Actualité : Le président ghanéen Mahama appelle l’ONU à reconnaître l’esclavage comme crime contre l’humanité et à soutenir la justice réparatrice

Bamako, 25 mars (AMAP) –S’exprimant à l’Organisation des Nations Unies, le président John Dramani Mahama a insisté sur la nécessité d’une reconnaissance historique claire des atrocités de l’esclavage, présentée comme un système de déshumanisation fondé sur une hiérarchie raciale injustifiée, a appris l’AMAP de source diplomatique. Dans un discours à forte portée symbolique, le Chef de l’État ghanéen a rappelé que la traite transatlantique reposait sur la négation de l’humanité des Africains, réduits à des objets et soumis à des violences extrêmes lors des traversées océaniques, dans les plantations et à travers des mécanismes juridiques et économiques qui ont perpétué ce système pendant des siècles. « Reconnaître ces crimes est une étape indispensable vers la guérison collective et la justice réparatrice », a déclaré le président Mahama, s’exprimant au nom du Ghana et en solidarité avec l’Afrique, les Caraïbes et la diaspora africaine. Il a plaidé pour une mémoire assumée et une lutte contre l’oubli, dénonçant les représentations historiques qui minimisent ou déforment encore la réalité de l’esclavage. Le président a également mis en garde contre les tentatives contemporaines d’effacement ou de réécriture de cette histoire, notamment dans certains contenus éducatifs, et appelé à une vigilance accrue face aux discours qui banalisent ces faits. Une résolution actuellement en discussion à l’ONU vise à qualifier la traite des Africains et l’esclavage racialisé comme l’un des crimes les plus graves contre l’humanité. John Dramani Mahama a exhorté les États membres à l’adopter, soulignant que cette reconnaissance est essentielle pour bâtir un avenir fondé sur l’égalité, la dignité humaine et la vérité. OS/KM (AMAP)
Macina : Rencontre entre autorités et acteurs, sur l’augmentation du prix de la viande

Macina, 25 mars (AMAP) Une rencontre a réuni lundi à Macina, le maire de la commune, Mourzouk Yattara et les acteurs impliqués dans la filière viande fraîche, a constaté l’AMAP.. Parmi ces acteurs, figurent les responsables des services techniques impliqués ,le président de la coopérative des éleveurs, les bouchers, les faîtières de la société civile et la presse. Le seul point à l’ordre du jour était l’augmentation du prix de la viande fraîche à Macina, ces derniers jours. Dans un cercle à vocation Agro pastorale où le cheptel était abondant, la viande coûtait moins cher, ces derniers temps, le prix de la viande a connu une augmentation, provoquant un mécontentement dans la ville. Les bouchers justifient l’augmentation par la rareté du bétail et l’insécurité qui persistent, et les consommateurs trouvent une augmentation unilatérale sans tenir compte de la bourse des populations vulnérables Après concertation discussions, un consensus est trouvé, désormais le kilogramme de viande fraiche avec os sera vendu à 3250t et celui sans os à 3750f. Le maire avant de lever la séance a remercié et félicité les participants pour l’esprit de consensus qui a prévalu. DG/KM (AMAP)
Chambre criminelle spécialisée : le verdict du Procès des affaires dites Paramount-Embraer, est attendu ce vendredi

