Fonction publique de l’Etat : Quelque 246 partants à la retraite, en janvier 2026
Bamako, 07 juil (AMAP) La liste des fonctionnaires et des agents contractuels de l’Administration atteints par la limite d’âge, appelés à faire valoir leur droit à la retraite, à compter du 1 janvier 2026, a été publiée, la semaine dernière. Il s’agit d’un document de 21 pages réparties entre plusieurs corps de différentes catégories dont la catégorie A qui compte 65 partants à la retraite. La catégorie B2 en compte 62 contre 61 pour B1 et 58 pour la catégorie C. C’est un total de 246 partants à la retraite. L’objectif visé, selon le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, est d’informer les concernés pour qu’ils ne soient pas surpris par leur départ à la retraite au 31 décembre 2025, conformément aux dispositions du Statut général des fonctionnaires. Le ministre Fassoun Coulibaly a justifié cette notification de départ à la retraite par la possibilité pour les futurs retraités de faire des réclamations, s’il y a des erreurs de date de naissance. Il a annoncé qu’une commission sera mise en place pour traiter les réclamations, avant le 1er octobre. La notification provenant de la Direction nationale de la Fonction publique et du personnel est adressée aux directeurs administratifs et financiers de la Présidence de la République et de la Primature mais, aussi, aux directeurs des Ressources humaines, aux secrétaires généraux des Institutions de la République et aux gouverneurs de Régions et du District de Bamako. La direction nationale de la Fonction publique et du personnel a demandé aux responsables des agents concernés « de bien vouloir (leur) notifier » la teneur de la lettre et de signaler, avant le 31 août prochain, les éventuels cas d’omission ou d’erreur. MD/MD (AMAP)
Résultats du concours de la Fonction publique : 746 postes pourvus sur 773
Bamako, 07 juil (AMAP) Quelque 746 postes ont été pourvus sur 773, selon les résultats des concours directs de recrutement dans la Fonction publique de l’État, au titre de l’exercice budgétaire 2024, proclamés, vendredi dernier au Centre national des concours de la Fonction publique (CNCFT), au quartier du fleuve, et dont la version électronique a été largement partagée sur les réseaux sociaux, quelques heures après, a constaté l’AMAP. « Ce concours a vu la participation de 48.938 candidats dans les différents corps sur 58.075 inscrits. Sur les 773 postes à pourvoir, 746 candidats ont été admis. Parmi lesquels, les femmes représentent 45% », a détaillé le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, lors d’une conférence de presse, le week-end dernier, dans la salle de conférence de son département. « Chez les candidats vivant avec un handicap, 32 personnes ont été déclarées admissibles pour avoir obtenu 10 de moyenne. Le taux de 15% accordé à leur couche sera appliqué à ce résultat pour définir le nombre de personnes admises », a-t-il précisé. « Le processus d’organisation a été très transparent », a affirmé le ministre chargé de la Fonction publique, lors de sa conférence de presse. Cette année, les moyennes des candidats ont été affichées devant leurs noms. « C’est pour dire à quel point, a insisté le ministre, (son) département a tenu à imprimer à ces concours l’équité et la transparence pour que l’égalité devant l’emploi public soit assurée. » Selon le conférencier, ces initiatives visent à doter l’Administration des ressources humaines de qualité sans lesquelles le pays ne peut prospérer Fassoun Coulibaly a soutenu que plusieurs mesures ont permis d’arriver à la transparence, notamment la révision de l’arrêté de 2024 fixant le règlement général d’organisation du concours. « En cela, a-t-il expliqué, il y a eu innovation en termes de choix des sujets, de renforcement de la surveillance qui ont permis d’éviter de nombreuses fraudes des candidats. » Il a, aussi, indiqué que son département a mis en place une nouvelle méthode de classification des sujets et la codification