/, Actualité nationale, la-une/Mali-CEDEAO : Le mécanisme conjoint de suivi du chronogramme se met en marche aujourd’hui

Mali-CEDEAO : Le mécanisme conjoint de suivi du chronogramme se met en marche aujourd’hui

Goodluck Jonathan, accueilli par le ministre malien des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop.

Bamako, 21 juil (AMAP) Les travaux du mécanisme conjoint de suivi du chronogramme de la Transition seront lancés ce jeud, a Bamako,  en présence de Goodluck Jonathan, le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour le Mali arrivé mercredi dans la capitale malienne.

Le médiateur ouest africain a eu un briefing avec le Comité local de suivi de la Transition au Mali avant de rencontrer le corps diplomatique. Après le lancement officiel des travaux du mécanisme conjoint de suivi du chronogramme de la Transition, il participera à la rencontre du cadre de concertation entre le gouvernement et les partis politiques. Goodluck Jonathan rencontrera, de nouveau, le comité local de suivi de la Transition avant d’être reçu, vendredi, par le chef de l’Etat, le colonel Assimi Goïta.

Cette visite de l’ancien président nigérian intervient à un moment où le Mali a realisé des avancées notables dans le processus de Transition et de retour à l’ordre constitutionnel.

Lors de leurs sommets du 9 janvier dernier, la CEDEAO et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont décidé d’imposer des sanctions économiques et financières au Mali. Les chefs d’Etat ouest-africains ont maintenu ces mesures lors de leurs sommets suivants, du 25 mars et du 4 juin. C’est finalement au cours de celui du 3 juillet qu’ils ont décidé de la levée de ces sanctions vu les avancées par le Mali et la volonté affichée de ses autorités de Transition de conduire le pays vers à un ordre constitutionnel normal. 

Le Mali s’est déjà doté d’une nouvelle loi électorale adoptée par le Conseil national de Transition (CNT) le 17 juin et promulguée par le chef de l’Etat le 24 du même mois. Le 4 juillet, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a signé un décret fixant la durée de la Transition à 24 mois à compter du 26 mars 2022. 

Après ce décret présidentiel, le 28 juin, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, a présidé une réunion du Cadre de concertation national. Lors de cette rencontre, les échanges avec la classe politique, la société civile et l’ensemble des forces vives de la Nation ont porté sur le chronogramme des différents scrutins ainsi que celui des réformes politiques et institutionnelles de la Transition. La classe politique malienne, dans son ensemble, a salué cette démarche d’inclusivité entreprise par les autorités de la Transition. 

Lors du sommet du 3 juillet, le médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan, a fait le point de ces évolutions Les chefs d’Etat de la sous-région ont pris note de la promulgation d’une nouvelle loi électoral mettant en place, entre autres, un organe unique de gestion  des élections. Mais, également, du calendrier de la Transition soumis par les autorités maliennes avec un chronogramme qui détaille les différentes étapes des élections et du rétablissement d’un régime civil, notamment la réforme constitutionnelle. 

Sur cette base, les dirigeants ouest-africains, lors des sommets précédents, ont décidé de la levée des sanctions économiques et financières contre le Mali. 

DD/MD (AMAP)

By |2022-07-21T14:02:37+02:00juillet 21st, 2022|actualité, Actualité nationale, la-une|0 Comments