Bamako, le 25 mars (AMAP) Le procès des affaires dites Paramount-Embraer tire vers sa fin. Au cours de l’audience de ce mercredi 25 mars, ces affaires en cours de jugement devant la Chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière du Pôle national économique et financier ont été mises en délibéré pour ce vendredi 27 mars où le verdict est attendu. L’audience qui y est consacrée aura lieu à 10h. Démarré depuis le 22 décembre 2025, ça sera donc l’épilogue d’un procès qui a duré environ 3 mois. Il concerne 18 personnalités militaires et civiles dont des officiers supérieurs et d’anciens ministres. Les charges retenues contre elles sont, entre autres, faux, usage de faux, atteintes aux biens publics, blanchissement et infractions assimilées. Selon le ministère public, ces infractions ont été commises dans l’élaboration et l’exécution de deux marchés d’équipements militaires conclus en 2015 entre l’État du Mali et une société sud-africaine (Paramount) et une autre brésilienne (Embraer). Il est à rappeler, que dans son réquisitoire, le ministère public a requis la peine de 10 ans de prison contre les 13 accusés présents au procès et la réclusion à perpétuité à l’encontre des 5 absents mis en cause. De son côté, les prétentions du Contentieux de l’État s’élèvent à plus de 18 milliards de Fcfa, soit 11 milliards de Fcfa pour le contrat Paramount et 7,4 milliards pour le contrat Embraer. En plus, la partie civile a réclamé 15 milliards de Fcfa de dommages et intérêts pour les deux contrats. Pour ce qui est des accusés, ils clament leur innocence. AC/KM (AMAP)
Santé : « la tuberculose est une maladie sociale à déclaration obligatoire dont la prévention et le traitement sont à la charge de l’État » dixit Dr Mamdou Diop

Bamako, le 25 mars (AMAP) Le traitement de la tuberculose (TB) est à la charge de l’État selon la loi N°98-036 du 18 mai 1998, régissant la lutte contre les épidémies et les vaccinations obligatoires contre certaines maladies. Comment ce mécanisme fonctionne et quelle est la situation actuelle de la disponibilité des médicaments antituberculeux dans notre pays ? Selon le coordinateur adjoint de la Cellule sectorielle de lutte contre le VIH/Sida, la Tuberculose et les hépatites virales (CSLS-TBH), Dr Mamadou Diop, l’article 17 de la loi susmentionnée stipule que la tuberculose est une maladie sociale à déclaration obligatoire dont la prévention et le traitement sont à la charge de l’État. Il indique que le dispositif de gratuité de la tuberculose est une réalité dans tous les établissements de santé public et certains établissements privés. Cette gratuité concerne également l’examen pour la confirmation de la TB. Par ailleurs, il informe qu’au cours du traitement, certaines analyses ou traitements, en fonction de l’état du malade, n’entrent pas dans le cadre de la gratuité. Dr Mamadou Diop précise qu’à la date d’aujourd’hui, les médicaments antituberculeux sont disponibles sur toute l’étendue du territoire national avec un stock au niveau de la Pharmacie populaire du Mali (PPM) centrale et ses magasins régionaux, pouvant couvrir entre 6 et 12 mois pour les médicaments les plus utilisés. Il admet que des ruptures liées au retard de la commande, aux insuffisances dans l’estimation des besoins peuvent survenir dans certains établissements de santé. Au nombre des difficultés dans l’approvisionnement des médicaments, le coordinateur adjoint de la CSLS-TBH cite, entre autres, le retard de livraison au niveau international pour des raisons logistiques, l’accessibilité de certaines zones en période hivernale et pour des raisons sécuritaires. Y compris des retards de livraison dans les régions du nord à cause des difficultés de transport terrestre. «En 2025, nous avons connu des tensions sur le stock au niveau national, ayant entrainé des ruptures momentanées par endroits», témoigne-t-il. Parlant de l’accès équitable aux traitements, notre source précise que les activités de traitement sont menées depuis l’agent de santé communautaire jusqu’aux hôpitaux de troisième référence. En outre, Dr Mamadou Diop annonce que le ministère de la Santé et du Développement social, à travers la CSLS-TBH, a élaboré un plan stratégique pour la période 2021-2026 qui est en cours d’évaluation. Une des stratégies de ce Plan est de rapprocher davantage les soins de la tuberculose auprès des populations. En plus, poursuit-il, ce plan privilégie l’approche centrée sur le patient. À la date d’aujourd’hui, le coordinateur adjoint indique que le pays compte 110 établissements disposant des moyens et des ressources humaines pour faire le diagnostic et le traitement de la tuberculose. Au niveau des communautés et des ménages, la CSLS-TBH signale qu’elle collabore avec des organisations de la société civile et des ONG pour la sensibilisation, l’orientation pour un diagnostic précoce et le suivi du traitement. Il faut préciser que le Mali enregistre des cas de tuberculose résistante. Selon Dr Mamadou Diop, notre pays peut s’estimer heureux en la matière. «On n’a jamais dépassé plus de 100 cas de résistances par an. Toutefois, le Mali s’est doté de tous les moyens pour faire face aux cas de résistance», se réjouit-il. Sur le plan du traitement, dit-il, jusqu’en 2017, il n’existait qu’un seul site de traitement de la tuberculose résistante au niveau du CHU de Point G. À la date d’aujourd’hui, il précise que le pays compte 25 centres de prise en charge de la tuberculose résistante. Et d’indiquer que la CSLS-TBH prévoit une extension à 36 sites vers fin 2027. MD/KM (AMAP)
USA : Washington transmet à Téhéran un plan en 15 points pour la résolution du conflit au Proche et Moyen-Orient

