Coupe du monde 2022 : 26 Aigles contre le Rwanda et l’Ouganda
Bamako, 05 nov (AMAP) Le sélectionneur des Aigles, Mohamed Magassouba, a publié, ce vendredi 5 novembre, la liste des joueurs retenus pour affronter le Rwanda et l’Ouganda pour le compte des 5è et 6è journées des éliminatoires du Mondial 2022. Une nouvelle tête chez les Aigles : le jeune défenseur latéral gauche de Strum Graz, en Autriche, Amadou Danté (21 ans), a été convoqué pour la première fois. Le milieu de terrain de Brighton en Premier League, Yves Bissouma, appelé lors des derniers rassemblements, ne figure pas sur cette liste. On note également la présence de l’attaquant du FC Nantes, Kalifa Coulibaly, qui n’avait pas disputé les derniers matches. Les Aigles affronteront les Amavubis du Rwanda, le 11 novembre prochain, à Kigali, avant de recevoir les Crames de l’Ouganda, le 14 novembre, dans un match délocalisé au stade Général Lansana Conté de Nongo, à Conakry. MT/MD (AMAP) Liste des 26 joueurs retenus pour les rencontres contre le Rwanda et l’Ouganda 1- Djigui Diarra (Young Africans) 2- Ibrahim Bosso Mounkoro (Tp Mazembe) 3- Mohamed Niaré (Stade Malien) 4- Ismael Diarra Diawara (Malmö) 5- Hamari Traoré (Rennes) 6- Falaye Sacko (Vitoria Guimaraes) 7- Charles Blonda Traoré (FC Nantes) 8- Mamadou Fofana (Amiens) 10- Boubacar Kiki Kouyaté (Metz) 11- Senou Coulibaly (Dijon) 12- Moussa Sissako (Standard Liège) 13- Amadou Danté (Strum Graz) 13- Diadié Samassékou (Hoffenheim) 14- Cheick Oumar Doucouré (RC Lens) 15- Amadou Haïdara (RB Leipzig) 16- Adama Traoré (Hatayspor) 17- Mohamed Camara (RB Salzbourg) 18- Aliou Dieng (Al Ahly) 19- Kouamé Nguessan Rominigue 20- Moussa Djénépo (Southampton) 21- Moussa Doumbia (Reims) 22- Adama Traoré (Sheriff Tiraspol) 23- Lassine Sinayoko ( AJ Auxerre) 24- Ibrahima Koné (Sarspborg) 25- El Bilal Touré (Reims) 26- Kalifa Coulibaly (FC Nantes)
Mali : Débat sur l’avant-projet de la loi électorale
Bamako, 05 nov (AMAP) L’avant-projet de la loi électorale, dont les principales innovations portent sur la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), l’instauration du scrutin proportionnel pour plus d’équité et le bulletin unique, est au centre d’un atelier qui s’est ouvert, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), sous la présidence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Durant deux jours, les acteurs politiques, contrôleurs, observateurs et citoyens praticiens du processus électoral, la société civile et les ordres professionnels, examineront l’avant-projet de loi, en vue de son amélioration et de sa consolidation. «Ces innovations vont contribuer à une régulation efficace des scrutins pour plus de crédibilité et de transparence. Ce n’est qu’à ce prix que la légitimité des futures autorités élues, sous l’égide de la nouvelle loi, sera sans contestations majeures et facteurs de stabilité institutionnelle… », a assuré le Premier ministre. Les innovations phares du futur texte sont destinées à impacter significativement le coût des élections. L’Autorité indépendante reprend, à son compte et de manière renforcée par endroits, les attributions ainsi que les pouvoirs de gestion, de contrôle et de supervision conférés par l’actuelle loi électorale au ministère en charge de l’Administration territoriale, à la Délégation générale aux élections (DGE) et à la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Autre nouveauté : le choix d’experts neutres, professionnels et assermentés pour composer et diriger l’AIGE dont «l’indépendance est affirmée et la permanence voulue». Pour Choguel Kokalla Maïga, la création de l’organe unique de gestion des élections répond à la concrétisation d’une des aspirations la plus partagée par le plus grand nombre de partis et regroupements politiques ainsi que des organisations de la société civile depuis plusieurs décennies. «Il s’agit pour le peuple malien de minimiser les risques de contestation des élections, donc de renforcer la crédibilité et la légitimité des institutions élues pour que notre pays sorte définitivement du cycle infernal des crises post-électorales», a indiqué le chef du gouvernement. Il reste persuadé qu’au sortir de cette rencontre, le Mali disposera d’une loi électorale, donnant satisfaction à l’écrasante majorité de la classe politique. M. Maiga n’a pas manqué d’inviter les participants à faire toutes recommandations pertinentes de nature à renforcer la résilience de l’AIGE et du processus électoral au Mali que les Assises nationales de la réfondation (ANR) pourront approfondir. Pour