Contrats plan Etats-Régions ou District : Des résultats à mi-parcours encourageants
Bamako, le 9 juillet (AMAP) Le comité de suivi des Contrats plan Etats-Régions ou District (CPER/D) s’est réuni, ce mercredi 9 juillet, à la Direction générale des collectivités territoriales (DGCT), pour examiner le catalogue des contrats-plans réalisé par le ministère de l´Administration territoriale et de la Décentralisation, à travers la DGCT, et formuler des recommandations, a constaté l’AMAP. Cette réunion, deuxième du genre, s’inscrit dans le cadre de la maîtrise d’ouvrage des investissements structurants sous l’égide des collectivités territoriales de région et du partage d’expérience entre elles. Le CPER/D est un contrat à travers lequel la région et les collectivités territoriales associées ainsi que l´Etat s’engagent, sur une période donnée, à mettre en œuvre un programme de développement négocié. « L’initiative de ce contrat appartient à la région qui détermine le contenu, en concertation avec les autres collectivités territoriales, parties prenantes et en conformité avec les priorités nationales et sectorielles », a déclaré le Directeur général des collectivités territoriales, et président du comité, Abdrhamane Cissé. « Cette expérience que l´Etat entend renforcer a permis la signature de CPER avec neuf régions portant sur la réalisation de 18 projets structurants pour un coût prévisionnel de 29, 07 milliards Fcfa », a indiqué M. Cissé. Selon lui, la contribution financière de l´Etat dans le financement des CPER/D s’élève à 18, 56 milliards Fcfa, soit 63,85 %. « Toute chose qui traduit l’engagement des autorités en faveur de la Décentralisation », a-t-il souligné. « Au cours de l’exécution de la première génération de contrats plans Etats-Régions ou District, les Conseils régionaux ont réalisé des progrès importants en matière de maîtrise d’ouvrage des investissements structurants », s’est félicité le directeur général des collectivités territoriales. OD/MD (AMAP)
Confection locale et vente des perles : Source de revenus et vecteur d’émancipation pour les femmes
Par Aminata SOUMAH Bamako, 9 juillet (AMAP) Les perles ne sont pas seulement des objets de beauté, mais aussi un symbole du savoir-faire de l’artisanat féminin et de l’émancipation des femmes dans diverses sociétés. Dans notre pays, elles occupent une place importante dans diverses cultures féminines à travers l’histoire. Au fil du temps, la valorisation de la perle s’est étendu sur diverses variétés de parures. Pour sa confection locale, la créativité implique souvent des compétences et de savoir-faire des génies locaux. Mme Ballo Assitan Soumaoro est la gérante de l’atelier firdaous qui a pour objectifs de former les femmes dans la confection des perles et d’autres activités génératrices de revenues. Dans son atelier, on transforme des perles en sacs à main, pots de fleur, porteclés, colliers, chaussures, etc. Avec des couleurs au souhait des clients, parfois, le drapeau national est mis en valeur à travers ses tricolores. Madame Ballo explique que les perles sont des objets valeureux qui représente la gente féminine, avec des styles attrayants surtout dans la tradition africaine. Par sa créativité, elle a su aller au-delà des anciens styles qui se limitaient aux atours des femmes. Ses œuvres qui servent à d’autres maquillages se vendent dans son atelier ou dans les marchés, les foires et à l’extérieur du pays. La gérante de firdaous fait savoir que la formation est purement pratique chez elle. Cela, pour promouvoir le travail des femmes, pour leur autonomisation et leur émancipation. En 3 semaines de formation, beaucoup d’entre les apprenantes peuvent commencer à faire leur propre création de styles. Elle dira que les graines de perles sont achetées au grand marché de Bamako, qui sont ensuite transformés à des différentes variétés de produits séduisants par son atelier avant de les exposer au marché. Mme Ballo Assitan Soumaoro affirme que la vente est bénéfique. Les produits fabriqués par l’atelier firdaous sont vendus de 500 à 1000 FCFA pour les portes clés, de 3000, 4000, voire 5000 Fcfa pour les sacs. Y existent aussi des produits de 15000 à 25000 