Le nouveau collège de la Haute autorité de la communication au Mali constitué

Bamako, 18 nov (AMAP) La formation des nouveaux membres de la Haute autorité de la communication (HAC) a été officialisée par un décret rendu public le 16 novembre. Le nouveau président de l’organe de régulation des médias au Mali s’appelle Gaoussou Coulibaly. Il remplace Fodié Touré dont le mandat à la tête de la HAC prend fin. Le décret précise que le journaliste Seydou Sissouma et Modibo Guidjilaye, nommés par le chef de l’État font partie des huit autres membres de l’instance. Ainsi que les membres choisis sur désignation du président du Conseil national de Transition (CNT), le journaliste Kalifa Naman Traoré, Traoré Fanta Coulibaly et Mohamed dit Sadio Mady Kanouté.  Conformément à ses textes de création, trois membres de la HAC sont nommés apres avoir été désignés par des organisations professionnelles de médias. Pour ce nouveau mandat, Ramata Dia, Béchiry Diop  et Aboubacar Bani Zan représenteront les professionnels des médias. Les trois membres désignés par le chef de l’État ont un mandat de sept ans. Les six autres membres de l’organe exercent un mandat de six ans. Ce mandat n’est pas renouvelable. Le président et les membres de la HAC prêtent serment devant la Cour suprême avant leur prise de fonction. MT/MD (AMAP)

Un Pôle judiciaire spécialisé pour lutter contre la cybercriminalité au Mali (Conseil des ministres)

Bamako, 18 nov (AMAP) Le gouvernement de la Transition au Mali a décidé de créer un Pôle judiciaire spécialisé national dans la lutte contre la cybercriminalité, a annoncé le Conseil  des ministres du vendredi 11 novembre 2022 dans son communiqué. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, « le Conseil a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité », indique le communiqué. La même source souligne que « l’essor des technologies de l’information et de la communication favorise le développement économique, industriel et social des pays. Il incite la production et améliore la qualité des prestations de service ». Cependant, prévient le document, « l’utilisation malveillante des réseaux sociaux peut entrainer des conséquences très graves ». « Ils sont devenus un espace où nul n’est à l’abri des attaques contre sa personne et sa propriété, de l’escroquerie et d’autres infractions du genre », signale le communiqué. Le rythme rapide de l’évolution de la cybercriminalité rend difficile l’appréhension des malfaiteurs. En effet, « les cyber-délinquants adaptent leur manière d’opérer à l’évolution des nouvelles technologies, de telle sorte qu’ils ont une avance réelle sur les services classiques de détection et de répression de la criminalité ». C’est pour faire face à ce phénomène que le gouvernement a décidé, à l’instar des Pôles économiques et financiers en matière de lutte contre la corruption et du Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, de créer un « Pôle judiciaire spécialisé en matière de Lutte contre la Cybercriminalité ». Les projets de texte adoptés instituent, au Tribunal de Grande Instance de la Commune IV du District de Bamako, le Pôle judiciaire national spécialisé en matière de Lutte contre la cybercriminalité qui aura une compétence nationale et exclusive pour les infractions dans ce domaine. Les textes permettront de déterminer « les modalités de poursuite, d’instruction et de jugement dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité » de préciser  « les compétences de la brigade spécialisée et des assistants en matière de lutte contre la cybercriminalité » et d’apporter « une meilleure cohérence et une plus grande efficacité dans la lutte contre la cybercriminalité. » SS/MD (AMAP)

Opération coup de poing dans un repaire de bandits à Gao (Nord)

Gao, 17 nov (AMAP) Une opération de contrôle appelé «Dugu Basigui», dans la nuit du 9 au 10 novembre 2022, au quatrième quartier (Aljanabandja), pour lutter contre l’insécurité qui sévit dans la ville de Gao (Nord), a permis un grand coup de filet, dans ce quartier réputé être le nid de bandits et de trafiquants, a appris l’AMAP de source militaire. Elle a permis de mettre la main sur 8 suspects, 2 véhicules, 4 motos, une arme de guerre et une importante quantité de drogues composée de 218 briques de cannabis (chanvres indiens), 17 cartons d’emballages pour rouler les joints et 67 cartons de comprimés de diazépam, tafranking et tramaking. Toutes les saisies et les personnes interpellées ont été remises à la direction régionale de la police de Gao. Cette descente musclée des forces de défense et de sécurité, sous la conduite du commandant du théâtre-est de l’opération « Maliko », le colonel Famouké Camara, accompagné par le commandant de la zone de défense n° 1 de Gao, le colonel Issa Bagayoko, a mobilisé 177 éléments avec un équipement mobile de 20 véhicules et 2 blindés. Le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade Moussa Traoré a salué cette action des forces de défense et de sécurité. Le chef de l’exécutif régional a sollicité la continuité de la bonne collaboration des populations de la région avec les forces de défense et de sécurité. AT/MD (AMAP)