la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des Réformes politiques et institutionnelles, Mme Fatoumata Sékou Dicko, la tenue de cette rencontre témoigne du souci du gouvernement d’adopter une démarche inclusive et participative autour de cet avant-projet de loi. Mme Fatoumata Sékou Dicko a soutenu que le choix de créer l’AIGE sous le statut juridique d’une autorité administrative indépendante est l’option juridique du droit positif malien qui offre la garantie de plus d’indépendance fonctionnelle et financière. Les membres du Cadre d’échange des partis et regroupements politiques pour une Transition réussie au Mali ont décidé de ne pas participer à cette rencontre. Les responsables de cette coalition l’ont fait savoir à travers un communiqué rendu public mercredi. En lieu et place, ils demandent au gouvernement de transmettre au Conseil national de Transition (CNT) le projet de loi électorale «consensuel» issu de l’atelier organisé du 3 au 5 mai 2021 par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga et la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des Réformes politiques et institutionnelles, Mme Fatoumata Sékou Dicko, étaient présent à la cérémonie d’ouverture. BD/MD (AMAP)
Le CNT adopte une résolution demandant la suspension de la détention de Issa Kaou N’Djim
Bamako, 05 nov (AMAP) Les membres du Conseil national de Transition (CNT) ont adopté, jeudi, en séance plénière, une résolution demandant la suspension de la détention du 4è vice-président de l’organe législatif transitoire, Issa Kaou N’Djim, poursuivi pour flagrant délit d’atteinte au crédit de l’Etat et de ses institutions. Après l’intervention d’un orateur pour et en l’absence d’orateur contre, conformément aux textes, la résolution a été adoptée par 101 voix pour, 7 contre et 5 abstentions. à l’issue du vote, le président de la commission ad hoc, Dr Souleymane Dé, a indiqué que le document adopté compte deux points. En premier lieu, ils ont demandé au gouvernement d’instruire aux enquêteurs et aux poursuivants de scrupuleusement respecter les dispositions constitutionnelles consacrées en matière d’immunité des membres du CNT. Et en second lieu, la demande de suspension de la détention d’Issa Kaou N’Djim. Pour Dr Souleymane Dé, il est extrêmement difficile d’établir la flagrance dans ce dossier. Mais, auss,i de faire un lien entre ce qui est reproché à Issa Kaou N’Djim et l’article 167 du Code de procédure pénale qui porte sur les crimes économiques. Même si dans la résolution, les membres du CNT ont demandé la suspension de sa détention, Dr Dé a précisé qu’ils n’ont pas souhaité la suspension des poursuites pour laisser la justice faire son travail Les membres du CNT ont examiné le rapport de la commission ad hoc mise en place pour l’examen des contours de l’interpellation et de l’arrestation de M. N’Djim. Le CNT s’est penché sur cette affaire en se basant sur l’article 44 de son règlement intérieur qui dit qu’ : «il est constitué, pour l’examen de chaque demande de levée d’immunité parlementaire d’un membre du Conseil national de Transition, de chaque demande de suspension de poursuites déjà engagées ou de chaque demande de suspension de détention d’un membre du Conseil national de Transition, une commission ad hoc, dont la taille et la composition sont fixées par la plénière». Sur cette base, une commission ad hoc de 15 membres a été mise en place pour l’examen des contours de cette affaire qui défraie la chronique depuis la semaine dernière. Dans son rapport présenté en plénière, la commission a indiqué que selon la note technique d’information du procureur de la République, Issa Kaou N’Djim est poursuivi pour «atteinte au crédit de l’Etat et de ses institutions». Le rapport précise que cela se traduit par «des attaques personnelles, des dénigrements gratuits, des invectives et diatribes vexatoires et injurieuses dirigées directement ou indirectement et via les médias sociaux contre certaines personnalités et certaines actions judiciaires en cours». D’après le rapport, l’arrêt n°2020-07/CC du 18 décembre 2020 de la Cour constitutionnelle reconnaît l’existence de l’immunité parlementaire au bénéficie des membres du CNT. Le rapport souligne que les circonstances qui autorisent l’application de la procédure de flagrance sont objectives et ne peuvent donner lieu à aucune interprétation subjective. Mieux, il soutient que les agissements reprochés à Issa Kaou N’Djim n’ont été commis dans aucune des circonstances prévues à l’article 65 du Code de procédure pénale. La