Crise des hydrocarbures : Gouvernement et opérateurs signent un protocole pour accélérer l’approvisionnement
Bamako, 21 nov (AMAP) Le gouvernement du Mali et les deux principaux groupements de professionnels du pétrole ont signé, vendredi, à Bamako un protocole d’accord destiné à résorber la crise des hydrocarbures, a constaté l’AMAP dans la capitale malienne. « Ce protocole d’accord a pour objet de ramener de 72 heures à 24 heures le délai d’attente des citernes au niveau du Bureau des produits pétroliers », a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo. Le texte engage les opérateurs à déposer systématiquement les déclarations de mise à la consommation dès la levée du document de transit T1 à la frontière. Les parties conviennent également d’informer et de sensibiliser les acteurs sur les clauses du protocole, de faciliter les démarches administratives et de gérer les éventuels litiges à l’amiable. Le gouvernement accorde, par ailleurs, un délai global de 40 jours, dont 10 après la fermeture des émissions des droits et taxes, pour le traitement des opérations. « Nous sommes venus, aujourd’hui, pour finaliser ce processus par la signature de ce protocole d’accord », a affirmé Ibrahim Touré, secrétaire général du Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP). Il a indiqué que, malgré quelques « réserves » qui seront réglées lors de la mise en œuvre, le groupement adhère entièrement au texte et espère une sortie de crise « d’ici jeudi prochain ». De son côté, Bourahima Guindo, secrétaire général du Groupement professionnel des pétroliers (GPP), a salué un document « formalisé » pour parvenir à une « solution définitive ». « Nous espérons que d’ici une semaine, tout ce que nous avons vécu comme souffrances sera du passé », a-t-il déclaré, assurant que les opérateurs « iront jusqu’au bout » pour stabiliser l’approvisionnement. Le ministre Diallo a, pour sa part, souligné que les volumes hebdomadaires de citernes entrant dans le pays sont désormais supérieurs à ceux observés avant la crise. Il a indiqué que les difficultés relèvent davantage de la « gestion » et du « pilotage » du système. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à « apporter les réponses les mieux appropriées » pour garantir l’accès régulier aux carburants, tout en alertant sur les impacts économiques potentiels du blocage. La signature du protocole, applicable sur toute l’étendue du territoire et pour toute la durée de la crise, s’est déroulée en présence des ministres de l’Économie et des Finances, de l’Industrie et du Commerce, ainsi que des secrétaires généraux du GMPP et du GPP. Les parties ont annoncé une visite conjointe, dès lundi, au Bureau des produits pétroliers pour constater la mise en application des nouvelles mesures. OS/MD (AMAP)
Communiqué de Presse de l’UNICEF sur la Journée mondiale de l’enfance
Les enfants du Mali appellent à des budgets sensibles à leurs droits pour continuer à bâtir un Mali plus fort. Bamako, 20 novembre 2025 – À l’occasion de la Journée mondiale des droits de l’enfant, le Parlement des Enfants du Mali, au nom de l’ensemble des enfants du pays, adresse un message fort aux autorités nationales : investir davantage et de manière ciblée dans les droits des enfants afin de continuer à construire un Mali plus fort, plus stable et plus prospère. Dans une note de plaidoyer présentée aujourd’hui, les enfants rappellent qu’ils représentent plus de la moitié de la population malienne et qu’ils rêvent d’un pays où chaque fille et chaque garçon est en sécurité, protégé contre la violence, bien nourri, scolarisé et en mesure de réaliser son plein potentiel. « Nous voulons un Mali où chaque enfant — fille ou garçon, riche ou pauvre, avec ou sans handicap, en ville ou en village — est protégé contre la violence, le mariage précoce et le travail des enfants », a déclaré la représentante de la présidente du Parlement des Enfants, Rokia, lors de la cérémonie officielle. « Un Mali où nous pouvons tous aller à l’école, apprendre, jouer et grandir en paix. Un Mali où nous sommes bien nourris et en bonne santé. » Les enfants ont présenté et remis la note de plaidoyer à Madame le Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, marquant un moment fort de leur engagement en faveur de leurs droits. Cet acte symbolique illustre leur volonté de participer activement aux décisions qui les concernent et de faire entendre leur voix. « Au plan national, le thème retenu est planification et budgétisation sensibles aux droits de l’enfant. Pour rappel encore, cette budgétisation a déjà commencé et figure dans les recommandations ressorties des états généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille », a rappelé le Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Madame DIARRA Djénéba SANOGO. « Ce thème est d’une importance capitale car il s’agit de mettre en lumière l’intérêt de planifier en tenant compte des droits de l’enfant, à travers une analyse et une évaluation des dépenses et de l’impact de chaque politique et chaque programme. Il s’agirait également par cette approche de veiller à ce que des ressources suffisantes et