit d’« un gage du succès de la réponse humanitaire ». De son côté, Fosca Giulidori a rappelé que les récentes attaques survenues le 25 avril 2026 à Bamako, Mopti, Gao, Kati et Kidal montrent que « les enfants sont les premières victimes des crises ». « Chaque enfant au Mali doit être protégé de toute forme de violence », a-t-elle déclaré, ajoutant que l’UNICEF demeure « pleinement mobilisé aux côtés des enfants, des familles et des services pour répondre à l’évolution rapide de la situation humanitaire ». La Représentante adjointe de l’UNICEF a expliqué que cette remise d’intrants s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique entre le gouvernement malien et l’UNICEF, axé sur l’anticipation des chocs, la réduction des vulnérabilités et le renforcement des capacités nationales de préparation aux urgences. Selon elle, l’intensification des effets du changement climatique, notamment les inondations récurrentes, ainsi que les conflits et autres risques, imposent un changement d’approche fondé sur l’anticipation afin de limiter les impacts humains, sociaux et économiques des crises. Elle a précisé que les intrants ont été prépositionnés de manière stratégique pour permettre des interventions rapides dès les premières alertes et réduire les délais de réponse humanitaire, en particulier au profit des enfants et des femmes. Le Mali fait face depuis plusieurs années à une situation humanitaire complexe marquée par l’insécurité, les déplacements de populations, les catastrophes naturelles et les besoins croissants des populations vulnérables. Dans ce contexte, l’UNICEF et les autorités maliennes multiplient les initiatives de préparation et de réponse d’urgence à travers des mécanismes de prépositionnement d’intrants et de renforcement des capacités des structures nationales. OS/KM(AMAP)
Commandement militaire : trois choses à savoir sur le nouveau CEMGA, le Général de divion Élisée Jean Dao

Bamako, 7 mai (AMAP) – Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a procédé ce mercedi 6 mai à une réorganisation du haut commandement militaire à travers une série de nominations intervenues après les attaques terroristes du 25 avril 2026, ayant occasion décès tragique du ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Général d’Armée Sadio Camara, a appris l’AMAP de sources officielles. Par décret présidentiel signé mercredi, le Général de division Élisée Jean Dao a été nommé chef d’état-major général des Armées (CEMGA). Officier général expérimenté, il a occupé plusieurs fonctions opérationnelles et diplomatiques, notamment à la tête de la Garde nationale du Mali entre 2020 et 2023. Le nouveau CEMGA a été formé à l’École militaire interarmes (EMIA) de Koulikoro. Il possède une expérience internationale acquise à travers des formations stratégiques et des missions diplomatiques, notamment en qualité d’ambassadeur du Mali au Gabon et en Chine. Son prédécesseur, le Général de division Oumar Diarra, a été nommé ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants. Une nomination qui s’inscrit dans une logique de continuité et de renforcement du dispositif sécuritaire national. L’avant-veille, le chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goïta, avait décidé d’assurer lui-même les fonctions de ministre de la Défense et des Anciens combattants, afin de renforcer la coordination des opérations militaires et le suivi des questions stratégiques liées à la sécurité nationale. Les nouvelles autorités militaires auront pour mission de poursuivre les opérations de sécurisation du territoire, de renforcer la protection des populations civiles et de consolider les acquis enregistrés dans la lutte contre le terrorisme. KD/CMT (AMAP)
Coupe du Mali de football : Djoliba AC et l’AS Réal en demi-finales

Bamako, 6 mai 2026 (AMAP) – Le Djoliba AC et l’AS Réal de Bamako ont validé ce mercredi leurs tickets pour les demi-finales de la Coupe du Mali de football, à l’issue des premiers quarts de finale disputés à Bamako, a constaté l’AMAP. Au stade Mamadou Konaté, le Djoliba AC s’est imposé 3 buts à 1 face à l’AS Avenir de Tombouctou au terme d’une rencontre maîtrisée par les Rouges de Hérémakono. De son côté, l’AS Réal a décroché une courte mais précieuse victoire (1-0) contre le FC Malicoura au stade du 26-Mars, assurant ainsi sa qualification pour le dernier carré de la compétition. Les quarts de finale se poursuivent ce jeudi 7 mai 2026 avec deux autres affiches. Au stade du 26-Mars, le Stade malien de Bamako croisera l’AS SOFA de Bougouni, tandis que l’USFAS affrontera le FC Diarra au stade Mamadou Konaté. Cette phase fédérale de la Coupe du Mali saison 2025-2026 entre progressivement dans sa dernière ligne droite avec des places très convoitées pour les demi-finales. KD/CMT (AMAP)
Football : la FEMAFOOT et Orange-Mali vers un partenariat renforcé?

