Ministre du Développement rural/producteurs : Echanges utiles sur la campagne

Bamako, 24 nov (AMAP) Le ministre du Développement rural, Modibo Keita, et les producteurs ont eu, mardi, des discussions sur la disponibilité des engrais et les difficultés rencontrées au cours de la campagne agricole qui s’achève, a constaté l’AMAP. «Aujourd’hui, je suis très heureux parce que la campagne 2022 vient de prendre fin. Les exploitants agricoles sont venus m’exprimer leur satisfaction par rapport à tout ce qui a été fait pour qu’ils aient accès à l’engrais malgré les difficultés que nous avons connues», a déclaré Modibo Keita à la fin d’une rencontre, tenue dernier dans les locaux de son département, avec les exploitants agricoles, en marge de la signature du protocole d’accord avec le Comité international de la croix rouge au Mali Le ministre a saisi l’opportunité pour rappeler sa volonté de faire respecter les principes de la concurrence dans le cadre de l’approvisionnement en intrants. La rencontre a permis, également, d’évoqué le faible rendement de la culture du riz, dû à la surabondance des pluies. À ce sujet, les producteurs ont souhaité utiliser le reliquat de la subvention qui leur a été octroyée afin d’acheter des engrais pour la culture de contre-saison. Ils ont estimé que cela pourrait augmenter l’offre de riz sur le marché national. Les producteurs ont, aussi, rappelé que les deux sacs d’engrais qu’ils ont reçus par hectare à titre de subvention ne sont pas venus à temps et que cette quantité n’était pas assez importante. En réponse, le ministre Modibo Keïta a expliqué que l’État avait décidé de prendre en charge une part substantielle des dépenses d’engrais pour les producteurs à cause de la hausse excessive du prix de ce produit. Pour ce faire, la subvention a été portée à 17 milliards de Fcfa, contre 15,6 milliards pour la campagne précédente. Malheureusement, à cause de l’augmentation des prix sur le marché international, cette subvention n’a pas permis d’avoir la quantité espérée. Pour remédier au retard dans la disponibilité des engrais, le ministre du Développement rural a suggéré aux importateurs de faire venir l’engrais à tout moment et à le positionner dans les bassins de production. «On ne doit pas attendre la mise en place de l’enveloppe de subvention pour importer l’engrais», a-t-il insisté. Et d’annoncer que son département est en train de mettre tout en œuvre pour que la loi sur la concurrence puisse être appliquée afin de mettre fin aux questions d’oligopole. Au nom du Syndicat des exploitants agricoles de l’Office du Niger (Sexagon), Abdoulaye Daou a félicité le ministre Modibo Keïta pour avoir accepté leur demande de changer l’engrais organique en engrais chimique au début de la campagne. «Nous avons appris toutes sortes d’amalgames sur le problème d’engrais entre l’État et les opérateurs économiques. En réalité, nous savons comment les fournisseurs se comportent. L’Etat donne deux sacs d’engrais subventionné à l’hectare au prix de 12.500 Fcfa et nous achetons le reste à nos propres frais à plus de 35.000 Fcfa par sac sur le marché», a déploré le syndicaliste qui en déduit un refus des fournisseurs nationaux d’accompagner les exploitants agricoles. Pour lui, les opérateurs économiques doivent prendre l’exemple sur l’Etat. MS/MD (AMAP)        