équitables soient allouées pour que les services garantissent la survie, l’éducation, la protection et la participation des enfants. » Les enfants soulignent plusieurs avancées importantes : la gratuité des soins primaires pour les enfants de moins de cinq ans, l’éducation fondamentale gratuite et obligatoire, l’augmentation des dépenses publiques en éducation jusqu’à 20 % conformément à la Déclaration d’Abuja, la réduction des mariages précoces ainsi que la création d’institutions dédiées à la protection et à la participation de l’enfant. Toutefois, ils rappellent que les ressources restent largement insuffisantes pour répondre aux besoins réels des enfants. Par ailleurs, des enfants à travers le Mali ont renforcé leurs capacités de plaidoyer en faveur d’une planification et d’une budgétisation sensibles à leurs droits. Dans le cadre de la Journée mondiale de l’enfance (JME), des activités seront organisées dans plusieurs régions afin de partager la note avec les autorités locales et de poursuivre le dialogue sur la planification et la budgétisation favorables aux droits de l’enfant. Aujourd’hui encore, chaque heure, cinq enfants de moins de cinq ans meurent de maladies évitables. Plus de 4,27 millions d’enfants — soit 35,6 % — n’ont pas accès à trois besoins essentiels. Le budget national consacre moins de 1 % au Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, seulement 4,73 % à la santé (loin des 15 % recommandés) et moins de 1 % à la nutrition (minimum recommandé : 3 %). « Le thème national de cette année, planification et budgétisation sensibles aux droits de l’enfant, nous offre l’occasion d’examiner les mesures adoptées, d’évaluer les défis rencontrés et de tirer les enseignements utiles en vue d’une meilleure planification et d’une budgétisation plus favorable aux enfants », a rappelé le Représentant de l’UNICEF au Mali, Monsieur Pierre Ngom. « Ce choix est motivé par un contexte national marqué par une crise multidimensionnelle — sécuritaire, sanitaire, scolaire et alimentaire — ainsi que par les effets du changement climatique. Ces facteurs accentuent la vulnérabilité des enfants et exigent un investissement renforcé pour garantir leurs droits. » Face à ces défis, les enfants plaident pour une augmentation significative des budgets alloués à la santé, à l’éducation et à la protection sociale, ainsi que pour un renforcement de leur participation aux processus de planification et de budgétisation. Un budget véritablement sensible aux droits de l’enfant est indispensable pour réduire la mortalité infantile, garantir une éducation inclusive et de qualité et protéger chaque enfant contre les violences et les abus. L’UNICEF continuera à soutenir les enfants et les efforts du Gouvernement pour promouvoir des budgets sensibles à leurs droits, grâce à l’appui de ses partenaires.
36e anniversaire de la Journée internationale des droits de l’enfant sous le thème « Ma voix, mes droits »
Bamako, 20 nov (AMAP) La 36e Journée internationale des droits de l’enfant, sous le thème international : « Ma voix, mes droits » et national : « Planification et budgétisation sensibles aux droits de l’enfant », a été célébrée, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), sous la présidence de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djeneba Sanogo. Selon la ministre, la célébration de ce 36ème anniversaire par la communauté internationale sous le thème : « Ma voix, mes droits » traduit et renouvelle l’engagement mondial en faveur de la participation de l’enfant et de son droit de s’exprimer sur les questions qui le concernent au quotidien. « Ce thème, a-t-elle, dit, souligne l’importance d’écouter la voix des enfants et de leur donner un rôle actif dans la société ». Elle a estimé le thème national d’une importance capitale car, selon elle, « il s’agit de mettre en lumière l’intérêt de planifier en tenant compte des droits de l’enfant, à travers une analyse et une évaluation des dépenses et de l’impact de chaque politique, programme et document stratégique. » Selon la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, « en s’engageant pour cette approche, le Mali vise à s’assurer qu’il poursuivra l’équité et l’accessibilité aux services qui garantissent la survie, l’éducation, la protection et la participation de l’enfant », Elle a ajouté que l’adoption de la Politique nationale genre, de la Stratégie nationale de planification et de budgétisation sensibles au genre, de l’approche de Gestion axée sur les résultats, la budgétisation en mode programme, la production régulière des politiques des autorités et les documents de référence « témoignent de la forte volonté des autorités et des partenaires pour la prise en compte des besoins et intérêts sexospécifiques pour un développement harmonieux, inclusif et durable du Mali », Mme Diarra Djénéba Sanogo a fait remarquer que « la planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant est aussi une des recommandations adressées au Mali lors de la 96ème session du Comité des droits de l’enfant à Genève, en mai 2024 et des états généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille au Mali, tout comme de la Politique nationale de l’enfant et de la famille (PONEEF) de Mali Kura, et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. D’où la pertinence du thème national. Le représentant de l’Unicef au Mali, Pierre Ngom, a, quant à lui, dit que le choix du thème nationalintervient dans un contexte marqué par une crise multidimensionnelle – sécuritaire, sanitaire, scolaire et alimentaire – aggravée par les effets du changement climatique. « Ces facteurs accentuent la vulnérabilité des enfants et exigent des investissements renforcés pour garantir leurs droits », a précisé M. Ngom. Il a salué « les efforts constants du Mali qui, malgré les défis, a réalisé des progrès importants au cours des dernières décennies en matière de droits de l’enfant ». « Parmi ces avancées figurent la vaccination en 2024 de plus de 180 000 enfants dits « zéro dose » et l’introduction du vaccin antipaludique dans le Programme élargi de vaccination de routine », a-t-il fait savoir. La première vice-présidente du Parlement des enfants, Rokia Camara, a reconnu les efforts accomplis par les autorités malgré le contexte difficile. Elle a, cependant, pointer « la réalité que vivent les enfants d’aujourd’hui, qui font face à beaucoup de défis, mettant en danger leurs droits. » Certains vivent au rythme des crises sécuritaires qui perturbent leur quotidien. « Beaucoup d’enfants se trouvent en situation de vulnérabilité. Qu’ils se trouvent dans des zones où la peur est devenue une routine ou qu’ils vivent dans des zones où ils manquent de manuels, d’infrastructures. D’autres manquent de matériels scolaires et, parfois, ne mangent pas pour pouvoir apprendre », a-t-elle déploré. ST/MD (AMAP)
Mali : Fin des files d’attente annoncée « dans les tout prochains jours » après signature d’un protocole État-pétroliers
Bamako, 20 nov (AMAP) « Si les conditions posées sont réunies – et elles le seront –, je vous assure qu’il n’y aura plus de files d’attente dans les stations-service du Mali d’ici une semaine », a affirmé, jeudi, Ibrahim Touré, secrétaire permanent du Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP), à la sortie de la sixième réunion du cadre de concertation État-secteur privé. De son côté, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo, a déclaré : « Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, « a instruit le gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin définitivement à ces files d’attente ». « Grâce au protocole qui sera signé demain, le délai de passage des camions-citernes au Bureau pétrole de la Douane sera limité à 24 heures maximum », a annoncé le ministre Diallo. Ce protocole d’accord, qui sera paraphé vendredi à 10 heures entre le gouvernement, le GMPP et le Groupement professionnel des pétroliers (GPP), vise à éliminer le principal blocage administratif à la fluidité de la distribution. Les deux parties dressent un constat commun encourageant : depuis un mois, aucune attaque terroriste n’a visé les convois de camions-citernes et le volume de produits pétroliers entrant au Mali est désormais supérieur aux niveaux d’avant la crise (116 millions de litres en octobre contre 103 millions en septembre). Pour le ministre Commerce et de l’Industrie et les pétroliers, la persistance des queues « s’explique essentiellement par la panique des consommateurs qui stockent massivement les carburants. » Avec la signature officielle demain, autorités et opérateurs s’engagent conjointement à tourner la page de la crise de distribution des hydrocarbures dans les tout prochains jours. OS/MD (AMAP)
Enquête de satisfaction des usagers des services publics : 65,91% de satisfaits contre 25% en 2020, selon le rapport provisoire
Bamako, 20 nov (AMAP) Le rapport provisoire de l’enquête de satisfaction des usagers des services publics a enregistré un taux global de satisfaction de 65,91% contre 25% en 2020, dénotant une progression de l’ordre de 40 points, a révélé, jeudi, à Bamako, le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions Bakary Traoré, Le ministre Traoré, qui présidait l’ouverture de l’atelier national de validation du rapport provisoire, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a indiqué que « si l’on peut avoir des motifs de satisfaction dans certains secteurs, il est nécessaire de faire davantage d’efforts dans d’autres secteurs. « Cet atelier constitue donc une étape importante du processus d’évaluation du niveau de satisfaction des usagers car, il s’agit de partager les principales conclusions de la mission et recueillir les contributions, notamment sur les axes d’amélioration de la qualité du service public » a affirmé le ministre. Avant d’assurer que les recommandations issues de l’atelier feront l’objet « d’une attention particulière. » Le ministre de la Refondation de l’Etat a fait noter que cette enquête intervient, cinq ans après la dernière. Ainsi, elle met en exergue les avancées enregistrées dans certains domaines aussi bien que les faiblesses persistantes. Cet atelier a pour objectif de faire de l’administration un vecteur de compétitivité et de performance de l’action publique. Ce qui constitue un facteur clé pour l’émergence, tel que prévu par le Programme de développement institutionnel. Il vise, également, à transformer le service public, à travers le renforcement des capacités d’impulsion et d’animation de l’administration, afin de la rendre plus moderne dans son organisation. Outre ces objectifs, l’atelier contribuera « à rendre le service public plus efficace dans ses procédures tout en étant plus sobre et vertueux dans ses pratiques. » Ce, en l’adaptant aux exigences du monde moderne « à travers un meilleur pilotage de la gestion des ressources humaines, la simplification des démarches et des procédures administratives. BT/MD (AMAP)