des copies ainsi qu’un jury qui veille à la régularité du concours et statue sur les résultats. S’y est ajouté la possibilité donnée aux candidats de vérifier leurs notes et d’accéder à leurs copies. L’année dernière, le département en charge de la Fonction publique reçu à peu près 230 demandes de vérification des notes et d’accès aux copies. Le ministre a regretté le phénomène des faux diplômes dans la participation aux concours. En 2024, son département a découvert 44 faux diplômes contre 11 cette année. Il a fait savoir qu’ils seront transmis au Pôle économique et financier à travers le contentieux de l’État. Parmi les 27 postes non pourvus qui seront reportés sur le concours suivant, il a indiqué que des postes n’ont pas eu de preneurs chez les contrôleurs des impôts, dans les spécialités machinisme agricole du corps des techniciens de l’agriculture, génie rurale et mécanique auto chez les agents techniques de l’industrie. Le domaine sanitaire enregistre également des postes non pourvus en raison, selon le conférencier, du fait que des spécialités n’ont pas eu de candidats. Il s’agit de la médecine d’urgence, nucléaire et légale. Y compris la neurochirurgie, la rhumatologie, entre autres. Au cours de ce point de presse, le ministre chargé de la Fonction publique a abordé la question des candidats confrontés à un manque de pièces d’identité. Il les a invités à faire tout pour avoir l’une des 4 pièces requises pour avoir accès à la salle de concours. En ce qui concerne les concours au titre de 2025, les besoins exprimés par les départements ont été reçus et leur traitement est en cours pour annoncer les dates. Les 746 nouveaux fonctionnaires effectueront aussi le service militaire avant leur prise de fonction. Le concours s’est tenu, du 05 au 26 avril 2025, à Kayes (Ouest), Mopti, Ségou (Centre), Sikasso (Sud), Gao, Tombouctou (Nord) et Bamako, la capitale. MD/MD (AMAP)
Familles recomposées au Mali : Foyers de tensions et liens du cœur
Par Anta CISSE Bamako, 07 juil (AMAP) Dans un village malien, un conte ancien relate comment la lune, émue par les pleurs d’un enfant maltraité par sa marâtre, le recueillit pour le protéger. Cette légende, transmise de génération en génération, résonne encore aujourd’hui dans les familles recomposées, où tensions et liens affectifs se mêlent. Dans la capitale malienne, Bamako, les familles recomposées redessinent ainsi les contours de la parentalité et de l’amour. Entre traditions, défis émotionnels et quête d’équilibre, ces foyers révèlent des réalités complexes où le cœur doit parfois primer sur le sang. À Sénou, Cheick Diabaté, chauffeur de taxi, vit avec sa nouvelle épouse et ses deux enfants issus d’une précédente union. « Ce n’est pas toujours facile, mais je les considère comme les miens », confie-t-il. Surnommé « le bon mari » dans son quartier, il s’efforce de maintenir l’harmonie entre son rôle d’époux et celui de père adoptif. D’autres vivent des situations plus complexes. Un homme, préférant l’anonymat, partage son désarroi : « J’aimais ma femme avant son premier mariage, mais ses parents m’avaient rejeté pour raison de caste. Aujourd’hui, je l’ai épousée, mais je n’arrive pas à accepter son fils. Il me rappelle son ex-mari et notre couple en souffre. » L’adage bambara, Tiè tè tiè de fè (« l’homme n’aime pas l’enfant d’un autre »), semble refléter son dilemme. Kadiatou Coulibaly, jeune femme d’une vingtaine d’années, fait face à un rejet similaire. Mariée à un veuf, père de deux enfants, elle est confrontée à l’hostilité de l’aîné, âgé de 15 ans. « Il m’appelle ‘la femme de mon papa’, jamais ‘tata’. J’essaie d’être patiente, mais c’est dur », avoue-t-elle. Sabou Sidibé, enseignante, raconte une expérience différente. Son mari, résidant à l’étranger, ne passe qu’un mois par an à Bamako. Lorsqu’il a demandé que son fils de 11 ans n’entre pas dans le salon pendant qu’il s’y reposait, elle l’a fermement recadré : « Le salon est pour tous. Je suis à la fois le père et la