Salon international de l’entrepreneuriat – AES : Premier panel sur les obstacles à l’entrepreneuriat
Bamako, 19 nov (AMAP) Le premier panel du Salon international de l’entrepreneuriat – AES a porté sur la thématique : « Aperçu de l’écosystème entrepreneurial dans les pays de la confédération AES », a constaté l’AMAP. Ce panel a aussi abordé la question d’un meilleur renforcement par la prise en charge des aspects non financiers : formation, qualification, renforcement des capacités et des compétences, expertise et appropriation des processus, choix des équipements et des outils technologiques, services après-vente, maintenance. » Au cours de leur intervention, les panélistes ont proposé, pour la réussite dans l’entrepreneuriat, une formation adaptée, un soutien technique et financier des jeunes et une maintenance. Selon ces spécialistes du domaine, le problème de l’entrepreneuriat dans l’espace confédéral AES n’est pas lié au problème financier, mais plutôt à une mentalité. « Aucun pays ne peut se développer sans valoriser l’entrepreneuriat. Ce n’est pas seulement lié au problème de financement, mais il faut une compétence qualifiée pour gérer l’entreprise », a estimé Modibo Kadjoké, ancien ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Il a expliqué que l’entrepreneuriat est un enjeu vital. « Je pense que ce n’est pas une nécessité économique mais un manque de stratégie. C’est le seul moteur pour générer une croissance » « Il réduit la pauvreté et renforce la cohésion sociale. Des innovations viennent généralement des entrepreneurs à l’endroit de l’État. L’entrepreneuriat est un instrument de souveraineté, un outil de reconstruction post-conflit », a ajouté M. Kadjoké Pour Mme Kadidiatou Tao, cheffe d’entreprise dans le secteur du génie électrique au Burkina Faso, être entrepreneur est une lutte perpétuelle. « Cette question d’entrepreneuriat, je vais l’aborder sous l’aspect de la jeunesse. C’est une attitude qu’on saisit pour créer de la richesse, pour transformer une situation. C’est également vaincre tous les problèmes rencontrés et laisser un héritage après ta mort », avance-t-elle. « Lorsqu’on parle d’entrepreneuriat, les gens pensent directement à l’argent, alors qu’il faut prioriser la vision, l’opportunité et l’esprit de créativité. Les obstacles sont au niveau individuel à cause de notre mauvaise perception de l’entrepreneuriat. Pour évoluer dans le domaine de l’entrepreneuriat, il faut de la patience et de l’audace », ajoute l’entrepreneure burkinabè. Oudou Bengaly, Directeur général d’Agri-Vision Sahel, Mali, dans son exposé, a souligné que « l’agriculture est un secteur pourvoyeur d’emplois. Aujourd’hui, dans l’espace de l’AES, 80 % des personnes exercent des métiers qui ont des liens avec l’agriculture. Il faut des formations adaptées dès l’apprentissage. Sans la capacité de gestion financière, une entreprise ne peut pas avancer ». Il a invité les jeunes entrepreneurs à se lancer davantage dans le domaine de l’agriculture afin de minimiser l’insécurité alimentaire. Selon lui, c’est l’agro-business qui peut réduire le chômage. « Avoir une entreprise n’est plus une actualité mais comment apporter des innovations ? », s’interroge Mamadou Sidibé, Président de Mali Start-up. Selon cet ingénieur en informatique, à l’ère d numérique, il faut des formations adaptées. Les entreprises doivent être digitalisées avec des innovations. Pour la réussite des jeunes entrepreneurs, il faut un soutien constant. « Nous devons valoriser le consommer local. » Des participants, notamment des étudiants et jeunes entrepreneurs, ont déploré le manque de soutien technique et financier de la part des autorités de la Confédération de l’AES, afin de concrétiser leur idée. MMD/MD (AMAP)