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 23 novembre 2022,

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 23 novembre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant interdiction des activités de certaines associations et fondations sur le territoire de la République du Mali. Les exigences de la défense, de l’indépendance et de la souveraineté du Mali dans le cadre de la refondation de l’Etat, ont amené le Président de la Transition, Chef de l’Etat à définir les trois principes suivants qui doivent guider l’action gouvernementale : le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix de partenaires et des choix stratégiques opérés par le Mali ; la prise en compte des intérêts vitaux du Peuple malien dans les décisions. En application de ces principes, le Gouvernement de la Transition a rejeté les fausses accusations de la France contre notre pays, ainsi que des mesures unilatérales et perfides violant la souveraineté du Mali en décidant entre autres de «l’octroi direct aux Organisations non Gouvernementales françaises des fonds mis à disposition dans le cadre de l’action humanitaire de la France au Mali». Le présent projet de décret est adopté pour interdire avec effet immédiat, toutes les activités menées par les Associations, les Organisations Non Gouvernementales et assimilés opérant sur le territoire de la République du Mali sur financement ou avec l’appui matériel ou technique de la France. La mesure concerne aussi bien les associations nationales ordinaires, les associations signataires d’accord-cadre avec l’Etat, que les associations étrangères et les fondations. Le Gouvernement s’engage à évaluer au niveau interministériel et au niveau des Gouverneurs de Région et du District de Bamako les effets de la décision sur les populations, afin de prendre les dispositions nécessaires pour les accompagner. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Libreville ; un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Rabat ; un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Niamey un projet de décret fixant le cadre organique de la Mission permanente du Mali à New York ; un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Abu Dhabi ; un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Madrid ; un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Ankara ; un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Riyad ; un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Koweït City. Les cadres organiques des Missions diplomatiques du Mali de la Zone Afrique, de la Zone Amérique, de la zone Asie et Océanie et de la Zone Europe sont fixés respectivement par les Décrets n°2018-0518, n°2018-0519, n°2018-0520 et n°2018-0521/P-RM du 20 juin 2018. Après quelques années d’application, il est apparu nécessaire d’adapter les cadres organiques desdites missions diplomatiques, à l’évolution de la géopolitique internationale et au contexte sécuritaire, à travers la création de postes d’Attachés de défense, de conseillers consulaires et la suppression du poste de ministre conseiller à la Mission permanente du Mali à New York, consécutivement à la création du poste d’ambassadeur représentant permanent adjoint. Ces innovations apportées permettront de mieux assurer la défense de nos intérêts et de promouvoir la coopération militaire. Les projets de décrets adoptés visent à doter les Missions diplomatiques concernées en personnel nécessaire à l’exécution de leurs missions pour les cinq prochaines années. Sur le rapport du ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Centre de Formation professionnelle de Sénou. Le Gouvernement, dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique de gestion des flux et de l’amélioration de la qualité des ressources humaines, s’est engagé dans la construction de Centres de Formation professionnelle pour contribuer au développement de l’offre de formation dans les filières porteuses répondant aux besoins du marché du travail. Le Centre de Formation professionnelle de Sénou a été construit et équipé dans le cadre de la coopération Sino-Malienne, en vue d’apporter une réponse à la problématique de qualification professionnelle des jeunes et de renforcement des capacités des professionnels. Le Centre de Formation professionnelle de Sénou est un centre moderne de niveau sous régional. Il est structuré autour de filières de formation qui ont été définies par rapport aux priorités identifiées dans les Schémas Directeurs de la formation technique et professionnelle. Les projets de texte adoptés créent le Centre de Formation professionnelle de Sénou sous la forme d’un Etablissement Public à Caractère Scientifique et Technologique en vue de son opérationnalisation qui contribuera à améliorer l’employabilité des jeunes. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des Ministres du Plan de relance de la Compagnie Malienne des Textiles. La Compagnie Malienne des Textiles participe à la valorisation de la production nationale de coton fibre dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de développement industriel par la création de la valeur ajoutée et des emplois. La Compagnie Malienne des Textiles est confrontée actuellement à des difficultés de divers ordres. Dans le cadre de la mise en œuvre des solutions proposées, un plan de relance qui nécessite un apport financier de l’Etat d’environ 6 milliards de francs CFA a été adopté. La mise en œuvre de ce plan se fera suivant les étapes ci-après : la sortie de COVEC de l’actionnariat de la COMATEX-SA au franc