mère de mon enfant. » Depuis, les tensions ont cessé. Les aînés ne sont pas épargnés. Une femme de 60 ans a quitté le domicile conjugal, incapable de cohabiter avec les épouses des fils de son mari. De même, Abdoulaye Keita, lycéen de 17 ans ayant perdu sa mère, confie : « Ma belle-mère favorise ses enfants. Je fais semblant de ne rien voir, mais ça fait mal. » À l’inverse, Aïssata Ly, 17 ans, voue une admiration sans borne à son beau-père. « Il m’a envoyée à l’école alors que mon père m’avait oubliée. C’est mon héros, et je prie pour pouvoir lui rendre, un jour, ce qu’il m’a donné », dit-elle, l’émotion palpable. Dr Morifing Doumbia, sociologue, explique que les familles recomposées, façonnées par les divorces, remariages ou veuvages, sont devenues courantes au Mali. « Le lien biologique ne suffit plus. Ce qui compte, c’est la qualité des liens affectifs », souligne-t-il. Les femmes, souvent au cœur de ces dynamiques, jouent des rôles multiples : mères, belles-mères, médiatrices. Les enfants, eux, doivent s’adapter à de nouveaux parents, demi-frères ou de nouvelles règles. « Cela demande du temps, de l’écoute et un amour sincère, qui transcende le sang », conclut-il. Bâ Awa Dembélé, traditionnaliste de Ségou, rappelle une règle bamanan : « Une nouvelle épouse doit faire preuve de retenue et n’a pas de droits directs sur les enfants d’une autre, sauf mandat clair. » Le non-respect de cette règle, selon elle, alimente les tensions. Face à ces défis, la société malienne doit repenser la famille recomposée. En cultivant la patience, le respect et l’amour, ces foyers peuvent devenir des espaces où chacun trouve sa place, prouvant que la famille se construit avant tout par le cœur. AC/MD (AMAP)
Festival des chorales de la paroisse de Yasso, près de Tominian (Centre)
Mandiakuy, 07 juil (AMAP) Toutes les chorales du diocèse de San ont convergé vers la paroisse de Yasso, du 04 au 06 juillet 2025, où s’est déroulé la 9 ème édition du Festival des chorales dont le thème a porté sur « Apport des jeunes dans le processus de la construction d’une paix sociale pour le vivre ensemble » Pendant trois jours, les paroisses, sauf celle de Mandiakuy, et en plus des chorales de l’église catholique et deux chorales des églises protestante évangéliques de Sanékuy et de Yasso, ont bénéficié des interventions du conférencier, l’abbé Kalifa Albert Dena, curé de la paroisse de San. L’abbé Dena a enseigné aux jeunes la construction de la paix sociale et du vivre ensemble. Il a demandé aux jeunes d’être « des catalys eurs de la paix, c’est à dire des acteurs de la paix. » Selon lui, « la jeunesse doit incarner certaines valeurs comme les dix commandements, la dignité et le respect. » « Pourmaintenir la paix, il faut la communication : se parler, se comprendre », a-t-il professé. La chorale de San, qui était l’invitée d’honneur de cette édition, a été largement représentée. Après cette conférence, les différentes chorales (catholique et protestante) ont magnifiée toute la nuit du samedi par des chants de louange, d’adoration, surtout de paix et de soumission. Dimanche, à la messe de clôture du festival, le curé de Yasso ainsi que le vicaire de la paroisse de San ont formulé des voeux « de bonheur, de paix et de bénédictions à l’endroit des 362 participants et de nombreux fidèles ainsi qu’à la nation Mali ». Rendez-vous est pris pour la 10 édition. JD/MD (AMAP)
San : Des leaders communautaires, religieux et influenceurs se forment sur la citoyenneté active et la consolidation de la paix