commission estime donc que le recours à la procédure de flagrance ne semble avoir été opéré que dans le dessein unique de faire échec à l’immunité dont bénéficie l’intéressé en sa qualité de membre du CNT. Par ailleurs, le document indique que l’atteinte au crédit de l’Etat est une infraction spécifique instaurée afin de combattre les comportements susceptibles d’ébranler la confiance des citoyens relativement en ce qui concerne l’économie, notamment la monnaie, les impositions, les contributions et les taxes. Le rapport signale qu’il s’agit essentiellement d’une infraction économique. Et en foi de cela, il est difficile d’établir un lien entre les charges retenues contre Issa Kaou N’Djim et l’infraction «atteinte au crédit de l’état». Selon la commission, la procédure correctionnelle conduite contre lui pèche tant dans sa forme que dans le fond. C’est pourquoi, elle a recommandé à la plénière, l’adoption d’une résolution demandant la suspension de sa détention. Dans cette résolution, la commission a rappelé que l’article 62 de la Constitution permet à l’organe législatif de requérir et d’obtenir la suspension de la détention ou de la poursuite d’un de ses membres. Les membres du CNT ont invité le gouvernement à instruire aux autorités d’enquêtes et de poursuites, le respect scrupuleux des lois de la République notamment en ce qui concerne l’immunité conférée aux parlementaires par la Constitution. Par un communiqué, le Syndicat autonome de la magistrature (SAM) et le Syndicat libre de la magistrature (SYLIMA) ont déclaré avoir eu connaissance de la résolution du CNT demandant la suspension de la détention de Issa Kaou N’Djim, «incarcéré pour des faits d’atteintes au crédit de l’Etat et à ses institutions, faits prévus et punis par les dispositions combinées des articles 58 et 67 du code pénal». Cependant les deux syndicats rappellent à tous le respect du principe sacro-saint de la séparation des pouvoirs, gage d’une justice forte. Lors de la plénière du CNT, le gouvernement était représenté par Mme Dembélé Madina Sissoko, ministre des Transports et des Infrastructures et par son collègue Youba Bah, ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de l’Élevage et de la Pêche. DD/MD (AMAP)
Lutte contre la déforestation : La COP26 sonne la charge
Par Cheick Amadou DIA Bamako, 04 nov (AMAP) La 26è Conférence des Nations unies sur le climat, deux jours seulement après son ouverture à Glasgow en Ecosse, est parvenue, mardi, à la signature, par plus de 100 pays abritant 85% des forêts mondiales, d’une déclaration commune pour enrayer la déforestation d’ici 2030. Il s’agit du «plus grand pas en avant dans la protection des forêts mondiales en une génération», s’est enthousiasmé Boris Johnson, le Premier ministre britannique, hôte du sommet, lors de la signature du document. L’initiative est essentielle pour parvenir à l’objectif de limiter le réchauffement climatique à +1,5 °C, selon les organisateurs de la conférence. Ces formidables écosystèmes fourmillants, «cathédrales de la nature», sont les poumons de notre planète. Ils absorbent une grande partie du gaz carbonique rejeté dans l’atmosphère, responsable du réchauffement climatique. Malgré leur rôle essentiel dans notre survie même, les forêts disparaissent à un rythme alarmant correspondant à l’équivalent de 27 terrains de football, 291.600 m2 par minute, selon les estimations de l’Organisation des Nations unies (ONU). L’accord prévoit de mobiliser 19,2 milliards de dollars pour la protection et la restauration des forêts. La France et 11 autres pays riches, s’engagent à mobiliser, conjointement, 10,3 milliards d’euros de fonds publics, entre 2021 et 2025, pour lutter contre la déforestation. À cette somme devraient s’ajouter 6,24 milliards d’euros d’investissements privés. Parmi ces fonds, 1,3 milliard de dollars seront investis pour protéger le bassin du Congo qui abrite la deuxième plus grande forêt tropicale du monde après l’Amazonie. Par ailleurs, les patrons de plus de 30 institutions financières, représentant plus de 8.700 milliards de dollars d’actifs mondiaux, se sont aussi engagés à éliminer les investissements dans les activités liées à la déforestation. Selon l’ONG WWF, les engagements clés de cette déclaration comprennent, notamment, la conservation des forêts et autres écosystèmes terrestres, ainsi que l’accélération de leur restauration. L’accord prévoit, également, la promotion de la production et de la consommation durables de produits de base qui n’entraînent pas la déforestation et la