Mali : Le président de la Chambre de commerce et deux collaborateurs sous mandat de dépôt (Justice)

Bamako, 23 nov (AMAP) Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily, le secrétaire général  Cheick Oumar Camara et le comptable de la chambre consulaire, Lamine Sacko, ont été placés sous mandat de dépôt, mercredi,  selon des sources judiciaires. Les trois responsables de la CCIM ont passé la nuit du mardi en garde à vue à la Brigade du Pôle économique et financier, près le tribunal de Grande instance de la Commune lll de Bamako, suite à leurs auditions par les magistrats enquêteurs. Selon plusieurs sources proches du dossier, le patron de la plus grande faîtière des commerçants maliens et ses deux collaborateurs sont poursuivis pour des faits « d’ atteinte aux biens publics » en lien avec la gestion d’un Fonds de plus de 10 milliards de Fcfa,  destiné à la lutte contre la Covid-19 ». AT/MD (AMAP)

Mali : Un prêtre allemand porté disparu depuis trois jours (Archéveché)

Bamako, 23 nov (AMAP) Le père Hans Joachim Lohre, prêtre catholique de nationalité allemande, est introuvable depuis le dimanche 20 novembre dernier, signale un communiqué de l’archevêque de Bamako publié mardi Selon le communiqué, aux dernières nouvelles,  le religieux, arrivé au Mali depuis une trentaine d’années, devait célébrer la messe à la communauté chrétienne de Kalabankoura, à Bamako, le dimanche dernier à 08h30. « En fin de soirée, ses confrères ont constaté son absence. Sa voiture de marque Peugeot Partner de couleur grise était stationnée devant la maison depuis le matin, mais son téléphone tombait toujours sur la voix vocale», précise le communiqué. L’absence prolongée du religieux a fait penser à un enlèvement. La police du 5ème arrondissement de Bamako a été saisie de l’affaire. Hans Joachim Lohre est membre de la Société des Missionnaires d’Afrique (Pères blancs) et également Secrétaire national de la commission du dialogue interreligieux. Il est, aussi, le responsable du Centre Foi et Rencontre et professeur à l’Institut de Formation Islamo – Chrétienne (IFIC). MT/MD (AMAP)

Koulouba : Cinq ambassadeurs présentent leurs lettres de créances au président de la Transition