Bamako, 6 mai (AMAP) – Une délégation de la Fédération malienne de Football (FEMAFOOT), conduite par son président Mahazou dit Baba Cisset, a été reçue ce mercredi au siège d’Orange-Mali, sponsor officiel du football malien, dans le cadre du renforcement du partenariat entre les deux institutions, a appris l’AMAP de source sportive. La délégation fédérale a été accueillie par le directeur général d’Orange-Mali, Leyti N’Diaye, entouré de son adjoint Mamadou Fomba et de plusieurs collaborateurs. Cette rencontre visait à remercier l’opérateur de téléphonie pour son accompagnement constant du football malien, malgré un contexte marqué par diverses difficultés. Au cours des échanges, le président de la FEMAFOOT a salué «le rôle éminemment important» joué par Orange-Mali dans le développement du football national, exprimant sa conviction que les deux parties sauront «trouver les meilleures convergences pour rehausser le niveau actuel du partenariat». De son côté, le directeur général d’Orange-Mali s’est dit «très heureux» de recevoir le nouveau Comité exécutif de la Fédération, saluant une démarche porteuse de «nouvelles perspectives» et de «dynamiques positives» pour la modernisation des compétitions et l’amélioration du niveau du football malien. À l’issue de la rencontre, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à œuvrer ensemble pour donner un éclat particulier à la phase finale du championnat de Ligue 1 ainsi qu’à la Coupe du Mali. KD/CMT (AMAP)
Décès de Cheick Mamadou Doumbia : le ministre des Affaires religieuses présente ses condoléances

Bamako, 6 mai 2026 (AMAP) – Le ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes a exprimé «une profonde tristesse» à la suite du décès de Cheick Mamadou Doumbia, survenu ce mercredi 7 mai après-midi à Bamako à l’âge de 76 ans, des suites d’une longue maladie, a appris l’AMAP. Dans son message, le ministre a adressé ses «condoléances les plus attristées» à la famille du défunt ainsi qu’à l’ensemble de la communauté musulmane du Mali, durement affectées par cette disparition. Il a salué la mémoire d’un «éminent guide religieux» et d’un «véritable baobab du prêche au Mali», soulignant que Cheick Mamadou Doumbia a consacré sa vie à la transmission du savoir islamique «avec rigueur, sagesse et dévouement». Le ministre a estimé que l’engagement du défunt et la qualité de ses enseignements resteront «à jamais gravés dans les cœurs». Avant de prier pour le repos de son âme, implorant Allah de lui accorder Son pardon, de l’accueillir dans Son Paradis éternel et d’apporter réconfort et patience à ses proches. KD/CMT (AMAP)
Prévention des inondations à Tenenkou : Un plan d’actions pour 2026 élaboré

Tenenkou, 6 mai 2026 (AMAP) – Une réunion sur la gestion des inondations s’est tenue mercredi au Centre de santé de référence, sous la présidence du 2è adjoint au préfet, le Commissaire principal Ousmane Diamoutené. Un plan d’actions pour 2026 a été élaboré et des recommandations formulées, a constaté l’AMAP. La rencontre, tenue en prélude à l’hivernage et à la crue, visait à faire le bilan de 2025 et à préparer 2026. Le 2è adjoint au maire, Soumaïla Bocar Coulibaly, a présenté les actions du comité communal d’évacuation des eaux et réaffirmé la mobilisation de la collectivité. Selon une présentation technique, le Cercle de Tenenkou n’a pas enregistré d’inondations en 2025, contrairement au Cercle de Toguéré Coumbé où 233 ménages ont été sinistrés. Des actions de prévention ont été menées, notamment des communications radios, des sensibilisations et des réunions du comité. Les participants ont relevé des difficultés liées à la remontée d’informations, au manque de partenaires et de ressources financières, ainsi qu’à la non-fonctionnalité de certains comités. Un plan d’actions pour 2026 a été élaboré et des recommandations formulées. Ont pris part à la rencontre des autorités administratives, des forces de défense et de sécurité, des services techniques, des légitimités traditionnelles, des organisations de la société civile et des ONG. AS/CMT (AMAP)
Sécurité : «Le terrorisme psychologique est aujourd’hui une arme redoutable», dixit le Sous-directeur des relations publiques des Armées, le Commandant Djibrila Maïga