Visite du préfet à Bakary Coulibaly de la Radio communautaire Bélékan de Kati, malade
Kati, 19 nov (AMAP) Le préfet du Cercle de Kati, Harouna Diarra, a rendu visite, mardi matin, au journaliste-animateur de la Radio Communautaire Bélékan de Kati Bakary Coulibaly, afin de s’enquérir de son état de santé de notre confrère souffrant et de lui apporter un soutien moral et matériel. Au domicile de Bélékan Bakary, communément appelé Yélékébougou ambassadeur, à Kati Sébénikoro, après un bref échange avec la famille et une séance de bénédictions, le préfet Diarra, accompagné de ses deux adjoints Lamissa Sangaré et Boua Dramé et du représentant du directeur de la radio Bélékan, a remis une quantité de vivres composée de riz, de mil, de sucre, d’huile et une enveloppe symbolique, en guise de contribution aux frais d’ordonnance . La famille Coulibaly, très émue par ce geste du représentant de l’État à Kati, a apprécié et salué cette visite qui, selon elle, « est une marque de considération à l’endroit de leur frère et époux qui est un homme de media dévoué pour le développement du Cercle de Kati. » Le préfet Harouna Diarra, hors micro, a indiqué que son geste « est juste une action de solidarité pour un fils du cercle. » « Nous avons tenu à être là ce matin aux côtés de la famille de Bakary pour apporter notre soutien moral. Notre souhait, le plus ardent, est que le malade recouvre, très rapidement, sa santé et continue ses activités pour pouvoir s’occuper de sa famille dignement », a dit le préfet. L’état de notre confrère s’améliore et de mieux en mieux. Il a raccompagné la délégation du préfet jusqu’au portail de sa maison sa famille. ALK/MD (AMAP)
Les FAMa neutralisent des terroristes et détruit des véhicules à Tabankort et Gao, dans le Nord (Communiqué)
Bamako, 19 nov (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé, mardi, plusieurs terroristes et détruit du matériel lors de frappes aériennes sur un rassemblement de terroristes avec une importante logistique à Tabankort (Nord), sur le territoire malien, à 8 km de la frontière avec le N iger, annonce l’état-major général des armées. Dans un communiqué, l’état-major indique que l’opération qui a « traité avec succès » la cible a été menée, dans le cadre de la surveillance aérienne de la Force unifiée de la Confédération des Etats du Sahel (AES), par des vecteurs aériens déployés suite à des renseignements confirmant la présence de la cible sur le site. Le même jour, l’aviation des FAMa) a, également, détruit deux véhicules terroristes sur un site d’orpaillage clandestin à Intilit, dans la Région de Gao (Nord). Cette opération « fait suite à des informations confirmant la présence de Groupes armés terroristes en violation des mesures d’interdiction d’exploitation des mines d’or », a ajouté l’état-major dans son communiqué La même source rappelle que « toute activité d’orpaillage clandestine reste formellement interdite dans la Région « et annonce le renforcement « des missions de surveillance et de contrôle pour assurer le strict respect des consignes. » L’état-major général des armées a salué la « coordination exemplaire entre les services de renseignement et les vecteurs aériens de la Force unifiée de l’AES. » AC/MD (AMAP)
Mopti : Réunion ordinaire du Comité consultatif de sécurité.