San, 7 juil (AMAP) Une quarantaine de participants issus de différentes structures et associations de la Commune urbaine de San ont bénéficié, du 5 et 6 juillet 2025, d’une formation au cours de laquelle ils ont échangé et se sont outillés sur les fondements de l’État, des droits et devoirs du citoyen et de la gouvernance participative, a constaté l’AMAP L’ouverture dette session à la Maison des jeunes de San, au profit de leaders communautaires, religieux et d’influenceurs, sur la citoyenneté active et la consolidation de la paix a été présidée par le représentant du préfet du Cercle de San, Madjoumou Ascofaré, sous-préfet de l’Arrondissement de Tènè. M. Ascofaré a salué l’initiative du Réseau National des Jeunes Filles et Femmes Rurales du Mali (RENAJFFRM) qui « contribue à éveiller les consciences et à responsabiliser les citoyens ». Le représentant de la mairie de la Commune urbaine de San, Boubacar Toumagnon, a souligné l’importance de la participation citoyenne. Au cours de la matinée, les participants ont fait un exercice interactif sur les composantes de l’État, les types de citoyens et les exemples de citoyenneté active. Les thèmes abordés lors de ces deux jours de travaux ont été expliqués et commentés par le coach Amidou Yanogué. Cette session marque le lancement d’un cycle d’activités qui s’étendra sur neuf mois dans la Région de San (Centre), avec pour ambition de faire de chaque citoyen un acteur éclairé du changement positif. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet de renforcement de la citoyenneté active mise en œuvre par le RENAJFFRM, avec l’appui du Programme spécial d’aide aux associations et fondations au Mali (PSAAF3M). NC/MD (AMAP)
Kangaba : Session de formation de la Cellule nationale de traitement des informations financières
Kangaba, 04 juil (AMAP) La Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) a démarré, vendredi, des travaux dont l’objectif est de former et sensibiliser les autorités administratives, politiques et des assujettis (comptoirs d’achats, négociants d’or et de pierres précieuses, collecteurs, business) du Cercle de Kangaba, à la préfecture, a constaté l’AMAP. Les travaux sont placés sous la présidence du 1er adjoint au préfet, Drissa Konaré. La formation est assurée par une mission de la Direction nationale de la géologie et des mines conduite par Moussa Doumbia Ingénieur de l’Industrie et des Mines, chef de Division des hydrocarbures et point focal CENTIF. A cet effet, M. Doumbia, et son équipe ont fait une projection sur la CENTIF qui a permis aux participants d’en apprendre non seulement sur la création et le cadre légal, le statut juridique, les attributions de la CENTIF mais, aussi, l’organisation autour de la CENTIF et le processus décisionnel de traitement d’une déclaration de soupçon. La CENTIF est une cellule de renseignement financier de type administratif. Elle a été créée par la loi No 06-066 du 29/12/2006 (article 17) portant Loi uniforme relative à la lutte contre le blanchiment des capitaux, abrogée et remplacée par la loi No2016-008 du 17 mars 2016 (article 59) portant Loi uniforme relative à la lutte contre le blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). En vertu des dispositions de cette loi, la CENTIF a pour missions, entre autres, d’analyser et traiter les informations contenues dans les déclarations de soupçon reçues des personnes assujetties, afin de déterminer l’origine des transactions. Dans son analyse des informations, la Cellule doit aussi effectuer ou faire réaliser des études périodiques sur l’évolution des techniques de blanchiment et de financement du terrorisme, de participer à l’étude des mesures à mettre en œuvre pour faire échec aux circuits financiers clandestins, au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme. La CENTIF est, également, chargée d’assurer, dans le respect des compétences propres à chacune d’elles, une coopération efficace et la concertation des autorités nationales, directement ou indirectement concernées par la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. SD/OS/MD (AMAP)
Tominian : Une foire agricole pour stimuler l’économie locale et renforcer la résilience des acteurs