Bamako, 25 mars (AMAP) Deux responsables informés de la diplomatie, cité par New York Time, ont indiqué que cette proposition a été transmise via le Pakistan. Elle détaille des mesures concernant le programme nucléaire et balistique iranien ainsi que la sécurité maritime dans le détroit d’Ormuz. Il reste incertain, si l’Iran acceptera cette proposition ou si Israël la soutient, alors que la guerre, entrée dans sa quatrième semaine, se poursuit avec des frappes américano-israéliennes et des ripostes iraniennes. Le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Syed Asim Munir, est apparu comme un intermédiaire clé entre Washington et Téhéran. Islamabad a signalé sa disponibilité à accueillir des pourparlers si les deux parties s’entendent, selon des responsables cités par le rapport. Lundi, le président américain Donald Trump a annoncé une pause de cinq jours sur les frappes visant les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes, évoquant des « discussions très bonnes et productives » avec Téhéran au cours des deux derniers jours. OS/KM (AMAP)
Basket-ball : Performance de la Malienne, Aminata Sangaré, qui a amené son club Leganés à la victoire en Espagne

Bamako, 24 mars (AMAP) L’internationale malienne, Aminata Brahima Sangaré, a réalisé une performance remarquable dimanche, en menant son club de Leganés à une victoire serrée face à Jairis (73-71), lors de la 25e journée de la Liga Endesa féminine, en Espagne, a appris l’AMAP, de source proche de la FEMABB. La joueuse malienne s’est illustrée avec 19 points, 23 rebonds et 1 passe décisive, confirmant son rôle central dans le dispositif de son équipe. Présente dans tous les compartiments du jeu, Aminata Sangaré a dominé la raquette durant 33 minutes et 27 secondes, contribuant largement au succès de Leganés dans une rencontre très disputée. Cette prestation de haut niveau confirme l’impact croissant de la Malienne sur la scène du basketball féminin international. KD/KM (AMAP)
Basket : La Malienne Sika Koné, sacrée meilleure joueuse pour la troisième fois, avec 52 d’évaluation en Espagne

Bamako, 24 mars (AMAP) L’internationale malienne, Sika Koné, vient de décrocher son troisième titre de MVP (meilleure joueuse) de la semaine, lors de la saison en cours, avec son club de CAB Estepona en Espagne, confirmant sa régularité au plus haut niveau du basketball féminin, a appris l’AMAP de source proche de la Fédération Malienne de Basketball. Avec un total de 52 points d’évaluation, la joueuse malienne signe la meilleure performance de la saison et se hisse à la cinquième meilleure marque de l’histoire de la compétition, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis les 56 points réalisés en 2014. Lors de la même semaine, Sika Koné s’est également illustrée en terminant meilleure marqueuse et deuxième meilleure rebondeuse, derrière sa compatriote Aminata Brahima Sangaré. Cette nouvelle distinction vient confirmer le statut de référence de la Malienne, qui continue de s’imposer comme l’une des figures importantes du basketball féminin. KD/KM(AMAP)
Mali : Organisation d’une journée de solutions pour le financement des entreprises