Mopti, 18 nov (AMAP) Le gouverneur de Mopti (Centre), le général de brigade Daouda Dembélé, a présidé, lundi, la réunion ordinaire du Comité consultatif de sécurité, dans la salle de conférence du gouvernorat, a constaté l’AMAP. Au cours des travaux, les membres du Comité consultatif de sécurité ont échangé sur la situation sécuritaire de la région à travers des thématiques comme les incivilités, la délinquance et les crimes, la tenue de manifestations publiques et leur encadrement, l’état sécuritaire des marchés et autres lieux publics. Et aussi dialogue communautaire et consolidation de paix, la circulation et la sécurité routière. La réunion qui a pris les allures d’une session de formation s’est, également, penchée sur les modules du trafic et de la consommation de stupéfiants, la prévention et la gestion des catastrophes naturelles, la protection et l’assistance aux enfants, aux femmes et aux personnes en situation de vulnérabilité, la protection de l’environnement et du patrimoine culturel. A l’ouverture des travaux, le général de brigade Daouda Dembélé a rappelé que le paysage sécuritaire de la Région de Mopti « se caractérise par la présence de groupes armés terroristes, des conflits communautaires, du banditisme urbain et périurbain, de l’atteinte aux droits des personnes vulnérables et de l’agression du patrimoines forestier et culturel. » Selon lui, « cette situation constitue une menace à la sécurité des personnes et des biens, au vivre ensemble et au développement de la région qui interpelle tout le monde et, spécifiquement, le comité. » Au regard de l’importance de la réunion et la diversité des membres du comité, il a exhorté les participants à la détermination pour une véritable analyse de la situation sécuritaire de la région afin de formuler des recommandations pertinentes pour asseoir une paix durable. Il a, aussi, indiqué que la création des comités consultatif auprès des gouverneurs s’inscrit dans le cadre institutionnel de la Réforme du secteur de la sécurité (RSS) et renforce la volonté du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, qui encourage l’implication des populations dans la gestion des questions sécuritaires. Organisé par le gouvernorat de Mopti, en partenariat avec le Conseil régional, ka rencontre a bénéficié de l’appui financier de la Direction du développement et de la coopération (DDC) de la Suisse, à travers le plan opérationnel 2025-2028 de l’ONG Diam Sahel. S’inscrivant dans une approche de consolidation de la paix, de renforcement de la cohésion sociale et de l’amélioration de l’accès humanitaire dans la r=Région de Mopti, le Comité consultatif de sécurité est un cadre de dialogue et d’échanges des acteurs du secteur sur toutes les questions en lien avec la sécurité. Au nom des partenaires d’appui, le président du Conseil d’administration de l’ONG Diam Sahel, Yaya Bamadio, a salué la DDC Suisse, » les autorités régionales pour leur leadership et l’organisation des rencontres qui donnent l’opportunité d’examiner, ensemble, les tendances sécuritaires et partager les analyses pour améliorer la protection des populations. » DC/MD (AMAP)
Paix, sécurité et changement climatique : Une étude confirme la marginalisation des femmes dans la prise de décision
Bamako, 19 nov (AMAP) L’étude diagnostic sur le nexus, paix, sécurité et changement climatique présenté mercredi par la Coalition malienne genre, sécurité et changement climatique (COMAGESC), lors d’un atelier de restitution, confirme que les femmes, « malgré leur rôle stratégique, restent très peu représentées dans les espaces de décision ». Elles sont « peu propriétaires foncières. Peu consultées. Peu financées », a regretté la présidente de la COMAGESC, Mme Keita Aida M’bow, ex-ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, qui a présidé l’atelier. Selon elle, « cette étude nous montre, une fois de plus, que l’exclusion des femmes n’est pas seulement une injustice. C’est un risque en matière de paix, de sécurité et de développement », a fait remarquer la présidente de la COMAGESC. « L’étude diagnostic dont les résultats seront restitués, aujourd’hui, apporte plusieurs contributions majeures parmi lesquelles on peut noter une analyse approfondie des vulnérabilités locales face aux risques sécuritaires liés au changement climatique