Cité des enfants : Organisation du concours d’art oratoire
Bamako, 18 novembre (AMAP) Le concours d’art oratoire s’est déroulé samedi à la Cité des enfants à Niamakoro, en Commune VI du District de Bamako, sous la présidence du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djènèba Sanogo, a constaté l’AMAP. La rencontre a été organisée par le département en charge de la Promotion de la Famille à travers la Cité des enfants représentée par sa Directrice Mme Sylla Fatoumata Sylla et son adjoint N’Famara Kéïta. C’était en présence des membres du Cabinet, des partenaires, du parlement des enfants et d’autres invités de marque. L’évènement qui s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la Fille a été célébré sous le thème national : « situation de crise et mariage d’enfant, impact et perspective » et sous le thème international : « la fille que je suis, le changement que je mène, les filles en première ligne ». Dans son discours de bienvenue, le représentant de la Mairie de la Commune VI du District de Bamako, Fousseïny Cissé, a remercié et félicité les autorités, les partenaires et les organisateurs pour la tenue de cette rencontre. Il a évoqué les sujets relatifs au mariage précoce, au manque d’opportunités des filles, à leur travail, entre autres, avant de donner l’assurance de leur accompagnement pour la scolarisation des filles, leur accès aux soins et leur protection. Pour sa part ; Mme la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Sylla Fatoumata Sylla, s’est félicité de la tenue de cette rencontre avec l’accompagnement des autorités de la Transition qu’elle a saluée pour leur engagement, les partenaires et les organisateurs. Elle a également salué l’inclusivité de l’action qui a regroupé toutes les catégories d’enfants. Mme la ministre a saisi l’occasion pour affirmer que cet évènement n’est pas seulement un concours mais un leadership dont l’enjeu est de taille, avant de rassurer de la disponibilité de son département à poursuivre des actions concertées pour le développement la promotion et la protection des filles. Au cours de leurs interventions, les enfants ont abordé de nombreuses questions sociales dont les pratiques néfastes, la conservation du patrimoine culturel, le respect des aînés les cuisines traditionnelles et d’autres valeurs sociales. A l’issue des résultats du concours, la première place est revenue à Oumou Coulibaly de l’Institut des Aveugles du Mali, la seconde à Nassoun Sangaré de l’Ecole les Dauphins et la 3ème à Sanaba Doumbia de l’Association des Ecoles communautaires de Daouadabougou. La rencontre a été agrémentée par le mini ensemble instrumental de la Cité des Enfants qui a émerveillé les participants avec des chansons de notre terroir dans toutes les langues. KM (AMAP)
Éducation : L’Alliance des États du Sahel et le Tchad en atelier à Bamako pour renforcer la planification sectorielle sensible au genre
Bamako, 17 nov (AMAP) Le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, a présidé, lundi 17 novembre 2025, à Bamako, l’ouverture de l’atelier de visite d’apprentissage inter-pays et de communauté de pratique de l’initiative « Priorité à l’égalité » Gender at the Center (GCI). L’atelier vise à renforcer les capacités des systèmes éducatifs en matière de planification sensible au genre, à partager les défis et bonnes pratiques d’intégration du genre dans la planification éducative, et à consolider un réseau régional de « champions » de l’égalité des genres. « Le Mali est très fier d’accueillir cette rencontre et d’ouvrir ses portes pour partager son expérience, encore modeste mais engagée, en matière d’institutionnalisation du genre », a déclaré Amadou Sy Savané. Organisée par le Ministère de l’éducation nationale (MEN) à travers la Direction nationale de l’Enseignement fondamental, en partenariat avec l’UNICEF et l’UNGEI (United Nations Girls’ Education Initiative), cette rencontre de deux jours (17-18 novembre 2025) a réuni des délégations de haut niveau des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) et du Tchad M. a exprimé « la profonde gratitude du gouvernement de la Transition malienne » à l’UNGEI, à l’UNICEF et à tous les partenaires techniques et financiers qui ont rendu possible cette rencontre stratégique pour l’avenir des systèmes éducatifs de la région. Y prenaient part des cadres des ministères en charge de la Planification, du Genre et de l’Éducation de base, des représentants de la Société civile et des jeunes leaders engagés pour l’égalité de genre. La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence du Représentant résident de l’UNICEF au Mali, M. Pierre Ngom, du conseiller aux Affaires administratives, économiques et financières du gouverneur du District de Bamako, des membres du cabinet élargi du département ainsi que de la Représentante pays de la Fondation Strømme. OS/MD (AMAP)