Bamako, 24 mars (AMAP) Le Conseil National du Patronat du Mali (CNPM) a organisé, ce mardi 24 mars, une journée dédiée aux solutions de financement, a appris l’AMAP de source proche de l’organisation. L’événement s’est tenu en partenariat avec la Banque of Africa (BOA), Coris Bank International, la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA) ainsi que le Fonds de Garantie du Secteur Privé (FGSP), a constaté l’Agence Nationale de Presse du Mali. Selon les organisateurs, l’objectif de cette rencontre est de créer un cadre d’échanges et de partage entre les banques et les entreprises afin de faciliter l’accès aux financements. Le président du CNPM, Mossadeck Bally, a déclaré que « le financement des entreprises au Mali n’est pas un sujet technique. C’est un sujet stratégique, un enjeu économique majeur, et osons le dire, un sujet de souveraineté économique. Nous ne sommes pas réunis aujourd’hui pour parler de financement de manière théorique, ni pour refaire des diagnostics que nous connaissons déjà. » Il a souligné que trop d’entreprises viables ne parviennent pas à se développer, que de nombreux projets structurants n’aboutissent pas et que trop d’entrepreneurs abandonnent des opportunités, faute de solutions de financement adaptées. DE son avis, « d’un côté, des entreprises ne maîtrisent pas suffisamment les instruments financiers existants, leurs exigences et leurs logiques. De l’autre, des institutions financières peinent parfois à comprendre la réalité des besoins, certains sous-secteurs, la nature des risques et le potentiel réel de nos entreprises ». Mossadeck Bally a affirmé que le CNPM entend jouer pleinement son rôle : « Nous ne sommes pas seulement une organisation de représentation. Nous voulons être une organisation d’impact, capable de créer des ponts de fluidifier les relations et de produire des résultats concrets pour nos membres. » À travers le GPA Financement, le CNPM a engagé un travail de fond pour comprendre, structurer et proposer des solutions. Le président a insisté sur la nécessité d’une approche collaborative : « Les solutions ne peuvent pas être construites en silos. Elles doivent être coconstruites, dans un dialogue permanent entre les entreprises, les banques, les fonds, les institutions publiques et les partenaires techniques et financiers. » Cette journée devait permettre aux participants de structurer une meilleure circulation de l’information financière, identifier et promouvoir des instruments adaptés aux réalités maliennes, accompagner les entreprises dans leur préparation à l’accès au financement, et améliorer durablement l’écosystème entrepreneurial. Le président du CNPM a invité les institutions financières à s’engager davantage : « Le tissu entrepreneurial malien est dynamique, résilient et porteur. Votre rôle est déterminant pour accompagner cette dynamique, en innovant, en adaptant vos produits et en renforçant la proximité avec les entreprises. » De son côté, Mme Sidibé Aïssata Koné, présidente de l’Association Professionnelle des Banques et Établissements Financiers du Mali (APBEF-Mali), a félicité le CNPM pour l’organisation de cette rencontre. Elle a rappelé que « le financement des petites et moyennes entreprises reste un enjeu central pour nos économies. Ce sont elles qui créent l’emploi, innovent et portent la croissance, mais elles continuent de faire face à des défis importants : accès au crédit, situation financière, formalisation ou encore accompagnement stratégique ». Mme Sidibé Aïssata Koné a conclu en soulignant l’importance du développement de produits dédiés aux PME, le renforcement des mécanismes de garantie et de partage des risques, ainsi que de la création d’outils de financement adaptés. MMD/KM (AMAP)
Impôts fonciers au Mali : L’échéance est fixée au 31 mars 2026

Bamako, 24 mars 2026 (AMAP) La date limite de dépôt des déclarations relatives à l’Impôt sur les revenus fonciers (IRF) et à la Taxe foncière pour l’année en cours est fixée au 31 mars 2026, a appris l’AMAP de source proche de la Direction des Impöts. Selon le Directeur général des impôts (DGI), Hamadou Fall DIANKA, cette échéance concerne particulièrement les personnes percevant des revenus issus de la location d’immeubles bâtis, de terrains ou d’outillages à usage commercial ou industriel, conformément aux dispositions des articles 40 et 318-H du Livre de procédures fiscales. L’administration fiscale précise qu’au-delà de cette date, tout retard exposera les contrevenants aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur. La DGI en appelle ainsi au civisme fiscal des contribuables et compte sur leur bonne compréhension pour le respect des délais légaux. KD/ KM (AMAP)
Portrait : Dr Aïssata Boubakar Cissé, une carrière au service de la lutte contre la tuberculose