Fcfa. Ils varient selon la taille et la qualité des objets. En dehors des parures féminines, de nombreuses personnes l’utilisent pour accessoires d’instrument musical. Ousmane Diallo en témoigne. Confectionneur de « yabara ou tchichara », un instrument de musique local, cet artiste pratique ce metier depuis plus de 20 ans. Il le fabrique à l’aide des graines de perles tissées avec des cordons au tour de petites calebasses non ouverte. Ousmane Diallo dit que ses œuvres d’art sont beaucoup convoités par les artistes musiciens, des choristes et des griots. Les prix varient selon les qualités, de 3000f et plus. « Nous les mettons à la disposition des clients à tout moment pour satisfaire leurs demandes. Dans la cour de l’artisanat, Ousmane Diawara fabrique un modèle de perle « Agade noire » très convoité par les hommes. Le jeune homme explique que les femmes aussi en trouvent leur compte. Ce métier, dira-t-il, lui a permis de participer à des foires nationales et internationales pour faire des expositions de ses produits, surtout dans les pays arabes et Asie. Depuis plus de 10 ans, Oumou Traore évolue dans la vente des perles. Rencontrée ce mercredi 18 juin 2025 au grand marché de Bamako, elle déambule entre les coins et recoins du marché. Soudain, elle s’arrête pour présenter son étale de perles à un présumé client. Cette marchande ambulante révèle que grâce à cette vente, elle arrive à satisfaire ses besoins quotidiens. Selon Oumou Traoré, le marché est actuellement morose, car elle ne vend que souvent 10.000 Fcfa par jour. Ses marchandises sont des bracelets, colliers, et autres commodités de parures pour enfants et adultes. La vendeuse avoue que l’industrie de la perle est non seulement une source de revenus pour des nombreuses femmes, mais c’est aussi vecteur d’émancipation. Baïni Coulibaly confectionne et vend ses perles depuis belle lurette. Elle le fait selon la préférence des acheteurs. Parmis ses objets, on trouve des perles argentées, en plastiques, des lumineux qui font la différence par leurs éclats pendant la nuit, etc. « Nous vendons nos perles en détail et en gros, selon ce que veut le client. La douzaine de certaines est cédée de 750 Fcfa, 1000 Fcfa à 4000 Fcfa » précise-t-elle. Chez Korotoumou Kanitao, vendeuse de perles à l’artisanat dans le grand marché de Bamako, on trouve des perles traditionnelles comme « mândja, mɔrɔmɔrɔ », les clous de girofle en perles. La vielle vendeuse qui a 60 ans d’expérience en la matière affirme que le prix de certains de ses produits s’élève de 30.000 Fcfa à 50.000 Fcfa. Les gens viennent acheter les perles en gros pour les exporter en Europe et dans des différentes foires d’expositions. Aminata Fofana, cliente croisée sur les lieux, fait savoir qu’elle peut porter une dizaine de perles dans la semaine pour séduire son conjoint. «Certains de mes ports sont de protection contre les mauvais yeux», affirme Aminata. La confection locale des perle constitue une véritable industrie qui rayonne de nos jours dans notre pays et permet à des artisans de tirer leur épingle du jeu. AS/KM (AMAP)
Mopti : 1ère édition de la Foire agricole des semences paysannes
Mopti, 7 juil (AMAP) Les rideaux sont tombés, dimanche, sur 1ère édition la Foire agricole des semences paysannes dans la région de Mopti, tenue du 4 au 6 juillet au centre Jean Bosco de Sevaré, a constaté l’AMAP. Cette foire initiée par l’antenne de l’Institut de Recherche des Alternatives en Développement (IRPAD-Afrique) de Mopti, en partenariat avec OXFAM -Mali et la Direction régionale de l’agriculture est bien perçu par les producteurs et leur encadrement en ce début d’hivernage. S’inscrivant dans le cadre de l’appui au Programme de transition agro écologique paysanne par les organisations de la Société civile en Afrique de l’Ouest, cette foire se veut un tremplin pour les semences locales afin d’assurer la sauvegarde et la promotion des semences paysannes et booster la transition agroécologique. Trois jours durant, les producteurs semenciers venus des Régions de Koutiala (Sud), Ségou, San, Bandiagara et Mopti (Centre), les paysans, l’encadrement ont procédé à des échanges de semences, conclu des transactions commerciales