Le PCA d’Orange Mali chez le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga reçoit
Bamako, 18 nov (AMAP) Le Président du conseil d’administration (PCA) d’Orange Mali, Brelotte Bâ, qui a pris fonction en août 2025, a rendu une visite de courtoisie, lundi, au Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, ce lundi 17 novembre 2025, afin de recueillir ses conseils et orientations, rapportent les services de communication de la Primature. M. Bâ, qui était accompagné de la Direction d’Orange Mali, a remercié les autorités de la Transition pour leur appui à l‘entreprise dans le cadre de sa mission d’opérateur de télécommunications, notamment pour le soutien apporté à la facilité de son déploiement et à sa sécurisation. Le PCA s’est réjoui du travail de son équipe-pays « pour la bonne mise en œuvre de la politique de responsabilité sociale au Mali, notamment à travers l’accompagnement et le mécénat. » Il a présenté au Chef du gouvernement le projet du nouveau siège d’Orange, un investissement de 30 milliards de Fcfa. Pour conclure, le PCA d’Orange a réitéré son engagement auprès des autorités de la Transition et sa volonté de continuer à servir ses clients. Le Premier ministre a accueilli favorablement cette visite, « remplie de symboles. » Il a félicité l’équipe-pays d’Orange pour sa disponibilité et a félicité le PCA pour le projet de siège qui, a-t-il ajouté, « offrira un meilleur cadre de travail aux compatriotes employés chez Orange. » OS/MD (AMAP)
37e anniversaire de la Déclaration d’indépendance de l’Etat de la Palestine : Bamako réaffirme son soutien à la cause palestinienne
Bamako, 17 nov (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a réaffirmé, samedi, à Bamako le soutien indéfectible de Bamako à la cause palestinienne, à l’occasion du 37ème anniversaire de la Déclaration d’indépendance, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale (MAECI). Évoquant les souffrances du peuple palestinien, particulièrement à Gaza, M. Diop a réitéré « le soutien indéfectible du Mali au peuple palestinien ainsi qu’à l’initiative consacrant un État palestinien viable au côté de l’État d’Israël, en paix et en sécurité. » Invité par l’ambassadeur de l’État de Palestine au Mali, Hassan Albalawi, Abdoulaye Diop, a participé, au Mémorial Modibo Keïta, à la cérémonie marquant le 37ème anniversaire de la Déclaration d’indépendance de l’État de Palestine. « Le fait que cette cérémonie se déroule au Mémorial Modibo Keïta est une suite logique de l’histoire qui rappelle éloquemment la lutte héroïque de nos pères de l’indépendance qui ont posé le fondement de la souveraineté de notre pays et de la position constante du Mali en soutien à la cause palestinienne », a déclaré le chef de la diplomatie malienne. Au nom des autorités du Mali, le ministre Diop a transmis « les félicitations et les vœux de prospérité » à Mahmoud Abbas, Président de l’État de Palestine, au gouvernement et au peuple palestiniens. Le ministre Abdoulaye Diop et l’Ambassadeur Hassan Albalawi se sont félicités de la qualité des relations bilatérales « basées sur la fraternité, l’amitié, la solidarité et une coopération en pleine croissance » dans les domaines économique, scientifique et culturel. Abordant la situation nationale, le ministre Diop a souligné « les efforts importants du gouvernement sur le plan sécuritaire et économique pour faire face aux défis de l’heure » « Le Mali reste ouvert à toutes collaborations qui obéissent aux principes désormais connus sous le label du respect de la souveraineté de notre pays, de ses choix de partenariat et des intérêts des Maliens », a-t-il conclu OS/MD (AMAP)