Salon international de l’entrepreneuriat-AES : Panel sur l’entrepreneuriat, levier d’intégration et de développement des pays de la Confédération
Bamako, 19 nov (AMAP) Le thème de l’« Entrepreneuriat, facteur d’intégration et de développement économique des pays de la Confédération » a fait l’objet du troisième panel du Salon international de l’entrepreneuriat – AES (SIE), mercredi 19 novembre, sur l’Esplanade du stade 26 Mars, a constaté l’AMAP. Le ministre malien de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, président du Comité de développement de la Confédération AES, a fait remarquer, lors de sa leçon inaugurale au SIE, que les trois Etats de la Confédération de l’AES conservent une position géographique et stratégique et d’énormes potentialités économiques ainsi que des ressources humaines et naturelles. Il a ajouté : « L’Alliance des États du Sahel (AES) occupe une superficie de plus de deux millions de km², avec une population d’environ 69 millions d’habitants. Cette population est composée plus de 60% de jeunes qui doivent protégés afin qu’ils puissent entreprendre. » Le thème du SIE qui porte « Entrepreneuriat, facteur d’intégration et développement économique des pays de l’AES », « est d’une pertinence indiscutable », selon le ministre Sanou, « car la création de richesse, d’emplois, de revenus et l’innovation du développement social sont les résultats de l’intelligence créatrice des acteurs économiques et des entrepreneurs de la Confédération de l’AE ». Il a précisé que « la vision de nos chefs d’État, en créant l’AES, est d’assurer la souveraineté de nos États sur le plan sécuritaire, économique, alimentaire, énergétique, pharmaceutique et digital, pour faire profiter nos braves populations de nos énormes potentialités. » « Aujourd’hui, dans un monde de repositionnement, l’AES doit se renforcer avec des projets ambitieux. L’entrepreneuriat est au cœur de cette stratégie qui doit permettre de libérer l’esprit créatif et créer un cadre juridique, fiscal », a estimé, Alousséni Sanou. Selon lui, « les politiques relatives à la diversification économique et au développement des industries de transformation des matières ainsi qu’à la valorisation des ressources locales à travers le développement des chaînes de valeur, auront un sens plus impactant. » L’entrepreneuriat devient, ainsi, le moteur de notre industrialisation, de la transformation structurelle de nos économies avec comme secteur de base l’agro-business et les mines. « Le rôle de la Confédération et des Etats devient crucial en matière d’orientation, de surveillance, de contrôle et de création de cadre favorable à cette expansion de l’entrepreneuriat », a-t-il soutenu. Il a, également, fait le tour des réalisations de la Confédération AES, depuis sa création, tendant à améliorer le cadre de vie des entreprises et des populations, en matière de sécurité, d’infrastructures, d’harmonisation des politiques et de financement. Notamment dans plusieurs domaines comme l’agriculture, la justice, l’économie, l’éducation et la formation professionnelle. Après cette leçon inaugurale, des panélistes ont donné des éclaircissements sur la thématique et proposer des pistes de solutions « pour révolutionner le domaine de l’entrepreneuriat » dans l’espace confédéral. Modéré par le ministre de l’Industrie et du Commerce du Mali, Alassane Moussa Diallo, ce troisième panel, a été animé par les ministres en charge de l’Entrepreneuriat du Mali, Mme Oumou Sall Seck, du Commerce et de l’Industrie du Niger, Abdoulaye Seydou, de l’Enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle du Burkina Faso, Boubacar Savadogo et Sa Majesté Royale Drolor Bosso Adamtey, Roi du peuple Shai du Ghana, membre du Conseil d’État du Ghana. Ouvrant le panel, Mme Oumou Sall Seck, ministre de l’Entrepreneuriat national et de la Formation professionnelle du Mali, a souligné que l’entrepreneuriat constitue l’une des missions phares du ministère de l’Emploi. Elle a insisté sur « le lien indissociable entre entrepreneuriat et formation professionnelle », citant en exemple l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ) et l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE) comme structures d’appui aux jeunes diplômés. Son ambition est claire : faire sortir l’économie malienne de l’informel pour la structurer dans le formel. Elle a évoqué les enjeux majeurs auxquels font face les entrepreneurs, notamment les difficultés de commercialisation, l’accès