Tominian, 3 juil (AMAP) Une foire aux semences et équipements agricoles, couplée à un atelier B2B, a eu lieu, les 28 et 29 juin 2025, à la Maison du peuple de Tominian (Centre), pour stimuler l’économie locale et renforcer la résilience des acteurs ruraux, a constaté l’AMAP. La rencontre, sous la présidence du sous-préfet de l’Arrondissement de Mafouné, Souleymane Diarra, est soutenue par le Programme agroalimentaire pour la résilience intégrée et le développement économique au Sahel (Pro-ARIDES), vise à renforcer les chaînes de valeur agricoles locales, tout en favorisant l’inclusion économique des femmes, des jeunes et des groupes marginalisés. Organisée en collaboration avec la Plateforme multi-acteurs (PMA de Tominian), la rencontre a réuni des producteurs semenciers, fournisseurs d’intrants, ménages producteurs, structures de recherche, services techniques, Petites et moyennes entreprises (PME), ainsi que des représentants des services financiers décentralisés (SFD). Ensemble, ils ont exploré de nouvelles opportunités d’affaires, de collaboration et de renforcement de capacités. Le maire de la Commune rurale de Tominian, Boba Abed Négo Dakouo, dans ses mots de bienvenue, a declaré : « Cette foire nous permet, non seulement de faire connaître nos produits mais, aussi, de nouer des partenariats concrets avec des acheteurs et des services techniques. » Selon le chef du Pro-ARIDES Aboubacar Koné, l’événement s’inscrit dans la dynamique d’un programme régional couvrant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, mis en œuvre par un consortium piloté par SNV, en partenariat avec CARE International, l’Université agricole de Wageningen et le KIT. Le programme est financé par le ministère du Commerce extérieur des Pays-Bas. Il vise à améliorer la résilience des populations rurales face aux multiples crises climatiques, économiques et sécuritaires. Selon lui, « notre Région et, particulièrement, le Cercle de Tominian, regorge de potentialités agricoles et agropastorales : maraîchage, élevage de petits ruminants, cueillette de fruits forestiers, transformation agroalimentaire, entre autres. » « Cependant, ces activités sont encore confrontées à de nombreux obstacles, notamment l’accès limité aux intrants de qualité, au financement, aux équipements adaptés et à l’information sur les marchés », a-t-il fait remarquer. La tenue de cette foire conjointement à l’atelier B2B « constitue une réponse concrète et innovante. Elle a permis, non seulement la promotion de produits et services agricoles locaux mais, aussi, le diagnostic collectif des contraintes majeures qui freinent le développement économique de la région », a-t-il indiqué Le président de la PMA de Tominian, Simon Koné, a félicité le Pro-ARIDES pour l’organisation de cette activité et d’avoir initié et outillé la PMA de Tominian. Il a invité le programme pour plus d’accompagnement en vue de de l’autonomie de la PMA. Le sous-préfet, a ouvert l’atelier et réitéré, « au-delà de cette activité, la pleine disponibilité du gouvernement du Mali en général et du Cercle de Tominian en particulier, à appuyer la réussite de ce programme pour un Sahel plus résilient. » ST/MD (AMAP)
Sikasso : Le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel évalue ses réalisations dans la Région
Sikasso, 5 juil (AMAP) Une mission de presse du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel phase II (PRAPS 2) -Mali a effectué, du 29 juin au 3 juillet, une visite des réalisations du projet afin d’échanger avec ses bénéficiaires sur leurs expériences, les résultats, les progrès réalisés et les défis rencontrés, tout en les sensibilisant sur la pérennisation des acquis. La mission a concerné plusieurs infrastructures et aménagements pastoraux de Nièna, Mamabougou, Kaboïla et de la ville de Sikasso dont le coût total de réalisation est estimé à plus de 589 166 000 Fcfa. A travers ces visites des réalisations dans ses zones d’intervention, le PRAPS 2–Mali, qui est sous la tutelle du ministère de l’Elevage et de la Pêche, voulait, aussi, organiser des séances d’échanges et de sensibilisation avec les bénéficiaires. Il s’agissait, également, de collecter des témoignages et supports visuels sur les résultats et impacts du projets, assurer la