Bamako, 6 mai (AMAP) Le Sous-directeur des relations publiques des Armées, le Commandant Djibrila Maïga, a affirmé ce mercredi que les attaques terroristes du 25 avril 2026 s’inscrivent dans «une tentative vaine et désespérée de déstabilisation de l’État», tout en appelant les populations et les médias à la vigilance face à la désinformation, lors d’un point de presse animé à la Direction de l’Information et des Relations publiques des Armées (DIRPA), a constaté l’AMAP. Dans une déclaration liminaire, l’officier a invité l’assistance à observer une minute de silence à la mémoire du Général d’Armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants, ainsi qu’à celle de toutes les victimes civiles et militaires du terrorisme. Abordant la situation sécuritaire, le commandant Maïga a indiqué que les attaques du 25 avril, perpétrées à Bamako et dans plusieurs régions, visaient les autorités du pays, dont le domicile du Général d’Armée Assimi Goïta et feu le Général d’Armée Sadio Camara. Et cela, avec l’utilisation de véhicules kamikazes dirigés notamment contre des résidences officielles. «Grâce à la promptitude et à la réactivité de nos forces, ces menaces ont été contenues et neutralisées», a-t-il assuré. Il a souligné que l’ampleur et la coordination des assauts témoignaient de soutiens internes et externes aux groupes terroristes. Selon lui, la riposte des Forces armées maliennes (FAMa) a permis de neutraliser «plusieurs centaines de terroristes» et de récupérer des équipements, dont des motos et des véhicules. Le responsable militaire a précisé que, malgré ces résultats, la menace demeure avec des tentatives de réorganisation des groupes armés. Toutefois, les opérations en cours, combinant actions terrestres, surveillances aériennes et frappes ciblées, contribuent à désorganiser leurs capacités. Le Chef d’escadron Maïga a également évoqué des repositionnements stratégiques, notamment dans certaines zones du nord du pays, ainsi que le rétablissement du dispositif à Labbezanga. Concernant la circulation, il a indiqué que l’axe Ségou-Bamako est praticable, tandis que les axes Kayes et Kita restent sous pression, faisant actuellement l’objet d’opérations de sécurisation. Le Commandant Maïga a, par ailleurs, dénoncé les amalgames observés au sein des populations depuis les attaques, mettant en garde contre les actes visant des citoyens innocents. «Il n’appartient pas aux populations d’identifier un terroriste. Toute personne suspecte doit être remise aux services compétents», a-t-il insisté. Soulignant qu’un suspect vivant constitue une source importante de renseignements. S’adressant aux citoyens, il a appelé à éviter toute forme de collaboration, même involontaire, avec les groupes terroristes, et à faire preuve de vigilance face aux informations circulant sur les réseaux sociaux. «Le terrorisme psychologique est aujourd’hui une arme redoutable», a-t-il prévenu. Aux médias, le Sous-directeur des relations publiques des Armées a recommandé le respect strict des règles professionnelles, notamment la vérification des informations avant diffusion. «Nous sommes dans un contexte de guerre», a-t-il rappelé, estimant que les journalistes sont «des soldats de l’information» dont le rôle est crucial dans la lutte contre la désinformation. De plus, il a salué l’engagement des Forces armées maliennes et la résilience du peuple malien, appelant à l’unité, à la vigilance et à la responsabilité collective face à la menace terroriste. KD/CMT (AMAP)
Burkina Faso : un convoi de ravitaillement atteint Diapaga après 22 jours sous haute sécurité

