Bamako, 25 juin (AMAP) Les autorités burkinabè ont interdit à deux responsables religieux de prêcher et suspendu une association confessionnelle pour une période renouvelable de trois mois, invoquant la préservation de la cohésion sociale et la lutte contre les discours extrémistes.
Dans deux arrêtés distincts, le ministère en charge des Affaires religieuses a interdit toute activité de prédication, de sermon et d’enseignement religieux à Omar Sankara, 41 ans, originaire de Ouagadougou, et à Idrissa Sawadogo, 53 ans, originaire de Bokin Song-Naba. Les mesures, applicables sur l’ensemble du territoire national, ont été confiées à la Direction générale des affaires religieuses, coutumières et traditionnelles (DGARCT).
Les autorités reprochent aux deux prédicateurs des propos jugés susceptibles de compromettre la cohésion sociale et le vivre-ensemble pacifique. Concernant Omar Sankara, l’interdiction est prononcée « jusqu’à nouvel ordre » en raison de « propos radicaux capables de compromettre la cohésion sociale et la coexistence pacifique », selon les documents officiels consultés.
Par ailleurs, le gouvernement a suspendu pour trois mois renouvelables l’association « Tabernacle des fils du Royaume du Saint-Esprit », reconnue officiellement depuis mai 2020. L’organisation est notamment accusée de ne pas avoir procédé au renouvellement de ses organes dirigeants. Les autorités évoquent également des faits présumés de dépravation morale et de blanchiment d’argent, sans fournir davantage de précisions à ce stade.
Ces décisions seront notifiées au Premier ministre, au ministère chargé de la Sécurité, aux gouverneurs de régions ainsi qu’au Front des associations islamiques du Burkina (FAIB), selon les documents officiels.
OS/KM (AMAP)