sur des semences et divers produits locaux. Elle a, aussi, permis des échanges d’expériences sur plusieurs centres d’intérêts afférents à l’agroécologie paysanne et de partager des connaissances à travers six thématiques sur les fertilisants organiques et les bio pesticides, les effets de l’utilisation des pesticides et des engrais chimiques, la protection et la gestion de l’environnement, le système participatif de garantie et assurance qualité. Les marchés territoriaux dans l’évolution de la transition agroécologique au Mali : défis, enjeux et perspectives, la présentation de la plateforme agroécologique paysanne du Mali, organe technique d’orientation, les membres, le fonctionnement et la visite des champs écoles de Somadougou et de Ouornion, dans le cercle de Mopti, ont aussi été des thèmes forts de la rencontre. A l’ouverture de la Foire, présidée par le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur, Ousmane Diallo, le directeur de programme d’IRPAD-Afrique-Mopti, Abdramane Goita, a expliqué que « l’agriculture reste tributaire des conditions climatiques capricieuses dans un contexte de changements climatiques. » Selon lui « ce phénomène ajouté à l’utilisation abusive des produits chimiques et de nouvelles variétés de semences OGM (Organisme génétiquement modifiés) reproductibles exacerbent l’insécurité alimentaire et, même, semencière favorisant la prolifération des semences de toutes natures dans notre zone. » « La Région de Mopti est une zone à forte vocation agro-sylvo-pastorale où les périodes fastes alternent avec les périodes de pénurie, au rythme d’une bonne campagne sur deux », a souligné le représentant du gouverneur. Selon, M. Diallo, « la question de l’agroécologie et celle de la semence paysanne nous interpelle tous (autorités administratives, politiques et traditionnelles, société civile) à nous impliquer davantage pour cette cause noble. » Il a exhorté, chacun à s’investir pleinement afin de satisfaire nos besoins en semences paysannes. Une vingtaine de stands ont été mis en place pour donner une plus grande visibilité aux semences paysannes. La présidente de la Société coopérative des maraîchers (AMAKENE) de Bandiagara, Ramatou Guindo, a qualifié la foire de « salutaire. » Elle a été, selon Mme Guindo. « une opportunité pour les productrices et les producteurs semenciers d’écouler leurs marchandises et de nouer des contacts d’affaires avec des investisseurs potentiels. » DC/MD (AMAP)
Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires : La Cour d’Assises condamne ferme, par contumace et acquitte des accusés
Bamako, 08 juillet (AMAP) La Cour d’Assises a condamné, mardi, à Bamako, l’ancien ministre de l’Economie, Mme Bouaré Fily Sissoko, à 10 ans de prison et une amende 500 000 Fcfa pour faux et usage de faux ainsi que l’ancien directeur du Commissariat des Armées, le colonel-major Nouhoum Dabitao, à 7 ans de prison et 300 000 Fcfa d’amende, pour les memes chefs, dans son verdict de « l’Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires », a constaté l’AMAP. Quant à l’ancien directeur du cabinet du Président, Mahamadou Camara, et le général Moustapha Drabo, ex-directeur du matériel et des hydrocarbures de l’Armée, ils ont été « purement et simplement acquittés. » Les accusés Sidi Mohamed Kagnassy, Amadou Kouma, Nouhoum Kouma et Moustapha Ben Barka, tous absents au procès, ont écopé de la perpétuité par contumace. L’Etat malien, par la voix de son contentieux, a réclamé réparation du préjudice subi. Les jurés ont prononcé ce verdict, dans les locaux de la Cour d’appel de Bamako, à l’issue de la première session (septembre-octobre 2024) et deuxième session (mai-juillet 2025), de la Cour d’Assises spéciale de Bamako. Le substitut du Parquet général, Koké Coulibaly, qui occupait le banc du ministère public, a apprécié le verdict de la Cour, en affirmant se reconnaitre « totalement » dans cette décision. Pour sa part, l’avocat de Mme Bouaré Fily Sissoko, Me Diankina Tounkara, a souligné que sa cliente « est une victime dans cette histoire et se posera, certainement, des questions sur l’utilité d’être exemplaire dans ce pays. » ST/MD (AMAP)
Préparatifs de la Biennale : Diéma à pied d’oeuvre