Bamako, 6 mai (AMAP) Un important convoi de ravitaillement est arrivé dans la nuit du 4 au 5 mai 2026 à Diapaga, dans l’est du Burkina Faso, après 22 jours de trajet sous escorte sécuritaire, a rapporté l’Agence d’information du Burkina (AIB). Composé de camions transportant notamment du riz, du mil, du maïs et des médicaments, le convoi était accompagné par les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Les véhicules ont fait leur entrée dans la ville aux environs de 19 heures, accueillis par une foule nombreuse massée le long de la route nationale n°19 reliant Kantchari à Diapaga. Dès 16 heures, des habitants s’étaient rassemblés pour saluer les forces engagées, exprimant leur reconnaissance pour leur « courage, leur détermination, leur engagement et leur professionnalisme » face aux menaces sécuritaires. Parti de Fada N’Gourma le 12 avril, le convoi a dû faire face à des risques tels que des embuscades et des engins explosifs improvisés (EEI). Malgré ces dangers, les forces d’escorte ont réussi à acheminer les marchandises, faisant de l’approvisionnement de Diapaga une priorité nationale. À l’arrivée des camions, des slogans favorables au président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, à son gouvernement, à la Confédération des États du Sahel (AES), ainsi qu’aux FDS et aux VDP, ont été scandés par les populations. « Chaque camion entrant dans la ville a été accueilli comme une victoire », selon des témoignages rapportés par l’AIB. Avant d’atteindre Diapaga, le convoi avait également permis d’approvisionner plusieurs localités, dont Namoungou, Tanwalbougou et Matiacoali dans la province du Gourma, ainsi que Kantchari dans la province de la Tapoa. Certaines régions de l’est du Burkina Faso font face à des difficultés d’approvisionnement en raison de l’insécurité persistante, qui complique le transport de marchandises et expose les convois à des attaques. Dans ce contexte, les opérations de ravitaillement sous escorte sécurisée sont devenues essentielles pour garantir l’accès des populations aux produits de première nécessité. OS/KM(AMAP)
Effondrement d’immeuble : des mesures annoncées, l’enquête en cours

Bamako, 6 mai (AMAP) Le directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamadou Ouologuem, a déclaré mercredi que l’effondrement survenu le 20 mars 2026 en Commune VI du District de Bamako, ayant fait cinq morts et une vingtaine de blessés, faisait l’objet d’une enquête en cours, lors d’une conférence de presse tenue à Bamako au sein de sa structure, a constaté l’AMAP. Au nom des autorités, il a présenté ses condoléances aux familles des victimes et exprimé la solidarité du gouvernement envers les blessés et les sinistrés. Il a souligné que ce drame «rappelle avec gravité que la sécurité des constructions est une exigence absolue». Selon lui, une commission d’enquête indépendante a été mise en place pour déterminer les causes exactes de l’effondrement. «Aucune piste n’est écartée», a-t-il précisé, évoquant des défaillances techniques, le non-respect des normes ou des insuffisances dans la chaîne de contrôle. Le responsable a rappelé que le Mali disposait de textes encadrant les études de sol, les études techniques, la délivrance des permis de construire et le contrôle des travaux. «Leur respect n’est pas facultatif. C’est une obligation légale», a-t-il insisté. Face à la situation, plusieurs mesures ont été annoncées, dont le renforcement des contrôles sur les chantiers en cours, une opération nationale d’identification des bâtiments à risque, ainsi que l’accélération des réformes liées à la délivrance des permis de construire. Une campagne de sensibilisation des acteurs du secteur est également prévue. Intervenant au cours de la conférence, le président de l’Ordre des Architectes du Mali, Hassoum Dicko, a affirmé que «les normes maliennes sont très complètes», mais que leur application restait le principal défi. Il relève que certains maîtres d’ouvrage ne sollicitent pas les professionnels pour le suivi des chantiers après obtention du permis de construire. Selon lui, le recours aux architectes et ingénieurs permet non seulement de garantir la sécurité des ouvrages, mais aussi de réaliser des économies estimées entre 15% et 20% sur le coût global des projets. De son côté, le directeur régional de la Protection civile de Bamako, le Colonel Adama Diarra, a expliqué que «le plan blanc est immédiatement déclenché en cas d’effondrement», avec une mobilisation coordonnée des structures sanitaires pour la prise en charge des victimes, incluant triage, évacuation et recensement. Par ailleurs, les services de l’urbanisme ont apporté des précisions sur la procédure d’autorisation des travaux, notamment le mécanisme d’autorisation tacite limité aux travaux de fondation de faible importance, encadré par des contrôles techniques. Les autorités ont appelé les citoyens à se référer exclusivement aux sources officielles et à éviter la diffusion d’informations non vérifiées, afin de ne pas perturber les opérations et les enquêtes en cours. KD/CMT (AMAP)