La salle multimédia de la Faculté de médecine d’odontostomatologie du point G rénovée par la Fondation Orange Mali
Bamako, 17 nov (AMAP) La Faculté de médecine, de pharmacie, d’odontostomatologie (FMOS) du point G, a étrenné, lundi, sa salle multimédia rénovée et équipée de dix ordinateurs de bureau, une imprimante multi fonctionnelle et un abonnement internet haut débit, a constaté l’AMAP. L’inauguration de cette salle rénovée grâce à la Fondation Orange Mali s’est déroulée en présence de la représentante de la Fondation Orange Mali, Fanta Diaby, en présence de la doyenne de la FMOS le Pr Mariam Sylla, le représentant du directeur général de l’Enseignement supérieur, Moussa Tamboura. L’effort de rénovation a pour objectif de favoriser un apprentissage connecté et collaboratif entre les étudiants et l’enseignant chercheur, à travers le Mali et partout dans le monde. Mme Fanta Diaby a expliqué que la Fondation Orange Mali place l’éducation, la santé et l’inclusion numérique au cœur de ses priorités. « C’est pourquoi, a-t-elle rappelé, nous avons tenu à accompagner cette faculté qui forme, chaque année, les futurs médecins, chercheurs et spécialistes dont notre pays a tant besoin. » « Cet investissement vient répondre à un besoin essentiel : permettre aux 7 000 étudiants et aux 360 enseignants de bénéficier d’un accès optimal aux outils numériques », a-t-elle précisé. Elle a ajouté que la FMOS pourra, désormais, suivre des cours en ligne avec les universités partenaires, mener des recherches documentaires et accéder facilement à leurs plateformes pédagogiques. « Au-delà des équipements, c’est une vision que nous portons : accélérer la digitalisation de l’enseignement supérieur, faciliter l’accès au savoir et offrir à la jeunesse malienne les mêmes opportunités que partout ailleurs dans le monde », a déclaré Mme Diaby. « Cette salle multimédia contribuera, j’en suis convaincue, à l’atteinte des objectifs pédagogiques de la faculté, à la modernisation des pratiques d’apprentissage et au renforcement de la qualité de la formation médicale au Mali », a -t-elle fait savoir, avant de remercier l’ensemble du corps professoral pour sa collaboration. La représentante de la Fondation Orange Mali, a demandé aux étudiants de faire bon usage de la salle et de ses équipements, « d’apprendre, de découvrir et d’explorer pour pouvoir porter demain le destin sanitaire de notre pays. » La doyenne de la Faculté de médecine, le Pr Mariam Sylla a expliqué que le partenariat entre la FMOS et la Fondation Orange date de plusieurs années. Le Pr Sylla a souligné que la Fondation Orange voulait une grande salle avec un accès internet au wifi. Elle a exprimé d’autres doléances et souhaité qu’Orange continue à accorder l’accès au wifi pour faciliter aux élèves l’apprentissage. Et de déclarer que la salle sera utilisée à de bonnes fins dont facilement produire des thèses par exemple. Le représentant du directeur général de l’Enseignement supérieur, Moussa Tamboura, a déclaré que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la digitalisation qui est une priorité nationale. Il a salué cet appui de la Fondation orange « à la recherche qui guide tout. » « Qui parle de recherche, a-t-il souligné, parle de l’accès aux ressources, à la connaissance qui sont globalement sous forme numérique. » Le représentant des étudiants de la Faculté de médecine, Adama Coulibaly, a salué la Fondation Orange Mali. Et a ajouté que cette structure va beaucoup servir dans le cadre des études surtout aux étudiants en fin de cycle, pour la recherche et la rédaction de leur thèse. AS/BT/MD (AMAP)
Education : Une session d’appropriation de la réforme de la formation initiale des enseignants dans les IFM à Kangaba