couverture médiatique et la diffusion de toutes les étapes de la mission de terrain. A Nièna, première étape, la mission a sillonné les sites de réalisations, du marché à bétail des petits ruminants, en passant par celui des gros ruminants, des magasins de stockage d’aliment bétail jusqu’à l’aire d’abatage. Là, les bénéficiaires des infrastructures construites et réhabilitées, à savoir les présidents des Comités de gestion des deux marchés à bétail et celui de l’aire d’abattage ont chacun exprimé leur joie et salué le geste du PRAPS 2 et son partenaire, la Banque mondiale. « Auparavant, les conditions n’étaient pas du tout favorables. Les pasteurs vendaient leurs bêtes à l’extérieur du marché. Grâce au PRAPS 2, nous avons de nouveaux marchés à bétail, un nouveau parking, des abreuvoirs… », s’est réjoui le président du Comité de gestion du marché à bétail des petits ruminants, Moussa Diallo. Il a ajouté qu’à présent leur marché connait une affluence « car il est fréquenté par les clients venant de plusieurs pays voisins, à savoir le Sénégal, la Guinée, la Côte d’ivoire et la Gambie. » Le 2ème adjoint au maire de la Commune rurale de Nièna, Mathieu Koné, a adressé ses remerciements au PRAPS 2 pour ses nombreuses réalisations dans sa commune. La seconde étape de la mission a été la visite de l’étal de boucherie réhabilité au grand marché de Sikasso et la ferme agro-sylvo-pastorale de Mamadou Tangara, à Mamabougou (un village à 6km de Sikasso). Ici également, la présidente du Comité de gestion, Mme Touré Rahamatou Bagayogo, le président de l’Interprofession filière bétail-viande de Sikasso, Chaka Sanogo et le propriétaire de la ferme, Mamadou Tangara, n’ont pas tari d’éloges à l’endroit du projet. Dans sa dernière étape, la mission a mis le cap sur la Commune rurale de Kaboïla, précisément le village de Nayérebougou (à 26 km de Sikasso). Ici, aussi, le PRAPS-2 Mali a réhabilité le Système d’hydraulique pastoral amélioré (SHPA). Egalement, les bénéficiaires ont exprimé leur sentiment de joie et de satisfaction. La présidente du Comité de gestion du SHPA, Aissata Togola, a dit merci au PRAPS-2 Mali et ses partenaires avant de promettre qu’un bon usage sera fait de l’investissement. « Je suis très satisfaite du niveau de réalisation des nombreux sites d’infrastructures et aménagements pastoraux de la Région de Sikasso. La réception provisoire de plus de 90% de ces réalisations a été faite et à 100% », a déclaré l’experte en communication du PRAPS 2-Mali Mme Touré Maïmounatou Touré, qui a dirigé la mission. Elle a précisé que les sites choisis par le projet contribuent énormément à l’amélioration des conditions de vie des pasteurs et agropasteurs. Par ailleurs, elle a assuré que les difficultés recensées seront remontées pour l’atteinte des objectifs à la fin du projet. « Le projet est déjà à mi-parcours, j’invite les bénéficiaires à faire un bon usage des infrastructures », a-t-elle conclu. Le PRAPS 2 a, entre autres, réalisé dans la Région de Sikasso, trois parcs de vaccination à Sokoura, à Soroblé et à Nayérebougou, des clôtures des Unités de production et des Industries animales (UAPIA) de Nièna, N’Kouroula et Kignan ainsi que la construction/réhabilitation des postes vétérinaires de Kignan, Loulouni, Dandéresso, Hérémakono et Misséni. S’y ajoutent, la réhabilitation de la clôture du secteur vétérinaire de Kadiolo… Le projet a, également, soutenu la direction générale des Eaux et Forêts à conduire l’élaboration et l’actualisation de cinq conventions locales dans la Région de Sikasso. Il aidé à engager le financement de sept sous-projets à caractère innovant d’un montant total de 49 millions au profit des Sociétés coopératives formelles de pasteurs et agropasteurs. En 2023, le PRAPS 2 Mali a financé 180 Activités génératrices de revenu (AGR) au profit des femmes et des jeunes, pour un montant total de 45 millions de Fcfa. Au cours de sa deuxième phase, il a renforcé la présence féminine dans les Comités de gestion (COGES) des