dégradation des terres ou encore, la réduction de la vulnérabilité des communautés qui vivent dans ces territoires. «C’est une bonne nouvelle pour nous», déclare le président de l’ONG malienne, Mali-Folckecenter Nyetaa qui participe aux travaux. Avec le changement climatique, la grande exploitation agricole, la surpopulation et les déplacements des populations dus aux conflits, une forte pression est exercée sur les forêts, selon Dr Ibrahim Togola. Ces différentes actions font que la déforestation prend, de plus en plus, de l’ampleur au Mali. Selon la Politique forestière nationale de 2017, chaque année, environ 500.000 hectares de forêts disparaissent dans au Mali. Si dans les années 1960, le Mali disposait de plus de 4.400.000 hectares de superficies forestières, aujourd’hui il n’en reste que près de 800.000 hectares, soit une perte de plus de 80%. Les responsables du Système d’information forestier (SIFOR) expliquent cela par le fait que le bois et le charbon occupent 80% des besoins de la population en énergie. Face aux différences crises climatiques, la population doit sa résilience aux forêts. « Le bois énergie est une denrée de première nécessité au même titre que le riz, l’huile, le sucre, la farine, etc. », fait remarquer Dr Togola. « Le secteur apporte plus de 100 milliards de Fcfa à l’économie, chaque année », souligne-t-il. Le président de Mali-Folckecenter Nyetaa affirme, également, que les deux grands facteurs de déforestation sont l’énergie et l’agriculture. « La diversité des acteurs dans l’exploitation et la gestion forestière pose, également, un problème fondamental », analyse Dr Souleymane Diallo, professeur à l’Institut polytechnique rural (IPR) de Katibougou. « Les recherches sur les espèces d’arbres ne sont pas développées dans notre pays. Si c’est le cas, elles ne sont pas appliquées », déplore le chercheur, avant de regretter qu’elles soient méconnues par les acteurs. Face à cette déforestation galopante, il faut aller vers l’application stricte des normes de gestion durable des forêts, estime Dr Ibrahim Togola. Les informations liées à la forêt doivent être disponibles pour tous les acteurs ainsi que pour les populations. Il faut, également, aller vers la mise en place des forêts destinées aux bois d’œuvre. Du côté de la recherche et de la formation, les écoles comme l’IPR doivent être appuyées pour une formation de qualité. Enfin, les acteurs forestiers doivent être bien identifiés pour aller vers une coopération publique privée dans la gestion durable des forêts. C’est en tout cela que le Mali doit tirer bénéfice de cet accord obtenu à la COP26, selon cet acteur de la société civile. Cependant, le coordinateur de campagne de l’ONG Canopée, qui œuvre pour la protection des forêts mondiales, estime qu’il existe une interrogation quant à la signature d’un certain nombre de pays dont on peut légitimement douter de la bonne foi. Sylvain Angérand cite, notamment, la République démocratique du Congo (RDC) qui s’apprête à lever un moratoire sur l’exploitation forestière d’une superficie équivalente à celle de la France, mais aussi le Brésil qui a battu des records de déforestation depuis trois ans. Sous le feu des critiques pour sa politique environnementale, le Brésil a annoncé lundi, à l’ouverture de la COP26, des objectifs plus ambitieux en matière de réduction des émissions de CO2 et de lutte contre la déforestation. Il prévoit de baisser ses émissions de 50% d’ici 2030 et d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Selon plusieurs études récentes, la déforestation en Amazonie brésilienne a transformé ce puits de carbone fondamental pour la planète en émetteur net de CO2 en 2020. Des experts de l’ONG autrichienne, All Rise, estiment ainsi que le rythme de cette déforestation s’est accru de 88% depuis l’arrivée au pouvoir du président Jair Bolsonaro, représentant une perte de quelque 4.000 km2 de forêt amazonienne chaque année. Ce nouvel engagement contre la déforestation fait écho à la Déclaration de New York sur les forêts de 2014. À l’époque, de nombreux pays s’étaient engagés à diviser par deux la déforestation en 2020 et d’y mettre fin en 2030. CAD (AMAP)
Mali : Les syndicats des banques suspendent leur grève