Kangaba, 17 nov (AMAP) Les travaux de la session d’appropriation de la réforme de la formation initiale des enseignants dans les Instituts de formation des maîtres (IFM), option Bac +3 ans, se sont tenus, du jeudi 13 au samedi 15 novembre 2025 à Kangaba. L’objectif général de cette session est de partager le document cadre et le plan opérationnel de la réforme de la formation initiale des enseignants dans les IFM du Mali option Bac+3 ans. Organisée par le ministère de l’Education nationale avec le soutien financier de l’UNESCO, cette activité, présidée par le conseiller technique du ministre, Augustin Poudiougo, entre dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de développement de l’éducation (PRODEC-2) qui s’étalera de 2019 à 2028. La réforme Bac+3 ans est une orientation du PRODEC-2. Celle-ci est contenue dans son programme intitulé « Amélioration de la formation initiale des enseignants » qui vise quatre objectifs spécifiques, Il s’agit de redéfinir le profil d’entrée et de sortie pour les écoles de formation initiale des enseignants, de renforcer les écoles de formation des enseignants en terme de contenus de formation et de compétences professionnelles du corps enseignant et d’encadrement, de mettre en cohérence les programmes d’enseignement des écoles de formation des enseignants avec ceux de l’enseignement fondamental et de l’enseignement secondaire et de renforcer les capacités des formateurs des centres virtuels dans les écoles de formation des enseignants à l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication (TIC). Pour mettre en œuvre cette orientation, le ministère de l’education nationale (MEN) a élaboré le document cadre pour l’opérationnalisation de la réforme avec l’appui de l’UNESCO à travers le projet « Amélioration de l’enseignement dans la Région du Sahel ». La mise en œuvre réussie de cette réforme n’est possible que lorsqu’elle est portée et comprise par l’ensemble des acteurs. D’où l’organisation de cette première session d’appropriation par les acteurs de la Région de Koulikoro (services déconcentrés de l’Education et écoles de formation d’enseignements). La finalité recherchée, d’ici 2030, est de faire passer le pourcentage de nouveaux entrants avec niveau Bac dans les IFM, de 28,8% en 2015 à 100% dès 2025 pour l’option généraliste (préscolaire et fondamental) et de 42,4% en 2015 à 100% des 2025 pour l’option spécialisation avec polyvalence (fondamental second cycle) et de faire passer la durée de la formation de deux à trois ans pour le niveau Bac. Les participants sont venus du MEN, des Académies d’enseignement, des IFM et des Centres d’animation pédagogique (CAP) de la Région de Koulikoro. SD/MD (AMAP)
Dioila : Le maire de N’garadougou, Souleymane Dagno, libre, après sept jours de captivité
Dioila, 17 nov (AMAP) Le maire de la Commune rurale de N’garadougou, Souleymane Dagno, enlevé par des hommes armés, a été libéré, vendredi, après sept jours de captivité, a appris l’AMAP de source proche de sa famille. Le maire de N’garadougou a été enlevé, depuis samedi 8 novembre 2025, avec son chauffeur et son enfant vers 9 heures 30 mn, à bord d’un véhicule, à 200 mètres de la Commune rurale de Wacoro, qui est à 23 km de la capitale régionale, Dioila. M. Dagno, un élu local et cultivateur de son état, se rendait à la foire hebdomadaire de Béléko pour acheter des bœufs, Cette zone est réputée un lieu de passage des hommes armés depuis le mois de juin 2025. Le maire aurait rebroussé chemin à cause d’une panne du bac de Sorokoro. C’est sur le chemin du retour qu’il a été arrêté par les hommes armés et conduit vers une destination inconnue. Informé, les autorités sécuritaires ont organisė des recherches, sans succès. Du côté de sa famille où nous nous sommes rendus, aucune information ne nous avait été donnée concernant son enlèvement. La ville fut alors inondée de toutes sortes d’informations contradictoires. C’est seulement le vendredi soir, 15 novembre 2025, que nous avons pu joindre le maire qui nous a confirmé sa libération sans toutes fois répondre à nos questions sur les conditions de cette libération. Pour l’instant, Souleymane Dagnon, son enfant, le chauffeur et un quatrième passager sont en famille. Ils sont rentrés avec le véhicule. La question sécuritaire dans la Région de Doïla est au centre de tous les débats et causeries Dimanche 16 novembre 2025, le maire de Wacoro, Lassana Traoré nous a également confirmé le passage de deux véhicules 4×4, à bord duquel se trouvaient des hommes armés, sur la piste qui traverse une partie de la Commune de Kaladoudougou (entre Kaladougou et Fana) jusque dans la forêt classée . DF/MD (AMAP)
Mopti : Formation sur la sensibilité aux conflits, au profit des membres du Comité consultatif de sécurité régional et des collectivités.