Mali-Mauritanie : La réunion de la commission mixte de coopération prévue pour le 1er trimestre 2023

Bamako, 17 nov (AMAP) La réunion de la grande commission mixte de coopération Mali-Mauritanie  se tiendra au 1er trimestre 2023, a annoncé, mercredi, à Bamako, l’ambassadeur de la République islamique de Mauritanie au Mali, Ahmedou Ould Ahmedou. A la sortie d’une audience avec le Premier ministre malien par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, pour des échanges sur le renforcement de la coopération bilatérale, le diplomate mauritanien a précisé que cette réunion aura lieu à Nouakchott, en Mauritanie. « Cet important événement, sera placé sous la présidence des Premiers ministres des deux pays », a ajouté l’ambassadeur de la République islamique de Mauritanie au Mali. Ahmedou Ould Ahmedou a, par ailleurs, réaffirmé le soutien de son pays à la Transition en cours au Mali. Auparavant, le chef du gouvernement par intérim avait reçu une délégation de l’Association malienne des anciens fonctionnaires internationaux des Nations unies, conduite par son président, Bah Keïta. Les responsables de cette association étaient venus présenter au Premier ministre par intérim, leur organisation «apolitique». D’après eux, elle a pour mission, non seulement, de valoriser les idéaux des Nations unies, mais aussi de permettre à ses membres de pouvoir apporter leur contribution au développement du Mali de par leurs expériences. «Nous sommes un bureau de consultants mais qui ne demande pas un sou au gouvernement. Notre objectif est de faire en sorte que nous puissions apporter toute expertise pour que le Mali soit encore devant et rayonnant», a expliqué le président de l’Association malienne des anciens fonctionnaires internationaux des Nations unies. Bah Keïta a dit que les échanges avec le chef du gouvernement par intérim ont été très fructueux. «Il a bien reçu notre demande et a également demandé à ce que nous puissions, par rapport aux domaines prioritaires que nous avons identifiés, apporter toute notre expertise», a-t-il confié aux journalistes. Ajoutant que le colonel Abdoulaye Maïga a aussi demandé à la délégation de mettre à la disposition des différents départements ministériels, le répertoire des anciens fonctionnaires internationaux retraités du Mali. Mais aussi de prendre contact avec ceux-ci afin de pouvoir travailler ensemble pour l’émergence de notre pays. BD/MD (AMAP)  

Cercle d’Ansongo (Nord) : Les patrouilles de la MINUSMA rassurent les populations