Bamako, 04 nov (AMAP) Le Syndicat des banques, assurances, micro-finances et commerce (SYNABEF) a décidé, mercredi, de suspendre son mot d’ordre de grève, après un débrayage de trois jours reconduit en début de semaine. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, le secrétaire général du SYNABEF, Hamadoun Bah, a expliqué que « même s’il n’y a pas eu de satisfaction sur tous les points de revendications, le syndicat a tout de même décidé de suspendre sa grève pour le pays et les clients». Il a précisé que sur les trois points de doléances, le SYNABEF a pu avoir un compromis avec la partie patronale sur la régularisation des employés qui n’ont pas de contrat avec leurs banques, autrement dit les prestataires. Les deux autres revendications qui n’ont pas eu de suite « pour le moment » concernent l’augmention de 15% sur la grille salariale et la gestion du Fonds social. MK/MD (AMAP)
Crise du pain : Les boulangers reviennent aux prix conventionnels
Bamako, 04 nov (AMAP) La Fédération nationale des boulangers du Mali a décidé mardi de reprendre la production de pain et de vendre la miche de 300 g à 250 Fcfa et celle de 150 g à 125 Fcfa, après plusieurs heures de discussions avec la Chambre du commerce et d’industrie du Mali (CCIM). «D’ici le mardi prochain, nous allons retourner à la position initiale. Compte tenu de la situation actuelle du pays, nous demandons à tous les boulangers membres de notre Fédération, qui ont suivi notre mot d’ordre, de le suspendre jusqu’à mardi, le temps de régler certains problèmes avec la Chambre», a déclaré le secrétaire administratif de la Fédération nationale des boulangers du Mali, au sortir de la rencontre. En conséquence la baguette de 300 g sera vendu à 250 Fcfa au consommateur, celle de 150 g sera cédée à 125 Fcfa jusqu’à mardi prochain, a précisé Ibrahima Yacouba Cissé. Pour sa part, le président de la CCIM, Youssouf Bathily, a révélé que le ministère en charge de l’Industrie et du Commerce s’est engagé à organiser une rencontre, mardi prochain, avec l’ensemble des acteurs du secteur. L’objectif recherché est de voir dans quelle mesure il sera possible de fixer, de façon définitive, le prix du pain au Mali. BBC/MD (AMAP)
Dr Aly Tounkara : « Le discours radical a eu raison de Sophie Petronin »
Bamako, 04 nov (AMAP) Libérée après quatre ans de captivité, l’ex-otage franco-suisse, Sophie Pétronin, est de revenue au Mali pour des motifs encore inconnus. Dr Aly Tounkara, directeur du Centre des études sécuritaires et stratégiques au Sahel (CE3S), qui nous livre son analyse, soutient que le retour de Sophie Pétronin au Mali apparaît comme quelque chose de surprenant pour qui connaît le contexte et les circonstances de son enlèvement jusqu’à sa libération. Pour Dr Tounkara, à y regarder de près, il n’y a rien d’étonnant de la revoir au Mali. «Aux premières heures de sa libération, Sophie Pétronin a clairement laissé entendre que les groupes radicaux violents se battent au nom du référentiel musulman au Mali et il serait bon de les écouter», rappelle le spécialiste des questions de sécurité. Il estime que l’ex-otage a dû succomber au charme de ces groupes. Et, de ce fait, elle penserait que les différents facteurs qui sous-tendraient le terrorisme et l’extrémisme violent sont justes. Dr Tounkara rappelle, aussi, qu’elle s’était même permise de dénoncer comment les puissances occidentales exploitent, de façon abusive, le sous-sol des pays sahéliens. Le directeur du CE3S pense que tout cela laisse entendre que le discours radical a eu raison de Sophie Pétronin. Même s’il souligne qu’on ne peut pas forcément établir un possible lien entre son retour au Mali et l’hypothèse de regagner, de nouveau, les groupes radicaux violents, Dr Aly Tounkara soutient, tout de même, que Sophie ferait partie de ceux qui pensent que ces groupes méritent d’être écoutés et de recevoir une attention particulière. « Sophie Pétronin savait pertinemment que retourner au Mali par des canaux officiels, notamment passer par les représentations consulaires pour obtenir un visa, était un cheminement qui pourrait connaître difficilement un dénouement heureux. Ce qui l’a amenée à rentrer sur le territoire malien frauduleusement », estime le chercheur, qui précise que sur la foi des informations dont il dispose, elle serait passée par le Sénégal pour se retrouver au Mali. Sur les motivations de son retour sur le sol malien, le spécialiste des questions sécuritaires au Sahel est formel. « Il ne faut pas occulter le fait que lorsqu’on est éloigné des sociétés dites normales à la suite d’une prise d’otage, à notre retour dans ces sociétés, s’il n’y a pas une prise en charge globale surtout un suivi psychologique, on peut avoir le dégoût du vivre ensemble qu’on juge normal », analyse Dr Tounkara. « Sophie serait dans cette nostalgie aujourd’hui de vivre parmi ces groupes