Mopti, 15 nov (AMAP) Un séminaire régional de formation sur la sensibilité aux conflits, s’est tenue, à Mopti, les 13 et 14 novembre, à l’intention des membres du Comité consultatif de sécurité (CCS) et des collectivités territoriales de Mopti. Il s’est agi « de renforcer les capacités analytiques et pratiques des acteurs locaux afin de leur permettre d’intégrer l’approche « sensibilité aux conflits » dans la planification, la gouvernance et la sécurité locale. » Et « d’améliorer la compréhension commune des enjeux sécuritaires et de gouvernance locale dans la Région de Mopti et promouvoir le dialogue entre les autorités, les forces de défense et de sécurité, les collectivités et la société civile. » Organisé par le gouvernorat et le Conseil régional de Mopti, en partenariat avec l’ONG Diam Sahel, cette session qui vise « à renforcer la gouvernance sécuritaire locale et la cohésion sociale à travers un dialogue constructif et inclusif » a bénéficié de l’appui financier de la Coopération suisse à travers la DDC. Pendant les deux jours, les participants ont échangé sur les thématiques consacrées à la gouvernance et la sécurité, entre autres, décentralisation et gouvernance locale, leviers de prévention des crises et de renforcement de la cohésion sociale, Réforme du secteur de la sécurité (RSS) et articulation avec les dynamiques communautaires. Des panels sur le rôle des leaders communautaires, religieux et traditionnels dans la prévention des conflits, jeunes et femmes, acteurs clés de la gouvernance et de la paix ont aussi été abordés lors de cette session pour une appropriation des mécanismes endogènes de cohésion sociale et de sécurité humaine pour asseoir une paix durable. La rencontre a aussi mobilisé les autorités administratives et les élus des cercles de la région. A l’ouverture des travaux, présidée par le gouverneur de la région, le général de brigade Daouda Dembélé, le secrétaire général du Conseil régional de Mopti, Abdoul Karim Timbiné, a joint sa voix à celle du maire de la Commune urbaine de Mopti, Issa Kansaye, qui s’est réjoui du choix de sa collectivité pour abriter cette importante session et a souhaité la bienvenue aux participants. Selon le Président du conseil d’administration (PCA) de l’ONG partenaire, Diam Sahel, Yaya Bamadio, cette activité « s’inscrit dans une dynamique d’action concertée entre les collectivités territoriales, les forces vives locales et les partenaires au développement, pour renforcer la cohésion sociale et la gouvernance sécuritaire inclusive dans la Région de Mopti à la fois stratégique et éprouvée. » « Elle est un espace de dialogue, d’apprentissage mutuel et de co-construction de solutions durables », a-t-il indiqué avant de rassurer les autorités que Diam Sahel va poursuivre son « engagement à créer des passerelles de dialogue entre les communautés, à renforcer la gouvernance locale et à promouvoir la participation des femmes et des jeunes dans la construction d’une paix durable. » Dans son discours, le général de brigade Daouda Dembélé a rappelé que la Région de Mopti, symbole de diversité culturelle traverse depuis plusieurs années des défis sécuritaires persistants. « Malgré ces difficultés, elle demeure une région debout, résiliente et déterminée à retrouver la paix et la stabilité », a dit le gouverneur Il s’est réjoui de la tenue de ce séminaire qui s’inscrit pleinement dans les orientations du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita « qui a fait de la réconciliation nationale, la sécurité et de la gouvernance inclusive, des priorités pour restaurer la confiance entre l’Etat et les citoyens. » A travers l’ONG Diam Sahel, le chef de l’exécutif régional a salué et exprimer sa reconnaissance à la Division de Développement de Coopération Suisse (DDC) pour sa constance auprès du Mali. Le conseiller à la protection du gouverneur, le colonel Mamadou Sidiki Konaté, dans sa présentation sur la Réforme du secteur de la sécurité (RSS) et articulation avec les dynamiques communautaires, a rappelé les acquis majeurs dans le domaine Il a mis un accent particulier sur le rôle des communautés dans la sécurisation « qui ne saurait être l’apanage des seules forces de défense et de sécurité. » Les autorités régionales ont assuré que les recommandations pertinentes formulées par les participants et la feuille de route régionale d’actions concertées élaborée seront une boussole pour une dynamique de dialogue intersectoriel durable dans la Région. DC/MD (AMAP)