Par Abdourhamane TOURÉ Gao, 17 nov (AMAP) La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a dépêché une mission, du 6 au 7 novembre 2022, dans les villages de Tacharane, Kobé, Gargouna, Bara, Tabango, dans le Cercle d’Ansongo (Nord) et dans la Commune rurale d’Ansongo. L’objectif était d’échanger avec les communautés, les autorités locales et communales sur le rôle de la Mission onusienne dans le processus de paix, les activités des casques bleus en appui aux forces de défense et de sécurité maliennes (FDS) dans le cadre de la protection des civils. Cette mission conduite par l’assistant aux affaires civiles de la MINUSMA, Badarou Maïga, comprenait des responsables de la section Démobilisation, Désarmement et Réinsertion (DDR), de la justice correctionnelle, de l’information publique et celle des droits de l’Homme. La sécurisation de la mission était assurée par le contingent suédois de la MINUSMA. L’insécurité est devenue un problème récurrent dans la Région de Gao (Nord). En attestent les derniers événements malheureux, d’il y a quelques jours, sur le tronçon Gao-Ansongo et qui ont causé de nombreux morts et blessés graves. À Tacharane, le chef de village, Mohomodou Maïga, a expliqué à ses hôtes que sans la paix et la sécurité, personne ne peut penser au développement. Tacharane est certes épargné par l’insécurité, mais toutefois, il enregistre un afflux massif de personnes déplacées internes (environ 350 ménages) qui ont fui leurs localités. Tacharane est une zone de pâturage et de transhumance par excellence. L’année dernière, les éleveurs ont été victimes d’enlèvement de milliers de têtes de bovins et de petits ruminants. La majorité des habitants du village sont des éleveurs, des pêcheurs et des cultivateurs. C’est pourquoi, le chef de village a jugé utile de solliciter de la MINUSMA pour l’aménagement des mares et des périmètres irrigués sur 70 hectares afin que les populations puissent assurer leur sécurité alimentaire. Il a, aussi, sollicité l’appui de la MINUSMA pour la réalisation des forages, ce qui évitera aux habitants de se ravitailler en eau à partir du fleuve Niger qui passe par là. Mohomodou Maïga a également expliqué que le village dispose de six classes du premier cycle, 2 classes de second cycle, 6 medersas. À cause de l’insécurité, toutes ses classes sont confrontées à un manque d’enseignants. Il a souhaité l’appui de la MINUSMA. De Tacharane, la délégation a mis le cap sur Kobé. Il faut rappeler que ce village a subi, le mois dernier, « des assassinats ciblés et les enlèvements de personnes et de bétail en plein jour, à trois reprises, par des individus armés sans foi ni loi », a expliqué le fils du chef de village, Abdoulaye, le seul que la délégation a trouvé sur place, à part les enfants et les femmes. Selon lui, tous les autres habitants ont trouvé refuge derrière le fleuve. À Gargouna, la situation sécuritaire n’est guère reluisante. Les visiteurs s’en sont rendus compte avec les explications données par le chef de village, Mohamed Asaliha. « Ici, plus de 2 000 têtes de bétail ont été emportés », a-t-il dit. La majeure partie du bétail que les terroristes ont emporté représente les vaches qui ont laissé des veaux derrière elles. Cet acte de banditisme a laissé les ménages sans source de protéine que constituait le lait des vaches. « Le village a besoin d’appui de toutes natures, mais sans la sécurité aucune activité de développement ne peut se réaliser, aussi nous souhaitons que la MINUSMA organise des patrouilles souvent par là, car leur présence peut dissuader les bandits armés », a dit le chef de village Mohamed Asaliha. À son arrivée dans le village de Tabango, la mission n’a trouvé que les femmes et les enfants qui puisaient de l’eau dans un puits à grand diamètre. À la question de savoir où sont passés les hommes ? Elles ont répondu que ces derniers sont au champ. Est-ce que vous savez que l’eau du puits n’est pas potable ? Les dames ont répondu qu’elles le savent très bien, mais elles n’ont pas le choix puisqu’elles ne disposent pas d’autre source d’eau potable, elles sont obligées de s’accommoder avec ce qu’elles ont. Après les entretiens sommaires dans les différents villages visités, le préfet du Cercle d’Ansongo, Ahmed Ag Akilini, a salué la MINUSMA pour cette initiative. Il a renouvelé ses remerciements à l’endroit de la Mission onusienne pour son appui en équipements, en infrastructures. Dans le seul Cercle d’Ansongo, plus de 2 milliards de Fcfa ont été investis dans le cadre des services sociaux de base, dans les projets de communautés ainsi que dans les infrastructures étatiques. Le capitaine du contingent suédois, Sante Nathanson, a expliqué que les missions de terrain de la MINUSMA sont toujours appréciées par les populations. «Nous leur fournissons un niveau de sécurité plus rassurant et nous savons aussi que ces populations locales sont meurtries dans leur âme à cause des groupes terroristes. Chaque semaine, nous tenons des réunions de coordination avec les forces de défense et de sécurité maliennes pour mener des opérations dans les mêmes zones et dans des zones différentes sans s’interposer. Nous sommes très fiers de servir le Mali et nous soutenons les populations et les autorités maliennes pour la promotion de la paix», a souligné le casque bleu suédois. Badarou Maïga a relevé que les populations attendent de la MINUSMA des patrouilles de longue portée en appui aux forces de défense et de sécurité, en vue d’assurer la libre circulation des personnes et de leurs biens. À ce titre, elles souhaitent aussi le renforcement des communautés à la base. Dans le secteur de l’éducation, les points focaux ont souhaité que les forces de défense et de sécurité multiplient les patrouilles pour que les écoles soient fonctionnelles. Les enseignants ont souhaité des garanties sécuritaires pour revenir en classe. Dans le secteur de la santé, les points focaux ont réclamé des appuis en équipements sanitaires et en intrants en vue de faire face au traitement des maladies les plus courantes à savoir le paludisme, les maladies respiratoires et les malnutritions sévères.