Bamako, 23 nov (AMAP) Cinq nouveaux ambassadeurs accrédités au Mali ont présentél, mardi, leurs lettres de créance au chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, dans la salle de banquets du palais de Koulouba, a constaté l’AMAP. Il s’agit des ambassadeurs de la République d’Indonésie avec résidence à Dakar, Dindin Wahyudin, de la République de Corée du Sud avec résidence à Dakar, Ji Joon Kim, de la République de Bulgarie avec résidence à Alger, Rumen Petrov, de la République islamique du Pakistan avec résidence à Alger, Muhammad Tariq, et celui de la République Hellénique (Grèce) avec résidence à Dakar, Efthymios Georges Costopoulos. L’ambassadeur d’Indonésie auprès du Mali a été reçu en premier par le chef de l’État. Né le 30 septembre 1966 à Bandung, Dindin Wahyudin a été nommé chef de la section des Affaires de l’Asie du Sud de la direction du ministère des Affaires étrangères de son pays tout juste après l’obtention de son diplôme de maîtrise en sécurité internationale en 1998. Deux ans après, il fut agent de protocole et des affaires consulaires à l’ambassade de la République d’Indonésie à Islamabad, au Pakistan.  Egalement, de 2006 à 2010, l’actuel représentant de l’Indonésie au Mali a occupé le poste de conseiller au bureau de l’UNESCO à l’ambassade de la République d’Indonésie à Paris.  De décembre 2020 à nos jours, Dindin Wahyudin est ambassadeur désigné de la République d’Indonésie auprès de la Côte d’Ivoire avec résidence à Dakar. Reçu en deuxième position par le président Assimi Goïta, l’ambassadeur de la République de Corée du Sud est entré au ministère des Affaires étrangères de son pays en mai 1995. Ji Joon Kim devint, tour à tour, Premier secrétaire dans les ambassades de la Corée du Sud au Kenya et en France. En février 2011, il est retourné dans son pays au ministère des Affaires étrangères et du Commerce en tant que directeur de la division de l’Organisation économique au bureau des affaires économiques internationales. La même année, précisément en décembre, le nouvel ambassadeur de Corée du Sud auprès du Mali fut nommé conseiller auprès de la délégation permanente de son pays auprès de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à Paris. La gestion de plusieurs postes diplomatiques lui a permis de devenir, en mai 2019, ministre-conseiller et consul-général, ambassadeur de la République de Corée en France. Ji Joon Kim est détenteur d’une licence en langue et littérature françaises, obtenue à l’Université nationale de Séoul en 1995. Ensuite, ce fut le tour de l’ambassadeur de la République de Bulgarie de présenter ses lettres de créance au président de la Transition.  Rumen Petrov, né le 30 mars 1962 à Berkovitza, a intégré le ministère des Affaires étrangères de son pays en 1989 et accède, au terme de promotions successives au sein du service diplomatique, au rang d’ambassadeur. Son expérience professionnelle est notamment liée à la problématique des pays de l’Afrique du Nord et du Proche Orient. De 1996 à 1999, Rumen Petrov a été Expert senior au département Proche Orient et Afrique du Nord au ministère des Affaires étrangères de la Bulgarie, responsable de la section « Egypte, Libye, Soudan et ligue Arabe ». Il occupera plusieurs postes diplomatiques avant d’être nommé, entre juillet 2010 et février 2011, conseiller sur les questions de l’Afrique et Proche Orient au sein du même département ministériel. Rumen Petrov est, depuis décembre 2018, ambassadeur de Bulgarie auprès des Républiques d’Algérie, du Tchad, du Mali et du Niger avec résidence à Alger. À sa suite, l’ambassadeur de la République islamique du Pakistan a été reçu par le chef de l’Etat. Né en 1963, Muhammad Tariq  est un diplômé en Master de management des entreprises et d’économie. C’est en 1991 qu’il est entré dans le service des affaires étrangères du Pakistan et devient cadre du protocole entre 1993 et 1997. Le diplomate est déclaré cadre supérieur du protocole de 2002-2003 avant qu’il ne soit directeur général de protocole de 2013 à 2014. De 2014 à 2020, l’actuel ambassadeur de Pakistan au Mali a été consul général de son pays à Vancouver (Canada). Enfin, le colonel Assimi Goïta a reçu les lettres de créance de l’ambassadeur de Grèce auprès de notre pays. Efthymios Georges Costopoulos est diplomate de carrière au service du ministère des Affaires étrangères de la Grèce. Il a été promu ministre plénipotentiaire de seconde classe en avril 2020 et, en février 2021, a pris ses fonctions en tant que Premier ambassadeur résident de Grèce auprès de la République du Sénégal. Cela, avec également accréditation auprès de la Gambie, Guinée, du Cap vert, Burkina Faso, Mali… Il est aussi envoyé spécial du ministère des Affaires étrangères de Grèce pour les questions liées au Sahel. OD/MD (AMAP)        