limité aux marchés et la nécessité de promouvoir le contenu local. Mme la ministre a, également, annoncé la réhabilitation de sept Centres de formation professionnelle au Mali, et salué la signature d’un protocole d’accord dans le cadre de l’intégration régionale AES. Pour elle, l’entrepreneuriat est un véritable vecteur d’intégration et d’emplois. Ce salon doit permettre, selon elle, de « définir ensemble une feuille de route commune. »= Abdoulaye Seydou, ministre du Commerce et de l’Industrie du Niger, a mis en avant l’originalité de l’AES qu’il qualifie d’« instrument du peuple », contrairement à d’autres organisations. Il a salué l’engagement des leaders de l’AES pour la souveraineté des États membres, notamment sur les plans économique et éducatif. À travers la devise de l’AES, l’entrepreneuriat prend tout son sens. Il a plaidé pour une réforme du système éducatif afin d’enseigner l’esprit entrepreneurial dès les classes primaires. « Il faut apprendre aux jeunes à innover », a-t-il affirmé, en insistant sur les principes d’unité, de solidarité et de complémentarité. Il a appelé à la mutualisation des politiques publiques pour relever les défis communs. Le ministre burkinabè, Boubacar Savadogo, a identifié trois éléments clés pour assurer le rayonnement de l’entrepreneuriat dans l’espace AES. « Je pense que nos entrepreneurs doivent être performants dans chaque pays, conquérir des marchés internationaux et reussir l’implication de la jeunesse dans les grands chantiers nationaux. » Il a évoqué des projets structurants comme la construction de la voie ferroviaire entre le Burkina Faso et le Mali, ainsi que l’implantation d’une usine de fabrication de tenues pour les agents de l’État. Il a, également, souligné le déséquilibre dans le système éducatif : seulement 5% des enseignants sont dans le secteur technique et professionnel, contre 75 % dans l’enseignement général. Pour propulser l’entrepreneuriat, il a appelé « à la création de financements communautaires et à un changement de mentalité chez les jeunes. » Il a conclu en plaidant pour une Confédération des institutions de formation. Quant à Sa Majesté Royale, Drolor Bosso Adamtey, Roi du peuple Shai du Ghana, dans une intervention empreinte de sagesse, il a salué l’intérêt croissant des jeunes pour l’entrepreneuriat. Il a affirmé que l’avenir de l’Afrique doit se construire sur le continent, et
11e Concours international de photojournalisme Andreï Sténine : Les gagnants annoncés
Bamako, 20 nov (AMAP) La photographe de Moscou Ekaterina Yakel a remporté le Grand Prix du 11e Concours international de photojournalisme Andrei Stenine, dont la cérémonie solennelle s’est déroulée le 18 novembre à Moscou, au Musée historique national sur la Place Rouge, rapporte l’agence Sputnik. Le jury international a décerné, à l’unanimité, à Ekaterina Yakel, la plus haute distinction du concours pour sa série de photos intitulée « Le caractère russe : course d’obstacles », consacrée aux anciens combattants blessés au combat qui continuent de faire preuve de courage et de force dans la vie de tous les jours. « L’héroïsme ne se manifeste pas uniquement lors d’opérations militaires, mais aussi dans la vie quotidienne. Pour de nombreux combattants, être sur le front ne passe malheureusement pas sans laisser de traces. Après avoir été blessés et traumatisés, les anciens combattants doivent réapprendre à marcher, au sens propre du terme », a déclaré la récipiendaire. Selon elle, le sport les aide non seulement à se réhabiliter, mais aussi à se redécouvrir dans leur nouvelle vie après leur retour au pays. « La série a été tournée pendant la formation « Défi du champion », organisée par le centre sportif adapté « Ortho-Sport ». Les héros ne sont pas uniquement ceux qui défendent leur patrie sur la ligne de front, mais aussi ceux qui trouvent en eux la force de continuer à vivre. », a-t-elle dit. La série de photos a été présentée dans la catégorie « Portrait. Héros de nos jours ». En même temps que le Grand Prix, les autres prix attribués aux participants pour 2025 ont été annoncés. Dans la catégorie « Actualités principales », parmi les photos individuelles, la production primée est « Bateau rohingya chaviré », du photographe indonésien Reza Saifullah, montrant des réfugiés rohingyas qui attendent les secours sur un bateau chaviré, au large de la côte ouest d’Aceh, en Indonésie. Dans la catégorie « Actualités principales », la première place a été attribuée à Abdelrahman Alkahlout, de Palestine, pour sa série « Gaza : l’écho du génocide », qui rend compte de la terrible tragédie en Palestine. Dans la catégorie sportive, la première place dans la catégorie « Photographie unique » a été attribuée à la photographie « Dernière course : chute du champion » de S.M. Al Muztaba Rosul, du Bangladesh, qui a immortalisé un cheval tombé raid mort, entouré de la foule. Dans la catégorie la plus populaire du concours, « Ma planète », la meilleure œuvre unique est la photographie « Arbres fruitiers sous les bâches » de Mengdan Zhu, originaire de Chine, qui illustre la vie des agriculteurs installant des bâches au-dessus des pruniers, afin