Grande commission mixte Mali-Guinée : Une nouvelle page des relations bilatérales  

Massa SIDIBÉ Envoyé spécial Conakry, 17 nov (AMAP) Les travaux de la 9è session de la Grande commission mixte de coopération entre le Mali et la Guinée ont débuté, mercredi, à Conakry, dans un contexte où les deux pays entendent dynamiser un partenariat stratégique afin de relever les nombreux défis en termes de développement, a constaté l’AMAP. La session qui a démarré, sous la co-présidence du ministre malien des Affaires étrangères et la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et de son homologue guinéen, Dr. Morissanda Kouyaté, se tient dans un contexte difficile pour les deux États traversent une période charnière de leur histoire marquée par une transition politique. Le Mali doit relever de nombreux défis notamment au plan politique, avec les réformes politiques et institutionnelles, la préparation des élections générales. Mais, aussi, des défis économiques et sécuritaires, par exemple la lutte contre le terrorisme. A cela est venue se greffer la crise en Ukraine impactant de plein fouet les économies de plusieurs pays dont le Mali et la Guinée. ADVERSITÉ ET HOSTILITÉ – Au cours de son intervention, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a, opportunément, remercié les autorités et le peuple guinéen pour leur solidarité et leur soutien multiforme et sans faille à l’égard du Mali « suite aux sanctions illégales, illégitimes et injustes imposées à notre pays par la CEDEAO et l’UEMOA, le 9 janvier dernier». Le Mali, qui est redevenu premier producteur de coton en Afrique avec une production record de plus de 760.000 tonnes, au titre de la campagne 2021-2022, exporte une quantité non négligeable de cette production depuis le port de Conakry. Du reste, l’adversité et l’hostilité auxquelles nos deux Etats font face doivent être perçues comme des opportunités d’avancer. « Parce que l’on se rend compte, a expliqué le chef de la diplomatie malienne, que si le Mali et la Guinée parviennent à maitriser et valoriser leur potentiel, l’esprit de domination qui préside aux relations avec beaucoup de leurs partenaires va certainement s’estomper ». « Pour relever les défis les deux Etats doivent renforcer la coopération dans tous les domaines mais, aussi, jouer d’une solidarité sans faille », préconise Abdoulaye Diop, ajoutant qu’il est impératif que le partenariat stratégique, spécifique entre les deux Etats soit dynamisé dans tous les domaines de coopération à travers une mutualisation des efforts. Le ministre Diop s’est dit « convaincu que les potentialités énormes, y compris les ressources naturelles et humaines dont regorgent les deux pays, méritent d’être exploitées de manière optimale afin de favoriser le développement socioéconomique ». Il a insisté sur la nécessité d’assurer un suivi rigoureux et diligent de la coopération entre Bamako et Conakry. « À ce propos, a-t-il averti, pour pouvoir mesurer ce que nous faisons, la boussole sera la satisfaction de nos populations. » ENSEMBLE CONTRE L’INJUSTICE – Pour le ministre des Affaires étrangères de la Guinée, son pays et le Mali ont toujours entretenu de bonnes relations d’amitié, de fraternité et de bon voisinage fondées sur des principes historiques, de solidarité naturelle, de respect mutuel, d’entraide. Etayant ses propos, Dr Morissanda Kouyaté est revenu sur quelques pages glorieuses de l’histoire, en relevant que c’est à Woyowayanko, à la fin du 19è siècle, que l’Almamy Samoury Touré a gagné contre l’impérialisme et le colonialisme français, «au nom de l’Afrique et des deux pays. » « C’est dire que nous avons toujours lutté ensemble contre l’injustice et la domination», s’est réjoui le ministre Kouyaté  qui a rappelé que les présidents Modibo Keïta, Moussa Traoré et Ahmed Sékou Touré « ont suivi le même chemin. » Pour  Dr Morissanda Kouyaté, la présence de l’importante délégation malienne à Conakry est le témoignage du caractère étroit et la profondeur des relations d’amitié existantes entre les deux pays.  Et de confier que le gouvernement et le président de la Guinée apprécient hautement le volume global de nos échanges et souhaitent qu’ils soient rehaussés. «Nous devons, sans tarder, capitaliser cette marche afin de densifier la coopération entre les deux pays», a galvanisé le ministre guinéen des Affaires étrangères. NOUVEL ELAN – La présence de la délégation malienne à Conakry est l’illustration des excellentes relations d’amitié et de coopération qu’entretiennent les deux pays et les présidents Assimi Goïta et Mamady Doumbouya qui ont décidé de les placer sur une nouvelle rampe de lancement. Cela, afin d’établir définitivement une relation stratégique, spéciale et exemplaire en Afrique. En prenant part le 22 septembre dernier aux festivités de la célébration du 62è anniversaire de l’accession du Mali à l’indépendance, le président de la Transition de la Guinée a donné, ainsi, la preuve de sa solidarité et de son engagement aux côtés du Mali. En retour, le président Goïta a élevé son homologue guinéen à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre national à titre étranger. Pour rendre la pareille, quelques semaines plus tard, le Premier ministre par intérim, colonel Abdoulaye Maïga, à la tête d’une importante délégation, s’est rendue en Guinée pour rehausser l’éclat de la fête nationale de la Guinée. Une dizaine de ministre maliens participé à cette rencontre. MS/MD (AMAP)             .                 .                    