dans les communes ciblées ; la mise en lumière du rôle central des femmes dans la prévention et la résolution des conflits, mais aussi dans les stratégies d’adaptation climatique entre autres », a-t-elle dit. Cette étude, qui a concerné trois régions : Bandiagara, Ségou et San et plus de 60 villages, a été réalisée dans le cadre de la mise en oeuvre du projet « Femmes maliennes mobilisées pour le climat, la paix et la sécurité » qui vise à mettre les femmes et les filles au cœur des stratégies d’adaptation aux changements climatiques et la prévention des conflits. « Nous le savons tous : le Mali fait face, en ce moment, à une double vulnérabilité. D’un côté, les effets du changement climatique ne cessent de s’intensifier à travers la raréfaction des ressources en eau, la dégradation des terres, la perturbation des cycles agricoles. Et, de l’autre, l’insécurité persistante, notamment au Centre du pays, continue d’affecter les dynamiques communautaires et les moyens de subsistance », a-t-elle fait constater. « Ces deux crises se renforcent mutuellement. Elles fragilisent les communautés. Elles exacerbent les tensions autour des ressources naturelles. Et elles affectent en premier lieu les femmes et les filles », a-t-elle poursuivi. Ces victimes « sont agricultrices, transformatrices, responsables de la préservation de l’agro-biodiversité. Elles portent la survie des familles et des communautés. » Pour sa part, Henrielle Djinsu Mondjo, représentante du coordonnateur par intérim du Secrétariat du Fonds pour la consolidation de la paix (PBF), elle a déclaré : « cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet : femmes maliennes mobilisées pour le climat, la paix et la sécurité, financé par mon service, avec un budget de plus d’un milliard de Francs CFA et mis en oeuvre par des partenaires » comme le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Elle a rappelé que son service investit dans la paix et la cohésion sociale au Mali, depuis 2014. En une décennie, l’investissement total du PBF s’élève à plus de 55 milliards de Francs CFA, traduisant l’engagement PBF « à appuyer les efforts du Gouvernement et du peuple maliens pour une paix durable. » Conformément aux priorités nationales, « ce projet entend placer les femmes et les jeunes filles au centre des stratégies d’adaptation et de prévention de conflits liés au changement climatique dans les sphères décisionnelles et économiques au Mali, a-t- elle dit. Elle a expliqué que « d’après les conclusions de cette étude diagnostic, menée dans les six communes de mise en œuvre du projet, le constat est clair : le changement climatique bouleverse nos vies, accentue l’insécurité et aggrave les inégalités de genre, dans les zones étudiées. » « 99% des personnes interrogées reconnaissent que l’environnement a changé. Les pluies se raréfient, les températures montent, les sols s’appauvrissent et les rendements agricoles chutent. Les impacts sont directs : baisse des récoltes, perte de bétail, manque de pâturages. Les agriculteurs et les femmes sont les plus touchés », a-elle rapporté. Le lien avec l’insécurité est donc réel : « la raréfaction des ressources alimente les conflits agropastoraux, fragilise le tissu social et pousse les jeunes à migrer, parfois vers des groupes armés, entre autres », a souligné la représentante du coordinateur de PBF. Elle a ajouté que « les premiers résultats de cette étude, bien que provisoires, nous révèle que le temps n’est plus aux constats. Il est à l’action. » « Ensemble, nous devons transformer ces défis en opportunités en faisant du climat et de la paix une seule et même priorité, en agissant maintenant, pour un Mali résilient, inclusif et en paix », a conseillé Henrielle Djinsu Mondjo. ST/MD (AMAP)
Nioro du Sahel : Remise de fournitures scolaires à l’école Jean Mornet