de les protéger des conditions météorologiques extrêmes. Parmi les séries nominées dans la catégorie « Ma planète », celle de l’auteur Mustafa AbdulHadi, originaire de Bahreïn, regroupant des moments de la procession funèbre célébrant l’Achoura, à Kerbala, célébré chaque année par les musulmans chiites en Irak, a été désignée comme la meilleure. Dans la catégorie « Portrait. Héros de nos jours », les meilleurs œuvres ont été celles de photojournalistes de Birmanie et de Russie Le travail de Nyein Nyein Htwe, originaire de Birmanie, s’intitule « Famille de pêcheurs » et représente le père de famille donnant du poisson à sa femme après une journée de pêche. Et la série « Murmures dans le silence » de la journaliste russe Pelaguia Tikhonova sur la vie des filles vivant au couvent Nikolo-Solbinsky. L’auteure invite le spectateur à réfléchir à l’influence des institutions religieuses sur la formation de la personnalité et à ce que signifie grandir et étudier dans un tel environnement. Les photos les plus atmosphériques ont été présentées dans la catégorie « Vue du haut. Photo unique ». Le jury a décerné le prix à la photo fascinante d’Anselmo Cunha dos Santos, du Brésil, intitulée « Avion sur la piste d’un aéroport inondé » à Rio Grande do Sul. La répartition des autres places dans les nominations est publiée sur les versions russehttp://stenincontest.ru et anglaisehttp://stenincontest.com du site. La cérémonie à Moscou marque le début de la traditionnelle tournée d’exposition des photographies des lauréats du concours. Cette tournée internationale a déjà prévu des étapes dans des galeries en Éthiopie, en Serbie et en Argentine, mais la géographie de la tournée internationale continuera de grandir. Le concours international de photojournalisme Andreï Sténine, organisé par le groupe médiatique « Rossiya Segodnya », sous le patronage de la Commission russe pour les affaires de l’UNESCO, a pour but de soutenir les jeunes photographes et d’attirer l’attention du public sur les défis du photojournalisme contemporain. Il s’agit d’une plateforme pour les jeunes photographes talentueux, sensibles et ouverts à toute nouveauté, où ils dirigent notre attention sur les personnes et les événements qui nous entourent. Les partenaires principaux médiatiques du concours sont : Compagnie nationale russe de télévision et de radio (VGTRK) de Russie, la plateforme en ligne SMOTRIM de Russie et la chaîne de télévision russe « Moskva 24 ». Les partenaires internationaux du concours sont : l’agence de presse et la radio Sputnik (internationale), la chaîne de télévision et le portail RT (international), le groupe de médias Independent Media (Afrique du Sud), l’agence de presse ANA d’Afrique du Sud, Shanghai United Media Group (SUMG) de Chine, le portail Internet du journal China Daily, le portail Internet The Paper de Chine et le réseau médiatique Al Mayadeen du Liban. En tant que partenaires sectoriels, le concours est soutenu par l’Union des journalistes de Russie, le portail d’information YOung JOurnalists (Russie), les portails Russian Photo et lPhoto-study.ru (Russie). MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 19 novembre 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 19 novembre 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi portant modification de la Loi n°96-032 du 12 juin 1996 portant Statut général des Etablissements publics à caractère professionnel. L’Etablissement public à caractère professionnel est un organisme personnalisé chargé de l’organisation et de la représentation d’une profession ou d’un groupe de professions.La Loi n°96-032 du 12 juin 1996 portant Statut général des Etablissements publics à caractère professionnel détermine les modalités de leur création, de leur organisation et fixe leur régime patrimonial et financier. L’application de cette loi a révélé des insuffisances, notamment la non-conformité de ses dispositions relatives à l’approbation du budget de l’Etablissement public à caractère professionnel à celles prescrites par la Directive n°07/2009/CM/UEMOA du 26 juin 2009. Le projet de loi, adopté, corrige ces insuffisances et harmonise la législation nationale qui régit les Etablissements publics à caractère professionnel avec les dispositions communautaires. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Conseil des ministres a pris acte d’une communication écrite relative au rapport d’évaluation du Plan d’Action du Gouvernement 2025-2026, au titre du 1er semestre. Le président de la Transition, Chef de l’Etat, lors du Conseil des ministres du 27 novembre 2024, a adressé au Premier ministre, Chef du Gouvernement, une lettre de cadrage comprenant 8 axes prioritaires devant servir de fondement à l’élaboration du Plan d’Action du Gouvernement pour la période 2025-2026. Ces priorités, qui s’inspirent des préoccupations légitimes du Peuple malien, sont en phase avec les conclusions du Dialogue inter-Maliens, « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033. Le Plan d’Action du Gouvernement, objet de la présente évaluation, a été présenté le 16 mai 2025 par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, au