Le Mali et l’Algérie font un match nul (1- 1) en amical  

Bamako, 17 nov (AMAP) Le Mali et l’Algérie ont fait match nul 1-1 lors d’une rencontre amicale disputée, mercredi soir, à Oran, a appris l’AMAP de source dans la délégation malienne. Le sélection malienne a égalisé à la 58ème minute grâce au défenseur Massadio Haïdara. Le Lensois a repris, au deuxième poteau, un centre de Falaye Sacko qui traînait dans la surface algérienne. Ce premier match contre une grande sélection africaine sonne comme un test réussi pour le sélectionneur des Aigles, Eric Sékou Chelle, qui reste sur trois victoires et un match nul sur ces quatre premiers matches avec l’équipe du Mali. La rencontre avait démarré par une grande intensité mise dans le jeu par les Algériens. Les jeunes milieux de terrain Aboubacar Traoré, Cheick Doucouré et Lassana Coulibaly titularisés par le sélectionneur national ont vite répondu au défi physique des Fennecs. Les deux équipes se sont créé des situations dangereuses en première période. Le Mali, notamment avec l’attaquant El Bilal Touré, aligné avec Ibrahima Koné comme avant-centre. L’Algérie avec le capitaine Riyad Mahrez qui voit sa frappe repoussée par le gardien malien Ismaël Diawara. Les Fennecs parviendront à ouvrir le score juste avant la mi-temps. Riyad Mahrez transforme un penalty à la 47 minute sur une faute de main dans la  surface de Ibrahima Koné. Au retour des vestiaires, Massadio Haïdara égalise pour les Aigles à la 58ème minute. Le score ne changera pas malgré une forte pression des Algériens dans les dernières minutes du match. MT/MD (AMAP)