Nioro, 19 nov (AMAP) L’école fondamentale Jean Mornet de Nioro du Sahel (Ouest) a reçu, lundi, des fournitures scolaires offerts par l’Association pour le développement de la Région de Nioro (ADRN), lors d’une cérémonie présidée par le Directeur du centre d’animation pédagogique (DCAP), Désiré Koné. L’administration scolaire a reçu une vingtaine de cartons de cahiers et de stylos qui seront distribués dans les différentes établissements de la commune pour faciliter le travail pédagogique. Ces fournitures, don de Oudiari Diawara sont un geste qui « arrive au bon moment », a dit la directrice de l’école, Mme Diakité Haby Sangaré. L’appui « correspond parfaitement à la vision de l’association qui est de soutenir les populations les plus vulnérables et de contribuer au développement local », a-t-elle ajouté. Dans son intervention, le représentant du donateur, Bamody Diakité, a rappelé que ce geste « vise à aider les plus démunis et à faciliter l’apprentissage des élèves pour un avenir meilleur. » Il a, également, souligné l’importance du rôle de l’ADRN dans la région, notamment dans l’éducation, la santé et le social. Le DCAP très ému, a exprimé sa gratitude au donateur et à l’association pour leur soutien à la mission de l’administration scolaire « d’assurer une bonne éducation aux jeunes, futurs cadres du pays. » Il a terminé en invitant les élèves « à faire preuve de courage et d’engagement afin de devenir, eux aussi, des donateurs et des cadres de demain. » L’événement a réuni les membres de l’ADRN, le représentant du donateur, les conseillers pédagogiques, les enseignants, les élèves et les membres du Comité de gestion scolaire, venus nombreux pour donner de l’éclat à cette cérémonie. MD/MD (AMAP)
Concours de performances des collectivités territoriales : Diéma (Ouest) occupe la 3eme place et reçoit un chèque de plus de 200 millions de Fcfa
Diéma, 19 nov (AMAP) La Commune rurale de Diéma (Ouest), classée 3ème de la compétition de performance initiée dans le cadre de la composante 2 du Programme d’appui conditionnel des performances des collectivités territoriales (PCPC), a présenté, lundi le chèque géant de la récompnense aux autorités locales, lors d’une cérémonie, dans la salle de conférence de la Mairie. La compétition a opposé au départ 98 communes, sélectionnées à travers le pays< Une deuxième sélection a retenu 30 communes sur lesquelles 23 ont été retirées de la course, laissant la place à sept pour la phase finale. Au terme du concours, trois communes ont été jugées les plus performantes. Il s’agit des communes de Nioro (Ouest), Koutiala (Sud) et Diéma (Ouest) qui a occupé le troisième rang récompensé d’un chèque de 245 156 273 Fcfa. Après les mots du régisseur de la mairie, Moussa Ambroise Traoré, sur le processus de la compétition, le conseiller communal Adama Sidibé a demandé à la mairie de se surpasser, mettant en exergue ce vieux dicton « Aw ka na son a ka fo an ma sama ka tila ka fo sonsan. » Littéralement traduit : « il faut, désormais, tenir son rang.» Le maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Sissako, s’est dit « plus que comblé par cet exploit venu couronner les immenses efforts entrepris depuis des lustres par les différents acteurs ». Ce qui a permis d’atteindre ce niveau de performance. Il a adressé ses remerciements « personnellement » au préfet, Hamadou Yacouba Diallo, pour ses appuis-conseils permanents. Et, aussi, à l’endroit du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et ses différents partenaires pour l’organisation de cette compétition, « qui permettra de mieux orienter les communes sur la voie du progrès. » M. Sissako a invité tout le monde à laisser de côté « les querelles partisanes pour s’attaquer aux actions concrètes ». Il a signalé que « ce succès résulte d’un travail collégial, minutieusement accompli ». Le maire d’ajouter que « ce succès n’est pas propre à la Commune seulement, il fait la fierté de tout le Cercle. » L’édile a promis que sa commune occupera la première place lors de la prochaine compétition du PCPC. Enthousiaste, le préfet Hamadou Yacouba Diallo a salué le progrès enregistré. « Quand l’équipe municipale m’a informé qu’elle s’apprête à venir pour la présentation du chèque géant, j’ai décidé de me rendre moi-même à la mairie. C’est ma façon de prouver toute ma reconnaissance à l’égard du maire et sa dynamique équipe qui œuvrent inlassablement pour promouvoir le développement de la Commune », a déclaré le chef de l’exécutif local Il a invité les acteurs du développement de la commune à une « synergie d’actions pour ne pas perdre l’estime des autorités du pays. OB/MD (AMAP)
Région de Kayes : Huit camions interceptés à Kéniéba pour livraison illégale d’hydrocarbures