Mali : Le gouvernement fait le point de ses efforts sur le pouvoir d’achat 

Bamako, 23 nov (AMAP) Depuis des mois, le gouvernement du Mali consent d’énormes efforts pour, non seulement, renforcer le pouvoir d’achat mais aussi atténuer l’impact de la hausse des prix à l’international sur les prix pratiqués au plan national, ont indiqué, mardi, les ministres de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, et de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou Face à la presse, pour faire le point des mesures et des stratégies pour soutenir le pouvoir d’achat, le ministre Mahmoud Ould Mohamed, a ajouté qu’un plan d’action a été élaboré pour rendre possible l’approvisionnement du pays et permettre aux consommateurs d’accéder aux produits à des prix abordables. Le gouvernement a fourni des efforts pour renforcer le pouvoir d’achat des Maliens, en dépit de la persistance de la crise sécuritaire qui a fait perdre à l’État 400 milliards Fcfa. D’autres difficultés, notamment la crise sanitaire, ont eu un fort impact négatif sur l’économie nationale. Malgré l’insuffisance des ressources, le gouvernement a déployé des mesures qui ont notamment permis l’approvisionnement correct du marché et la maitrise des prix des produits de première nécessité, selon le ministre. FLAMBEE DES PRIX – C’est ainsi que le prix du riz a augmenté de seulement 1,1% au Mali alors que le taux était de l’ordre de 50% au niveau international. « Et pour cause, a expliqué le ministre, le gouvernement a accordé des subventions. Les efforts de l’Etat ont évité une flambée incontrôlable des prix de la farine, du lait et de l’huile alimentaire. » S’agissant de la farine, le prix a augmenté de 43% sur le marché international, mais l’impact au niveau national a été de 1,4 %. Pour le lait, l’impact a été de 0,6% alors que le prix a augmenté de 43,4% au niveau international. Quant aux huiles alimentaires, le Mali a enregistré une augmentation de 0,3%, contre 14, 4% à l’international. Les prix appliqués au sucre ont augmenté de 3% au Mali, tandis que le taux d’augmentation à l’international est de 7,6%. Si les hydrocarbures ont augmenté de 36,4% au niveau international, l’amplitude au Mali était de 0%. Pour s’assurer du respect des prix sur le marché national, «Cinq cents contrôles ont été effectués », selon Mahmoud Ould Mohamed, ajoutant que les efforts vont se poursuivront pour appliquer les prix plafonds sur le marché. Abondant dans le même sens, le ministre de l’Economie et des Finances a affirmé que pour augmenter le pouvoir d’achat des salariés et leur permettre d’avoir un revenu supplémentaire pour faire face aux différentes crises, le gouvernement est passé par une justice sociale avec les partenaires sociaux. Ce qui a permis d’avoir une harmonisation de la grille salariale avec un impact annuel d’environ 200 milliards de Fcfa. ABATTEMENTS FISCAUX – Au même moment, des discussions sur les indemnités liées à beaucoup de corps et pour améliorer la vie des Maliens ont eu lieu. « Pour les entreprises privées, le gouvernement a fait des abattements fiscaux, avec comme impact 7,5 milliards de Fcfa et pendant la période 2020-2022, quelque 390 milliards de Fcfa de dettes intérieures ont été apurées », a expliqué le patron de l’hôtel des finances. L’objectif est de permettre aux entreprises de pouvoir continuer à fonctionner. Par ailleurs, 39 milliards de Fcfa ont été investis dans le payement des ménages en difficulté. A ces efforts s’ajoute, la subvention des produits de première nécessité. Le riz et le sucre ont été subventionnés en deux vagues, en plus du lait et de l’huile alimentaire. Sur la période 2021-2022, plus de 17,640 milliards Fcfa de manque à gagner sont enregistrés sur l’importation du riz. Il est de 8,151 milliards de Fcfa pour le sucre en 2022. Concernant le lait, le manque à gagner est de 3,93 milliards de Fcfa, 1,675 milliard de Fcfa  pour l’huile alimentaire et 115 milliards de Fcfa pour les produis pétroliers. Pour le gaz sur lequel les subventions ont été arrêtées au mois de mai, le manque à gagner est de 17 milliards en 2021 et 2022 et 3,252 milliards de Fcfa pour les graines de coton. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a instruit la mise en place d’une Commission interministérielle qui va plancher sur la question de l’approvisionnement du pays en denrées de première nécessité. Cette Commission s’attèlera, aussi, à la maîtrise de la hausse des prix. Babba B. COULIB(AMAP)  

