Bamako, 4 mars (AMAP) – L’armée burkinabè a neutralisé au moins 100 « terroristes » au cours du mois de février lors d’une série d’opérations militaires à la fois offensives et défensives, a annoncé lundi soir, le colonel Abdoul Aziz Ouédraogo, porte-parole des Forces armées. Ces actions ont également permis la reconquête de plusieurs localités.
Selon le porte-parole, cité par la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB), les tentatives d’attaques menées par les groupes armés se sont soldées par « des échecs cuisants ». Des opérations ciblées dans certaines zones et des ratissages ont « permis de mettre en débandade les terroristes » et de neutraliser une centaine d’entre eux.
Le Colonel Ouédraogo a, par ailleurs, fait état d’une montée en puissance des Forces de défense et de sécurité burkinabè, tant sur le plan humain que matériel. « Nous avons constaté également une montée en puissance humaine et matérielle de nos hommes […] en termes de puissances humaines parce que des unités récemment constituées ont été projetées avec brio sur le terrain et une montée en puissance matérielle parce que vous vous souviendrez que la semaine écoulée, nous avons procédé à des tirs d’artillerie avec des pièces nouvellement acquises, grâce aux contribuables burkinabè », a-t-il déclaré.
L’Armée a conduit mi – février, des opérations audacieuses en profondeur qui ont permis de reprendre le contrôle de plusieurs localités abandonnées depuis 2019, notamment Tongomayel, Béléhédé et Pobé-Mengao, situées dans le nord du pays.
Le porte-parole a insisté sur la dynamique positive actuelle des unités burkinabè, marquées par une stratégie plus offensive. « Les unités ont eu une stratégie plus offensive et vous savez très bien que pour pouvoir conquérir des zones il faut le mouvement donc c’est par le mouvement que nous pouvons mettre pied sur certaines zones. C’est par le mouvement que nous pouvons contraindre l’ennemi à quitter ces zones (…) et neutraliser le maximum d’ennemis et permettre un retour progressif des populations dans ces zones une fois qu’elles seront consolidées », a-t-il expliqué.
Le Burkina Faso fait face depuis 2015 à une insurrection jihadiste liée à des groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, qui a provoqué le déplacement de plus de deux millions de personnes et conduit à l’abandon de nombreuses localités dans les régions du nord et de l’est du pays. Depuis 2022, les autorités de transition ont adopté une posture plus offensive, avec la création de nouvelles unités et l’acquisition de matériels militaires, dans le but de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.
OS(AMAP)