Kayes, 18 nov (AMAP) La Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DRCCC) de Kayes (Ouest) a intercepté, du 15 au 16 novembre 2025, dans la ville de Kéniéba au moins huit camions citernes de gas-oil détournées au profit des ressortissants étrangers. Le Directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence, Robo Bayo, et son équipe ont déjoué cette tentative de détournement de carburant destiné à des stations-service du Cercle de Kéniéba, dans la partie australe de la 1ère région administrative du Mali. Les camions citernes se dirigeraient vers les sites d’orpaillage où opèrent des étrangers. « Il ne s’agit pas d’interdire la vente des produits pétroliers aux sociétés formellement installées. Mais, les entreprises qui évoluent dans l’informel doivent se conformer aux dispositions légales en la matière. Le souci est de satisfaire la population d’abord », a précisé Robo Bayo. Selon lui, certaines bennes ont été transformées en citernes, souvent d’une capacité de 35 000 litres, pour l’acheminement des hydrocarbures vers les zones d’accès difficile. Dans le cadre du suivi de l’approvisionnement du marché en hydrocarbures, la direction régionale a, d’après M. Bayo, reçu des recommandations de sa hiérarchie pour le suivi des prix, de la disponibilité du stock et le respect des formalités administratives par rapport aux citernes qui transportent des hydrocarbures. « Nous avons mis en place des brigades à Kéniéba et à Kayes pour mener des missions sur le terrain. Ces missions ont constaté que des transporteurs livrent du carburant à des personnes étrangères dans le Cercle de Kéniéba », a souligné le DRCCC. « Le propriétaire de la station n’était même pas au courant de cette transaction commerciale », explique Robo Bayo. Quand l’opérateur économique a eu vent de la nouvelle, il a aussitôt ordonné aux autres citernes d’approvisionner la station-service. Des actes de cette nature alimente la spéculation sur les prix, voire créer une rupture de stock, dans cette partie ouest du Mali. Comme c’est le cas dans le Cercle de Kéniéba où le le gas-oil est cher. Alors que cette zone accueille les plus grandes mines d’or du pays. BMS/MD (AMAP)
Salon international de l’entrepreneuriat-AES : La 1ère édition a commencé mardi à Bamako
Bamako, 18 nov (AMAP) La 1er édition du Salon de l’entrepreneuriat a débuté, ce mardi, au stade du 26 Mars de Bamako, sous la présidence du Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, sur le thème : « Entrepreneuriat : Facteur d’intégration et de développement économique des pays de la confédération AES ». a constaté l’AMAP. Cette première édition dont l’objectif est de « promouvoir l’entrepreneuriat comme levier de développement et d’intégration économique au sein de l’AES se distingue par la mobilisation exceptionnelle de jeunes entrepreneurs venus de toutes les Régions du Mali, de porteurs de projets innovants et ambitieux et d’un secteur privé national engagé dans une dynamique de croissance et d’investissement », a déclaré le ministre en charge de l’entrepreneuriat national, Mme Oumou Sall Seck. Elle a ajouté : « Le Mali accueille aujourd’hui avec honneur, d’importantes délégations d’experts, d’entrepreneurs, d’investisseurs et d’opérateurs économiques conduites par mes homologues du Burkina Faso et du Niger, venues participer activement aux travaux, témoignant de la vitalité, de la solidarité et de la cohésion qui animent l’espace AES. » La ministre a rappelé que « notre tissu entrepreneurial fait face à plusieurs défis ». Notamment « l’accès au financement, les contraintes énergétiques, la pression de la concurrence extérieure déjà largement défavorable au regard du statut d’hinterland des Etats de l’AES. » « Ce Salon contribuera, sans nul doute à cette ambition en offrant des formations spécialisées, des panels de haut niveau, des concours d’idées innovantes, des rencontres B2B et un espace dédié au contenu local, pierre angulaire de l’émergence des entreprises nationales », a fait savoir la ministre de l’Entrepreneuriat. « Le Salon international de l’entrepreneuriat AES s’inscrit dans ce cadre et constitue une initiative stratégique au service de la souveraineté économique, de la coopération régionale et du développement inclusif », a souligné le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga. Ce rendez-vous a pour objectifs, selon le chef du gouvernement