Diéma, 08 juil (AMAP) Une réunion préparatoire de la Biennale artistique et culturelle 2025 s’est tenue ce mardi 8 juillet 2025 à la préfecture de Diéma, sous la présidence du préfet Hamadou Yacouba Diallo,a constaté l’AMAP sur place Le préfet Diallo a remercié les participants pour leur présence, malgré les conditions climatiques parfois rudes en cette période d’hivernage. Il a indiqué l’importance qu’accorde le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, à la culture qui en a fait « un levier incontournable dans la consolidation de la paix et la cohésion sociale. » Ainsi que ses efforts « pour la revalorisation de nos cultures et traditions pour une meilleure sauvegarde de nos identités culturelles, d’où la volonté du chef suprême des armées de renouer avec la biennale artistique et culturelle. » Le chef de l’exécutif local n’a pas été avare en mots pour exhorter les acteurs, « chacun en ce qui le concerne, à jouer pleinement sa partition pour gagner le pari. » Il a invité les acteurs à mettre les bouchées doubles afin que le Cercle de Diéma soit apprécié de tous lors de la Semaine régionale à Nioro. Compte tenu du temps relativement court, il a demandé aux maires de préparer leurs troupes dès leur retour dans leurs communes respectives pour leur permettre de valablement compétir à la Semaine locale, qui se déroulera à Diéma, du 25 au 31 juillet 2025. Aussi, toutes les stratégies seront développées pour faciliter le séjour des troupes qui feront le déplacement. Le chef du service de la jeunesse et des sports, Oumar Niafo, a évoqué les aspects techniques des préparatifs. Il a énuméré les cinq disciplines retenues, à savoir : la pièce de théâtre, la danse traditionnelle, l’ensemble instrumental, le solo de chant et la musique d’orchestre. Pour la bonne organisation de cet événement, il a été convenu de mettre en place une grande commission mixte qui comportera à son sein, des sous-commissions chargées des aspects organisationnels. Le programme détaillé des activités devrait parvenir au gouvernorat de Nioro dans un délai requis. Comme principale doléance, les élus ont sollicité le renforcement de la sécurité pour permettre à leurs troupes de faire des séances de répétition en toute quiétude. Tous les contours des préparatifs ayant été minutieusement examinés, des éclaircissements ont été apportés aux questions subsidiaires. Par rapport à la prise en charge des troupes durant leur séjour, et autres dépenses obligatoires, un budget sera élaboré et soumis aux différents maires pour financement. Au terme des débats, le préfet Hamadou Yacouba Diallo a adressé ses remerciements aux participants pour leurs contributions aux échanges avant de demander « humblement (aux maires) de ne pas traîner les pieds. » Le préfet avait également à ses côtés le 2e adjoint Attayoub Ould Mohamed, le sous-préfet de Dioumara, les maires des cinq communes que compte désormais le Cercle de Diéma (Diéma, Madiga Sacko, Dianguirdé, Dioumara, Gomitradougou) et plusieurs autres responsables impliqués. OB/MD (AMAP)
Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 : Tenenkou prépare la phase locale
Tenenkou, 08 juil (AMAP) Une rencontre d’échanges sur l’organisation de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025, s’est tenue, ce mardi, dans la salle Weltaré de la préfecture du Cercle de Tenenkou, a constaté l’AMAP sur place. L’ordre du jour portait sur l’état d’avancement des préparatifs de la phase locale de la biennale et la mobilisation pour la réussite de ce grand événement. Elle a été présidée par le 2è adjoint au préfet, sous-préfet de l’arrondissement central, représentant le préfet du cercle Tenenkou. Dans son intervention, le représentant du chef de l’exécutif local s’est félicité de l’organisation de cette rencontre qui est l’occasion d’échanger sur les préparatifs de la Biennale artistique et culturelle à Tenenkou. Il a rappelé que l’organisation de cette Biennale artistique et culturelle, en cette année 2025, année de la culture décrétée par le président de la Transition est motivée par plusieurs raisons. Il a aussi rappelé que l’objectif recherché est de faire de la culture un facteur