Education : L’UNICEF et le PAM font œuvre utile à travers le PAIS

Bamako, 17 nov (AMAP) Une caravane de presse, organisée par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et le Programme alimentaire mondial PAM afin de s’imprégner de l’état d’avancement de la mise en œuvre du Projet d’appui à l’inclusion scolaire (PAIS), financé par l’Union européenne (UE), s’est déroulée du 07 au 11 novembre 2022 dans trois établissements des villages du cercle de Kolokani, Région de Koulikoro, a constaté l’AMAP. Les écoles publiques des villages concernés sont Tenezana, Kodjan et Kodjè ont accueilli la caravance, en présence des directeurs, des Centres d’animation pédagogique (CAP) de Nossombougou et de Kolokani, des directeurs d’école, des responsables des ONG G Force et la Fondation Strome, des parents d’élèves, des responsables de cantines scolaires et des présidentes de la scolarisation des filles. L’objectif du projet est d’insérer, de réinsérer et de maintenir à l’école 250 000 enfants dont au moins 50% de filles non scolarisées dans les régions du Sud du Mali à haute démographie et forte exclusion scolaire . D’autre part, il offre des opportunités éducatives aux enfants démunis et non scolarisés, dont au moins 50% de filles et permettre le retour et le maintien à l’école primaire dans les zones affectées par l’insécurité au Centre et dans le Nord du Mali. Enfin, il vise à pérenniser le fonctionnement des cantines dans les communes ayant les plus faibles indicateurs éducatifs et de sécurité alimentaire pour favoriser l’accès, le maintien et la performance éducative des enfants, notamment des filles. La mise en œuvre du projet a permis d’insérer et de réinsérer plus de 67 000 enfants à l’école formelle à travers la stratégie de scolarisation accélérée/passerelle (SSAP) et l’insertion directe, à 6 000 familles de recevoir des transferts monétaires qui ont servi à l’inscription et le maintien de leurs filles à l’école et 96 écoles des régions de Koulikoro et de Sikasso (Sud) ont été dotées d’infrastructures d’hygiène et d’assainissement à travers des points d’eau, des latrines équipées de dispositifs de lavage des mains bénéficiant à 23 381 élèves (11 061 filles) ainsi que 88 enseignants ; (19 femmes) ; 72 000 filles ont reçu des kits d’hygiènes menstruelle ; Sur le plan de la  qualité, 7 148 enseignants (1 692 femmes) ainsi que 178 animateurs (dont 46 femmes) ont été formés sur la didactique et la pédagogie et dotés de kits enseignants ; plus de 150 000 élèves ont reçu des kits scolaires en 2021-2022 ; Par ailleurs, la mise en œuvre du projet a été l’occasion pour 14 105 membres de 1 848 CGS dont 4 209 femmes d’être formées sur leurs rôles et responsabilités dans la gestion de l’école ainsi que l’élaboration et la mise en œuvre de projets d’amélioration de l’environnement scolaire ; Les élèves du fondamental 1 ciblés par l’action possèdent des compétences en lecture/écriture et en calcul correspondant à leur niveau ;
Les élèves inscrits dans les centres d’apprentissages accélérés ciblés par l’action sont préparés et réintégrés dans l’école formelle ;
L’engagement des parents et des responsables dans l’éducation formelle et non formelle des enfants et les moyens d’envoyer régulièrement les filles et les garçons à l’école sont améliorés. Le représentant de l’UNICEF, Amadou Samaké, a précisé que son institution couvre à travers le projet PAIS, la Région de Ségou (Centre), Sikasso (Sud), Koulikoro et Kayes (Ouest) et vise à insérer, et à maintenir à l’école 250 000 enfants de la tranche d’âge de 7 à 12 ans. Il mène, aussi, des activités accessoires dont la formation des CGS, des enseignants, la dotation en point d’eau, l’organisation de cours de rattrapage… Les élus locaux, les  directeurs des CAP de Nossombougou et de Kolokani ont salué les organisations onusiennes « pour le travail remarquable sur le terrain » avant de les assurer de leur accompagnement et du suivi du projet. Les parents d’élève, les président des CGS, de tous les établissements visités ont remercié les partenaires avant d’exprimer leur satisfaction pour cet appui de l’UNICF et du PAM, à travers des dotations en kits scolaires et alimentaires qui ont permis d’accroitre le taux de scolarisation et de réussite scolaire. « Les élèves issus du Programme de la scolarisation accélérée passerelle (SSAP) font des merveilles dans leurs écoles d’accueil respectives, car ils figurent toujours parmi les meilleurs », selon le  directeur de l’école de Tenezana, Abdoulaye, Il donne en exemple Binta Ba,10 ans, et Dramane Coulibaly, 12 ans, tous deux, issus de SSAP, en 4 ème année, à Tenezana, qui ont obtenu respectivement une moyenne de 7,84 et de 8,02. « Le PAM évolue dans le domaine de l’alimentation scolaire notamment dans les cantines, à travers le projet PAIS, qui couvre 44 écoles, dans la Région de Koulikoro, avec environ, 9 000 pensionnaires qui bénéficient tous les jours, d’un repas chaud », a précisé son représentant, Issa Diakité, qui est confiant quant à la relève du projet, « avec la détermination de la communauté ». KM (AMAP)    

Koulouba : Le président Goïta reçoit les lettres de créance de trois nouveaux ambassadeurs