infrastructures pastorales. À Sikasso, une dizaine de femmes occupent des postes clés dans la gestion des marchés à bétail, des aires d’abattage et des étals de boucherie. Des formations en leadership, gestion, médiation et lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG) ont été déployées, accompagnées de séances de sensibilisation communautaire et de coaching individuel. Ces efforts ont permis d’atteindre un taux de participation féminine de plus de 13 % dans les COGES de la Région. La mission comprenait aussi de l’assistant communication, Yaya Diarra, l’assistant suivi-évaluation du PRAPS 2 (Sikasso), Sékou Traoré, l’animatrice genre du projet à Sikasso, Mme Diabaté Safiatou Coulibaly et plusieurs médias. MFD/MD (AMAP)
Tenenkou : Début de la campagne de distribution de l’azithromycine
Tenenkou, 04 juil (AMAP) La campagne de distribution de l’azithromycine, qui a démarré, ce vendredi, au Centre de santé de Référence (CSREF) de Tenenkou (Centre), s’étalera du 04 juillet au lundi 07 juillet 2025 et touchera 47 653 enfantsde 1 mois à 59 mois, a constaté l’AMAP sur place. Ce sont 218 agents distributeurs, 42 superviseurs de proximité et 4 superviseurs de district qui ont été mobilisés pour la réussite de cette campagne. Le secrétaire général de la mairie, Hamsala Modibo Cissé, représentant le maire, s’est réjoui de l’organisation de cette campagne de distribution qui vise à améliorer et à renforcer la santé des enfants. Tout comme le 2ème adjoint au préfet du Cercle de Tenenkou, le capitaine Boubacar Sissoko, qui a présidé la cérémonie, devant plusieurs officiels. Il a salué les efforts consentis par les agents de santé dans le district sanitaire de Tenenkou avant d’inviter les leaders communautaires « à se mobiliser et à intensifier la sensibilisation afin que le maximum d’enfants puisse en bénéficier. » Le capitaine Boubacar Sissoko a administré symboliquement la première dose d’azithromycie à un enfant de 24 mois, donnant ainsi le départ de la campagne. Étaient également présents à la cérémonie, le médecin chef du CSREF, le président de la Fédération Locale des Associations de Santé Communautaire (FELASCOM), les représentants des leaders communautaires, des ONG et des organisations de la Société civile. AS/MD (AMAP)
Kangaba : Journée de promotion de la Mutuelle de santé et l’accès universel aux soins
Kangaba, 04 juillet (AMAP) Les autorités, professionnels de santé, leaders traditionnels, société civile et presse locale se sont réunis le 2 juillet 2025 au Centre de recherche et d’animation culturelle de Kangaba pour une journée de sensibilisation sur la Mutuelle de santé du cercle, dans le cadre de la stratégie nationale d’extension de la couverture maladie universelle, a constaté l’AMAP sur place. « La réussite d’une mutuelle de santé dépend de l’adhésion massive de la population », ont affirmé les conférenciers de l’Agence malienne de la mutualité sociale (AMAMUS) et de l’Union technique de la mutualité (UTM). Organisée grâce au partenariat entre l’AMAMUS et le projet ARISE KENEYA YIRIWALI, cette initiative vise à présenter la Mutuelle de santé du cercle, expliquer son rôle dans le Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) et promouvoir l’accès aux soins pour les populations rurales et du secteur informel. L’État malien soutient trois mécanismes pour garantir des soins de qualité à tous : l’Assurance maladie obligatoire (AMO) pour les travailleurs, le Régime d’assistance médicale (RAMED) pour les indigents et les mutuelles de santé pour le reste de la population. L’événement a mis en lumière la récente mise en place de la Mutuelle de santé du cercle de Kangaba, consolidée par son Assemblée générale constitutive. Les conférenciers ont insisté sur la nécessité d’une forte mobilisation communautaire pour pérenniser cette initiative. Des témoignages d’adhérents à l’AMO et au RAMED ont renforcé l’appel à une adhésion massive, soulignant les bénéfices concrets de ces dispositifs. SD/OS/MD (AMAP)

