Bamako, 22 mai (AMAP)– Des transporteurs nigériens sanctionnés pour avoir refusé d’acheminer du carburant vers le Mali ont présenté jeudi des excuses publiques aux autorités de leur pays et pris l’engagement de respecter désormais les réquisitions de l’État, a appris l’AMAP de source officielle.
La déclaration a été lue au ministère nigérien des Transports par Abidine Ali, en présence du ministre des Transports du Niger. Dans leur déclaration, les transporteurs reconnaissent «sans réserve» que leur refus d’exécuter l’ordre de réquisition dans le cadre de l’approvisionnement du Mali a constitué «une faute grave» envers l’État nigérien et l’intérêt supérieur de la nation. Ils affirment avoir pris conscience de la portée de leurs actes et s’engagent à observer «une discipline irréprochable», à respecter les décisions des autorités compétentes et à servir l’État «avec loyauté».
Les signataires promettent également d’adopter une conduite professionnelle fondée sur la disponibilité, la ponctualité et le respect des obligations légales, tout en annonçant la mise en place de mécanismes internes de discipline et de contrôle au sein de leurs entreprises.
Cette déclaration intervient plusieurs mois après les sanctions annoncées par le ministère nigérien des Transports contre des transporteurs et conducteurs de camions-citernes ayant refusé d’acheminer du carburant vers le Mali. Dans un arrêté signé le 14 janvier dernier par Abdourahamane Amadou, les autorités nigériennes avaient retiré à 14 transporteurs leur autorisation d’exercer dans le transport des hydrocarbures et suspendu les permis de conduire de 19 chauffeurs. Le ministère avait qualifié ce refus de «grave infraction» aux obligations légales et réglementaires liées aux opérations de réquisition.
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