Conseil national de Transition et adopté le 19 mai 2025. Pour assurer un meilleur suivi des activités, un dispositif informatisé de suivi et d’évaluation, dénommé Système Intégré de Suivi-Evaluation du PAG 2025-2026 a été mis en place. Il ressort de l’analyse des résultats de l’évaluation du 1er semestre que 132 activités ont été programmées sur lesquelles : – 57 réalisées, soit 43,18% ; – 57 en cours de réalisation, soit 43,18% ; – 18 non réalisées, soit 13,64%. Pour améliorer la performance globale, les efforts porteront sur : – la consolidation du maillage sécuritaire du territoire ; – la mobilisation et la mise à disposition des ressources financières adéquates ; – le renforcement du dialogue et de la coordination entre les départements ministériels. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des ministres de la participation du Mali à la 15ème Edition du Forum national de la Recherche scientifique et des Innovations technologiques du Burkina Faso, tenue du 21 au 26 octobre 2025, à Ouagadougou. Cette 15ème Edition, placée sous le thème : « Quelles contributions des technologies, inventions et innovations, dans un contexte de relance d’industrialisation au Burkina Faso ? », a enregistré la participation du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, accompagné d’acteurs de la Recherche scientifique et technologique. Dans son intervention, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a rappelé la nécessité de la mutualisation des efforts des pays de la Confédération AES pour booster le savoir-faire et le génie créateur des scientifiques de ladite Confédération. Le forum a été marqué par plusieurs activités dont un panel sur le thème central de l’édition, animé par les ministres chargés de l’Enseignement supérieur du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Togo. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des ministres : de la participation du Mali au Forum international « Russie : Puissance sportive », du 5 au 7 novembre 2025, à Samara en Fédération de Russie. La participation du Mali avait pour objectifs, notamment le renforcement de la coopération entre le Mali et la Russie, l’analyse des modèles russes d’encadrement et de formation, l’identification de nouvelles opportunités en matière d’infrastructures, de programmes conjoints et de volontariat. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a eu des rencontres avec le Gouverneur de Samara et plusieurs ministres des Sports, au cours desquelles ils ont échangé sur la formation des jeunes athlètes, la promotion du sport inclusif et l’approfondissement des relations bilatérales. A travers cette participation, le Mali a réaffirmé son engagement pour une coopération internationale dynamique au service de ses priorités nationales. de la tenue d’un Téléthon national baptisé «Envol des Aigles», prévu le 22 novembre 2025. Pour une meilleure participation des Aigles du Mali à la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025, le ministère en charge des Sports envisage d’organiser un téléthon national dénommé « Envol des Aigles ». Ce Téléthon, en plus de lever des fonds, se veut un véritable moment de communion nationale, destiné à mobiliser tout le Mali derrière l’Equipe nationale de football et à contribuer à la réussite de sa participation à la CAN 2025. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des ministres de la célébration de la 36ème Edition de la Journée mondiale des Droits de l’Enfant, le 20 novembre 2025. Cette 36ème Edition est placée sous le thème international : « Ma journée, mes droits ». En lien avec la réalisation des droits des enfants, le thème national s’intitule : «
Bafoulabé (Ouest) a célébré la Journée mondiale des toilettes
Bafoulabé, 19 nov (AMAP) La Journée mondiale des toilettes avec un assainissement pour tous, a été célébré, mercredi, dans l’enceinte des second-cycles A et B de Mahina, dans le Cercle de Bafoulabé (Ouest), à l’instar de la communauté internationale. Cette 16e édition, placée sous le thème « Nous aurons toujours besoin de toilettes », visait, de façon générale, à faire un plaidoyer auprès des acteurs sur l’importance des toilettes, à assurer l’accès de tous à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et mettre fin à la défécation en plein air. Dans leurs mots de bienvenue, le chef de village, Issa Diallo, et l’adjoint au maire de Mahina, Mamadi Dansoko, se sont réjouis du choix porté sur leur commune. Ils ont longuement parlé de l’importance des toilettes, avant de saluer les efforts du Projet de renforcement du leadership et des capacités des organisations de la société civile pour accroître leur contribution à l’action publique (PROSCAP) et de ses partenaires dans la lutte contre la défécation à l’air libre. Pour sa part, le préfet Siaka Souleymane Sanogo s’est dit ravi du choix porté sur son cercle pour abriter cette cérémonie. « 3,4 milliards de personnes, a-t-il dit, vivent encore sans services d’assainissement et 384 millions de personnes pratiquent encore la défécation à l’air libre, ce qui accroît le risque des maladies », a dit le préfet. Il a longuement