Bamako, 16 (AMAP) De nouveaux ambassadeurs accrédités auprès du Mali ont présenté leurs lettres de créance, mercredi, au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, lors d’une cérémonie dans la salle des banquets du palais de Koulouba, a  constaté l’AMAP. Le nouvel ambassadeur de la République islamique d’Iran a été le premier  à être reçu par le chef de l’État. Né en 1964 à Amol en Iran, Hossein Taleshi Salehani est détenteur d’une licence en sciences politiques et d’une maitrise en relations internationales. Marié et père deux enfants, Hossein Taleshi Salehani, a signé son entrée au ministère iranien des Affaires étrangères de la en tant qu’expert à la Direction Afrique,entre 1992 et 1994. À partir de cette date, le diplomate iranien amorce une carrière diplomatique riche lui permettant d’être le  troisième secrétaire à l’ambassade d’Iran à Accra (Ghana). Il a aussi été, successivement, expert à la Direction de la coopération économique multilatérale et expert économique à l’ambassade d’Iran à Copenhague,de 2000 à 2001 et de 2001 à 2005. Bien avant qu’il soit nommé ambassadeur, Hossein Taleshi Salehani  était le chargé des affaires de l’ambassade d’Iran à Bamako, d’octobre 2020 à mai 2022. La nouvelle ambassadrice du Royaume de Norvège au Mali a été la deuxième personnalité introduite dans la salle des banquets de Koulouba. Pour avoir servi plusieurs dans plusieurs pays du continent, Mme Rigmor Elianne Koti connaît bien l’Afrique. Elle a occupé le poste de première secrétaire de l’ambassade du Royaume de Norvège à Abidjan, de chargée de coopération bilatérale à Nairobi ainsi que de Directrice par intérim, section pour la Corne de l’Afrique et l’Afrique de l’Ouest. Mme Rigmor Elianne Koti a été, de 2019 à 2022, la représentante spéciale de son pays pour le Sahel. Née à 1966 à Trondheim, mariée et mère de deux enfants,   Mme Rigmor Elianne Koti a marqué ses premiers pas de diplomate, de 1996 à 2001, au ministère des  Affaires étrangères du Royaume de Norvège entant que conseillère. L’ambassadrice du Royaume de Norvège au Mali possède un master en langue française et culture francophone. Elle détient aussi le diplôme d’études de développement mondial/relations internationale. Le troisième ambassadeur qui a présenté ses lettres au président de la Transition est celui du Canada. Avant d’être accrédité au Mali, il était le directeur régional pour l’Asie du Centre d’étude et de coopération internationale. De 1990 à 2005, François Lafrenière a travaillé dans plusieurs pays dans le secteur des Organisations non gouvernementales (ONG), notamment au Népal, Vietnam, Cambodge et en Inde. Il a, également, travaillé à l’Agence canadienne de développement international en 2005, avant d’occuper les postes de directeur adjoint dans les secteurs de l’Asie, de l’Afrique et du Partenariat canadien. François Lafrenière a été aussi directeur des programmes de développement de l’Afghanistan et du Sri Lanka de 2015 à 2016 et des programmes de développement du Myanmar et des Philippines de 2016 à 2019. Il a récemment été ambassadeur du Canada au Myanmar, de 2019 à 2022. OD/MD (AMAP)  