d’unité nationale, de promotion de la paix, de cohésion sociale et du vivre-ensemble pour un sursaut patriotique basé sur les valeurs sociétales du Mali afin de contribuer à l’avènement du Malikura. Il a, aussi, indiqué que cette Biennale artistique et culturelle peut contribuer à la sauvegarde de l’identité culturelle nationale, à promouvoir la richesse et la diversité du patrimoine culturel et artistique du Mali et de contribuer au rayonnement de la culture malienne entre autres. Il a également invité les principaux acteurs à accélérer la cadence afin de relever le défi de l’organisation. Enfin, il a sollicité la mobilisation des forces vives locales afin de relever le défi de l’organisation. Pour le représentant du service local de la jeunesse, Adama Traoré, les préparatifs vont bon train dans les différents quartiers. Il a assuré que toutes les personnes ressources seront mises à contribution pour la réussite de cet évènement phare de l’année culturelle 2025. Au cours des échanges, les participants ont été imprégnés de l’état des préparatifs de la phase locale dans les différents quartiers qui devront compétir, du 21 au 28 juillet 2025, en solo, danse traditionnelle et théâtre. Les leaders communautaires se sont engagés à jouer pleinement leur partition pour que Tenenkou gagne le pari de l’organisation. Les représentants des commerçants, transporteurs et des éleveurs ont également promis d’apporter leur pierre à l’édifice. A la fin de la rencontre, le deuxième adjoint au préfet s’est félicité de la qualité des échanges, avant d’inviter les principaux acteurs « à maintenir la dynamique afin que cette phase locale de la biennale soit non seulement un moment de succès mais, aussi, un moment de cohésion, de fraternité, de vivre- ensemble et faire ensemble dans le cercle de Tenenkou. » Ont pris part à cette rencontre le secrétaire général de la mairie représentant le maire, le chef du détachement militaire, le représentant du commandant de la brigade territoriale de gendarmerie, le représentant du chef de peloton, le représentant du service local de la jeunesse et les représentants des autorités coutumières et des organisations de la Société civile. AS/MD (AMAP)
Gestion des finances publiques : les acteurs s’ approprient les nouveaux textes
Bamako, 8 juillet (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a présidé, ce mardi, au département, la session de partage et d’appropriation des principaux textes portant sur la création, l’organisation et le fonctionnement des services et établissements publics, ainsi que sur les finances et la comptabilité publique, a constaté l’AMAP. Durant deux jours de formation, les participants auront l’opportunité d’approfondir leurs connaissances des principes fondamentaux régissant la création, l’organisation et le contrôle des services publics, ainsi que des textes relatifs à la gestion des finances publiques. « Cette session de formation vise justement à favoriser une meilleure compréhension, une appropriation effective et une application rigoureuse des textes en vigueur », a souligné Mme Oumou Sall Seck. Dans un contexte où l’efficacité de l’action publique repose de plus en plus sur la maîtrise des normes juridiques et administratives, « iI devient impératif que tous les acteurs concernés soient non seulement informés mais, aussi, pleinement imprégnés des textes qui encadrent leurs missions », a insisté la ministre. Enfin, la ministre chargée de l’Entrepreneuriat a ajouté que cette session « se veut un cadre d’échanges, de mise à niveau mais, aussi, de partage d’expériences autour des enjeux liés aux principes fondamentaux de création, d’organisation et de contrôle des services publics, de la gouvernance institutionnelle et de la gestion administrative et financière des Etablissements publics à caractère administratif (EPA) ». MMD/MD (AMAP)
Sable du Niger : un moteur économique à Ségou, malgré les risques
