Participation citoyenne des jeunes : un Projet de la Fondation Tuwindi s’y attèle

Bamako, le 18 déc (AMAP) Le projet « Jeunesse citoyenne active et informée » organisé par la Fondation Tuwindi et financé par le Fond d’appuis au moteur du changement (FAMOC), a été lancé, jeudi, lors d’une cérémonie couplée à l’Atelier national de restitution de l’étude.

Ce nouveau projet qui couvrira les régions de Koulikoro, Sikasso, Ségou, San et le district de Bamako, vise à renforcer les compétences informelles numériques des jeunes pour une participation citoyenne éclairée. Il œuvre, aussi, à favoriser des engagements fondés sur l’éthique, le discernement et le dialogue.

Selon le président de la fondation Tuwindi, Tidiani Togola, « Jeunesse citoyenne active et informée » s’inscrit dans une démarche cohérente qui lie la connaissance à l’action et le dialogue à l’engagement concret.

Il a indiqué que les résultats de l’atelier mettront non seulement en lumière des défis structurels importants mais, surtout, des opportunités concrètes, notamment à travers l’éducation aux medias, le renforcement des compétences numérique et la responsabilité citoyenne. M. Togola a expliqué que « le projet constitue la réponse opérationnelle directe à ces constats, enrichie par les contributions et les échanges issues de l’atelier.
«  Il part d’une conviction forte : « Les jeunes ne sont pas de simples consommateurs passifs de l’information. Mais des acteurs à part entière de l’écosystème informationnel. »

Le représentant du FAMOC, Seydina Ali Cissé, a expliqué que « dans un contexte marqué par des mutations profondes, notamment numériques, l’information est devenue, à la fois, un levier de transformation et un facteur de fragilisation. »

Selon M. Cissé, « l’information fiable, accessible et éthique renforce la citoyenneté, la cohésion sociale et la paix. » « A l’inverse, la désinformation fragilise la confiance, alimente les tensions et affaibli la participation citoyenne, en particulier celle des jeunes », a-t-il alerté.  « C’est précisément pour répondre à ces défis que le FAMOC, dans sa phase II, soutient des initiatives audacieuses portées par les organisations de la Société civile, des jeunes et des medias », a-t-il ajouté.

La chargée de mission au ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Zahara Walet Hamed Issa, a pour sa part, indiqué que le projet « répond à une exigence précise de l’action publique. » Il s’agit de préparer des citoyens capables de comprendre l’information, d’exercer leur esprit critique et d’utiliser les outils numériques avec discernement et responsabilité. »

« C’est à cette condition, a-t-elle assuré, que le numérique peut pleinement servir la modernisation, l’administration, la participation citoyenne et la gouvernance publique. » Et de préciser que « les enjeux liés à l’intégrité de l’information appellent des réponses cohérentes, coordonnées et durables. » D’autant plus qu’ils exigent un dialogue permanent entre les pouvoirs publics, les medias, la société civile, le secteur privé et la jeunesse.

Cet atelier est attendu pour être un cadre privilégié pour approfondir cette concertation et transformer les recommandations de l’étude en action concrète.

BT/MD (AMAP)