radicaux violents, elle estime que le combat que mènent ces groupes est un combat de justice tout à fait légitime », souligne-t-il. Le directeur du CE3S pense qu’il ne faut pas occulter le fait que Sophie Pétronin a embrassé l’islam pendant sa captivité. « Ce retour à l’islam reçu des groupes radicaux violents pourrait, aussi, expliquer son attachement à la terre sahélienne », soutient le chercheur. D’après lui, il faut interroger le relâchement des services de contrôle ou de renseignement du côté de la France et de la Suisse qui a permis à Sophie de quitter le territoire occidental pour se retrouver de nouveau au Mali. Dr Aly Tounkara est revenu sur l’accueil qui a été réservé à l’ex-otage en France après sa libération. Il se souvient que le président Macron a, à la limite, boudé son retour à cause de sa prise de position en faveur des groupes radicaux violents. De même pour le fait qu’elle avait clairement affiché une certaine sympathie pour ces groupes. « On peut comprendre pourquoi la France et la Suisse seraient moins tentées de s’intéresser à Sophie Pétronin ou seraient aussi moins soucieuses de son avenir », explique le chercheur qui estime que l’ex-otage s’est finalement retrouvée dans une situation d’abandon, d’oubli ou même de diabolisation. Ce qui, selon Dr Tounkara, expliquerait pourquoi elle a préféré revenir dans son ancien pays d’accueil qu’est le Mali non seulement pour revivre la chaleur humaine mais également pour pouvoir extérioriser sa foi en toute quiétude. Le porte-parole du gouvernement français a estimé mercredi que le retour de Sophie Pétronin était une forme d’irresponsabilité. L’ex-otage a répliqué qu’elle se sentait chez elle au Mali et qu’elle n’était pas irresponsable. DD/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du 03 novembre 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 novembre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Stratégie nationale de financement de l’environnement et son Plan d’actions 2021-2025. La communication écrite relative à la Stratégie nationale de financement de l’environnement a été approuvée par le Conseil des Ministres en sa session du 24 mars 2021. L’objectif global recherché par l’adoption de cette stratégie est de contribuer à la protection de l’Environnement à travers un financement accru et cohérent. De façon spécifique, elle permettra notamment : – d’améliorer la gouvernance environnementale et climatique ; – de renforcer les capacités des parties prenantes de l’environnement et des changements climatiques ; – d’accroitre les financements environnementaux intérieurs et extérieurs ; – d’assurer une meilleure coordination des interventions de l’Etat et des partenaires techniques et financiers. Le projet de décret adopté consacre l’adoption de la stratégie et ouvre la voie à la mise en œuvre des actions préconisées dans le Plan d’actions. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Conseiller technique au Secrétariat général du Gouvernement : Monsieur Issa KONARE, Inspecteur des Services économiques. AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Niamey (République du Niger) : Monsieur Younoussa Baradji MAIGA ; – Ambassadeur du Mali à Ankara (République de Turquie) : Monsieur Issa Ousmane COULIBALY. – Ambassadeur du Mali à Malabo (République de Guinée Equatoriale) : Monsieur Fidèle DIARRA, Conseiller des Affaires étrangères. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE ET DES FINANCES – Inspecteur à l’Inspection des Finances : Monsieur Souley BAH, Inspecteur des Finances. AU TITRE DU MINISTÈRE DU DÉVELOPPEMENT RURAL – Chargé de mission : Madame Safiatou COUMARE, Juriste. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Chef de Cabinet : Madame KOUYATE Fatimata SININTA, Professeur de l’Enseignement Technique et Professionnel. – Directeur national des Domaines : Monsieur Abdoulaye DICKO, Inspecteur des Impôts. – Directeur National de l’Urbanisme et de l’Habitat : Monsieur Amadou DOUMBIA, Ingénieur des Constructions Civiles. AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES RELIGIEUSES, DU CULTE ET DES COUTUMES – Secrétaire Général : Monsieur Toumani SANGARE, Magistrat. – Chef de Cabinet : Monsieur Dame SECK, Economiste. – Conseillers techniques : Madame Angèle TRAORE, Administrateur de l’Action Sociale ; Madame Aïchata ABDOU, Administrateur des Arts et de la Culture ; Monsieur Jacques COULIBALY, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Chargés de mission : Monsieur Mamadou Issa COULIBALY, Traducteur-Interprète ; Madame CISSE Zeïnab KEITA, Professeur de l’Enseignement Secondaire ; Monsieur Ibrahim dit Seriba BAMBA, Auditeur ; Monsieur Khalilou Abdoulaye CAMARA, Gestionnaire. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre du Développement rural, le Conseil des Ministres a pris acte d’une Communication écrite relative au document de la Politique nationale de Maîtrise de l’Eau Agricole et son Plan d’actions 2022-2026. Le secteur Agricole est le pilier de l’économie malienne. Il occupe plus de 70% de la population active et représente actuellement 40,2% du produit intérieur brut. Aujourd’hui, le secteur est confronté aux aléas climatiques caractérisés par le manque d’accès fiable aux ressources en eaux suffisantes qui constitue une contrainte majeure à une productivité Agricole soutenue. La présente politique est élaborée à cet effet en vue de permettre au secteur rural de faire face aux changements climatiques dont les conséquences constituent un danger pour la survie des populations. Le ministre du Commerce et de l’Industrie a informé le Conseil des Ministres de l’évolution des prix des produits de première nécessité. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat rassure la population que le Gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour apporter des solutions à la flambée des prix des produits de première nécessité. Une Commission interministérielle, présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, sera mise en place à cet effet. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.
Mali-CEDEAO : Un compromis toujours possible
Par Issa DEMBELE Bamako, 03 nov (AMAP) Le prochain sommet extraordinaire des dirigeants ouest-africains annoncé pour dimanche, à Accra, offre une opportunité pour que les lignes bougent dans le bon sens, surtout dans l’intérêt du peuple malien qui, éprouvé par une longue crise multidimensionnelle, n’aspire qu’à des lendemains meilleurs Lors de ce rendez-vous, dans la capitale ghanéenne, le Mali va certainement réaffirmer sa position déjà connue, à savoir l’élaboration d’un chronogramme à l’issue des Assises nationales de la refondation, prévues en décembre. Jusqu’ici, l’organisation communautaire continue de réclamer le respect du délai de février 2022 pour l’organisation des élections. À première vue, les positions semblent inconciliables. Mais, en diplomatie, les lignes bougent très souvent lors de discussions autour d’une table. Le sommet d’Accra pourrait donc être, selon certains observateurs, celui du compromis entre Bamako et la CEDEAO. Un bras de fer n’arrange personne. Ni les autorités maliennes qui tiennent à maintenir des relations avec la communauté internationale tout en affirmant, de plus en plus, leur souveraineté. Ni l’organisation communautaire qui fait face à beaucoup de critiques pour sa gestion, difficilement exempte de reproche, des crises sociopolitiques de la sous-région. L’optimisme est permis. Même si le fossé est large entre les deux parties. La visite du Ghanéen Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, président en exercice de la CEDEAO, le dimanche 17 octobre à Bamako, n’a visiblement pas permis de rapprocher les positions. La tension est même montée d’un cran, après que le Mali a déclaré « persona non grata» le représentant spécial de la CEDEAO, Hamidou Boly, pour «agissements incompatibles» avec son statut. La position de la CEDEAO de ne pas concéder une prolongation de la Transition, bénéficie du soutien de l’Union africaine (UA) et de l’Organisation des Nations unies (ONU). Mais lors des échanges d’Accra, les autorités maliennes pourront expliquer que le plan de sortie de crise de la communauté internationale pour notre pays ignore les questions fondamentales, comme la nécessité de la refondation. Les dirigeants actuels sont bien décidés, conformément aux aspirations de la plupart de nos concitoyens, à jeter les bases de quelques réformes pouvant garantir notamment la transparence des futures élections. L’organisation des Assises nationales de la refondation (ANR) et la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections participent de cette volonté d’instaurer des institutions solides et éviter au pays une nouvelle crise. Il est fort probable que le pouvoir intérimaire maintienne ce cap, soutenu par une frange importante de la population. La volonté populaire s’est exprimée, vendredi à la place de l’Indépendance, en faveur d’une prolongation de la Transition. Ce même jour, au siège de l’ONU à New York, notre représentant permanent, l’ambassadeur Issa Konfourou, revenait sur