Par Aminata Dindi Sissoko Ségou, 08 juil (AMAP) Chaque matin, près du lycée Cabral à Ségou, les berges du fleuve Niger s’animent d’une activité intense. Pirogues chargées de sable accostent, plongeurs, déchargeurs et chargeurs de bennes s’activent dans un ballet bien rodé. Cette exploitation artisanale du sable, essentielle à l’économie locale, est à la fois une source de subsistance et un métier à hauts risques. L’extraction artisanale de sable fait vivre des milliers de personnes, tout en exposant les travailleurs à des dangers constants. Souleymane Ibrahim Maïga, plongeur depuis plus de 30 ans, commence sa journée à 1h ou 2h du matin en saison des crues. « Je plonge en profondeur avec un seau pour remonter le sable. Quand le fleuve est haut, nous travaillons à trois : l’un plonge, les autres hissent le seau », explique-t-il. Gagnant 3 500 FCFA par jour, ce sexagénaire, originaire de Bamako, souligne les dangers : « Les risques l’emportent sur les bénéfices. Nous souffrons de blessures et d’urticaires. » Il abandonnerait ce métier s’il trouvait une alternative. Alassane Abdou Maïga, plongeur depuis 25 ans, partage ce sentiment. « C’est exténuant et dangereux. Les noyades sont fréquentes en période de crue, et nous n’avons ni équipement ni soutien en cas d’accident », déplore-t-il. Originaire de Gao, il gagne jusqu’à 5 000 FCFA par jour, ce qui lui permet de subvenir aux besoins de sa famille, mais regrette l’absence de reconnaissance. L’exploitation du sable, indispensable à la construction, est devenue une industrie à Ségou. Selon Mamadou Dembélé, secrétaire général de la SOCESMACO, environ 1 000 tonnes de sable sont extraites quotidiennement sur la berge de Daganba, un chiffre pouvant tripler en saison sèche. La coopérative recense 247 exploitants sur cinq berges (Lycée, Niafola, Daganba, Secoura, Sebougou), employant des centaines de personnes dans une chaîne structurée : plongeurs, déchargeurs, chargeurs et chauffeurs. Dramane Thiero, exploitant sur la berge Lycée depuis 2003, emploie jusqu’à 11 personnes par jour. « Un camion à six roues se vend 20 000 FCFA, mais après répartition, je gagne 1 000 FCFA par voyage, soit 11 000 FCFA pour 11 voyages », précise-t-il. Il appelle les autorités à soutenir ce secteur : « Sans sable, pas d’infrastructures. Nous luttons contre l’ensablement, mais nous avons besoin de reconnaissance. » Quelques femmes, comme Fatoumata Dia, dite Maraka, se distinguent dans ce milieu dominé par les hommes. Propriétaire de deux pirogues, elle vend trois à quatre voyages par jour, gagnant entre 1 000 et 2 500 FCFA par voyage. « J’hérite ce métier de mon père. C’est dur, surtout pour une femme, entre concilier famille et protéger les pirogues des vents », confie-t-elle. Elle dénonce aussi la concurrence déloyale de certains exploitants qui cassent les prix. Siaka Mallé, déchargeur originaire de Koutiala, et Bourama Coulibaly, chargeur de bennes depuis 30 ans, incarnent la rudesse du métier. Siaka gagne 5 000 FCFA par jour, malgré les courbatures, tandis que Bourama, avec 2 500 à 15 000 FCFA par camion selon la capacité, soutient sa famille à San grâce à des décoctions traditionnelles pour tenir physiquement. Drissa Dembélé, chef du service financier de la mairie de Ségou, souligne la contribution des exploitants via leurs redevances. Des initiatives sont en cours pour valoriser le secteur, mais des défis persistent : manque de main-d’œuvre en saison des pluies et besoin d’équipements comme des dragues. Cependant, l’extraction intensive inquiète. Kalifa Traoré, de l’Agence du Bassin du Fleuve Niger, alerte sur ses impacts : dégradation des écosystèmes, altération de la qualité de l’eau et fragilisation des berges. « Il faut sensibiliser, encadrer l’activité et promouvoir des projets innovants pour la jeunesse », insiste-t-il. L’exploitation artisanale du sable à Ségou est un pilier économique, mais son avenir dépend d’une meilleure régulation pour protéger les travailleurs et préserver le fleuve Niger. ADS/MD (AMAP)
Mopti : Organisation de la 4ème édition de la Journée citoyenne