1re édition du Festival international Sirabla à Faragouaran, dans le Cercle de Bougouni. (Sud)
Bougouni, 16 nov (AMAP) La première édition du Festival international Sirabla de Faragouaran a démarré, samedi 15 novembre 2025 dans la ville, chef-lieu de la Commune rurale du même nom, avec la participation de plusieurs milliers de festivaliers et sous le thème : « Femme et culture, construire un Mali autonome et inclusif. » Ce festival, qui se tient du 10 au 17 novembre 2025 et dont le lancement a été présidé par le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, est une initiative d’une fille du terroir, l’artiste Mama Toumani Koné, directrice du festival. Il s’inscrit dans le cadre d’une reconnaissance de son patrimoine culturel « donzo foli » valorisé par feu son père, le grand artiste Toumani Koné. Le Festival international Sirabla programme des nuits animées par plusieurs artistes de la musique malienne, une course de vélos et des expositions d’art. Après les mots de bienvenue de la chefferie et du maire de la Commune rurale de Faragouaran, Siaka Samaké, un intermède de musique du terroir, le général de Brigade Ousmane Wélé sa exprimé tout son « attachement aux valeurs culturelles » de notre pays et, surtout, quand il s’agit de l’immense patrimoine culturel de la Région de Bougouni. Le maire a présenté le bilan d’activité de la commune avant d’adresser ses remerciements au gouverneur « pour tous les efforts consentis pour le développement de la Région de Bougouni », sous son leadership. S’adressant aux festivaliers, la directrice du festival Mama Toumani Koné a salué ce grand jour qui restera dans les annales de sa Commune qui a relevé « le défi de l’’organisation » de l’évènement. « Nous ne sommes qu’un et un seul quand il est question de la valorisation de notre patrimoine culturel. Ce festival est le nôtre, C’est à nous de le faire grandir au fil des ans et je n’en doute point au vu de l ‘implication personnel du gouverneur, des acteurs culturels, de l’administration, des forces de défense et de sécurité, des « donzos » et des populations de la Région de Bougouni toute entière », a dit Mama Toumani Koné. Le gouverneur a rappelé qu’il est nécessaire de restaurer urgemment la cohésion sociale et de revitaliser « l’esprit collectif autour de nos valeurs partagées et de notre patrimoine unique. » « C’est pourquoi, a-t-il poursuivi le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, a proclamé 2025, année de la Culture dans notre pays pour la consolidation de la paix et de la cohésion sociale. » Selon lui, le Festival International Sirabla « est plus qu’une simple célébration artistique. » « Il offre, aussi, l’occasion de célébrer et d’immortaliser un grand patriote, une icône de la musique du terroir qui, toute sa vie durant, a valorisé notre patrimoine culturel : feu Toumani Koné, chantre du Dozo ngoni », a-t-il ajouté. Le gouverneur a ensuite effectué un tour des stands pour saluer l’engagement des acteurs économiques pour leur participation, durant quelques jours, au brassage multiforme entre les populations de toute la Région de Bougouni. On a noté la présence des autorités administratives et politiques de Bougouni et de Yanfolila avec la présence du préfet de Yanfolila, Souleymane Coulibaly. Faragouaran est une commune rurale de cercle de Bougouni située à 30 km de la capitale du Bani mono tié sur la Route nationale (RN8) en partance pour Yanfolila. D’une richesse culturelle immense, elle rejoint le grand cercle des festivals internationaux de notre pays, en cette année de la Culture, décidée par les autorités du Mali. Rappelons que « Sirabla » est une pratique séculaire, jadis pratiquée dans toutes nos communautés, gage de tolérance et du vivre ensemble. C’est une activité qui a permis de créer, pendant longtemps, un climat de paix, de fraternelle inter et intracommunautaire. BHT/MD (AMAP) |
Approvisionnement en hydrocarbures : La Région de Kayes est toujours à l’abri de la pénurie