L ‘insécurité affecte certaines foires de la région de Gao (Nord du Mali)

Par Abdourhamane TOURE Bamako, 23 nov (AMAP) L’insécurité et l’état de l’axe Gao-Sévaré freinent l’acheminement des produits locaux vers les régions, dans le Nord du Mali. En effet, c’est à partir de la Région de Gao que les autres (Ménaka et Kidal) se ravitaillent en produits locaux venant du sud du Mali, pour ensuite fournir les autres localités de leurs circonscriptions. Dès que la Région de Gao n’est pas approvisionnée, les autres régions en subissent les contrecoups. Le marché à bétail de Wabaria, qui accueille des forains de 13 villages, en plus de ceux de la Commune urbaine de Gao et ses communes rurales, se tient chaque mardi. C’est une foire à bétail distante de 15 km de la ville de Gao. Il est fréquenté par les acheteurs et vendeurs d’animaux de toutes les autres communes de la région ainsi que ceux de Bamako, du Niger, du Burkina Faso et d’Algérie. « Même si ce marché hebdomadaire n’a jamais été la cible d’attaque,  l’insécurité et l’état de la route de Gao-Sévaré découragent les acheteurs potentiels à s’y rendre, par peur d’être spolié ou enlevé par des bandits armés qui sévissent dans la zone », a dit le maire de la Commune rurale de Gounzourèye, Abdoul Kader Maiga, La Commune rurale d’Inchawadji est distante de 70 km de la Commune rurale de Gao. Elle a deux foires hebdomadaires. La foire du village d’Emnagul et celle de Djabock. Le maire de la localité, Rhissa Ag Mohamed, nous a dit que malgré l’insécurité, les deux foires  hebdomadaires d’Inchawadji se tiennent régulièrement. Selon lui, ces marchés sont toujours approvisionnés par les forains de la Commune urbaine de Gao. Ces commerçants viennent écouler leurs produits (l’huile, le lait et les condiments venants des Régions dans le Sud du Mali). « Mais, certains aussi fréquentent ces foires pour acheter les petits ruminants, du charbon de bois et du beurre des vaches qu’ils revendent sur les marchés de l’Algérie, de Gao et du Niger » a fait remarquer le maire de la localité. Il a ajouté que, « souvent, des hommes armés font irruption sur les sites des foires soit pour collecter la zakat ou pour enlever des personnes ». « Ces actes barbares ont beaucoup effrayé certains commerçants, surtout ceux en possession de fortes sommes d’argent.  Cela a suffisamment réduit la fréquentation des foires de notre commune », a poursuivi l’édile. Il regrette qu’avec l’absence de l’Etat dans ces localités, la commune ne puisse pas collecter les taxes. Samedi est jour de foire de la commune rurale de Sonni Ali Ber. Ce marché est fréquenté par commerçants des Cercles de Gao et de Bourem. Selon l’édile de la Commune rurale, Abdoul Razack Maiga , « à cause de l’insécurité, la fréquentation a diminué ».  « Tous ces commerçants viennent  à la foire  pour acheter du paddy ou des animaux. Evidemment, certains aussi approvisionnent le marché avec les condiments et des légumes », dit M. Maiga. « Depuis la crise de 2012, l’incivisme a gagné du terrain. Aujourd’hui, dans nos communes, les citoyens ne paient plus les impôts. Et ceux qui avaient l’habitude de payer leurs taxes ont épousé le comportement des récalcitrants. Pratiquement, aucun Groupement d’intérêt économiques (GIE) de la commune n’est pas à jour », a révélé le maire, Abdoul Razack Maiga. PERTE – Avec la dégradation de l’axe Gao-Sévaré et l’insécurité, tous les produits qui quittent le Sud du Mali pourrissent avant même d’arriver à Gao. Il s’agit des légumes et des tubercules (pomme terre,  igname, oignon, gingembre, tomates, choux, banane plantain). « Avec l’état actuel de la route Gao-Sévaré, nous nous sommes rabattus sur les produits qui viennent de l’Algérie et du Niger. Et, c’est la raison pour laquelle tous les produits sont chers sur le marché », a confirmé Boubacar Traoré, ressortissant de Sikasso (Sud) et vendeur de condiments sur le marché de Gao. « Tous les produits qui partent de Sikasso pour Gao se décomposent avant même d’arriver à destination. Cela constitue une grande perte pour nous les revendeurs. Tant que cette route de Gao-Sévaré n’est pas réparée, aucun produit en provenance des régions du Sud du Mali, ne pourra arriver à Gao dans un état de consommation », se plaint notre interlocuteur. « Avec l’insécurité certains transporteurs ont cessé de pratiquer cet axe. Cinq camions-remorques de ma belle-sœur ont été calcinés sur l’axe Gao-Douentza », a-t-il rappelé. Hamidou Traoré est revendeur de beurre de  karité à la Place de Sikasso à Gao. Il partage le même avis que son prédécesseur. Pour lui, l’état de la route et l’insécurité défavorisent le ravitaillement du marché de la Cité des Askia en produits locaux originaires du Sud du Mali. Seul point de satisfaction, pour le commerçant, en cette période de froid,  son beurre de karité « arrive sans fondre ». S’il arrive… AT/MD (AMAP)    