malien, « de promouvoir un entrepreneuriat national inclusif et innovant comme moteur de développement économique dans l’espace confédéral, d’offrir une plateforme régionale de valorisation de l’initiative privée, de mobiliser les partenaires techniques et les investissements privés autour de projets structurants, de contribuer à la création d’emplois durables et de richesses. » Les quatre jours du Salon seront une opportunité de faire le diagnostic de la création et du développement des entreprises, de renforcer les capacités des jeunes et des femmes en entrepreneuriat et de proposer des mesures palliatives adaptées à notre contexte en privilégiant l’innovation et le réseautage. Des panels seront organisés sur des thématiques majeures en lien avec la promotion de l’entrepreneuriat national. Ils permettront d’animer des discussions et des échanges d’idées entre les parties prenantes sur les thématiques retenues pour en tirer des enseignements et des recommandations. Étaient présent à la cérémonie d’ouverture, Sa Majesté Royale, Drolor Bosso Adamtey, Roi du peuple Shai du Ghana, les ministres en charge de l’entrepreneuriat du Burkina Faso et du Niger, le président du Conseil national de Transition (CNT), le général de corps d’Armée, Malick Diaw, des membres du gouvernement, des acteurs institutionnels et des entrepreneurs. MMD/MD (AMAP)
Vaccination et marquage des petits animaux contre la peste des petits ruminants : Lancement de la Campagne spéciale
Bamako, 18 novembre (AMAP) Le Gouverneur du District de Bamako, Abdoulaye Coulibaly a déclaré officiellement lancée, mardi, la Campagne spéciale 2925-2026 de vaccination et de marquage des animaux contre la Peste des Petits Ruminants (PPR), dans le district de Bamako, a constaté l’AMAP. Après, il a inoculé la première dose symbolique de vaccin contre la peste des petits ruminants, dans la cour de son service.« Au cours de cette campagne, 15 millions de têtes de petits ruminants seront vaccinées et marquées à travers toutes les Régions du pays dont 70 095 dans le District de Bamako », a précisé le Gouverneur du District de Bamako. « Cette opération, gratuite et obligatoire, mobilisera l’ensemble des services vétérinaires publics et privés, les autorités administratives, les collectivités territoriales et les organisations professionnelles d’éleveurs », a-t-il également précisé. Abdoulaye Coulibaly a rappelé, l’importance de l’élevage dans notre pays. « L’élevage occupe une place de choix dans notre économie et dans la vie de nombreux de nos concitoyens ». « Il constitue un pilier essentiel de la résilience des ménages ruraux et un levier stratégique pour le développement durable », a évoqué le gouverneur du district de Bamako. « C’est pourquoi, le Gouvernement du Mali, sous le leadership du Général d’Armée Assimi GOITA, attache une importance capitale à la préservation et à la valorisation de notre capital animal », a précisé Abdoulaye Coulibaly. Selon lui, « la PPR demeure aujourd’hui l’une des principales menaces pour l’élevage des ovins et caprins. Cette maladie virale, hautement contagieuse, provoque des pertes économiques considérables, fragilise les moyens de subsistance des éleveurs et met en péril la sécurité alimentaire dans nos zones rurales », a dit M. Coulibaly. Pour lui, « face à cette situation, le Gouvernement du Mali, à travers le Ministère de l’Élevage et de la Pêche, a réaffirmé son engagement ferme à éradiquer la PPR d’ici à l’horizon 2030, conformément à la Stratégie mondiale de lutte pilotée par la FAO et l’OMSA. » « C’est dans ce cadre que s’inscrit la présente campagne spéciale de vaccination et de marquage des petits ruminants 2025-2026, piloté par le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS)-Phase II-Mali, financé par la Banque Mondiale et le Gouvernement du Mali », a fait savoir le Gouverneur du district de Bamako. Avant, d’ajouter que pendant la période de campagne, des sessions de formation et de sensibilisation accompagneront l’initiative afin d’assurer une compréhension partagée des objectifs et des méthodes ; et un important dispositif de communication de proximité sera déployé a travers les radios, pour informer les éleveurs, dans leurs langues respectives, sur les avantages de la vaccination et du marquage des animaux contre la PPR. ST/KM (AMAP)