Kayes, 16 nov (AMAP) L’approvisionnement des populations de la Région de Kayes en carburant (essence et gas-oil) est normal, en dépit de certaines difficultés d’ordre technique, a constaté l’équipe de reportage de l’AMAP. Dans la journée du 8 novembre 2025, à l’approche d’une grande station située au cœur de la Cité des rails, d’un signe de main, le pompiste nous a signalé qu’il n’y avait pas d’essence. D’après des clients rencontrés à cette station, il s’agissait d’une rupture temporaire. « Ce genre de situation arrive souvent, même en temps normal. En cas de rupture de stock, les pompistes demandent à leurs clients d’attendre quelques heures ou réorientent ceux qui sont pressés vers d’autres stations », disent certains conducteurs d’engins. Au même moment, beaucoup de stations et de points de vente continuaient à vendre du carburant, Contrairement à Bamako, il n’y a pas de grands attroupements, à plus forte raison, de file indienne aux stations-service et autres points de vente de Kayes. Souvent, dix clients peuvent se retrouver à un même point de vente et sont vite servis sans bousculade. Généralement, ce sont les conducteurs de motos ou de tricycles (katakatani) et moto-taxis qui forment le rang aux stations-services aux grands carrefours de la ville. En d’autres endroits, les pompistes attendent désespérément les clients. Qui viennent au compte-goutte. Des scènes aux antipodes des rumeurs d’éventuelle pénurie d’essence dans la cCté des rails. Surtout que des transporteurs refusent de servir certaines stations pour non-paiement d’arriérés. Cependant, la situation est moins reluisante dans les zones à risques, comme les Cercles de Yélimané et d’Oussoubidiagna, à cause de l’insécurité et de la gestion des autorisations pour l’acheminement des hydrocarbures et l’approvisionnement des stations-service et points de vente. Les autorités, appuyées par les Forces de défense et de sécurité, veillent au respect des procédures et des consignes afin que les marchandises puissent arriver dans cette partie Ouest du Mali. Des agents de sécurité ont récemment arrêté sur la route du Cercle d’Aourou (Nord de Kayes) un véhicule qui transportait un stock de carburant destiné à Sadiola (Sud de Kayes). Hormis ces problèmes, la situation demeure moins alarmante dans la Région de Kayes où des quantités suffisantes d’essence et de gas-oil. D’après le Directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence, Robo Bayo, les prix des hydrocarbures sont restés stables dans l’ensemble. A la date du 13 novembre 2025, le prix moyen du litre d’essence était de 774,46 Fcfa et celui du gas-oil de 724,64 Fcfa. Dans capitale régionale, Kayes, le litre d’essence coûte moins (770,16 Fcfa) tandis que dans les Cercles de Kéniéba, Bafoulabé, Yélimané, Ambidédi, Sadiola, Diamou, Ségala et autres stations/points de vente, le litre est vendu au prix plafond (775 Fcfa). Le gas-oil est entre 721,72 Fcfa à Kayes et 725 Fcfa pour les autres localités. Dans la région, le stock d’essence est estimé à 1 622 066 litres contre 1 227 168 litres (précédents statistiques) soit une hausse de 394 898 (32,17%). La quantité de gas-oil est évaluée à 900 742 litres contre 539 623 litres (situation antérieure) soit une hausse de 361 119 litres de plus par rapport à la situation précédente et une augmentation de 66,92%. Les autorités impliquées dans la gestion des hydrocarbures sont en train de prendre des dispositions pour approvisionner l’ensemble des Cercles de la région et pour faire respecter les prix. Le gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a, lors de la réunion hebdomadaire du Comité de gestion de crises et catastrophes sur l’approvisionnement de la région en hydrocarbures, tenue le 14 novembre 2025, au gouvernorat, a appelé les populations à faire preuve de vigilance. « C’est vrai qu’il y a des difficultés. Il faut que les conducteurs de citernes acceptent de collaborer avec d’autres stations-service. Nous sommes dans une situation particulière marquée par la crise sécuritaire », a-t-il dit. Il y a aussi les cas de certaines aires de stationnement et certaines compagnies qui profitent de la situation pour remplir d’important nombre de bidons destinés à d’autres fins. BMS/MD (AMAP)