la nécessité de mener des réformes politiques et institutionnelles pour remettre le Mali sur les rails. D’ailleurs, a-t-il rappelé opportunément, la nécessité de réformer en profondeur a été reconnue par les «dirigeants de la CEDEAO qui, dès octobre 2018, avaient recommandé, à l’issue de leur Mission d’information relative à la crise post électorale de mener des réformes approfondies au Mali». Et le patron de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), El-Ghassim Wane, se prononçant sur la situation sécuritaire, avait concédé : «En dépit des efforts collectifs, la réalité est que la situation sécuritaire s’est détériorée et la crise s’aggrave» à travers le Mali. Ce dimanche à Accra, comme en septembre dernier, les chefs d’état pourraient brandir des «sanctions ciblées contre des individus dont les actions impactent négativement le calendrier de la Transition tel qu’arrêté». Mais cela n’exclut pas la possibilité d’un compromis sur l’essentiel. L’insistance des dirigeants ouest-africains à s’intéresser à la crise malienne est un indicateur de la place centrale qu’occupe notre pays en Afrique de l’Ouest. Ils vont certainement tenir compte de l’intérêt commun, en évitant de prendre des mesures qui menaceraient davantage un pays déjà fragilisé par la crise. ID (AMAP)
Prix du pain : Opération de respect de l’ordre commercial à Bamako
Bamako, 03 nov (AMAP) Les autorités maliennes ont fermé, mardi, des guichets, des boutiques et des points de vente de pain qui refusent de se conformer aux prix conventionnels de cette denrée. De nombreux Bamakois ont sillonné, hier, sans succès, plusieurs quartiers à la recherche du pain, beaucoup consommé dans la capitale malienne. Mme Diawara Alima Doumbia, cette habitante de Kalabancoro plateau (rive droite du fleuve Niger à Bamako), après avoir acheté des œufs, est devant le fait accompli. «Il n’y a pas de pain», lui ont lancé plusieurs boutiquiers du coin. Même constat chez un célèbre vendeur de foie au Quartier du fleuve, rive gauche. Hambé dit avoir parcouru plusieurs quartiers à la recherche de pain. En vain ! Il s’est vu obligé de vendre du foie sans pain aux clients qui en ont fait la demande. Les raisons de cette pénurie de pain ? Des boulangeries ont refusé d’en produire. Pourtant, suite à des négociations, lundi, avec le gouvernement, le président de l’Union des boulangers du Mali, Ahmed Dembélé, s’est engagé à maintenir le prix de la baguette de 300g à 250 Fcfa et celle de 150g à 125 Fcfa. Malgré cet accord, les Bamakois ont constaté, stupéfaits, l’arrêt de la production de pain par des boulangeries. Celles qui ont fait tourner les machines ont cédé la miche de 300g à 300 Fcfa et celle de 150g à 150 Fcfa. Il y a des boulangeries qui ont continué à vendre aux prix convenus avec les autorités. Contacté par téléphone, le président de l’Union des boulangers du Mali confirme avoir signé un communiqué, à la demande des autorités, au terme des négociations. « Les boulangers se sont concertés après et ont décidé de fermer toutes les boulangeries de la ville », explique Ahmed Dembélé. Le motif évoqué est qu’ils ne peuvent pas respecter cet accord alors que les boulangeries modernes vendent la baguette de pain de 300g à 300 Fcfa. «Toutes les boulangeries resteront fermées jusqu’à preuve du contraire sauf si le gouvernement accepte de trouver un consensus avec l’ensemble des boulangers», tranche le président de l’Union des boulangers du Mali. De son côté, le gouvernement affiche sa détermination à mettre fin à la pratique consistant à augmenter de façon inopinée les prix des produits au nom du libéralisme. Les autorités entendent exiger le respect des prix négociés avec les patrons des boulangeries. C’est dans ce cadre que des brigades économiques des structures de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) ont fermé, hier, les guichets de toutes les boulangeries, boutiques et points de vente de pain ne respectant pas les prix consensuels du pain. L’action musclée est annoncée par un communiqué publié sur la page Facebook de la DGCC. Le texte précise que des procès-verbaux d’infractions ont été dressés contre les récalcitrants sur la base desquelles des amendes ont été recouvrées et versées au Trésor public. La DGCC assure que « les opérations de maintien de l’ordre commercial se poursuivront matin et soir jusqu’à la stabilisation effective de la situation ». Elle invite les consommateurs à signaler à ses équipes les éventuels manquements au protocole d’accord sur les prix consensuels du pain. FC/MD (AMAP)