Bamako, 24 mars (AMAP) À l’Institut national de santé publique (INSP) logé au quartier Hippodrome en Commune II du District de Bamako, un nom revient, quand on évoque la lutte contre la tuberculose. Celui de Mme Traoré Aïssata Boubakar Cissé. Cheffe du laboratoire national de référence de la tuberculose, elle traque au quotidien les bactéries de cette épidémie. Ses tâches consistent à accueillir les malades, recueillir les prélèvements d’expectorations et d’autres fluides corporels et des informations clés sur le patient. «En fonction de la demande du médecin et de l’historique de la maladie, nous réalisons les examens appropriés dont la microscopie, les tests de détection moléculaires, les tests de résistance à la tuberculose et maintenant des examens spécialisés de génomique», explique-t-elle. La microbiologiste assure également l’animation d’un réseau performant de laboratoires de tuberculose dans le pays par une surveillance continue de la maladie et de la résistance aux antituberculeux. La chercheure occupe de la formation, la réalisation de la recherche opérationnelle et le service de conseil à la coordination nationale de lutte contre la tuberculose. Dr Aïssata Boubakar Cissé voulait devenir médecin comme son père. «Avec un baccalauréat en série sciences exactes, j’ai été orientée en pharmacie. Et au cours des études de pharmacie, j’étais beaucoup attirée par les modules portant sur la biologie. Raison pour laquelle j’ai choisi d’embrasser cette spécialité», argumente-t-elle. Avec son doctorat d’État en Pharmacie obtenu à la Faculté de médecine de pharmacie et d’odontostomatologie de Bamako, elle est recrutée à la Fonction publique d’État en 2008. La nouvelle recrue a été affectée à l’INSP. Là-bas, elle est mise à la disposition du Laboratoire national de référence de la tuberculose pour appuyer l’équipe sur place. « Ce n’était pas un choix personnel. J’ai appris à aimer la biologie surtout quand on sait qu’on sauve des vies grâce à un diagnostic fiable », confie la native de Bamako, avant de souligner l’importance du travail de laboratoire dans la prise en charge de la tuberculose. « Nous avons pu montrer, à travers des recherches effectuées chez des malades traités contre la tuberculose à plusieurs reprises sans succès, que la maladie qu’ils portaient n’étaient pas la tuberculose mais une maladie proche d’elle par ses signes et les bactéries responsables», révèle la quadragénaire. Et de poursuivre que sans le laboratoire, il serait impossible de faire la part entre ces infections. L’ancienne élève du Lycée notre Dame du Niger indique que le maintien de ses tâches professionnelles n’est pas souvent aisé avec la vie de foyer, les responsabilités de femme et de mère. Elle explique que les femmes doivent s’organiser doublement pour satisfaire à la vie professionnelle et à celle du foyer en cherchant perpétuellement un équilibre. Le parcours académique de Dr Aïssata Boubakar Cissé est couronné d’un Diplôme en immunologie-microbiologie à l’École doctorale des sciences et technologie de Bamako. Elle est également détentrice d’un Master 2 en Immunologie à la Faculté de Médecine Paris 11 et d’un Diplôme universitaire de virologie médicale à l’Université Paris 7 Denis Diderot. La patronne du Laboratoire national de référence de la tuberculose a exécuté plusieurs protocoles de recherche sur cette pathologie. Parmi lesquelles celle sur les mycobactéries non tuberculeuses isolées au cours de la prise en charge de la tuberculose au Mali. Ses publications sont parues dans plusieurs revues dont le Journal africain de la recherche sur la bactériologie, la Revue malienne d’infectiologie et de microbiologie et la Revue africaine de biologie médicale. Issa Cissé, chef du département qualité et biosécurité à l’INPS indique que sa collègue a l’amour de son travail qu’elle axe sur le résultat. Il affirme que Dr Aïssata Boubakar Cissé est une femme dévouée et un modèle à l’Institut. Issa Cissé témoigne que la chercheure n’hésite pas à aller dans les zones très reculées pour accéder aux malades tuberculeux. MD/CMT (AMAP)