évoqué la vision du gouvernement en matière d’assainissement. Il a insisté sur l’importance de la contribution de l’école dans la promotion de l’hygiène et de l’assainissement car selon lui, elle « permet aux enfants d’embrasser les bonnes pratiques dès le bas âge. » « Une action précoce est un gage d’efficacité pour l’action préventive et justement, l’école nous offre cette opportunité », a-t-il laissé entendre. Le préfet a lancé un appel à l’endroit de tous, « à redoubler d’efforts pour la promotion de cette pratique afin de garantir une meilleure santé aux populations ». Au cours de l’événement, des matériels de lavage de mains ont été remis aux deux établissements de second cycle et le Centre de santé communautaire (CSCOM) de Mahina. Des responsables de l’administration, des structures techniques concernés, le maire adjoint de Mahina, Mamady Dansoko, le directeur régional de l’Assainissement de Kayes, la communauté éducative et la société civile de Mahina onr pris à cet évènement. BM/MD (AMAP)
Dioila : célébration de la Journée mondiale des toilettes
Dioila, 19 nov (AMAP) La 16e édition Journée mondiale des toilettes, sous le thème : « Nous aurons toujours des toilettes », a été célébrée, ce mercredi 19 novembre 2025, à Dioila, au groupe scolaire Soliba Sangaré Le 19 novembre a été institué, Journée mondiale des toilettes, dans le souci de mettre un accent sur l’importance des toilettes « Nous aurons toujours des toilettes » est un rappel fort de la place indispensable des toilettes dans la vie humaine et pour garantir notre santé. Après les mots de bienvenue du chef de village et du maire du Kaladoudougou, Yacouba Dowélé Marico, le porte-parole des directeurs du Groupe scolaire Soliba Sangaré, Boubacar Sangaré, s’est félicité du choix porté sur leurs différents établissements scolaires. Ceux-ci, qui, en dépit des défis d’assainissement, font face à la pléthore dans les classes, rendant nécessaire des mécanismes pour assurer la sécurité sanitaire des élèves. Le directeur régional de l’Assainissement, du Contrôle des pollutions et des nuisances de Dioila, Maxime Keïta, a dit que la Journée vise à inspirer des actions pour lutter contre la crise mondiale de l’assainissement, atteindre les 3,5 milliards de personnes qui vivent encore sans accès à un assainissement en toute sécurité. Cette journée a été instaurée par l’Organisation des Nations unies (ONU) en 2013 et s’appuyant sur l’engagement de l’Organisation mondiale à atteindre l’Objectif de développement durable (ODD) n°6, qui vise « à garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement d’ici 2030 » a rappelé M. Keïta. Selon lui, « la nécessité d’investir dans la recherche des solutions durables pour un assainissement total devient vital. » « Sur le plan national, le taux d’accès à l’assainissement de base est de 50℅ et la défécation à l’air libre est pratiquée par 5℅ de la population en milieu rural soit environ 1 250 000 personnes », a ajouté le directeur régional de l’Assainissement, citant le rapport JMP 2022. « L’Approche assainissement total piloté par la communauté (ATPC) est une initiative du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable soutenue par le partenaire financier, UNICEF », a-t-il précisé. « Ce processus d’assainissement total piloté par la communauté a été enclenché à Dioila en 2009 et a permis à 291 villages de la Région sur 365, d’être certifiés, entre 2009 et 2024, soit un taux de 79,72 ℅. Plus de 341 030 personnes sont touchées dans les 23 communes » a-t-il conclu. Quant au conseiller à la sécurité et à la protection civile, représentant le gouverneur de Dioila, le colonel-major, Mahamadou Guindo, qui a présidé la cérémonie, il a indiqué que « la journée vise à sensibiliser le public sur l’impact des matières fécales humaines des toilettes sur la santé publique. Le colonel-major Guindo a salué les efforts du département de l’Assainissement et le partenaire financier, l’UNICEF, pour sa constance au côté des populations maliennes. Il a, enfin, invité l’ensemble des populations du Banico « à un changement de comportement afin d’assurer une bonne santé pour tous. » Au cours de cette célébration, des kits sanitaires composés de deux dispositifs de lavage des mains, une brouette, trois râteaux, cinq paires de gants, 50 cache-nez, un carton de savon en morceau, des cartons de savon liquide, deux boîtes de grésil, 50 balais, une poubelle, un carton d’eau de Javel, 25 paquets de savon en poudre ont été remis aux directeurs des quatre établissements du Groupe scolaire Soliba Sangaré. On pouvait lire sur les banderoles : « La Région de Dioila s’engage à mettre fin à la défécation à l’air libre », « Le maintien de la propriété des toilettes est un devoir pour tous. » C’est avec la visite de quelques latrines équipées du Groupe scolaire Soliba Sangare que la journée a pris fin. Ont assisté à la cérémonie, le préfet de Dioila, Alidji Bagna, certains directeurs régionaux, les chefs de services centraux, les responsables des différents services en charge de l’assainissement, les partenaires, les apprenants et les forces de défense et de sécurité. DF/MD (AMAP)