Mopti, 8 juillet (AMAP) La 4ème édition de la journée citoyenne a été organisée lundi à Mopti autour du drapeau, sous la présidence du gouverneur de région, le Général de Brigade, Daouda Dembélé, en présence du président du Haut Conseil Islamique, Alpha Boubacar Naciré, a constaté l’AMAP. Etaient également présents les chefs de services régionaux, les forces de sécurité, les légitimités traditionnelles et les organisations de la société civile. L’intervention du Président du haut conseil islamique de Mopti, Alpha Boubacar Naciré et les mots du gouverneur ont été les temps forts de la 46 ème édition journée aussi marquée de bénédiction par la communauté musulmane pour notre pays. La journée a été l’occasion pour le Haut Conseil Islamique de Mopti de mettre en lumière les missions et les réalisations de la structure et de magnifier les relations amicales, fraternelles et constructive qu’elle entretient avec les pouvoirs publics et les partenaires. Au cours de la journée le chef de l’exécutif régional le général de brigade Daouda Dembélé a invité les populations à avoir l’amour du pays et de rester mobilisé pour la défense de la patrie. Il a demandé au haut conseil islamique de prier pour un bon hivernage et pour le Mali dans sa récurrente quête de paix et de cohésion sociale. La remise du témoin à la cour d’appel de Mopti pour abriter la prochaine édition a mis fin à la cérémonie. DC/ KM (AMAP)
Procès « Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires » : La défense plaide l’acquittement des accusés
Bamako, 07 juillet (AMAP) La 20è journée d’audience de l’affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires a été celle de la plaidoirie des avocats de la défense qui ont, tous, demandé à la Cour d’assises de déclarer les quatre accusés non coupables, a constaté l’AMAP. Mes Alassane Diallo, Mamadou Bobo Diallo, Arouna Keita, Bernard Takoré (avocat au Barreau de la Côte d’Ivoire), Mamadou Tounkara et Diankina Tounkara, ont demandé à la Cour de déclarer non coupables des faits pour lesquels sont poursuivis les accusés : Mme Bouaré Fily Sissoko, ex ministre de l’Economie et des Finances, Mamadou Camara, ancien directeur de Cabinet de la Présidence, le général de brigade Moustaphe Drabo, ex-directeur du matériels et des hydrocarbures de l’Armée et le colonel-major Nouhoum Dabitao, ancien directeur du Commissariat des Armées. C’est à 9h55 mn que la Cour a fait son entrée. La défense a alors pris la parole pour sa plaidoirie. Le porte-parole des avocats de la défense, Mamadou Bobo Diallo a, au nom de l’ensemble de ses confrères, a indiqué, s’adressant à la Cour : « Pendant ces journées de procès, vous avez pris le temps pour nous mettre à l’aise et, chaque fois qu’un incident intervient, cela a été surmonté avec beaucoup de sagesse. Vous avez pu nous mettre à nos places respectives, en gardant la police de débat avec sérénité et solennité. » « Les incompréhensions constatées ça et là, loin de nous une volonté délibérée de les provoquer mais cela participe de notre manière de travailler et de notre système de défense », a expliqué Me Diallo. Pour Mahamadou Camara, accusé de faux et usage de faux, pour avoir donné un mandat au fournisseur Sidi Mohamed Kagnassy, ses conseillers Bernard Takoré, Arouna Keita et Mamadou Tounkara ont demandé à la Cour de le déclarer non coupable « purement et simplement. » « Car, selon eux, les deux éléments constitutifs de l’infraction à savoir l’élément matériel et celui intentionnel, n’ont pas été prouvés. » Le conseil du colonel-major Nouhoum Dabitao, Me Alassane Diallo, a demandé à la Cour de rendre « un verdict qui respecte la réalité des faits. » Quant à la défense de Mme Bouaré Fily Sissoko, Me Diankina Tounkara, il a soutenu qu’ « il est reproché à (sa) cliente le crime de faux et usage de faux, alors qu’il n’y a ni élément matériel, ni élément moral qui peut être retenu contre elle. » « Donc, le doute doit (lui) profiter. » Me Tounkara a clamé l’innocence de sa cliente et demander de « l’acquitter purement et simplement. » « Vous devez repousser toute pression. Personne ne vous demandera des comptes. Vous êtes totalement indépendants. Que le bon Dieu vous assiste. Et, je réitère les demandes de mes prédécesseurs à savoir l’acquittement pure et simple des accusés », à dit Me Mamadou Bobo Tounkara, constitué pour le général Moustaphe Drabo. Ces plaidoiries des conseils des accusés ont suivi un rappel détaillé des faits décortiqués, à tour de rôle, par chacun des avocats. Le procès se poursuivra demain mardi,08 juillet 2025. ST/MD (AMAP)