Le Mali interdit le financement des ONG par la France (Communiqué)

Bamako, 22 Nov (AMAP) Le gouvernement malien a décidé d’interdire, « avec effet immédiat, toutes les activités menées par les ONG opérant au Mali sur financement ou avec l’appui matériel ou technique de la France, y compris dans le domaine humanitaire », selon un communiqué officiel publié lundi. Cette décision fait suite à l’annonce par la France, mercredi dernier, « de certaines mesures relatives à l’aide publique au développement à destination de notre pays », explique la source. Le gouvernement malien, qui juge «fallacieux» les motifs avancés par Paris , «réaffirme que ces allégations fantaisistes sont sans aucun fondement». Il considère l’annonce du gouvernement français comme « non évènement » et estime qu’elle « n’est qu’un subterfuge destiné à tromper et manipuler l’opinion publique nationale et internationale aux fins de déstabilisation et d’isolement du Mali ». Le communiqué du gouvernement signale que la France a notifié « par voie diplomatique, depuis février 2022, la suspension de sa coopération au développement en faveur du Mali ». Pour Bamako, cette décision « qui ne suscite aucun regret » de son côté, contribue, « au contraire, à la restauration de notre dignité bafouée par une junte française spécialisée d’une part dans l’octroi d’aide déshumanisante pour notre peuple et utilisée comme moyen de chantage des gouvernants et, d’autre part, dans le soutien actif aux groupes terroristes opérant sur le territoire malien». MD (AMAP)

Mali–Russie : Signature d’un accord de coopération dans le domaine de la sécurité (Ministère)