Berges du fleuve Niger : L’industrie du sable tourne à fond

Par N’Famoro KEITA Bamako, 16 nov (AMAP) Le quartier de Djicoroni para, en Commune IV, dans la capitale malienne, Bamako, abrite l’un des plus grands sites de vente de sable. Un marché s’est développé autour de l’exploitation de granulats avec plusieurs autres activités connexes génératrices de revenus. Le sable est un matériau indispensable dans la construction d’infrastructures tels les routes, ponts et bâtiments, entre autres. Ce qui en fait un produit commercial très prisé. Son extraction et sa commercialisation sont, aujourd’hui, une industrie qui crée beaucoup d’emplois. Ici, on distingue plusieurs catégories de travailleurs. La première chaîne est composée de propriétaires de pirogues. Ceux-ci emploient directement des extracteurs de sable dans le fleuve ou louent leurs embarcations à des particuliers. Ces derniers, à leur tour, font travailler des extracteurs pour charger les pirogues de sable à des dizaines de kilomètres de la berge. La chaîne est bien organisée. Chaque jour, un convoi de 20 voire 30 pirogues, attachées les unes aux autres, est propulsé par une seule pinasse à moteur. Celui-ci quitte le port d’attache pour le voyage à la recherche du sable. Le périple peut durer souvent des jours. A leur retour, on assiste à un spectacle d’embarcations chargées à ras bord, qui glissent en grappe vers le port. A quelques centaines de mètres, elles se détachent et arrivent en rang dispersé. Ce spectacle rythme le quotidien des acteurs et les riverains du «Tchin tchin danguan», le quai de sable de Djicoroni para. Sur la berge, se trouvent les acteurs de l’autre maillon de la chaîne : les négociants de sable parmi lesquels l’on retrouve beaucoup de femmes qui y ont fait fortune et les intermédiaires ou «coxeurs» qui cherchent de potentiels clients pour les revendeurs. On assiste à un ballet incessant de camions bennes qui assurent le transport du sable vers les clients. Ces véhicules sont chargés au rythme des cris de gaillards triés sur le volet, compte tenu de la rudesse de la tâche qui consiste à charger les véhicules à la pelle. Cette activité très lucrative a favorisé la création d’un marché où, on peut trouver sur place tout ce dont on a besoin. Des étals pour articles d’usage courant, aux gargotes, en passant par les vendeurs ambulants, tout y passe. On se croirait dans une fourmilière. Yaya Keïta est propriétaire de deux pirogues. Ce qui lui permet « de gagner dignement » sa vie, confie-t-il. Il envoie régulièrement ses pirogues chercher du sable sur commande des clients. Il rémunère les déchargeurs à 15 000 Fcfa. A quelques encablures, nous rencontrons Kanda Camara. Assis sur une chaise, à l’ombre d’un arbre, discutant avec ses collègues. Il nous parle de sa petite entreprise au port de sable. Il est propriétaire de trois pirogues et explique comment les choses se passent. «Nous donnons nos pirogues aux laptots (ouvriers chargeurs) qui partent extraire le sable à plusieurs kilomètres d’ici. A leur retour, je paie les miens à 15 000 Fcfa chacun, les dockers à 13 000 Fcfa et il revient à la pirogue à moteur 17 500 Fcfa de la part de tous les piroguiers associés à lui. Car, une seule pirogue à moteur peut tirer une vingtaine d’embarcations». Selon le jeune homme, les bennes sont numérotées entre 7, 6, 5, 4 et 3, en fonction de leur contenance. Un chargement de pirogue équivaut à un chargement de benne de 7 ou 6 bombée (plus évasée). Kanda Camara dit vendre un chargement de benne 7 bombée (b7b) à 65 000 F cfa et non bombée à 50 000 Fcfa. Il ajoute que les chauffeurs de benne peuvent vendre à leurs prix et selon les distances. Il explique aussi, que quand le prix du carburant augmente, les propriétaires des pirogues à moteur majorent aussitôt leurs prix. Le jeune patron déplore, le tarissement progressif du fleuve. «Quand l’eau tarit, à partir du mois de janvier, les marchés ralentissent au port de Djicoroni para, car les pirogues cognent les rochers. Toute chose qui cause  des dégâts», regrette-t-il. Kounadi Doumbia nous a accueilli. Maniant la pelle, aussi bien que les mots, elle nous lance : « Eh mon fils ! Ni ye ntori ye san fè, dugumala man nôgon a bolo », prosaïquement : « quand on voit le crapaud grimper, cela atteste des difficultés que le batracien éprouve plus bas. »   La sexagénaire est entourée d’autres femmes. Certaines remplissent les récipients de sable pour constituer un stock. Elle avoue évoluer dans cette activité depuis 20 ans. «Notre travail est de sortir le sable de l’eau pour constituer un stock qui est ensuite vendu par les chefs. Ce que nous gagnons par semaine est reparti entre les travailleuses et la caisse collective pour faire face aux taxes et autres problèmes sur le site». Selon Kounadi, ce gain oscille entre 15 000 à 20 000 Fcfa par semaine pour chacune d’entre elles. La brave femme exprime son regret de toujours exercer cette activité malgré son âge. Moussa Diarra, marié et père de 5 enfants, y évolue depuis 25 ans et arrive à joindre les deux bouts. Il rappelle aussi que les difficultés rencontrées sont liées au ravitaillement en bois. Ces bois viennent de la Côte d’ivoire ou de la Guinée Conakry. « On les utilise pour souder les pirogues », explique le quadragénaire. Le prix d’une pirogue neuve peut atteindre un peu plus de 1,1 million de Fcfa selon la dimension. Solomane Djiré est natif de Sinzani, dans la Région de Ségou (Centre). Marié et père de deux enfants, ce jeune laptot vient travailler pendant 6 à 7 mois, chaque année. Après il retourne au village auprès des siens. Selon lui, cette activité lui permet d’être indépendant, d’aider ses parents au village. Mais il reste conscient que c’est un travail pénible aussi sans oublier l’épuisement corporel et l’insomnie. « Quand on quitte ici dans la journée, on arrive à destination souvent à des heurs indues. Nous remplissons nos pirogues en plongeant dans l’eau pour extraire le sable. C’est un travail de nuit, même en période de froid», explique-t-il, avant de préciser qu’en plus de