Bamako, 22 nov (AMAP) Les ministres malien et russe en charge de la Sécurité ont signé, à Moscou, un accord de coopération entre les deux départements, dans plusieurs domaines, à l’occasion d’une visite officielle de cinq jours dans la capitale russe du général de brigade, Daoud Aly Mohammedine, a annoncé lundi, dans un communiqué, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile du Mali. Au cours de cette visite de travail, sur invitation du général Vladmir Kolokoltsev, ministre de l’Intérieur de la Fédération de Russie, les deux ministres ont paraphé des documents portant, entre autres, « sur la lutte contre les activités terroristes, la criminalité organisée, le trafic d’armes, de munitions, d’engins explosifs et de stupéfiants, les crimes économiques, y compris le blanchiment d’argent ainsi que la formation et le perfectionnement du personnel. »  « Cet accord, premier du genre, entre les deux départements, jette les bases juridiques d’une coopération dynamique, opérationnelle et technique. », ajoute le département de la Sécurité et de la Protection civile du Mali. La signature de cet accord a été précédée d’échanges entre les deux chefs de département, portant sur les questions d’actualité relatives à leurs domaines de compétence.  Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur de la Fédération de Russie a octroyé une cinquantaine de bourses de formation, dans plusieurs spécialités, au ministère de la Sécurité et de la Protection civile du Mali. Pendant son séjour, le ministre Daoud Aly Mohammedine a visité certaines structures relevant du ministère de l’Intérieur de la Fédération de Russie telles que le régiment des Forces spéciales de la police, une unité de la Police touristique, une Unité équestre et le Musée du ministère de l’Intérieur.  « Les deux ministres ont réaffirmé leur détermination à œuvrer à la consolidation des relations bilatérales entre le Mali et la Fédération de Russie », indique le ministère malien de la Sécurité et de la Protection civile. MD (AMAP) 

Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 18 novembre 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 18 novembre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord-cadre de financement par vente à tempérament, signé à Bamako et à Dakar, le 13 septembre 2022, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque islamique de développement (BID), en vue du financement du Programme de Développement Intégré des Ressources Animales et Aquacoles au Mali : volet aviculture et aquacole. Par cet accord, la BID accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 9 milliards 663 millions 357 mille 801 Francs CFA. La mise en œuvre de ce programme bénéficiera directement à 120 mille producteurs de volaille et de poisson dans la zone du Sahel occidental du Mali et permettra d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à travers la production avicole et aquacole des petits exploitants et d’accroître l’autonomisation économique des petits producteurs, notamment les femmes et les jeunes. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté́ un projet de décret portant approbation du marché relatif à la fourniture et à l’installation de trois Systèmes d’Inspection non-intrusifs au profit de la Direction générale des Douanes sur les sites de Diboli, Sikasso et Mahinamine, en lot unique. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la société NUCTECH COMPANY LIMITED, pour un montant de 5 milliards 849 millions 642 mille 800 francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution de huit mois pour les fournitures et soixante mois pour les services connexes. L’installation de ces systèmes au profit de la Direction générale des Douanes vise à faciliter le contrôle de la qualité, de la quantité, de la position tarifaire et de la valeur en douanes des marchandises importées. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a pris acte d’une communication relative au Plan de relance de l’Usine Malienne de Produits Pharmaceutiques. Créée par la Loi n°89-11/AN-RM du 09 février 1989, l’Usine Malienne de Produits Pharmaceutiques est une société d’Etat. Elle participe à la mise en œuvre de la politique de santé par l’amélioration de l’offre des médicaments essentiels et la réduction du coût des soins de santé. L’Usine Malienne de Produits Pharmaceutiques est confrontée actuellement à des difficultés liées à l’insuffisance et au vieillissement du personnel, la vétusté des chaînes de production et le niveau élevé des dettes fournisseurs, fiscales et sociales. Le présent plan est élaboré pour faire face à ces difficultés et relancer les activités de production à travers la réalisation des actions prioritaires ci-après : la modification des statuts ; le maintien de la continuité de la production ; la modernisation des chaînes de production par la création d’une nouvelle unité. La mise en œuvre du plan de relance permettra de renforcer l’approvisionnent du marché en médicaments. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des ministres du résultat remarquable obtenu par les candidats maliens au 21ème Concours d’Agrégation du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur qui s’est tenu à Abidjan du 07 au 16 novembre 2022. En effet, sur 53 candidats présentés, 39 ont été admis, soit un taux de réussite de 73%. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a salué le travail remarquable réalisé par les candidats et leurs encadrants et a adressé ses chaleureuses félicitations aux lauréats tout en exhortant la communauté scientifique malienne à persévérer dans la voie de l’excellence. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 18 novembre 2022